À l'ombre des pages
Samedi 17 septembre 2050
Vers 10h30, à la bibliothèque
@Émeline Joyner
Vers 10h30, à la bibliothèque
@Émeline Joyner
Le samedi matin, le château respirait une atmosphère différente. L’agitation de la semaine s’était éteinte, remplacée par un calme presque étrange. Dans les couloirs, seuls quelques élèves pressés de rejoindre leurs amis ou désireux de profiter d’une matinée tranquille circulaient encore. À dix heures trente, le soleil filtrait par les hautes fenêtres et déposait sur les pierres froides une lumière douce, presque chaleureuse. Rebekah avançait d’un pas mesuré, son sac en bandoulière battant légèrement contre sa hanche. La bibliothèque avait ouvert ses portes une demi-heure plus tôt, et elle s’était dit que ce serait l’endroit parfait pour s’isoler. L’idée de rester dans la salle commune, entourée des bavardages incessants, lui semblait insupportable. Ici, elle trouverait le silence… et peut-être même un peu d’inspiration.
Lorsqu’elle franchit les grandes portes de bois sculpté, elle fut accueillie par le parfum familier du papier ancien et de l’encre séchée. Quelques élèves s’étaient déjà installés dans le coin de détente, mais l’espace restait largement désert. Rebekah choisit donc un recoin plus discret, une table coincée entre deux imposantes étagères : d’un côté, les ouvrages de sortilèges alignés avec rigueur, de l’autre, les manuels de métamorphose aux couvertures souvent usées par des générations d’étudiants. Elle posa son sac avec précaution et sortit ses affaires, les disposant comme à son habitude : plume, encrier, parchemins, et un manuel d’étude. Mais son regard se perdit rapidement sur les dos des livres à portée de main. Tant de connaissances, si proches, prêtes à être découvertes… Un sourire étira ses lèvres. Peut-être qu’elle ne ferait pas ses devoirs tout de suite, finalement.
Laissant son matériel de côté, la rousse se leva et se balada entre les allées jusqu’au rayon de littérature sorcière et moldue, où elle commença à chercher avec attention sa prochaine lecture. Ses doigts glissaient le long des reliures, effleurant parfois un titre effacé par le temps. Elle hésita plusieurs minutes, tira un volume, le reposa, en examina un autre avec curiosité. Un recueil de contes ? Trop enfantin. Un essai sur les légendes anciennes ? Trop austère. Un roman traduit d’un auteur moldu ? Pas aujourd’hui.
Au bout d’un moment, elle fronça légèrement les sourcils. Rien ne lui faisait réellement envie. Les livres semblaient se ressembler, et aucun titre n’accrochait son regard assez pour lui donner l’élan d’ouvrir la couverture. Elle resta un instant immobile, songeuse, face à l’étagère interminable, puis finit par pousser un petit soupir résigné. Après quelques instants, la jeune fille s’appuya légèrement contre une étagère, croisa les bras, et resta immobile un long moment. Ses pensées vagabondaient : elle imaginait les histoires que ces livres auraient pu raconter, les mondes qu’elle aurait pu visiter, les personnages qu’elle aurait pu rencontrer. Mais rien ne venait. Aucune étincelle, aucun frisson de curiosité. Elle passa une main dans ses cheveux, soupira à nouveau et regarda les rayons s’étirer devant elle.
474 mots
Désolé pour l'attente, j'espère que ça te convient
Dernière modification par Rebekah Norfolk le 9 déc. 2025, 17:46, modifié 1 fois.
À l'ombre des pages
Sa marche était sereine, calme et dépourvue d'hésitation. En cette belle matinée, la Serdaigle savait où elle devait se rendre pour débuter cette journée en beauté. Depuis qu'elle passait du temps avec ses petits blaireaux, elle avait moins l'occasion de se retrouver dans l'endroit qu'elle préférait du château. Tout dans ce lieu lui plaisait : l'odeur des vieux livres, les quelques bruits de ratures des élèves studieux et les messes basses qui se partageaient discrètement pour ne pas subir les foudres de la bibliothécaire. D'ailleurs, depuis l'arrivée de cette dernière, Émeline s'était dit qu'elle devrait lui demander quelques conseils de lecture, mais ça serait pour une autre fois.
Elle rentra dans la bibliothèque en silence, fit un léger salut cordial de la tête à la bibliothécaire - qui l'ignora superbement - et s'avança pour se trouver une place. Comme elle s'en doutait, peu d'élèves y avaient trouvé refuge pour ce Samedi. Elle alla dans la direction de sa table fétiche, bien déterminée à s'y installer. Quand son regard se posa dessus, sa bonne humeur en prit un coup en remarquant déjà des affaires sur celle-ci.
Un léger froncement de sourcils brisa le calme de son visage. Quelqu'un avait été plus rapide qu'elle. Bien que ça la contrariât légèrement, elle porta son dévolu sur une table proche de celle qu'elle convoitait et y posa son sac. Émeline sortit ses affaires, les plaça de manière ordonnée puis se releva pour aller chercher un livre à se mettre sous la dent.
Sa dernière lecture en date n'avait pas duré bien longtemps face à sa faim. Il fallait qu'elle se trouve de quoi titiller son esprit avant qu'elle ne soit une nouvelle fois dérangée par une quelconque connaissance. En arpentant les rayonnages, elle se délecta des titres qu'elle avait déjà lus. Ces étagères connaissaient la présence de la Serdaigle qui les épluchait depuis bientôt sept longues années. Après tout, c'était le premier refuge qu'elle avait trouvé durant sa première année.
Pendant ses recherches, elle ne s'attendait pas à tomber sur une élève en pleine réflexion, appuyée contre un rayonnage. Le regard d'Émeline analysa rapidement la personne qui lui bloquait le passage. La plus jeune possédait de beaux cheveux roux qui cachaient son visage, ses mèches formaient une enveloppe autour de son uniforme dont on apercevait le vert. Une Serpentard qui n'éveilla pas le moindre souvenir chez-elle. C'était sûrement la première fois qu'elle la croisait.
Elle l'entendit soupirer plusieurs fois, le regard perdu vers les étagères en face d'elle. Avait-elle du mal à se décider ? Pourtant, ce n'était pas le choix qui manquait. Une panne pouvait arriver à n'importe qui, même aux plus grands des lecteurs.
Par réflexe, et dans l'idée de l'aider, elle se permit de l'approcher et de lui adresser la parole.
- Tu ne trouves pas ton bonheur ? demanda-t-elle posément.
(471 mots)
@Rebekah Norfolk, je me suis permise de répondre à ton RP en tombant sur ta demande de reprise, j'espère que ça te va
.
Elle rentra dans la bibliothèque en silence, fit un léger salut cordial de la tête à la bibliothécaire - qui l'ignora superbement - et s'avança pour se trouver une place. Comme elle s'en doutait, peu d'élèves y avaient trouvé refuge pour ce Samedi. Elle alla dans la direction de sa table fétiche, bien déterminée à s'y installer. Quand son regard se posa dessus, sa bonne humeur en prit un coup en remarquant déjà des affaires sur celle-ci.
Un léger froncement de sourcils brisa le calme de son visage. Quelqu'un avait été plus rapide qu'elle. Bien que ça la contrariât légèrement, elle porta son dévolu sur une table proche de celle qu'elle convoitait et y posa son sac. Émeline sortit ses affaires, les plaça de manière ordonnée puis se releva pour aller chercher un livre à se mettre sous la dent.
