Un oeil ouvert pour apprendre au coeur
Dans les jours qui suivent le 17 septembre 2050
Les jours précédents avaient été hauts en couleurs, et en rebondissements. Une nouvelle fois, son besoin de silence et son incapacité à faire confiance s'étaient retournés contre elle. Mais cette fois, la bombe n'avait pas tout détruit sur son passage. Enfin, pas aux yeux de l'irlandaise. Les conséquences étaient lourdes, mais peu de choses l'avaient vraiment marquée au fer rouge, contrairement aux fois précédentes.
Pour autant, les conséquences étant présentes, elle devait avancer, et y répondre. Le premier pas, avant le suivi dont elle ne voulait pas, c'était de venir passer un moment ici, dans cette salle. Les ressources nécessaires pour faire ce pas étaient moins importantes que toutes les autres, et, au fond d'elle, elle mourrait d'envie de découvrir cette salle depuis quelques mois. Le compromis était peut-être à son avantage, mais cela suffirait pour commencer. L'irlandaise était donc passée demander l'autorisation à Monsieur Kyros, avant d'entrer seule dans la salle sensorielle. A présent, elle avait trente minutes devant elle, pour découvrir ce nouvel univers, se détendre, et se retrouver face à ses propres pensées.
Alors que la musique moldue l'avait toujours apaisée, et que l'irlandaise avait souvent cherché à retrouver cette bulle dans le monde magique, c'est la sensation première qu'elle ressenti en entrant dans cette salle. Les lumières, ainsi que la musique calme posée en fond. Lucia ressentit comme une vague d'apaisement instantanée en entrant dans cette salle, dans laquelle elle était certaine de ne pas être dérangée. Au final, c'était peut-être ça aussi qui lui manquait ici. Elle n'avait nulle part où se retrouver. Lucia ferma les yeux quelques instants, toujours debout dans le premier espace, l'entrée de la salle. Elle n'avait fait que les premiers pas, retirer les parties de sa tenue qui pourraient l'embêter.
Quand elle rouvrit les yeux, Lucia reprit sa découverte, avançant pas après pas sur le chemin de galets. Elle était toujours absorbée par ses souvenirs, revivant tout ce qui l'avait conduit jusque là, ressentant chaque émotion comme si elle ne l'avait jamais quitté. Oui, c'était son passé qui l'avait construite, qui l'avait mené jusqu'ici, et qui avait déclenché les conséquences de ses actes. La phase d'apprentissage n'avait pas encore commencé, pour le moment, elle devait recoller les morceaux. Chercher plus en profondeur la raison de son geste. Et ensuite, elle pourrait en apprendre sur les conséquences, et continuer à grandir. Aujourd'hui, elle devait accepter et comprendre, se rendre compte de ce qu'elle avait fait, même si les premiers électrochocs avaient déjà eu lieus. Il lui manquait encore le sien, celui qu'elle avait toujours repoussé, mais qui était essentiel à présent. Elle avait grandi, et les regards des autres devaient perdre en puissance.
En entrant dans la zone d'eau et de lumière, le contact physique à ses sens lui permis d'éteindre momentanément son cerveau, de se reconnecter à l'instant présent, peut-être plus que cela n'avait été le cas depuis la fin du mois d'août, et son retour à Poudlard. Alors qu'elle n'avait que survécu à tout ce qu'on lui proposait, laissant tout glisser sur elle sans l'atteindre, et refermant encore davantage un bouclier de protection autour d'elle. Rien n'était entré en elle en profondeur, elle n'avait fait qu'avancer, laissant tout sur son passage. Aujourd'hui, elle retrouvait des sensations, qui n'étaient pas liée à des pensées ou à son état interne, mais réellement à ce qu'il se passait autour d'elle. Un nouveau pas vers les autres, l'autre, l'externe, l'extérieur.
En revenant sur le chemin, l'irlandaise fit le choix de laisser la partie plantes pour la dernière étape, et se dirigea donc vers la partie sable. Elle s'assit dès que le sable l'entourait totalement, cherchant à retrouver ces stimulations externes, à se retrouver entourée, physiquement, pour compenser ce qu'elle avait cherché et fuit depuis plusieurs semaines. De nouveau, les souvenirs l'envahirent. Elle se retrouvait en primaire, dans les dernières années, quand elle passait son temps à fuir tout ce qui pouvait lui faire ressentir des émotions, émotions déjà beaucoup trop fortes pour elle. Quand ses relations aux autres étaient silencieuses et que tout le bruit sortait par le sport. Quand sa relation avec Liam s'était brisée, et que ses parents restaient impuissants. Quand elle avait appris à avancer, fuyant ses ressentis, entourée d'une bulle de protection tellement solide qu'elle la brisait de l'intérieur. Et puis, elle se revoyait, moins d'un mois auparavant, avançant dans les couloirs avec un regard noir, évitant les conversations et les obligations, fuyant les relations aux autres et même ce qu'il se passait au fond d'elle en partant voler. Et puis, quand ça avait été trop, et qu'elle était partie. Juste partie. Elle avait cru qu'elle avait changé, même quelques mois auparavant, ou alors l'année d'avant. Qu'elle avait évolué, qu'elle avait grandi. Mais le parallèle était frappant. Au final, ses réactions avaient évolués, la colère avait grandi avait elle et les larmes étaient restées enfermées. Mais peu de choses avaient réellement changées.
L'irlandaise se leva si violemment qu'elle manqua de retomber dans la foulée. Et elle partit, loin du sable, retournant sur le chemin de galets. Qu'est-ce qu'elle fuyait ? Pourquoi cette vérité l'avait bouleversée ? Pourquoi pensait-elle qu'elle avait changé ? Et pourtant, c'était vrai, elle y croyait dur comme fer. Comme quoi...
Il lui restait une dernière zone à aller explorer. La zone végétale, dans laquelle elle aurait pu penser à son futur, commencer à avancer. Mais c'était trop tôt, beaucoup trop tôt. Lucia avança tout de même dans cette partie, essayant d'oublier tous les mots se troublants dans sa tête. Ils ne voulaient plus rien dire, tellement ils parlaient tous en même temps. Et puis elle s'assit, contre un des coussins présents, assise dans l'herbe. Ecoutant la musique de la salle, les différents bruits des nombreuses zones. Comme si tout ça pouvait venir taire le bruit de sa tête.
Les jours précédents avaient été hauts en couleurs, et en rebondissements. Une nouvelle fois, son besoin de silence et son incapacité à faire confiance s'étaient retournés contre elle. Mais cette fois, la bombe n'avait pas tout détruit sur son passage. Enfin, pas aux yeux de l'irlandaise. Les conséquences étaient lourdes, mais peu de choses l'avaient vraiment marquée au fer rouge, contrairement aux fois précédentes.
Pour autant, les conséquences étant présentes, elle devait avancer, et y répondre. Le premier pas, avant le suivi dont elle ne voulait pas, c'était de venir passer un moment ici, dans cette salle. Les ressources nécessaires pour faire ce pas étaient moins importantes que toutes les autres, et, au fond d'elle, elle mourrait d'envie de découvrir cette salle depuis quelques mois. Le compromis était peut-être à son avantage, mais cela suffirait pour commencer. L'irlandaise était donc passée demander l'autorisation à Monsieur Kyros, avant d'entrer seule dans la salle sensorielle. A présent, elle avait trente minutes devant elle, pour découvrir ce nouvel univers, se détendre, et se retrouver face à ses propres pensées.
Alors que la musique moldue l'avait toujours apaisée, et que l'irlandaise avait souvent cherché à retrouver cette bulle dans le monde magique, c'est la sensation première qu'elle ressenti en entrant dans cette salle. Les lumières, ainsi que la musique calme posée en fond. Lucia ressentit comme une vague d'apaisement instantanée en entrant dans cette salle, dans laquelle elle était certaine de ne pas être dérangée. Au final, c'était peut-être ça aussi qui lui manquait ici. Elle n'avait nulle part où se retrouver. Lucia ferma les yeux quelques instants, toujours debout dans le premier espace, l'entrée de la salle. Elle n'avait fait que les premiers pas, retirer les parties de sa tenue qui pourraient l'embêter.
Quand elle rouvrit les yeux, Lucia reprit sa découverte, avançant pas après pas sur le chemin de galets. Elle était toujours absorbée par ses souvenirs, revivant tout ce qui l'avait conduit jusque là, ressentant chaque émotion comme si elle ne l'avait jamais quitté. Oui, c'était son passé qui l'avait construite, qui l'avait mené jusqu'ici, et qui avait déclenché les conséquences de ses actes. La phase d'apprentissage n'avait pas encore commencé, pour le moment, elle devait recoller les morceaux. Chercher plus en profondeur la raison de son geste. Et ensuite, elle pourrait en apprendre sur les conséquences, et continuer à grandir. Aujourd'hui, elle devait accepter et comprendre, se rendre compte de ce qu'elle avait fait, même si les premiers électrochocs avaient déjà eu lieus. Il lui manquait encore le sien, celui qu'elle avait toujours repoussé, mais qui était essentiel à présent. Elle avait grandi, et les regards des autres devaient perdre en puissance.
En entrant dans la zone d'eau et de lumière, le contact physique à ses sens lui permis d'éteindre momentanément son cerveau, de se reconnecter à l'instant présent, peut-être plus que cela n'avait été le cas depuis la fin du mois d'août, et son retour à Poudlard. Alors qu'elle n'avait que survécu à tout ce qu'on lui proposait, laissant tout glisser sur elle sans l'atteindre, et refermant encore davantage un bouclier de protection autour d'elle. Rien n'était entré en elle en profondeur, elle n'avait fait qu'avancer, laissant tout sur son passage. Aujourd'hui, elle retrouvait des sensations, qui n'étaient pas liée à des pensées ou à son état interne, mais réellement à ce qu'il se passait autour d'elle. Un nouveau pas vers les autres, l'autre, l'externe, l'extérieur.
En revenant sur le chemin, l'irlandaise fit le choix de laisser la partie plantes pour la dernière étape, et se dirigea donc vers la partie sable. Elle s'assit dès que le sable l'entourait totalement, cherchant à retrouver ces stimulations externes, à se retrouver entourée, physiquement, pour compenser ce qu'elle avait cherché et fuit depuis plusieurs semaines. De nouveau, les souvenirs l'envahirent. Elle se retrouvait en primaire, dans les dernières années, quand elle passait son temps à fuir tout ce qui pouvait lui faire ressentir des émotions, émotions déjà beaucoup trop fortes pour elle. Quand ses relations aux autres étaient silencieuses et que tout le bruit sortait par le sport. Quand sa relation avec Liam s'était brisée, et que ses parents restaient impuissants. Quand elle avait appris à avancer, fuyant ses ressentis, entourée d'une bulle de protection tellement solide qu'elle la brisait de l'intérieur. Et puis, elle se revoyait, moins d'un mois auparavant, avançant dans les couloirs avec un regard noir, évitant les conversations et les obligations, fuyant les relations aux autres et même ce qu'il se passait au fond d'elle en partant voler. Et puis, quand ça avait été trop, et qu'elle était partie. Juste partie. Elle avait cru qu'elle avait changé, même quelques mois auparavant, ou alors l'année d'avant. Qu'elle avait évolué, qu'elle avait grandi. Mais le parallèle était frappant. Au final, ses réactions avaient évolués, la colère avait grandi avait elle et les larmes étaient restées enfermées. Mais peu de choses avaient réellement changées.
L'irlandaise se leva si violemment qu'elle manqua de retomber dans la foulée. Et elle partit, loin du sable, retournant sur le chemin de galets. Qu'est-ce qu'elle fuyait ? Pourquoi cette vérité l'avait bouleversée ? Pourquoi pensait-elle qu'elle avait changé ? Et pourtant, c'était vrai, elle y croyait dur comme fer. Comme quoi...
Il lui restait une dernière zone à aller explorer. La zone végétale, dans laquelle elle aurait pu penser à son futur, commencer à avancer. Mais c'était trop tôt, beaucoup trop tôt. Lucia avança tout de même dans cette partie, essayant d'oublier tous les mots se troublants dans sa tête. Ils ne voulaient plus rien dire, tellement ils parlaient tous en même temps. Et puis elle s'assit, contre un des coussins présents, assise dans l'herbe. Ecoutant la musique de la salle, les différents bruits des nombreuses zones. Comme si tout ça pouvait venir taire le bruit de sa tête.
Mot souligné, en gras et en italique pour l'animation "Moi, le magicien"
#579f38 ~"Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin !" ~ #Pouffyfamily ~ 6è année RP en 2051/2052