Délicieuse petite oursonne
LUNDI 10 OCTOBRE 2050
Ce matin là en se levant, Diarmuid avait trouvé un hibou à sa fenêtre. Le rapace lui apportait une lettre contenant une nouvelle importante. Quelque part, il le savait. Il n'y avait pas besoin d'être très fort en mathématiques d'une part. Et d'autre part, il avait gardé contact avec la jeune fille dont il était question dans ce courrier concis mais dont le message le fit sourire. Il n'avait pas le temps de répondre sur l'instant mais il le ferait dès son arrivée à Poudlard, juste quelques mots pour prévenir qu'il viendrait comme le souhaitait la principale concernée. Il en parla juste à sa compagne avec qui il prenait son petit déjeuner, qu'elle sache pourquoi il rentrerait - cette fois-ci - après elle.
L'irlandais passa sa journée à Poudlard avec une bonne humeur sous jacente. Après tout, ce hibou avait apporté une nouvelle réjouissante, même si tout ne serait pas facile pour les deux adolescents qui s'étaient montrés un peu trop insouciants quelques mois plus tôt. Puis vint l'heure de transmettre les évènements de la journée à Ruby qui venait prendre la relève. Il quitta son espace de travail vers dix-huit heures, franchi les volées de marches jusqu'au parc puis le lac. Depuis Pré-au-Lard, il avait ensuite voyagé jusqu'à sa destination en transitant par un maximum de magic'port. Il lui resta un peu de marche à faire pour atteindre le corps de ferme et enfin frapper à la porte.
Il fut ensuite guidé jusqu'à la porte de la chambre où se trouvait Elisabeth Willis et son bébé dont il ne savait rien, si ce n'était que la naissance s'était bien passée. "Merci." Dit-il à la personne qui l'avait guidé jusque là avant de frapper doucement à la porte et d'attendre l'autorisation d'entrée. Seulement à ce moment là, il se permettrait d'appuyer sur la poignée pour se glisser doucement dans la pièce. "Bonjour Élisabeth. Comment est-ce que ça va?" Demanda-t-il à sa jeune patiente - l'était-elle toujours? - en s'efforçant de ne pas chercher le nourrisson du regard.
@Élisabeth Willis
Le titre est une double référence au nom du bébé... que vous découvrirez plus tard dans le RP!
INKTOBER 2025 - JOUR 8 - RECKLESS
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Délicieuse petite oursonne
Soirée du 9 octobre 2050,
Dans le silence de sa chambre, Eli, allongée à côté de sa fille endormie, regardait ce tout petit corps d'à peine quelques heures avec une tendresse fascinée. Elle avait beau l'avoir porté plusieurs mois, la jeune fille avait encore du mal à croire ce qu'elle voyait. Exténuée par cette journée qu'elle n'oublierait jamais, touchant du bout des doigts les tout petits cheveux noirs de son bébé, Éli n'arrivait plus à enlever le sourire nié accroché à ses lèvres. Dans un sursaut, les mains de la petite s'écartèrent sans pour autant troubler son sommeil, ce geste reflex attira l'attention de la Poufsouffle sur la mignonnerie de ses tout petits doigts en extension. En toute objectivité, elle ne pouvait que constater certaines ressemblances évidentes entre sa fille et Redose, jusqu'à cette tache de naissance, qui sous sa manche de pyjama, parcourait son bras gauche. Même si le garçon avait beaucoup souffert de la sienne, et qu'il l'avait très souvent caché aux autres, la Poufsouffle ne voyait pas du tout cette particularité de façon négative, au contraire. Plusieurs Omniak avaient hérité d'une de ces marques, de taille plus ou moins discrète, ou sur des endroits différents du corps, c'était leur supplément, ce petit truc en plus qui les liés. D'une certaine façon, Éli avait été contente de découvrir que sa fille en avait une elle aussi. Physiquement, cette similitude l'éloignait des Willis au profit des Omniak, et ça lui faisait plaisir. Comme un clin d'œil du destin la rapprochant un peu plus de ceux qui, certes, n'avaient pas toujours eu une réputation irréprochable, mais qui seraient là pour elle même dans les pires moments, qui l'accepterait quels que soient ses choix, et qui l'aiderait malgré ses erreurs, comme était censé le faire une vraie famille, comme ils l'avaient fait pour Eli.
Posant sa main sur les versions miniatures de sa fille, elle resta encore quelques minutes ainsi, ne faisant rien d'autre qu'observer chaque respiration de cette nouvelle vie qui l'intimidait un peu. Tout avait changé pour elle en quelques heures, mais cette réalité n'était pas uniquement la sienne, elle n'était pas la seule à avoir vu son univers ébranlé durant cette soirée. Bien sûr Redose était le principal concerné par ce changement, et même si leur relation n'était plus qu'une amitié précaire, dont les fondations en reconstruction, étaient basées sur le champs des ruines de leurs sentiments très mal gérés, le garçon ne l'avait pas lâché pendant cette épreuve. Il avait tenu son rôle aujourd'hui, mais si elle avait réussi à tenir jusqu'à cet instant, à ne pas se laisser emporter par ses peurs, ni par cette pression extérieure qui l'a poussé à choisir la facilité, c'était en grande partie grâce au soutien indéfectible d'une tout autre personne.
Peu importe qu'il ne soit ni son frère, ni même de sa famille, la jeune fille voulait qu'il soit le premier à savoir. Ces dernières semaines, Éli avait tellement réfléchis à ce qu'elle allait faire quand elle le verrait, elle avait tellement peur et hâte à la fois, qu'elle n'avait pas envie de repousser plus longtemps ce moment. Alors, se levant avec le plus de délicatesse dont elle était capable dans son état, la jeune fille rejoignit son petit bureau en essayant de faire le moins de bruit possible. À la lueur d'une bougie, elle s'appliqua à écrire les quelques mots les plus improbables qu'elle n'ai jamais eu à noircir sur un parchemin, avant de rapidement confier son pli à Nightingale, espérant que son message trouve destinataire au petit matin.
Bonjour Mister O'Belt,
C'est vraiment très bizarre à écrire, mais je suis maman. C'est complètement dingue ! Est-ce que vous auriez le temps de venir aujourd'hui ?
Tout s'est bien passé, mais j'aimerais beaucoup vous voir.
Éli
*****
Le 10 octore 2050,
La journée avait filé entre ses doigts comme une poignée de secondes ponctuées de pleurs, de soins dont chacun des gestes qu'elle faisait lui semblait maladroit, et de temps plus calmes à hésiter entre sombrer dans un sommeil furtif, ou lutter pour profiter de ce mirage qu'elle avait peur de voir disparaître en fermant les yeux. Heureusement, elle n'était pas seule pour gérer tout ça, les Omniak étaient de réels soutiens dans ce bouleversement, mais depuis qu'elle avait reçu la réponse de Mister O'Belt dans la journée, la jeune fille n'avait qu'une hâte, enfin retrouver ce sentiment mélangé de confiance, de sécurité, et de lâcher prise qu'elle n'avait qu'avec lui, pour partager ce moment.
Quelques coups frappés, il n'en fallait pas plus pour qu'immédiatement elle invite le jeune homme derrière la porte à entrer. Ça ne pouvait être que lui, elle le savait, mais en le voyant elle ne put s'empêcher de laisser flotter quelques secondes silencieuses, avant d'enfin offrir à sa question une réponse accompagnée d'un sourire remplis d'émotion.
- j'ai du mal à me dire que c'est vraiment vrai tout ça, mais ça va. Débout, à égale distance entre son lit et celui de sa fille, Éli tourna machinalement la tête vers le berceau en osier clair dans lequel le nouveau-né, endormis depuis peu, montrait déjà quelques signes de réveil. Sans attendre une nouvelle question, elle donna au pédiatromage l'information qu'elle avait, sous le coup de l'émotion, omise d'écrire plus tôt dans son parchemin. Elle s'appelle Eden.
Dernière modification par Élisabeth Willis le 9 févr. 2026, 02:02, modifié 1 fois.
