Passer entre les mailles
Jeudi 27 octobre 2050
Aux alentours de 16h30
A la sortie d’une conférence, ISMI
@Elfie Chassin
Aux alentours de 16h30
A la sortie d’une conférence, ISMI
@Elfie Chassin
Le mois d’octobre était le mois des conférences, choisir, assister et travailler dessus en vu des examens de fin d’année. Examens qui seraient en novembre, donc dans peu de temps et en ce jeudi Aliénor réfléchissait déjà à l’organisation de son week-end qui allait devoir être optimal si elle voulait s’en sortir et surtout pouvoir faire tout ce qu’elle avait prévu, donc jongler avec les entrainements de karaté et de quidditch. Elle prenait un peu de temps pour ranger ces affaires, l’esprit occupé par ces différentes choses à organiser et emboiter les unes dans les autres pour s’en sortir.
Se rendant compte qu’elle faisait partie des derniers élèves encore assis, elle s’activa. Elle devait impérativement passer déposer ces affaires dans sa chambre avant son entrainement de quidditch ce soir. Elle ferma donc rapidement son sac et attrapa sa veste avant de filer vers la porte un peu plus rapidement qu’à l’accoutumée. Elle slaloma entre quelques étudiants de première et deuxième année certainement tous en filière sports sur balai vu le thème de la conférence.
Mais alors qu’elle passait enfin les portes de la salle d’amphi, elle donna un coup d’épaule à quelqu’un. Quelqu’un qui devait avoir un sacré dos vu que le coup déséquilibra la jeune Delphillia, qui manqua de balancer sa veste en avant.
-Wow… Reste pas devant enfin !
Retrouvant son équilibre, elle se retourna vers la personne qu’elle venait de percuter avec assez de force pour qu’elle soit surprise elle aussi. Mais quand Aliénor vit ces cheveux, ce visage, ce regard vert, sa position s’encra automatiquement dans le sol, ces yeux se refermèrent légèrement lui donnant un air blasé, elle soupira profondément.
-Putain… Ils prennent vraiment n’importe qui.
Elfie Chassin ? Non mais sérieux, la fille avait à peine eu ces ASPICs, elle trainait une moyenne absolument nulle à Poudlard et avait un comportement plus que problématique. Comment elle avait pu faire pour arriver à l’ISMI ? Alors oui elle l’avait croisé aux détours d’un couloir quelques fois. Mais elle s’était toujours dit que c’était une erreur ou qu’elle ne ferait pas long feu. Mais elle était là, sortant d’une conférence… Elle allait devoir en parler à un prof, il devait y avoir une erreur.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Passer entre les mailles
Deux mois après sa rentrée dans le monde étudiant, rien ne poussait à croire que cela la réjouissait. Bien qu’Elfie avait donné beaucoup de son temps si précieux pour arriver jusqu’à l’admission de la prestigieuse école, rien sur son visage ne poussait à croire qu’elle y était entrée par sa seule volonté… La blonde ne changeait pas tant que cela et ce n’était pas un secret qu’il fallait beaucoup pour lui soutirer un sourire sincère, ses sentiments encore trop rattachés à la colère et au manque de confiance qu’elle avait ancré jusqu’à ses entrailles. Certes il était évident que passer moins de temps au manoir pour avoir l’occasion de se frotter aux meilleurs pépites du pays n’était pas pour lui déplaire mais retourner en cours, croiser des humains tous les jours n’était pas sa tasse de thé. D’autant plus que sa motivation n’était centrée que sur ses centres d’intérêt et retrouvée dans ce foutu parcours courses sur balais indiquait donc qu’elle était obligée de perdre un temps précieux sur des sujets qui lui étaient inintéressant. Mais elle devait s’accrocher, obtenir au minima la moyenne pour espérer rester l’année prochaine dans un cursus tout aussi ennuyeux mais au moins un peu plus utile. Ce qu’elle aimait c’était la pratique du quidditch, et dans sa situation, à moins d’attendre l’année prochaine elle ne pouvait pratiquer que sur ses temps libres avec d’autres étudiants, chose encore trop compliqué pour la blonde.
En clair, sa face bougon n’avait pas changé depuis Poudlard, son envie non plus et sa façon si précise d’éviter le moindre contact n’avait pas évolué, a contrario, elle pouvait paraître légèrement plus investi, elle gardait l’année prochaine comme motivation pour tenir, sans compter l’obligation de réussite par les Joyce au risque de perdre les frais de scolarité qu’ils prenaient en charge. La voilà donc assise à moitié endormi pour écouter un minimum d’une oreille au beau milieu d’une conférence qu’elle avait choisit, évidemment sur un sujet qui se rapprochait plus de ce qui l’animait que durant son cursus actuelle. Pressée d’en finir, elle ne se leva pas dans les premiers, éviter le bain de foule et sortir calmement dans les derniers était la meilleure solution, pas de bousculade, pas de contact visuel, juste elle et son sac pour trouver le chemin de la sortie.
Tête légèrement baissée dans le col de son pull et bien qu’elle pouvait apercevoir quelques chevelures au vu de sa taille c’était la meilleure manière d’éviter tout regard en donnant l’impression qu’elle ne voulait pas être dérangé. Ainsi sans encombre elle pourrait se retrouver un soir de plus au manoir à avoir fini de supporter une journée de plus le moins difficilement possible.
Enfin ça, c’était la théorie, dans la pratique, il y avait toujours une brute indélicate qui devait pousser tout le monde sans prendre aucune précaution. Une épaule vint taper le dos de l’ancienne gryffondor qui par réflexe se retourna pour lâcher un juron en irlandais comme elle en avait le secret, grave erreur, si elle ne fixait jamais le regard des autres, il y avait une raison, si elle évitait tout contact physique, il y avait une raison, prise dans ses pensées, elle avait laissé l’instinct agir et la voilà maintenant face à… Merde… Delphillia, Delphillia venait de la percuter en plein fouet. Pour n’importe quelle autre personne elle aurait laissé son juron se perdre dans le brouhaha de l’université pour continuer son chemin mais Aliénor Delphillia… qui en plus en rajoutait une couche avec ses mots stupides… La blonde ne pouvait pas en rester là, après avoir passé deux heures à écouter un mec relou parler ses nerfs avaient déjà été travaillé et il était certain que ce n’était pas face à l’ancienne poufsouffle que ceux ci allait se calmer.
« Bordel Delphillia, va te faire foutre et apprends à utiliser tes putain de jambes. » Son ton était bien plus haut que ce qu’elle avait pu le vouloir, ses yeux s’étaient noircies, sa mâchoire c’était tendu tout comme instinctivement son poings. C’était bien le pire qui pouvait se produire… Il n’y avait qu’une solution qui se dressait à elle, fuir, prendre la fuite ne pas rester face à cette face de troll pourrîtes. Sans crier gare, elle pivota sur ses jambes dans l’espoir d’arriver au niveau de la prochaine porte sans entendre le moindre mots supplémentaires sorti de sa bouche.
Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
En clair, sa face bougon n’avait pas changé depuis Poudlard, son envie non plus et sa façon si précise d’éviter le moindre contact n’avait pas évolué, a contrario, elle pouvait paraître légèrement plus investi, elle gardait l’année prochaine comme motivation pour tenir, sans compter l’obligation de réussite par les Joyce au risque de perdre les frais de scolarité qu’ils prenaient en charge. La voilà donc assise à moitié endormi pour écouter un minimum d’une oreille au beau milieu d’une conférence qu’elle avait choisit, évidemment sur un sujet qui se rapprochait plus de ce qui l’animait que durant son cursus actuelle. Pressée d’en finir, elle ne se leva pas dans les premiers, éviter le bain de foule et sortir calmement dans les derniers était la meilleure solution, pas de bousculade, pas de contact visuel, juste elle et son sac pour trouver le chemin de la sortie.
Tête légèrement baissée dans le col de son pull et bien qu’elle pouvait apercevoir quelques chevelures au vu de sa taille c’était la meilleure manière d’éviter tout regard en donnant l’impression qu’elle ne voulait pas être dérangé. Ainsi sans encombre elle pourrait se retrouver un soir de plus au manoir à avoir fini de supporter une journée de plus le moins difficilement possible.
Enfin ça, c’était la théorie, dans la pratique, il y avait toujours une brute indélicate qui devait pousser tout le monde sans prendre aucune précaution. Une épaule vint taper le dos de l’ancienne gryffondor qui par réflexe se retourna pour lâcher un juron en irlandais comme elle en avait le secret, grave erreur, si elle ne fixait jamais le regard des autres, il y avait une raison, si elle évitait tout contact physique, il y avait une raison, prise dans ses pensées, elle avait laissé l’instinct agir et la voilà maintenant face à… Merde… Delphillia, Delphillia venait de la percuter en plein fouet. Pour n’importe quelle autre personne elle aurait laissé son juron se perdre dans le brouhaha de l’université pour continuer son chemin mais Aliénor Delphillia… qui en plus en rajoutait une couche avec ses mots stupides… La blonde ne pouvait pas en rester là, après avoir passé deux heures à écouter un mec relou parler ses nerfs avaient déjà été travaillé et il était certain que ce n’était pas face à l’ancienne poufsouffle que ceux ci allait se calmer.
« Bordel Delphillia, va te faire foutre et apprends à utiliser tes putain de jambes. » Son ton était bien plus haut que ce qu’elle avait pu le vouloir, ses yeux s’étaient noircies, sa mâchoire c’était tendu tout comme instinctivement son poings. C’était bien le pire qui pouvait se produire… Il n’y avait qu’une solution qui se dressait à elle, fuir, prendre la fuite ne pas rester face à cette face de troll pourrîtes. Sans crier gare, elle pivota sur ses jambes dans l’espoir d’arriver au niveau de la prochaine porte sans entendre le moindre mots supplémentaires sorti de sa bouche.
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Ah. Ben visiblement elle n’avait pas changé. Ce regard, cette posture, tout traduisait son agacement. Si elle la connaissait bien, elle allait sortir une réplique cinglante et après ça allait partir en combat. Si prévisible. Il y avait des choses qui ne changeraient visiblement. Ça ne manqua pas, Elfie rétorqua à Aliénor qu’elle devait apprendre à mieux se servir de ces jambes. Aliénor leva les yeux au ciel dans un air faussement dramatique. Puis… Elle part ? Les yeux de la batteuse se posèrent à nouveau sur l’ancienne Gryffondor et ces sourcils se froncèrent. C’était nouveau comme réaction, partir pour éviter le conflit. Elle était capable de faire ça ? Etrange… Aliénor reste interdite quelques instants, les bras ballants face au dos de la blonde qui s’éloignait d’elle. Elle faisait preuve d’une certaine maturité après cette réplique qui elle, en manquait terriblement. Dommage, avec des mots un peu mieux choisis, elle aurait pu partir avec panache, mais les insultes n’aidaient pas à la classe.
Malgré tout, un fin sourire s’étira sur les lèvres de la jeune Delphillia. Peut-être avait-elle un peu changé ? Dans tous les cas, elle voulait s’en faire une idée. Ces jambes s’activèrent donc, une marche rapide, puis elle trottina pour rattraper Elfie. Elle accéléra, attrapa son bras en passant à côté d’elle pour la faire tourner, tentant de ne pas perdre l’équilibre pour la plaquer au mur. La main fermement accrochée au biceps de son ancienne camarade de promotion, son visage à quelques centimètres du sien, son regard plonger dans le sien. Elle était plus grande, bien plus grande qu’elle. Là où Aliénor peinait à atteindre le mètre 70, Elfie devait bien lui mettre 10 cm dans la vue, si ce n’est plus. De quoi impressionner peut-être. Mais Aliénor connaissait ces forces, elle pratiquait le karaté plus que jamais cette année, elle avait de bonnes notions de boxe, elle savait se défaire d’un assaillant plus grand qu’elle. Mais de toute façon ce n’étaient pas les coups qu’elle cherchait.
Une mèche de ces cheveux se mêla à son souffle qu’elle reprenait calmement. Ces yeux se plissèrent, elle pouvait sentir la force dans le bras d’Elfie. Doucement, avec une voix calme, presque chuchoté, juste pour elles deux.
-Tu fuis maintenant Chassin ? C’est nouveau.
Elle pencha légèrement la tête sur le côté en levant les sourcils. Un brin provocant, comme toujours avec Aliénor, une pointe de curiosité dans le regard. Elle voulait voir sa réaction, si elle avait vraiment changé où si elle allait se jeter comme une furie sur elle, comme cette fois-là dans les toilettes abandonnées. Allez Elfie, prouve aujourd’hui que tu vaux mieux que ça, que cette année t’as changé, que tu n’es plus une ado paumée comme une autre.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
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Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Malgré tout, un fin sourire s’étira sur les lèvres de la jeune Delphillia. Peut-être avait-elle un peu changé ? Dans tous les cas, elle voulait s’en faire une idée. Ces jambes s’activèrent donc, une marche rapide, puis elle trottina pour rattraper Elfie. Elle accéléra, attrapa son bras en passant à côté d’elle pour la faire tourner, tentant de ne pas perdre l’équilibre pour la plaquer au mur. La main fermement accrochée au biceps de son ancienne camarade de promotion, son visage à quelques centimètres du sien, son regard plonger dans le sien. Elle était plus grande, bien plus grande qu’elle. Là où Aliénor peinait à atteindre le mètre 70, Elfie devait bien lui mettre 10 cm dans la vue, si ce n’est plus. De quoi impressionner peut-être. Mais Aliénor connaissait ces forces, elle pratiquait le karaté plus que jamais cette année, elle avait de bonnes notions de boxe, elle savait se défaire d’un assaillant plus grand qu’elle. Mais de toute façon ce n’étaient pas les coups qu’elle cherchait.
