15 oct. 2025, 17:35
L’Affaire du Bracelet de Minuit  Privé   PNJ 
Cole Avery (1 PNJ actif dans le RP)
Septembre 2048, fin de journée.
@Christopher Hangoover, @Lloyd River


Alors que Nora pénétra le bar du Pitiponk, elle se fit la réflexion que cela faisait un moment qu'elle n'était pas venue. Elle n'était d'ailleurs pas certaine d'y être retournée depuis l'obtention de son diplôme de la GEAD et son intégration à la CIS. Elle avait de bons souvenirs en ce lieu - de mauvais aussi - et elle aurait vraiment aimé revenir en d'autres circonstances.

Il y a quelques jours, les quelques binômes rattachés au siège africain de la CIS ont été contactés par leurs supérieurs concernant une affaire qui se serait délocalisée en Angleterre. De prime abord, Nora était curieuse de comprendre pourquoi la CIS s'occupait d'une affaire de vol. Quand on lui expliqua les tenants et les aboutissants, tout s'éclaira. Un voleur du monde sorcier sévissait depuis quelques temps en Amérique, volant les demeures aisées et braquant les bijouteries de luxe. L'affaire fut reprise des mains des autorités locales quand elle gagna son titre d'enquête internationale. Le voleur - ou la voleuse - s'était délocalisé en Europe, et avait gagné l'Angleterre. Un somptueux bijou que Nora put voir en photo, le bracelet de minuit, fut dérobé dans la capitale moldue quelques heures auparavant. Toutes les équipes étaient sur le coup, Avery et elle ne faisaient pas exception.


"Je vais interroger les gens de ce côté." dit Avery. Nora acquiesça d'un signe de tête, et s'en alla à l'opposé. Il leur fallait parler aux clients pour voir s'il y avait des témoins, mais également à la gérance de l'établissement. Tous les commerces du coin étaient scrupuleusement inspectés.

Instinctivement, Nora se dirigea vers deux hommes non loin d'elle. Il fallait bien commencer quelque part. Elle sortit son badge de fonction.


"Messieurs, bonjour. Starks, auror pour la CIS." commença-t-elle, avant de ranger son badge et de sortir sa plume à papote - ces choses étaient bien utiles pour interroger les gens. "J'ai quelques questions à vous poser concernant un cambriolage qui a eu lieu dans le quartier." elle regarda un peu autour d'elle pour vérifier que personne ne sorte en douce. "Également, sauriez-vous me dire qui est le manager ?" demanda-t-elle également, pour avancer plus vite. Malgré le sérieux de la situation, elle esquissa un sourire.

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17 oct. 2025, 10:10
L’Affaire du Bracelet de Minuit  Privé   PNJ 
« Et BAM ! La molaire elle vole ! J’ai vu ça au ralenti, je te jure ! Là j’entends "ouuuuuuh" et moi je comprends pas tout de suite parce que je suis encore dans le mood, tu vois ? Donc ben je fracasse encore, BAM BAM BAM ! Tiens t’sais que j’ai écrit une chanson là dessus ? BAM BAM !» je tape mon poing sur la table en rythme, « ben c’est le refrain. Enfin ça fait pas que ça, hein, je suis pas con. Ça fait BAM BAM, that’s the sound of love I know ! Et… enfin bref c’était un super combat. »

J’enfile le reste de mon whisky et claque le verre sur la table. « Tu me mets le petit frère, mon petit Chris ? Et t’en prends un pour toi, c’est Lloyd qui régale ! Haaaaan et faut TROP que je te parle de la gonzesse d’hier ! Elle était CHARGÉE, t’as jamais vu ça ! Et pourtant je sais que t’en vois.  »
Je me m’étend sur ma chaises, mes grandes pattes étendues sous la table. J’aime bien le Pitiponk. Chris passe toujours de la bonne musique, l’alcool est pas dégueu et c’est plein d’étudiants à regarder vivre leurs premières cuites. J’adore. C’est hyper chou.
Je me balance un peu sur ma chaise, la tête en arrière, les silhouettes à l’envers. J’arrête un peu quand je vois rentrer deux jeunes. Je renifle un coup. Mon instinct me crie flic. C’est que je commence a les connaître, t’as capté ? T’as des détails qui trompent pas. C’est dans l’attitude ! Tout est dans l’attitude. Et le badge, ouais, mais là c’est dans l’attitude.
La gosse, là, avec ses cheveux blonds bien peignés, eh ben ça se voit que elle, tu vois, elle passe pas ses journées à élever des niffleurs. Non, monsieur. Elle, elle a la tronche de celle qui va nous casser les noix.
Eeeeet BINGO ! Je suis un vrai radar à flic.

Je me redresse sur ma chaise quand elle nous présente son badge. Je l’écoute, je laisse traîner mon regard un peu partout sur elle, de ses cheveux trop clairs pour une môme à ses pompes, puis ses doigts et…
Un cambriolage.
C’est pas moi, ça. C’est pas moi, ça, hein ? J’ai rien piqué, cette semaine ! Enfin, j’ai chopé une montre dans un bus, et c’était du toc. Les flics se déplacent pas pour ça, si ?

Je me tourne complètement vers la jeune, Starks. Dis donc, ça claque sa mère comme nom. Ssssstarksssss. Est-ce qu’un mec avec un cheveu sur la langue peut le prononcer tranquille ? Pas sûre.

« T’es pas hyper jeune pour être flic ? Je me plains pas, hein, je préfère les petites blondes aux tas de bidoche » Je penche la tete de droite à gauche, essayant de trouver quel âge peut avoir bébé-flic en me fiant à sa bouille de gamine.

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18 oct. 2025, 13:40
L’Affaire du Bracelet de Minuit  Privé   PNJ 
« Chargée, hein ? fait Christopher après avoir ordonné à deux verres d'aller faire le plein en cuisine. Chargée comment ? »

Il aurait dû se tirer dès qu'il a aperçu sa tronche dans la salle du Pitiponk. Il aurait dû. Pourtant, Lloyd l'a alpagué, Christopher s'est laissé faire et le voilà coincé dans une discussion qu'il n'a pas demandé. Lloyd l'amuse, de temps en temps. Il parle un peu trop et il glisse des paroles de ses propres musiques dans chacune de ses phrases, mais il fait passer le temps. Difficile de s'ennuyer avec lui. Même quand il était tout gosse à Poudlard, Lloyd était déjà amusant pour Christopher qui allait le voir quand il n'avait rien d'autre à faire et qu'aucun de ses amis n'était disponible. Amusant, donc, et facile à faire boire, ce qui est bon pour le commerce, mais par Morgane, ce qu'il peut parler !

Malgré ses pensées, Christopher s'affaisse un peu plus sur le tabouret sur lequel il est appuyé des deux mains et offre un grand sourire faussement ravit à l'homme avachi : s'il joue bien le jeu, ce n'est pas seulement deux autres verres que Lloyd paiera, mais bien quatre, peut-être six, et peut-être même qu'il donnera un pourboire à Christopher. Cela vaut bien la peine de le laisser s'écouter parler, non ?

Quand les deux nouveaux clients pénètrent dans le bar, Christopher se redresse pour les regarder entrer. Il les analyse d'un regard et un vague pressentiment éclot dans sa poitrine en voyant la femme se diriger vers eux. En la regardant comme ça, avec ses beaux cheveux et son air sérieux, il se dit qu'elle n'est pas du genre à s'enfiler des verres dans un pub. Et ça, ce n'est vraiment pas bon dans le commerce. Pas bon du tout. Et son pressentiment se transforme en sueur glacée lorsqu'elle glisse la main dans sa cape et qu'elle en ressort son badge.

Une flic.

Christopher se glace de l'intérieur. À l'extérieur, un sourire polit étire soigneusement ses lèvres. Il glisse nonchalamment sa main gauche dans la poche de son pantalon pour s'éviter d'agiter nerveusement les doigts. Son cœur rebondit dans son torse. Il visualise aussitôt la cave du Pitiponk et ce petit espace à l'abri des regards dans lequel s'entassent tout un tas de joyeux objets illégaux destinés à ses ventes. De belles choses rutilantes et un magnifique, splendide tableau, un original évidemment, qu'il a depuis quelques semaines et qu'il essaie absolument de refourguer. L'auror sort déjà sa plume à papote, geste qui tend Christopher. Elle parle d'un cambriolage dans le quartier. Il sent sa nuque le brûler, ses entrailles se tordre. Merde, merde, merde. Un cambriolage ? Oui, bon, peut-être, ce n'est pas rare les cambriolages. Ce n'est rien, se rassure-t-il en continuant de sourire, le pub est un lieu de passage, elle vient seulement s'assurer qu'ils n'ont rien vu en particulier. Tout va bien.