Sa dernière lecture en date n'avait pas duré bien longtemps face à sa faim. Il fallait qu'elle se trouve de quoi titiller son esprit avant qu'elle ne soit une nouvelle fois dérangée par une quelconque connaissance. En arpentant les rayonnages, elle se délecta des titres qu'elle avait déjà lus. Ces étagères connaissaient la présence de la Serdaigle qui les épluchait depuis bientôt sept longues années. Après tout, c'était le premier refuge qu'elle avait trouvé durant sa première année.
Pendant ses recherches, elle ne s'attendait pas à tomber sur une élève en pleine réflexion, appuyée contre un rayonnage. Le regard d'Émeline analysa rapidement la personne qui lui bloquait le passage. La plus jeune possédait de beaux cheveux roux qui cachaient son visage, ses mèches formaient une enveloppe autour de son uniforme dont on apercevait le vert. Une Serpentard qui n'éveilla pas le moindre souvenir chez-elle. C'était sûrement la première fois qu'elle la croisait.
Elle l'entendit soupirer plusieurs fois, le regard perdu vers les étagères en face d'elle. Avait-elle du mal à se décider ? Pourtant, ce n'était pas le choix qui manquait. Une panne pouvait arriver à n'importe qui, même aux plus grands des lecteurs.
Par réflexe, et dans l'idée de l'aider, elle se permit de l'approcher et de lui adresser la parole.
- Tu ne trouves pas ton bonheur ? demanda-t-elle posément.
(471 mots)
@Rebekah Norfolk, je me suis permise de répondre à ton RP en tombant sur ta demande de reprise, j'espère que ça te va
Dernière modification par Émeline Joyner le 26 déc. 2025, 22:54, modifié 1 fois.
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
À l'ombre des pages
Rebekah sursauta légèrement lorsque la voix de la jeune fille parvint à ses oreilles, rompant le silence paisible qui l’entourait. Elle n’avait même pas entendu ses pas, trop absorbée par ses propres pensées et le murmure des pages dans sa tête. Elle tourna la tête, laissant ses cheveux roux tomber en cascade sur son épaule, et posa un regard à la fois méfiant et curieux sur la nouvelle venue. La fille en question, une Serdaigle d’après son uniforme, semblait plus âgée qu’elle, sûrement en sixième ou septième année, de taille moyenne, avec des cheveux noirs tombant simplement autour de son visage et des yeux marron foncé, calmes et attentifs.
La Serpentard la jaugea un instant. Elle ne la connaissait pas, et la question sur ses lectures lui semblait presque intrusive. Pourquoi cette fille s’intéressait-elle à ce qu’elle lisait ? D’un mouvement de tête, elle fit comme si elle examinait les rayonnages, mais son esprit vagabondait. Les histoires avaient la profondeur de vieilles chaussettes. Toujours les mêmes héros qui sauvent le monde, les créatures ridicules, les intrigues trop simples. Même l’idée de contes de Noël, qu’elle adorait en général avec leur sapin décoré de houx et leurs jouets, lui semblait déjà trop vue, comme si chaque page la forçait à sourire pour de mauvaises raisons.
Elle laissa échapper un soupir exaspéré et tourna de nouveau la tête vers la Serdaigle, incapable de retenir ce qui lui passait par la tête.
- Franchement, lança-t-elle pensive, je ne crois pas qu’aucune de ces histoires mérite vraiment qu’on s’y attarde. Elles essaient de faire rêver, mais elles racontent toujours la même chose.
Elle haussa légèrement les épaules et ajouta, avec un petit sourire en coin :
- Pour l’instant, la seule qui m’ait un peu amusée parlait d’un renne complètement fou qui profitait de la tournée des cadeaux pour empoisonner toutes les dindes du réveillon.
Rebekah se laissa retomber contre l’étagère, ses doigts glissant sur la tranche rugueuse des livres, un sourire amusé aux lèvres en imaginant cette scène absurde. Elle ne parvenait jamais à se contrôler quand elle parlait de livres. D’habitude, elle n’aurait jamais ouvert la bouche pour discuter avec une inconnue, et encore moins d’une façon aussi… libre et disons-le, agréable. Mais là, quelque chose en elle refusait de rester silencieuse, comme si le besoin de partager cette idée absurde était plus fort que sa méfiance habituelle.
Après un instant, elle regarda de nouveau la tête vers la brune, les yeux pétillants d’espièglerie. Sans réfléchir, elle lui retourna la question :
- Et toi, dit-elle avec un petit rire, ses doigts continuant de jouer avec les tranches des livres, tu lis quoi, quand tu cherches quelque chose… d’un peu différent ?
Mots en blanc pour le défi animation 200ème coupe
447 mots
@Émeline Joyner, merci à toi, ta partie est super
La Serpentard la jaugea un instant. Elle ne la connaissait pas, et la question sur ses lectures lui semblait presque intrusive. Pourquoi cette fille s’intéressait-elle à ce qu’elle lisait ? D’un mouvement de tête, elle fit comme si elle examinait les rayonnages, mais son esprit vagabondait. Les histoires avaient la profondeur de vieilles chaussettes. Toujours les mêmes héros qui sauvent le monde, les créatures ridicules, les intrigues trop simples. Même l’idée de contes de Noël, qu’elle adorait en général avec leur sapin décoré de houx et leurs jouets, lui semblait déjà trop vue, comme si chaque page la forçait à sourire pour de mauvaises raisons.
Elle laissa échapper un soupir exaspéré et tourna de nouveau la tête vers la Serdaigle, incapable de retenir ce qui lui passait par la tête.
- Franchement, lança-t-elle pensive, je ne crois pas qu’aucune de ces histoires mérite vraiment qu’on s’y attarde. Elles essaient de faire rêver, mais elles racontent toujours la même chose.
Elle haussa légèrement les épaules et ajouta, avec un petit sourire en coin :
- Pour l’instant, la seule qui m’ait un peu amusée parlait d’un renne complètement fou qui profitait de la tournée des cadeaux pour empoisonner toutes les dindes du réveillon.
Rebekah se laissa retomber contre l’étagère, ses doigts glissant sur la tranche rugueuse des livres, un sourire amusé aux lèvres en imaginant cette scène absurde. Elle ne parvenait jamais à se contrôler quand elle parlait de livres. D’habitude, elle n’aurait jamais ouvert la bouche pour discuter avec une inconnue, et encore moins d’une façon aussi… libre et disons-le, agréable. Mais là, quelque chose en elle refusait de rester silencieuse, comme si le besoin de partager cette idée absurde était plus fort que sa méfiance habituelle.
Après un instant, elle regarda de nouveau la tête vers la brune, les yeux pétillants d’espièglerie. Sans réfléchir, elle lui retourna la question :
- Et toi, dit-elle avec un petit rire, ses doigts continuant de jouer avec les tranches des livres, tu lis quoi, quand tu cherches quelque chose… d’un peu différent ?
Mots en blanc pour le défi animation 200ème coupe
447 mots
@Émeline Joyner, merci à toi, ta partie est super
À l'ombre des pages
Bleu clair. Comme celui d'un ciel ensoleillé.
C'était la couleur de ses yeux.
Quand la plus jeune s'était tournée vers elle, interpellée par sa propre question, elle fut frappée par la beauté de son regard. Émeline le trouvait tranchant et percutant à la fois. Diantre, les nouvelles années possédaient toutes des prunelles de qualité, tandis qu'elle se tapait des yeux communs, sans saveur… M'enfin, ce n'était pas comme si elle faisait vraiment attention à sa propre beauté.
