Par une nuit d'hiver
12 Décembre 2040
28 ans
Dans une rue de Dublin
@Lloyd River
28 ans
Dans une rue de Dublin
@Lloyd River
- C'est génial, Ewen. Félicitations.
Je deviens de plus en plus douée pour faire semblant au téléphone. Surtout quand il s'agit de faire semblant d'être heureuse. Ca en devient effrayant. Je suis tata. Ne vous méprenez pas, je suis heureuse de l'être. C'est là, quelque part. Peut-être un peu trop loin. Sans doute. J'aime mon frère. J'aime Ayla. Et j'aime cette petite âme qui vient de rejoindre notre famille. Mais là, couvrant la joie que cette nouvelle me procure - ou devrait me procurer - la jalousie fait face. Je me sens ridicule. J'imagine que ma situation n'y est pas étrangère, mais s'il y a bien une chose que je n'aime pas, c'est qu'elle déteigne sur mes relations familiales. Encore un truc à rajouter sur la liste de ses défauts, à ce...
Mon frère raccroche quelques minutes plus tard pour aller admirer sa fille, me laissant désormais seule en plein milieu de la rue. La nuit est déjà tombée sur Dublin. Sur mon écran d'accueil, une notification de rappel m'indiquant de ne pas oublier d'arriver plus tôt au cabinet demain. Ah, oui... Super. Je soupire et finis par m'adosser au mur le plus proche. Je devrais rentrer, manger quelque chose, me poser un peu, puis aller dormir. Mais je n'ai pas envie de rester enfermée dans mon appart à contempler les murs - et ma vie - en ressassant ces dernières années. Mince, ça sonne affreusement triste comme vie.
En revanche, ce n'est pas comme si j'avais grand monde avec qui faire quelque chose. Les quelques amis que j'avais à Dublin ne sont plus que de vagues connaissances qui ont continué leur vie pendant que je partais vers un coin plus reculé de l'Irlande. Maintenant que je suis de retour, j'essaye de reprendre ma vie là où je l'ai laissé, mais eux ont continué leur chemin. Je ne sais pas si le pire est de rester chez moi à me morfondre avec mon lézard, ou de vagabonder seule en ville comme une âme en peine... Mince, ça sonne encore plus triste que tout à l'heure.
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Par une nuit d'hiver
Je m’éclate sur le bitume dans un grand rire qui se fracasse contre les murs de la ruelle. Je me retourne sur le dos, m’appuie sur mes mains et leur expose mes belles dents rougies par les coups que j’ai reçu. Si j’avais pas les muscles en vrac, j’aurai bondit sur mes pieds mais… j’ai trop cogné, trop longtemps et peut-être trop fort.
‘Fin, c’est ce qu’ils m’ont fait comprendre, quoi. « Ca vaaaaa ! Il va s’en remettre ! Et ma bière ? Elle est où ma bière gratos ? C’était une bière gratos par victoire ! » C’est tout ce que je trouve à dire avant que la porte du fight club se referme.
Je ricane en me laissant retomber sur le dos, les bras étendus autour de moi, le regard rivé sur le ciel d’hiver. Je renifle un coup. J’ai froid, et je me rappelle que j’ai été jeté dans la rue sans mon débardeur. Tant pis. Je vais pas rentrer le chercher, hein ? Ça serait un tout petit peu abusé.
J’inspire un grand coup et je bondis sur mes pieds comme un chat. Le chat titube un peu et doit quand même posé sa patte sur le bitume pour pas retomber. Une fois debout, je m’étire de tout mon long. Eh, j’ai encore la forme, hein. Ou alors c’est ce que j’ai pris avant qui me fait tenir. J’en sais rien et je-m’en-tape. Je bondis d’un pied à un autre, et ça me suffit : je pourrais retourner et dérouiller tout ces types. Le problème c'est qu'ils ont des schlass. Moi, j'ai même pas ma baguette.
Je regarde autour de moi en reniflant. Je passe mon poing sous mon nez pour essayer de le décrasser un peu de tout ce sang séché mais... bah, pas grave. Là, la priorité, c'est d'aller chercher ma baguette, trouver un endroit où dormir cette nuit... et pas crever de froid ! Eh, franchement, tranquillou.
Je quitte la ruelle et déboule dans la rue. Alors... je l'avais planqué où, déjà... Réfléchis, Lloyd. T'as pas encore reçu assez de coup dans la tête pour te faire sauter toutes les neurones. Je frotte mon crâne et secoue mes cheveux noirs. Alors, d'ordinaire, je préfère les colorer, mais jamais quand je vais me battre ! Parce que si jamais je saigne, ça se voit pas. Comme ce soir, t'as capté ? Là, typiquement, j'ai prit un vilain coup derrière l'oreille, je sens que ça a pissé pendant le combat parce que c'est tout croûté, mais l'autre, il a rien vu, donc paf, pas de sentiment de supériorité sur Lloyd ! C'est pas la moitié d'un débile, hein, Lloyd !
Je m'arrête à l'angle de la rue. Bon. La baguette. Elle est où ? Bordel... je sais plus si c'est ce soir que je l'ai caché dans la poubelle du parc, ou hier. Ou alors c'est hier que je l'ai planqué dans le dépôt de livres ? Hm-hm. Pas bon, ça.
Je pousse un grognement, mon buste basculant en arrière. Allez, Lloyd. Réfléchis. T'en es capable, hein ? T'es capable de...
Je tourne la tête vers la rue d'a côté. Oh. Oh, c'est mignon, ça. Je me redresse pour me remettre droit. Eh, elle a peut-être une clope ? J'ai grave envie d'une clope. Les miennes sont dans ma veste, qui est... dans le fight club.
Je la regarde un moment. Elle bouge pas beaucoup. Elle est là, contre le mur... et elle bouge pas. Elle attend quoi ?
Ben je sais pas, mais elle va trouver Lloyd !
Je traverse la rue, et, quand même, je regarde si il y a des voitures qui passent ! Eh, quand même.
J'arrive sur son trottoir. Je reste à bonne distance parce que, bon... ça reste une nana toute seule la nuit. Faudrait pas lui faire peur. Lloyd, il évite de faire peur aux filles. Parce que Lloyd, il aimerait pas qu'on fasse ça à sa soeur ou à sa maman, t'as capté ?
« Saluuuuut... » Je me penche sur le côté pour essayer de capter son regard. « T'as une clope ? »
689 mots
‘Fin, c’est ce qu’ils m’ont fait comprendre, quoi. « Ca vaaaaa ! Il va s’en remettre ! Et ma bière ? Elle est où ma bière gratos ? C’était une bière gratos par victoire ! » C’est tout ce que je trouve à dire avant que la porte du fight club se referme.
Je ricane en me laissant retomber sur le dos, les bras étendus autour de moi, le regard rivé sur le ciel d’hiver. Je renifle un coup. J’ai froid, et je me rappelle que j’ai été jeté dans la rue sans mon débardeur. Tant pis. Je vais pas rentrer le chercher, hein ? Ça serait un tout petit peu abusé.
J’inspire un grand coup et je bondis sur mes pieds comme un chat. Le chat titube un peu et doit quand même posé sa patte sur le bitume pour pas retomber. Une fois debout, je m’étire de tout mon long. Eh, j’ai encore la forme, hein. Ou alors c’est ce que j’ai pris avant qui me fait tenir. J’en sais rien et je-m’en-tape. Je bondis d’un pied à un autre, et ça me suffit : je pourrais retourner et dérouiller tout ces types. Le problème c'est qu'ils ont des schlass. Moi, j'ai même pas ma baguette.
Je regarde autour de moi en reniflant. Je passe mon poing sous mon nez pour essayer de le décrasser un peu de tout ce sang séché mais... bah, pas grave. Là, la priorité, c'est d'aller chercher ma baguette, trouver un endroit où dormir cette nuit... et pas crever de froid ! Eh, franchement, tranquillou.
Je quitte la ruelle et déboule dans la rue. Alors... je l'avais planqué où, déjà... Réfléchis, Lloyd. T'as pas encore reçu assez de coup dans la tête pour te faire sauter toutes les neurones. Je frotte mon crâne et secoue mes cheveux noirs. Alors, d'ordinaire, je préfère les colorer, mais jamais quand je vais me battre ! Parce que si jamais je saigne, ça se voit pas. Comme ce soir, t'as capté ? Là, typiquement, j'ai prit un vilain coup derrière l'oreille, je sens que ça a pissé pendant le combat parce que c'est tout croûté, mais l'autre, il a rien vu, donc paf, pas de sentiment de supériorité sur Lloyd ! C'est pas la moitié d'un débile, hein, Lloyd !
Je m'arrête à l'angle de la rue. Bon. La baguette. Elle est où ? Bordel... je sais plus si c'est ce soir que je l'ai caché dans la poubelle du parc, ou hier. Ou alors c'est hier que je l'ai planqué dans le dépôt de livres ? Hm-hm. Pas bon, ça.
Je pousse un grognement, mon buste basculant en arrière. Allez, Lloyd. Réfléchis. T'en es capable, hein ? T'es capable de...
Je tourne la tête vers la rue d'a côté. Oh. Oh, c'est mignon, ça. Je me redresse pour me remettre droit. Eh, elle a peut-être une clope ? J'ai grave envie d'une clope. Les miennes sont dans ma veste, qui est... dans le fight club.
Je la regarde un moment. Elle bouge pas beaucoup. Elle est là, contre le mur... et elle bouge pas. Elle attend quoi ?
Ben je sais pas, mais elle va trouver Lloyd !
Je traverse la rue, et, quand même, je regarde si il y a des voitures qui passent ! Eh, quand même.
J'arrive sur son trottoir. Je reste à bonne distance parce que, bon... ça reste une nana toute seule la nuit. Faudrait pas lui faire peur. Lloyd, il évite de faire peur aux filles. Parce que Lloyd, il aimerait pas qu'on fasse ça à sa soeur ou à sa maman, t'as capté ?
« Saluuuuut... » Je me penche sur le côté pour essayer de capter son regard. « T'as une clope ? »
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Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
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Par une nuit d'hiver
12 Décembre 2040
28 ans
Dans une rue de Dublin
@Lloyd River
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@Lloyd River
Perdue dans mes pensées, je ne remarque pas l'ombre qui se glisse dans ma direction silencieusement. Ce n'est que lorsque la voix de ladite ombre brise le silence de la nuit que mon cerveau se branche sur la réalité. Mon corps est pris d'un sursaut, ne s'attendant pas à une interruption. Merlin...
- Non. Je suis pas encore arrivée à ce point de ma vie où j'ai envie de me détruire les poumons.
Même si je crois qu'au fond, je suis plus à ça près. Mon visage doit traduire cette pensée puisque je sens une grimace étirer mon visage. Je secoue la tête, comme pour éloigner mes pensées. Cette fois-ci, je prends le temps de détailler l'inconnu. La nuit ne me facilite pas la tâche, mais je peux heureusement compter sur la lueur de la lune et des quelques fenêtres qui nous autorisent un peu de lumière. Mes yeux se lancent dans une observation de son visage, bien amoché. Si je pensais passer une mauvaise soirée... Il semble que j'ai trouvé pire.
- Un troupeau d'éléphant t'es passé dessus ou quoi ? Demandé-je en pointant du doigt les dégâts visible. J'aperçois également le manque d'un pull. Ou même d'un t-shirt, en fait. Qui se balade à moitié nu en plein mois de décembre ? T'as l'air d'avoir passé une drôle de soirée.
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Par une nuit d'hiver
T’es resté normal, bravo mon pote. Ça m’aurait saoulé qu’elle parte en hurlant dans la nuit… Et ça m’aurait fait flipper. Elle a sursauté, par contre. Je pensais avoir été assez visible, mais faut croire que je sais me faire discret ! Pas quand je veux, mais bon, on prend.
Pas de clope. Fais suer… je soupire, les yeux qui tombent sur mes pompes. Eh ben j’ai plus qu’à trouver un bar qui en vend, écoute. J’ai un ou deux billets dans la poche, ça va le faire.
Je bug un peu. Elle a dit un truc chelou, on est d’accord ? Je relève la tête. J’arrive pas à savoir si elle se fout de ma gueule ou si ce qu’elle dit, c’est carrément déprimant. Ou si c’est elle, qui est carrément déprimée. Ouais… suffit de voir sa tronche pour comprendre. Je suis pas physio, mais… ouais, franchement c’est ça. Elle est déprimée. Ou elle se fout de moi. Oh, eh, j’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est que j’ai pas de clope et que je veux une clope !
Je renifle quand je la vois me regarder. J’ai une tête à faire peur, hein ? Je passe mon poing sous mon nez, histoire d’essayer d’enlever un peu de croûte de sang. Je baisse même la tête pour qu’elle voit pas trop, un vrai gentleman.
Ça suffit pas. Elle me pointe même du doigt. Réflexe d’enfant traumatisé par une daronne qui reprenait à chaque fois que je tendais le doigt pour montrer un truc, je me sens extirper ma main de ma poche pour lui taper sur la sienne. Je le fais pas. Parce que je suis plus un gosse, et j’ai pas envie de lui faire peur.
Alors je souris en relevant la tête. Je me penche sur mes talons, le menton qui se lève pour la regarder du haut de mon trop grand mètre.
« Boh, t’sais… chacun ses mercredi, hein ? » Je me penche sur le côté en la regardant. J’ai finalement le regard qui se coince entre deux dalles de mur. Mon corps se redresse, je la regarde à nouveau. « Franchement, tu devrais pas rester toute seule dehors en pleine nuit. Dublin, ça craint. T’as plein de mec chelou. » Je me montre dans un sourire. « T’as vu sur quoi tu tombes ? Non, mais sérieux. T'es une nana. J'dis pas que tu peux pas te défendre, hein, mais faut pas tenter le diable comme ça, t'as capté ? »
419 mots
Pas de clope. Fais suer… je soupire, les yeux qui tombent sur mes pompes. Eh ben j’ai plus qu’à trouver un bar qui en vend, écoute. J’ai un ou deux billets dans la poche, ça va le faire.
Je bug un peu. Elle a dit un truc chelou, on est d’accord ? Je relève la tête. J’arrive pas à savoir si elle se fout de ma gueule ou si ce qu’elle dit, c’est carrément déprimant. Ou si c’est elle, qui est carrément déprimée. Ouais… suffit de voir sa tronche pour comprendre. Je suis pas physio, mais… ouais, franchement c’est ça. Elle est déprimée. Ou elle se fout de moi. Oh, eh, j’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est que j’ai pas de clope et que je veux une clope !
Je renifle quand je la vois me regarder. J’ai une tête à faire peur, hein ? Je passe mon poing sous mon nez, histoire d’essayer d’enlever un peu de croûte de sang. Je baisse même la tête pour qu’elle voit pas trop, un vrai gentleman.
Ça suffit pas. Elle me pointe même du doigt. Réflexe d’enfant traumatisé par une daronne qui reprenait à chaque fois que je tendais le doigt pour montrer un truc, je me sens extirper ma main de ma poche pour lui taper sur la sienne. Je le fais pas. Parce que je suis plus un gosse, et j’ai pas envie de lui faire peur.
Alors je souris en relevant la tête. Je me penche sur mes talons, le menton qui se lève pour la regarder du haut de mon trop grand mètre.
« Boh, t’sais… chacun ses mercredi, hein ? » Je me penche sur le côté en la regardant. J’ai finalement le regard qui se coince entre deux dalles de mur. Mon corps se redresse, je la regarde à nouveau. « Franchement, tu devrais pas rester toute seule dehors en pleine nuit. Dublin, ça craint. T’as plein de mec chelou. » Je me montre dans un sourire. « T’as vu sur quoi tu tombes ? Non, mais sérieux. T'es une nana. J'dis pas que tu peux pas te défendre, hein, mais faut pas tenter le diable comme ça, t'as capté ? »
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Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
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12 Décembre 2040
28 ans
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@Lloyd River
Je l'observe tenter d'essuyer le sang qui a séché sous son nez - en vain. Plus mes yeux le scrutent, plus j'ai l'impression d'y découvrir de nouvelles tâches de sang. Je me demande sincèrement sur qui il est tombé. Enfin plutôt qui lui est tombé dessus, vu son état. Et si on ose me dire que c'est lui qui avait le dessus, je demande à voir l'état du type d'en face.
- J'imagine. Mais là, ça a quand même l'air d'être un sacré mercredi.
Je n'ai jamais compris comment on pouvait trouver du réconfort dans la violence. En se prenant des coups, ou en en recevant. Peut-être parce que j'ai la chance d'avoir été un temps soit peu épargnée par la vie. A peu près... L'espace d'un instant, je me demande ce qu'il a bien pu faire pour en arriver là. Ou ce qui a bien pu lui arriver. Ou les deux. Est-ce que c'est aussi à ça que Sean occupe ses journées quand il part Merlin sait où ? Il n'avait pas l'air amoché la dernière fois que je l'ai vu. Même si ça ne veut sans doute pas dire grand chose. Quand on est habitué, ça doit pas être si compliqué à camoufler, si ? Oh, en fait, je n'ai vraiment pas envie de penser à mon frère dans un tel état. Je secoue la tête pour supprimer le visage de Sean et le remplacer par celui de l'inconnu. Je finis par hausser un sourcil à sa réflexion. Il y a un fond de vérité, sans doute. Cela dit, je connais Dublin, suffisamment pour pouvoir m'en sortir si je me retrouve dans une situation tordue.
- Qu'est-ce que t'en sais ? Si ça se trouve, je suis ceinture noire de karaté et je pourrais t'envoyer sur le tapis. Rétorqué-je avec un demi-sourire.
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Par une nuit d'hiver
Un sacré mercredi, hein ? J’ai pas envie de lui dire que ça, c’est à peu près la tronche que j’ai chaque jour de la semaine. Bon, c’est pas vraiment le cas, mais faut bien avouer que j’enchaîne, en ce moment. J’ai besoin de ça, t’as capté ? Je me sens vivant ! C’est pas grave d’avoir la bouche en sang toute la semaine. Ce qui est grave, c’est de te lever un matin - ou un après-midi - sans avoir envie de passer la journée. Ou alors en sachant ce que tu vas faire la journée, et que ça te casse les coudes, tu vois ? Ça me rendrait dingue, ça. Moi, je suis un mec simple : je vis au jour le jour, et je m’adapte à tout ce que la vie me met sur le chemin. Si c’est un bar, je prends. Si c’est un combat pourri avec des gars qui trichent, je prends aussi. Si c’est une nana dans la rue qui n’a pas de clope sur elle et qui a l’air toute tristoune, pareil.
Je m’approche un peu en la regardant, les mains qui se lèvent pour lui montrer que je suis clean… Eh, elle vient de faire un trait d’humour, là ? Hein ? Je ricane, mon rire roule dans ma gorge alors que ma tête part en arrière. Je me laisse aller contre le mur, assez loin d’elle pour pas lui faire peur, assez près pour être sur de capter ce qu’elle me dit. Mon épaule contre la brique froide m’électrise. Ma tête la rejoint, ça me donne un angle de vu bancal que j’aime bien. Ce que j’aime moins, c’est la vive douleur, pulsante et chaude, qui traverse toute mon oreille. J’avais oublié le coup que j’ai reçu plus tôt. Mais, t’sais quoi ? Une fois le choc passé, ça va mieux. Ça a un côté apaisant, tu vois ? Comme quand tu te brûles et que tu fous ta main sur l’eau froide.
Bordel, maintenant j’ai envie de me foutre la tronche dans la neige.
« Ouais… t’as clairement un air de dur à cuire… » je lui réponds dans un sourire. Mon regard dégringole jusqu’à ses chaussures avant de revenir sur son visage. « Je vais te croire sur parole, parce que j'ai vraiment pas envie de me reprendre une dérouillée. En plus, j'suis sûr que tu vises sous la ceinture. » Je renifle un coup, mon poing repart sous mon nez pour essayer de frotter les croûtes de sang. Faudrait vraiment de la neige. Une bonne masse de neige. Je me jette dedans, je prends froids un bon coup, après je cours sans m’arrêter jusqu’à… on s’en fout de la destination.
Je pourrai allez chez Jude, hein ? Ou… chez Miya…?
Non, mon grand. On arrête de penser à Miya. T'avais réussi toute la soirée, c'est pas pour replonger maintenant !
Je grogne un coup en me redressant. Je roule sur l’épaule pour m’affaler contre le mur de tout mon dos. Ma tête part un peu en arrière, je frotte mon crâne contre le mur, les yeux au ciel. Je renifle, encore. Ma tête roule vers elle.
« T’attends quelqu’un ? » je demande, la voix qui traîne un peu parce que j’ai la tête ailleurs. Et ailleurs, c’est dans les griffes de Miya. Ma jolie Miya. Foutue démone qui me déchiquette toujours le cœur pour me le remettre dans la poitrine, en attente d’un prochain coup de nerf. Mais là, c'est finit. C'est vraiment finit. Hein ?
589 mots
Je m’approche un peu en la regardant, les mains qui se lèvent pour lui montrer que je suis clean… Eh, elle vient de faire un trait d’humour, là ? Hein ? Je ricane, mon rire roule dans ma gorge alors que ma tête part en arrière. Je me laisse aller contre le mur, assez loin d’elle pour pas lui faire peur, assez près pour être sur de capter ce qu’elle me dit. Mon épaule contre la brique froide m’électrise. Ma tête la rejoint, ça me donne un angle de vu bancal que j’aime bien. Ce que j’aime moins, c’est la vive douleur, pulsante et chaude, qui traverse toute mon oreille. J’avais oublié le coup que j’ai reçu plus tôt. Mais, t’sais quoi ? Une fois le choc passé, ça va mieux. Ça a un côté apaisant, tu vois ? Comme quand tu te brûles et que tu fous ta main sur l’eau froide.
Bordel, maintenant j’ai envie de me foutre la tronche dans la neige.
« Ouais… t’as clairement un air de dur à cuire… » je lui réponds dans un sourire. Mon regard dégringole jusqu’à ses chaussures avant de revenir sur son visage. « Je vais te croire sur parole, parce que j'ai vraiment pas envie de me reprendre une dérouillée. En plus, j'suis sûr que tu vises sous la ceinture. » Je renifle un coup, mon poing repart sous mon nez pour essayer de frotter les croûtes de sang. Faudrait vraiment de la neige. Une bonne masse de neige. Je me jette dedans, je prends froids un bon coup, après je cours sans m’arrêter jusqu’à… on s’en fout de la destination.
Je pourrai allez chez Jude, hein ? Ou… chez Miya…?
Non, mon grand. On arrête de penser à Miya. T'avais réussi toute la soirée, c'est pas pour replonger maintenant !
Je grogne un coup en me redressant. Je roule sur l’épaule pour m’affaler contre le mur de tout mon dos. Ma tête part un peu en arrière, je frotte mon crâne contre le mur, les yeux au ciel. Je renifle, encore. Ma tête roule vers elle.
« T’attends quelqu’un ? » je demande, la voix qui traîne un peu parce que j’ai la tête ailleurs. Et ailleurs, c’est dans les griffes de Miya. Ma jolie Miya. Foutue démone qui me déchiquette toujours le cœur pour me le remettre dans la poitrine, en attente d’un prochain coup de nerf. Mais là, c'est finit. C'est vraiment finit. Hein ?
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Je ne bouge pas d'un iota quand il s'approche pour s'adosser au même mur que moi. S'il avait dû m'agresser, il l'aurait fait depuis longtemps. Et puis vu son état... Un coup en dessous de la ceinture, comme il dit, suffirait à m'en débarasser.
- Sage décision. Répondé-je d'un hochement de tête. Je voudrais pas être celle qui t'achève.
Attendre quelqu'un ? Mes amis sont occupés avec leur vie, pour ceux qui me répondent encore. Ewen est avec sa fille. Cette pensée me fait toujours mal. Merlin, c'est ridicule. Je suis jalouse de mon propre frère. Et Sean est quelque part, dans je ne sais quelle partie du monde. Soudain, je l'envie un peu. J'ai toujours trouvé peu sain sa tendance à fuir et disparaître. Au final, il voit du monde et ne s'attache à personne. Ca évite de souffrir, ça, c'est sûr.
- Non. Personne.
Je ne saurais dire si c'est de la déception ou de l'amertume que j'entends dans ma voix. Un doux mélange des deux, sans doute. C'est pas comme ça que ça devait se passer. Je devrais être chez moi, dans un petit village, une bague au doigt. Je devrais être en train de rire à une de ses blagues, pas vagabonder seule dans Dublin comme une âme en peine. Sauf qu'il n'y a ni appartement au-dessus de la librairie, ni bague au doigt, ni fiancé. Plus maintenant. C'est peut-être dans un bar, que j'aurais dû aller faire un tour. Au moins, j'aurais pas été toute seule. Ce n'est pas vraiment dans mes habitudes de boire pour oublier. A part dans les cas d'extrême urgence. C'est le meilleur moyen de faire une connerie. Je tiens pas très bien l'alcool, ça me monte vite à la tête, et je pense plus vraiment. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle sur le moment, parce que parfois ça fait du bien de mettre mon cerveau sur pause quand il devient trop bruyant. C'est une moins bonne nouvelle le lendemain matin quand je constate les dégâts.
- Et toi, quelqu'un t'attend ?
Toutes mes excuses pour l'attente !
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Par une nuit d'hiver
Elle attend personne, et ça a bien l’air de l’emmerder. Ben flûte alors. Une meuf déprimée dans la rue une nuit d’hiver, et qui n’attend personne. C’est triste, un peu. Et je m’y connais en truc triste : j’suis à moitié à oilp dans la rue une nuit d’hiver avec le crâne en vrac et le nez qui pisse.
Marrant, ça. Je sais pas qui de nous deux fait le plus pitié. Et puis je me rappelle que j’ai pas de t-shirt.
Je la regarde. J’apprécie son profil. Sincèrement : j’ai pas ce que je vois. Attention, hein, qu’on me fasse pas dire ce que j’ai pas pensé. Elle est jolie, très jolie, genre méga jolie. Ce que j’aime pas, c’est voir une femme triste. Va savoir pourquoi. Peut-être qu’à sa place, j’imagine Jude ou ma mère ou bébé Tess ? Je sais pas. Je me mets à la place du daron qui veut pas voir sa fille comme ça dans la rue, à celle du fils qui portera tout les fardeaux de sa mère ou à celle du frère qui a trop l’habitude de voir sa sœur sourire pour apprécier ne voir que de la tristesse.
Elle me retourne la question. Je réponds d’abord d’un ricanement qui sort comme un grognement de jeune loup.
« Nop, personne » Je donne un coup d’épaule au mur pour me redresser. T’sais que je commence sévère à me geler les miches, là ? Des frissons commencent à sérieux se faire ressentir. Faut que je retrouve vite mon sac avec ma baguette dedans et que je me taille. Je peux prendre le Magicobus, hein.
Oh ouais.
Prendre le Magicobus et me faire balader pendant que je pionce.
En vrai… j’ai pas vraiment besoin de ma baguette, hein ? Même pas sûr que ce soit la mienne, celle que j’ai dans mon sac. Jude me tuerait si elle savait ça. Parce que gnagnagna t’sais que c’est censé être ta meilleure amie, trou d’balle ? Moi ? Moi, j’ai une gueule à être meilleur ami avec un bout de bois ? J’te jure le monde sorcier, c’est un gros délire.
Bref. Tout ça pour dire que je m’en fous plus ou moins de retrouver ma baguette. Le soucis, c’est que je veux mes clopes. Et mes clopes ? Elles sont dans mon sac, comme mon deuxième t-shirt, mon deuxième hoodie et mon pognon. Fais suer. J’vais quand même pas …
Ben si, en fait. J’peux faire ça.
Je lève le nez vers les fenêtres du bâtiment contre lequel la blonde est adossée. Si je contourne, j’peux escalader la façade à l’abri des regards. Sauf que cambrioler en hiver, c’est pas comme cambrioler en été. Fais suer, bordel.
Ou alors j’me fais inviter à crécher chez la dame. Ça serait pas la première fois. Le soucis, c’est que j’aime pas bien abuser de la détresse des gens. Enfin, des gens… des femmes, en fait. J’suis un bon gars, tu vois ?
« Dis… à tout hasard, t’es pas passée devant un dépôt de livres ? J’ai planqué mon sac dans un dépôt de livres, mais j’sais plus si c’est ici, ou plus loin, ou encore plus loin… J’ai toutes mes affaires dedans. Et même d’quoi t’inviter à te réchauffer dans un bar » Je lui souris, la mâchoire qui tremblotte. Eh ben ça y est, mon gars : t’as froid. Je sautille sur mes talons. Je remue mes épaules et dans deux secondes, je sens bien qu’j’vais me faire des squat pour me réchauffer, quitte à passer pour le mec chelou du coin.
Quoi que, je suis sûr que c’est déjà le cas.
Chacun son tour pour le retard
607 mots
Marrant, ça. Je sais pas qui de nous deux fait le plus pitié. Et puis je me rappelle que j’ai pas de t-shirt.
Je la regarde. J’apprécie son profil. Sincèrement : j’ai pas ce que je vois. Attention, hein, qu’on me fasse pas dire ce que j’ai pas pensé. Elle est jolie, très jolie, genre méga jolie. Ce que j’aime pas, c’est voir une femme triste. Va savoir pourquoi. Peut-être qu’à sa place, j’imagine Jude ou ma mère ou bébé Tess ? Je sais pas. Je me mets à la place du daron qui veut pas voir sa fille comme ça dans la rue, à celle du fils qui portera tout les fardeaux de sa mère ou à celle du frère qui a trop l’habitude de voir sa sœur sourire pour apprécier ne voir que de la tristesse.
Elle me retourne la question. Je réponds d’abord d’un ricanement qui sort comme un grognement de jeune loup.
« Nop, personne » Je donne un coup d’épaule au mur pour me redresser. T’sais que je commence sévère à me geler les miches, là ? Des frissons commencent à sérieux se faire ressentir. Faut que je retrouve vite mon sac avec ma baguette dedans et que je me taille. Je peux prendre le Magicobus, hein.
Oh ouais.
Prendre le Magicobus et me faire balader pendant que je pionce.
En vrai… j’ai pas vraiment besoin de ma baguette, hein ? Même pas sûr que ce soit la mienne, celle que j’ai dans mon sac. Jude me tuerait si elle savait ça. Parce que gnagnagna t’sais que c’est censé être ta meilleure amie, trou d’balle ? Moi ? Moi, j’ai une gueule à être meilleur ami avec un bout de bois ? J’te jure le monde sorcier, c’est un gros délire.
Bref. Tout ça pour dire que je m’en fous plus ou moins de retrouver ma baguette. Le soucis, c’est que je veux mes clopes. Et mes clopes ? Elles sont dans mon sac, comme mon deuxième t-shirt, mon deuxième hoodie et mon pognon. Fais suer. J’vais quand même pas …
Ben si, en fait. J’peux faire ça.
Je lève le nez vers les fenêtres du bâtiment contre lequel la blonde est adossée. Si je contourne, j’peux escalader la façade à l’abri des regards. Sauf que cambrioler en hiver, c’est pas comme cambrioler en été. Fais suer, bordel.
Ou alors j’me fais inviter à crécher chez la dame. Ça serait pas la première fois. Le soucis, c’est que j’aime pas bien abuser de la détresse des gens. Enfin, des gens… des femmes, en fait. J’suis un bon gars, tu vois ?
« Dis… à tout hasard, t’es pas passée devant un dépôt de livres ? J’ai planqué mon sac dans un dépôt de livres, mais j’sais plus si c’est ici, ou plus loin, ou encore plus loin… J’ai toutes mes affaires dedans. Et même d’quoi t’inviter à te réchauffer dans un bar » Je lui souris, la mâchoire qui tremblotte. Eh ben ça y est, mon gars : t’as froid. Je sautille sur mes talons. Je remue mes épaules et dans deux secondes, je sens bien qu’j’vais me faire des squat pour me réchauffer, quitte à passer pour le mec chelou du coin.
Quoi que, je suis sûr que c’est déjà le cas.
Chacun son tour pour le retard
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Code couleur = #515f80
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
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Par une nuit d'hiver
12 Décembre 2040
28 ans
Dans une rue de Dublin
@Lloyd River
28 ans
Dans une rue de Dublin
@Lloyd River
Il n'attend personne non plus. Ou personne ne l'attend, je ne sais pas. Je ne sais pas non plus lequel des deux est le mieux. Sans doute aucun.
Mes yeux s'écarquillent à la seconde où l'inconnu mentionne qu'il a abandonné son sac dans un dépôt. Qui fait ça ? C'est complètement stupide. Tu peux parler...
- Pourquoi t'as laissé ton... Non. Je suis pas sûre de vouloir savoir, en fait. Toute son histoire pue la limite du pas légal, et j'ai déjà donné avec Sean. Même si lui, il ne s'est jamais fait amoché comme ça. Enfin je crois. Il ne m'a pas tout dit, je le sais bien. Si ça n'avait tenu qu'à lui, je n'aurais rien su du tout. Manque de peau pour lui, c'est mon job d'être sur son dos. Ca me dit rien, désolé. J'ai pas fait attention.
C'est peu dire. J'ai laissé mon corps vagabonder tout seul pendant que mon cerveau était occupé à sortir toute sorte de pensée de n'importe quel tiroir, même ceux que j'avais pris soin de fermer. Pas des pensées très solaires, donc. En conclusion, je ne saurais pas dire devant quoi ou qui je suis passée. J'aurais même pu croiser Arya ou Marlen que je ne l'aurais même pas remarqué.
Enfin au moins, je suis suffisamment couverte pour ne pas mourir de froid.
- Je suis pas contre un verre. Quelque chose de fort, de préférence. On peut essayer de remonter la rue, on sait jamais. On tombera peut-être sur ce... Dépôt de livres ?
Qui laisse son sac avec toute sa vie dans un dépôt de livres ? Ma soirée est déjà suffisamment pourrie. Je n'ai pas vraiment envie de devoir gérer un homme mort d'hypothermie. Et, encore une fois, je ne suis pas contre un verre.
#946785 - Membre de l'UDS - #tutoiement
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Par une nuit d'hiver
Elle a pas vu le dépôt. Fais suer. J’ai toutes mes affaires dans mon sac. J’fais comment, hein ? Je. Fais. Comment ? Ben je sais pas. Imagine si un Moldu tombe sur mon sac ? J’suis dans la sauce. Bon. En vrai, perdre ma baguette, je m’en tamponne. Mais j’ai mes clopes dans mon sac, et mes affaires. Je suis à moitié à poil, là. Ma thune est dans mon sac. J’envisage clairement de grimper à la façade pour aller chourer des affaires. Sauf que… ben, je veux pas crever, tu vois. La honte. Moi, si je dois mourir, c’est au combat. Je veux crever nul-part ailleurs. Les gladiateurs, ils partent comme ça.
Je reviens bien droit sur mes papattes quand elle me dit qu’on va aller boire un verre. Je souris à pleine dents. On va remonter la rue, ouais ! On va faire ça, on va retrouver mon sac, j’vais lui payer un verre, et peut-être qu’elle m’invitera chez elle pour la nuit. En tout bien tout honneur, t’as capté. Ou pas. En vrai, moi, je veux juste pas crever de froid. Je peux rester dans le bar jusqu’à la fermeture, tout seul, ça me dérange pas, mais après faudra bien ressortir, hein. Je veux pas aller chez les darons. Je pourrais. Mais je veux pas. T’as vu mon état ? Maman poserait trop de questions, et moi j’aime trop maman pour lui mentir. Je le ferai, elle le verra, et je me prendrai une chasse. Flemme. Flemme de fou.
Je pourrai aussi tenter de rejoindre Punky et Barbie. Mais j’sais que eux aussi doivent galérer. Ça n’a jamais été évident la rue en Hiver. Alors on se serre pour se tenir chaud, on partage un feu de poubelle ou, si on sait qu’on aura pas de Moldus dans la zone, un petit feu magique.
« T’as raison » je lance en tapant mes mains l’une contre l’autre. Je les frotte pour me réchauffer, mon regard vadrouille autour de nous. « En plus, j’sais qu’il y a un bar au bout du chemin. C’paaaaas le grand luxe, t’as capté. Mais ça fait le taf. »
Je recule vers la route qu’on va prendre pour lui montrer qu’on peut décoller, les yeux plantés sur son joli visage. « Au fait : moi, c’est Lloyd. Lloyd River. » Je souris en ouvrant grand les bras. « J’suis quasi une célébrité, t’as capté ? J’suis une rockstar. »
Nan, mec : là t’es juste un gars chelou à moitié à poil, le pif cassé, la tronche pleine de sang croûté et qui se caille les miches. Paye ta rockstar, gros cracos que t'es.
443 mots
Je reviens bien droit sur mes papattes quand elle me dit qu’on va aller boire un verre. Je souris à pleine dents. On va remonter la rue, ouais ! On va faire ça, on va retrouver mon sac, j’vais lui payer un verre, et peut-être qu’elle m’invitera chez elle pour la nuit. En tout bien tout honneur, t’as capté. Ou pas. En vrai, moi, je veux juste pas crever de froid. Je peux rester dans le bar jusqu’à la fermeture, tout seul, ça me dérange pas, mais après faudra bien ressortir, hein. Je veux pas aller chez les darons. Je pourrais. Mais je veux pas. T’as vu mon état ? Maman poserait trop de questions, et moi j’aime trop maman pour lui mentir. Je le ferai, elle le verra, et je me prendrai une chasse. Flemme. Flemme de fou.
Je pourrai aussi tenter de rejoindre Punky et Barbie. Mais j’sais que eux aussi doivent galérer. Ça n’a jamais été évident la rue en Hiver. Alors on se serre pour se tenir chaud, on partage un feu de poubelle ou, si on sait qu’on aura pas de Moldus dans la zone, un petit feu magique.
« T’as raison » je lance en tapant mes mains l’une contre l’autre. Je les frotte pour me réchauffer, mon regard vadrouille autour de nous. « En plus, j’sais qu’il y a un bar au bout du chemin. C’paaaaas le grand luxe, t’as capté. Mais ça fait le taf. »
Je recule vers la route qu’on va prendre pour lui montrer qu’on peut décoller, les yeux plantés sur son joli visage. « Au fait : moi, c’est Lloyd. Lloyd River. » Je souris en ouvrant grand les bras. « J’suis quasi une célébrité, t’as capté ? J’suis une rockstar. »
Nan, mec : là t’es juste un gars chelou à moitié à poil, le pif cassé, la tronche pleine de sang croûté et qui se caille les miches. Paye ta rockstar, gros cracos que t'es.
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Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
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