De l'autre côté de la table, Lloyd fait son show. Christopher lui lance un regard en coin. Parfait, il est parfait. Cela le rassure instantanément : la bêtise de Lloyd l'aidera. S'il joue au dragueur lourdaud (et il n'a pas besoin de jouer pour ça), lui-même sera plus crédible dans son rôle de manager raisonnable.

Christopher fait un pas en avant, la main tendue. Son regard accroche celui de l'auror Starks. Un sourire d'excuse lui étire les lèvres, il fait une petite grimace comme pour dire : excusez-le, l'alcool ne fait jamais bon ménage avec l'intelligence !

« Je suis le responsable, dit-il d'une voix chaleureuse, son sourire prenant désormais une teinte charmeuse. Christopher Hangoover. Installez-vous, nous serions ravis de répondre à vos questions. »

De la main, il indique l'un des tabourets autour de la table. Lui-même attrape celui sur lequel il était appuyé et le glisse sous ses fesses. Il plante un coude sur la table, sa main baguée pendant dans le vide. S'il a l'impression que son sang se transforme en glace et que ses organes se liquéfient, cela ne se ressent pourtant pas de l'extérieur et il fera tout pour que ça continue comme ça.

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24 oct. 2025, 13:44
L’Affaire du Bracelet de Minuit  Privé   PNJ 
Nora toisa les deux hommes attablés, attendant des réponses. Elles ne tardèrent pas à arriver, car l'un d'eux ne put s'empêcher de faire une réflexion navrante sur l'âge présumé de la blonde. Par professionnalisme, elle se retint de lever les yeux au ciel. Elle porta en revanche son regard sur l'autre homme, qui esquissa un sourire. Elle se demandait s'ils étaient amis, ou s'il endurait les réflexions lourdes de son interlocuteur pour une toute autre raison. Il éclaira rapidement la situation en affirmant être le responsable : Christopher Hangoover. Ce nom ne lui parlait pas, mais elle aurait trouvé étrange qu'il en fut autrement. Il s'installa sur un tabouret et l'invita à faire de même. Elle ne le fit pas.

"Ce n'est pas nécessaire, merci." répondit-elle poliment. En pleine mission, elle devait rester alerte au cas où quelqu'un voudrait essayer de fuir à toutes jambes ou de les attaquer. C'étaient des possibilités qui étaient plus courantes qu'on ne pouvait le penser.

"Notre enquête sur le cambriolage nous a menés dans cette rue. Est-ce que vous avez remarqué des gens suspects aujourd'hui ?" demanda Nora, sa plume à papote prête à noter le moindre mot. Elle avait déjà relevé l'identité et la fonction de Monsieur Hangoover. Son regard visait ce dernier, mais il glissa finalement sur l'autre homme, l'invitant également à répondre.

"Pardon, vous êtes ?" lui demanda-t-elle.

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24 oct. 2025, 17:36
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Oh elle est relou à m’ignorer ! J’aime pas ça, mais alors pas du tout. C’est hyper malpoli. Déjà qu’elle nous coupe en pleine discussion… mais ça c’est les flics. Dés qu’ils entrent quelque part, faudrait qu’on soit à leur entière disposition. Ben non, ma grande. Lloyd, il est à la disposition de Lloyd… et encore.
Je jette un regard à Chris qui est tout beau tout doux avec Bébé Flic. Qu’est-ce qu’il est professionnel, mon petit Chris. Il va la tailler dés qu’elle sera parti avec sa foutue plume a papote. Ça me fait rire, donc je ris, un peu. Un souffle, quoi.

Elle veut pas s’asseoir. Ben voyons ! Faudrait pas salir le derrière de la justice dans un bar miteux, hein ! Ça me tue… regarde la ! Elle sort à peine du ventre de sa mère, elle se la joue grande représentante de la main de l’ordre ! Rah… et en même temps, c’est hyper mignon. C’est vrai ce que j’ai dit : je préfère mille fois une jolie mini blonde à un vieux gras du bide. Je m’y connais en flic, puisque, ben… t’as vu ma tronche ? Tatoué, percé, coloré, ça plait pas. Donc j’ai l’habitude. Je sais que si j’avais pas eu cette dégaine, elle serait pas venu nous voir. Enfin, Chris est pas en reste non plus. Je lui jette un coup d’œil qui serpente le long du bras tatoué… On fait vraiment un sacré duo de bro pas fréquentable ! Lui aussi, s’en est un sacré.

J’ai un sourcil qui saute quand elle parle de cambriolage. Ouais, je confirme : c’est pas Lloyd, ça. Enfin, j’en ai fait, hein ! Mais on m’a toujours ouvert la porte avant. Et j’ai rien fait cette semaine. Ou alors je m’en souviens pas.
Je tourne la tête vers Chris, mes bras se croissant sur mon torse. Comment il doit se sentir maaaaaal, mon Chris ! Des pistes qui mène ici, dans son bar ? Je lui donne deux secondes pour virer au blanc !
Bébé flic s’adresse à moi, alors je suis polie, je la regarde. Je pousse un grand râle en laissant tomber mes bras le long de mon corps. Ça commence toujours comme ça ! C’est quoi votre nom ? Vous faites quoi dans la vie ? Où étiez-vous hier entre vingt-heure et vingt-trois-heures ? Et après on t’embarque parce que soi disant t’as été hyper louche !
Je râle encore une fois, juste pour la forme. Sérieux, je voulais juste picoler avec mon pote, moi !

« Complètement sous le charme », je rétorque avant même de réfléchir. Je lui souris, je lui explose mon joli sourire… enfin, je crois. Maman dit que j’ai un beau sourire, mais c’est la daronne. Je ricane en récupérant mon verre vide. Je regarde Chris, je lui agite, comme pour lui dire que ça porte malheur, qu’il aurait dû me servir plus vite, que c’est de sa faute tout ça. Je finis par tourner la tête vers Bébé Flic. « Lloyd River. Starks, c’est marrant, je crois que j’ai… » Mon poing tape sur ma cuisse, mes yeux grands ouverts. « GAME OF THRONES ! HA ! Chris ! T’sais, les bouquins Moldus ! Avec les loups géants ! Ben t’as les STARKS ! C’est pour ça que ça claque ! »
Je passe mon regard de l’un à l’autre, mais plus souvent à Chris qu’à la jeune. J’ai une mémoire en béton armé !

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26 oct. 2025, 11:24
L’Affaire du Bracelet de Minuit  Privé   PNJ 
Elle ne prend pas le tabouret, très bien, songe Christopher en souriant largement. Ce n'est pas grave, ce n'est qu'un tabouret. Elle a peut-être envie de faire travailler ses jambes ou de pouvoir surplomber plus facilement la salle. Ou peut-être que c'est eux qu'elle a envie de surplomber. Ou alors elle veut se préparer à toutes éventualités. Ce n'est qu'un tabouret, ce n'est pas grave, elle peut tout à fait refuser de s'asseoir, ce n'est pas si grave. Peut-être qu'elle ne veut pas paraître trop familière en s'installant à une table dans un pub ? Peut-être qu'elle préfère donner l'illusion qu'elle contrôle tout, à commencer par eux, et que c'est plus facile de le faire debout. Ce n'est vraiment pas grave, après tout, ce n'est qu'un tabouret. Alors pourquoi ce putain de tabouret ne quitte pas son esprit et pourquoi est-il presque vexé qu'elle ait refusé de s'asseoir ?

Nonchalamment appuyé sur la table, son pouce jouant avec la bague passée à son index, Christopher garde un sourire calme et apaisé sur les lèvres. Il n'est qu'illusion, lui aussi. À l'intérieur de sa tête, c'est la panique : pourquoi elle n'a pas pris le foutu tabouret ? persiste-t-il à se demander en émettant dix hypothèses à la seconde et en les invalidant tout aussi rapidement.

Christopher avance la tête quand le mot « suspect » est prononcé, l'air de dire : pardon ? Des gens suspects ? Ici ? Au Pitiponk ? Puis il fronce les sourcils, fait mine de réfléchir, les yeux perdus dans le vague. Des gens suspects, il y a en a parfois au Pitiponk, certes. Parfois, ils s'installent en salle, commandent des verres et finissent par provoquer une bagarre, emmerder des clients ou casser des verres. Et d'autres fois, il y a des gens suspects qui s'approchent du pub sans y entrer, ils passent par la ruelle arrière, attendent dans l'ombre que Chris les rejoigne. Les bourses remplies de Gallions passent de main en main, puis des caisses, des boites, des colis qui cachent de précieux bijoux, de vieilles reliques, des breloques volées à droite ou à gauche, parfois chez des grands noms du gouvernement ou simplement chez une grand-mère fortunée. Des gens suspects passent au Pitiponk, oui. Alors Christopher feint la réflexion, fait semblant de ne pas voir du tout de quels gens suspects elle pourrait parler et se demande quelle réponse bateau l'auror a réellement envie d'entendre.

Heureusement que Lloyd est là pour attirer l'attention sur lui. Tout le monde devrait toujours avoir un Lloyd sous la main. Christopher se tourne vers lui dès qu'il ouvre la bouche, l'air sincèrement intéressé par ce qu'il pourrait dire alors qu'il sait parfaitement que ce ne sera que des conneries. Et la preuve : c'est quoi cette façon minable de draguer ? Le regard de Christopher se fait atterré. Mec, fais un effort ! il a envie de dire. Évidemment, il n'en fait rien. Et il le regrette au moment même où Lloyd River frappe du poing sur la table en le faisant sursauter.

Game of... Quoi ? Des bouquins moldus. Christopher n'a pas la moindre idée de ce dont parle Lloyd. Il comprend seulement que dans le livre, les loups géants s'appellent les Starks. Il s'y connait autant en livre moldu qu'en danse classique, c'est dire. Pourtant, le voilà qui commence à hocher la tête doucement.

« Oui..., oui, articule-t-il d'une voix lente, le regard perdu sur le visage de Lloyd. Il y a des Starks dans ce bouquin, t'as raison, mon vieux ! »

À son tour de s'enflammer en se redressant subitement et en pointant Lloyd d'un doigt victorieux. Puis il se penche pour lui donner une bonne claque dans le dos.

« T'as une de ces mémoires ! Les Starks et les... Bushmills... ! » poursuit Christopher en prenant à partie Lloyd pour qu'il confirme ce qu'il raconte.

Il jette un regard à la flic pour donner l'impression qu'il l'invite dans la conversation. Surtout pour surveiller qu'elle commence bien à se dire qu'ils sont bien idiots, tous les deux, et que ce n'est pas plus nécessaire que cela de leur faire passer un interrogatoire trop long.

« En guerre constante, ceux-là, c'est... Fiou... »

Toujours ajouter des détails pour donner l'impression que le sujet est maîtrisé. Christopher hoche la tête pour lui-même avant d'accorder toute son attention, son entière attention, à madame l'agente du gouvernement. Il parvient même à plisser les sourcils pour faire mine qu'il est vraiment désolé d'avoir évoqué un autre sujet alors qu'elle leur avait posé une question importante.

« Un cambriolage, vous dites ? » Il module sa voix pour avoir l'air inquiet. Sa voix monte même dans les aiguës. « Je dois m'inquiéter pour mon pub ? »

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11 nov. 2025, 13:06
L’Affaire du Bracelet de Minuit  Privé   PNJ 
Nora regarda ce Lloyd, et sourit. Pas d'un sourire flatté, ni d'un sourire joyeux. D'un faible sourire emprunt de jugement, qui voulait dire : je sais ce que tu essayes de faire. La plume à papote avait relevé l'identité de l'homme, et n'avait pu s'empêcher de relever les détails concernant cette fiction moldue dont elle n'avait jamais entendu parlé. La blonde zieuta le carnet pour en lire les notes prises, et retint un soupir. Soit, elle ne manquerait en tout cas pas d'informations. Son sourire glissa sur le manager du bar quand il entra dans le jeu de son copain.

"Désolée, je ne connais pas." dit-elle simplement. Elle venait d'une famille sorcière et n'avait donc jamais été introduite à la culture moldue. Ensuite, elle observa attentivement ce Hangoover, et sa réaction. Il avait l'air de ne rien savoir, mais cela ne voulait pas dire qu'il était innocent.

"Si vous n'avez rien à cacher, alors vous n'avez pas de raison de vous inquiéter. Répondez simplement à mes questions. Nous partirons quand nous aurons fini les interrogatoires ici." dit-elle en désignant le pub de manière générale. Il y avait quelques personnes à qui parler après ces hommes, mais Nora ne doutait pas que ça irait vite s'ils étaient plus coopératifs que ces deux-là.

"Avez-vous remarqué des gens suspects, aujourd'hui ?" répéta-t-elle. "Des gens particulièrement agités, peu tranquilles, arrivés à la hâte ou partis se cacher dans un coin... par exemple." précisa-t-elle, car le terme suspect restait vague. Elle en avait deux devant elle, ce qui ne faisait pas d'eux des voleurs de bijoux pour autant. Elle sourit à nouveau, cette fois qu'un sourire bienveillant, afin de les mettre en confiance.

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24 nov. 2025, 11:10
L’Affaire du Bracelet de Minuit  Privé   PNJ 
Je suis trop fier de moi. Franchement ! J’ai jamais lu les bouquins, Jude, si ! Et en fait, au début du bouquin, t’as les explications sur qui sont les grandes familles et tout, et tout. Ça, j’avais lu. Ben t’as les Starks ! Les… Bartholomon… c’était quoi, déjà ? Baralomelon… Rah, on s’en fout, eux ils ont pas de loups.
Je souris comme un loup qui a flairé un cuissot de viande en voyant Chris qui me suit. Sa claque dans le dos me rend encore plus fier. Il les a lu ! Il les a lu ? Non… c’est un Né-Sorcier, qu’est-ce qu’il en a à foutre des romans Moldus ? Et je comprends qu’il a pas lu quand il me sort les Bushmills. Je tique un peu, j’ai un nerf dans ma mâchoire qui saute. Bushmills… c’est… attends, mais c’est du whisky, ça ! Aaah… attends, je crois que j’ai compris ce qu’il fout : il improvise pour pas avoir à gérer les questions de Bébé Flic ! Il est malin, Lil’Chris. Ça me fait sourire encore plus grand. C’est pour ça que c’est mon pote, il est aussi malin que moi. C’est pas un truand, c’est un sale gosse. Il aime pas plus les flics que moi, je crois, mais lui il sait jouer avec quand moi je préfère les insulter. Bon, j’ai pas envie d’insulter Bébé Flic, parce qu’elle a une bonne bouille. Je lui jette un regard, et je confirme, j’ai pas envie de l’insulter. Enfin, ça finira par arriver si elle se la joue grande inquisitrice de mes…

Chris repart dans la conversation avec la jeune. J’observe l’échange, mon regard creusé par les cernes qui passe de l’une à l’autre. Je plante mon coude dans la table, je pose mon menton dans le creux de ma main… et j’écoute sagement. Chris a prit sa voix de bichette. Ça me fait ricaner. Dans ma position, ça sort comme un grognement de chien. Et, dans cette positon, j’ai une vue plongeante sur ces foutus verre vide. J’en chope un, qui doit être le mien, et y fourre des pièces dedans. Oh j’adore le bruit que ça fait… Je le secoue un peu pour que ça fasse un peu plus de bruit, tout en espérant que la jeune va pas se remettre à parler. Elle parle beaucoup, quand même. Gnagnagna si vous avez rien a cacher faut pas s’inquiéter. Ben si. C’est l’effet flic sur les gens, en fait. On s’inquiète naturellement dés qu’on vous voit. C’est instinctif. Moi, je m’inquiète pas, jamais. Chris fait ça à ma place, et il le fait très bien ! ‘Tain et… je tourne la tête vers Bébé Flic. Je dis rien, mais j’en pense pas moins. Elle va vraiment pas nous lâcher, hein ? On était bien, là, entre potes. Elle nous interroge juste parce qu’on a des têtes de voyous. Enfin, moi. Chris, il a une bonne tête. Quoi que, moi aussi j’ai une bonne tête. Non mais laisse tomber, ce sont les tatouages, c’est sûr. On aime pas bien ça, chez les sorciers. Déjà que c’est parfois compliqué chez les Moldus…
Je tourne à nouveau la tête vers mon verre.

« Whisky Sour, steuplait ! Merci ! » Mon verre repart vers le plafond et disparaît de mon champ de vision. J’adore ce système. C’est trop une bonne idée.
Je regarde à nouveau Bébé Flic, pendant longtemps. Mes yeux s’accrochent à ses cheveux. Ils sont hyper clairs. Sans m’en rendre compte, j’ai ma main qui s’est levé pour toucher les miens. Je les ai pas coloré, ce matin, parce que je trouve plus ma baguette.

Je pousse un long « Euh… » qui s’éternise. Ça me laisse le temps de réfléchir. Est-ce qu’on a remarqué des gens suspects, agité, pas tranquille, arrivé vite ou parti se cacher… Rah c’est marrant, ça me ressemble un peu. Donc c’est ça, être suspect ? Ça explique pourquoi les flics m’adorent.
Mes talons tapent un peu le sol. Gauche, droite, gauche, droite… Des gens suspects… eh, même si j’en avais vu, je balance pas, moi.

« Et c’est quoi le truc qui a été volé ? » je demande soudain. Ma main à couper qu’elle va pas me le dire. Ben non, tu penses bien. C’est hyper confidentiel. Je souffle, mes doigts se perdent dans mes cheveux que je tire en arrière. Je reprends direct « T’as pas une description un peu plus précise que agités ? T’es à Londres. Tout le monde est agité. Tu le serai si tu habitais ici. Mais tu n’habites pas ici, toi. C’est une ville vraiment naze. Je suis de Dublin, et ça craint déjà. Mais Londres ? C’est une singerie, sérieux. Hein, Lil’Chris ? Sin-ge-rie. Les Anglais, c’est un délire. T’es pas anglaise, hein ? Faut pas le prendre mal. C’est pas grave d’être anglais. Tiens, regarde ! Chris, il est anglais, par exemple. Donc… c’est pas grave d’être anglais. »

Je fais un grand sourire à Chris. Bordel… à quel moment j’ai dérivé ? Je sais plus. Bah, pas grave. Chris va répondre, rassurer la jeune, et on pourra reprendre notre discussion sur…
Je sais plus. On en recommencera une.

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14 janv. 2026, 16:43
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Le sourcils qui se courbent vers le haut, les yeux luisants, on fait passer l'inquiétude par le regard, on se tripote les doigts, on prend l'air un peu paniqué. Voilà, comme ça, comme s'il n'était qu'un responsable de bar inquiet pour ses clients, alors qu'il n'est en réalité qu'inquiet pour lui, son trafic, son fric, ses petites œuvres volées dans la cave. Mais ça semble marcher, la jeune flic le rassure : il n'a pas à s'inquiéter. Christopher hoche la tête à plusieurs reprises, beaucoup trop de fois pour paraître calme, et il déglutit. D'accord, très bien, alors je ne vais pas m'inquiéter, semblent voir dire ses expressions faciales, je vous fais confiance, après tout vous êtes la Justice, vous êtes l'Ordre et la Protection. Et puis lui, il n'a rien à cacher, alors c'est normal qu'il soit rassuré. Christopher joue son rôle à fond, il hoche une nouvelle fois la tête quand elle dit qu'il suffit qu'ils répondent à leurs questions pour que tout se passe bien. Elle a raison. Quelques réponses et tout ira bien.

Christopher fait mine de réfléchir en coulant un regard vers Lloyd qui commande sa boisson comme si de rien n'était. Ses yeux obsidienne accrochent les pièces brillantes qui tombent au fond du verre ; ça c'est bon, de l'argent, des pièces rutilantes ! C'est bien mon vieux Lloyd, commande tout ce que tu veux, songe-t-il en ramenant son regard sur la flic aux jolis cheveux.

Il aurait bien aimé répondre avant Lloyd, parce que pour le coup il n'est pas sûr que la stratégie du « je joue au con » va amuser longtemps Starks, mais c'est trop tard et puis il ne veut pas avoir l'air de répondre trop vite, précipitamment, alors Christopher laisse faire son vieux pote même s'il a l'éloquence d'un blaireau. Il se retient de le secouer. À la place, il fait peser un regard atterré sur lui. Ce n'est pas le premier de la journée. Lloyd parle, parle, parle et se perd, perd, perd. À un moment, Christopher acquiesce d'une moue sur les lèvres : c'est vrai qu'il y a des agités à Londres et que son pub n'est pas épargné, mais il ne faut pas avoir un diplôme en poche pour comprendre ce que peut vouloir dire la flic par "suspect", là il est juste en train de s'enfoncer.

Le truc bien chez Lloyd, c'est que même quand il joue au con, il n'a pas l'air de jouer au con. C'est si naturel chez lui que ceux qui ne le connaissent pas pensent juste que c'est naturel et qu'il lui manque une case. Christopher a longtemps pensé qu'il lui manquait une case, à ce gosse surexcité avec qui il a passé sa scolarité, avant de comprendre qu'il était juste comme ça, que c'était son caractère. Alors il y a des chances que la flic pense qu'il est juste totalement con, ce qui le soulagerait parce que si elle commence à se dire qu'il essaie de l'entuber, c'est lui qui risque d'être dans la merde, pas Lloyd.

Christopher était à peu près sûr de ce qu'il allait répliquer jusqu'à ce que les anglais en prennent pour leur grade, juste après que Londres se soit fait traîner dans la boue. Il lance un regard courroucé à Lloyd.

