4 nov. 2025, 16:37
 PV  La force d'un sourire
10 décembre 2044
@Eleanora Sywell
La force d'un sourire


___________________

Je regarde ses cheveux noirs de jais, ses yeux bleus pétillants, et ne peut m'empêcher de sourire. J'ai de la chance, de l'avoir comme filleule. Elle est si mignone, du haut de ses 8 ans... Eleanora. Ou Rhéa, comme je me plaît à l'appeller. Tant pis si elle n'aime pas ce surnom, moi, il me plaît. Et puis... elle est encore jeune, et je pense que cette appellation ne lui dit pas grand chose.

Aujourd'hui, c'est son anniversaire. Raison pour laquelle je me trouve à Nocturnia. Je lui donne la journée pour qu'elle fasse tout ce qu'elle veut, ce qui est possible et imaginable. Je suis prête à dépenser autant de Gallions qu'il le faudra rien que pour la voir sourire. Après tout, je l'aime comme si elle était ma fille. Alors lui faire plaisir est le plus beau des cadeaux que je puisse m'offrir.

Me plaçant au dessus de sa tête, je découvre ses yeux de mes mains, que j'avais caché le temps de la route, pour qu'elle ne puisse pas découvrir ou nous sommes. Bien mon truc ça, de faire marcher à l'aveugle de jeunes enfants pendant 10 minutes. Mais je veux que sa surprise soit grande, et que son bonheur le soit encore plus. Alors, je lui souris :

- Nocturnia... Ça te dit d'aller y faire un tour ? Bon anniversaire, ma puce !

DDM de Gryffondor - Octobre 2050 à Juillet 2051
Professeur de DCFM - Janvier 2051 à Juin 2051
Membre de l'UDS (Miel) - Mai 2051 à jamais

4 nov. 2025, 23:37
 PV  La force d'un sourire
Elle se dandinait d’un pied à l’autre, incapable de rester tranquille. Son cœur battait trop fort, comme s’il voulait lui aussi fêter ça. Elle avait envie de courir, de rire, de le dire à tout le monde : aujourd’hui, c’était son anniversaire ! Huit ans, elle était grande maintenant. Presque comme sa marraine… presque.

Les mains sur ses yeux lui cachaient tout. Elle se tortilla un peu pour voir si ça bougerait, mais rien. Les grandes mains restaient là, bien calées. Rhéa retint un rire, moitié frustrée, moitié amusée. Dans sa tête, elle devinait ce qui l’attendait : un gâteau ? Un énorme gâteau avec plein de bougies ? Un balai neuf ? Oh non… un chat ! Un vrai chat, rien qu’à elle.

Elle avança doucement, les chaussures grinçant sur le sol dur, puis plus mou, comme si elles marchaient sur un énorme gâteau. Non, non, ce n’était pas possible ! Mais c’était sûrement ça, non ? Elle plaqua ses mains sur sa bouche pour étouffer un petit rire. Elle avait deviné. Il ne fallait que Sao l’apprenne, elle l’accuserait d’avoir triché. Alors qu’elle, elle était juste trop intelligente.

On y est ? murmura-t-elle dans le vide, juste pour vérifier.

Silence. Elle inspira, puis sentit soudain l’air frais sur son visage. Les mains n’étaient plus là.

Ses yeux s’ouvrirent grand, pétillants comme une potion que son père avait déjà faite.

Nocturnia !

Elle se jeta presque sur sa marraine, enroulant ses bras autour de sa jambe.

Merci, merci, merci ! On va faire le grand huit ? Ou t’as trop peur ?

Son dos se balança en arrière, mais ses bras restèrent serrés autour de Saona pour ne pas tomber. Son regard bleu accrocha celui de sa marraine, un grand sourire malicieux illuminant son visage. L’excitation prit aussitôt le dessus : elle se rappelait d’un coup toutes les attractions du parc.

Et on ira voir les créatures ? Tu crois qu’il y a des Détraqueurs ? J’ai lu qu’on devenait des glaçons si on en croisait un ! Mais tu me déglaçonneras si ça arrive, hein ? débita-t-elle, avec une petite lueur d’inquiétude, bien cachée dans ses yeux.

363 mots
@Saona O'Sullivan

"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
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5 nov. 2025, 15:55
 PV  La force d'un sourire
Mes mains enlevées de son visage, que déjà, Rhéa fourmille d'énergie. Le nom du lieu, crié par l'enfant, suffit à me faire sourire. C'était exactement pour ça que je l'ai emmenée ici. Alors, je rie, m'extasiant de sa propre extase.