Émeline réussit à sortir de ses pensées en entendant sa réponse. Oh, elle parlait de romans. Ce n'était pas le type de lecture que la Serdaigle avait l'habitude d'emprunter, mais elle avait eu aussi sa période d'histoires fantastiques. Ce qui était le plus drôle à faire, c'était de se plonger dans un titre moldu qui traitait le sujet des sorciers. Si les moldus savaient à quel point ils étaient à des années lumières de ce qu'est la véritable magie ! Leur créations restaient divertissantes, mais loin de frôler la complexité de leur monde. Et dans quelques-unes de ses lectures, elle avait remarqué certaines allusions qui pouvaient faire référence directement à leur univers. Certains sorciers devaient parfois s'amuser à murmurer quelques détails à des écrivains moldus, les influençant, tout en rendant le secret magique assez ridicule. Mais ça, elle ne pouvait pas réellement le prouver, cela resterait une simple réflexion personnelle sur le sujet.
- Un héros qui part en quête de vengeance, de pouvoir ou encore de vertu, souffla Émeline en suivant les étagères du regard. Un monde inconnu, des bêtes imaginaires et un peuple prêt à se rebeller contre la tyrannie. J'ai fait un bon résumé, non ?
Ces livres, si similaires, servaient à une seule chose : donner l'illusion que les lecteurs deviennent CE héros intrépide qui va briser toutes les règles de son monde pour s'affirmer. Et pour que cet effet marche, il fallait une diversité d'univers, des héros au caractère différent et des objectifs assez "originaux" pour paraître uniques.
En tout cas, Émeline appréciait la réflexion du petit serpent.
Et puis l'histoire qu'elle lui cita était assez loufoque, ce qui arracha un sourire à la Serdaigle. Il fallait vraiment de tout pour satisfaire les lecteurs. Visiblement, c'était ce que la rouquine recherchait. Une histoire capable de l'amuser tout en sortant de l'ordinaire. Un petit temps aurait pu lui servir pour, peut-être, lui dégoter la perle rare. Cependant, avant qu'Émeline ne puisse s'y pencher sérieusement, la plus jeune lui demanda ses préférences.
- Quelque chose de différent ? fit-elle en croisant les bras. C'est une bonne question ! J'aime lire de tout, je suis assez curieuse de découvrir de nouveaux styles, des sujets qui ne m'attirent pas au début.
Elle leva les yeux vers une rangée en particulier, là où se trouvait un recueil de poèmes d'un sorcier néerlandais du XVIIᵉ siècle. L'exemple était parfait pour illustrer son propos, mais elle préféra ne pas le citer.
- Mais, si je devais choisir quelque chose, je dirais… des histoires terrifiantes, reprit-elle avec un petit sourire joueur. Réussir à avoir peur simplement avec des mots. Ça, c'est le summum de la littérature.
Ses jambes commençaient à s'engourdir à force de rester dans la même position. Elle décida de se poser non loin de la Serpentard, s'appuyant à son tour contre la même bibliothèque. Ainsi, elles pouvaient continuer à discuter sans risquer d'attirer l'attention de la bibliothécaire.
- Par contre, ce que je préfère, c'est de me plonger dans des manuels complexes. Cela me fait comme une sorte de défi, même si je ne comprends pas toujours tout.
Elle lâcha un petit rire.
- Purée, ça fait très Serdaigle ce que j'viens de dire, pouffa-t-elle en plaçant une mèche de cheveux derrière son oreille. Bref, revenons aux livres. Tu lis essentiellement des auteurs sorciers ou tu t'en fiches ?
(642 mots)
@Rebekah Norfolk
C'était la couleur de ses yeux.
Quand la plus jeune s'était tournée vers elle, interpellée par sa propre question, elle fut frappée par la beauté de son regard. Émeline le trouvait tranchant et percutant à la fois. Diantre, les nouvelles années possédaient toutes des prunelles de qualité, tandis qu'elle se tapait des yeux communs, sans saveur… M'enfin, ce n'était pas comme si elle faisait vraiment attention à sa propre beauté.
Émeline réussit à sortir de ses pensées en entendant sa réponse. Oh, elle parlait de romans. Ce n'était pas le type de lecture que la Serdaigle avait l'habitude d'emprunter, mais elle avait eu aussi sa période d'histoires fantastiques. Ce qui était le plus drôle à faire, c'était de se plonger dans un titre moldu qui traitait le sujet des sorciers. Si les moldus savaient à quel point ils étaient à des années lumières de ce qu'est la véritable magie ! Leur créations restaient divertissantes, mais loin de frôler la complexité de leur monde. Et dans quelques-unes de ses lectures, elle avait remarqué certaines allusions qui pouvaient faire référence directement à leur univers. Certains sorciers devaient parfois s'amuser à murmurer quelques détails à des écrivains moldus, les influençant, tout en rendant le secret magique assez ridicule. Mais ça, elle ne pouvait pas réellement le prouver, cela resterait une simple réflexion personnelle sur le sujet.
- Un héros qui part en quête de vengeance, de pouvoir ou encore de vertu, souffla Émeline en suivant les étagères du regard. Un monde inconnu, des bêtes imaginaires et un peuple prêt à se rebeller contre la tyrannie. J'ai fait un bon résumé, non ?
Ces livres, si similaires, servaient à une seule chose : donner l'illusion que les lecteurs deviennent CE héros intrépide qui va briser toutes les règles de son monde pour s'affirmer. Et pour que cet effet marche, il fallait une diversité d'univers, des héros au caractère différent et des objectifs assez "originaux" pour paraître uniques.
En tout cas, Émeline appréciait la réflexion du petit serpent.
Et puis l'histoire qu'elle lui cita était assez loufoque, ce qui arracha un sourire à la Serdaigle. Il fallait vraiment de tout pour satisfaire les lecteurs. Visiblement, c'était ce que la rouquine recherchait. Une histoire capable de l'amuser tout en sortant de l'ordinaire. Un petit temps aurait pu lui servir pour, peut-être, lui dégoter la perle rare. Cependant, avant qu'Émeline ne puisse s'y pencher sérieusement, la plus jeune lui demanda ses préférences.
- Quelque chose de différent ? fit-elle en croisant les bras. C'est une bonne question ! J'aime lire de tout, je suis assez curieuse de découvrir de nouveaux styles, des sujets qui ne m'attirent pas au début.
Elle leva les yeux vers une rangée en particulier, là où se trouvait un recueil de poèmes d'un sorcier néerlandais du XVIIᵉ siècle. L'exemple était parfait pour illustrer son propos, mais elle préféra ne pas le citer.
- Mais, si je devais choisir quelque chose, je dirais… des histoires terrifiantes, reprit-elle avec un petit sourire joueur. Réussir à avoir peur simplement avec des mots. Ça, c'est le summum de la littérature.
Ses jambes commençaient à s'engourdir à force de rester dans la même position. Elle décida de se poser non loin de la Serpentard, s'appuyant à son tour contre la même bibliothèque. Ainsi, elles pouvaient continuer à discuter sans risquer d'attirer l'attention de la bibliothécaire.
- Par contre, ce que je préfère, c'est de me plonger dans des manuels complexes. Cela me fait comme une sorte de défi, même si je ne comprends pas toujours tout.
Elle lâcha un petit rire.
- Purée, ça fait très Serdaigle ce que j'viens de dire, pouffa-t-elle en plaçant une mèche de cheveux derrière son oreille. Bref, revenons aux livres. Tu lis essentiellement des auteurs sorciers ou tu t'en fiches ?
(642 mots)
@Rebekah Norfolk
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
À l'ombre des pages
Rebekah écouta la Serdaigle sans l’interrompre, le dos toujours appuyé contre l’étagère, le regard tantôt distrait, tantôt intensément accroché aux paroles de la jeune femme. À mesure qu’Émeline parlait, quelque chose changeait imperceptiblement en elle : la méfiance initiale s’effritait, lentement, remplacée par une curiosité sincère, presque inattendue. Elle aimait la façon dont l’autre évoquait les histoires, comme si elle les disséquait avec une affection lucide, sans les idéaliser. Et surtout, elle appréciait qu’on ne lui serve pas ce discours trop bien rodé sur le pouvoir de l’imaginaire ou la nécessaire évasion, ces phrases toutes faites qu’elle avait entendues mille fois et qui finissaient toujours par sonner creux. Les histoires trop héroïques la lassaient vite. Les prophéties, les élus, les grandes batailles… Elle avait toujours l’impression qu’on lui dictait ce qu'elle était censée ressentir, et elle avait horreur de ça. Au fur et à mesure que l'ainée continuait, elle fut ravie de remarquer qu'elle partagrait son point de vue.
À la mention des récits terrifiants, un sourire plus franc étira ses lèvres. Faire peur avec des mots, pensa-t-elle, c’est vrai que c’est impressionnant. Ses doigts cessèrent un instant de glisser sur les reliures. Elle inclina légèrement la tête, pensive, comme si elle cherchait à mettre des mots sur une sensation familière mais rarement formulée.
- J’aime bien quand un livre me met mal à l’aise, avoua-t-elle finalement. Pas juste bouh, un monstre qui surgit dans le noir… mais ce malaise qui s’installe lentement. Quand tu sens que quelque chose cloche, sans réussir à dire quoi exactement.
Elle marqua une courte pause avant de poursuivre, plus animée :
- Je préfère me poser des questions. Être à la place de l’enquêteur, me tromper avec lui, croire que j’ai compris trop tôt… puis arriver à la dernière page et voir toutes mes certitudes voler en éclats.
Un silence bref s’installa, seulement troublé par le froissement lointain d’une page tournée et le raclement discret d’une chaise déplacée un peu trop fort. Rebekah haussa doucement les épaules.
- Pour répondre à ta question… je m’en fiche un peu, à vrai dire. Ça dépend surtout de l’endroit où je me trouve, de mon humeur. Sinon, sorcier ou moldu, peu importe, tant que c’est bien écrit. Un sourire étira ses lèvres, Les auteurs moldus osent parfois des choses qu’on ne voit presque jamais chez nous. Ils ne savent pas ce qui existe vraiment, alors ils inventent sans se retenir. Ça m’amuse autant que ça m’exaspère, pour être honnête.
Un sourire en coin, légèrement moqueur, apparut tandis qu’elle tapotait distraitement la tranche d’un livre pris au hasard.
- En revanche, les manuels complexes… très peu pour moi. Je les admire de loin, comme des montagnes qu’on trouve jolies, mais qu’on n’a absolument aucune envie d’escalader.
Son regard glissa brièvement vers les rangées de livre que sa voisine avait évoquée plus tôt, puis revint se poser sur elle.
- Du coup, si tu devais me conseiller quelque chose qui fasse un peu peur… quelque chose qui sorte vraiment des sentiers battus, tu choisirais quoi ?
512 mots
@Émeline Joyner, désolée pour le retard, dis moi si ça te va
À la mention des récits terrifiants, un sourire plus franc étira ses lèvres. Faire peur avec des mots, pensa-t-elle, c’est vrai que c’est impressionnant. Ses doigts cessèrent un instant de glisser sur les reliures. Elle inclina légèrement la tête, pensive, comme si elle cherchait à mettre des mots sur une sensation familière mais rarement formulée.
- J’aime bien quand un livre me met mal à l’aise, avoua-t-elle finalement. Pas juste bouh, un monstre qui surgit dans le noir… mais ce malaise qui s’installe lentement. Quand tu sens que quelque chose cloche, sans réussir à dire quoi exactement.
Elle marqua une courte pause avant de poursuivre, plus animée :
- Je préfère me poser des questions. Être à la place de l’enquêteur, me tromper avec lui, croire que j’ai compris trop tôt… puis arriver à la dernière page et voir toutes mes certitudes voler en éclats.
Un silence bref s’installa, seulement troublé par le froissement lointain d’une page tournée et le raclement discret d’une chaise déplacée un peu trop fort. Rebekah haussa doucement les épaules.
- Pour répondre à ta question… je m’en fiche un peu, à vrai dire. Ça dépend surtout de l’endroit où je me trouve, de mon humeur. Sinon, sorcier ou moldu, peu importe, tant que c’est bien écrit. Un sourire étira ses lèvres, Les auteurs moldus osent parfois des choses qu’on ne voit presque jamais chez nous. Ils ne savent pas ce qui existe vraiment, alors ils inventent sans se retenir. Ça m’amuse autant que ça m’exaspère, pour être honnête.
Un sourire en coin, légèrement moqueur, apparut tandis qu’elle tapotait distraitement la tranche d’un livre pris au hasard.
- En revanche, les manuels complexes… très peu pour moi. Je les admire de loin, comme des montagnes qu’on trouve jolies, mais qu’on n’a absolument aucune envie d’escalader.
Son regard glissa brièvement vers les rangées de livre que sa voisine avait évoquée plus tôt, puis revint se poser sur elle.
- Du coup, si tu devais me conseiller quelque chose qui fasse un peu peur… quelque chose qui sorte vraiment des sentiers battus, tu choisirais quoi ?
512 mots
@Émeline Joyner, désolée pour le retard, dis moi si ça te va
À l'ombre des pages
Ravie d'être tombée sur une personne qui partageait sa vision de la bonne lecture, elle écouta attentivement la réponse de la Serpentard et sourit à mesure de celle-ci. Discuter ainsi de littérature, cachée derrière des bibliothèques, apportait une certaine paix à la Serdaigle. Paix qu'elle n'aurait pas cru trouver en sortant de sa salle-commune à cette heure, et encore moins avec une parfaite inconnue. En plus de ça, le sujet prenait une tournure assez intéressante.
Elle s'était attendue à l'entendre parler d'une notion adaptée à son âge, par exemple l'originalité ou encore le style d'aventure qu'elle recherchait. Émeline avait totalement tort de penser ça. La plus jeune lui parla du malaise qu'un bon écrit pouvait transmettre, de cette tension qu'arrive à produire un récit bien construit. Des enquêtes où l'inspecteur était complètement dans le flou lui plaisaient, c'était assez original et plaisant à entendre d'une jeune sorcière.
- Tu as de bons goûts, ne put-elle s'empêcher de commenter, sincèrement impressionnée.
Postée contre les étagères, elle la laissa répondre à sa question, curieuse de voir ce qu'elle pouvait lui répondre. Et elle en fut amplement satisfaite, car les dires de sa camarade lui prouvaient son ouverture d'esprit. Émeline aurait trouvé fort dommage qu'elle soit fermée à l'idée de lire des titres moldus à cause de l'origine des auteurs.
- C'est exactement ce que je pense, répondit-elle en faisant en sorte de baisser le ton de sa voix. Les moldus font preuve d'une ingéniosité qui peut parfois faire défaut à celle des écrivains sorciers. La fantasy du côté moldu est bien plus développée, bien qu'elle exploite des théories assez farfelues, je le reconnais. Il n'y a que ceux qui ne possèdent aucun pouvoir qui sont capables d'inventer de telles histoires.
À la remarque sur les manuels, Émeline s'empêcha de lâcher un rire bien trop bruyant. Si elles ne faisaient pas attention, il y avait de fortes chances qu'elles se fassent choper par la bibliothécaire. La Serdaigle prit un instant pour réfléchir à sa demande. Recommander des livres horrifiques, c'était dans ses cordes, et rapidement des titres lui vinrent en tête, autant chez les sorciers que les moldus, mais elle n'était pas certaine que sa cadette puisse les trouver ici.
- J'ai quelques idées, mais il ne me semble pas que tu pourras les trouver ici. Je peux te les noter quelque part pour que tu puisses les trouver en dehors de l'école, si ça t'intéresse,proposa-t-elle en compensation.
Émeline était heureuse de pouvoir servir de cette manière, d'autant plus quand elle pensa qu'elle pouvait faire découvrir de bons livres à quelqu'un. L'adolescente aimait bien cette sorte de bulle qu'elles s'étaient créée sans le vouloir. Sans qu'elle ne sache pourquoi, elle souhaitait partager un peu plus avec elle.
- As-tu des livres préférés ? Voire même un auteur favori ?
(466 mots)
@Rebekah Norfolk - C'est parfait ! Et pas de souci pour le retard
Elle s'était attendue à l'entendre parler d'une notion adaptée à son âge, par exemple l'originalité ou encore le style d'aventure qu'elle recherchait. Émeline avait totalement tort de penser ça. La plus jeune lui parla du malaise qu'un bon écrit pouvait transmettre, de cette tension qu'arrive à produire un récit bien construit. Des enquêtes où l'inspecteur était complètement dans le flou lui plaisaient, c'était assez original et plaisant à entendre d'une jeune sorcière.
- Tu as de bons goûts, ne put-elle s'empêcher de commenter, sincèrement impressionnée.
Postée contre les étagères, elle la laissa répondre à sa question, curieuse de voir ce qu'elle pouvait lui répondre. Et elle en fut amplement satisfaite, car les dires de sa camarade lui prouvaient son ouverture d'esprit. Émeline aurait trouvé fort dommage qu'elle soit fermée à l'idée de lire des titres moldus à cause de l'origine des auteurs.
- C'est exactement ce que je pense, répondit-elle en faisant en sorte de baisser le ton de sa voix. Les moldus font preuve d'une ingéniosité qui peut parfois faire défaut à celle des écrivains sorciers. La fantasy du côté moldu est bien plus développée, bien qu'elle exploite des théories assez farfelues, je le reconnais. Il n'y a que ceux qui ne possèdent aucun pouvoir qui sont capables d'inventer de telles histoires.
À la remarque sur les manuels, Émeline s'empêcha de lâcher un rire bien trop bruyant. Si elles ne faisaient pas attention, il y avait de fortes chances qu'elles se fassent choper par la bibliothécaire. La Serdaigle prit un instant pour réfléchir à sa demande. Recommander des livres horrifiques, c'était dans ses cordes, et rapidement des titres lui vinrent en tête, autant chez les sorciers que les moldus, mais elle n'était pas certaine que sa cadette puisse les trouver ici.
- J'ai quelques idées, mais il ne me semble pas que tu pourras les trouver ici. Je peux te les noter quelque part pour que tu puisses les trouver en dehors de l'école, si ça t'intéresse,proposa-t-elle en compensation.
Émeline était heureuse de pouvoir servir de cette manière, d'autant plus quand elle pensa qu'elle pouvait faire découvrir de bons livres à quelqu'un. L'adolescente aimait bien cette sorte de bulle qu'elles s'étaient créée sans le vouloir. Sans qu'elle ne sache pourquoi, elle souhaitait partager un peu plus avec elle.
- As-tu des livres préférés ? Voire même un auteur favori ?
(466 mots)
@Rebekah Norfolk - C'est parfait ! Et pas de souci pour le retard
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
À l'ombre des pages
Rebekah la regarda, un léger sourire au coin des lèvres, pesant chaque mot avant de répondre. Ses doigts reprirent leur caresse erratique sur les reliures des livres, mais cette fois avec moins de distraction, comme si la conversation la capturait vraiment. Elle ressentait une étrange sensation, quelque chose entre curiosité et prudence. Habituellement, elle n’ouvrait pas sa pensée si facilement, encore moins à une quasi inconnue. Pourtant, la Serdaigle avait ce ton calme et sincère qui semblait authentique, sans la pression de devoir paraître intéressante ou brillante. Et ça, ça changeait tout. Chacun de ses mots la rassurait et la réjouissait : elle n’était pas seule dans cette passion, et quelqu’un d’autre voyait les livres comme elle les voyait, pas seulement comme un simple divertissement ou une obligation scolaire.
- Tu aurais… des idées de livres à me conseiller ? dit-elle avec un léger sourire, la voix posée mais animée d’une étincelle d’enthousiasme. Enfin… si tu pouvais me les noter quelque part, ce serait super. Je pourrais les chercher ensuite, ou me les faire envoyer.
Elle laissa passer une fraction de seconde, consciente qu’elle ne pourrait pas se plonger immédiatement dans ces livres. Une petite déception traversa ses pensées, mais elle la balaya rapidement. Après tout, l’idée de pouvoir les lire plus tard avait quelque chose de presque excitant, comme un trésor qu’elle retrouverait à loisir. Elle se redressa légèrement, le dos appuyé contre l’étagère, les yeux brillants d’un plaisir tranquille. Il y avait quelque chose de rare et précieux dans cette conversation, et elle savourait cette bulle de liberté littéraire, loin des regards et des règles strictes de la bibliothèque et de sa gardienne.
- Et pour les auteurs ou les livres préférés… continua-t-elle, avec un ton assuré mais légèrement enjoué, je ne pourrais pas choisir un seul nom. Rien que d’y penser, des dizaines me viennent à l’esprit.
Elle inclina légèrement la tête, laissant un sourire discret flotter sur ses lèvres, tandis qu’elle repensait aux histoires qui l’avaient marquée. Les ambiances lourdes, les frissons subtils, les récits où chaque mot semblait calculé pour provoquer une tension douce mais persistante… tout cela lui revenait en mémoire avec un plaisir presque tactile.
- Mais si je devais choisir un style, ajouta-t-elle en haussant légèrement les épaules, je pense que ce serait les livres basés sur l’histoire, surtout ceux qui explorent les recoins sombres des événements et des êtres. Ceux qui racontent des périodes anciennes ou des événements méconnus sous un angle différent, avec des détails qu’on ne trouve pas toujours ailleurs. Ce genre de récits me fascine… peut-être parce que j’adore l’Histoire de la magie et que je suis douée pour ça. Comprendre le passé, ses secrets, ses erreurs… que ce soit chez les sorciers ou dans le monde moldu, ça me passionne vraiment.
Ses yeux se posèrent sur la brune avec une lueur malicieuse et une étincelle de complicité.
- J’ai aussi un faible pour certains romans de fantasy, surtout ceux écrits par des moldus, continua-t-elle avec un petit rire discret. Comme tu l’as dit, ils inventent des mondes incroyablement réfléchis, avec une créativité que peu de sorciers osent avoir. Mais ce n’est pas le type de monde qui compte : ce qui importe, c’est la manière dont ils jouent avec les idées et les émotions.
Elle laissa un moment de silence planer, juste assez pour savourer cette rare sensation de parler avec quelqu’un qui semblait réellement comprendre. Son cœur battait un peu plus vite, mais sans nervosité : c’était de l’excitation, un mélange de curiosité et de plaisir à partager sa passion.
Puis, le regard pétillant et malicieux, elle posa sa question, avec juste ce qu’il fallait de défi et de curiosité :
- Et toi ? Si tu le devais, tu pourrais choisir un seul livre ou auteur ?
Un léger frisson d’anticipation lui parcourut l’échine. Même si elle savait rester calme et assurée, une petite partie d’elle trépignait presque d’impatience, curieuse de découvrir ce que sa camarade allait lui proposer.
667 mots
@Émelyne Joyner,
- Tu aurais… des idées de livres à me conseiller ? dit-elle avec un léger sourire, la voix posée mais animée d’une étincelle d’enthousiasme. Enfin… si tu pouvais me les noter quelque part, ce serait super. Je pourrais les chercher ensuite, ou me les faire envoyer.
Elle laissa passer une fraction de seconde, consciente qu’elle ne pourrait pas se plonger immédiatement dans ces livres. Une petite déception traversa ses pensées, mais elle la balaya rapidement. Après tout, l’idée de pouvoir les lire plus tard avait quelque chose de presque excitant, comme un trésor qu’elle retrouverait à loisir. Elle se redressa légèrement, le dos appuyé contre l’étagère, les yeux brillants d’un plaisir tranquille. Il y avait quelque chose de rare et précieux dans cette conversation, et elle savourait cette bulle de liberté littéraire, loin des regards et des règles strictes de la bibliothèque et de sa gardienne.
- Et pour les auteurs ou les livres préférés… continua-t-elle, avec un ton assuré mais légèrement enjoué, je ne pourrais pas choisir un seul nom. Rien que d’y penser, des dizaines me viennent à l’esprit.
Elle inclina légèrement la tête, laissant un sourire discret flotter sur ses lèvres, tandis qu’elle repensait aux histoires qui l’avaient marquée. Les ambiances lourdes, les frissons subtils, les récits où chaque mot semblait calculé pour provoquer une tension douce mais persistante… tout cela lui revenait en mémoire avec un plaisir presque tactile.
- Mais si je devais choisir un style, ajouta-t-elle en haussant légèrement les épaules, je pense que ce serait les livres basés sur l’histoire, surtout ceux qui explorent les recoins sombres des événements et des êtres. Ceux qui racontent des périodes anciennes ou des événements méconnus sous un angle différent, avec des détails qu’on ne trouve pas toujours ailleurs. Ce genre de récits me fascine… peut-être parce que j’adore l’Histoire de la magie et que je suis douée pour ça. Comprendre le passé, ses secrets, ses erreurs… que ce soit chez les sorciers ou dans le monde moldu, ça me passionne vraiment.
Ses yeux se posèrent sur la brune avec une lueur malicieuse et une étincelle de complicité.
- J’ai aussi un faible pour certains romans de fantasy, surtout ceux écrits par des moldus, continua-t-elle avec un petit rire discret. Comme tu l’as dit, ils inventent des mondes incroyablement réfléchis, avec une créativité que peu de sorciers osent avoir. Mais ce n’est pas le type de monde qui compte : ce qui importe, c’est la manière dont ils jouent avec les idées et les émotions.
Elle laissa un moment de silence planer, juste assez pour savourer cette rare sensation de parler avec quelqu’un qui semblait réellement comprendre. Son cœur battait un peu plus vite, mais sans nervosité : c’était de l’excitation, un mélange de curiosité et de plaisir à partager sa passion.
Puis, le regard pétillant et malicieux, elle posa sa question, avec juste ce qu’il fallait de défi et de curiosité :
- Et toi ? Si tu le devais, tu pourrais choisir un seul livre ou auteur ?
Un léger frisson d’anticipation lui parcourut l’échine. Même si elle savait rester calme et assurée, une petite partie d’elle trépignait presque d’impatience, curieuse de découvrir ce que sa camarade allait lui proposer.
667 mots
@Émelyne Joyner,
À l'ombre des pages
En bonne aînée, mais surtout en tant que bonne lectrice, elle acquiesça à sa demande. Des titres lui venaient en tête à mesure qu'elle y réfléchissait et elle se voyait déjà en train de se retenir de remplir un parchemin entier. Émeline força son esprit à revenir au présent et à écouter la réponse fournie de la belle rouquine. Tandis que la Serpentard s'exprimait sans crainte, la septième année observa ses yeux, ces prunelles de la couleur du ciel, se parer d'un scintillement joyeux. Parler de livre l'animait, tout comme Émeline.
- C'est une question assez difficile, je le reconnais, admit-elle avec un petit sourire.
Elle redevint silencieuse, la laissant s'exprimer sur ses préférences. L'Histoire, quel sujet rempli d'espoirs, de douleurs et de rêves inachevés. Émeline comprenait parfaitement qu'elle puisse être attirée par ce genre de livres. Il n'y avait qu'en se confrontant au passé du monde qu'on pouvait prendre conscience de certaines choses, se permettre d'évoluer, de grandir en tant qu'individu.
- Il y a des évènements marquants, autant chez les sorciers que chez les Moldus, commenta-t-elle sur le ton de la conversation. Se donner la peine de les découvrir, de perpétuer la mémoire des gens passés à travers les livres, c'est admirable. C'est dommage qu'il n'y ait pas plus de personnes qui aiment l'Histoire.
Sa cadette continua et cette fois-ci, c'était pour parler de la fantasy. La diversité de ses lectures plaisait énormément à la Serdaigle. Elle imagina aisément la bibliothèque personnelle qu'elle devait posséder et un sourire se rejoua sur ses lèvres. Cela la ramena par réflexe dans la bibliothèque personnelle d'Alexander. L'odeur des livres, les étagères débordantes d'ouvrages et le coin cosy qu'il avait instauré avec des poufs. Là-bas, dans cette pièce où elle retrouvait la personnalité du sorcier dans chaque recoin, elle s'y sentait en sécurité.
Pour ne pas glisser vers des pensées qui risquaient de la rendre triste, Emeline baissa son regard vers elle, se rendant compte qu'elle lui retournait sa question.
- Si je devais choisir ? Hmmm...
Elle porta une main à son menton et ferma un instant les yeux. Le dos calé contre l'étagère, elle réfléchit à ce qu'elle pouvait bien dire. Puis, au milieu de ses questionnements internes, le nom d'un livre s'y détacha. Il lui paraissait normale qu'elle le cite, qu'elle lui fasse honneur.
- Je pense que ça serait Frankenstein de Mary Shelley, répondit-elle posément. Le texte n'est pas simple à comprendre, mais la morale de l'histoire m'a touché au plus profond de moi. Entre cet inventeur, qui voulait seulement se démarquer de ses pairs, prouver qu'il était capable de défier les lois de la nature, et sa création qui se révèle être dotée d'une âme plus douce que celle d'un nourrisson...Le contraste entre les deux protagonistes est saisissant. Je pense que je me souviendrai longtemps de la lamentation de la créature, en comprenant qu'elle vivrait dans un monde qui la rejettera éternellement.
Rien que d'en parler, Émeline voulait se replonger dans ce roman et passer des heures à côtoyer ces personnages.
- Tu connais de nom ? demanda-t-elle, curieuse. C'est un classique à ne pas rater !
(525 mots)
@Rebekah Norfolk
- C'est une question assez difficile, je le reconnais, admit-elle avec un petit sourire.
Elle redevint silencieuse, la laissant s'exprimer sur ses préférences. L'Histoire, quel sujet rempli d'espoirs, de douleurs et de rêves inachevés. Émeline comprenait parfaitement qu'elle puisse être attirée par ce genre de livres. Il n'y avait qu'en se confrontant au passé du monde qu'on pouvait prendre conscience de certaines choses, se permettre d'évoluer, de grandir en tant qu'individu.
- Il y a des évènements marquants, autant chez les sorciers que chez les Moldus, commenta-t-elle sur le ton de la conversation. Se donner la peine de les découvrir, de perpétuer la mémoire des gens passés à travers les livres, c'est admirable. C'est dommage qu'il n'y ait pas plus de personnes qui aiment l'Histoire.
Sa cadette continua et cette fois-ci, c'était pour parler de la fantasy. La diversité de ses lectures plaisait énormément à la Serdaigle. Elle imagina aisément la bibliothèque personnelle qu'elle devait posséder et un sourire se rejoua sur ses lèvres. Cela la ramena par réflexe dans la bibliothèque personnelle d'Alexander. L'odeur des livres, les étagères débordantes d'ouvrages et le coin cosy qu'il avait instauré avec des poufs. Là-bas, dans cette pièce où elle retrouvait la personnalité du sorcier dans chaque recoin, elle s'y sentait en sécurité.
Pour ne pas glisser vers des pensées qui risquaient de la rendre triste, Emeline baissa son regard vers elle, se rendant compte qu'elle lui retournait sa question.
- Si je devais choisir ? Hmmm...
Elle porta une main à son menton et ferma un instant les yeux. Le dos calé contre l'étagère, elle réfléchit à ce qu'elle pouvait bien dire. Puis, au milieu de ses questionnements internes, le nom d'un livre s'y détacha. Il lui paraissait normale qu'elle le cite, qu'elle lui fasse honneur.
- Je pense que ça serait Frankenstein de Mary Shelley, répondit-elle posément. Le texte n'est pas simple à comprendre, mais la morale de l'histoire m'a touché au plus profond de moi. Entre cet inventeur, qui voulait seulement se démarquer de ses pairs, prouver qu'il était capable de défier les lois de la nature, et sa création qui se révèle être dotée d'une âme plus douce que celle d'un nourrisson...Le contraste entre les deux protagonistes est saisissant. Je pense que je me souviendrai longtemps de la lamentation de la créature, en comprenant qu'elle vivrait dans un monde qui la rejettera éternellement.
Rien que d'en parler, Émeline voulait se replonger dans ce roman et passer des heures à côtoyer ces personnages.
- Tu connais de nom ? demanda-t-elle, curieuse. C'est un classique à ne pas rater !
(525 mots)
@Rebekah Norfolk
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
À l'ombre des pages
Rebekah observa la Serdaigle réfléchir à sa question, et cela lui arracha un sourire. Elle devait avouer qu'elle était heureuse qu'elle ne se contente pas d’une réponse vague ou improvisée. Contrairement à ce qu'auraient fait la plupart des gens, elle cherchait et pesait ses mots. Et, au vu de leurs échanges précédents, la rousse devait bien admettre qu’elle attendait cette réponse avec une certaine curiosité. Et si elle devait être honnête, dès ses premiers mots concernant l'histoire, elle su qu'elle ne serait pas déçue. En effet, elle n’aurait certainement pas été celle qui la contredirait. Bien au contraire. Elle trouvait d'ailleurs que le programme d’Histoire de la Magie manquait cruellement de profondeur, survolant des siècles d’événements sans jamais réellement s’y attarder. Quant aux élèves… leur désintérêt chronique relevait presque de l’insulte. Pour ce qui était de l’histoire moldue, en revanche, une légère gêne la traversa. Elle devait bien reconnaître qu’elle ne s’y était intéressée qu’à travers un prisme très restreint : les événements ayant eu un impact sur le monde sorcier… et, dans une moindre mesure, tout ce qui touchait de près ou de loin à la royauté. Rien de très glorieux. Mais pouvait-on réellement lui en tenir rigueur ? Son ancien tuteur n’avait juré que par l’histoire magique, négligeant tout le reste, et ses grands-parents… eh bien, ils auraient probablement préféré voir la Grande-Bretagne réduite en cendres plutôt que d’envisager le moindre changement. Dans ces conditions, difficile d’élargir ses horizons.
Alors qu’elle la croyait un instant perdue dans ses réflexions, la Serdaigle reprit finalement la parole, et sa réponse prit Rebekah légèrement au dépourvu.
- Frankenstein… murmura-t-elle, son regard se troublant à son tour.
Ce titre lui évoquait vaguement quelque chose. Une ombre de souvenir, imprécise. Peut-être en avait-elle entendu parler, sans jamais réellement s’y attarder. Mais à mesure que la brune développait, avec une passion presque palpable, la Serpentard comprit qu’elle ne connaissait cette œuvre que de nom. Une histoire pareille ne lui serait pas passée au-dessus. Elle l’aurait marquée sans l’ombre d’un doute. Et pourtant, ce qui la frappa le plus, ce ne fut pas tant le récit lui-même que la manière dont il lui était transmis. La Serdaigle parlait comme si elle avait vécu aux côtés des personnages, comme si elle en connaissait les pensées les plus intimes, leurs failles, leurs douleurs, leurs secrets les mieux enfouis. D’une certaine façon, c’était sans doute vrai. Rebekah avait toujours pensé que c’était précisément cela qui distinguait un bon écrivain d’un écrivain quelconque : cette capacité à insuffler une vie presque tangible à des êtres de papier, à les rendre si réels qu’ils finissaient par exister bien au-delà des pages. Cependant, ce n'est pas la réponse qu'elle donna à sa voisine. Cela lui aurait pris trop de temps à développer et elle avait peur de l'ennuyer, d'autant plus qu'elle s'embrouillerai sûrement ce qui l'éloignerai sans aucun doute du sujet principale. Pas qu'ennuyer les autres la dérange vraiment mais cette conversation était tellement intéressante pour une férue de lecture comme elle qu'elle ne voulait pas la voir s'achever immédiatement. Ainsi, elle pesa ses mots avant de répondre.
- Je crois que je connais ce livre, mais que de nom, commença-t-elle. Mais vu le récit que tu en fais, il va aller tout en haut de ma pile à lire dès que je l'aurai acheté.
La jeune fille marqua une courte pause, cherchant ses mots.
- Par contre, ça me rappelle un autre livre que j'ai lu, Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, dit-elle, des étoiles s'illuminant presque dans ses yeux rien que d'y penser. Le texte peut sembler dense, mais l’émotion qu’il dégage est saisissante. Il y a ce contraste frappant entre une société qui se croit juste et Quasimodo, rejeté pour son apparence, mais doté d’une douceur et d’une loyauté rares. Là où les autres se montrent cruels, lui reste profondément humain. Je crois que ce qui m’a le plus marquée, c’est cette solitude qui l’entoure… et cette idée qu’il est condamné à aimer dans un monde qui ne lui laissera jamais sa place, comme pour ton livre.
Rebekah se encore souvenait de la première fois qu'elle avait lu le livre comme si c'était la veille. Elle s'était cachée dans le grenier, de peur que quelqu'un ne la voie avec un livre moldu, et elle l'avait dévoré en moins de temps qu'il n'en faut pour dire patacitrouille. Ça avait été la première fois qu'elle s'intéressait à une oeuvre non sorcière et celle-ci l'avait marquée à vie.
750 mots,
@Émeline Joyner, désolée pour le retard, j'ai eu du mal à trouver l'inspi mais une fois que je l'ai eue on m'arrêtait plus
Alors qu’elle la croyait un instant perdue dans ses réflexions, la Serdaigle reprit finalement la parole, et sa réponse prit Rebekah légèrement au dépourvu.
- Frankenstein… murmura-t-elle, son regard se troublant à son tour.
Ce titre lui évoquait vaguement quelque chose. Une ombre de souvenir, imprécise. Peut-être en avait-elle entendu parler, sans jamais réellement s’y attarder. Mais à mesure que la brune développait, avec une passion presque palpable, la Serpentard comprit qu’elle ne connaissait cette œuvre que de nom. Une histoire pareille ne lui serait pas passée au-dessus. Elle l’aurait marquée sans l’ombre d’un doute. Et pourtant, ce qui la frappa le plus, ce ne fut pas tant le récit lui-même que la manière dont il lui était transmis. La Serdaigle parlait comme si elle avait vécu aux côtés des personnages, comme si elle en connaissait les pensées les plus intimes, leurs failles, leurs douleurs, leurs secrets les mieux enfouis. D’une certaine façon, c’était sans doute vrai. Rebekah avait toujours pensé que c’était précisément cela qui distinguait un bon écrivain d’un écrivain quelconque : cette capacité à insuffler une vie presque tangible à des êtres de papier, à les rendre si réels qu’ils finissaient par exister bien au-delà des pages. Cependant, ce n'est pas la réponse qu'elle donna à sa voisine. Cela lui aurait pris trop de temps à développer et elle avait peur de l'ennuyer, d'autant plus qu'elle s'embrouillerai sûrement ce qui l'éloignerai sans aucun doute du sujet principale. Pas qu'ennuyer les autres la dérange vraiment mais cette conversation était tellement intéressante pour une férue de lecture comme elle qu'elle ne voulait pas la voir s'achever immédiatement. Ainsi, elle pesa ses mots avant de répondre.