« Mec ! s'offusque-t-il d'une voix aiguë. Tu peux dire ce que tu veux des anglais mais tu touches pas à Londres, mon vieux. »

Londres, c'est son poumon, c'est sa respiration, c'est sa liberté depuis qu'il a quitté Poudlard. C'est la ville qui l'a libéré du joug de ses parents, qui lui a appris ce qu'était la vraie vie. Les rues grouillantes de monde et de vie, c'est les touristes qui le bousculent, ce sont les langues du monde entier qui se mélangent, les odeurs de toutes les cultures du monde qui s'entremêlent, des trésors à chaque coin de rue, des fêtes à n'en plus pouvoir, jamais d'ennui, jamais de silence, ça pulse, ça vibre, ça vit. Christopher ne vivra jamais ailleurs qu'ici. Londres, c'est sa foutue respiration.

Il lui lance ce regard, à Lloyd, celui qui dit : continue et je te défonce. Mais en réalité, personne n'a jamais peur de ce regard. Lloyd n'en aura sûrement pas peur non plus, car il a grandi avec Jude et que c'est elle qui a appris à Chris comment défoncer son frère et qu'il n'est pas aussi bon qu'elle à ça. S'ils n'avaient été que tous les deux, ils se seraient lancés dans un long débat absurde sur Londres et les anglais, ils auraient argumenté et Christopher aurait insisté pour inciter Lloyd à parler et à boire. Mais voilà, ils ne sont pas seuls, il sent le regard de la flic sur lui et il regrette aussitôt d'être tombé dans le jeu idiot de Lloyd alors que tout pourrait dégénérer très vite.

« Pardon, » fait-il avec un sourire aimable en se tournant vers Starks. Le coude posé nonchalamment sur la table, il désigne Lloyd du pouce. « Y'a des sujets qui me hérissent particulièrement. »

Un petit sourire affable, puis il récupère son air concentré.

« Des gens suspects ou agités ? Mmmh, non... Non. Parfois, il y a Victor qui vient et lui il est un peu agité, il a un pète au casque si vous voyez ce que je veux dire, sourit Christopher de toutes ses dents, en faisant tourner son index au niveau de sa tempe pour mimer la folie. Mais aujourd'hui il n'est pas venu. Sinon, qui j'ai vu ce matin ? Mh... Un groupe de travailleurs qui pensaient être efficaces autour de biéraubeurre, dit-il avec un petit rire, mais c'est pas vraiment suspect, non ? C'était comme d'habitude, en fait. »

Sur cette conclusion, il lève des yeux innocents vers la jeune flic dont il soutient le regard sans ciller, comme s'il n'avait absolument rien à se reprocher.

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Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk

7 févr. 2026, 15:49
L’Affaire du Bracelet de Minuit  Privé   PNJ 
Nora écouta plus ou moins attentivement River déblatérer sur tout un tas de choses qui n'avait aucun rapport avec la situation présente. Si ça l'avait tout d'abord exaspéré, elle trouvait désormais ça bien suspect. Elle jeta un nouveau coup d'œil aux notes que la plume prenait. Dommage qu'elle ne pouvait pas écrire ses pensées sur commande également.

"Un bijou d'une grande valeur." répondit cependant Nora à sa première question, éludant le reste.

Elle tourna ensuite son attention sur le manager. Elle ne savait pas bien quoi penser de cette personne. S'il semblait moins étrange que l'autre de prime abord, elle ne savait malgré tout pas à quoi s'en tenir le concernant. L'espace d'un instant, elle se mit à tout calculer. Peut-être qu'ils auraient pu voler le bijou ensemble, et se replier sur le lieu de travail de l'un d'eux comme une bonne couverture. Mais le deuxième travaillait, justement. S'il était le manager, il était probablement resté ici toute la journée. Peut-être qu'Avery aurait pu trouver des infos à ce sujet, s'il avait réussi à interroger un autre employé. Et à l'inverse, elle ferait sans doute mieux de lui demander des précisions sur ces autres personnes travaillant là. S'il l'un d'eux s'était mystérieusement absentés au moment du cambriolage, cela pouvait être un signe. Et ça pourrait leur donner une bonne raison pour appeler des renforts et fouiller la baraque. Mais revenons à nos moutons. Sinon, c'était le premier, là, qui avait fait le coup, et l'autre le couvrait. Par camaraderie ou quelque chose du genre. Ils étaient tous les deux bizarres, de toute façon.


"Combien d'employés travaillent ici aujourd'hui ? Est-ce que tout le monde était là à l'heure ? À quelles heures sont leurs pauses ? Et vous, à quelle heure êtes-vous arrivés ici pour votre service ?"

Puis finalement, elle se retourna vers le premier type : "Et vous, à quelle heure êtes-vous arrivé ici ? Où étiez-vous avant ça ?"

Administratrice du monde adulte et être humain #KENS
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