- Oui, Nocturnia... ça te plaît ?

Je manque de trébucher lorsque ma filleule se jette sur moi. C'est qu'elle à de la force, cette petite. De la force aussi bien mentale que physique. Alors, je l'attrape dans mes bras, avant de la faire voler dans les airs, veillant à ne pas la lâcher une seule seconde. Le grand huit... si elle veut, oui, on va le faire. C'est sa journée. Elle doit en profiter un maximum, avant le retour chez elle, qui, je me doute, ne sera pas très simple. Bien que sa mère soit une de mes meilleures amies, je sais qu'elle est dure avec sa fille, et que son père l'est plus encore.

Je regrette vraiment que ma Rhéa vive et grandisse dans une famille si droite, si froide, attendant tant d'elle... parfois, j'ai même l'impression que je suis une des seules à être fière de ses réussites comme de ses échecs. Pour l'instant, sa famille est cordiale avec ma filleule, mais j'ai l'impression que bien trop vite, elle attendra beaucoup d'Eleanora. Alors, si, ne serait-ce que l'espace d'une journée, je peux la rendre heureuse, ce serait superbe.

- Oui, on peut aller faire le grand huit, aller voir les créatures... tout ce que tu veux ! Ne t'inquiètes pas, les Détraqueurs auraient bien plus peur de moi que toi, d'eux !
@Eleanora Sywell

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5 nov. 2025, 23:16
 PV  La force d'un sourire
Ses mains l'entourèrent doucement. Rhéa crut d'abord que c'était un câlin — sa marraine en faisait souvent, et elle adorait ça. Mais d'un coup, ses pieds quittèrent le sol ! Ses yeux s'écarquillèrent et un grand rire lui échappa. Elle tourna, tourna, tourna encore, si vite qu'elle eut l'impression de devenir une tornade, de filer plus vite que la lumière, de pouvoir toucher le ciel du bout des doigts.

Elle leva les bras, essayant d'attraper une étoile. Juste une, toute petite. Personne ne la verrait. Elle la cacherait sous son lit, avec son violon et tous ses trésors. Et si elle en attrapait une, alors elle en prendrait deux. Parce que si elle réussissait une fois, elle pouvait bien recommencer. Et la deuxième, ce serait pour sa marraine. Rien que pour elle.

Quand ses pieds retrouvèrent enfin le sol, elle chancela un peu, le rire encore accroché aux lèvres. Elle leva les yeux vers Saona, avec un petit air malicieux.

C'est vrai que tu fais peur quand tu t'énerves... un tout petit peu.

Dès qu'elle la grondait, en fait. Mais c'était pas pareil que son père. Lui, il faisait peur tout le temps. Toujours avec sa tête fâchée et ses sourcils tout serrés. Rhéa en avait un peu peur, même quand il disait rien.

Puis, sans attendre, elle attrapa la main de sa marraine et se mit à tirer, d'abord d'une main, puis des deux, pour aller plus vite. Beaucoup plus vite.

Allez ! Tu m'as promis le grand huit !

Son ton vibrait d'impatience, ses yeux brillaient d'excitation. Rien ne pouvait l'arrêter, pas même le vent qui lui fouettait le visage.

274 mots
@Saona O'Sullivan

"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
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6 nov. 2025, 17:41
 PV  La force d'un sourire
Je ne retiens pas mon rire lorsque la petite m'accuse de faire peur... parfois. Il est vrai que se faire gronder par une borgne duelliste peu être terrifiant, mais pour l'instant, Rhéa ne sait pas avec exactitude quel "problème" a mon œil. J'ai toujours fait attention à mettre un bandeau sur le côté droit de mon visage en sa présence, pour ne pas heurter sa si jeune et si fragile sensibilité. Pour l'instant, elle croit seulement que c'est pour faire peur aux "méchants sorciers que j'affronte pendant mes duels", et que ce bandeau n'est qu'une vieille habitude.

Je préfère ne pas lui dire la vérité, pour l'instant. J'ai trop peur qu'elle ne veuille plus de moi, à cause de mon handicap. Alors si pour m'aimer, elle doit n'appercevoir qu'une moitiée de visage, c'est quelque chose que je suis prête à faire. Rien que pour elle.

Le grand huit, donc. Je l'y amène d'un pas enjoué, souriant aux autre sorciers que je croise, ma bonne humeur se répendant sur mon passage. Une fois à l'intérieur de l'attraction, j'attire Rhéa à moi, en la plaçant sur mes genoux. Puis, je prend sa main et lui montre Godric's Hollow à mesure que la roue s'élève dans les airs.

- Tu vois, là, c'est la place centrale ! On ira tout à l'heure si tu veux, il y a le marché de Noël !

Lorsque l'attraction redescend, j'entraine la petite à travers la foule, avant de lui demander à quelle prochaine destination du Parc elle souhaite aller.
@Eleanora Sywell

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6 nov. 2025, 23:35
 PV  La force d'un sourire
Ses tiraillements finirent par porter leurs fruits quand sa marraine se mit à marcher à ses côtés, presque aussi enjouée qu’elle. Rhéa rebondissait sur place, vive comme un ballon sauteur. Elle ne tenait plus en place. Sa tête tournait tellement que son cou finit par râler. Mais ce n’était pas sa faute : tout était si beau, si grand.

Les manèges semblaient faits pour des géants. Des cages de métal filaient dans tous les sens à une vitesse folle, et une roue immense tournait lentement dans le ciel. Rhéa n’osait même pas imaginer la taille de la voiture moldue à qui elle aurait appartenu. Déjà que ces engins l’effrayaient quand ils faisaient à peine la taille de sa marraine… alors une roue pareille, c’était presque monstrueux.

Devant elle se dressait l’attraction tant attendue, grande, brillante, imposante — comme tout le reste du parc. La fillette s’y précipita dès qu’elle l’aperçut, pressée d’en découvrir les secrets.

Viens, Saona ! On va plus avoir de place !

Elle attrapa la main de sa marraine pour la tirer jusqu’au manège. À peine installées, Saona la ramena sur ses genoux. Rhéa ne protesta pas — elle avait l’habitude. Les marraines faisaient ça, c’était normal. Et puis, elle aimait bien quand Saona la gardait contre elle. Ça la calmait, comme si le monde tournait moins vite.

Elle leva le bras pour montrer la ville, tout en bas. Les maisons paraissaient si petites que Rhéa se demanda si c’était vraiment comme ça que Saona voyait le monde. Peut-être que oui : c’était une géante, après tout. Et elle, à côté, devait avoir l’air minuscule.

Un marché de Noël ? Vraiment ? On pourra manger des sucres d’orge ?

Ses yeux pétillaient sous la lumière du manège. Elle voulait y aller encore, pas seulement pour les sucreries, mais parce que la journée était magique. Elle ne voulait pas rentrer. Pas tout de suite. Même pas du tout, si sa marraine acceptait. Elle pourrait l’adopter pour toujours, non ?

Sans perdre de temps, Saona la guida à nouveau vers la foule. Rhéa pensa un instant à refaire son tour favori, pour se sentir encore plus grande, puis son idée fut chassée par une autre attraction : le palais des glaces. Elle n’en avait jamais fait, mais Théodora avait dit que c’était impossible. Comme si mettre le pied dedans t’enfermait à jamais, condamné à finir comme un hippogriffe dans un zoo.

La fillette frissonna un peu, puis serra la main de sa marraine. Elle était là : Saona la protégerait. Rien ne pouvait les battre, surtout pas une bande de vitres. Oui, elle en était sûre. Elle ferait tout exploser d’un coup de baguette, si besoin.

Un sourire tout neuf se fixa sur son visage. Elle pointa le labyrinthe du doigt.

Je veux faire ça ! Aucun labyrinthe ne résiste à la grande Eleanora.

478 mots
@Saona O'Sullivan

"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
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7 nov. 2025, 17:21
 PV  La force d'un sourire
Mon sourire s'agrandit lorsque les sucres d'orges furent abordés. J'ai toujours aimé ces sucreries. Je retrouve en elles la saveur de mon enfance, tendre, mais assassine. Alors, lorsque Rhéa me demande si elle pourra en avoir, je n'hésite pas. Évidemment que oui.

- Bien sûr ! Je pourrais t'en acheter presque autant que tu veux !

Lorsque la petite m'entraîne vers le labyrinthe, je ne peux m'empêcher de rire. Ce labyrinthe, c'est celui qui alimentait mes rêves de gosse. Celui auquel je pensais tous les soirs en m'endormant, après que mon père m'y eu amenée, pour mes 10 ans.

J'hoche la tête avec entoushiasme, et me laisse entraîner vers ce palais. Une fois à l'intérieur, je décide de mettre la filleule au défi. Intérieurement, je suis certaine de sa réussite à mon petit test, mais je veux la voir paniquer quelques secondes, et trouver la réponse à ma question seule.

- Rhéa... Je vais te poser une question, et si tu trouves la réponse, alors je te laisserai réussir à trouver la sortie de ce labyrinthe seule. Si tu ne réussis pas, je serai obligée de rester ici et de ne jamais t'aider... même si on se retrouve bloquée par la. Alors... partante pour ce défi ? Tu penses réussir avec mon aide ?

Je me demande si la petite a compris que la question que j'allais lui poser vient d'être formulée, et que ma dernière question n'en était pas une, que c'était une simple manière de vérifier qu'elle avait bien suivit mes dires. Alors, je la regarde, les yeux pétillants. Et j'attends sa réponse.
@Eleanora Sywell

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10 nov. 2025, 01:04
 PV  La force d'un sourire
Le labyrinthe se dressait devant elles, tout en vitres transparentes qui brillaient sous le soleil. Rhéa ouvrit grand les yeux : on aurait dit un piège de cristal, un vrai château invisible. Les parois luisaient comme de l’eau figée, et on voyait tout à travers sans savoir où passer. C’était beau… et un peu effrayant aussi.

Sa main serrait fort celle de Saona — ou peut-être que c’était l’inverse, elle ne savait plus trop. Avec elle, Rhéa se sentait en sécurité. Sa marraine pouvait tout faire, même battre Grindelwald s’il osait venir. Forcément ! Elle avait un bandeau sur l’œil, comme les pirates. Et les pirates, ça gagnait toujours.

Le cœur battant, aussi excitée qu’un lutin de Cornouailles en pleine farce, Rhéa regardait tout autour d’elle. Les couloirs brillaient, s’étiraient à perte de vue, se mélangeaient comme s’ils voulaient la tromper. Chaque pas faisait naître un écho qui sonnait comme un rire moqueur.

On y va ? souffla-t-elle, déjà prête à foncer.

Mais son regard tomba sur sa marraine, qui affichait un visage plus sérieux. Pas les sourcils froncés comme son père, non, mais plus solennel. Un peu comme sa grand-mère quand elle lui parlait.

Puis les mots de Saona atteignirent Rhéa : un défi. Si elle réussissait, elle pourrait se débrouiller comme une grande pour trouver la sortie. Pas question de perdre. Elle écouta attentivement, concentrée comme jamais.

Une question… une seule. Elle attendit la fameuse énigme, de pied ferme, bien décidée à la résoudre. Sa marraine parla, posa la question… et avant même qu’elle ne puisse répondre, une deuxième suivit. Deux questions ? Elle avait mal entendu ? Son esprit s’embrouilla un peu. Les adultes, et surtout sa marraine, ne se trompaient jamais. Alors pourquoi ? Peut-être que le vrai défi, c’était juste la première question. Si elle y répondait, elle pourrait se débrouiller comme une grande.

La confiance revint d’un coup. Rhéa leva les yeux vers sa marraine, le regard pétillant comme une potion, un grand sourire fier sur les lèvres. Elle pensait avoir trouvé la réponse.

Oui, je suis partante !

Elle releva le regard vers Saona, brûlante de défi.

Alors, Sao ? Alors ? J’ai réussi ? Je peux essayer de trouver la sortie ?

Elle ressemblait peut-être plus à un lutin de Cornouailles qu’à une sorcière, mais elle voulait savoir. Elle devait savoir si elle avait réussi le défi de sa marraine.

401 mots
@Saona O'Sullivan

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11 nov. 2025, 10:31
 PV  La force d'un sourire
Mes prunelles scintillent lorsque la reponse de ma filleule se fait entendre. Exact. La derniere question n'en était pas une, puisqu'elle reprenait les termes des deux phrases dites juste avant. J'hoche donc la tête, félicitant ma filleule pour sa réponse, avant de la laisser se démener pour nous sortir du labyrinthe, lui laissant quelques fois un indice lorsqu'elle doute du chemin à emprunter.

Une fois sorties, je lui achète un souvenir de Nocturnia, me rendant compte avec peine que la journée est presque terminée. Après un détour par les derniers stands et attractions du parc, j'emmène Eleanora au marché de Noël, comme promis précédemment.

Arrivées la bas, je dépense quelques Noises pour lui offrir des sucres d'orge. Cette journée, je la savoure comme le goût d'une sucrerie fondant sur ma langue. Et j'espère qu'il en sera de même pour Rhéa, avant qu'elle ne retourne dans sa prison familiale.

- Alors, cette journée ? lui demandais-je, - Ça t'a plu ?

Regrettant déjà la fin de cette journée, j'emmène ma Rhéa vers chez elle. J'ai promis à sa mère de rentrer à l'heure pour un "anniversaire en famille". Sans moi, donc. Je ne sais pas ce que ça va donner, mais j'espère que les Sywell feront quelque chose de mémorable à ma filleule. Vraiment.

Une fois sur la devanture de sa porte, je me penche vers l'enfant, avant de lui murmurer :

- Tu diras bonjour de ma part à Lewis ? avant que je n'ajoute, d'une voix encore plus basse, prends soin de toi. Sois forte. Les plus determinés vont le plus loin. Mais surtout... crois en toi.
Fin du RP pour moi, merci ! @Eleanora Sywell

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12 nov. 2025, 23:03
 PV  La force d'un sourire
Elle était déjà partie, droit devant, vers l'embranchement qui brillait un peu sous le soleil qui descendait trop vite. C'était pas grave. Elle voulait pas attendre. Même si son œil restait tourné vers sa marraine, prête à vérifier si sa réponse avait été la bonne. Elle n'avait pas peur. Non, pas du tout. Jamais la grande Eleanora ne reculerait devant un défi ! C'était impossible. Surtout pas après l’avoir relevé. Enfin... peut-être un tout petit peu. Parce que bon, c'était une énigme de Saona, et Saona, c'était pas n'importe qui. C'était la meilleure des sorcières. Alors oui, elle avait le droit d'hésiter un peu. Juste un peu.

Mais quand elle vit le sourire de sa marraine s'élargir et ses yeux briller, tout s'envola d'un coup. Plus de peur, plus de doute. Elle avait eu raison. Elle était forte. Aussi forte qu'un géant ! Et c'était fort, les géants.

Elle pensa plus à rien et fonça dans le premier couloir. Pas question de réfléchir des heures ! Si c'était pas le bon, eh bien, demi-tour, voilà tout.
Les vitres scintillaient autour d'elle, et tout se ressemblait. Elle plissa les yeux. Elle était sûre d'être déjà passée là. Peut-être. Elle se gratta le menton — comme les détectives dans les livres. Ça aide à réfléchir, normalement. Puis, d'un air très sérieux, elle prit à gauche.

Un regard vers Saona, juste pour vérifier. La sortie apparut. Là, devant elle ! Elle se mit à courir, un rire éclatant s'échappant de sa gorge. Elle avait réussi ! Et Saona ne l'avait presque pas aidée !

Le reste de la journée fila à toute vitesse, comme un bonbon qu'on aurait avalé trop vite. Elle se souvenait des rires, des tours, et surtout des sucres d'orge — les fameux — qui disparurent bien trop vite à son goût.

Et puis, doucement, le jour tomba. Le soleil glissa derrière les arbres, et le ciel devint violet, presque prêt à laisser sortir les étoiles.

Oui ! C'était trop bien ! On y retournera l'année prochaine ? Et promis, la prochaine fois, le labyrinthe, je le finis toute seule ! Comme une grande !

Son sourire était immense. Heureux. Un peu rêveur aussi.

Mais quand le manoir Sywell apparut, son cœur se serra. C'était sombre. Froid. Pas d'étoiles au-dessus. Et tout à coup, elle eut moins envie de descendre de la voiture. Elle se tourna vers sa marraine, la gorge serrée.

Tu viens avec moi, hein ?

Saona ne répondit pas tout de suite. Et la petite hocha la tête, comme si elle avait compris, même si elle n'avait pas compris du tout. Le sourire revint un peu quand on parla de son frère. Lui, il l'attendait sûrement en trépignant. Et elle était certaine qu'il cachait un cadeau derrière son dos, même s'il criait que non. C'était sa deuxième personne préférée, juste après Saona.

Elle la regarda jusqu'au dernier moment, jusqu'à ce que sa silhouette disparaisse. Et même après, les mots de sa marraine flottaient encore dans sa tête, doux et un peu mystérieux. Des mots qu'elle ne comprenait pas encore. Pas vraiment. Mais elle savait qu'ils étaient importants.

522 mots
@Saona O'Sullivan
Fin du RP pour moi aussi, merci à toi !

"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
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