La nuit n'est que l'encre des astres...
Samedi 12 novembre,
un peu après minuit.
un peu après minuit.
Thomas poussa la porte qui fermait la salle commune avec une douloureuse sensation, cette sensation qu'elle pesait au moins deux fois son poids. Dès qu'elle se referma derrière lui, le jeune garçon fut plongé dans le noir. Il ne distinguait plus rien dans ses sous-sols. Le silence n'avait pour une fois, rien de rassurant, il était trop épais, avalant tout sur son passage.
Il resta immobile, un peu tétanisé par l'obscurité pesante. Puis dans un réflexe un peu désespéré, il leva sa baguette et d'un geste sec, d'une voix moins assurée que d'habitude, il prononça ce sort qu'il avait passé tant d'heures à maîtriser.
- Lumos.
La point de sa baguette s'illumina, assez forte pour qu'il se détende un peu même si ses muscles restaient tendus. Une faible lueur qui permet d'éclairer assez pour commencer à distinguer les murs qui l'entouraient. Son cœur battait toujours trop rapidement pour quelqu'un qui était seulement sorti dans un couloir.
Le garçon prit de profondes respirations, tentant de calmer ses battements. L'air sentait l'humidité froide si distinctif en ce mois de Novembre. Les deux jeunes enfants avaient décidés de cette sortie, il y a déjà plusieurs mois de cela. Mais pour observer les étoiles, car tel était le projet, il fallait avant tout un ciel dégagé et une obscurité complète. Il avait donc fallu attendre afin d'en profiter au moment opportun.
Il commença à s'avancer, sans faire de bruits, un pas après l'autre. Il serra la lanière de son sac de friandises, comme si le chocolat et les bonbons pouvaient le protéger d'un monde qu'il horrifiait.
Les couloirs semblaient plus longs que d'habitude, l'obscurité au fond des couloirs semblait le rendre infini. L'humidité rendait l'air encore plus humide qu'en pleine journée. Chacun de ses pas résonnaient sur le sol, il tenta d'être le plus silencieux possible, tout en accélérant le pas. Il ne devait pas courir pour ne pas attirer l'attention mais il ne pouvait pas non plus rester plantés ici.
Il continua d'accélérer, les doigts crispés sur sa baguette. La lumière du Lumos n'était pas aussi stable que d'habitude, elle tremblait légèrement mais elle tenait bon tout de même.
Un courant d'air passa dans la nuque du jeune garçon, le laissant se figer sur place.
Ce n'était rien, juste le château...
Un mauvais souvenir se faufila au devant de ses pensées sans prévenir.
Une brume blanche rampant sur le sol.
Cette brume s'enroulait autour de tout.
Une belle brume comme un nuage.
Le garçon tenta de produire une lueur plus lumineuse au bout de sa baguette, tentant de chasser cette brume de son esprit.
Cette brume qui noircissait.
Cette brume qui effaçait tout.
Il vit les portes du couloir disparaître. Le deuxième année posa sa main le long du mur à ses côtés. Il inspira, repoussant ce cauchemar stupide. Il n'est plus un enfant, il n'est pas dans cette chambre qui l'avait laissé tremblant sur le sol. Il était à Poudlard, il était fort et il était un sorcier.
Le cauchemar revient en force et il vit ses mains qui tenait sa baguette disparaître.
Cette image le fit frissonne. Il revient brusquement à la réalité, son Lumos toujours bien présent dans sa main.
Le garçon reprit la marche, se raccrochant à cette lumière qui avait éloigné ses peurs.
Il continua à avancer et rejoignit les escaliers les montant tout en faisant attention d'être sûr qu'il n'y avait aucun adulte ou préfet dans le coin.
Il prit la direction de la Tour Ouest afin de rejoindre la Serdaigle près de sa salle commune.
Un bruit sec se fit entendre. Il crut au début à des craquements naturels du château. Mais en étant un peu plus attentif, il entendit comme des pas.
Il se dirigea vers le mur le plus proche pour tenter de trouver une alcôve pour s'y cacher. Il devait éteindre la lumière au bout de sa baguette pour ne pas être vu par un potentiel adulte qui approchait.
Il ne pouvait pas éteindre cette lumière.
Il mordilla sa lèvre d'appréhension. Il devait éteindre cette lumière.
- Nox, murmura-t-il.
Il se retrouva à nouveau plongé dans le noir. Une main crispé dans sa poche, s'accrochant à sa cuisse pour le maintenir dans cette réalité.
Voilà avec un jour de retard, désolé ! Jespère que ça te conviendra, @Saïph Bulbosa !
La nuit n'est que l'encre des astres...
Samedi 12 novembre,
un peu après minuit.
un peu après minuit.
Saïph referma doucement la porte de sa salle commune. Elle s’était faufilée entre les draps, les passages, les souffles et murmures ensommeillés, avait descendu les marches de son dortoir, guetté le crépitement d’un feu, le doux chuintement de pages qui se tournent, d’un corps qui bouge sur le canapé, d’une voix qui tente de repousser l’heure du couché. Rien.
A cette heure, il ne restait plus grand-chose de l’animation propre à Poudlard. Du fourmillement enfiévré des adolescents. Dans le vide de la nuit, le château paraissait respirer au rythme des sommeils.
Si elle n’avait pas eu un rendez-vous, l’Irlandaise aurait pu s’assoir là, dans le noir complet,l’oreille heureuse, pour embrasser pleinement ce moment hors du temps qu’était la sorgue en un espace si fréquenté. Mais elle avait rendez-vous, un rendez-vous qu’il lui tardait d’honorer. Alors elle resserra dans ses bras les deux gros oreillers apportés avec elle, ainsi que les épaisses couvertures dénichées chez ses parents, et emportés pour ce moment. Avec son paquetage moelleux, elle disparaissait presque complètement. Seuls ses deux bras, qui ceinturaient la literie, et le haut de sa tête, jusqu’au bout de son petit nez, dépassaient.
Le chargement lui avait fait renoncer à allumer immédiatement sa baguette. Après l’avoir faite tomber deux fois, elle s’était en effet dit que ce petit bout de phoenix méritait un peu plus de considération. Elle la tenait néanmoins dans une main, plaquée contre la couette.
Ce n’était d’ailleurs pas uniquement pour cette raison que la jeune fille restait dans l’obscurité. Elle craignait également de réveiller les tableaux, qui étaient, selon elle, suffisamment embêtés à toute heure de la journée par la valse incessante des étudiants, pour se permettre de ravir ces rares heures de tranquillité. Si au moins elle avait pu rester discrète, avec une petite lueur… Mais pour la première fois depuis qu’elle avait découvert ce sort, elle avait produit une lumière aveuglante. Son émotion, son espoir, étaient tels, que la Née Moldue avait pu produire un prodige. Enfin un prodige selon elle, qu’une première année dans les murs n’avait pas rassuré quant à sa légitimité.
La dernière raison, et sans doute la principale, était son amour pour la nuit. Dans sa famille, on aurait pu facilement faire de son père un être du jour, de sa mère un être du noir, tant l’un et l’autre aimait ce moment de la journée. Ils s’étaient d’ailleurs rencontrés à la jonction, lorsque, selon la légende, il était possible d’admirer la lumière verte, présage du grand amour. Elle était née de cette rencontre et, si ses cheveux comme ses yeux rappelaient le soleil, elle n’aurait pu dire si elle préférait le royaume d’Hélios ou celui d’Hécate. En équilibre aussi précaire que désiré, elle restait funambule de l’entre-deux.
A petits pas pressés mais muets, la blondinette descendit de sa tour Ouest. Les escaliers ne la firent pas dévier, et elle prit cela comme un signe des auspices. Depuis qu’ils avaient convenu de leur rendez-vous, l’Aiglonne avait repéré les cachots, où elle devait retrouver le serpent. Elle avait donc fait plusieurs aller-retours en plein jour, afin d’assurer ses pieds, qu’ils retrouvent le chemin à l’aveuglette.
Cette étude, pourtant poussée, n’aurait pu la préparer à la découverte qui s’offrait à elle. Car le château était loin de ses souvenirs solaires. Dans le voile nocturne, tout semblait différent. Les ombres s’accrochaient les unes aux autres, dissimulaient murs et décorations. Même le sol paraissait arrondir le dos. La démarche moins souple que voulue, l’oisillon avait l’étrange impression de ne pouvoir marcher droit. Elle ne cessait de s’arrêter, craignant de rentrer dans une tapisserie, dans une armure, qui auraient soudainement décidé de changer de place. Ce labyrinthe des ténèbres fut une véritable révélation, et la jeune fille ne pu retenir un rire léger. Comme elle était heureuse ! Dans les livres, l’important n’est pas le point d’arrivée. L’aventure se trouve partout, dès lors que l’on passe sa porte. Tout voyage est inattendu. Elle se considérait donc comme chanceuse de profiter de ce cadeau.
Brusquement, la jeune fille aperçut une lumière. Elle s’arrêta d’abord, pas très sûre de ce qu’elle percevait. La lueur paraissait avancer vers elle. Elle se souvint que les préfets faisaient fréquemment des rondes et arrondit les yeux, l’excitation tambourinant à ses tempes. Ni une, ni deux. Sans prendre le temps de regarder qui était présent, elle souleva ses couvertures pour les poser sur sa tête. Ainsi cachée, ne voyant plus rien, elle se dit que, tout de même, un responsable trouverait étrange de voir la literie pendue dans les airs. Alors que les pas étaient désormais très proches, elle se laissa donc tomber au sol, sa cape de tissu brassant l’air autour d’elle. Et puis, elle attendit.
Une respiration, des pas, une lueur. Elle ferma les yeux et resserra les draps autour de son petit corps. Attendit encore, le sourire aux lèvres. Plus le temps passait, plus les péripéties venaient à elle ! Elle imaginait déjà tout ce qu’elle pourrait raconter à Thomas !
La lumière passa, et la jeune fille se redressa délicatement. Sans vraiment regarder derrière elle, certaine que si elle ne le faisait pas le potentiel préfet ne le ferait pas non-plu, elle voulut reprendre sa route. Néanmoins, malgré le ciel dégagé, la nuit était pleine. Elle se retrouva déboussolée, au sens premier du terme, puisqu’elle n’aurait su dire où était le Nord et où était le Sud. Ce qui était dommageable pour se rendre aux cachots…
La jeune fille commença à tourner sur elle-même, ses pas claquant un peu plus fort que nécessaire, convenant avec elle-même qu’elle devait aller dans le sens inverse de la lumière. Cette dernière n’était vraiment pas très loin, et elle plissa les yeux pour ne pas s’y accoutumer. En effet, si là elle était déjà aveuglée, qu'en serait il une fois en haut des escaliers qui n’ouvraient que sur les ténèbres ? C’était un coup à tomber et à se faire repérer !
Alors qu’elle s’enthousiasmait à l’avance de découvrir la porte d’entrée des Serpentards, son corps ne bougeait plus. Car le Lumos ne bougeait pas non-plu. Elle pencha la tête, fixant la silhouette sombre à quelques mètres. Avait-elle été repérée ? Se prenant soudain pour une espionne, elle se précipita contre le mur, espérant s’y coller, comme dans les films. La réalité fut néanmoins nettement moins héroïque. Prise par son nouveau jeu, elle n’avait absolument pas appréhendé les distances. Sa pirouette savamment exécutée lui offrit un tête à tête avec une tapisserie. Immédiatement, elle recula et vérifia la lumière. Juste au moment où celle-ci s’éteignait.
« Repérée », pensa-t-elle.
Elle agrippa plus fortement son paquet de draps et oreillers, qui commençait à peser lourd et la faire tanguer, et glissa doucement jusqu’au mur opposé à feu la lueur-préfet-adulte-non-identifié. Certes, elle aurait dû en profiter pour courir jusqu'aux cachots. Sauf qu'il fallait bien avouer qu'elle ne savait plus où tourner. Alors elle allait devoir tricher un peu, et allumer sa baguette. Or, elle ne pourrait le faire avec une personne si proche. Ni même avec la montagne dans ses bras. Elle devait donc attendre, passer en mode espion.
Elle n'était qu'à quelques pas. Suffisamment pour entendre le souffle de l'autre. Elle sourit. Quelle aventure palpitante !
1 114 mots
J'adore ce texte ! Tu as vraiment changé dans tes écrits, c'est tellement plus immersif ! Je suis impressionnée ! J'ai tenté de jouer sur les bruits décrits, j'espère que ça va. Ma protégée est un peu surexcitée. @Thomas Didler
La nuit n'est que l'encre des astres...
Son dos était collé contre la pierre froide, sa respiration était lourde comme si l'air se rarifié. L'obscurité semblait aussi lourde que sa respiration.
Thomas ne pensait pas devoir endurer tout cela ce soir. Il avait pensé rejoindre, à l'aide de son Lumos évidemment, les étages supérieurs avant de s'installer sous les étoiles avec la jeune Serdaigle. Il pensait pouvoir profiter du ciel nocturne, du vent frais fouettant leur visage, il s'attendait à frissonner sous la fraîcheur de la nuit en Ecosse mais pas sous la peur, plaqué contre un mur froid...
Il fermait les yeux pour se calmer et fuir tout ce qu'il se passait, ce qui était complétement stupide de sa part, le jour n'arriverait pas en fermant les yeux. Cela lui permit tout de même de se concentrer. Il arriva à calmer suffisamment sa respiration pour écouter.
Les pas.
Il lui semblait entendre marcher puis plus de bruit puis à nouveau. Le garçon ne comprenait pas du tout ce qu'il pouvait bien se passer. Si cela avait été un professeur alors celui ci l'aurait déjà fait savoir et il se serait fait bien sermonné. Si c'était un préfet, une situation à peu près similaire se serait passé.
Il garda ses yeux fermés, serrant dans une de ses mains la lanière de son sac. On aurait pu penser qu'il s'y agrippait comme une bouée en pleine mer. Et finalement, dans la tête du garçon c'était exactement cela.
Il entendit encore les pas se précipiter, il rouvrit les yeux brusquement. Il n'y vit évidemment pas plus clair même si ces yeux tentèrent de trouver l'origine du bruit.
Il se dit qu'il devrait sans doute rallumer un Lumos. Sa logique lui avait sifflé que ce n'était ni un professeur, ni un préfet. Il n'y avait donc aucun risque de se faire punir donc pourquoi risquer de rester dans le noir ?
Le Serpentard se secoua, allez il fallait avancer. Qu'est-ce qu'on dirait de lui si on le voyait trembler comme un enfant sous prétexte qu'il faisait nuit. C'était n'importe quoi, il ne risquait rien.
C'est ce qu'il ne cessait de se répéter même si sa gorge restait serrée, ses doigts crispés sur sa baguette. Il leva son bras pour murmurer à nouveau son sort préféré.
- Lumos.
Une douce lueur se reflétait dans ses yeux, Thomas ne la lâcha pas du regard, oubliant totalement la personne non loin qui tentait tout comme lui, quelques secondes plus tôt, de se dissimuler.
Ses épaules se détendirent légèrement, sa respiration se calma. Même si le manque de lumière le rendait encore anxieux, il pourrait réfléchir correctement.
La lueur de sa baguette dessinait des ombres mouvantes sur les pierres, on aurait pu penser à des silhouettes en train de se faufiler dans le couloir. Il se décida à ne pas y penser plus longtemps et à avancer de nouveau, peut-être même pour découvrir qui se cachait près de lui.
Il sortit de ce renfoncement, fit un premier pas puis un second. La main tremblante fit vaciller la lueur au bout de sa baguette. Le silence était de retour dans ce couloir, dans ce château.
Il continua d'avancer vers l'origine du bruit qu'il avait entendu. Il espérait tomber sur un autre élève qui avait, comme lui voulu tenter une sortie nocturne.
Le deuxième année ne pensa pas une seule seconde que cela pouvait être celle qu'il cherchait à rejoindre. Sa logique était visiblement aussi vacillant que son Lumos en tant de crise.
Il aperçu une ombre près d'un des murs.
Thomas n'était clairement pas un courageux Gryffondor mais aujourd'hui, il n'avait pas vraiment le choix. Il se devait d'avancer et de découvrir qui se cachait ici.
Il continue donc vers cette masse qui semblait un peu plus loin, assez loin pour que sa lumière ne puisse distinguer plus qu'une forme. A mesure qu'il s'avançait, la masse commençait à se distinguer.
Il s'arrêta tout de même à une distance raisonnable. Il ne voulait pas être surpris par une personne qui s'amusait de lui.
Il déglutit en voyant la masse bouger, on avait l'impression de voir un léger mouvement. Était-ce une respiration comme il l'avait prédit ?
- Hé ? souffla-t-il discrètement, la voix pas très assurée.
Merci beaucoup du compliment ! Ca me fait très plaisir, je pense que le contexte joue beaucoup ! Je suis contente de récrire avec toi et de revoir tes métaphores et tes références héroïques !
Nos protégés sont vraiment le jour et la nuit, ça promet, @Saïph Bulbosa !
Thomas ne pensait pas devoir endurer tout cela ce soir. Il avait pensé rejoindre, à l'aide de son Lumos évidemment, les étages supérieurs avant de s'installer sous les étoiles avec la jeune Serdaigle. Il pensait pouvoir profiter du ciel nocturne, du vent frais fouettant leur visage, il s'attendait à frissonner sous la fraîcheur de la nuit en Ecosse mais pas sous la peur, plaqué contre un mur froid...
Il fermait les yeux pour se calmer et fuir tout ce qu'il se passait, ce qui était complétement stupide de sa part, le jour n'arriverait pas en fermant les yeux. Cela lui permit tout de même de se concentrer. Il arriva à calmer suffisamment sa respiration pour écouter.
Les pas.
Il lui semblait entendre marcher puis plus de bruit puis à nouveau. Le garçon ne comprenait pas du tout ce qu'il pouvait bien se passer. Si cela avait été un professeur alors celui ci l'aurait déjà fait savoir et il se serait fait bien sermonné. Si c'était un préfet, une situation à peu près similaire se serait passé.
Il garda ses yeux fermés, serrant dans une de ses mains la lanière de son sac. On aurait pu penser qu'il s'y agrippait comme une bouée en pleine mer. Et finalement, dans la tête du garçon c'était exactement cela.
Il entendit encore les pas se précipiter, il rouvrit les yeux brusquement. Il n'y vit évidemment pas plus clair même si ces yeux tentèrent de trouver l'origine du bruit.
Il se dit qu'il devrait sans doute rallumer un Lumos. Sa logique lui avait sifflé que ce n'était ni un professeur, ni un préfet. Il n'y avait donc aucun risque de se faire punir donc pourquoi risquer de rester dans le noir ?
Le Serpentard se secoua, allez il fallait avancer. Qu'est-ce qu'on dirait de lui si on le voyait trembler comme un enfant sous prétexte qu'il faisait nuit. C'était n'importe quoi, il ne risquait rien.
C'est ce qu'il ne cessait de se répéter même si sa gorge restait serrée, ses doigts crispés sur sa baguette. Il leva son bras pour murmurer à nouveau son sort préféré.
- Lumos.
Une douce lueur se reflétait dans ses yeux, Thomas ne la lâcha pas du regard, oubliant totalement la personne non loin qui tentait tout comme lui, quelques secondes plus tôt, de se dissimuler.
Ses épaules se détendirent légèrement, sa respiration se calma. Même si le manque de lumière le rendait encore anxieux, il pourrait réfléchir correctement.
La lueur de sa baguette dessinait des ombres mouvantes sur les pierres, on aurait pu penser à des silhouettes en train de se faufiler dans le couloir. Il se décida à ne pas y penser plus longtemps et à avancer de nouveau, peut-être même pour découvrir qui se cachait près de lui.
Il sortit de ce renfoncement, fit un premier pas puis un second. La main tremblante fit vaciller la lueur au bout de sa baguette. Le silence était de retour dans ce couloir, dans ce château.
Il continua d'avancer vers l'origine du bruit qu'il avait entendu. Il espérait tomber sur un autre élève qui avait, comme lui voulu tenter une sortie nocturne.
Le deuxième année ne pensa pas une seule seconde que cela pouvait être celle qu'il cherchait à rejoindre. Sa logique était visiblement aussi vacillant que son Lumos en tant de crise.
Il aperçu une ombre près d'un des murs.
Thomas n'était clairement pas un courageux Gryffondor mais aujourd'hui, il n'avait pas vraiment le choix. Il se devait d'avancer et de découvrir qui se cachait ici.
Il continue donc vers cette masse qui semblait un peu plus loin, assez loin pour que sa lumière ne puisse distinguer plus qu'une forme. A mesure qu'il s'avançait, la masse commençait à se distinguer.
Il s'arrêta tout de même à une distance raisonnable. Il ne voulait pas être surpris par une personne qui s'amusait de lui.
Il déglutit en voyant la masse bouger, on avait l'impression de voir un léger mouvement. Était-ce une respiration comme il l'avait prédit ?
- Hé ? souffla-t-il discrètement, la voix pas très assurée.
Merci beaucoup du compliment ! Ca me fait très plaisir, je pense que le contexte joue beaucoup ! Je suis contente de récrire avec toi et de revoir tes métaphores et tes références héroïques !
Nos protégés sont vraiment le jour et la nuit, ça promet, @Saïph Bulbosa !
La nuit n'est que l'encre des astres...
Elle avait l’impression de jouer à cache-cache et, pour la toute première fois de sa vie, on parvenait réellement à la trouver. On faisait réellement l’effort de la chercher. Dans le passé, ses camarades passaient à côté d’elle, la regardaient même, parfois, droit dans les yeux, mais c’était comme si elle était vêtue d’une cape d’invisibilité. Nul ne parvenait à dénicher sa présence. Pas cette fois. Malgré les couches de couvertures, malgré l’ombre de la nuit, rien ne la dissimulait suffisamment pour les yeux exercés du sorcier inconnu. La joie de Saïph atteignait un point inimaginable. Alors c’était à cela, que ça ressemblait, lorsque les participants ne vous oubliaient pas ?
- Lumos.
Ses cheveux, qui avaient poussé et tombaient désormais sur ses épaules, avaient également la manie de tomber sur son visage. Si bien que, pour sa part, elle n’y voyait pas très clair. Derrière ce rideau de blé, elle percevait néanmoins la lumière s’approchant, doucement. Elle avait envie d’éclater de rire mais se retenait en se mordant la langue. Ce n’était pas du jeu, de se révéler. Peut-être avait elle disparu dans la pierre, peut-être sa literie était il un déguisement suffisant pour arrêter la progression de ce vis-à-vis inconnu ? Cette perspective la décevait presque. Non, elle voulait être trouvée. Elle désirait ce frisson qui précède la défaite, et qui lui faisait resserrer ses bras autour de la literie.
La lueur paraissait trembloter. Comme si elle se balançait dans le vent. Ce n’était pourtant pas Eole, que la Serdaigle percevait. Ce n’était ni des bourrasques, no un frémissement oxygéné, mais bien une respiration. Elle l’avait perçue, plus rapide au début, comme si l’autre avait cabriolé dans tous les recoins du château. Comme si l’autre l’avait imitée, tentant de se cacher à ses yeux. Une idée lui vint alors en tête : peut-être s’était elle trompée. Peut-être était-ce elle, le loup ? Jamais elle n’avait joué à ce jeu, si ce n’était avec son meilleur ami : un mouton. C’est pourquoi elle se devait d’être sincère avec elle-même : certainement était-elle une des plus mauvaises joueuses de tout le château. Son partenaire impromptu allait sans doute être déçu par son absence d’expérience. Pour autant, c’était en faisant que l’on apprenait. Elle était donc tout à fait prête à se lancer dans cela, même si, elle devait l’avouer, elle préférait remettre cet enseignement à plus tard. Thomas l’attendait.
Tandis qu’elle se demandait comment expliquer, sans froisser, qu’elle avait déjà un engagement, les pas s’arrêtèrent.
- Hé ?
La jeune fille fronça les sourcils et battit des paupières, mais ses cheveux continuaient de l’aveugler. Elle était néanmoins certaine d’avoir été dénichée. Même si la voix, qu’elle identifiait difficilement, n’en avait pas l’air aussi sûre. Elle lâcha donc un gros soupir, faussement embêtée, alors qu’un aussi énorme sourire barrait son visage. Elle secoua la tête, mais les mèches devaient être bloquées dans son amas de couvertures. Elle ouvrit donc grand les mains et les bras.
Les couettes firent un bruit étrange, en tombant sur les pierres. Une sorte d’expiration. Elle, passait déjà ses doigts dans sa chevelure, rabattant ses épis, pour découvrir une forme cachée derrière un rond lumineux. On aurait dit une étoile perdue dans les couloirs. Elle eut envie de dire à l’évadée qu’elle n’aurait pas dû venir la chercher, car elle allait bientôt monter la regarder elle, et ses sœurs. Cependant, elle savait que c’était impossible. Et que cette boule était générée par une baguette. Sa baguette ! La jeune fille sursauta. Elle avait lâché sa baguette avec le reste de ses affaires ! Elle baissa les yeux vers le tas à ses pieds, les releva vers le nouveau venu et sa source de lumière, décida de traiter chaque chose en son temps.
Précautionneusement, elle enjamba les couvertures, prenant garde à ne pas se prendre les pieds dedans. Elle avança doucement, en ne fixant que la lueur, ne cherchant absolument pas à savoir qui se tenait devant elle. Non-pas qu’elle n’en avait rien à faire, non. Plutôt qu’elle venait de prendre conscience des ombres qu’elle projetait. S’en amusant, elle était donc très occupée à tenter de dessiner des formes avec ses mains.
- Il était une fois, une étoile qui voulait faire des ombres chinoises, s’enthousiasma-t-elle, complètement absorbée par cette nouvelle occupation. N’en oubliant pour autant pas sa politesse, elle ajouta : Salut !
@Thomas Didler
756 mots
Et voilà nos deux petits réunis ! Navrée pour le retard, en ce moment, il y a des réunions jusque tard le soir... J'adore ton vava d'hiver ! Je dois m'en faire un...
- Lumos.
Ses cheveux, qui avaient poussé et tombaient désormais sur ses épaules, avaient également la manie de tomber sur son visage. Si bien que, pour sa part, elle n’y voyait pas très clair. Derrière ce rideau de blé, elle percevait néanmoins la lumière s’approchant, doucement. Elle avait envie d’éclater de rire mais se retenait en se mordant la langue. Ce n’était pas du jeu, de se révéler. Peut-être avait elle disparu dans la pierre, peut-être sa literie était il un déguisement suffisant pour arrêter la progression de ce vis-à-vis inconnu ? Cette perspective la décevait presque. Non, elle voulait être trouvée. Elle désirait ce frisson qui précède la défaite, et qui lui faisait resserrer ses bras autour de la literie.
La lueur paraissait trembloter. Comme si elle se balançait dans le vent. Ce n’était pourtant pas Eole, que la Serdaigle percevait. Ce n’était ni des bourrasques, no un frémissement oxygéné, mais bien une respiration. Elle l’avait perçue, plus rapide au début, comme si l’autre avait cabriolé dans tous les recoins du château. Comme si l’autre l’avait imitée, tentant de se cacher à ses yeux. Une idée lui vint alors en tête : peut-être s’était elle trompée. Peut-être était-ce elle, le loup ? Jamais elle n’avait joué à ce jeu, si ce n’était avec son meilleur ami : un mouton. C’est pourquoi elle se devait d’être sincère avec elle-même : certainement était-elle une des plus mauvaises joueuses de tout le château. Son partenaire impromptu allait sans doute être déçu par son absence d’expérience. Pour autant, c’était en faisant que l’on apprenait. Elle était donc tout à fait prête à se lancer dans cela, même si, elle devait l’avouer, elle préférait remettre cet enseignement à plus tard. Thomas l’attendait.
Tandis qu’elle se demandait comment expliquer, sans froisser, qu’elle avait déjà un engagement, les pas s’arrêtèrent.
- Hé ?
La jeune fille fronça les sourcils et battit des paupières, mais ses cheveux continuaient de l’aveugler. Elle était néanmoins certaine d’avoir été dénichée. Même si la voix, qu’elle identifiait difficilement, n’en avait pas l’air aussi sûre. Elle lâcha donc un gros soupir, faussement embêtée, alors qu’un aussi énorme sourire barrait son visage. Elle secoua la tête, mais les mèches devaient être bloquées dans son amas de couvertures. Elle ouvrit donc grand les mains et les bras.
Les couettes firent un bruit étrange, en tombant sur les pierres. Une sorte d’expiration. Elle, passait déjà ses doigts dans sa chevelure, rabattant ses épis, pour découvrir une forme cachée derrière un rond lumineux. On aurait dit une étoile perdue dans les couloirs. Elle eut envie de dire à l’évadée qu’elle n’aurait pas dû venir la chercher, car elle allait bientôt monter la regarder elle, et ses sœurs. Cependant, elle savait que c’était impossible. Et que cette boule était générée par une baguette. Sa baguette ! La jeune fille sursauta. Elle avait lâché sa baguette avec le reste de ses affaires ! Elle baissa les yeux vers le tas à ses pieds, les releva vers le nouveau venu et sa source de lumière, décida de traiter chaque chose en son temps.
Précautionneusement, elle enjamba les couvertures, prenant garde à ne pas se prendre les pieds dedans. Elle avança doucement, en ne fixant que la lueur, ne cherchant absolument pas à savoir qui se tenait devant elle. Non-pas qu’elle n’en avait rien à faire, non. Plutôt qu’elle venait de prendre conscience des ombres qu’elle projetait. S’en amusant, elle était donc très occupée à tenter de dessiner des formes avec ses mains.
- Il était une fois, une étoile qui voulait faire des ombres chinoises, s’enthousiasma-t-elle, complètement absorbée par cette nouvelle occupation. N’en oubliant pour autant pas sa politesse, elle ajouta : Salut !
@Thomas Didler
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Et voilà nos deux petits réunis ! Navrée pour le retard, en ce moment, il y a des réunions jusque tard le soir... J'adore ton vava d'hiver ! Je dois m'en faire un...
La nuit n'est que l'encre des astres...
Thomas vit la masse sortir de ce qu'il semblait être des couvertures ? Il vit émerger d'abord deux bras avant d'y voir une tête blonde.
Lorsque les couvertures tombèrent au sol, il avait imaginé voir une bête ou un monstre, les pieds ancrés dans le sol. Le garçon recula d'un pas. Il finit par réaliser que ce n'était pas un monstre comme il avait pu le penser, mais c'était simplement de la literie.
A travers les cheveux couleur blé, une salutation se fit entendre.
Le garçon resta figé, un instant, le temps d'associer l'ensemble de ce qu'il se passait devant lui. Il tenta d'associer la voix avec la silhouette tout en essayant de comprendre ce que la silhouette faisait avec ses mains.
Puis son cerveau se réveilla, enfin... Clairement, cette obscurité et son escapade avait eu raison de sa logique froide et de ses raisonnements. Il n'avait pas l'habitude de laisser ses émotions décidés de ses réactions ou de son comportement.
Le Serpentard aimait être logique, il prenait ses décisions après avoir longuement pesés le pour et le contre.
Pourtant là, sa logique avait rendue l'âme en même temps que cette montée d'adrénaline lorsqu'il avait pensé qu'un monstre se présentait au pied de la silhouette.
Il se sentait vraiment ridicule. Plus le temps s'était écoulé et plus il avait la sensation que son visage rougissait. Heureusement, ça ne se verrait pas trop.
- ... Saïph ? finit-il par articuler, la voix peu assurée, il se racla la gorge pour reprendre contenance.
Il n'avait plus de doute, il retrouvait bien sa camarade. Enfin, il ne pensait pas qu'ils devaient se rejoindre ici, dans un couloir désert.
La jeune fille paraissait beaucoup s'amuser et elle avait même l'air absorbé par son nouveau jeu. Elle s'amusa à faire de grands gestes, son énergie projetait des formes étranges sur les murs. Thomas, lui, n'était pas très amusé de tous ces gestes sur les murs. Il ne partageait pas vraiment son enthousiasme.
L'inconvénient des ombres chinoises c'est qu'elle semblait vivante pour lui... Cela dessinait des formes sur les murs. Et son imagination fonctionnait un peu trop bien dans ses cas-là.
Tout à l'heure, il avait pensé que les couvertures étaient un monstre. Mais les ombres sur les murs, il pouvait imaginer tout et n'importe quoi. Bizarrement, son esprit ne s'imaginait jamais de belles choses comme un soleil qui illuminait les jours d'été, comme un chien qui courait dans un champ de blé, comme un repas de famille où les rires se mêlaient aux histoires racontées. Non, c'était toujours des formes inquiétantes, des silhouettes difformes et des fantômes de ce qu'il redoutait.
Thomas inspira profondément, sortant de ses pensées pour se reconcentrer sur la jeune fille éclairée seulement par sa baguette. Il devait se concentrer sur le réel. La Serdaigle n'était ni un monstre, ni un fantôme et ça c'était rassurant.
- Tu... Tu faisais quoi là-dessous ? demanda-t-il enfin, avec une voix qui trahissait encore son hésitation même si elle semblait plus assurée.
Le garçon montra du menton, le tas de couverture qui se retrouvait maintenant derrière l'Aiglonne.
@Saïph Bulbosa, voici pour toi ! Merci pour le compliment sur mon vava ! J'ai hâte de voir le tien... Ne t'inquiète pas pour le retard, je comprend totalement. Tu peux aller à ton rythme sans pression!
Lorsque les couvertures tombèrent au sol, il avait imaginé voir une bête ou un monstre, les pieds ancrés dans le sol. Le garçon recula d'un pas. Il finit par réaliser que ce n'était pas un monstre comme il avait pu le penser, mais c'était simplement de la literie.
A travers les cheveux couleur blé, une salutation se fit entendre.
Le garçon resta figé, un instant, le temps d'associer l'ensemble de ce qu'il se passait devant lui. Il tenta d'associer la voix avec la silhouette tout en essayant de comprendre ce que la silhouette faisait avec ses mains.
Puis son cerveau se réveilla, enfin... Clairement, cette obscurité et son escapade avait eu raison de sa logique froide et de ses raisonnements. Il n'avait pas l'habitude de laisser ses émotions décidés de ses réactions ou de son comportement.
Le Serpentard aimait être logique, il prenait ses décisions après avoir longuement pesés le pour et le contre.
Pourtant là, sa logique avait rendue l'âme en même temps que cette montée d'adrénaline lorsqu'il avait pensé qu'un monstre se présentait au pied de la silhouette.
Il se sentait vraiment ridicule. Plus le temps s'était écoulé et plus il avait la sensation que son visage rougissait. Heureusement, ça ne se verrait pas trop.
- ... Saïph ? finit-il par articuler, la voix peu assurée, il se racla la gorge pour reprendre contenance.
Il n'avait plus de doute, il retrouvait bien sa camarade. Enfin, il ne pensait pas qu'ils devaient se rejoindre ici, dans un couloir désert.
La jeune fille paraissait beaucoup s'amuser et elle avait même l'air absorbé par son nouveau jeu. Elle s'amusa à faire de grands gestes, son énergie projetait des formes étranges sur les murs. Thomas, lui, n'était pas très amusé de tous ces gestes sur les murs. Il ne partageait pas vraiment son enthousiasme.
L'inconvénient des ombres chinoises c'est qu'elle semblait vivante pour lui... Cela dessinait des formes sur les murs. Et son imagination fonctionnait un peu trop bien dans ses cas-là.
Tout à l'heure, il avait pensé que les couvertures étaient un monstre. Mais les ombres sur les murs, il pouvait imaginer tout et n'importe quoi. Bizarrement, son esprit ne s'imaginait jamais de belles choses comme un soleil qui illuminait les jours d'été, comme un chien qui courait dans un champ de blé, comme un repas de famille où les rires se mêlaient aux histoires racontées. Non, c'était toujours des formes inquiétantes, des silhouettes difformes et des fantômes de ce qu'il redoutait.
Thomas inspira profondément, sortant de ses pensées pour se reconcentrer sur la jeune fille éclairée seulement par sa baguette. Il devait se concentrer sur le réel. La Serdaigle n'était ni un monstre, ni un fantôme et ça c'était rassurant.
- Tu... Tu faisais quoi là-dessous ? demanda-t-il enfin, avec une voix qui trahissait encore son hésitation même si elle semblait plus assurée.
Le garçon montra du menton, le tas de couverture qui se retrouvait maintenant derrière l'Aiglonne.
@Saïph Bulbosa, voici pour toi ! Merci pour le compliment sur mon vava ! J'ai hâte de voir le tien... Ne t'inquiète pas pour le retard, je comprend totalement. Tu peux aller à ton rythme sans pression!
La nuit n'est que l'encre des astres...
- … Saïph ?
Tiens ? Le porteur d’étoile la connaissait… En un instant, les nœuds de son cerveau se déroulèrent. Thomas ! Elle buta un peu, et se rapprocha encore, espérant vérifier. Se souvenant au dernier moment que le jeune homme n’aimait pas que l’on entre dans son espace personnel, elle s’arrêta, et lui offrit un énorme sourire.
Elle n’avait pas prévu de le trouver là, en plein milieu du couloir. Elle fut même momentanément déçue de ne pas traverser l’intégralité du château, descendre aux sous-sols, et enfin découvrir la porte des Serpentards. Cependant, elle se rassura. Cette aventure, elle savait qu’elle la vivrait un jour ou l’autre. Ou peut-être jamais. Et si cet adverbe avait un aspect horrifiant, il n’en restait pas moins une part de la vie. Alors, que cela soit une prochaine aventure ou non, elle était heureuse de l’avoir imaginée en rêve. De plus, avec toutes les péripéties que ce cache-cache avait représentées, il était déjà tard. Sans doute ne devaient-ils plus perdre de temps.
Inspirée par le sablier de Chronos, qui ne cessait de la détourner du droit chemin pour laisser ses pensées s’écouler en grains friables, elle arrêta ses ombres chinoises. Le théâtre des ombres était certes magnifique, du moins lorsqu’une personne compétente l’animait, ce qui n’était visiblement pas son cas, mais un autre spectacle n’attendait qu’eux. Un spectacle millénaire, qu’elle ne cesserait jamais d’aimer. Et pour ce dernier, il n’y avait aucune compétence à posséder.
La blondinette referma donc ses mains, cessant là son jeu de marionnettes sans fil.
- Tu... Tu faisais quoi là-dessous ?
La Serdaigle eut un moment d’hésitation. Elle était un peu désemparée car jamais elle n’avait entendu la voix de Thomas, du moins pas ce timbre. Peut-être était ce la nuit, qui transformait sa voix comme elle habillait sa silhouette ? Cela ne pouvait être que cela. Il était si stoïque, d'ordinaire. Enfin pouvait elle même présumer de ce qu’il était d’ordinaire, après une discussion entre des rangées de livres ? Certainement pas. Il était même vaniteux, que d’y songer. Pour autant, elle percevait l’hésitation fragile de sa voix, telle une irrégularité sur la courbe de sa langue. La nuit avait tendance à offrir une autre dimension aux choses, et son imagination fertile y lisait bien des contes. Après tout, quand elle était petite, elle avait vu un monstre sous son lit, et s’était mise en tête d’en faire un ami pour la vie. Résultat un manque certain de sommeil, et une visite insomniaque des recoins les plus sombres de la maison. Ce souvenir la fit sourire paresseusement. Oui. Elle avait tendance à faire une montagne de rien. Et si son ami imaginaire avec d’énormes griffes pour l’aider à tricoter était une bonne chose, elle ne devait pas projeter ses fictions sur un être réel. En effet, donner vie aux illusions était magique, les coller sur ce qui était déjà là était une très mauvaise idée.
La Deuxième année acquiesça pour elle-même, et évacua ses pensées d’une main brassant l’air. Thomas n’était sans doute pas en train d’hésiter. Alors pourquoi… Elle écarquilla les yeux. C’était cela ! Il devait l’avoir trouvée très étrange, à s’amuser toute seule dans le couloir tandis qu’il tentait de la saisir ! Soudain, elle fut dévastée. Elle se mira le pauvre garçon faisant des tours et détours, alors qu’égoïstement elle l’évitait. Peut-être la trouvait-il bizarre, désormais ?
- Je suis désolée, j’ai cru que c’était quelqu’un d’autre
, expliqua-t-elle, légèrement tremblante. J’ai cru que je jouais à cache-cache avec une personne inconnue et...j’ai trouvé ça vraiment...et bien amusant...et j’ai oublié...mais je pensais que l’on devait se voir aux cachots ?
Tout en répondant, elle marchait jusque ses couvertures et oreillers. Arrivée là, elle entreprit de tout retourner en espérant dénicher sa baguette.
- J’ai pris des couvertures et des coussins pour nous asseoir. Il fait froid, en ce moment.
Décidément, sa baguette était loyale, car elle lui sauta pratiquement dans les mains. Elle la rangea dans une poche, puis tenta d’entasser les kilos de tissus, avant de se pencher et de les soulever. A nouveau, elle disparaissait pratiquement derrière elles.
- C’est pas très pratique alors tu seras mes yeux, d’accord ?
Saïph avait parlé presque dans un souffle, déballant tous ces mots la gorge nouée, craignant que son camarade ne décide finalement de rentrer à son dortoir. C’est pourquoi elle ne l’avait presque pas regardé tandis qu’elle fouillait dans l’entremêlement de tissus, qu’elle rangeait sa baguette, et qu’elle portait leurs futures assises. N’ayant malheureusement plus rien à ajouter, la masse de couettes et de cheveux se tourna vers le garçon, attendant la sentence.
@Thomas Didler
750 mots
Tu es un ange ! Alala nos protégés sont tellement opposés sur bien des points ! Ma pauvre Saïph ne s'imagine absolument pas le cauchemar que Thomas a traversé.
Tiens ? Le porteur d’étoile la connaissait… En un instant, les nœuds de son cerveau se déroulèrent. Thomas ! Elle buta un peu, et se rapprocha encore, espérant vérifier. Se souvenant au dernier moment que le jeune homme n’aimait pas que l’on entre dans son espace personnel, elle s’arrêta, et lui offrit un énorme sourire.
Elle n’avait pas prévu de le trouver là, en plein milieu du couloir. Elle fut même momentanément déçue de ne pas traverser l’intégralité du château, descendre aux sous-sols, et enfin découvrir la porte des Serpentards. Cependant, elle se rassura. Cette aventure, elle savait qu’elle la vivrait un jour ou l’autre. Ou peut-être jamais. Et si cet adverbe avait un aspect horrifiant, il n’en restait pas moins une part de la vie. Alors, que cela soit une prochaine aventure ou non, elle était heureuse de l’avoir imaginée en rêve. De plus, avec toutes les péripéties que ce cache-cache avait représentées, il était déjà tard. Sans doute ne devaient-ils plus perdre de temps.
Inspirée par le sablier de Chronos, qui ne cessait de la détourner du droit chemin pour laisser ses pensées s’écouler en grains friables, elle arrêta ses ombres chinoises. Le théâtre des ombres était certes magnifique, du moins lorsqu’une personne compétente l’animait, ce qui n’était visiblement pas son cas, mais un autre spectacle n’attendait qu’eux. Un spectacle millénaire, qu’elle ne cesserait jamais d’aimer. Et pour ce dernier, il n’y avait aucune compétence à posséder.
La blondinette referma donc ses mains, cessant là son jeu de marionnettes sans fil.
- Tu... Tu faisais quoi là-dessous ?
La Serdaigle eut un moment d’hésitation. Elle était un peu désemparée car jamais elle n’avait entendu la voix de Thomas, du moins pas ce timbre. Peut-être était ce la nuit, qui transformait sa voix comme elle habillait sa silhouette ? Cela ne pouvait être que cela. Il était si stoïque, d'ordinaire. Enfin pouvait elle même présumer de ce qu’il était d’ordinaire, après une discussion entre des rangées de livres ? Certainement pas. Il était même vaniteux, que d’y songer. Pour autant, elle percevait l’hésitation fragile de sa voix, telle une irrégularité sur la courbe de sa langue. La nuit avait tendance à offrir une autre dimension aux choses, et son imagination fertile y lisait bien des contes. Après tout, quand elle était petite, elle avait vu un monstre sous son lit, et s’était mise en tête d’en faire un ami pour la vie. Résultat un manque certain de sommeil, et une visite insomniaque des recoins les plus sombres de la maison. Ce souvenir la fit sourire paresseusement. Oui. Elle avait tendance à faire une montagne de rien. Et si son ami imaginaire avec d’énormes griffes pour l’aider à tricoter était une bonne chose, elle ne devait pas projeter ses fictions sur un être réel. En effet, donner vie aux illusions était magique, les coller sur ce qui était déjà là était une très mauvaise idée.
La Deuxième année acquiesça pour elle-même, et évacua ses pensées d’une main brassant l’air. Thomas n’était sans doute pas en train d’hésiter. Alors pourquoi… Elle écarquilla les yeux. C’était cela ! Il devait l’avoir trouvée très étrange, à s’amuser toute seule dans le couloir tandis qu’il tentait de la saisir ! Soudain, elle fut dévastée. Elle se mira le pauvre garçon faisant des tours et détours, alors qu’égoïstement elle l’évitait. Peut-être la trouvait-il bizarre, désormais ?
- Je suis désolée, j’ai cru que c’était quelqu’un d’autre
, expliqua-t-elle, légèrement tremblante. J’ai cru que je jouais à cache-cache avec une personne inconnue et...j’ai trouvé ça vraiment...et bien amusant...et j’ai oublié...mais je pensais que l’on devait se voir aux cachots ?
Tout en répondant, elle marchait jusque ses couvertures et oreillers. Arrivée là, elle entreprit de tout retourner en espérant dénicher sa baguette.
- J’ai pris des couvertures et des coussins pour nous asseoir. Il fait froid, en ce moment.
Décidément, sa baguette était loyale, car elle lui sauta pratiquement dans les mains. Elle la rangea dans une poche, puis tenta d’entasser les kilos de tissus, avant de se pencher et de les soulever. A nouveau, elle disparaissait pratiquement derrière elles.
- C’est pas très pratique alors tu seras mes yeux, d’accord ?
Saïph avait parlé presque dans un souffle, déballant tous ces mots la gorge nouée, craignant que son camarade ne décide finalement de rentrer à son dortoir. C’est pourquoi elle ne l’avait presque pas regardé tandis qu’elle fouillait dans l’entremêlement de tissus, qu’elle rangeait sa baguette, et qu’elle portait leurs futures assises. N’ayant malheureusement plus rien à ajouter, la masse de couettes et de cheveux se tourna vers le garçon, attendant la sentence.
@Thomas Didler
750 mots
Tu es un ange ! Alala nos protégés sont tellement opposés sur bien des points ! Ma pauvre Saïph ne s'imagine absolument pas le cauchemar que Thomas a traversé.
La nuit n'est que l'encre des astres...
Thomas resta, un instant, immobile. Son regard allait de la jeune fille, faiblement éclairé par la lueur que dégageait sa baguette et la masse de couvertures toujours au sol.
Même si il avait compris que ces couvertures n'étaient pas un danger et que c'était seulement de la literie, le jeune garçon ne pouvait s'empêcher de garder un œil dessus. Il ne s'attendait évidemment pas à voir ces bouts de tissus se transformait ni même à y avoir une créature y sortir. Mais c'était plus fort que lui, il avait besoin de se rassurer.
C'était pour ces mêmes raisons que sa baguette était toujours serrés dans sa main. Il avait l'impression de garder le contrôle sur ce qui l'entourait mais aussi sur lui-même. Et surtout sur ce qui se passait dans sa tête.
Il fut tout de même rassuré de savoir qu'il avait retrouvé sa camarade. De cette manière, il était sûr de pouvoir continuer plus tranquillement sa route.
Saïph avec ce côté solaire qui permettrait de lui changer les idées et d'éclipser ses pensées négatives.
Mais lorsqu'elle prit la parole, c'était pour s'excuser. Elle avait une voix tremblante et Thomas ne comprit pas au début. Est-ce qu'il avait vraiment Saïph face à lui ? Cette jeune fille si énergique, si excitée de tout, avec tant de curiosité ? Et s'il était seulement en train d'halluciner ?
Il fronça légèrement les sourcils. Il avait déjà vu des gens changer totalement leurs expressions, leur ton de voix ou leur posture mais avec Saïph c'était différent. C'est comme si sa lumière vaciller, comme lorsque ce brouillard avait envahi sa chambre et sa tête.
Cette idée le mit mal à l'aise. Même le soleil avait son ombre...
Thomas répondit avant qu'elle pense avoir fait quelques choses de mal.
- Ne soit pas désolé, dit-il maladroit en passant sa main dans ses cheveux. Je n'avais pas compris qu'on devait se rejoindre aux cachots...
Il se tut un instant, les mots suspendus dans l'air du couloir désert. Ses yeux suivirent la jeune Serdaigle qui se dirigeait vers le tas au sol.
Thomas écouta la jeune fille expliquer la raison de la présence d'un lit complet à ses pieds. Effectivement, il n'avait pas pensé qu'on était en pleine nuit et qu'il allait faire sans doute froid.
Le garçon n'avait pensé qu'à une chose : des friandises. Il s'était dit que le sucre était une bonne idée contre la fatigue, la peur mais surtout il trouvait cela chaleureux et réconfortant.
Lorsqu'il allait dormir à la belle étoile avec Onyx, sa mère lui donnait toujours un paquet entier de chamallows à faire griller au feu de camp tandis que son père s'occupait du côté pratique.
Il avait l'impression que cette escapade nocturne ressemblait beaucoup à ses aventures en forêt avec son compagnon de tous les jours. Mais faire un feu de camp en haut d'un tour, cela semblait compliqué surtout qu'ils ne voulaient pas se faire prendre par un professeur... Alors il s'était dit que plusieurs sortes de friandises était parfait !
Lorsque la jeune fille lui parla de ses couvertures, il enchaîna en lui expliquant qu'il avait un sac entier rempli de bêtises toutes plus sucrée les unes que les autres.
Puis ce fut le moment où la jeune fille disparut à nouveau derrière ce monticule. Et là, Thomas hésita un moment.
Il avait été bien élevé et on lui avait toujours dit d'aider ceux qui avait besoin. La Serdaigle avait besoin d'aide pour porter son fardeau mais il se trouvait face à un dilemme. Il avait besoin de garder sa baguette allumé pour les éclairer. En étant éclairé, ils arriveraient sans encombre au sommet de Poudlard.
Il aurait très bien pu prendre les couvertures et demander à la jeune fille de les éclairer. Mais Thomas ne savait pas comment elle maîtrisait ce sortilège, était-elle capable de laisser la lueur les éclairait pendant de longues minutes ? Thomas avait besoin de ce contrôle.
Il resta planté là, figé entre deux élans opposés. Il resserra sa prise sur sa baguette, comme pour se donner un moyen de s'ancrer un peu plus dans l'instant présent. La lumière au bout de sa baguette était stable et rassurante.
Pourtant laisser Saïph tout porter, ne lui semblait pas correct du tout.
Il inspira, cherchant une solution. Il tentait de faire appel à sa logique pour l'aider, de trouver un quelconque compromis entre ses instincts et sa logique.
- Je peux t'aider à porter ? dit-il pas tant rassuré.
Le garçon avait demandé pour ne pas s'en vouloir plus tard. Il pourrait en prendre une partie et garder sa baguette dans l'autre main.
Voici pour toi @Saïph Bulbosa ! Nos petits sont toujours le jour et la nuit, le feu et la glace !!
J'aime beaucoup ton nouveau vava, il a vraiment une certaine touche de mélancolie !
Même si il avait compris que ces couvertures n'étaient pas un danger et que c'était seulement de la literie, le jeune garçon ne pouvait s'empêcher de garder un œil dessus. Il ne s'attendait évidemment pas à voir ces bouts de tissus se transformait ni même à y avoir une créature y sortir. Mais c'était plus fort que lui, il avait besoin de se rassurer.
C'était pour ces mêmes raisons que sa baguette était toujours serrés dans sa main. Il avait l'impression de garder le contrôle sur ce qui l'entourait mais aussi sur lui-même. Et surtout sur ce qui se passait dans sa tête.
Il fut tout de même rassuré de savoir qu'il avait retrouvé sa camarade. De cette manière, il était sûr de pouvoir continuer plus tranquillement sa route.
Saïph avec ce côté solaire qui permettrait de lui changer les idées et d'éclipser ses pensées négatives.
Mais lorsqu'elle prit la parole, c'était pour s'excuser. Elle avait une voix tremblante et Thomas ne comprit pas au début. Est-ce qu'il avait vraiment Saïph face à lui ? Cette jeune fille si énergique, si excitée de tout, avec tant de curiosité ? Et s'il était seulement en train d'halluciner ?
Il fronça légèrement les sourcils. Il avait déjà vu des gens changer totalement leurs expressions, leur ton de voix ou leur posture mais avec Saïph c'était différent. C'est comme si sa lumière vaciller, comme lorsque ce brouillard avait envahi sa chambre et sa tête.
Cette idée le mit mal à l'aise. Même le soleil avait son ombre...
Thomas répondit avant qu'elle pense avoir fait quelques choses de mal.
- Ne soit pas désolé, dit-il maladroit en passant sa main dans ses cheveux. Je n'avais pas compris qu'on devait se rejoindre aux cachots...
Il se tut un instant, les mots suspendus dans l'air du couloir désert. Ses yeux suivirent la jeune Serdaigle qui se dirigeait vers le tas au sol.
Thomas écouta la jeune fille expliquer la raison de la présence d'un lit complet à ses pieds. Effectivement, il n'avait pas pensé qu'on était en pleine nuit et qu'il allait faire sans doute froid.
Le garçon n'avait pensé qu'à une chose : des friandises. Il s'était dit que le sucre était une bonne idée contre la fatigue, la peur mais surtout il trouvait cela chaleureux et réconfortant.
Lorsqu'il allait dormir à la belle étoile avec Onyx, sa mère lui donnait toujours un paquet entier de chamallows à faire griller au feu de camp tandis que son père s'occupait du côté pratique.
Il avait l'impression que cette escapade nocturne ressemblait beaucoup à ses aventures en forêt avec son compagnon de tous les jours. Mais faire un feu de camp en haut d'un tour, cela semblait compliqué surtout qu'ils ne voulaient pas se faire prendre par un professeur... Alors il s'était dit que plusieurs sortes de friandises était parfait !
Lorsque la jeune fille lui parla de ses couvertures, il enchaîna en lui expliquant qu'il avait un sac entier rempli de bêtises toutes plus sucrée les unes que les autres.
Puis ce fut le moment où la jeune fille disparut à nouveau derrière ce monticule. Et là, Thomas hésita un moment.
Il avait été bien élevé et on lui avait toujours dit d'aider ceux qui avait besoin. La Serdaigle avait besoin d'aide pour porter son fardeau mais il se trouvait face à un dilemme. Il avait besoin de garder sa baguette allumé pour les éclairer. En étant éclairé, ils arriveraient sans encombre au sommet de Poudlard.
Il aurait très bien pu prendre les couvertures et demander à la jeune fille de les éclairer. Mais Thomas ne savait pas comment elle maîtrisait ce sortilège, était-elle capable de laisser la lueur les éclairait pendant de longues minutes ? Thomas avait besoin de ce contrôle.
Il resta planté là, figé entre deux élans opposés. Il resserra sa prise sur sa baguette, comme pour se donner un moyen de s'ancrer un peu plus dans l'instant présent. La lumière au bout de sa baguette était stable et rassurante.
Pourtant laisser Saïph tout porter, ne lui semblait pas correct du tout.
Il inspira, cherchant une solution. Il tentait de faire appel à sa logique pour l'aider, de trouver un quelconque compromis entre ses instincts et sa logique.
- Je peux t'aider à porter ? dit-il pas tant rassuré.
Le garçon avait demandé pour ne pas s'en vouloir plus tard. Il pourrait en prendre une partie et garder sa baguette dans l'autre main.
Voici pour toi @Saïph Bulbosa ! Nos petits sont toujours le jour et la nuit, le feu et la glace !!
J'aime beaucoup ton nouveau vava, il a vraiment une certaine touche de mélancolie !