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Délicieuse petite oursonne
Élisabeth lui semblait fatiguée. Ça avait été sa première pensée en la voyant. Rien de plus normal quand on savait que son corps encore en croissance avait travaillé pendant de long mois avant de faire un dernier effort pour donner naissance. Et ce n'était là que l'aspect physique de la question. Il y avait aussi tout le reste... Tout ce qui pouvait être passé sous silence ou ignoré. C'était à ça qu'il faudrait faire attention et il ne manquerait pas d'en parler au couple qui hébergeait la Poufsouffle. "Je suppose que c'est normal. Ça va certainement venir petit à petit." Il se voulait rassurant mais n'était pas expert de la question. "Après tout, c'est tout nouveau." Poursuivit-il avec un sourire doux avant de suivre le regard de l'adolescente jusqu'à un berceau d'osier. Son enfant, celui qu'il avait laissé de côté pour s'inquiéter de la maman.
Il apprit tout de suite après deux choses, que le nouveau-né était une petite fille répondant au prénom d'Eden. Il le considéra un instant, se déplaçant pour apercevoir le visage en train de se réveiller. Se faisant il se fit un peu plus proche d'Élisabeth à qui il se permit de dire: "C'est un prénom très doux. Et puis comme ça, elle ne pourra qu'être délicieuse avec sa maman1." Il espérait que le jeu de mots serait bien perçu. Le pédiatromage l'avait fait pour apporter encore un peu plus de légèreté au moment. Mais cela ne fonctionnerait que si la brune connaissait la signification du prénom qu'elle avait choisi. Sinon, cela sonnerait comme une gaffe et il devrait certainement expliquer ce qu'il avait voulu dire. Il sourit à Élisabeth, appuyant le caractère détendu de sa remarque et après plusieurs secondes ajouta quelque chose d'un peu plus sérieux, peut être parce qu'il était inquiet pour la jeune maman.
- "Même si tu te sens bien tu devrais peut être rester dans ton lit. Ou assise au moins. Je peux approcher son berceau de toi si tu veux." Ce n'était pas un ordre mais bien un conseil. Il n'était pas père ni meme spécialisé dans tout ce qui touchait à la naissance, mais il se souvenait de sa mère qui, après la naissance d'Ennis, avait passé de longues semaines à prendre beaucoup de repos. Ça ne voulait pas dire qu'elle avait été couchée tout le temps, mais elle n'avait eut rien d'autre à gérer que de se rétablir et de s'occuper de sa petite soeur. C'était ses grands parents qui avaient assisté son père pour s'occuper de lui et de Domhall.
Il attendit de voir ce que choisirait de faire Elisabeth et, quand il sentit qu'il pouvait de nouveau avoir son attention il se permit d'exprimer quelque chose qui n'était certainement pas un reproche. "J'ai été surpris que tu me demandes de venir dès aujourd'hui. J'imaginais que tu aurais voulu profiter d'elle et la présenter à d'autres personnes avant moi." Il ne savait pas qui la jeune fille pouvait avoir dans sa vie en dehors de ses parents. Mais Annaëlle et lui n'avaient rencontré leur nièce qu'après un mois. Et la rousse était la soeur du papa. Alors là, lui qui était l'infirmier de l'école des parents... Ça avait de quoi surprendre d'être invité si vite, même s'il s'entendait bien avec la jaune et noire, et il mentirait en disant qu'il n'était pas touché.
1. Eden peut signifier délice, plaisir... ou bien ourson et même prospérité
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Il apprit tout de suite après deux choses, que le nouveau-né était une petite fille répondant au prénom d'Eden. Il le considéra un instant, se déplaçant pour apercevoir le visage en train de se réveiller. Se faisant il se fit un peu plus proche d'Élisabeth à qui il se permit de dire: "C'est un prénom très doux. Et puis comme ça, elle ne pourra qu'être délicieuse avec sa maman1." Il espérait que le jeu de mots serait bien perçu. Le pédiatromage l'avait fait pour apporter encore un peu plus de légèreté au moment. Mais cela ne fonctionnerait que si la brune connaissait la signification du prénom qu'elle avait choisi. Sinon, cela sonnerait comme une gaffe et il devrait certainement expliquer ce qu'il avait voulu dire. Il sourit à Élisabeth, appuyant le caractère détendu de sa remarque et après plusieurs secondes ajouta quelque chose d'un peu plus sérieux, peut être parce qu'il était inquiet pour la jeune maman.
- "Même si tu te sens bien tu devrais peut être rester dans ton lit. Ou assise au moins. Je peux approcher son berceau de toi si tu veux." Ce n'était pas un ordre mais bien un conseil. Il n'était pas père ni meme spécialisé dans tout ce qui touchait à la naissance, mais il se souvenait de sa mère qui, après la naissance d'Ennis, avait passé de longues semaines à prendre beaucoup de repos. Ça ne voulait pas dire qu'elle avait été couchée tout le temps, mais elle n'avait eut rien d'autre à gérer que de se rétablir et de s'occuper de sa petite soeur. C'était ses grands parents qui avaient assisté son père pour s'occuper de lui et de Domhall.
Il attendit de voir ce que choisirait de faire Elisabeth et, quand il sentit qu'il pouvait de nouveau avoir son attention il se permit d'exprimer quelque chose qui n'était certainement pas un reproche. "J'ai été surpris que tu me demandes de venir dès aujourd'hui. J'imaginais que tu aurais voulu profiter d'elle et la présenter à d'autres personnes avant moi." Il ne savait pas qui la jeune fille pouvait avoir dans sa vie en dehors de ses parents. Mais Annaëlle et lui n'avaient rencontré leur nièce qu'après un mois. Et la rousse était la soeur du papa. Alors là, lui qui était l'infirmier de l'école des parents... Ça avait de quoi surprendre d'être invité si vite, même s'il s'entendait bien avec la jaune et noire, et il mentirait en disant qu'il n'était pas touché.
1. Eden peut signifier délice, plaisir... ou bien ourson et même prospérité
INKTOBER 2025 - JOUR 16 - BLUNDER
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Délicieuse petite oursonne
Sa bienveillance, sa façon de chercher les mots juste pour la rassurer, ce regard ou jamais elle n'avait lu de jugement, elle se rendait compte à quel point tout ça lui avait manqué ces derniers mois. En quelques minutes la jeune fille déracinée de Poudlard, rejetée par sa famille, isolée dans un foyer accueillant, mais dont elle ne connaissait les membres que depuis trop peu de temps pour s'y sentir pleinement chez elle, venait de retrouver l'un de ses repaires au travers de cette présence familière.
Il avait raison, ce rôle de mère était tout nouveau pour elle et la jeune fille ne pouvait pas espérer la perfection directement, pourtant ce besoin de prouver ses capacités à ceux qui lui avaient prédit un désastre, cette envie de se prouver à elle-même qu'elle serait une bonne mère et une sorcière douée malgré les circonstances, avaient instauré une pression silencieuse au-dessus d'elle. Volontairement ou non, le pédiatromage réussit malgré tout à alléger ses pensées tourmentées en jouant habilement avec le prénom qu'elle avait choisi pour sa fille. Même s'il portait pour elle une signification tout autre que la version mise en lumière par le jeune homme, Éli remercia intérieurement Mister O'Belt d'avoir redonné un peu de légèreté à la pièce.
Depuis qu'elle avait pris la décision ferme et définitive de garder cet enfant, la jeune fille c'était laissait aller petit à petit dans une véritable acceptation de son état. Au fil des mois, la croissance de son ventre et les mouvements ressentit de ce bébé l'avait enfin aidé à créer du lien, pourtant, elle n'avait pas anticipé à quel point les émotions la submergeraient en tenant pour la première fois Eden contre elle. Malgré l'histoire compliquée par laquelle elle venait de passer pour arriver jusqu'à sa fille, Éli s'était senti terriblement fière.
Ce sentiment de fierté ne l'avait toujours pas quitté depuis la veille, et même si la fatigue était visiblement présente chez la jeune fille, lorsque Mister O'Belt lui conseilla de s'allonger ou au moins de s'asseoir, la toute jeune maman se contenta de lui sourire sans bouger. Entre l'adrénaline de ce qui allait suivre, et les mouvements perceptibles de sa fille qui ne laissait que peu de temps avant son prochain concerto, elle n'avait aucune envie de se reposer maintenant. Mais Éli n'avait pas envie d'inquiéter le jeune homme non plus, elle profita donc d'un nouveau regard vers le berceau pour éluder le sujet discrètement.
Laissant quelques secondes passer, la jeune fille recentra ensuite son attention sur l'adulte, et de nouveaux mots tombèrent vers elle. Il était surpris qu'elle l'ai invité si tôt, et elle l'était bien plus qu'il soit surpris de ça. Mais avant même de pouvoir lui donner une explication, la Poufsouffle, interrompue par des pleurs prévisibles, lui offrit un sourire embêté. Avançant vers le berceau, Éli qui ne voulait pas laisser le pédiatromage en suspens trop longtemps, augmenta légèrement le volume de sa voix pour couvrir le bruit par sa réponse.
- vous étiez aussi le premier à être là dans mes pires moments, pourquoi pas dans les bons ? Attrapant délicatement Eden pour venir la caler sur sa poitrine, la jeune fille posa l'une de ses mains pour soutenir son fessier, l'autre maintenant sa tête en protection. Resserrant un peu plus son étreinte, elle entama un léger balancement en rythme pour tenter d'apaiser les pleurs. Si certains de ses gestes sur le nouveau-né manquaient cruellement d'assurance, d'autres au contraire semblaient instinctivement évidents pour elle sans les avoir appris. Il ne fallut que quelques mouvements pour que le retour au calme se fasse.
Même si Mister O'Belt l'avait déjà appelé par son prénom, Éli voyait malgré tout une différence entre la version du "professionnel de Poudlard", et celle du jeune homme plus léger et souriant qu'elle avait en face d'elle aujourd'hui. Il venait même de la tutoyer naturellement, et après tout, ils n'étaient plus dans le même contexte alors... Encrant de nouveau ses iris dans ceux du pédiatromage, les hormones à fleurs de peau aidant, éli finit par lâcher prise sur les formes elle aussi.
- Je sais pas trop si j'peux dire ça, mais tant pis, j'vais le dire quand même... Je sais que c'était ton métier, et que j'étais qu'une élève pour toi, mais j'ai toujours senti qu'il y avait autre chose, que tu me comprenais mieux que ma propre famille. Si j'voulais te présenter ma fille en premier c'est parce que t'es la personne en qui j'ai le plus confiance, j'aurais jamais réussi à gérer toutes ces années si t'avais pas été là pour moi.
Il avait raison, ce rôle de mère était tout nouveau pour elle et la jeune fille ne pouvait pas espérer la perfection directement, pourtant ce besoin de prouver ses capacités à ceux qui lui avaient prédit un désastre, cette envie de se prouver à elle-même qu'elle serait une bonne mère et une sorcière douée malgré les circonstances, avaient instauré une pression silencieuse au-dessus d'elle. Volontairement ou non, le pédiatromage réussit malgré tout à alléger ses pensées tourmentées en jouant habilement avec le prénom qu'elle avait choisi pour sa fille. Même s'il portait pour elle une signification tout autre que la version mise en lumière par le jeune homme, Éli remercia intérieurement Mister O'Belt d'avoir redonné un peu de légèreté à la pièce.
Depuis qu'elle avait pris la décision ferme et définitive de garder cet enfant, la jeune fille c'était laissait aller petit à petit dans une véritable acceptation de son état. Au fil des mois, la croissance de son ventre et les mouvements ressentit de ce bébé l'avait enfin aidé à créer du lien, pourtant, elle n'avait pas anticipé à quel point les émotions la submergeraient en tenant pour la première fois Eden contre elle. Malgré l'histoire compliquée par laquelle elle venait de passer pour arriver jusqu'à sa fille, Éli s'était senti terriblement fière.
Ce sentiment de fierté ne l'avait toujours pas quitté depuis la veille, et même si la fatigue était visiblement présente chez la jeune fille, lorsque Mister O'Belt lui conseilla de s'allonger ou au moins de s'asseoir, la toute jeune maman se contenta de lui sourire sans bouger. Entre l'adrénaline de ce qui allait suivre, et les mouvements perceptibles de sa fille qui ne laissait que peu de temps avant son prochain concerto, elle n'avait aucune envie de se reposer maintenant. Mais Éli n'avait pas envie d'inquiéter le jeune homme non plus, elle profita donc d'un nouveau regard vers le berceau pour éluder le sujet discrètement.
Laissant quelques secondes passer, la jeune fille recentra ensuite son attention sur l'adulte, et de nouveaux mots tombèrent vers elle. Il était surpris qu'elle l'ai invité si tôt, et elle l'était bien plus qu'il soit surpris de ça. Mais avant même de pouvoir lui donner une explication, la Poufsouffle, interrompue par des pleurs prévisibles, lui offrit un sourire embêté. Avançant vers le berceau, Éli qui ne voulait pas laisser le pédiatromage en suspens trop longtemps, augmenta légèrement le volume de sa voix pour couvrir le bruit par sa réponse.
- vous étiez aussi le premier à être là dans mes pires moments, pourquoi pas dans les bons ? Attrapant délicatement Eden pour venir la caler sur sa poitrine, la jeune fille posa l'une de ses mains pour soutenir son fessier, l'autre maintenant sa tête en protection. Resserrant un peu plus son étreinte, elle entama un léger balancement en rythme pour tenter d'apaiser les pleurs. Si certains de ses gestes sur le nouveau-né manquaient cruellement d'assurance, d'autres au contraire semblaient instinctivement évidents pour elle sans les avoir appris. Il ne fallut que quelques mouvements pour que le retour au calme se fasse.
Même si Mister O'Belt l'avait déjà appelé par son prénom, Éli voyait malgré tout une différence entre la version du "professionnel de Poudlard", et celle du jeune homme plus léger et souriant qu'elle avait en face d'elle aujourd'hui. Il venait même de la tutoyer naturellement, et après tout, ils n'étaient plus dans le même contexte alors... Encrant de nouveau ses iris dans ceux du pédiatromage, les hormones à fleurs de peau aidant, éli finit par lâcher prise sur les formes elle aussi.
- Je sais pas trop si j'peux dire ça, mais tant pis, j'vais le dire quand même... Je sais que c'était ton métier, et que j'étais qu'une élève pour toi, mais j'ai toujours senti qu'il y avait autre chose, que tu me comprenais mieux que ma propre famille. Si j'voulais te présenter ma fille en premier c'est parce que t'es la personne en qui j'ai le plus confiance, j'aurais jamais réussi à gérer toutes ces années si t'avais pas été là pour moi.
❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso ☙ - bouilleur de chaudron
Délicieuse petite oursonne
Elisabeth lui avait sourit mais n'avait pas fait un geste pour ne serait-ce que s'asseoir. Et puis son regard avait été attiré vers le berceau et la question était restée suspendue et lui même avait formulé une toute autre chose, ce qui avait quasi définitivement rangé le conseil au rang de quelques mots. En effet son étonnement à lui fit apparaître une surprise qu'elle ne put cacher sur son visage. Elle lui répondit qu'après s'être approché de la petite qui pleurait, poussant sur sa voix pour être entendue. Diarmuid l'accueillit avec un hochement de tête et surtout, une longue analyse interne. Plusieurs choses lui venait toutes en même temps, notamment qu'au delà de son attachement pour la jeune mère - qu'il ne pouvait pas nier, il ne l'avais jamais fait - sa présence était en partie dû à son travail. Il aurait certainement fait autant pour un autre jeune couple. Mais est-ce que tous les parents étaient vraiment du même bois que les leurs? Il savait que non. Avec des tuteurs accompagnants comme l'était Elizabeth Omniak, son implication à lui serait différente, il fallait le reconnaître.