Une mèche de ces cheveux se mêla à son souffle qu’elle reprenait calmement. Ces yeux se plissèrent, elle pouvait sentir la force dans le bras d’Elfie. Doucement, avec une voix calme, presque chuchoté, juste pour elles deux.
-Tu fuis maintenant Chassin ? C’est nouveau.
Elle pencha légèrement la tête sur le côté en levant les sourcils. Un brin provocant, comme toujours avec Aliénor, une pointe de curiosité dans le regard. Elle voulait voir sa réaction, si elle avait vraiment changé où si elle allait se jeter comme une furie sur elle, comme cette fois-là dans les toilettes abandonnées. Allez Elfie, prouve aujourd’hui que tu vaux mieux que ça, que cette année t’as changé, que tu n’es plus une ado paumée comme une autre.
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Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
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Sortir vite. Ce n’était pas tant Delphillia qu’Elfie cherchait à éviter, loin de là, la blonde n’avait jamais fui devant l’ancienne poufsouffle, laissant son ego et son envie de la marteler de coups de poings pour effacer son visage prendre le dessus et c’était bien plus difficile pour elle de prendre le sens inverse, de lui imposer son dos à la place d’un visage emplit de colère. Et c’était bien le point clé de la situation, la colère, celle qui depuis presque un an était une bataille au quotidien pour l’employée de Manoir, celle dont elle cherchait à effacer la moindre trace, à l’ignorer et l’étouffer sous un visage neutre, dans le seul but de ne plus céder à l’incontrôlable qui lui faisait perdre toute réflexion sur ses actions qu’elle voulait maîtriser jusqu’à sa respiration. Alors qu’elle pensait avoir miraculeusement survécu à une provocation qui aurait pu tourner au drame pour elle, il était évident que ses anciens démons n’en avait pas finit avec elle pour aujourd’hui, qu’elle allait encore devoir se battre contre elle même pour ne pas craquer, ne pas réduire en cendres tous ses efforts pour accéder à l’ISMI.
Elle avait senti son bras se faire prendre, elle avait senti son corps tourner face à la pression pour venir s’écraser sur le mur de plein fouet, oui elle l’avait senti, combien de fois Honor l’avait prise par derrière pour la faire tourner encore et encore vers un sol bien trop dur après avoir fait face à sa force? Cette fois c’était légèrement plus lent, légèrement moins douloureux parce que même dans son manque de concentration pour éviter une telle situation elle pouvait encore jauger des intentions de la personne qui la prenait pour cible. Elle connaissait Delphillia, elle connaissait sa force habituelle et sa technique pour le combat et rien dans sa façon de faire ne laissait croire à une colère ou une envie de faire mal, de se battre. Non ce n’était que provocation, pffff elle pouvait bien être faiseuse de morale mais elle n’avait pas changé non plus. Elle aurait pu s’éloigner elle aussi, et éviter comme elle avait pu le faire depuis le début d’année de la recroiser mais non, dans son immaturité flagrante il avait fallut qu’elle vienne la chercher.
Et même avec toute la bonne volonté qu’Elfie pouvait avoir envie de mettre face à l’ancienne Poufsouffle, il était certain qu’elle ne pouvait pas rester passive. Fuir une autre fois? Impossible, elle la tenait plaqué avec son bras gauche bloqué contre la paroi du mur, ne rien faire? Cela aurait été la meilleure solution, mais Elfie avait toujours autant d’ego, une force comme un de ses plus grands points faibles. Rester inactive face à Delphillia qui la prenait de haut avec sa tête encore plus horrible à quelques centimètres de son regard. Non, malgré toute l’envie d’Elfie de ne pas se laisser porter dans une ouverture évidente pour perdre tout contrôle, elle ne pouvait pas rester dans cette position. Delphillia la prenait encore pour une brute épaisse et sans nom, ou actuellement comme une fuyarde, parfait c’était le moment d’agir. De son bras libre, avec la force nécessaire elle appuya profondément sur le plexus solaire de la face de troll, ce petit endroit dans la partie supérieur de l’abdomen était magique, sans forcer il était facile de se défaire d’un adversaire, le temps qu’il puisse se remettre de la douleur que cela pouvait provoquer. Elfie en profita, elle pouvait se dégager, l’attraper pour lui faire une balayette en faisant basculer sa jambe droite en arrière tout en aidant le mouvement en lui agrippant le bras et l’épaule pour la faire tomber. Finalement les cours d’Honor était bien utile, il fallait le dire.
Mais cela ne faisait qu’un an qu’elle s’exerçait avec la mère de Narcisse, alors qu’elle savait que son ancienne camarade de promotion avait bien plus d’années d’entraînement derrière elle et sur un vrai combat, elle prendrait le dessus facilement. Ce n’était pas ce qui était recherché, elle avait juste voulu se dégager de cette pourriture avant qu’un cracha vienne lui nettoyer le milieu du visage. Encore sous le choc de l’adrénaline, Elfie s’était approché à son tour du visage de l’autre, sans la regarder, simplement en approchant ses lèvres de son oreille.
« Toi et moi on peut s’arranger si tu as tant envie de retourner quelques années en arrière, par contre ne pose plus jamais la main sur moi, la main ou tout autre partie de ton misérable corps, compris? » Ses paroles n’étaient que provocations supplémentaires, elle n’avait aucune envie d’affronter ses démons, ceux de Poudlard pour revenir à une époque où elle n’avait plus aucun contrôle de ses mouvements. Elle avait craqué, une ou deux fois cette année, il n’était plus question de recommencer, Aelle hantait encore son cerveau comme un rappel de la faiblesse qui entourait tout son être. Elle le réalisa petit à petit en se relevant, et son visage presque neutre pouvait laisser apparaître un léger état de choc. Non elle ne pouvait définitivement pas rester dans cette pièce, pas près de cette pourriture de Delphillia, pas dans cet endroit où une seconde pouvait tourner la situation en enfer pour elle, à détruire tout ce qu’elle avait tenté de mettre en place. C’était le moment de s’échapper, pendant qu’elle avait encore le contrôle de ses membres, mais par où? Sans comprendre pourquoi la pièce semblait sans issue, les étudiants présent autour des vieilles connaissances semblaient présenter un cercle se rétrécissant sans laisser d’ouverture, le plafond ne semblait plus être une solution non plus, elle commençait à étouffer comme si plus aucune solution ne lui permettait de s’isoler pour se reconcentrer sur elle, ses mouvements et ses actions. Merde, elle se retrouvait face a cette fille qu’elle détestait non pas vraiment pour sa personne mais pour la façon qu’elle avait de faire perdre aussi facilement pied à l’ancienne gryffondor. Sans vraiment savoir comment ne pas craquer face à l’énervement, Elfie qui s’était reculer jusqu’à s’adosser sur le mur, sans laisser paraître ce qui pouvait la travailler à l’intérieur, laissa son ongle du pouce s’écraser sur le milieu de sa paume, seule façon pour elle de sentir la douleur qui la faisait revenir à la réalité sans en faire un spectacle pour les autres. Si seulement elle avait pu récupérer la potion que lui avait filé le père de cette foutu Aelle…
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Elle avait senti son bras se faire prendre, elle avait senti son corps tourner face à la pression pour venir s’écraser sur le mur de plein fouet, oui elle l’avait senti, combien de fois Honor l’avait prise par derrière pour la faire tourner encore et encore vers un sol bien trop dur après avoir fait face à sa force? Cette fois c’était légèrement plus lent, légèrement moins douloureux parce que même dans son manque de concentration pour éviter une telle situation elle pouvait encore jauger des intentions de la personne qui la prenait pour cible. Elle connaissait Delphillia, elle connaissait sa force habituelle et sa technique pour le combat et rien dans sa façon de faire ne laissait croire à une colère ou une envie de faire mal, de se battre. Non ce n’était que provocation, pffff elle pouvait bien être faiseuse de morale mais elle n’avait pas changé non plus. Elle aurait pu s’éloigner elle aussi, et éviter comme elle avait pu le faire depuis le début d’année de la recroiser mais non, dans son immaturité flagrante il avait fallut qu’elle vienne la chercher.
Et même avec toute la bonne volonté qu’Elfie pouvait avoir envie de mettre face à l’ancienne Poufsouffle, il était certain qu’elle ne pouvait pas rester passive. Fuir une autre fois? Impossible, elle la tenait plaqué avec son bras gauche bloqué contre la paroi du mur, ne rien faire? Cela aurait été la meilleure solution, mais Elfie avait toujours autant d’ego, une force comme un de ses plus grands points faibles. Rester inactive face à Delphillia qui la prenait de haut avec sa tête encore plus horrible à quelques centimètres de son regard. Non, malgré toute l’envie d’Elfie de ne pas se laisser porter dans une ouverture évidente pour perdre tout contrôle, elle ne pouvait pas rester dans cette position. Delphillia la prenait encore pour une brute épaisse et sans nom, ou actuellement comme une fuyarde, parfait c’était le moment d’agir. De son bras libre, avec la force nécessaire elle appuya profondément sur le plexus solaire de la face de troll, ce petit endroit dans la partie supérieur de l’abdomen était magique, sans forcer il était facile de se défaire d’un adversaire, le temps qu’il puisse se remettre de la douleur que cela pouvait provoquer. Elfie en profita, elle pouvait se dégager, l’attraper pour lui faire une balayette en faisant basculer sa jambe droite en arrière tout en aidant le mouvement en lui agrippant le bras et l’épaule pour la faire tomber. Finalement les cours d’Honor était bien utile, il fallait le dire.
Mais cela ne faisait qu’un an qu’elle s’exerçait avec la mère de Narcisse, alors qu’elle savait que son ancienne camarade de promotion avait bien plus d’années d’entraînement derrière elle et sur un vrai combat, elle prendrait le dessus facilement. Ce n’était pas ce qui était recherché, elle avait juste voulu se dégager de cette pourriture avant qu’un cracha vienne lui nettoyer le milieu du visage. Encore sous le choc de l’adrénaline, Elfie s’était approché à son tour du visage de l’autre, sans la regarder, simplement en approchant ses lèvres de son oreille.
« Toi et moi on peut s’arranger si tu as tant envie de retourner quelques années en arrière, par contre ne pose plus jamais la main sur moi, la main ou tout autre partie de ton misérable corps, compris? » Ses paroles n’étaient que provocations supplémentaires, elle n’avait aucune envie d’affronter ses démons, ceux de Poudlard pour revenir à une époque où elle n’avait plus aucun contrôle de ses mouvements. Elle avait craqué, une ou deux fois cette année, il n’était plus question de recommencer, Aelle hantait encore son cerveau comme un rappel de la faiblesse qui entourait tout son être. Elle le réalisa petit à petit en se relevant, et son visage presque neutre pouvait laisser apparaître un léger état de choc. Non elle ne pouvait définitivement pas rester dans cette pièce, pas près de cette pourriture de Delphillia, pas dans cet endroit où une seconde pouvait tourner la situation en enfer pour elle, à détruire tout ce qu’elle avait tenté de mettre en place. C’était le moment de s’échapper, pendant qu’elle avait encore le contrôle de ses membres, mais par où? Sans comprendre pourquoi la pièce semblait sans issue, les étudiants présent autour des vieilles connaissances semblaient présenter un cercle se rétrécissant sans laisser d’ouverture, le plafond ne semblait plus être une solution non plus, elle commençait à étouffer comme si plus aucune solution ne lui permettait de s’isoler pour se reconcentrer sur elle, ses mouvements et ses actions. Merde, elle se retrouvait face a cette fille qu’elle détestait non pas vraiment pour sa personne mais pour la façon qu’elle avait de faire perdre aussi facilement pied à l’ancienne gryffondor. Sans vraiment savoir comment ne pas craquer face à l’énervement, Elfie qui s’était reculer jusqu’à s’adosser sur le mur, sans laisser paraître ce qui pouvait la travailler à l’intérieur, laissa son ongle du pouce s’écraser sur le milieu de sa paume, seule façon pour elle de sentir la douleur qui la faisait revenir à la réalité sans en faire un spectacle pour les autres. Si seulement elle avait pu récupérer la potion que lui avait filé le père de cette foutu Aelle…
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Passer entre les mailles
Elle aurait dû réagir, elle aurait dû sentir sous sa main le bras gauche d’Elfie se contracter, elle aurait dû esquiver la main droite de la blonde. Mais non. Elle n’avait pas eu les réflexes nécessaires et c’est la douleur qui lui fit prendre conscience de sa réaction. Il n’avait donc fallu que quelques mots d’Aliénor pour enclencher ça. Une réaction si commune de la part de l’ancienne Gryffondor. Quelques pas en arrière, sans vraiment comprendre, mis à part que cette douleur lui était vaguement familière, puis un coup à l’arrière de la jambe. La batteuse se laissa faire, comme une poupée de chiffon. Une fois sur le parquet de l’ISMI, un poids conséquent sur l’épaule, elle laissa son regard errer sur le plafond qu’elle n’avait jamais pris le temps de regarder. Elle allait devoir travailler ces réflexes et ces appuis avec Martin. Il se fouterait bien de sa gueule s’il voyait ça.
Elle soupira en même temps qu’elle reprenait son souffle. Elfie n’avait pas changé, cette tentative était un pur échec. Ou une réussite tout dépendait du contexte initial. Aliénor aurait-elle vraiment aimé qu’Elfie soit plus mature ? Mh… La question se posait, quelque part cette réaction avait quelque chose de rassurant, de réconfortant. Se retrouver par terre avait un certain goût de nostalgie. Tiens… Il n’y a plus de poids sur l’épaule d’Aliénor.
Toujours allongée sur le sol, la batteuse fit tourner sa tête vers son ancienne camarade. Elle venait de lui lancer quelques mots sans intérêts et maintenant elle reculait jusqu’au mur où elle l’avait plaqué quelques secondes auparavant. Elle fronça les sourcils, sans bouger, respirant calmement le temps que les dernières traces de douleur ne disparaissent.
Elle ramena sa main droite derrière sa tête et sa main gauche se posa sur son ventre au niveau de l’impact de la main d’Elfie. Son regard toujours posé sur le visage de la blonde. Quelque chose n’allait pas. Elle ne saurait pas quoi dire, le visage d’Elfie semblait calme en apparence, presque serein. Mais il y avait quelque chose, dans son regard, mais elle ne saurait dire quoi. Observant enfin autour d’elle, elle crut comprendre.
-Ben quoi, vous avez jamais vu des gens s’entrainer aux sports de combat ? Barrez-vous.
Elle s’était redressée, à moitié allongée, appuyée sur un coude. Certains étudiants partirent assez rapidement, d’autres restaient. Le regard de la jeune Delphillia se posa à nouveau sur la blonde. Elle ne se savait pas, cette fille était toujours aussi insupportable, colérique et ne savait s’exprimer clairement qu’avec ces poings. Presque triste finalement. Elle fit tourner sa tête pour détendre ces cervicales avant de se redresser pour s’assoir en tailleurs, face à Elfie.
-Qu’est ce que tu fous là ? 7 ans à Poudlard ça t’as pas suffit pour comprendre que les études c’était pas fait pour toi ?
Vraiment elle ne comprenait pas. Pourquoi s’infliger ça à nouveau ? Visiblement elle n’avait pas plus envie d’être là que lorsqu’elle était à Poudlard et aucun changement dans son comportement n’était prévu au programme. C’était incompréhensible et pourtant elle était là.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
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Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Elle soupira en même temps qu’elle reprenait son souffle. Elfie n’avait pas changé, cette tentative était un pur échec. Ou une réussite tout dépendait du contexte initial. Aliénor aurait-elle vraiment aimé qu’Elfie soit plus mature ? Mh… La question se posait, quelque part cette réaction avait quelque chose de rassurant, de réconfortant. Se retrouver par terre avait un certain goût de nostalgie. Tiens… Il n’y a plus de poids sur l’épaule d’Aliénor.
Toujours allongée sur le sol, la batteuse fit tourner sa tête vers son ancienne camarade. Elle venait de lui lancer quelques mots sans intérêts et maintenant elle reculait jusqu’au mur où elle l’avait plaqué quelques secondes auparavant. Elle fronça les sourcils, sans bouger, respirant calmement le temps que les dernières traces de douleur ne disparaissent.
Elle ramena sa main droite derrière sa tête et sa main gauche se posa sur son ventre au niveau de l’impact de la main d’Elfie. Son regard toujours posé sur le visage de la blonde. Quelque chose n’allait pas. Elle ne saurait pas quoi dire, le visage d’Elfie semblait calme en apparence, presque serein. Mais il y avait quelque chose, dans son regard, mais elle ne saurait dire quoi. Observant enfin autour d’elle, elle crut comprendre.
-Ben quoi, vous avez jamais vu des gens s’entrainer aux sports de combat ? Barrez-vous.
Elle s’était redressée, à moitié allongée, appuyée sur un coude. Certains étudiants partirent assez rapidement, d’autres restaient. Le regard de la jeune Delphillia se posa à nouveau sur la blonde. Elle ne se savait pas, cette fille était toujours aussi insupportable, colérique et ne savait s’exprimer clairement qu’avec ces poings. Presque triste finalement. Elle fit tourner sa tête pour détendre ces cervicales avant de se redresser pour s’assoir en tailleurs, face à Elfie.
-Qu’est ce que tu fous là ? 7 ans à Poudlard ça t’as pas suffit pour comprendre que les études c’était pas fait pour toi ?
Vraiment elle ne comprenait pas. Pourquoi s’infliger ça à nouveau ? Visiblement elle n’avait pas plus envie d’être là que lorsqu’elle était à Poudlard et aucun changement dans son comportement n’était prévu au programme. C’était incompréhensible et pourtant elle était là.
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Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Passer entre les mailles
Lorsque la barrière formée par les étudiants bien trop curieux, Elfie sentit ses poumons se remplir à nouveau d’air pur comme si elle avait senti l’étau autour d’elle se desserrer, comme si elle pouvait voir en l’espace une porte de sortie, de secours qu’elle pouvait emprunter au moment où elle sentirait qu’une seconde de plus suffirait à laisser place à ses démons. Elle avait changé, en bien ou en mal peu importe, elle avait pris conscience qu’elle était bien trop faible face à ses propres émotions et qu’elle était incapable de les battre. Ainsi au lieu de les affronter pour sortir d’une boucle infini destructrice, elle avait trouvé comme seule solution d’étouffer tous ce qu’elle pouvait ressortir, les réduire en cendres pour garder le contrôle. Malheureusement, les cendres étaient plus un état de braise qui attendait une étincelle pour brûler à nouveau. Et cette étincelle, pouvait arriver à n’importe quel moment, encore plus si cela venait d’une ancienne camarade qui lui rappelait ses années à oublier à Poudlard et encore plus quand c’était une tête de trolls qui méritait quelques coups.
Et dans cette situation où la blonde avait conscience qu’elle pouvait perdre le contrôle de ses braises, malgré la foule se dissipant peu à peu, elle gardait cette impression d’étouffement, comme si elle ne pouvait pas fuir, comme si cette pourriture la collerait jusqu’au bout, sans pouvoir s’en défaire. Pfff, elle lui reprochait son immaturité et sa folie, mais est qu’elle s’était vu? Non certainement pas puisqu’au lieu de pencher sur l’écartement d’une rencontre peu appréciable, l’ancienne poufsouffle avait décidé de continuer le combat avec ses mots, avec cette voix si insupportable à écouter. Soit.
Gardant des yeux le chemin que la blonde pouvait emprunter comme sortie, elle se rapprocha légèrement de Delphillia, si elle n’était pas faite pour les études? C’était une évidence. Mais dans ce monde de fou c’était sa seule chance de parvenir à se faire repérer dans une équipe et puis elle avait d’autres motivations bien plus propices à l’apprentissage, se matérialisant en pièce de monnaie, certainement. N’étant pas du genre à rester calme face à l’étudiante, Elfie savait qu’elle marchait sur un fil cassable à tout moment, dans un contrôle encore possible, réfléchissant jusqu’à sa respiration, il n’était pas encore venu le moment où elle filerait pour de bon, elle devait rester pour la provocation.
Dans un ton répondant à la question posée, provocateur et sifflant elle n’allait pas répondre sérieusement, à quoi bon? Delphillia n’avait aucune raison de s’intéresser à ce qui avait poussé Elfie à intégrer l’ISMI mais si elle pouvait la titiller un peu plus, elle n’allait pas se gêner. « Qu’est ce qui te saoule le plus là dedans Delphillia? » Sans s’assoir à ses côtés, gardant ses appuis près à s’éloigner, elle continua. « Que je sois là sur lettre de recommandation de la présidente du conseil elle même où que tu as peur de rater ton année à porter trop d’intérêt à ma personne? » Elle avait volontairement cacher le plus important du dossier, certes elle avait eu une lettre de Whigters mais ce n’était certainement pas l’élément qui avait importé sur son dossier. Peut être qu’avoir repasser ses ASPICS, avoir travaillé exemplairement au manoir ou s’être entraîné avec Huggins était plus représentatif de ses efforts, mais Delphillia n’avait aucune raison de le savoir. Garder sa vie privé était une façon, sa façon aussi de garder le contrôle, d’autant plus qu’elle continuait sur ses dictons, la vie d’autrui était inutile à garder en tête. Pour le reste, c’était évidemment faux, elle connaissait assez son ancienne camarade de promotion pour savoir qu’elle n’allait pas foirer son année juste par sa présence mais de l’extérieur, à la suivre sans la lâcher, cela pouvait porter à confusion.
Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
Et dans cette situation où la blonde avait conscience qu’elle pouvait perdre le contrôle de ses braises, malgré la foule se dissipant peu à peu, elle gardait cette impression d’étouffement, comme si elle ne pouvait pas fuir, comme si cette pourriture la collerait jusqu’au bout, sans pouvoir s’en défaire. Pfff, elle lui reprochait son immaturité et sa folie, mais est qu’elle s’était vu? Non certainement pas puisqu’au lieu de pencher sur l’écartement d’une rencontre peu appréciable, l’ancienne poufsouffle avait décidé de continuer le combat avec ses mots, avec cette voix si insupportable à écouter. Soit.
Gardant des yeux le chemin que la blonde pouvait emprunter comme sortie, elle se rapprocha légèrement de Delphillia, si elle n’était pas faite pour les études? C’était une évidence. Mais dans ce monde de fou c’était sa seule chance de parvenir à se faire repérer dans une équipe et puis elle avait d’autres motivations bien plus propices à l’apprentissage, se matérialisant en pièce de monnaie, certainement. N’étant pas du genre à rester calme face à l’étudiante, Elfie savait qu’elle marchait sur un fil cassable à tout moment, dans un contrôle encore possible, réfléchissant jusqu’à sa respiration, il n’était pas encore venu le moment où elle filerait pour de bon, elle devait rester pour la provocation.
Dans un ton répondant à la question posée, provocateur et sifflant elle n’allait pas répondre sérieusement, à quoi bon? Delphillia n’avait aucune raison de s’intéresser à ce qui avait poussé Elfie à intégrer l’ISMI mais si elle pouvait la titiller un peu plus, elle n’allait pas se gêner. « Qu’est ce qui te saoule le plus là dedans Delphillia? » Sans s’assoir à ses côtés, gardant ses appuis près à s’éloigner, elle continua. « Que je sois là sur lettre de recommandation de la présidente du conseil elle même où que tu as peur de rater ton année à porter trop d’intérêt à ma personne? » Elle avait volontairement cacher le plus important du dossier, certes elle avait eu une lettre de Whigters mais ce n’était certainement pas l’élément qui avait importé sur son dossier. Peut être qu’avoir repasser ses ASPICS, avoir travaillé exemplairement au manoir ou s’être entraîné avec Huggins était plus représentatif de ses efforts, mais Delphillia n’avait aucune raison de le savoir. Garder sa vie privé était une façon, sa façon aussi de garder le contrôle, d’autant plus qu’elle continuait sur ses dictons, la vie d’autrui était inutile à garder en tête. Pour le reste, c’était évidemment faux, elle connaissait assez son ancienne camarade de promotion pour savoir qu’elle n’allait pas foirer son année juste par sa présence mais de l’extérieur, à la suivre sans la lâcher, cela pouvait porter à confusion.
Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
Passer entre les mailles
Le regard posé sur sa camarade, elle ne bougeait pas, toujours assise sur le sol alors que les étudiants restants partaient ne quelques chuchotements. Voilà qui allait alimenter les rumeurs, Aliénor la faible qui trébuche à la montre altercation… Ce n’est pas grave, elle savait que c’était faux, mais elle n’aimait pas non plus qu’on ait cette vision d’elle. Un batteur qui faisait peur avant son entrée sur le terrain avait déjà fait une partie du travail.
Mais aux paroles de la blonde, les pensées d’Aliénor s’arrêtèrent. Toute son attention était maintenant focalisée sur Elfie. Elle avait dit quoi ? Qu’elle était arrivée à l’ISMI sous recommandation de qui ? De la vieille Wighters ? C’est une blague. Pourquoi diable cette bonne femme s’intéresserait à l’avenir d’un cancre comme la fille Chassin ? Cette même fille qui avait déclenché une bagarre avec l’équipe de Quidditch de sa petite fille ? Alors ça… C’était un sacré scoop, surtout dans une école refusant de trier ces membres par statut de sang. Bon la deuxième partie de sa phrase était de trop. Aliénor rater son année ? Elle était bien mal partie pour rater son année.
-Tu n’as aucune influence sur me réussite étudiante.
Aliénor se releva, les yeux dans le vide, réfléchissant encore à cette nouvelle information qu’elle venait d’avoir. Elle n’aimait pas ça. Elle n’aimait pas que le conseil se mêle de l’ISMI que le conseil se mêle du quidditch. Elle ne voulait pas que la politique vienne mettre son nez d’un peu trop près dans le sport. Ce serait terrible, pour beaucoup de ces camarades, pour Eliott, mais d’autres aussi. Cette information insinuait un sentiment désagréable dans les veines de la batteuse qui perdit tout intérêt supplémentaire pour Elfie.
Elle s’épousseta rapidement une fois debout, les yeux toujours dans le vide, son cerveau carburant à toute vitesse. Elle devait en parler avec Eliott, il aurait certainement un avis sur ce sujet.
-T’as bien dit Wighters hein ?
Elle devait s’en assurer, ne pas se faire d’idées pour rien. Son regard retourna sur le visage de l’ancienne Gryffondor. Après tout cette cruche pourrait très bien se tromper de personne, mais là, c’était quand même assez gros. Une fois qu’elle aurait sa confirmation, elle partirait, elle avait déjà bien plus d’infos que ce qu’elle aurait imaginé initialement en confrontant Elfie Chassin.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Mais aux paroles de la blonde, les pensées d’Aliénor s’arrêtèrent. Toute son attention était maintenant focalisée sur Elfie. Elle avait dit quoi ? Qu’elle était arrivée à l’ISMI sous recommandation de qui ? De la vieille Wighters ? C’est une blague. Pourquoi diable cette bonne femme s’intéresserait à l’avenir d’un cancre comme la fille Chassin ? Cette même fille qui avait déclenché une bagarre avec l’équipe de Quidditch de sa petite fille ? Alors ça… C’était un sacré scoop, surtout dans une école refusant de trier ces membres par statut de sang. Bon la deuxième partie de sa phrase était de trop. Aliénor rater son année ? Elle était bien mal partie pour rater son année.
-Tu n’as aucune influence sur me réussite étudiante.
Aliénor se releva, les yeux dans le vide, réfléchissant encore à cette nouvelle information qu’elle venait d’avoir. Elle n’aimait pas ça. Elle n’aimait pas que le conseil se mêle de l’ISMI que le conseil se mêle du quidditch. Elle ne voulait pas que la politique vienne mettre son nez d’un peu trop près dans le sport. Ce serait terrible, pour beaucoup de ces camarades, pour Eliott, mais d’autres aussi. Cette information insinuait un sentiment désagréable dans les veines de la batteuse qui perdit tout intérêt supplémentaire pour Elfie.
Elle s’épousseta rapidement une fois debout, les yeux toujours dans le vide, son cerveau carburant à toute vitesse. Elle devait en parler avec Eliott, il aurait certainement un avis sur ce sujet.
-T’as bien dit Wighters hein ?
Elle devait s’en assurer, ne pas se faire d’idées pour rien. Son regard retourna sur le visage de l’ancienne Gryffondor. Après tout cette cruche pourrait très bien se tromper de personne, mais là, c’était quand même assez gros. Une fois qu’elle aurait sa confirmation, elle partirait, elle avait déjà bien plus d’infos que ce qu’elle aurait imaginé initialement en confrontant Elfie Chassin.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Passer entre les mailles
« Sans blague »
Sur un ton toujours plus dédaigne lorsqu’elle s’adressait à son ancienne camarade de promotion, Elfie n’avait jamais pensé qu’elle pouvait être d’une quelconque influence pour Delphillia mais bon, c’était bien elle qui était venue la percuter et la plaquer contre un mur alors que depuis deux mois elle tentait de l’éviter. Comme elle pouvait éviter toutes personnes qui arpentaient le sol de l’école, par sécurité et par manque d’intérêt total pour les autres étudiants. Elle ne venait que pour valider son année et non pour élargir son cercle social, elle voyait assez de monde au manoir, lors de ses sorties ou aux loges pour avoir envie de se socialiser ici.
Enfin, bien que cette rencontre hasardeuse et peu joyeuse ne lui donnait aucune envie de rester plus longtemps sur les lieux, il fallait dire qu’un léger rictus à peine visible c’était installé sur le coin de ses lèvres gauches, Delphillia semblait réagir à l’annonce qu’elle lui avait faite. Tant mieux, c’était le seul but qui l’avait poussé à révéler ce petit détail sans importance sur son admission à l’ISMI. Si elle savait la vérité, tout le mal qu’elle s’était donné pour que la lettre de recommandation de la présidente du conseil elle même ne représente rien sur son dossier. Surtout qu’elle savait pertinemment que l’école ne prenait pas ses étudiants par simple recommandation de la haute, elle ne l’avait ajouté que par sécurité, sachant que c’était le reste qui pouvait jouer dans la balance.
Mais tout cela, l’autre dégénéré n’en savait rien, parce que la blonde n’avait aucun intérêt à ce qu’elle en sache plus, toujours aussi porté sur ses valeurs, comme quoi la vie des autres n’étaient que futilité et n’avait aucune importance à prendre. Elle avait beaucoup de défauts, c’était certain mais la curiosité n’en faisait pas partie et dans le même cas, elle ne comprenait pas celle des autres. Mais ce n’était pas tout, elle le faisait aussi par méfiance, plus elle en gardait sur sa vie, plus elle gardait le contrôle sur ce qui pouvait être dit, sur ce qui pouvait se retourner contre elle. En gardant chaque information, elle s’assurait qu’elle ne prenait aucun risque face à quiconque de mal intentionné, et bien qu’elle savait qu’elle n’existait pas dans les plans de Delphillia, ce n’était pas une raison pour laisser la porte ouverte sur quelconque autres informations.
Même si son envie de provocation de lui dire qu’elle avait eu une lettre d’un des entraîneurs d’une équipe professionnelle, elle ne le ferait, parce que l’information était bien plus importante pour elle que la vieille lettre de Whigters, qui n’était que bonus dans son dossier. Ainsi elle n’avait rien d’autres à lui révéler, et si une simple confirmation suffisait à l’ancienne batteuse des Hel’s de la laisser tranquille avant que son poing n’arrive malencontreusement dans son visage, elle n’avait aucune raison de ne pas le faire. « Bah oui, Whigters, mais ce n’est pas la seule lettre d’importance que n’ai pu recevoir, comme quoi t’es peut-être la seule à penser que je ne devrais pas être ici. » Bon entre ses pensées et ses paroles, il y avait un monde et bien qu’elle ait pu dire des mots en plus de ce qu’elle avait prévu, elle ne se découvrait pas devant celle qu’elle voulait le plus éviter ici.
Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
Sur un ton toujours plus dédaigne lorsqu’elle s’adressait à son ancienne camarade de promotion, Elfie n’avait jamais pensé qu’elle pouvait être d’une quelconque influence pour Delphillia mais bon, c’était bien elle qui était venue la percuter et la plaquer contre un mur alors que depuis deux mois elle tentait de l’éviter. Comme elle pouvait éviter toutes personnes qui arpentaient le sol de l’école, par sécurité et par manque d’intérêt total pour les autres étudiants. Elle ne venait que pour valider son année et non pour élargir son cercle social, elle voyait assez de monde au manoir, lors de ses sorties ou aux loges pour avoir envie de se socialiser ici.
Enfin, bien que cette rencontre hasardeuse et peu joyeuse ne lui donnait aucune envie de rester plus longtemps sur les lieux, il fallait dire qu’un léger rictus à peine visible c’était installé sur le coin de ses lèvres gauches, Delphillia semblait réagir à l’annonce qu’elle lui avait faite. Tant mieux, c’était le seul but qui l’avait poussé à révéler ce petit détail sans importance sur son admission à l’ISMI. Si elle savait la vérité, tout le mal qu’elle s’était donné pour que la lettre de recommandation de la présidente du conseil elle même ne représente rien sur son dossier. Surtout qu’elle savait pertinemment que l’école ne prenait pas ses étudiants par simple recommandation de la haute, elle ne l’avait ajouté que par sécurité, sachant que c’était le reste qui pouvait jouer dans la balance.
Mais tout cela, l’autre dégénéré n’en savait rien, parce que la blonde n’avait aucun intérêt à ce qu’elle en sache plus, toujours aussi porté sur ses valeurs, comme quoi la vie des autres n’étaient que futilité et n’avait aucune importance à prendre. Elle avait beaucoup de défauts, c’était certain mais la curiosité n’en faisait pas partie et dans le même cas, elle ne comprenait pas celle des autres. Mais ce n’était pas tout, elle le faisait aussi par méfiance, plus elle en gardait sur sa vie, plus elle gardait le contrôle sur ce qui pouvait être dit, sur ce qui pouvait se retourner contre elle. En gardant chaque information, elle s’assurait qu’elle ne prenait aucun risque face à quiconque de mal intentionné, et bien qu’elle savait qu’elle n’existait pas dans les plans de Delphillia, ce n’était pas une raison pour laisser la porte ouverte sur quelconque autres informations.
Même si son envie de provocation de lui dire qu’elle avait eu une lettre d’un des entraîneurs d’une équipe professionnelle, elle ne le ferait, parce que l’information était bien plus importante pour elle que la vieille lettre de Whigters, qui n’était que bonus dans son dossier. Ainsi elle n’avait rien d’autres à lui révéler, et si une simple confirmation suffisait à l’ancienne batteuse des Hel’s de la laisser tranquille avant que son poing n’arrive malencontreusement dans son visage, elle n’avait aucune raison de ne pas le faire. « Bah oui, Whigters, mais ce n’est pas la seule lettre d’importance que n’ai pu recevoir, comme quoi t’es peut-être la seule à penser que je ne devrais pas être ici. » Bon entre ses pensées et ses paroles, il y avait un monde et bien qu’elle ait pu dire des mots en plus de ce qu’elle avait prévu, elle ne se découvrait pas devant celle qu’elle voulait le plus éviter ici.
Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
Passer entre les mailles
Rien à faire de son petit jeu de regarde à quel point les gens croient en moi. Aliénor connaissait Elfie, elle avait un avis bien tranché sur elle. Inutile, bagarreuse, sans aucun contrôle… Elle n’avait rien à faire dans une école d’élite et ce encore plus si c’était Wihters ou elle ne savait qui qui avait poussé son inscription. Aliénor n’appréciait vraiment pas cette idée. Alors une fois la confirmation eut, le regard de l’étudiante se détourna immédiatement de celui de la blonde.
-Ok.
Répondit-elle, traduisant de son manque d’intérêt certain. Maintenant qu’elle avait confirmation de son information, elle n’avait qu’une envie, en discuter avec son ami et surtout en tirer les conclusions qui fallait. Elle n’avait plus besoin d’Elfie, elle avait eu toutes les réponses à ces questions. Non elle n’avait pas changé, non elle n’avait pas sa place ici, et même plus, le conseil osait mettre son nez dans cette école ce qui n’était pas vraiment au goût de la jeune fille.
Un mois auparavant elle avait eu cette discussion avec quelques membres de l’ISDM qui voulaient renverser le système en place et voilà qu’aujourd’hui elle était potentiellement confrontée au problème opposé, empêcher le conseil d’entrer dans l’ISMI.
Aliénor pivota avant d’opérer un demi-tour dans le couloir. Elle devait rejoindre sa chambre pour se changer pour l’entrainement. Mais son esprit restait bloqué et dans son grand malheur, un nom revenait, celui d’Ennis O’Belt. Elle aussi était présente au Pitiponk ce jour-là, elle aussi avait discuté avec les étudiants et semblait vouloir leur apporter son aide. La joueuse de quidditch n’aurait pas pensé être confrontée aussi rapidement à ce problème au sein de son école.
Elle accéléra le pas, elle ne voulait plus avoir à faire à Elfie. Elle avait des questions et des choses à faire maintenant. Ce n’était pas une perte de temps, mais maintenant le temps pourrait presque lui manquer.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
-Ok.
Répondit-elle, traduisant de son manque d’intérêt certain. Maintenant qu’elle avait confirmation de son information, elle n’avait qu’une envie, en discuter avec son ami et surtout en tirer les conclusions qui fallait. Elle n’avait plus besoin d’Elfie, elle avait eu toutes les réponses à ces questions. Non elle n’avait pas changé, non elle n’avait pas sa place ici, et même plus, le conseil osait mettre son nez dans cette école ce qui n’était pas vraiment au goût de la jeune fille.
Un mois auparavant elle avait eu cette discussion avec quelques membres de l’ISDM qui voulaient renverser le système en place et voilà qu’aujourd’hui elle était potentiellement confrontée au problème opposé, empêcher le conseil d’entrer dans l’ISMI.
Aliénor pivota avant d’opérer un demi-tour dans le couloir. Elle devait rejoindre sa chambre pour se changer pour l’entrainement. Mais son esprit restait bloqué et dans son grand malheur, un nom revenait, celui d’Ennis O’Belt. Elle aussi était présente au Pitiponk ce jour-là, elle aussi avait discuté avec les étudiants et semblait vouloir leur apporter son aide. La joueuse de quidditch n’aurait pas pensé être confrontée aussi rapidement à ce problème au sein de son école.
Elle accéléra le pas, elle ne voulait plus avoir à faire à Elfie. Elle avait des questions et des choses à faire maintenant. Ce n’était pas une perte de temps, mais maintenant le temps pourrait presque lui manquer.
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Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI