Chercher la voix
PV : @Owen Locke
PNJ : Flora Fleurdelys
Lundi 13 septembre 2050 - 8h30
Godric’s Hollow - IMEM
Ce lundi matin avait l’air ordinaire, mais Flora savait qu’il marquerait une étape nouvelle. La brume s’attardait encore sur les pavés de la place Armand Malfoy, à l’heure où, d’ordinaire, elle transplanait vers l’école Maeve Queen. Pourtant, ce jour-là, ses pas la menèrent ailleurs, devant la façade discrète de l’Institut Médico-Éducatif Magique.
Elle n’y avait encore jamais mis les pieds. Depuis l’ouverture de son école, le quotidien s’était enchaîné avec une intensité qui l’avait tenue éloignée de certains partenariats pourtant essentiels. Elle s’en voulait de ce retard. Mais ce matin, elle avait pris la décision de réparer cette absence.
Ce qui la guidait surtout, c’était un enfant : Victor Barton, sept ans, l’un des premiers élèves de Maeve Queen. Un garçon vif, attentif, dont les yeux brillants révélaient une grande intelligence, et une curiosité constante. Sa magie, encore maladroite, ne posait pas de problème particulier. Mais son silence, lui, restait entier. Il ne parlait pas. Ni à l’école, ni ailleurs.
Chez lui non plus, les mots n’étaient jamais venus. Ses parents l’aimaient avec une tendresse débordante, une chaleur sincère, sans distance. Sa mère Joy était vendeuse dans un petit commerce du village. Son père Kendall était artisan et passait ses journées à l’atelier, les mains imprégnées de copeaux et d’odeurs de bois. Ils avaient essayé, eux aussi, en multipliant les jeux, les encouragements, les moments d’écoute. Mais rien n’avait changé. Victor se laissait entourer, câliner, mais son mutisme demeurait comme une barrière invisible. Aucun traumatisme évident, aucun souvenir douloureux n’étaient venus éclairer cette énigme. Si raison il y avait, elle restait profondément enfouie, hors de leur portée.
À l’école, Flora avait observé mille fois sa manière de s’intégrer sans jamais prononcer un mot. Lors d’un atelier artistique, il pouvait passer des heures concentré, à modeler de petites formes en terre enchantée, puis les offrir spontanément à ses camarades. Ses yeux pétillaient quand l’un d’eux le remerciait, et il répondait d’un signe de tête, satisfait, mais silencieux. Dans la bibliothèque, il attrapait parfois un livre d’images magiques, le feuilletait, puis le glissait sans bruit devant un autre élève, comme pour partager la découverte. Et dans la cour intérieure, ses gestes remplaçaient les paroles : Il indiquait d’un doigt, aux éducateurs, le ballon coincé dans un arbre, ou imitait les gestes et les expressions sur le visage de Cassidy quand ce dernier pestait contre la terre entière. Et souvent, Victor riait d’un souffle muet, quand un camarade faisait une farce.
Il n’était pas absent, loin de là. Au contraire, Victor semblait toujours présent, attentif, avide de liens. Mais la voix restait prisonnière, et malgré toutes les approches, les signes, les exercices de respirations, les jeux collectifs, rien n’avait permis de franchir cette frontière invisible.
Cela troublait la rousse profondément. Non pas parce qu’il était différent sans ce sens, mais parce qu’elle craignait que ce silence, en grandissant, devienne une solitude. L’Écossaise savait ce que signifiait une enfance marquée par l’isolement : Elle l’avait trop vu autrefois, lorsqu’elle avait fondé Cœur d’Or pour accueillir des orphelins. Elle connaissait la fragilité des enfances entravées, celles où l’absence d’un mot, d’un geste ou d’un soutien suffisait à creuser des blessures invisibles durables. Elle avait juré alors de ne jamais laisser un enfant « tomber entre les mailles ».
Et voilà que Victor, malgré l’amour de ses parents, malgré les efforts de Maeve Queen, risquait de se retrouver face à un mur. Elle ne pouvait pas se permettre de détourner le regard. L’ancienne Gryffonne n’était pas seulement directrice : Elle était responsable de ces enfants, jusque dans leurs fragilités. Fonder une école ne suffisait pas. Il fallait aussi savoir reconnaître ses limites, et demander de l’aide aux autres.
Arrivée devant la lourde porte de l’Institut, la sorcière hésita un instant. Dans son esprit, l’image de Victor était omniprésente : Son visage attentif, ses mains qui s’agitaient pour dire ce que ses lèvres taisaient. Elle inspira longuement, chassa ses doutes.
Alors, dans ce matin encore brumeux, Flora leva la main, et frappa doucement à la porte de l’Institut.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
PNJ : Flora Fleurdelys
Lundi 13 septembre 2050 - 8h30
Godric’s Hollow - IMEM
Ce lundi matin avait l’air ordinaire, mais Flora savait qu’il marquerait une étape nouvelle. La brume s’attardait encore sur les pavés de la place Armand Malfoy, à l’heure où, d’ordinaire, elle transplanait vers l’école Maeve Queen. Pourtant, ce jour-là, ses pas la menèrent ailleurs, devant la façade discrète de l’Institut Médico-Éducatif Magique.
Elle n’y avait encore jamais mis les pieds. Depuis l’ouverture de son école, le quotidien s’était enchaîné avec une intensité qui l’avait tenue éloignée de certains partenariats pourtant essentiels. Elle s’en voulait de ce retard. Mais ce matin, elle avait pris la décision de réparer cette absence.
Ce qui la guidait surtout, c’était un enfant : Victor Barton, sept ans, l’un des premiers élèves de Maeve Queen. Un garçon vif, attentif, dont les yeux brillants révélaient une grande intelligence, et une curiosité constante. Sa magie, encore maladroite, ne posait pas de problème particulier. Mais son silence, lui, restait entier. Il ne parlait pas. Ni à l’école, ni ailleurs.
Chez lui non plus, les mots n’étaient jamais venus. Ses parents l’aimaient avec une tendresse débordante, une chaleur sincère, sans distance. Sa mère Joy était vendeuse dans un petit commerce du village. Son père Kendall était artisan et passait ses journées à l’atelier, les mains imprégnées de copeaux et d’odeurs de bois. Ils avaient essayé, eux aussi, en multipliant les jeux, les encouragements, les moments d’écoute. Mais rien n’avait changé. Victor se laissait entourer, câliner, mais son mutisme demeurait comme une barrière invisible. Aucun traumatisme évident, aucun souvenir douloureux n’étaient venus éclairer cette énigme. Si raison il y avait, elle restait profondément enfouie, hors de leur portée.
À l’école, Flora avait observé mille fois sa manière de s’intégrer sans jamais prononcer un mot. Lors d’un atelier artistique, il pouvait passer des heures concentré, à modeler de petites formes en terre enchantée, puis les offrir spontanément à ses camarades. Ses yeux pétillaient quand l’un d’eux le remerciait, et il répondait d’un signe de tête, satisfait, mais silencieux. Dans la bibliothèque, il attrapait parfois un livre d’images magiques, le feuilletait, puis le glissait sans bruit devant un autre élève, comme pour partager la découverte. Et dans la cour intérieure, ses gestes remplaçaient les paroles : Il indiquait d’un doigt, aux éducateurs, le ballon coincé dans un arbre, ou imitait les gestes et les expressions sur le visage de Cassidy quand ce dernier pestait contre la terre entière. Et souvent, Victor riait d’un souffle muet, quand un camarade faisait une farce.
Il n’était pas absent, loin de là. Au contraire, Victor semblait toujours présent, attentif, avide de liens. Mais la voix restait prisonnière, et malgré toutes les approches, les signes, les exercices de respirations, les jeux collectifs, rien n’avait permis de franchir cette frontière invisible.
Cela troublait la rousse profondément. Non pas parce qu’il était différent sans ce sens, mais parce qu’elle craignait que ce silence, en grandissant, devienne une solitude. L’Écossaise savait ce que signifiait une enfance marquée par l’isolement : Elle l’avait trop vu autrefois, lorsqu’elle avait fondé Cœur d’Or pour accueillir des orphelins. Elle connaissait la fragilité des enfances entravées, celles où l’absence d’un mot, d’un geste ou d’un soutien suffisait à creuser des blessures invisibles durables. Elle avait juré alors de ne jamais laisser un enfant « tomber entre les mailles ».
Et voilà que Victor, malgré l’amour de ses parents, malgré les efforts de Maeve Queen, risquait de se retrouver face à un mur. Elle ne pouvait pas se permettre de détourner le regard. L’ancienne Gryffonne n’était pas seulement directrice : Elle était responsable de ces enfants, jusque dans leurs fragilités. Fonder une école ne suffisait pas. Il fallait aussi savoir reconnaître ses limites, et demander de l’aide aux autres.
Arrivée devant la lourde porte de l’Institut, la sorcière hésita un instant. Dans son esprit, l’image de Victor était omniprésente : Son visage attentif, ses mains qui s’agitaient pour dire ce que ses lèvres taisaient. Elle inspira longuement, chassa ses doutes.
Alors, dans ce matin encore brumeux, Flora leva la main, et frappa doucement à la porte de l’Institut.
Reducio
Votre PJ est présent ? Non
- Nom et prénom du PNJ :
Flora Fleurdelys (mère de Gabryel) → PNJ actif
- Lien vers la fiche des PNJ : ici
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : Indirect, créer une interaction entre ce centre, et Maeve Queen, ou Gabryel fera potentiellement un stage sous peu.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Chercher la voix
Accompagnant médico-éducatif magique en formation depuis maintenant presque un mois et demi à l’Institut Médico-Éducatif Magique de Godric’s Hollow, Owen commençait à prendre ses marques dans la capitale sorcière qu’il fuyait pourtant comme la peste depuis sa création. Bien sûr il y était déjà venu une ou deux fois. Mais elle représentait pour lui tout ce qui détruisait sa vie de né-moldu, allant des dirigeants qui siégeaient au conseil pour qui ils n’étaient guère plus que de vulgaires objets, sans statut, aux familles bourgeoises de sang-pur qui l’habitaient et méprisaient les siens. Il n’était pas le bienvenu. C’était même un miracle selon lui qu’il ai pu obtenir ce job. L’ancien bibliothécaire passait devant la vitrine du restaurant des Harrison… ce nom qui le faisait frémir. Ceux qui avaient torturé son frère. Il espérait bien ne jamais les croiser un jour… pour eux… parce qu’il ne savait pas s’il saurait se retenir.
Mais alors qu’il arrivait non loin de l’institut sur le coup des huit heures trente - c’est qu’il n’avait pas vu l’heure et arriverait donc tout juste pour l’ouverture au public - il tenta de faire fi de ces pensées négatives pour se concentrer sur ce qu’il chérissait tant : aider les enfants. Et pas n’importe lesquels ! Ceux là étaient particuliers, comme lui, pour des raisons différentes. Ils peinaient à trouver leur place dans la société en raison de leur différence. Qu’elle soit physique ou mentale, ces jeunes avaient besoin de personnes qui les acceptaient tel qu’ils étaient et les voyaient comme n’importe quel autre être humain. Des personnes prêtes à soulever des montagnes et casser des murs pour les aider à trouver leur place. C’est ce qu’Owen faisait. Jour après jour se réinventer, dans ses interactions, dans sa communication, dans ses enseignements et son accompagnement pour s’adapter à ces jeunes frimousses innoncentes.
Devant les portes ce matin là, il eu la surprise d’y voir une femme d’âge mûr hésiter à entrer puis toquer. Sans hésiter, il avait alors réduit plus ou moins rapidement la distance qui les séparait avant de se présenter et l’inviter à entrer.
- Bonjour, dit-il sobrement pour la saluer. Je travaille ici… je peux faire quelque chose pour vous ? demanda-t-il dans un sourire tout en poussant la porte. Mais heu entrez, je vous en prie, nous pouvons discuter à l’intérieur ! précisa l’irlandais en l’invitant à le suivre avant de refermer la porte derrière eux. Pardonnez mon manque de civisme, je ne vous ai même pas donné mon nom. Owen Locke, accompagnant médico-éducatif et social dans ce charmant institut, s’excusa-t-il ensuite se rendant compte qu’ils n’avaient pas été présentés. Qu’est-ce qui vous amène ici ?
Debouts dans le hall d’accueil, l’apprenti fit un rapide et discret signe de la main à son collègue Jared en attendant une réponse de son interlocutrice. Il en profita également pour se démettre de son manteau qu’il posa sur le porte-manteau prévu à cet effet à côté de l’entrée.
Mais alors qu’il arrivait non loin de l’institut sur le coup des huit heures trente - c’est qu’il n’avait pas vu l’heure et arriverait donc tout juste pour l’ouverture au public - il tenta de faire fi de ces pensées négatives pour se concentrer sur ce qu’il chérissait tant : aider les enfants. Et pas n’importe lesquels ! Ceux là étaient particuliers, comme lui, pour des raisons différentes. Ils peinaient à trouver leur place dans la société en raison de leur différence. Qu’elle soit physique ou mentale, ces jeunes avaient besoin de personnes qui les acceptaient tel qu’ils étaient et les voyaient comme n’importe quel autre être humain. Des personnes prêtes à soulever des montagnes et casser des murs pour les aider à trouver leur place. C’est ce qu’Owen faisait. Jour après jour se réinventer, dans ses interactions, dans sa communication, dans ses enseignements et son accompagnement pour s’adapter à ces jeunes frimousses innoncentes.
Devant les portes ce matin là, il eu la surprise d’y voir une femme d’âge mûr hésiter à entrer puis toquer. Sans hésiter, il avait alors réduit plus ou moins rapidement la distance qui les séparait avant de se présenter et l’inviter à entrer.
- Bonjour, dit-il sobrement pour la saluer. Je travaille ici… je peux faire quelque chose pour vous ? demanda-t-il dans un sourire tout en poussant la porte. Mais heu entrez, je vous en prie, nous pouvons discuter à l’intérieur ! précisa l’irlandais en l’invitant à le suivre avant de refermer la porte derrière eux. Pardonnez mon manque de civisme, je ne vous ai même pas donné mon nom. Owen Locke, accompagnant médico-éducatif et social dans ce charmant institut, s’excusa-t-il ensuite se rendant compte qu’ils n’avaient pas été présentés. Qu’est-ce qui vous amène ici ?
Debouts dans le hall d’accueil, l’apprenti fit un rapide et discret signe de la main à son collègue Jared en attendant une réponse de son interlocutrice. Il en profita également pour se démettre de son manteau qu’il posa sur le porte-manteau prévu à cet effet à côté de l’entrée.
#EkipFamily for ever
“You know what’s cooler than magic ? Maths !” - Peter Parker
Montage avatar par Elam T.|#008080|Boys Band de Gryffondor
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Chercher la voix
Je lui rends son sourire avec la même spontanéité, et je tends aussitôt la main.
- Flora Fleurdelys, enchantée ! Je suis la directrice de l’école Maeve Queen, juste à deux rues d’ici. Nous nous sommes peut-être déjà croisés dans le village, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de me présenter… Et je dois avouer que je m’en veux un peu…
En le regardant, je ne peux m’empêcher de remarquer ses cheveux clairs, en bataille, qui lui donnent un air à la fois sérieux et un peu bohème. Ses yeux bleu-gris accrochent la lumière. C’est un mélange doux et perçant à la fois. Il a le dos droit, les épaules carrées, une prestance discrète qui impose naturellement le respect, malgré sa silhouette fine. Je me dis qu’il doit dégager cette même solidité tranquille auprès des enfants, ce genre de présence rassurante qui met en confiance. Ses lèvres s’étirent dans un sourire sincère, et je me surprends à penser qu’il a une chaleur naturelle désarmante.
- Si je suis là ce matin, c’est au sujet d’un de mes élèves : Victor Barton. Sept ans, un petit garçon vif, curieux, attentif… Il s’épanouit à l’école, il partage, il rit, il crée, mais il n’a encore jamais prononcé un mot. Pas un seul.
Je marque une légère pause, laissant mon regard se poser sur Owen avec franchise.
- Nous avons tout essayé de notre côté, avec patience et imagination, mais je crois que ce silence cache quelque chose qui nous échappe. Et je refuse de le laisser s’enfermer derrière cette barrière. Alors je viens chercher vos regards, vos compétences, vos conseils.
Je reprends une inspiration légère, et je ponctue mes paroles d’un grand sourire.
- Et puis, entre nous, il était grand temps que je vienne saluer vos équipes ! Nous sommes voisins, après tout.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
- Flora Fleurdelys, enchantée ! Je suis la directrice de l’école Maeve Queen, juste à deux rues d’ici. Nous nous sommes peut-être déjà croisés dans le village, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de me présenter… Et je dois avouer que je m’en veux un peu…
En le regardant, je ne peux m’empêcher de remarquer ses cheveux clairs, en bataille, qui lui donnent un air à la fois sérieux et un peu bohème. Ses yeux bleu-gris accrochent la lumière. C’est un mélange doux et perçant à la fois. Il a le dos droit, les épaules carrées, une prestance discrète qui impose naturellement le respect, malgré sa silhouette fine. Je me dis qu’il doit dégager cette même solidité tranquille auprès des enfants, ce genre de présence rassurante qui met en confiance. Ses lèvres s’étirent dans un sourire sincère, et je me surprends à penser qu’il a une chaleur naturelle désarmante.
- Si je suis là ce matin, c’est au sujet d’un de mes élèves : Victor Barton. Sept ans, un petit garçon vif, curieux, attentif… Il s’épanouit à l’école, il partage, il rit, il crée, mais il n’a encore jamais prononcé un mot. Pas un seul.
Je marque une légère pause, laissant mon regard se poser sur Owen avec franchise.
- Nous avons tout essayé de notre côté, avec patience et imagination, mais je crois que ce silence cache quelque chose qui nous échappe. Et je refuse de le laisser s’enfermer derrière cette barrière. Alors je viens chercher vos regards, vos compétences, vos conseils.
Je reprends une inspiration légère, et je ponctue mes paroles d’un grand sourire.
- Et puis, entre nous, il était grand temps que je vienne saluer vos équipes ! Nous sommes voisins, après tout.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
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Chercher la voix
La directrice de l'école Maeve Queen, c'est donc pour ça que son visage lui était familier ! Ils avaient effectivement dû se croiser plus d'une fois dans les rues de la capitale. Son nom aussi lui parlait, il se souvenait avoir vu passer la nouvelle dans les journaux il y a quelques années. Oh ne vous en voulez pas ! il s'empresse alors de la rassurer tout en lui rendant sa poignée de main. Je sais que vous avez fait beaucoup aussi pour les jeunes sorciers en difficulté, la fondation Coeur d'Or pour ces enfants orphelins, vous avez le coeur sur la main. Il le pensait sincèrement. Cela faisait écho à son passé, abandonné par sa mère biologique, son père qui apparemment avait eu du mal à s'occuper de lui bébé... si Heaven Grey ne l'avait pas rencontré, il aurait certainement finit à la rue et il aurait alors eu besoin de personnes comme cette femme. Il avait somme toute eu de la chance d'avoir rapidement trouvé une nouvelle maman qui avait remis père et fils dans le droit chemin. Et lui-même avait finit par "adopter" son frère il y a quelques années, devenir son tuteur légal pour qu'il ne reste pas avec leur génitrice, violente, alcoolique, ni qu'il soit abandonné. Mais ce n'était évidemment pas pour discuter abandon que la directrice était venue frapper à la porte de l'Institut ce matin là, aussi l'écouta-t-il avec la plus grande attention.
Un enfant épanoui mais non-verbal. Un silence qui pouvait être à la fois le miroir d'un mal-être profond comme la conséquence d'un cerveau fonctionnant différemment. Ce n'était bien sûr pas à eux de poser des diagnostics, ils n'étaient pas formés à cela, mais ils pouvaient aider l'enfant à composer avec ce handicap, le compenser, afin qu'il puisse s'intégrer plus tard dans la société.
- Je vois... vous avez bien fait de venir nous voir. Je ne suis encore qu'apprenti ici mais... peut-être pourriez-vous prendre un rendez-vous avec les parents et le directeur de l'Institut ? Je suis sûr que nos équipes seront ravies de l'accueillir et de l'aider à sortir de ce silence ou du moins... composer avec. Le sourire accompagnant les paroles d'Owen était doux, compréhensif et rassurant. Il marqua alors une courte pause avant de tenter une autre proposition. Un apport qui selon lui pouvait vraiment faire la différence. Peut-être que vous pourriez aussi suggérer aux parents de l'emmener voir un.e psychomage pédiatrique pour essayer de comprendre ce qu'il se passe dans sa tête ? J'en connais une qualifiée pour accompagner les enfants et adolescents ayant vécu des traumatismes ou ayant un fonctionnement particulier. Vous avez peut-être déjà entendu son nom, Mia Vermillon, l'ancienne psychomage de Poudlard. Elle travaille juste à côté à présent, à Saint Mangouste et suit certains de nos petits patients. Elle est très douce et a toute ma confiance ; j'ai travaillé à ses côtés avant que nous déménagions tous les deux pour la capitale.
Un enfant épanoui mais non-verbal. Un silence qui pouvait être à la fois le miroir d'un mal-être profond comme la conséquence d'un cerveau fonctionnant différemment. Ce n'était bien sûr pas à eux de poser des diagnostics, ils n'étaient pas formés à cela, mais ils pouvaient aider l'enfant à composer avec ce handicap, le compenser, afin qu'il puisse s'intégrer plus tard dans la société.
- Je vois... vous avez bien fait de venir nous voir. Je ne suis encore qu'apprenti ici mais... peut-être pourriez-vous prendre un rendez-vous avec les parents et le directeur de l'Institut ? Je suis sûr que nos équipes seront ravies de l'accueillir et de l'aider à sortir de ce silence ou du moins... composer avec. Le sourire accompagnant les paroles d'Owen était doux, compréhensif et rassurant. Il marqua alors une courte pause avant de tenter une autre proposition. Un apport qui selon lui pouvait vraiment faire la différence. Peut-être que vous pourriez aussi suggérer aux parents de l'emmener voir un.e psychomage pédiatrique pour essayer de comprendre ce qu'il se passe dans sa tête ? J'en connais une qualifiée pour accompagner les enfants et adolescents ayant vécu des traumatismes ou ayant un fonctionnement particulier. Vous avez peut-être déjà entendu son nom, Mia Vermillon, l'ancienne psychomage de Poudlard. Elle travaille juste à côté à présent, à Saint Mangouste et suit certains de nos petits patients. Elle est très douce et a toute ma confiance ; j'ai travaillé à ses côtés avant que nous déménagions tous les deux pour la capitale.
#EkipFamily for ever
“You know what’s cooler than magic ? Maths !” - Peter Parker
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Chercher la voix
Il y avait chez ce jeune homme quelque chose de vivant et d’énergique dans sa manière de se tenir et d’écouter. Elle aima instantanément son regard franc. Les gens ne vous regardent pas forcément dans les yeux lorsqu’ils échangent avec les autres, lui oui. Certains adultes parlaient des enfants comme d’un sujet professionnel, en prenant une distance presque trop affirmée. Ce sorcier s’exprimait avec une douceur et une humanité débordantes. Flora le sentait dans toute son empathie. Il choisissait ses mots avec précaution et ne cherchait nullement à l’impressionner. Il semblait à la fois solide et sensible. L’Écossaise avait passé sa vie entourée d’enfants abîmés ou perdus. Avec le temps, elle avait développé cette capacité à ressentir les êtres avant même qu’ils ne se racontent vraiment. Chez Owen, elle percevait un vécu parsemé de montagnes à escalader, quelqu’un qui reconnaissait aussi les failles. Il avait dû apprendre à tenir debout sans aide.
- Merci, Owen… Vraiment, votre conseil est précieux. Et je crois effectivement qu’un regard extérieur, spécialisé, pourrait aider Victor et ses parents. Je noterai donc le nom de Mia Vermillon.
Comme si une idée venait de se former dans l’esprit de la directrice, un sourire s’installa sur ses lèvres.
- En vous écoutant parler, je me demandais si nous ne pourrions pas commencer autrement.
D’un souffle léger, Flora chassa une mèche rebelle de son front.
- Victor est un enfant extrêmement sensible aux présences. Il observe tout, les variations de voix, les attitudes, les regards. Il sait tout de suite quand quelqu’un cherche à le faire parler. Et à chaque fois, il se referme.
La mèche glissa à nouveau sur son visage.
- Alors du coup, je me disais… Peut-être bien qu’avant même de lui proposer une rencontre avec une psychomage, il pourrait simplement vous rencontrer…
Un court silence malicieux se posa.
- Vous, je veux dire, sans aucune pression. Ce serait juste une rencontre, une discussion avec quelqu’un qui, je le crois, pourrait certainement le mettre en confiance.
La rousse resserra machinalement le foulard autour de son cou.
- Je suis persuadée que vous seriez capable de ressentir beaucoup de choses chez lui. Certains adultes ont cette capacité rare de laisser les enfants respirer à leur guise. Vous me donnez cette impression-là, Owen.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
- Merci, Owen… Vraiment, votre conseil est précieux. Et je crois effectivement qu’un regard extérieur, spécialisé, pourrait aider Victor et ses parents. Je noterai donc le nom de Mia Vermillon.
Comme si une idée venait de se former dans l’esprit de la directrice, un sourire s’installa sur ses lèvres.
- En vous écoutant parler, je me demandais si nous ne pourrions pas commencer autrement.
D’un souffle léger, Flora chassa une mèche rebelle de son front.
- Victor est un enfant extrêmement sensible aux présences. Il observe tout, les variations de voix, les attitudes, les regards. Il sait tout de suite quand quelqu’un cherche à le faire parler. Et à chaque fois, il se referme.
La mèche glissa à nouveau sur son visage.
- Alors du coup, je me disais… Peut-être bien qu’avant même de lui proposer une rencontre avec une psychomage, il pourrait simplement vous rencontrer…
Un court silence malicieux se posa.
- Vous, je veux dire, sans aucune pression. Ce serait juste une rencontre, une discussion avec quelqu’un qui, je le crois, pourrait certainement le mettre en confiance.
La rousse resserra machinalement le foulard autour de son cou.
- Je suis persuadée que vous seriez capable de ressentir beaucoup de choses chez lui. Certains adultes ont cette capacité rare de laisser les enfants respirer à leur guise. Vous me donnez cette impression-là, Owen.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
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