- Je crois que je connais ce livre, mais que de nom, commença-t-elle. Mais vu le récit que tu en fais, il va aller tout en haut de ma pile à lire dès que je l'aurai acheté.
La jeune fille marqua une courte pause, cherchant ses mots.
- Par contre, ça me rappelle un autre livre que j'ai lu, Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, dit-elle, des étoiles s'illuminant presque dans ses yeux rien que d'y penser. Le texte peut sembler dense, mais l’émotion qu’il dégage est saisissante. Il y a ce contraste frappant entre une société qui se croit juste et Quasimodo, rejeté pour son apparence, mais doté d’une douceur et d’une loyauté rares. Là où les autres se montrent cruels, lui reste profondément humain. Je crois que ce qui m’a le plus marquée, c’est cette solitude qui l’entoure… et cette idée qu’il est condamné à aimer dans un monde qui ne lui laissera jamais sa place, comme pour ton livre.
Rebekah se encore souvenait de la première fois qu'elle avait lu le livre comme si c'était la veille. Elle s'était cachée dans le grenier, de peur que quelqu'un ne la voie avec un livre moldu, et elle l'avait dévoré en moins de temps qu'il n'en faut pour dire patacitrouille. Ça avait été la première fois qu'elle s'intéressait à une oeuvre non sorcière et celle-ci l'avait marquée à vie.
750 mots,
@Émeline Joyner, désolée pour le retard, j'ai eu du mal à trouver l'inspi mais une fois que je l'ai eue on m'arrêtait plus
À l'ombre des pages
Elle avait senti le regard de la Serpentard la sonder tout le long de son résumé. Dans l'analyse qu'elle percevait sur sa personne, aucune note négative ne s'en dégageait. Au contraire, elle avait plutôt l'impression que la jeune sorcière était accrochée à ses lèvres, totalement captivée par ce qu'elle racontait. Et il y avait de quoi ! Frankenstein n'était peut-être pas le roman accessible à tous les lecteurs, mais Émeline avait la profonde conviction que la rouquine faisait partie de ceux qui vivaient entièrement un écrit. De la première lettre jusqu'à l'ultime point final. En parlant ainsi de cet ouvrage, la Serdaigle souhaitait la motiver à ouvrir bien plus ses horizons et à découvrir des plumes inégalables.
L'entendre soupirer le titre fut comme une réussite personnelle pour l'adolescente. Et, satisfaite d'avoir réalisé une belle éloge de chef-d'œuvre, elle sourit de plus belle à son affirmation.
- J'espère que tu viendras me dire ce que tu en penses quand tu auras pu le lire.
Les rôles s'inversèrent sans prévenir. La plus jeune se mit à lui parler d'un roman aussi proche qu'éloigné de Frankenstein. L'auteur, Victor Hugo, était loin d'être un inconnu. Bien qu'Émeline n'ait jamais lu d'œuvre de lui, la renommée de son nom dans la littérature française n'était pas à prouver. Alors elle l'écouta avec attention et ne put s'empêcher d'apprécier la manière dont la petite s'exprimait avec tant de ferveur. Chaque tournure de phrase, chaque mot qu'elle employait pour lui transmettre l'histoire de Quasimodo, exhibait sa passion dévorante pour la littérature.
Si Émeline avait pu rajouter du gasoil sur la flamme que la rouquine représentait, elle aurait fait tout exploser juste pour la voir briller de mille feux.
- Dans un univers alternatif, je pense que Quasimodo et le Monstre auraient pu très bien s'entendre, fit-elle remarquer, amusée par la troublante ressemblance des deux protagonistes. Peut-être qu'ils auraient pu se comprendre comme jamais personne n'arriverait à le faire. C'est intéressant à imaginer...Ça me donnerait presque envie d'écrire leur rencontre.
L'écriture n'était pas l'une des activités qu'elle pratiquait le plus souvent, mais il pouvait arriver à l'aiglonne de s'abandonner dans cet art, même si elle ne le maîtrisait pas à la perfection. Le sujet de deux âmes esseulées qui se croisent et finissent par se comprendre, c'était bien un thème qui méritait d'être exploré.
Émeline reporta enfin son regard sur le serpent aux écailles de feu et lui dédia un sourire plus mesuré, plus posé.
- Ça fait plaisir de pouvoir parler comme ça de lecture...Et j'ai tellement été prise dedans que je n'ai pas pris le temps de te demander ton nom.
Elle croisa ses bras contre elle, ses épaules se dénouant assez pour qu'elle se sente plus à l'aise, toujours accolée à la même bibliothèque.
- Moi c'est Émeline, et toi ?
466 mots
@Rebekah Norfolk - Ravie de voir que tu as retrouvé l'inspiration
L'entendre soupirer le titre fut comme une réussite personnelle pour l'adolescente. Et, satisfaite d'avoir réalisé une belle éloge de chef-d'œuvre, elle sourit de plus belle à son affirmation.
- J'espère que tu viendras me dire ce que tu en penses quand tu auras pu le lire.
Les rôles s'inversèrent sans prévenir. La plus jeune se mit à lui parler d'un roman aussi proche qu'éloigné de Frankenstein. L'auteur, Victor Hugo, était loin d'être un inconnu. Bien qu'Émeline n'ait jamais lu d'œuvre de lui, la renommée de son nom dans la littérature française n'était pas à prouver. Alors elle l'écouta avec attention et ne put s'empêcher d'apprécier la manière dont la petite s'exprimait avec tant de ferveur. Chaque tournure de phrase, chaque mot qu'elle employait pour lui transmettre l'histoire de Quasimodo, exhibait sa passion dévorante pour la littérature.
Si Émeline avait pu rajouter du gasoil sur la flamme que la rouquine représentait, elle aurait fait tout exploser juste pour la voir briller de mille feux.
- Dans un univers alternatif, je pense que Quasimodo et le Monstre auraient pu très bien s'entendre, fit-elle remarquer, amusée par la troublante ressemblance des deux protagonistes. Peut-être qu'ils auraient pu se comprendre comme jamais personne n'arriverait à le faire. C'est intéressant à imaginer...Ça me donnerait presque envie d'écrire leur rencontre.
L'écriture n'était pas l'une des activités qu'elle pratiquait le plus souvent, mais il pouvait arriver à l'aiglonne de s'abandonner dans cet art, même si elle ne le maîtrisait pas à la perfection. Le sujet de deux âmes esseulées qui se croisent et finissent par se comprendre, c'était bien un thème qui méritait d'être exploré.
Émeline reporta enfin son regard sur le serpent aux écailles de feu et lui dédia un sourire plus mesuré, plus posé.
- Ça fait plaisir de pouvoir parler comme ça de lecture...Et j'ai tellement été prise dedans que je n'ai pas pris le temps de te demander ton nom.
Elle croisa ses bras contre elle, ses épaules se dénouant assez pour qu'elle se sente plus à l'aise, toujours accolée à la même bibliothèque.
- Moi c'est Émeline, et toi ?
466 mots
@Rebekah Norfolk - Ravie de voir que tu as retrouvé l'inspiration
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline