Une nouvelle surprenante
Reducio
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Vendredi 20 décembre 2047
Aux alentours de 17h40, dans le salon
Zenaïda - 9 ans
Aux alentours de 17h40, dans le salon
Zenaïda - 9 ans
James était rentré plus tôt de son travail ce soir-là. Il n'avait pas prit le temps de saluer ses enfants comme à son habitude. Il s'était réfugié dans son bureau sans prendre le temps de répondre à Miss Fairfax, la gouvernante de la maison. Zenaïda s'était interrogée sur ce qui pouvait bien se passer dans la tête de son père pour partir à une telle vitesse vers les escaliers.
- Ne vous tracassez donc pas, Miss. Votre père a eu une longue semaine et vous savez qu'il est plus occupé durant la période de Noël, tenta de rassurer Miss Fairfax.
- Oui mais il prend toujours le temps de me faire un bisou, répliqua Zenaïda, la moue boudeuse.
La gouvernante ne chercha pas à répondre sachant que ce serait peine perdue. Elle se contenta de ramener la fillette dans la cuisine dans laquelle Charles était en train de s'activer à préparer des petits fours. En voyant la mine renfrognée de sa sœur, le jeune homme déclara :
- Alors comme ça tu me laisses tout seul pour cuisiner Zenide ?
La petite fille leva les yeux vers Charles et comme s'il ne s'était jamais rien passé, elle courut vers lui, le sourire aux lèvres et se retroussant les manches. Elle grimpa sur le marche-pied et mit ses petites mains dans la pâte en rigolant :
- Jamais ! Regarde comme ils sont beaux !
La future Poufsouffle montra à son grand frère une belle forme. Charles la complimenta d'un sourire en se penchant pour lui montrer le bon geste à adopter. A quelques pas d'eux, Adélaïde Fairfax ne put s'empêcher de sourire devant une telle complicité.
Pendant ce temps, un étage plus haut, James Carter fixait une enveloppe portant son nom. A l'intérieur, se trouvait une lettre de sa mère. Le médicomage avait reprit contact avec elle seulement depuis une semaine et il ne s'était pas attendu à une réponse aussi rapide de sa part. Cela faisait depuis plus de 25 ans qu'il était partit sans laisser de nouvelles à sa petite sœur et son petit frère suite au décès de son père. Et pourquoi ? Simplement parce qu'il se sentait coupable et responsable de la mort de son père. Et quand Elena lui avait écrit lui annonçant la naissance de ses deux enfants, James ne lui avait pas répondu parce qu'il se sentait coupable de l'avoir abandonnée.
La lettre dans sa main, il l'ouvrit et les mots qu'il lut le firent pleurer. Sa mère ne lui en voulait pas, était ravie d'avoir lu sa lettre et l'invitait carrément à venir à pour les fêtes de Noël, lui et sa famille. Mais ce que sa mère ne savait pas, c'est qu'il viendrait accompagner de ses 10 enfants. Là n'était pas là le problème, néanmoins. James se demandait comment il allait l'annoncer aux enfants. Que diraient-ils ?
Il était si plongé dans ses pensées qu'il sursauta en entendant la porte de son bureau s'ouvrir sur son épouse. Celle-ci entra et referma la porte derrière elle.
- Les enfants m'ont dit que tu étais à l'étage. Tout va bien ?
James reposa la lettre et se leva pour rejoindre Irène. Il sécha les traces de larmes en chemin tout en disant :
- Oui, tout va bien. Ta journée s'est bien passée ma chérie ?
- Plutôt bien. Il n'y a pas eu beaucoup de procès aujourd'hui. Et de ton côté ?
- Une journée bien éreintante, répondit James en embrassant sa femme. Mais dis-moi, reprit-il en reculant très légèrement, il doit être tard pour que tu sois déjà rentrée.
- Oui, s'amusa Irène, je venais justement te prévenir qu'on allait dîner. Tu es sûr que tout va bien ?
- J'ai reçu une lettre de ma mère. Elle nous invite pour chez elle pour Noël. Elle est loin d'être fâchée contre moi.
Irène regarda son mari dans les yeux en souriant. Elle posa ses mains sur son visage et le regarda droit dans les yeux.
- C'est une excellente nouvelle James ! Et, il n'y a aucune raison pour que l'on soit en colère contre toi. Tout le monde a souffert, toi y compris. Mais il est temps que tu te pardonnes à toi-même.
- Tu as raison, je me fais trop de soucis. Si tu savais comme je t'aime ! Je suis content de pouvoir te présenter à ma mère.
@Sonia Ross pour la mention des PNJs et pour le contexte
Dernière modification par Zenaïda Carter le 4 nov. 2025, 00:33, modifié 1 fois.
La musique est la langue des émotions
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
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Une nouvelle surprenante
James et Irène sortirent du bureau et se rendirent dans la salle à manger. Ils y trouvèrent Zenaïda, leur benjamine, déjà installée à table aux côtés de Charles. Irène se plaça en bout de table tandis que James sortit de la pièce, sortit sa baguette et lança un sort qui lui permettait de parler comme s'il avait un micro face à lui.
- Les enfants ! Tout le monde à table !
L'adulte n'eut pas beaucoup de temps à attendre avant de voir les 8 retardataires défiler devant lui. Tous entrèrent dans la pièce chahutant et s'installant. Le père de famille ferma la marche et s'installa à l'autre extrémité de la table, en face de son épouse. Miss Fairfax déposait le dîner sur la table à l'aide de sa baguette puis s'éclipsa laissant la famille manger tranquillement. Zenaïda regardait ses frères parler tous en même temps avant d'être brusquement arrêté par James qui les regardait droit dans les yeux.
Chaque dîner de famille commençait de cette manière : une fois tous les membres de la famille installés, le repas déposé sur la table, James demandait toujours le silence par un regard. Le silence se faisait toujours puis James prononçait quelques mots avant de lancer le repas. Ce soir, le discours qu'il était sur le point de prononcer allait être différent. Le médicomage regarda son épouse avant de prendre la parole :
- Mes enfants, ce soir j'ai une nouvelle importante à vous annoncer.
- Maman est enceinte ! s'exclama Jake à moitié en train de rire.
- Mais non, idiot ! renchérit Jamie, son frère jumeau. C'est pas possible ! T'imagines un peu : 11 enfants !
- Mais avouez que c'est possible tout de même ! se surprit à dire Edward.
- N'importe quoi ! lança Charles.
Zenaïda regarda tour à tour ses frères, écarquillant peu à peu les yeux. Elle allait être grande sœur ? Mais, comment ? Irène regardait ses garçons se chamailler pour savoir qui avait raison ou tort et dériva sur sa fille.
- Bah voyons ! Monsieur qui croit toujours avoir raison ! Moi je te dis que-
- Je ne suis pas enceinte ! Et un peu de retenue les garçons devant votre sœur ! Combien de fois dois-je vous le rappeler ? Écoutez votre père dans le calme et le silence !
Plus un bruit, plus un mot. Charles entoura Zenaïda par les épaules en lui donnant un bisou sur le haut de son crâne avant de tourner la tête vers leur père, le regard désolé. James avait le regard sévère mais se radoucit en voyant qu'il avait enfin l'attention de tous ses enfants.
- Bien. J'espère que vous arriverez à mieux vous comporter dans 5 jours. Je n'aimerais pas que mes enfants se montrent mal élevés devant ma famille.
Les enfants Carter se regardèrent tour à tour sans comprendre. Comment ça la famille ? Alexander, le plus âgé des 10 enfants, osa demander :
- Vous avez bien dit votre famille père ? Vous ne nous avez jamais parlé d'elle.
- Je sais. Si je ne vous en ai jamais parlé c'est parce que je me suis éloigné d'elle à la mort de mon père. Je me sentais coupable et une fois mon deuil passé, les années étaient passées. J'ai eu peur de reprendre contact parce que je me sentais coupable de les avoir laissé. Mais votre mère m'a encouragé à écrire à ma mère.
Les têtes des 10 enfants se tournèrent vers leur mère qui souriait. Zenaïda se pencha sur la table la tête dirigée en direction de James :
- Mais... Ça veut dire quoi ?
- Ça signifie qu'on a une grand-mère et... expliqua Charles.
- C'est vrai ça père. On a un oncle, une tante ou deux oncles, deux tantes ? termina Christopher.
- Oh mais alors on a peut-être des cousins ! Vous imaginez ? Les trucs de fou qu'on pourrait faire, lança Jake.
- Je vous préviens, je me désolidarise de toutes responsabilités, prévient Edmund.
- Ouais, dis juste que t'as peur !
- Les garçons, ça suffit ! gronda Irène.
Jake fusilla Edmund du regard tandis que James continua :
- Si vous cessiez de m'interrompre, je pourrais répondre à vos questions plus rapidement. Effectivement, j'ai une petite sœur, Elena. D'après ce que je sais, elle est marié à un prénommé Ross et elle a deux enfants. Ethan et Sonia. Ils doivent avoir entre l'âge de Raymond et Zenaïda. Et j'ai un petit frère Kieran. Pour le coup, je ne sais pas ce qu'il devient. Nous fêterons Noël chez ma mère.
- Ce qui signifie, enchaîna Irène, que vous devrez bien vous tenir. Nous serons intransigeant là-dessus. Pas de chamailleries, ni d'impolitesse. Est-ce que c'est bien clair ?
Tous esquissèrent un mouvement de tête.
- Très bien. Bon appétit les enfants !
@Sonia Ross pour les mentions
- Les enfants ! Tout le monde à table !
L'adulte n'eut pas beaucoup de temps à attendre avant de voir les 8 retardataires défiler devant lui. Tous entrèrent dans la pièce chahutant et s'installant. Le père de famille ferma la marche et s'installa à l'autre extrémité de la table, en face de son épouse. Miss Fairfax déposait le dîner sur la table à l'aide de sa baguette puis s'éclipsa laissant la famille manger tranquillement. Zenaïda regardait ses frères parler tous en même temps avant d'être brusquement arrêté par James qui les regardait droit dans les yeux.
Chaque dîner de famille commençait de cette manière : une fois tous les membres de la famille installés, le repas déposé sur la table, James demandait toujours le silence par un regard. Le silence se faisait toujours puis James prononçait quelques mots avant de lancer le repas. Ce soir, le discours qu'il était sur le point de prononcer allait être différent. Le médicomage regarda son épouse avant de prendre la parole :
- Mes enfants, ce soir j'ai une nouvelle importante à vous annoncer.
- Maman est enceinte ! s'exclama Jake à moitié en train de rire.
- Mais non, idiot ! renchérit Jamie, son frère jumeau. C'est pas possible ! T'imagines un peu : 11 enfants !
- Mais avouez que c'est possible tout de même ! se surprit à dire Edward.
- N'importe quoi ! lança Charles.
Zenaïda regarda tour à tour ses frères, écarquillant peu à peu les yeux. Elle allait être grande sœur ? Mais, comment ? Irène regardait ses garçons se chamailler pour savoir qui avait raison ou tort et dériva sur sa fille.
- Bah voyons ! Monsieur qui croit toujours avoir raison ! Moi je te dis que-
- Je ne suis pas enceinte ! Et un peu de retenue les garçons devant votre sœur ! Combien de fois dois-je vous le rappeler ? Écoutez votre père dans le calme et le silence !
Plus un bruit, plus un mot. Charles entoura Zenaïda par les épaules en lui donnant un bisou sur le haut de son crâne avant de tourner la tête vers leur père, le regard désolé. James avait le regard sévère mais se radoucit en voyant qu'il avait enfin l'attention de tous ses enfants.
- Bien. J'espère que vous arriverez à mieux vous comporter dans 5 jours. Je n'aimerais pas que mes enfants se montrent mal élevés devant ma famille.
Les enfants Carter se regardèrent tour à tour sans comprendre. Comment ça la famille ? Alexander, le plus âgé des 10 enfants, osa demander :
- Vous avez bien dit votre famille père ? Vous ne nous avez jamais parlé d'elle.
- Je sais. Si je ne vous en ai jamais parlé c'est parce que je me suis éloigné d'elle à la mort de mon père. Je me sentais coupable et une fois mon deuil passé, les années étaient passées. J'ai eu peur de reprendre contact parce que je me sentais coupable de les avoir laissé. Mais votre mère m'a encouragé à écrire à ma mère.
Les têtes des 10 enfants se tournèrent vers leur mère qui souriait. Zenaïda se pencha sur la table la tête dirigée en direction de James :
- Mais... Ça veut dire quoi ?
- Ça signifie qu'on a une grand-mère et... expliqua Charles.
- C'est vrai ça père. On a un oncle, une tante ou deux oncles, deux tantes ? termina Christopher.
- Oh mais alors on a peut-être des cousins ! Vous imaginez ? Les trucs de fou qu'on pourrait faire, lança Jake.
- Je vous préviens, je me désolidarise de toutes responsabilités, prévient Edmund.
- Ouais, dis juste que t'as peur !
- Les garçons, ça suffit ! gronda Irène.
Jake fusilla Edmund du regard tandis que James continua :
- Si vous cessiez de m'interrompre, je pourrais répondre à vos questions plus rapidement. Effectivement, j'ai une petite sœur, Elena. D'après ce que je sais, elle est marié à un prénommé Ross et elle a deux enfants. Ethan et Sonia. Ils doivent avoir entre l'âge de Raymond et Zenaïda. Et j'ai un petit frère Kieran. Pour le coup, je ne sais pas ce qu'il devient. Nous fêterons Noël chez ma mère.
- Ce qui signifie, enchaîna Irène, que vous devrez bien vous tenir. Nous serons intransigeant là-dessus. Pas de chamailleries, ni d'impolitesse. Est-ce que c'est bien clair ?
Tous esquissèrent un mouvement de tête.
- Très bien. Bon appétit les enfants !
@Sonia Ross pour les mentions
La musique est la langue des émotions
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
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Une nouvelle surprenante
Les garçons commencèrent à se servir tout en parlant de cette nouvelle. Ils étaient sûrs s'avoir au minimum deux cousins mais seraient-ils gentils ? Ils parlaient tous en même temps créant un brouhaha au milieu de la table. Irène et James se regardèrent en souriant : leurs enfants n'étaient pas trop perturbés par la nouvelle et semblaient plutôt contents.
Zenaïda tendit son assiette et laissa Henry la servir.
- Fais pas attention à ce qu'ils racontent. Moi je suis sûre qu'ils serons très gentils. Tiens, dit-il en lui tendant son assiette.
Henry avait remarqué l'inquiétude dans les yeux de sa petite sœur. Il connaissait assez bien son caractère pour deviner qu'elle était plutôt morte de trouille à l'idée de rencontrer une famille jusque-là inconnue. La fillette de 9 ans regarda son grand frère avant de reprendre son assiette et de manger en silence. Elle ne savait pas quoi penser de cette nouvelle. Et si les enfants étaient méchants ou si elle ne s'entendait pas avec eux ? Et si la mère de son père était en réalité méchante ?
- Et moi je te dis que ça va être fun ! répliqua Jake à Raymond.
- Comment peux-tu le savoir alors que tu ne les connais même pas ?
- Pas plus que toi ! Et de toute façon, t'es bien trop sérieux pour te soucier une seconde des idées géniales qu'on va faire.
Zenaïda leva les yeux vers ses frères : parlaient-ils toujours de leurs cousins ?
- Arrêtez tous les deux ! s'engagea Charles. Vous faites peine à voir. C'est comme si vous vous lassez de notre présence.
- Et bien peut-être oui, répondit sarcastiquement Jake. Du sang neuf ne peut pas faire de mal.
James qui parlait avec Edmund, leva les yeux au ciel en même temps que son fils. Franchement, il se demandait encore comment Jake faisait pour trouver et pondre toutes ses idées. Irène, quant à elle, mangeait en assistant à la scène. Elle aimait cette animation vive qui régnait au moment des repas. Mais elle intervenait toujours au bon moment avant que tout ne dégénère.
- Du sang neuf ricana Jamie. C'est moi ou tu viens déjà de proclamer nos cousins tes futures victimes ?
- Pas des victimes. Des alliés de guerre.
- Merlin ! Tu peux pas nous lâcher avec ça ? râla Raymond. Tu as fini de vouloir à tout prix rameuter des alliés ! Prends Zélie avec toi et fiche nous la paix avec ça, tu veux !
Zenaïda leva la tête. Depuis quand elle était considérée comme une sorte de bouée de secours ? Mais si c'était pour passer du temps avec son frère, elle pourrait peut-être...
- T'es bête ou quoi ? J'vais pas lui demander ! Et puis, c'est pas comme si je lui ai pas demandé ! C'est pas ma faute si Zélie ne veut pas-
- Eh ! C'est pas vrai ! C'est toi qui veut pas jouer avec moi ! Tu veux jamais m'inclure dans tes trucs ! T'as pas le droit-
- T'es trop petite de toute façon ! Tu comprends rien en plus ! la coupa Jake.
- T'es méchant !
- Ne l'écoute pas, intervient Charles.
Irène posa sa fourchette.
- Les enfants, du calme ! Vous êtes particulièrement agités ce soir. Si ça continue, vous êtes tous privés de dessert. Jake, tu t'excuses immédiatement !
Jake fixa sa mère sans broncher. Il leva même le menton mais Irène l'arrêta net :
- Je te préviens Jake, ne joue pas avec moi. Tu es grand, montre l'exemple. Et si tu n'en es pas capable, je ferai en sorte que tu t'en souvienne.
Le garçon baissa la tête et marmonna à la petite fille :
- S'cuse moi.
- Quant à vous tous, je vous trouve particulièrement irrespectueux envers chacun d'entre vous.
James releva le point de sa femme en ajoutant :
- Est-ce que vous vous rendez compte de la manière dont vous vous adressez entre vous ? Qu'est-ce que nous vous avons enseigné ?
Le silence s'abaissa dans la salle à manger. Plus personne n'osait manger.
- J'attends.
- De... De s'écouter et de respecter les points de vue de chacun, répondit Christopher, un regard entendu vers ses frères et sa sœur.
- Pouvons-nous alors savoir pourquoi vous êtes en train de vous chamailler et de vous insulter ?
Un nouveau silence s'abattit.
- Alors si cela a le mérite d'être clair, je ne veux plus rien entendre. Si c'est pour dire des bêtises, ce n'est pas la peine de parler. Et vous me décevez grandement. je vous préviens, vous aurez intérêt à vous tenir à carreaux à Noël. Est-ce que c'est bien clair ?
Les enfants murmurèrent tous un 'oui' audible avant de chacun avaler une bouchée du repas. Le dîner se termina d'une meilleure manière et beaucoup plus civilisée. Mais ce que Zenaïda retenait, c'était que cette nouvelle avait bien plus chamboulée sa famille que ne voulait le croire ses frères et ses parents.
Zenaïda tendit son assiette et laissa Henry la servir.
- Fais pas attention à ce qu'ils racontent. Moi je suis sûre qu'ils serons très gentils. Tiens, dit-il en lui tendant son assiette.
Henry avait remarqué l'inquiétude dans les yeux de sa petite sœur. Il connaissait assez bien son caractère pour deviner qu'elle était plutôt morte de trouille à l'idée de rencontrer une famille jusque-là inconnue. La fillette de 9 ans regarda son grand frère avant de reprendre son assiette et de manger en silence. Elle ne savait pas quoi penser de cette nouvelle. Et si les enfants étaient méchants ou si elle ne s'entendait pas avec eux ? Et si la mère de son père était en réalité méchante ?
- Et moi je te dis que ça va être fun ! répliqua Jake à Raymond.
- Comment peux-tu le savoir alors que tu ne les connais même pas ?
- Pas plus que toi ! Et de toute façon, t'es bien trop sérieux pour te soucier une seconde des idées géniales qu'on va faire.
Zenaïda leva les yeux vers ses frères : parlaient-ils toujours de leurs cousins ?
- Arrêtez tous les deux ! s'engagea Charles. Vous faites peine à voir. C'est comme si vous vous lassez de notre présence.
- Et bien peut-être oui, répondit sarcastiquement Jake. Du sang neuf ne peut pas faire de mal.
James qui parlait avec Edmund, leva les yeux au ciel en même temps que son fils. Franchement, il se demandait encore comment Jake faisait pour trouver et pondre toutes ses idées. Irène, quant à elle, mangeait en assistant à la scène. Elle aimait cette animation vive qui régnait au moment des repas. Mais elle intervenait toujours au bon moment avant que tout ne dégénère.
- Du sang neuf ricana Jamie. C'est moi ou tu viens déjà de proclamer nos cousins tes futures victimes ?
- Pas des victimes. Des alliés de guerre.
- Merlin ! Tu peux pas nous lâcher avec ça ? râla Raymond. Tu as fini de vouloir à tout prix rameuter des alliés ! Prends Zélie avec toi et fiche nous la paix avec ça, tu veux !
Zenaïda leva la tête. Depuis quand elle était considérée comme une sorte de bouée de secours ? Mais si c'était pour passer du temps avec son frère, elle pourrait peut-être...
- T'es bête ou quoi ? J'vais pas lui demander ! Et puis, c'est pas comme si je lui ai pas demandé ! C'est pas ma faute si Zélie ne veut pas-
- Eh ! C'est pas vrai ! C'est toi qui veut pas jouer avec moi ! Tu veux jamais m'inclure dans tes trucs ! T'as pas le droit-
- T'es trop petite de toute façon ! Tu comprends rien en plus ! la coupa Jake.
- T'es méchant !
- Ne l'écoute pas, intervient Charles.
Irène posa sa fourchette.
- Les enfants, du calme ! Vous êtes particulièrement agités ce soir. Si ça continue, vous êtes tous privés de dessert. Jake, tu t'excuses immédiatement !
Jake fixa sa mère sans broncher. Il leva même le menton mais Irène l'arrêta net :
- Je te préviens Jake, ne joue pas avec moi. Tu es grand, montre l'exemple. Et si tu n'en es pas capable, je ferai en sorte que tu t'en souvienne.
Le garçon baissa la tête et marmonna à la petite fille :
- S'cuse moi.
- Quant à vous tous, je vous trouve particulièrement irrespectueux envers chacun d'entre vous.
James releva le point de sa femme en ajoutant :
- Est-ce que vous vous rendez compte de la manière dont vous vous adressez entre vous ? Qu'est-ce que nous vous avons enseigné ?
Le silence s'abaissa dans la salle à manger. Plus personne n'osait manger.
- J'attends.
- De... De s'écouter et de respecter les points de vue de chacun, répondit Christopher, un regard entendu vers ses frères et sa sœur.
- Pouvons-nous alors savoir pourquoi vous êtes en train de vous chamailler et de vous insulter ?
Un nouveau silence s'abattit.
- Alors si cela a le mérite d'être clair, je ne veux plus rien entendre. Si c'est pour dire des bêtises, ce n'est pas la peine de parler. Et vous me décevez grandement. je vous préviens, vous aurez intérêt à vous tenir à carreaux à Noël. Est-ce que c'est bien clair ?
Les enfants murmurèrent tous un 'oui' audible avant de chacun avaler une bouchée du repas. Le dîner se termina d'une meilleure manière et beaucoup plus civilisée. Mais ce que Zenaïda retenait, c'était que cette nouvelle avait bien plus chamboulée sa famille que ne voulait le croire ses frères et ses parents.
La musique est la langue des émotions
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
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