Entre deux mondes
Cours d'étude des moldus
Mercredi 5 octobre 2050
@Eleanora Sywell
Mercredi 5 octobre 2050
@Eleanora Sywell
Je m’étais installée au fond de la salle. Le cours venait de commencer. Je reconnais que je n’étais pas aussi assidue dans ce cours que dans les autres. J’avais vécu pendant les 10 premières années de ma vie dans le monde non magique. Je le connaissais sur le bout des doigts.
Par conséquent, ce cours était mon cours détente. Je laissais trainer ma plume sans conviction prenant quelques notes ici et là, me laissant porter par la voix de Mister Bagans. Je ne comprenais pas pourquoi je devais suivre un cours censé m’expliquer le monde d’où je venais.
Je ne dis pas que ces cours étaient inintéressants au contraire. Ce cours pouvait apporter compréhension et tolérance. J’avais été témoin de la discrimination à l’encontre des nés-moldus, et j’en avais été peinée voire choquée. Ainsi, cette matière pouvait peut-être élargir l’horizon des « sang-purs » et des élèves issus de familles magiques depuis des générations qui connaissaient très mal le monde non-magique.
Finalement un cours sur les Moldus, c’était apprendre à respecter et à accepter la différence. Je m’étirai discrètement faisant craquer mon dos.
Le professeur était en train de nous expliquer les différentes façons de passer inaperçu dans le monde non-magique. Je souris, j’imaginais un sorcier se baladant à Londres avec son chapeau pointu sur un jean et une redingote. Il ne passerait pas inaperçu même à Londres réputée pour sa tolérance.
Je baissai les yeux sur mon parchemin. Après avoir dessiné une voiture dans la marge de ce dernier, ma plume se mit à tracer des lignes légères, des courbes, des formes. Peu à peu, une étoile de mer entouré de fleur prit vie sous ma pointe argentée. Par ce dessin, je me téléportai mentalement sur la plage de Portree.
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Désolée pour le retard, mais le voici commencé
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Entre deux mondes
Rhéa était planquée au fond de la salle, derrière une vingtaine de têtes trop grandes pour leur corps, obligée de tendre les oreilles plus que les yeux.
Et elle détestait ça.
Parce que ce cours était foutrement plus intéressant que les coiffures encore ébouriffées de ses camarades, victimes d'une nuit trop courte.
Elle subissait sa place plus qu'elle n'en profitait. En sortilèges ou en botanique, le fond était son royaume, son aire de paix. Là, au moins, elle savait. Mais cette matière-là — l'Étude des Moldus — elle n'en savait rien. Pas même un concept.
Ah si : les voitures. Ces caisses mobiles à peine maniables dont les Moldus raffolaient, et qu'il valait mieux éviter sur les routes. Plus dangereuses que le Magicobus, ces machines-là.
Elle en avait des frissons rien qu'à l'image de cette masse de métal, froide et lisse, posée sur quatre pattes rondes qui ne cessent jamais de tourner. Un monstre digne de Samhain, à n'en point douter.
Et c'était ce genre de concepts tordus que le professeur Bagans déblatérait. Les Moldus avaient vraiment une imagination folle, pour créer de telles créatures sans la moindre trace de magie.
Ou alors, ils en avaient une. Mais, comme les sorciers, ils la cachaient. Une piste à creuser.
Elle s'étira un peu, jetant un regard vers sa voisine. Celle-ci, visiblement, n'était pas arrivée en retard — ou ne donnait pas l'impression de l'être. Elle semblait apprécier le fond, comme elle, elle l'avait apprécié en Histoire de la Magie. C'est-à-dire presque amoureusement.
Peu intéressée, Rhéa détourna pourtant le regard... jusqu'à ce qu'il s'accroche à un petit croquis. Un cube sur roues.
Elle fixa sa voisine, presque effarée. Le dessin paraissait innocent, mais sous ses couches de peinture, il avait des airs de diable.
— Une voiture… Ouais, j'les reconnais. Même dessinées, elles ont l'air prêtes à te bouffer.
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84
Et elle détestait ça.
Parce que ce cours était foutrement plus intéressant que les coiffures encore ébouriffées de ses camarades, victimes d'une nuit trop courte.
Elle subissait sa place plus qu'elle n'en profitait. En sortilèges ou en botanique, le fond était son royaume, son aire de paix. Là, au moins, elle savait. Mais cette matière-là — l'Étude des Moldus — elle n'en savait rien. Pas même un concept.
Ah si : les voitures. Ces caisses mobiles à peine maniables dont les Moldus raffolaient, et qu'il valait mieux éviter sur les routes. Plus dangereuses que le Magicobus, ces machines-là.
Elle en avait des frissons rien qu'à l'image de cette masse de métal, froide et lisse, posée sur quatre pattes rondes qui ne cessent jamais de tourner. Un monstre digne de Samhain, à n'en point douter.
Et c'était ce genre de concepts tordus que le professeur Bagans déblatérait. Les Moldus avaient vraiment une imagination folle, pour créer de telles créatures sans la moindre trace de magie.
Ou alors, ils en avaient une. Mais, comme les sorciers, ils la cachaient. Une piste à creuser.
Elle s'étira un peu, jetant un regard vers sa voisine. Celle-ci, visiblement, n'était pas arrivée en retard — ou ne donnait pas l'impression de l'être. Elle semblait apprécier le fond, comme elle, elle l'avait apprécié en Histoire de la Magie. C'est-à-dire presque amoureusement.
Peu intéressée, Rhéa détourna pourtant le regard... jusqu'à ce qu'il s'accroche à un petit croquis. Un cube sur roues.
Elle fixa sa voisine, presque effarée. Le dessin paraissait innocent, mais sous ses couches de peinture, il avait des airs de diable.
— Une voiture… Ouais, j'les reconnais. Même dessinées, elles ont l'air prêtes à te bouffer.
307 mots
@Heather McInn
Il est parfait !
@Heather McInn
Il est parfait !
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
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Entre deux mondes
La voix du professeur résonnait toujours et les plumes griffaient les parchemins. Je réprimais un bâillement. La voix masculine de Mister Bagans et le silence ambiant perturbé par les plumes me donnait l’envie de somnoler. Je peinais à garder les yeux ouverts.
J’avais terminé de dessiner mes étoiles de mer entourées de fleurs et je recommençais à gribouiller sur la voiture que j’avais déjà dessiné. Je rajoutai les poignées de portes et les essuies glaces. Tandis que je gribouillai et grisai le rétroviseur, j’entendis ma voisine souffler « elles ont l’air de te bouffer ». Me parlait-elle à moi, ou venait-elle dire cela pour elle-même ?
Je la regardai effarée. Brune, les cheveux long et bouclés, elle avait une peau diaphane et des yeux d’un bleu intense. Elle portait l’uniforme des Serdaigle. Je vis qu’elle regardait mon dessin.
«- Pardon ? »
Qui allait bouffer qui ? La voiture ? Bah non ! Depuis quand, une voiture mangeait les gens ? Il y avait ça dans le monde sorcier ? Effectivement, elles pouvaient être dangereuses, mais cela venait en réalité des conducteurs, pas du véhicule en lui-même.
Je fis un aller-retour entre mon dessin et ma voisine qui regardait toujours mon gribouillis et chuchotai à son attention :
« -Je t’assure je n’ai jamais entendu une voiture moldue manger une quelconque personne ».
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@Eleanora Sywell
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
J’avais terminé de dessiner mes étoiles de mer entourées de fleurs et je recommençais à gribouiller sur la voiture que j’avais déjà dessiné. Je rajoutai les poignées de portes et les essuies glaces. Tandis que je gribouillai et grisai le rétroviseur, j’entendis ma voisine souffler « elles ont l’air de te bouffer ». Me parlait-elle à moi, ou venait-elle dire cela pour elle-même ?