- "Merci. Je suis touché." Choisit-il donc de répondre une fois que la petite fut calmé, refoulant ses objections qui ne tiendrait pas un argumentaire. La Poufsouffle diminua l'amplitude du balancier qu'elle avait naturellement pris pour faire taire les cris de son enfant et, après quelques secondes, planta ses yeux dans les siens. Le regard était particulièrement intense. Le pédiatromage sut qu'elle allait lui dire quelque chose d'important mais il ne mesurait pas à quel point. Des années d'éducation et de travail pour maîtriser ses expressions faciales ne suffirent pas à masquer son émotion. C'était encore plus vrai qu'il n'était pas dans un contexte où il s'attendait à devoir le faire.
L'irlandais savait qu'il devait parler. Mais pris dans un trouble mental, il ne put pas prononcer le moindre mot sur l'instant. Ses yeux pétillaient de ce que les mots d'Élisabeth avaient provoqué en lui. Son teint pris une teinte indescriptible qui accentuait sa peau pâle tout en la colorant légèrement. Et son sourire devint comme timide. Sa langue passa rapidement entre ses lèvres. Il cherchait ses mots. Et ça ne venait pas. Il inspira et puis se lança, ça viendrait comme ça viendrait. "Bien sûr que tu pouvais le dire." Son sourire redevint plus naturel. "Et je te remercie de l'avoir fait." Oui, elle s'était ouverte à lui et elle lui faisait tant confiance... C'était certainement ça qui lui avait filé cette sensation du monde qui tournait. "J'espère que je serais à la hauteur de ta confiance." Poursuivit-il en essayant de se souvenir du reste de ses paroles. C'était étrangement très clair et très flou à la fois. Comme si le fond avait surpassé la forme, quoique des éléments revenaient... En fait non, simplement l'effet. "Je t'ai aussi laissé livrée à toi même." Ajouta-t-il en repensant à cette distance qu'il avait imposée. Elle avait été nécessaire, il le savait. Pour lui, il s'était choisi ce jour là. Mais est-ce que ça l'avait vraiment aidée? Il n'en était pas si sûr.
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- "Merci. Je suis touché." Choisit-il donc de répondre une fois que la petite fut calmé, refoulant ses objections qui ne tiendrait pas un argumentaire. La Poufsouffle diminua l'amplitude du balancier qu'elle avait naturellement pris pour faire taire les cris de son enfant et, après quelques secondes, planta ses yeux dans les siens. Le regard était particulièrement intense. Le pédiatromage sut qu'elle allait lui dire quelque chose d'important mais il ne mesurait pas à quel point. Des années d'éducation et de travail pour maîtriser ses expressions faciales ne suffirent pas à masquer son émotion. C'était encore plus vrai qu'il n'était pas dans un contexte où il s'attendait à devoir le faire.
L'irlandais savait qu'il devait parler. Mais pris dans un trouble mental, il ne put pas prononcer le moindre mot sur l'instant. Ses yeux pétillaient de ce que les mots d'Élisabeth avaient provoqué en lui. Son teint pris une teinte indescriptible qui accentuait sa peau pâle tout en la colorant légèrement. Et son sourire devint comme timide. Sa langue passa rapidement entre ses lèvres. Il cherchait ses mots. Et ça ne venait pas. Il inspira et puis se lança, ça viendrait comme ça viendrait. "Bien sûr que tu pouvais le dire." Son sourire redevint plus naturel. "Et je te remercie de l'avoir fait." Oui, elle s'était ouverte à lui et elle lui faisait tant confiance... C'était certainement ça qui lui avait filé cette sensation du monde qui tournait. "J'espère que je serais à la hauteur de ta confiance." Poursuivit-il en essayant de se souvenir du reste de ses paroles. C'était étrangement très clair et très flou à la fois. Comme si le fond avait surpassé la forme, quoique des éléments revenaient... En fait non, simplement l'effet. "Je t'ai aussi laissé livrée à toi même." Ajouta-t-il en repensant à cette distance qu'il avait imposée. Elle avait été nécessaire, il le savait. Pour lui, il s'était choisi ce jour là. Mais est-ce que ça l'avait vraiment aidée? Il n'en était pas si sûr.
INKTOBER 2025 - JOUR 4 - MURKY
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Délicieuse petite oursonne
Si sa première explication sembla convenir au pédiatromage, pendant quelques instants Éli se demanda si elle n'avait pas franchi une ligne en poussant plus loin ses confidences. Est-ce que le tutoiement était de trop ? Est-ce que ses paroles l'avaient rendu mal à l'aise ? Le silence du jeune homme était très déstabilisant pour la Poufsouffle, qui tenta de ne rien montrer de son trouble. Elle avait ressenti le besoin de mettre tout à plat, aujourd'hui elle voulait que leur relation soit vraiment saine et transparente, c'était important.
Les expressions qu'elle voyait apparaître sur le visage de Mister O'Belt la questionnaient beaucoup, mais heureusement, elle fut rapidement rassurée. Est-ce qu'il serait à la hauteur de sa confiance ? Elle ne s'attendait vraiment pas à recevoir ce genre de partage. Personne n'avait jamais vraiment cherché à l'être, personne ne lui avait signifié son envie d'y faire attention en tout cas, et la jeune fille fut à son tour touchée de voir à quel point il l'a considéré. L'émotion de la jeune maman switcha malgré tout très rapidement lorsque qu'il reparla de cette fameuse distance, celle qu'il lui avait imposée quelques mois avant. Légèrement engourdis, la jaune et or profita du léger flottement qu'avait instauré ce souvenir pour desserrer son étreinte, et passer sa fille en position berceau sur son bras. Sa tête maintenue dans le creux de son coude, son petit visage calme lui faisait maintenant face. Détournant son regard du nouveau-né, Éli finit par offrir un sourire espiègle au jeune homme, avant d'enfin lui répondre.
- et t'as eu raison d'le faire, je vrillais complètement. Elle avait cherché les confidences, il fallait qu'elle en assume le pire. Oui elle avait souffert de cette mesure disciplinaire soudaine, elle l'avait même pris comme une injustice pendant un temps, mais ça l'avait aussi poussé à réfléchir, beaucoup, beaucoup réfléchir. J'vais pas te mentir, j't'en ai voulu et ça m'a fait hyper mal. J'sais pas pourquoi, mais j'pensais trop que quoique je fasse comme connerie, toi tu serais toujours là, que tu serais en colère, mais que tu me lâcherais jamais. Alors ce jour-là...quand j'ai réalisé que j'pouvais perdre c'qu'on avait, genre vraiment... j'ai eu peur. Grimaçant du souvenir que ses mots faisaient remonter à la surface, la jeune fille baissa la tête quelques secondes, avant de la remonter, un très léger sourire entendu accroché aux coins des lèvres.
- au fond, c'est sûrement ça qui m'a l'plus aidé. J'suis désolé de tout ça...vraiment. Même si elle lui avait déjà fait plusieurs fois des excuses, si elle savait qu'il savait...elle lui offrit sans ciller le regard le plus sincère possible en prononçant ces mots.
Et puis, se redressant comme piquée par une toute nouvelle énergie bien plus positive, Éli souriante, posa alternativement ses iris sur le visage apaisé de sa fille, avant d'encrer ses yeux pétillants dans ceux du pédiatromage, laissant couler vers lui sa question d'une voix presque timide.
- Tu veux la prendre ?
( Si Diarmuid répond positivement, tu peux considérer qu'Eli lui place dans les bras lorsqu'il est prêt.)
Les expressions qu'elle voyait apparaître sur le visage de Mister O'Belt la questionnaient beaucoup, mais heureusement, elle fut rapidement rassurée. Est-ce qu'il serait à la hauteur de sa confiance ? Elle ne s'attendait vraiment pas à recevoir ce genre de partage. Personne n'avait jamais vraiment cherché à l'être, personne ne lui avait signifié son envie d'y faire attention en tout cas, et la jeune fille fut à son tour touchée de voir à quel point il l'a considéré. L'émotion de la jeune maman switcha malgré tout très rapidement lorsque qu'il reparla de cette fameuse distance, celle qu'il lui avait imposée quelques mois avant. Légèrement engourdis, la jaune et or profita du léger flottement qu'avait instauré ce souvenir pour desserrer son étreinte, et passer sa fille en position berceau sur son bras. Sa tête maintenue dans le creux de son coude, son petit visage calme lui faisait maintenant face. Détournant son regard du nouveau-né, Éli finit par offrir un sourire espiègle au jeune homme, avant d'enfin lui répondre.
- et t'as eu raison d'le faire, je vrillais complètement. Elle avait cherché les confidences, il fallait qu'elle en assume le pire. Oui elle avait souffert de cette mesure disciplinaire soudaine, elle l'avait même pris comme une injustice pendant un temps, mais ça l'avait aussi poussé à réfléchir, beaucoup, beaucoup réfléchir. J'vais pas te mentir, j't'en ai voulu et ça m'a fait hyper mal. J'sais pas pourquoi, mais j'pensais trop que quoique je fasse comme connerie, toi tu serais toujours là, que tu serais en colère, mais que tu me lâcherais jamais. Alors ce jour-là...quand j'ai réalisé que j'pouvais perdre c'qu'on avait, genre vraiment... j'ai eu peur. Grimaçant du souvenir que ses mots faisaient remonter à la surface, la jeune fille baissa la tête quelques secondes, avant de la remonter, un très léger sourire entendu accroché aux coins des lèvres.
- au fond, c'est sûrement ça qui m'a l'plus aidé. J'suis désolé de tout ça...vraiment. Même si elle lui avait déjà fait plusieurs fois des excuses, si elle savait qu'il savait...elle lui offrit sans ciller le regard le plus sincère possible en prononçant ces mots.
Et puis, se redressant comme piquée par une toute nouvelle énergie bien plus positive, Éli souriante, posa alternativement ses iris sur le visage apaisé de sa fille, avant d'encrer ses yeux pétillants dans ceux du pédiatromage, laissant couler vers lui sa question d'une voix presque timide.
- Tu veux la prendre ?
( Si Diarmuid répond positivement, tu peux considérer qu'Eli lui place dans les bras lorsqu'il est prêt.)
❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso ☙ - bouilleur de chaudron
Délicieuse petite oursonne
- "Ca peut arriver à n'importe qui." Souffla-t-il sans certain d'avoir été audible. Le disait-il plus pour lui que pour elle, il n'en savait rien. Mais les mots avaient été prononcés et puis elle avait poursuivit. Alors il avait écouté prenant la mesure de ce que l'adolescente pouvait dire. Est-ce que la situation aurait pu s'améliorer s'il avait agit autrement? Plus rapidement ou non? C'était impossible à savoir. Tout ce qu'il constatait, c'était que c'était la première fois qu'ils en parlaient à cœur ouverts tous les deux.
Il lui offrit un sourire un peu triste. Tout avait été compliqué. "Je pense qu'on peut être sûr d'une chose, c'est qu'on a mal vécu tout ça tous les deux mais aussi qu'on a su aller au delà pour avancer. C'est tout ce que j'ai envie de retenir." Son sourire fut beaucoup plus doux et ses yeux se tintèrent d'une autre lueur, comme si par ces simples phrases il montrait que le passé était, non pas balayé, mais mis à sa place. Les enseignements avaient été tirés des deux côtés et une relation neuve en était ressorti, certainement aussi grâce à cette grossesse puis cette arrivée imprévue. Avec ce sourire tendre, il observa la toute jeune mère et ne put manquer ce regard. Il sentait qu'ils en étaient plus ou moins au même point sur cette question. C'était ce qui était important.
L'irlandais ne manqua pas la suite. Ce redressement soudain de la Poufsouffle, son visage encore plus lumineux et éclatant, son regard pétillant qui passèrent sur la toute petite puis sur lui même et enfin la proposition. "Tu es sûre?" Fut sa première réaction. Ce qu'il savait des jeunes mères, c'était qu'en général, elle répugnaient à lâcher leur progéniture, surtout aussi jeune. La confirmation verbale n'eut pas besoin d'être faite. Tout le corps de la brune lui donnait la réponse, et ça, c'était probablement ses prédispositions à lire le langage corporel, aiguisées par ses capacités de Legilimens, qui le lui soufflait. Elle avait vraiment envie de lui faire cette proposition. "Avec plaisir!" Assura-t-il alors en s'approchant pour faciliter le transfert de bras.
Il accompagna doucement la tête de la nourrisson dans le creux de son coude avec une aisance que peu lui soupçonnait et qui lui venait de son expérience en service de pédiatromagie et trouva naturellement un support à hauteur de son bassin pour s'y appuyer d'une fesse et ainsi observer le visage de la petite. Ses yeux étaient deux fentes, impossible de savoir si elles étaient ouvertes ou closes. Il se mit alors à lui parler tout doucement, dans sa langue natale. Élisabeth ne comprendrait pas, mais le ton doux et apaisé, la voix basse, presque murmurée, son visage détendu et clair, montraient qu'il ne s'agissait de rien de négatif, au contraire. "Bonjour Eden. Ta maman a déjà fait tellement pour toi. Elle te le racontera sûrement un jour." Et puis il enchaîna, "elle est beaucoup plus forte qu'elle ne le croit. Et elle t'aime déjà beaucoup." Il ne savait pas ce que la jeune fille ressentait, mais par ses actes depuis quelques mois il s'avait que l'attachement était déjà fort.
Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75
Il lui offrit un sourire un peu triste. Tout avait été compliqué. "Je pense qu'on peut être sûr d'une chose, c'est qu'on a mal vécu tout ça tous les deux mais aussi qu'on a su aller au delà pour avancer. C'est tout ce que j'ai envie de retenir." Son sourire fut beaucoup plus doux et ses yeux se tintèrent d'une autre lueur, comme si par ces simples phrases il montrait que le passé était, non pas balayé, mais mis à sa place. Les enseignements avaient été tirés des deux côtés et une relation neuve en était ressorti, certainement aussi grâce à cette grossesse puis cette arrivée imprévue. Avec ce sourire tendre, il observa la toute jeune mère et ne put manquer ce regard. Il sentait qu'ils en étaient plus ou moins au même point sur cette question. C'était ce qui était important.
L'irlandais ne manqua pas la suite. Ce redressement soudain de la Poufsouffle, son visage encore plus lumineux et éclatant, son regard pétillant qui passèrent sur la toute petite puis sur lui même et enfin la proposition. "Tu es sûre?" Fut sa première réaction. Ce qu'il savait des jeunes mères, c'était qu'en général, elle répugnaient à lâcher leur progéniture, surtout aussi jeune. La confirmation verbale n'eut pas besoin d'être faite. Tout le corps de la brune lui donnait la réponse, et ça, c'était probablement ses prédispositions à lire le langage corporel, aiguisées par ses capacités de Legilimens, qui le lui soufflait. Elle avait vraiment envie de lui faire cette proposition. "Avec plaisir!" Assura-t-il alors en s'approchant pour faciliter le transfert de bras.
Il accompagna doucement la tête de la nourrisson dans le creux de son coude avec une aisance que peu lui soupçonnait et qui lui venait de son expérience en service de pédiatromagie et trouva naturellement un support à hauteur de son bassin pour s'y appuyer d'une fesse et ainsi observer le visage de la petite. Ses yeux étaient deux fentes, impossible de savoir si elles étaient ouvertes ou closes. Il se mit alors à lui parler tout doucement, dans sa langue natale. Élisabeth ne comprendrait pas, mais le ton doux et apaisé, la voix basse, presque murmurée, son visage détendu et clair, montraient qu'il ne s'agissait de rien de négatif, au contraire. "Bonjour Eden. Ta maman a déjà fait tellement pour toi. Elle te le racontera sûrement un jour." Et puis il enchaîna, "elle est beaucoup plus forte qu'elle ne le croit. Et elle t'aime déjà beaucoup." Il ne savait pas ce que la jeune fille ressentait, mais par ses actes depuis quelques mois il s'avait que l'attachement était déjà fort.
INKTOBER 2025 - JOUR 10 - SWEEP
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Délicieuse petite oursonne
Il avait raison, avancer était la seule chose qu'ils devaient faire maintenant, avancer et trouver enfin une sorte de safe place pour construire sur de meilleures bases. Tout avait été bien trop compliqué ces dernières années pour éli, et même si elle était en grande partie responsable de ce chaos, la faute n'était pas uniquement la sienne. Elle n'avait pas su s'éloigner des problèmes, ni résister aux intempéries qui lui étaient tombées dessus, elle s'était laissé emporter par ses émotions sur de mauvais chemins, mais maintenant ça aller changer. Maintenant, elle voulait faire les bons choix, pour elle et pour sa fille. Choisir d'abandonner les mauvaises ondes de sa famille pour intégrer un foyer sorcier bienveillant et attentif, apprendre à tisser des liens moins toxiques avec les autres, poursuivre le travail qu'elle avait commencé avec Miss Vermillon à Poudlard par des séances de psychomagie à Sainte Mangouste, petit à petit, elle commençait à construire quelque chose de sain autour d'elle. Aujourd'hui faisait partie d'une étape importante de cette nouvelle vie.
Avant même que le jeune homme ne lui rende visite, elle savait que s'il décidait d'accepter, le moment où il prendrait sa fille dans les bras serait quelque chose d'émouvant pour elle. Mais les voir ensemble, plusieurs mois après avoir partagé cette annonce qui avait tout bouleversé, c'était vraiment beaucoup pour la jeune mère déjà submergée. Alors, sans comprendre le sens de ce qu'il prononça, Éli laissa couler quelques larmes discretes lorsque Mister O'Belt se mit à parler à Eden. Tant de bienveillance se dégageait de ses gestes, tellement de tendresse émanée des sons qu'il offrait à la petite, que la jeune mère avait l'impression qu'il recouvrait sa fille d'une bulle sécurisante. Profitant de ce moment pour s'asseoir sur le bout du lit, assez sereine pour lâcher un instant le contrôle, Éli ferma une seconde les yeux. Même si cette accalmie de pensée lui faisait du bien, elle prit rapidement une grande respiration et retrouva la vision. C'était maintenant, le timing était parfait...
Sur un ton posé, plus assuré qu'elle ne l'avait anticipé dans ces multiples répétitions mentales, elle posa les mots qui lui brûlaient les lèvres, mais qu'elle avait gardé pour elle depuis des semaines.
- Si j'ai voulu que tu viennes c'était aussi pour te dire autre chose, mais j'sais pas vraiment par quoi commencer. Détournant la tête, Éli se mit à regarder par la fenêtre pour se sentir un peu moins intimidé par ce qui allait suivre. Ce qu'elle devait raconter était assez intime, et cela ne montrerait pas vraiment sa meilleure version, mais elle avait besoin de lui expliquer ça pour être sûr que le pédiatromage comprenne que ce n'était, ni un choix irréfléchi, ni impulsif, mais au contraire très sincère et mûrement pesé.
- Cet été, quand j'ai senti ses premiers coups dans mon ventre, ça m'a fait un drôle de truc. J'étais hyper contente, et aussi complètement effrayée. Je sais pas, j'crois que j'me suis rendu vraiment compte qu'elle était là, et que j'étais responsable de ce qui lui arriverait. Et j'me suis senti incapable, j'avais l'impression que j'allais encore une fois faire n'importe quoi, j'étais en train de paniquer complet, et j'me suis souvenu de ce que tu m'avais dit quand on a découvert ma grossesse. Que je devais chercher sur quoi j'avais encore la main, et trouver ce que je pouvais faire pour que ça soit le mieux possible.
Focalisant de nouveau son regard vers le jeune homme, le cœur d'Éli battait bien trop fort. La jeune fille commençait à avoir du mal à gérer son émotion, les prochains mots allaient être dur à prononcer, mais un léger mouvement de sa fille quelques centimètres plus bas attira son regard, et cette vision lui donna le courage nécessaire pour continuer.
- et j'ai fini par trouver. Ok, je pouvais pas changer la situation, mais j'avais encore la main. Ce bébé était là, et je ne serais pas parfaite, mais l'entourer des meilleures personnes, ça, j'pouvais le faire ! Des personnes qui avec moi essayeraient de le comprendre vraiment sans le juger, qui l'encouragerait, qui seraient vraiment là, et pas seulement quand tout est facile. Des personnes qui n'auraient pas peur de lui dire s'il a tort, mais qui l'aideraient à grandir même quand il ferait des erreurs. Des personnes en qui il pourrait avoir une totale confiance. Des personnes comme toi tu l'es pour moi.
La jeune fille, presque timide de l'indiscrétion des mots qu'elle venait de prononcer, abaissa son regard et ne décolla pas ses iris de sa fille pendant quelques secondes, respira et se leva. D'un pas mal assuré elle se rapprocha du duo attendrissant. Lorsqu'elle releva le regard vers le jeune homme, elle était intérieurement à la fois pétrifiée de peur, et extrêmement déterminée à aller jusqu'au bout de sa vérité. J'ai pas toujours fait des super choix, mais cette fois, je sais que j'me trompe pas. J'aimerais que tu sois le parrain d'Eden... enfin si tu veux bien ? Sa demande faisait complètement sens pour elle, mais elle ne savait pas du tout comment le jeune homme aller recevoir tout ça. Pour éli c'était devenu une évidence, elle voulait qu'il fasse officiellement partie de la vie de sa fille, qu'il est sa place, et elle ne voyait personne d'autre pour tenir ce rôle aussi bien, mais est ce que Diarmuid trouverait cette idée complètement absurde ?
Avant même que le jeune homme ne lui rende visite, elle savait que s'il décidait d'accepter, le moment où il prendrait sa fille dans les bras serait quelque chose d'émouvant pour elle. Mais les voir ensemble, plusieurs mois après avoir partagé cette annonce qui avait tout bouleversé, c'était vraiment beaucoup pour la jeune mère déjà submergée. Alors, sans comprendre le sens de ce qu'il prononça, Éli laissa couler quelques larmes discretes lorsque Mister O'Belt se mit à parler à Eden. Tant de bienveillance se dégageait de ses gestes, tellement de tendresse émanée des sons qu'il offrait à la petite, que la jeune mère avait l'impression qu'il recouvrait sa fille d'une bulle sécurisante. Profitant de ce moment pour s'asseoir sur le bout du lit, assez sereine pour lâcher un instant le contrôle, Éli ferma une seconde les yeux. Même si cette accalmie de pensée lui faisait du bien, elle prit rapidement une grande respiration et retrouva la vision. C'était maintenant, le timing était parfait...
Sur un ton posé, plus assuré qu'elle ne l'avait anticipé dans ces multiples répétitions mentales, elle posa les mots qui lui brûlaient les lèvres, mais qu'elle avait gardé pour elle depuis des semaines.
- Si j'ai voulu que tu viennes c'était aussi pour te dire autre chose, mais j'sais pas vraiment par quoi commencer. Détournant la tête, Éli se mit à regarder par la fenêtre pour se sentir un peu moins intimidé par ce qui allait suivre. Ce qu'elle devait raconter était assez intime, et cela ne montrerait pas vraiment sa meilleure version, mais elle avait besoin de lui expliquer ça pour être sûr que le pédiatromage comprenne que ce n'était, ni un choix irréfléchi, ni impulsif, mais au contraire très sincère et mûrement pesé.
- Cet été, quand j'ai senti ses premiers coups dans mon ventre, ça m'a fait un drôle de truc. J'étais hyper contente, et aussi complètement effrayée. Je sais pas, j'crois que j'me suis rendu vraiment compte qu'elle était là, et que j'étais responsable de ce qui lui arriverait. Et j'me suis senti incapable, j'avais l'impression que j'allais encore une fois faire n'importe quoi, j'étais en train de paniquer complet, et j'me suis souvenu de ce que tu m'avais dit quand on a découvert ma grossesse. Que je devais chercher sur quoi j'avais encore la main, et trouver ce que je pouvais faire pour que ça soit le mieux possible.
Focalisant de nouveau son regard vers le jeune homme, le cœur d'Éli battait bien trop fort. La jeune fille commençait à avoir du mal à gérer son émotion, les prochains mots allaient être dur à prononcer, mais un léger mouvement de sa fille quelques centimètres plus bas attira son regard, et cette vision lui donna le courage nécessaire pour continuer.
- et j'ai fini par trouver. Ok, je pouvais pas changer la situation, mais j'avais encore la main. Ce bébé était là, et je ne serais pas parfaite, mais l'entourer des meilleures personnes, ça, j'pouvais le faire ! Des personnes qui avec moi essayeraient de le comprendre vraiment sans le juger, qui l'encouragerait, qui seraient vraiment là, et pas seulement quand tout est facile. Des personnes qui n'auraient pas peur de lui dire s'il a tort, mais qui l'aideraient à grandir même quand il ferait des erreurs. Des personnes en qui il pourrait avoir une totale confiance. Des personnes comme toi tu l'es pour moi.
La jeune fille, presque timide de l'indiscrétion des mots qu'elle venait de prononcer, abaissa son regard et ne décolla pas ses iris de sa fille pendant quelques secondes, respira et se leva. D'un pas mal assuré elle se rapprocha du duo attendrissant. Lorsqu'elle releva le regard vers le jeune homme, elle était intérieurement à la fois pétrifiée de peur, et extrêmement déterminée à aller jusqu'au bout de sa vérité. J'ai pas toujours fait des super choix, mais cette fois, je sais que j'me trompe pas. J'aimerais que tu sois le parrain d'Eden... enfin si tu veux bien ? Sa demande faisait complètement sens pour elle, mais elle ne savait pas du tout comment le jeune homme aller recevoir tout ça. Pour éli c'était devenu une évidence, elle voulait qu'il fasse officiellement partie de la vie de sa fille, qu'il est sa place, et elle ne voyait personne d'autre pour tenir ce rôle aussi bien, mais est ce que Diarmuid trouverait cette idée complètement absurde ?
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Délicieuse petite oursonne
Diarmuid ne s'aperçut pas de l'émotion d'Elisabeth. En effet, il était concentré sur la petite fille et surtout continuait de lui parler doucement malgré ses petits yeux clos. "Moi c'est Diarmuid." Continua-t-il sans savoir quoi ajouter. Sa place auprès de cette petite fille était encore loin d'être définie. Il avait proposé à sa maman plusieurs mois plus tôt de la suivre en temps que pédiatromage mais il ne savait pas si elle allait saisir l'offre ou non, il comptait attendre qu'elle en parle. A la place, il replaça une petite mèche pour qu'elle ne vienne pas chatouiller le front du bébé. Elle semblait apaisée. Pour le moment du moins.
Son attention bifurqua de l'enfant à celle qui ne l'était plus tout à fait depuis plusieurs mois. La Poufsouffle, désormais assise sur le lit, avait repris la parole. Mais le temps qu'il relève la tête, voilà qu'elle regardait par la fenêtre. Il se contenta de la regarder quelques secondes puis plongea lui aussi ses yeux sur ce que l'extérieur leur offrait comme vue. "Laisse les mots sortir comme ils viennent." Lui souffla-t-il d'une voix plus basse et grave que ce qu'il aurait voulu. Il venait de chuchoter en irlandais pour Eden, c'était une partie de l'explication à cette manière de parler.
Puis les mots coulèrent de la bouche de la brune. Diarmuid en assimila le flot et hocha la tête. "C'est vrai." Il se souvenait de ça. Il tenait cette façon de voir les choses de son propre suivi psychologique et le partageait régulièrement. Pas à tout va, mais ça venait assez facilement dans les discussions avec des personnes proches ou qu'il estimait. Élisabeth faisait partie de ces deux catégories, c'était indéniable. L'adolescente se tourna alors vers lui. Il détacha donc ses yeux de ce qui trouvait au delà de la fenêtre et laissa ses yeux migrer doucement vers son visage. Elle regardait sa fille, en proie à une hésitation, puis se lança à nouveau.
Cette fois-ci encore il se posa en écoute attentive. Le discours qu'elle lui servit était lourd de sens et le saisit très facilement. Trop facilement. Ca lui évoquait beaucoup ce qu'elle était en train de dire et il peinait à en saisir la finalité. Où voulait-elle en venir? Et puis c'était sans compter sur le fait qu'elle le tenait pour quelqu'un de solide, en qui elle pouvait avoir confiance. Il en était extrêmement touché. L'émotion le saisit mais ce ne fut rien par rapport à ce qui suivit. La jeune mère qui s'approchait timidement en baissant les yeux sur sa petite et puis cette question d'une assurance qui détonait avec son attitude.
L'irlandais en fut sans voix. Littéralement. Il observait la brune qui avait toujours les yeux rivés sur le bébé et s'astreignit à prendre une longue inspiration pour calmer les battements de son cœur qui venaient de prendre une sacrée accélération, il ne pouvait pas la laisser plus de quelques secondes dans le silence. Alors, même s'il était complètement déboussolé face à cette demande, en plein doute et en même temps... honoré. "Je ne m'y attendais pas." Commença-t-il par dire d'une voix rauque et surtout bardé d'accent sous le coup de l'émotion. Il s'obligea à poursuivre. "Et après une telle démonstration..." Il lui offrit un sourire fugace, pas parce qu'il n'était pas heureux mais parce qu'il était encore sous une forme de choc, "je ne peux qu'être convaincu. Et je serais très heureux d'avoir cette place dans vos vies à toutes les deux." Certes c'était auprès d'Eden qu'elle lui offrait quelque chose, mais comment les dissocier toutes les deux.
Il y avait bien entendu tout un tas de question sur ce qu'elle imaginait du rôle de parrain, de quelle religion elle pouvait parler... Mais c'était secondaire à ce moment là. Ce n'était pas le genre de chose qu'on mettait sur le tapis dans un moment pareil. Non. Il préférait autre chose. Par exemple, ouvrir son bras gauche pour qu'elle puisse s'approcher encore plus. Les barrières entre le soignant et sa patiente s'abattaient, mais c'était de circonstance, et si elle le souhaitait, elle n'avait qu'un pas à faire pour finir de les faire tomber.
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Son attention bifurqua de l'enfant à celle qui ne l'était plus tout à fait depuis plusieurs mois. La Poufsouffle, désormais assise sur le lit, avait repris la parole. Mais le temps qu'il relève la tête, voilà qu'elle regardait par la fenêtre. Il se contenta de la regarder quelques secondes puis plongea lui aussi ses yeux sur ce que l'extérieur leur offrait comme vue. "Laisse les mots sortir comme ils viennent." Lui souffla-t-il d'une voix plus basse et grave que ce qu'il aurait voulu. Il venait de chuchoter en irlandais pour Eden, c'était une partie de l'explication à cette manière de parler.
Puis les mots coulèrent de la bouche de la brune. Diarmuid en assimila le flot et hocha la tête. "C'est vrai." Il se souvenait de ça. Il tenait cette façon de voir les choses de son propre suivi psychologique et le partageait régulièrement. Pas à tout va, mais ça venait assez facilement dans les discussions avec des personnes proches ou qu'il estimait. Élisabeth faisait partie de ces deux catégories, c'était indéniable. L'adolescente se tourna alors vers lui. Il détacha donc ses yeux de ce qui trouvait au delà de la fenêtre et laissa ses yeux migrer doucement vers son visage. Elle regardait sa fille, en proie à une hésitation, puis se lança à nouveau.
Cette fois-ci encore il se posa en écoute attentive. Le discours qu'elle lui servit était lourd de sens et le saisit très facilement. Trop facilement. Ca lui évoquait beaucoup ce qu'elle était en train de dire et il peinait à en saisir la finalité. Où voulait-elle en venir? Et puis c'était sans compter sur le fait qu'elle le tenait pour quelqu'un de solide, en qui elle pouvait avoir confiance. Il en était extrêmement touché. L'émotion le saisit mais ce ne fut rien par rapport à ce qui suivit. La jeune mère qui s'approchait timidement en baissant les yeux sur sa petite et puis cette question d'une assurance qui détonait avec son attitude.
L'irlandais en fut sans voix. Littéralement. Il observait la brune qui avait toujours les yeux rivés sur le bébé et s'astreignit à prendre une longue inspiration pour calmer les battements de son cœur qui venaient de prendre une sacrée accélération, il ne pouvait pas la laisser plus de quelques secondes dans le silence. Alors, même s'il était complètement déboussolé face à cette demande, en plein doute et en même temps... honoré. "Je ne m'y attendais pas." Commença-t-il par dire d'une voix rauque et surtout bardé d'accent sous le coup de l'émotion. Il s'obligea à poursuivre. "Et après une telle démonstration..." Il lui offrit un sourire fugace, pas parce qu'il n'était pas heureux mais parce qu'il était encore sous une forme de choc, "je ne peux qu'être convaincu. Et je serais très heureux d'avoir cette place dans vos vies à toutes les deux." Certes c'était auprès d'Eden qu'elle lui offrait quelque chose, mais comment les dissocier toutes les deux.
Il y avait bien entendu tout un tas de question sur ce qu'elle imaginait du rôle de parrain, de quelle religion elle pouvait parler... Mais c'était secondaire à ce moment là. Ce n'était pas le genre de chose qu'on mettait sur le tapis dans un moment pareil. Non. Il préférait autre chose. Par exemple, ouvrir son bras gauche pour qu'elle puisse s'approcher encore plus. Les barrières entre le soignant et sa patiente s'abattaient, mais c'était de circonstance, et si elle le souhaitait, elle n'avait qu'un pas à faire pour finir de les faire tomber.
INKTOBER 2025 - JOUR 9 - HEAVY
Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75
Délicieuse petite oursonne
Le regard toujours tourné vers Eden, trop ébranlée pour oser le poser dans ses yeux à lui, la jeune fille n'avait pas le souvenir d'avoir eu un jour une question si importante à prononcer, ni un stress aussi grand d'en accueillir la réponse. Les jambes flageolantes, les mains moites se cherchant l'une l'autre pour maintenir une contenance dans cet état de tachycardie émotive, la toute jeune mère était suspendu aux prochains mots que le jeune homme prononcerait.
...Et ils arrivèrent assez vite.
Il ne s'y attendait pas , elle avait bien sur anticipé l'étonnement compréhensible que sa démarche allait sûrement provoquer chez lui, pour autant, entendre la surprise du jeune homme en toute première intention raviva chez la Poufsouffle le doute d'un possible refus. Relevant enfin le regard pour soutenir le sien, elle se força à ne pas interpréter trop vite les choses. Il n'avait pas dit non, mais il n'avait pas dit oui non plus, comme prise en otage par ce début de réponse, le cœur de la jeune fille semblait battre hors de sa poitrine. Le léger et rapide sourire qui vint juste après n'aida pas vraiment la jeune fille à y voir plus clair. Est-ce qu'il souriait vraiment, ou n'était ce que le spasme gêné de celui qui prépare le terrain en vue d'une annonce négative ?
"je serais très heureux d'avoir cette place dans vos vies à toutes les deux."
Cette fois, la suite qu'apporta Diarmuid calma définitivement l'état d'alerte dans lequel se trouvait Éli, et le transforma en tout autre chose d'indescriptible, mais de bien plus positif. Sans réussir à contrôler quoique ce soit, un large soupir de soulagement fit trembler sa cage thoracique, avant que ne migre enfin sur ses joues un sourire, trop heureuse de cette issue favorable. La décision entre ses mains, il les avait choisis elles. En observant le jeune homme qui tenait toujours avec douceur le bébé dans ses bras, Éli se sentit à la fois plus légère et plus forte. L'ex patiente savait à quel point ce "oui" changerait les choses, d'une certaine manière la nouvelle maman avait l'impression d'avoir emmailloté sa fille dans une couverture faite d'un peu plus d'amour, de force, et de protection, une couverture qui l'aiderait à survivre au froid de ses hivers, et à apprecier la chaleur de ses étés.
Elle n'en était qu'au tout début dans l'apprentissage de son rôle de mère, et elle ne savait pas encore quelles épreuves se dresseraient devant elle par la suite, mais la décision que venait de prendre le jeune homme, celle qui lui offrait enfin la place qu'il mérité dans sa vie, la fit se sentir bien plus armée pour relever les défis à venir. Soulagée, affichant un sourire rayonnant à travers quelques larmes discrètes, la Poufsouffle réussit tout juste à prononcer un Merci rempli de reconnaissance. Submergée par l' émotion du moment, Éli rangea enfin ses pensées aux cachots pour se laisser glisser dans l'étreinte pleine de sens que le jeune homme lui proposait, scellant ainsi la nouvelle nature presque familiale de leur relation à tous les trois.
...Et ils arrivèrent assez vite.
Il ne s'y attendait pas , elle avait bien sur anticipé l'étonnement compréhensible que sa démarche allait sûrement provoquer chez lui, pour autant, entendre la surprise du jeune homme en toute première intention raviva chez la Poufsouffle le doute d'un possible refus. Relevant enfin le regard pour soutenir le sien, elle se força à ne pas interpréter trop vite les choses. Il n'avait pas dit non, mais il n'avait pas dit oui non plus, comme prise en otage par ce début de réponse, le cœur de la jeune fille semblait battre hors de sa poitrine. Le léger et rapide sourire qui vint juste après n'aida pas vraiment la jeune fille à y voir plus clair. Est-ce qu'il souriait vraiment, ou n'était ce que le spasme gêné de celui qui prépare le terrain en vue d'une annonce négative ?
"je serais très heureux d'avoir cette place dans vos vies à toutes les deux."
Cette fois, la suite qu'apporta Diarmuid calma définitivement l'état d'alerte dans lequel se trouvait Éli, et le transforma en tout autre chose d'indescriptible, mais de bien plus positif. Sans réussir à contrôler quoique ce soit, un large soupir de soulagement fit trembler sa cage thoracique, avant que ne migre enfin sur ses joues un sourire, trop heureuse de cette issue favorable. La décision entre ses mains, il les avait choisis elles. En observant le jeune homme qui tenait toujours avec douceur le bébé dans ses bras, Éli se sentit à la fois plus légère et plus forte. L'ex patiente savait à quel point ce "oui" changerait les choses, d'une certaine manière la nouvelle maman avait l'impression d'avoir emmailloté sa fille dans une couverture faite d'un peu plus d'amour, de force, et de protection, une couverture qui l'aiderait à survivre au froid de ses hivers, et à apprecier la chaleur de ses étés.
Elle n'en était qu'au tout début dans l'apprentissage de son rôle de mère, et elle ne savait pas encore quelles épreuves se dresseraient devant elle par la suite, mais la décision que venait de prendre le jeune homme, celle qui lui offrait enfin la place qu'il mérité dans sa vie, la fit se sentir bien plus armée pour relever les défis à venir. Soulagée, affichant un sourire rayonnant à travers quelques larmes discrètes, la Poufsouffle réussit tout juste à prononcer un Merci rempli de reconnaissance. Submergée par l' émotion du moment, Éli rangea enfin ses pensées aux cachots pour se laisser glisser dans l'étreinte pleine de sens que le jeune homme lui proposait, scellant ainsi la nouvelle nature presque familiale de leur relation à tous les trois.
❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso ☙ - bouilleur de chaudron