Pouf-toi d'là
Un jeudi de début septembre 2050
Mais quel ennui! Harvey sortait de son cours de divination et le moins qu'il pouvait en dire, c'est que ça avait été une perte de temps. Peut-être était-il trop cartésien, bien qu'il soit sorcier, pour apprécier cette matière. Il s'était convaincu de cette idée durant l'année passée, acceptant le fait que lui n'était tout simplement pas fait pour ce domaine, mais ces premiers cours de quatrième année ne faisaient que confirmer ce qu'il en pensait réellement. C'était une matière destinée aux charlatans qui ne s'appliquaient qu'à relier des symboles à des faits. Ces deux heures hebdomadaires qu'on lui prenait, et ce, jusqu'à son entrée en 6ème année, car il était hors de question s'imposer cette matière après ça, il aurait largement préféré les utiliser pour enrichir ses connaissances dans d'autres domaines ! Les potions, en première place de sa longue liste de matières qu'il préférait à la divination, était beaucoup plus passionnantes et il comptait bien récupérer le temps qu'il aurait pu s'y adonner, même si le concept de "rattraper le temps perdu" lui paraissait plutôt absurde. Gamp ne l'avait pas intégré à sa loi, mais le temps était une chose qu'on ne pouvait ni créer ni récupérer, chaque heure passée en salle de divination demeurait perdue à tout jamais. Pour autant, il avançait dans le parc, livre et manuel de potions sous le bras, pour aller s'installer au pied de son arbre préféré afin de réviser quelques notions avant le cours du lendemain.
À l'approche de son lieu préférentiel, il constata que sa place était occupée. Là, juste collé au tronc ombragé où il avait parfaitement modelé le sol et les racines pour satisfaire son séant à force de séances de lecture, une fille avait pris ses aises. Une autre 4ème année, Auriel se souvenait il malgré l'absence d'échange commun au cours des 3 précédentes années. Déjà irrité par la divination, le voilà agacé d'autant plus. Fatigué, ayant déjà perdu bien assez de minutes pour la journée, il était hors de question de faire demi-tour et de monter tout en haut de la Tour Ouest pour regagner son nid avant de devoir les redescende pour aller manger. Il comptait bien convaincre l'intruse de lui laisser sa place. Il s'approcha, tout en réajustant d'une main sa cravate, et planta ses pieds en face de sa camarade et s'éclaircit la gorge.
- Bonjour, je ne te dérange pas ?
Difficile dans l'intonation de sa voix, si c'était une simple question ou une accusation, son ton était sec, trahissait quelque peu son irritation, l'engagement de la conversation n'annonçait pas forcément quelque chose de positif.
@Auriel Ingham
Dernière modification par Harvey Hogg le 3 nov. 2025, 13:57, modifié 1 fois.
Spiorad na uaislean
Pouf-toi d'là
Le feuillage de l'arbre contre lequel Auriel était adossée projetait des ombres dansantes sur les pages de son carnet. C'était de circonstance puisqu'elle utilisait l'ouvrage comme herbier depuis quelque temps déjà.
Assise en tailleur, la jeune fille feuilletait son album pour se remémorer sa collection et y ajouter un trèfle à quatre feuilles qu'elle venait de ramasser. Là, un espace vide dans les premières pages ferait parfaitement l'affaire. Auriel exécuta un sortilège de glu sur l'emplacement souhaité et y apposa sa trouvaille. Alors qu'elle s'apprêtait à y ajouter une légende et quelques commentaires, une ombre, plus massive que celle du feuillage, vint soudain l'obscurcir. Du coin de l'œil, elle distingua deux pieds devant elle. Comme si la présence ne s’était pas déjà faite remarquer, un raclement de gorge s'ensuivit.
Auriel leva la tête de son herbier et planta ses yeux bleus dans ceux du Serdaigle qui lui faisait face. Ses sourcils froncés accentuaient la froideur de son regard.
— Un peu, si. Tu veux quoi ? lança-t-elle sans détour, sur un ton tout aussi tranchant que celui qui lui était proposé.
Alors seulement, elle prit le temps de regarder réellement le garçon. Harvey. Mine renfrognée et lèvres pincées, le troisième œil n'était pas nécessaire pour deviner qu'il ne lui adressait pas la parole par pur plaisir. En penchant la tête, elle reconnut des livres de potions qu'il tenait sous son bras.
— Si t'as besoin d'aide en potions c'est pas à moi qu'il faut demander.
En effet, la Poufsouffle avait arrêté cette matière lors de sa rentrée précédente. Elle ne lui serait donc d'aucune utilité. Et quand bien même elle aurait pu l'être, elle aurait refusé. Auriel n'avait que peu apprécié son approche et comptait bien lui faire comprendre.
Assise en tailleur, la jeune fille feuilletait son album pour se remémorer sa collection et y ajouter un trèfle à quatre feuilles qu'elle venait de ramasser. Là, un espace vide dans les premières pages ferait parfaitement l'affaire. Auriel exécuta un sortilège de glu sur l'emplacement souhaité et y apposa sa trouvaille. Alors qu'elle s'apprêtait à y ajouter une légende et quelques commentaires, une ombre, plus massive que celle du feuillage, vint soudain l'obscurcir. Du coin de l'œil, elle distingua deux pieds devant elle. Comme si la présence ne s’était pas déjà faite remarquer, un raclement de gorge s'ensuivit.
Auriel leva la tête de son herbier et planta ses yeux bleus dans ceux du Serdaigle qui lui faisait face. Ses sourcils froncés accentuaient la froideur de son regard.
— Un peu, si. Tu veux quoi ? lança-t-elle sans détour, sur un ton tout aussi tranchant que celui qui lui était proposé.
Alors seulement, elle prit le temps de regarder réellement le garçon. Harvey. Mine renfrognée et lèvres pincées, le troisième œil n'était pas nécessaire pour deviner qu'il ne lui adressait pas la parole par pur plaisir. En penchant la tête, elle reconnut des livres de potions qu'il tenait sous son bras.
— Si t'as besoin d'aide en potions c'est pas à moi qu'il faut demander.
En effet, la Poufsouffle avait arrêté cette matière lors de sa rentrée précédente. Elle ne lui serait donc d'aucune utilité. Et quand bien même elle aurait pu l'être, elle aurait refusé. Auriel n'avait que peu apprécié son approche et comptait bien lui faire comprendre.
Pouf-toi d'là
Bien évidemment, Harvey ne s'attendait pas un retour cordial. Aussi, il ne laissa transparaître aucune surprise à la réponse et au ton auquel il eut le droit. Cependant, le fait qu'elle suggère qu'il soit venu quémander de l'aide en potion l'amusa. Il porta son regard sur l'activité de la Poufsouffle, un herbier, peut-être avait elle quelques notions en herbologie, la botanique était une cousine des potions, de quoi être utile et enrichissant pour le Serdaigle en effet, pour autant il ne ressentait aucun besoin d'aide en potion. En tout cas pas de la part d'autres quatrième année, encore moins de quelqu'un ayant abandonné cette matière.
- De l'aide ? Hum, non ça ira. Il montra les livres qu'il avait pris avec lui. J'ai toute de l'aide dont j'ai besoin ici. Merci tout de même de t'en soucier !
Le sourire narquois qu'il affichait depuis la supposition d'Auriel s'effaça, il avait besoin d'être un peu plus agréable si il voulait qu'elle s'en aille.
- Non, vois-tu, j'ai pris pour habitude de m'installer ici même depuis mon arrivée à Poudlard. Il y a d'autres arbres dans le parc, bien sûr, mais j'ai trouvé en celui-ci tout le confort et la quiétude dont j'ai besoin, un cadre idéal pour étudier.
Il ne voulait pas avoir l'air d'un enfant gâté venant faire un caprice pour une simple place, mais il avait besoin de retrouver une certaine sérénité et comptait bien disposer du lieu qui pouvait lui en procurer.
- Je n'ai pas la prétention de m'approprier un espace public, mais la journée a été plutôt désagréable et j'apprécierais pouvoir profiter de mon espace préféré. Nul doute que ton herbier est passionnant, il le pensait sincèrement, en d'autres circonstances il aurait sûrement chercher à en découvrir le contenu, mais est-il envisageable que tu finisses de l'ornementer ailleurs et me laisser la place ?
- De l'aide ? Hum, non ça ira. Il montra les livres qu'il avait pris avec lui. J'ai toute de l'aide dont j'ai besoin ici. Merci tout de même de t'en soucier !
Le sourire narquois qu'il affichait depuis la supposition d'Auriel s'effaça, il avait besoin d'être un peu plus agréable si il voulait qu'elle s'en aille.
- Non, vois-tu, j'ai pris pour habitude de m'installer ici même depuis mon arrivée à Poudlard. Il y a d'autres arbres dans le parc, bien sûr, mais j'ai trouvé en celui-ci tout le confort et la quiétude dont j'ai besoin, un cadre idéal pour étudier.
Il ne voulait pas avoir l'air d'un enfant gâté venant faire un caprice pour une simple place, mais il avait besoin de retrouver une certaine sérénité et comptait bien disposer du lieu qui pouvait lui en procurer.
- Je n'ai pas la prétention de m'approprier un espace public, mais la journée a été plutôt désagréable et j'apprécierais pouvoir profiter de mon espace préféré. Nul doute que ton herbier est passionnant, il le pensait sincèrement, en d'autres circonstances il aurait sûrement chercher à en découvrir le contenu, mais est-il envisageable que tu finisses de l'ornementer ailleurs et me laisser la place ?
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