Je la regardai effarée. Brune, les cheveux long et bouclés, elle avait une peau diaphane et des yeux d’un bleu intense. Elle portait l’uniforme des Serdaigle. Je vis qu’elle regardait mon dessin.
«- Pardon ? »
Qui allait bouffer qui ? La voiture ? Bah non ! Depuis quand, une voiture mangeait les gens ? Il y avait ça dans le monde sorcier ? Effectivement, elles pouvaient être dangereuses, mais cela venait en réalité des conducteurs, pas du véhicule en lui-même.
Je fis un aller-retour entre mon dessin et ma voisine qui regardait toujours mon gribouillis et chuchotai à son attention :
« -Je t’assure je n’ai jamais entendu une voiture moldue manger une quelconque personne ».
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@Eleanora Sywell
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Entre deux mondes
Ses souvenirs restaient nets. Une masse grisâtre, informe, qui ne semblait pas vivante. Et pourtant elle bougeait. Un grand corps de fer, sans visage, sans âme, mais avec quelque chose qui battait dessous, un cœur mécanique, lourd, étouffé. Ses pattes rondes s'étaient agrippées à la terre, laissant derrière elles une odeur de feu et de suie.
Elle l'avait vue — ses deux yeux blancs s'allumant dans la nuit — lui foncer dessus comme une bête affamée. Elle avait couru, les mains plaquées sur ses oreilles pour couvrir le hurlement du monstre, persuadée qu'il allait la happer dans sa gueule de fer. Quand elle avait enfin osé se retourner, il n'était plus là. Juste le silence, et l'odeur âcre du métal chaud suspendue dans l'air.
Alors, quand sa voisine la regarda avec cet air à moitié incrédule, Rhéa ne flancha pas. Elle savait ce qu'elle avait vu. Ces choses-là étaient dangereuses. Peut-être endormies la plupart du temps, mais prêtes à bondir à la moindre étincelle. Bien plus imprévisibles qu'un loup-garou.
Et pourtant, l'autre affirmait qu'elles ne mangeaient personne. Rhéa voulut la croire. Mais les images lui revenaient — ces Moldus, coincés derrière les vitres opaques, le visage figé, la peau blême sous les reflets tremblants. Elle en était certaine : aucun d'eux n'était entré là-dedans de son plein gré. On ne grimpe pas dans la gueule d'un monstre, surtout quand on n'a pas de magie pour s'en défendre.
Ou alors... si ?
Cette idée la troubla. Peut-être que leur absence de magie les rendait aveugles, ou inconscients du danger. Aiden, lui, n'avait jamais paru fou, ni suicidaire. Juste trop curieux, trop téméraire pour son propre bien.
Rhéa releva lentement les yeux vers la Gryffondor. Ses iris céruléens accrochaient la lumière du couloir, perdus entre la peur et l'incrédulité.
— Tu veux dire... qu'ils montent dedans volontairement ?
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
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Elle l'avait vue — ses deux yeux blancs s'allumant dans la nuit — lui foncer dessus comme une bête affamée. Elle avait couru, les mains plaquées sur ses oreilles pour couvrir le hurlement du monstre, persuadée qu'il allait la happer dans sa gueule de fer. Quand elle avait enfin osé se retourner, il n'était plus là. Juste le silence, et l'odeur âcre du métal chaud suspendue dans l'air.
Alors, quand sa voisine la regarda avec cet air à moitié incrédule, Rhéa ne flancha pas. Elle savait ce qu'elle avait vu. Ces choses-là étaient dangereuses. Peut-être endormies la plupart du temps, mais prêtes à bondir à la moindre étincelle. Bien plus imprévisibles qu'un loup-garou.
Et pourtant, l'autre affirmait qu'elles ne mangeaient personne. Rhéa voulut la croire. Mais les images lui revenaient — ces Moldus, coincés derrière les vitres opaques, le visage figé, la peau blême sous les reflets tremblants. Elle en était certaine : aucun d'eux n'était entré là-dedans de son plein gré. On ne grimpe pas dans la gueule d'un monstre, surtout quand on n'a pas de magie pour s'en défendre.
Ou alors... si ?
Cette idée la troubla. Peut-être que leur absence de magie les rendait aveugles, ou inconscients du danger. Aiden, lui, n'avait jamais paru fou, ni suicidaire. Juste trop curieux, trop téméraire pour son propre bien.
Rhéa releva lentement les yeux vers la Gryffondor. Ses iris céruléens accrochaient la lumière du couloir, perdus entre la peur et l'incrédulité.
— Tu veux dire... qu'ils montent dedans volontairement ?
306 mots
@Heather McInn
@Heather McInn
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
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Entre deux mondes
Je regardai toujours ma camarade d’un air incrédule. Elle pensait vraiment que les voitures étaient dangereuses. Je voyais ou du moins je croyais voir dans son regard céruléen une véritable peur, comme si la voiture allait -effectivement- la dévorer toute crue.
Je reportai mon regard brun sur ledit dessin et tenait de l’imaginer avec des dents, mais cela aurait été de mauvais goût surtout face à la jeune Serdaigle. Comment pouvait naître ce genre de rumeur ? en plus de la peur, je crus reconnaître de la perplexité lorsqu’elle me demanda si les gens montaient volontairement dedans.
Je dus prendre un air bête tant la question me parut saugrenue.
J’avais du mal à comprendre la peur qu’engendrait ce type de véhicule. Mais il est vrai que j’avais toujours vécu dans un monde où la voiture existait. Depuis mon plus jeune âge, j’avais utilisé ce moyen de transport pour les vacances, les sorties ou aller faire les courses avec mes parents. Ma foi, j’avais moi-même été incrédule lorsqu’on m’avait dit qu’il y avait des cours de vol sur balai à l’école. J’avais eu du mal à me faire à l’idée que les sorciers adoraient voler sur un bout de bois inconfortable en prise avec le vent et la pluie.
Ma stupéfaction se transforma en un étonnement presque amusé. Comment pouvait-on imaginer qu’un objet si quotidien au monde moldu, si maîtrisé, soit une créature ? Que des moldus acceptent de leur plein gré de monter calmement dans la gueule d’un prétendu monstre pour finir digérés ?
« -Euh oui, les moldus montent volontairement dedans. C’est un moyen de transport. Crois-moi quand on a de longues distances à faire, c’est bien pratique. En plus c’est confortable et tu es au chaud. »
289
@Eleanora Sywelldésolée pour le temps de réponse
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Je reportai mon regard brun sur ledit dessin et tenait de l’imaginer avec des dents, mais cela aurait été de mauvais goût surtout face à la jeune Serdaigle. Comment pouvait naître ce genre de rumeur ? en plus de la peur, je crus reconnaître de la perplexité lorsqu’elle me demanda si les gens montaient volontairement dedans.
Je dus prendre un air bête tant la question me parut saugrenue.
J’avais du mal à comprendre la peur qu’engendrait ce type de véhicule. Mais il est vrai que j’avais toujours vécu dans un monde où la voiture existait. Depuis mon plus jeune âge, j’avais utilisé ce moyen de transport pour les vacances, les sorties ou aller faire les courses avec mes parents. Ma foi, j’avais moi-même été incrédule lorsqu’on m’avait dit qu’il y avait des cours de vol sur balai à l’école. J’avais eu du mal à me faire à l’idée que les sorciers adoraient voler sur un bout de bois inconfortable en prise avec le vent et la pluie.
Ma stupéfaction se transforma en un étonnement presque amusé. Comment pouvait-on imaginer qu’un objet si quotidien au monde moldu, si maîtrisé, soit une créature ? Que des moldus acceptent de leur plein gré de monter calmement dans la gueule d’un prétendu monstre pour finir digérés ?
« -Euh oui, les moldus montent volontairement dedans. C’est un moyen de transport. Crois-moi quand on a de longues distances à faire, c’est bien pratique. En plus c’est confortable et tu es au chaud. »
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@Eleanora Sywelldésolée pour le temps de réponse
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