Un sport à offrir
Jeudi 10 novembre 2050
Aux alentours de 15h
Godric's Hollow, école Maeve Queen
Faible neige et froid saisissant
@Gabryel Fleurdelys
Aux alentours de 15h
Godric's Hollow, école Maeve Queen
Faible neige et froid saisissant
@Gabryel Fleurdelys
Voilà qu’un projet lui était venu en tête. Depuis le début de l’année, elle savait qu’elle voulait faire son stage avec des enfants. Cette idée lui venait d’Izel à vrai dire, elle s’était souvenue de ces mots, enseigner était un de ces projets et elle voulait voir. C’était une de possibilités de plan B qu’elle avait si l’avenir de quidditch professionnel ne fonctionnait pas pour elle. Enseigner à Poudlard ? Sans façon, elle avait déjà donné en étant capitaine durant des années. Mais des enfants, ces choses toutes souples qui n’avait pas une once de peur dans leur cerveau en développement ? Ça paraissait presque drôle. Mais ce projet demander bien plus d’investissement que de simplement demander à un ancien étudiant s’il voulait bien la prendre en stage.
Au début, elle c’était tournée vers les clubs de quidditch, certains d’entre eux avaient des sections pour les enfants. Mais ensuite un autre projet lui est apparu, un projet plus complexe, qui demandait bien plus d’investissement mais qui la rendrait d’autant plus fière. L’école de Godric’s Hollow devant laquelle elle était passé les quelques fois où elle s’était retrouvée dans la ville sorcière. Il ne lui semblait pas qu’ils aient une section quidditch, alors si elle pouvait apporter un peu de ce sport aux plus jeunes, leur fournir les bases et permettent à ceux qui ne pouvaient pas goûter à ce sport chez eux, un avant-goût de cette merveilleuse discipline.
Elle avait été extrêmement stressée en rédigeant la lettre. Elle qui avait pris l’habitude d’écrire comme elle parlait dans ces lettres, d’un coup, sans faire attention, c’était particulièrement appliquée cette fois-ci. Elle croyait en son projet et en son potentiel. Alors elle devait tout faire pour que ça marche.
En avait-elle assez dit ? Elle ne savait pas. Mais quelque jours plus tard, elle avait reçu une réponse. Une réponse simple qui la menait aujourd’hui à Godric’s Hollow, sous la faible neige. Recouverte de sa cape sorcière, habillée d’une chemise blanche, d’un pantalon noir, simple, classe, elle toquait à la porte de l’école sorcière.Chère Mme Fleurdelys,
Dans un premier temps, permettez-moi de me présenter. Je suis Aliénor Delphillia, ancienne élève de Poudlard diplômée en 2049 et actuellement en seconde année à l’Institut des Sports Magiques d’Irlande. Dans le cadre de mes études, je dois réaliser un stage de la dernière semaine de mars jusqu’à la fin de l’année scolaire. L’année passée, j’ai réalisé mon stage chez un entraineur indépendant, Rudy Sanders.
Cette année, j’aimerais participer à un projet plus important qui me tiens à cœur. Donner l’occasion à de jeunes sorciers de découvrir ce merveilleux sport et où de mieux qu’au sein de votre école pour organiser des cours de quidditch pour les enfants de vos classes ?
J’aimerais proposer des cours de quidditch, en vous soumettant le programme bien entendu durant un semestre afin d’initier l’ensemble des enfants à ce sport. L’ISMI serait tout à fait capable de soutenir ce projet, j’en ai déjà discuté avec mes professeurs qui pourront me mettre en contact avec des clubs pour obtenir du matériel et des gérants de boutique de quidditch.
Si ce projet vous intéresse, je serais ravie d’en discuter avec vous.
Avec mes sincères salutations,
Aliénor Delphillia.
Trois coups sur du bois aux couleurs chaudes…
Dernière modification par Alienor Delphillia le 6 déc. 2025, 14:43, modifié 1 fois.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Un sport à offrir
[PNJ : Flora Fleurdelys]
Dans la clarté pâle de l’après-midi d’hiver, Flora Fleurdelys se trouvait dans son bureau, installé sous la charpente du dernier étage. La neige tombait doucement derrière les vitres, dessinant des courbes blanches sur les carreaux. Devant elle, plusieurs dossiers étaient ouverts : Plannings d’activités, demandes familiales, comptes-rendus de potentiels futurs accompagnements pour les Pupilles de la Nation… Tout ce qui constituait le cœur vibrant de son rôle à la tête de l’école Maeve Queen. Elle annotait précisément un rapport destiné au Conseil des Sorciers, son écriture élégante filant sur le parchemin.
Un bruit léger interrompit son action. Un hibou aux plumes duveteuses se posa avec délicatesse sur le rebord intérieur de sa fenêtre, qu’il avait ouverte d’un coup d’aile. Il émit un hululement doux qui tira un sourire à la directrice. Elle approcha sa main que l’oiseau accepta volontiers.
- Bonjour, toi…
Attaché à sa patte, la sorcière apperçut un parchemin roulé qu’elle détacha avec soin. L’oiseau resta tranquille, comme s’il savait que sa mission portait un message important. Flora débuta sa lecture. Très vite, ses sourcils se haussèrent de surprise, puis se détendirent dans une expression où se mêlaient réflexion, et intérêt sincère : Une ancienne élève de Poudlard, un projet construit, un stage en mars, et surtout du Quidditch pour les plus jeunes.
Elle pensa malgré elle à Gabryel, qui, enfant, s’était passionné très tôt pour le vol, et qui avait passé plus de temps qu’elle ne voulait l’admettre à grimper sur tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un manche de balai. Oui, cela avait du sens. Cela pourrait même enrichir l’école. Elle prit une nouvelle feuille, et dicta une réponse à sa plume magique.
Le hibou, après avoir reçu quelques graines offertes par la directrice, s’envola aussitôt, traversant la neige qui dansait dehors. Flora rangea soigneusement la lettre d’Aliénor dans un dossier. Elle avait hâte de rencontrer cette jeune femme dont la proposition donnait une couleur nouvelle au prochain trimestre.
Mercredi 16 novembre 2050 - 15 heures
École Maeve Queen / Godric’s Hollow
Quelques jours plus tard, alors qu’elle révisait le calendrier d’activités, trois coups discrets mais assurés résonnèrent contre la porte de son bureau. Il s’agissait certainement de la jeune fille avec laquelle elle avait rendez-vous. Flora avait demandé à Cassidy, l’un de ses éducateurs, d’accompagner l’acienne élève de Poudlard jusqu’à son bureau du dernier étage, dés son arrivée. Flora releva la tête, un sourire accueillant sur les lèvres :
- Entrez !
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Dans la clarté pâle de l’après-midi d’hiver, Flora Fleurdelys se trouvait dans son bureau, installé sous la charpente du dernier étage. La neige tombait doucement derrière les vitres, dessinant des courbes blanches sur les carreaux. Devant elle, plusieurs dossiers étaient ouverts : Plannings d’activités, demandes familiales, comptes-rendus de potentiels futurs accompagnements pour les Pupilles de la Nation… Tout ce qui constituait le cœur vibrant de son rôle à la tête de l’école Maeve Queen. Elle annotait précisément un rapport destiné au Conseil des Sorciers, son écriture élégante filant sur le parchemin.
Un bruit léger interrompit son action. Un hibou aux plumes duveteuses se posa avec délicatesse sur le rebord intérieur de sa fenêtre, qu’il avait ouverte d’un coup d’aile. Il émit un hululement doux qui tira un sourire à la directrice. Elle approcha sa main que l’oiseau accepta volontiers.
- Bonjour, toi…
Attaché à sa patte, la sorcière apperçut un parchemin roulé qu’elle détacha avec soin. L’oiseau resta tranquille, comme s’il savait que sa mission portait un message important. Flora débuta sa lecture. Très vite, ses sourcils se haussèrent de surprise, puis se détendirent dans une expression où se mêlaient réflexion, et intérêt sincère : Une ancienne élève de Poudlard, un projet construit, un stage en mars, et surtout du Quidditch pour les plus jeunes.
Elle pensa malgré elle à Gabryel, qui, enfant, s’était passionné très tôt pour le vol, et qui avait passé plus de temps qu’elle ne voulait l’admettre à grimper sur tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un manche de balai. Oui, cela avait du sens. Cela pourrait même enrichir l’école. Elle prit une nouvelle feuille, et dicta une réponse à sa plume magique.
Chère Mademoiselle Delphillia,
Je vous remercie pour votre lettre et pour l’attention que vous portez à notre école.
Votre projet d’initier nos jeunes sorciers et sorcières au Quidditch a retenu toute mon attention. Il est rare qu’une proposition allie à la fois enthousiasme, réflexion et sens des responsabilités : La vôtre possède ces trois qualités.
Je serais ravie d’en discuter plus en détail avec vous. Aussi, je vous invite à venir me rencontrer dans mon bureau à l’école Maeve Queen, à la date et à l’heure qui vous conviendront dans les jours à venir.
Je vous remercie encore pour cette belle initiative.
Avec mes salutations les plus chaleureuses,
Flora Fleurdelys
Directrice de l’école Maeve Queen
Le hibou, après avoir reçu quelques graines offertes par la directrice, s’envola aussitôt, traversant la neige qui dansait dehors. Flora rangea soigneusement la lettre d’Aliénor dans un dossier. Elle avait hâte de rencontrer cette jeune femme dont la proposition donnait une couleur nouvelle au prochain trimestre.
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Mercredi 16 novembre 2050 - 15 heures
École Maeve Queen / Godric’s Hollow
Quelques jours plus tard, alors qu’elle révisait le calendrier d’activités, trois coups discrets mais assurés résonnèrent contre la porte de son bureau. Il s’agissait certainement de la jeune fille avec laquelle elle avait rendez-vous. Flora avait demandé à Cassidy, l’un de ses éducateurs, d’accompagner l’acienne élève de Poudlard jusqu’à son bureau du dernier étage, dés son arrivée. Flora releva la tête, un sourire accueillant sur les lèvres :
- Entrez !
Reducio
Votre PJ est présent ? Non
- Nom et prénom des PNJ : Flora Fleurdelys (mère de Gabryel) → PNJ actifs
- Lien vers la fiche des PNJ : ici
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : Faire vivre l’école dans laquelle Gabryel projette de faire prochainement un stage.
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Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Un sport à offrir
Une fois les coups donnés à la porte Aliénor se retourne et observe un instant la rue, si paisible avec cette ambiance froide qu’elle a toujours appréciée. La porte s’ouvre et le fameux Cassidy l’accueil. Sourire aux lèvres, poli, il la fait entrer et lui propose de se débarrasser de sa cape d’hiver. Bien loin du froids extérieur, une douce chaleur accueille la jeune fille en ces lieux. Elle donne sa cape et alors qu’elle tourne la tête un oiseau de papier passe devant elle.
Aliénor recule sa tête d’un coup surprise en louchant, réaction qui est accueillit par plusieurs rires doux mais un peu moqueurs. L’éducateur les reprend doucement alors qu’un sourire se dessine sur les lèvres de la jeune fille. Un groupe d’enfant suit cet oiseau volant, certainement fabriqué en classe qui a bien du mal à rester stable. Un autre groupe sort de classe, l’éducatrice a une plante dans les mains et les enfants sortent avec de grands tabliers que l’éducatrice nettoie à chaque passage. Les cours doivent venir de terminer et alors qu’elle suit Cassidy Aliénor peut profiter de toute cette agitation des enfants. Certains cours autour d’eux, d’autre rigolent devant une toile animée colorée. Une petite fille arrive en pleurant et s’accroche à la jambe de l’animateur qui se penche directement pour s’occuper d’elle. Il la prend dans ces bras, terminant d’accompagner Aliénor jusqu’au bureau de Miss Fleurdelys puis il la laisse pour s’occuper des grands sanglots de la petite.
Aliénor la salue de la main mais elle cache son visage dans l’épaule de l’homme qui va très certainement désamorcer un conflit mondial à coup de doudou. L’étudiante, un fin sourire toujours sur les lèvres toque à la porte et entre quand on lui indique de le faire.
-Bonjour Miss. Merci de me recevoir.
Elle referme délicatement la porte derrière elle et s’avance pour s’installer elle désigne la chaise.
-Je peux ?
Autant être confortable pour expliquer et discuter de ce projet. Une fois assise Aliénor prend une grande inspiration, tout en laissant son regard trainer sur le visage de la femme. Cheveux de feus, belle posture, elle semblait confiante mais son aura était très bienveillante ce qui mit Aliénor à l’aise rapidement.
-Vous avez une belle école, les enfants ont l’air pleins d’énergie, je suis certaine qu’ils feraient un malheur avec des balais dans les mains. Enfin pas en liberté non plus, sinon je ne donne pas cher de la décoration… Mais je les imagine très bien voler et jouer au quidditch.
La jeune fille regarde autour d’elle, un peu de discussion informelle, voilà qui était bien pour débuter, se mettre doucement dans le sujet. Elle avait certainement déjà compris le principe via sa lettre. Elle savait que ce projet comportait des enjeux plus complexes qu’un simple stage tout organisé dans un club ou une structure existante. Mais je projets en vaut le coup elle en est sûre.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Aliénor recule sa tête d’un coup surprise en louchant, réaction qui est accueillit par plusieurs rires doux mais un peu moqueurs. L’éducateur les reprend doucement alors qu’un sourire se dessine sur les lèvres de la jeune fille. Un groupe d’enfant suit cet oiseau volant, certainement fabriqué en classe qui a bien du mal à rester stable. Un autre groupe sort de classe, l’éducatrice a une plante dans les mains et les enfants sortent avec de grands tabliers que l’éducatrice nettoie à chaque passage. Les cours doivent venir de terminer et alors qu’elle suit Cassidy Aliénor peut profiter de toute cette agitation des enfants. Certains cours autour d’eux, d’autre rigolent devant une toile animée colorée. Une petite fille arrive en pleurant et s’accroche à la jambe de l’animateur qui se penche directement pour s’occuper d’elle. Il la prend dans ces bras, terminant d’accompagner Aliénor jusqu’au bureau de Miss Fleurdelys puis il la laisse pour s’occuper des grands sanglots de la petite.
Aliénor la salue de la main mais elle cache son visage dans l’épaule de l’homme qui va très certainement désamorcer un conflit mondial à coup de doudou. L’étudiante, un fin sourire toujours sur les lèvres toque à la porte et entre quand on lui indique de le faire.
-Bonjour Miss. Merci de me recevoir.
Elle referme délicatement la porte derrière elle et s’avance pour s’installer elle désigne la chaise.
-Je peux ?
Autant être confortable pour expliquer et discuter de ce projet. Une fois assise Aliénor prend une grande inspiration, tout en laissant son regard trainer sur le visage de la femme. Cheveux de feus, belle posture, elle semblait confiante mais son aura était très bienveillante ce qui mit Aliénor à l’aise rapidement.
-Vous avez une belle école, les enfants ont l’air pleins d’énergie, je suis certaine qu’ils feraient un malheur avec des balais dans les mains. Enfin pas en liberté non plus, sinon je ne donne pas cher de la décoration… Mais je les imagine très bien voler et jouer au quidditch.
La jeune fille regarde autour d’elle, un peu de discussion informelle, voilà qui était bien pour débuter, se mettre doucement dans le sujet. Elle avait certainement déjà compris le principe via sa lettre. Elle savait que ce projet comportait des enjeux plus complexes qu’un simple stage tout organisé dans un club ou une structure existante. Mais je projets en vaut le coup elle en est sûre.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Un sport à offrir
Flora accueillit la jeune femme d’un regard attentif, et laissa volontairement s’installer un silence qui lui permettait d’observer un peu ses interlocuteurs. Elle referma doucement son dossier entrouvert, croisa ses mains son bureau, en inclinant légèrement la tête.
- Bien sûr. Installez-vous.
Sa voix était calme, posée et chaleureureuse, sans chercher à impressionner. Elle observa Aliénor avec curiosité, notant son enthousiasme contenu sous une forme d’énergie maîtrisée. Sa manière de parler des enfants inspirait une vraie considération pour eux. Flora se laissa gagner par un sourire discret lorsqu’elle évoqua les balais et la décoration de l’école.
- Vous n’avez pas tort. L’énergie est une richesse ici, mais elle demande un cadre solide pour s’exprimer sans danger.
Elle se leva, contourna lentement son bureau pour attraper une carafe d’eau et deux verres qu’elle posa entre elles.
- J’ai beaucoup réfléchi à votre proposition depuis votre hibou. Le Quidditch est souvent perçu comme un sport spectaculaire, parfois même imprudent. Mais pour les plus jeunes, il peut devenir tout autre chose.
Elle s’appuya légèrement contre le rebord du bureau. Son regard devint plus sérieux, sans perdre sa douceur.
- Apprendre l’équilibre, la confiance en soi, le respect des règles, la coopération… Ce sont des valeurs qui résonnent profondément avec le projet pédagogique de l’école. Et surtout, une forme de première initiation au vol peut être extraordinairement structurant pour un enfant.
Un instant, son regard se perdit vers la fenêtre, où la neige continuait de tomber lentement.
- Ici, beaucoup de nos élèves portent des histoires complexes. Leur offrir un espace où le corps et la magie peuvent s’exprimer ensemble, en toute sécurité, est une responsabilité que je prends très au sérieux.
Elle revint alors vers Aliénor, et lui offrit un large sourire.
- J’aimerais que vous me parliez davantage de la manière dont vous envisagez cette initiation. Pas seulement sur le plan technique, mais aussi humain.
La rousse se rassit, prête à écouter, consciente que ce projet pouvait devenir bien plus qu’une simple activité sportive.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
- Bien sûr. Installez-vous.
Sa voix était calme, posée et chaleureureuse, sans chercher à impressionner. Elle observa Aliénor avec curiosité, notant son enthousiasme contenu sous une forme d’énergie maîtrisée. Sa manière de parler des enfants inspirait une vraie considération pour eux. Flora se laissa gagner par un sourire discret lorsqu’elle évoqua les balais et la décoration de l’école.
- Vous n’avez pas tort. L’énergie est une richesse ici, mais elle demande un cadre solide pour s’exprimer sans danger.
Elle se leva, contourna lentement son bureau pour attraper une carafe d’eau et deux verres qu’elle posa entre elles.
- J’ai beaucoup réfléchi à votre proposition depuis votre hibou. Le Quidditch est souvent perçu comme un sport spectaculaire, parfois même imprudent. Mais pour les plus jeunes, il peut devenir tout autre chose.
Elle s’appuya légèrement contre le rebord du bureau. Son regard devint plus sérieux, sans perdre sa douceur.
- Apprendre l’équilibre, la confiance en soi, le respect des règles, la coopération… Ce sont des valeurs qui résonnent profondément avec le projet pédagogique de l’école. Et surtout, une forme de première initiation au vol peut être extraordinairement structurant pour un enfant.
Un instant, son regard se perdit vers la fenêtre, où la neige continuait de tomber lentement.
- Ici, beaucoup de nos élèves portent des histoires complexes. Leur offrir un espace où le corps et la magie peuvent s’exprimer ensemble, en toute sécurité, est une responsabilité que je prends très au sérieux.
Elle revint alors vers Aliénor, et lui offrit un large sourire.
- J’aimerais que vous me parliez davantage de la manière dont vous envisagez cette initiation. Pas seulement sur le plan technique, mais aussi humain.
La rousse se rassit, prête à écouter, consciente que ce projet pouvait devenir bien plus qu’une simple activité sportive.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Un sport à offrir
Le sourire de la directrice de l’école mit l’étudiante à l’aise, qui répondit à son sourire par le sien. L’ambiance du bureau faisait naturellement qu’on s’y sentait bien, au chaud et en sécurité. Aliénor écouta les mots de la femme et ne retint nullement son sourire. Des qualités physiques mises en avant. Elle était ravie d’entendre que le Quidditch ne rebutait pas la femme. Après tout beaucoup le considéraient comme un sport brutal voir dangereux et pourtant, n’importe quel sport, Quidditch y compris pouvait apporter tellement, surtout à un enfant. Depuis son stage avec Rudy, il y avait une chose qui animait Aliénor, le sport c’est bien plus qu’un sport. Le mouvement c’est la vie et rien ne la rendait plus triste qu’un enfant bridé dans son envie de mouvement. Les enfants cours, sautent, grimpent parce que c’est dans leur nature.
Les histoires, le vécu des enfants de l’établissement, Aliénor baissa les yeux. Elle avait eu une enfance tellement heureuse, savoir que certains n’avaient pas la chance d’avoir des parents aimants qui acceptaient leurs enfants comme ils étaient et ce même s’ils appartenaient à un tout autre monde… Ca la rendait profondément triste.
Elle redressa la tête à la question de Miss Fleurdelys. Elle avait préparé un speech bien entendu, enfin du moins des idées qu’elle exprimerait à sa façon parce qu’elle ne voulait pas paraitre pour ce qu’elle n’était pas.
-Dans un premier temps, j’ai été motivée par l’équité. Certains ont accès à la magie, à son monde depuis tout petits. Ils arrivent à Poudlard en sachant déjà voler alors, quand j’ai compris l’objectif de cette école, je me suis dit que c’était aussi le meilleur moyen de rééquilibrer les choses. D’offrir à des enfants un accès à un sport dont ils ne connaissent rien et auquel ils seront confrontés une fois à Poudlard.
Ca pouvait paraitre superficiel. Mais en tant qu’enfant, arriver dans une salle de classe sans rien comprendre alors que certains autre de nous savent pertinemment ce qu’ils font… Cette situation peut mettre à l’écart des enfants qui ne se sentent déjà pas forcément à leur place.
-A vrai dire, au-delà du Quidditch, je suis persuadée que le sport à un grand rôle à jouer dans le développement d’un enfant. Bouger, c’est dans leur nature, il suffit de les regarder. Alors leur permettre pendant quelques heures de bouger, et même de se dépenser plus qu’ils ne l’auraient fait, c’est nécessaire. Je pourrais vous lister tous les bienfaits du Quidditch, l’équilibre comme vous l’avez dit, l’appréhension du vide, la proprioception… Mais ce qui est exceptionnel dans le sport et surtout dans le sport d’équipe, c’est qu’on ne peut pas mettre à l’écart. On joue, sans ce soucier de qui à la balle tant qu’on arrive à faire quelque chose ensemble. Mon bu n’est pas de créer des futurs joueurs professionnels, mais juste que pendant quelques heures, des enfants soient tous ensemble et travaillent ensemble dans un même but.
Elle aurait mieux fait de faire un plan… Ca partait dans tous les sens. Mais bon, maintenant qu’elle était partie autant poursuivre.
-Bon, je pourrais aussi vous parler du fait que plus on commence le sport jeune plus nos muscles apprennent. C’est bon pour leur corps, pour leur développement musculaire. Mais c’est aussi un excellant exutoire. Quand on vole, on ne peut pas penser à autre chose, c’est une parenthèse.
Pour Aliénor c’était bien plus qu’une parenthèse vue qu’elle en avait fait sa vie. Mais le sport, quel qu’il soit lui permettait de s’exprimer sans cacher qui elle était, sans subterfuges. Elle jouait, elle laissait son physique s’exprimer à sa place et c’était exaltant.
D’un coup, comme si ça lui revenait, elle attrapa sa sacoche et en sortit des parchemins.
-Plus concrètement j’ai commencé à préparer un programme, séance par séance. Je n’ai pas d’expérience en professorat, mais l’idée est juste de leur faire découvrir les sensations et surtout, comme je vous l’ai dit, qu’ils aient cette parenthèse où ils pourront extérioriser et oublier.
Elle glissa les parchemins sur la table. Des thèmes avec des idées d’activités, ce par quoi elle souhaitait commencer, le matériel qu’elle avait prévu également, un gros paragraphe sur la sécurité. Elle avait peur bien entendu, peur que ça ne suffise pas, que ça ne soit pas accepté. Elle prenait un risque en venant ici, en offrant ce sport si complexe mais si beau, qui avait fait tant pour elle… Mais si elle ne prenait pas ce risque, elle le regretterait.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Les histoires, le vécu des enfants de l’établissement, Aliénor baissa les yeux. Elle avait eu une enfance tellement heureuse, savoir que certains n’avaient pas la chance d’avoir des parents aimants qui acceptaient leurs enfants comme ils étaient et ce même s’ils appartenaient à un tout autre monde… Ca la rendait profondément triste.
Elle redressa la tête à la question de Miss Fleurdelys. Elle avait préparé un speech bien entendu, enfin du moins des idées qu’elle exprimerait à sa façon parce qu’elle ne voulait pas paraitre pour ce qu’elle n’était pas.
-Dans un premier temps, j’ai été motivée par l’équité. Certains ont accès à la magie, à son monde depuis tout petits. Ils arrivent à Poudlard en sachant déjà voler alors, quand j’ai compris l’objectif de cette école, je me suis dit que c’était aussi le meilleur moyen de rééquilibrer les choses. D’offrir à des enfants un accès à un sport dont ils ne connaissent rien et auquel ils seront confrontés une fois à Poudlard.
Ca pouvait paraitre superficiel. Mais en tant qu’enfant, arriver dans une salle de classe sans rien comprendre alors que certains autre de nous savent pertinemment ce qu’ils font… Cette situation peut mettre à l’écart des enfants qui ne se sentent déjà pas forcément à leur place.
-A vrai dire, au-delà du Quidditch, je suis persuadée que le sport à un grand rôle à jouer dans le développement d’un enfant. Bouger, c’est dans leur nature, il suffit de les regarder. Alors leur permettre pendant quelques heures de bouger, et même de se dépenser plus qu’ils ne l’auraient fait, c’est nécessaire. Je pourrais vous lister tous les bienfaits du Quidditch, l’équilibre comme vous l’avez dit, l’appréhension du vide, la proprioception… Mais ce qui est exceptionnel dans le sport et surtout dans le sport d’équipe, c’est qu’on ne peut pas mettre à l’écart. On joue, sans ce soucier de qui à la balle tant qu’on arrive à faire quelque chose ensemble. Mon bu n’est pas de créer des futurs joueurs professionnels, mais juste que pendant quelques heures, des enfants soient tous ensemble et travaillent ensemble dans un même but.
Elle aurait mieux fait de faire un plan… Ca partait dans tous les sens. Mais bon, maintenant qu’elle était partie autant poursuivre.
-Bon, je pourrais aussi vous parler du fait que plus on commence le sport jeune plus nos muscles apprennent. C’est bon pour leur corps, pour leur développement musculaire. Mais c’est aussi un excellant exutoire. Quand on vole, on ne peut pas penser à autre chose, c’est une parenthèse.
Pour Aliénor c’était bien plus qu’une parenthèse vue qu’elle en avait fait sa vie. Mais le sport, quel qu’il soit lui permettait de s’exprimer sans cacher qui elle était, sans subterfuges. Elle jouait, elle laissait son physique s’exprimer à sa place et c’était exaltant.
D’un coup, comme si ça lui revenait, elle attrapa sa sacoche et en sortit des parchemins.
-Plus concrètement j’ai commencé à préparer un programme, séance par séance. Je n’ai pas d’expérience en professorat, mais l’idée est juste de leur faire découvrir les sensations et surtout, comme je vous l’ai dit, qu’ils aient cette parenthèse où ils pourront extérioriser et oublier.
Elle glissa les parchemins sur la table. Des thèmes avec des idées d’activités, ce par quoi elle souhaitait commencer, le matériel qu’elle avait prévu également, un gros paragraphe sur la sécurité. Elle avait peur bien entendu, peur que ça ne suffise pas, que ça ne soit pas accepté. Elle prenait un risque en venant ici, en offrant ce sport si complexe mais si beau, qui avait fait tant pour elle… Mais si elle ne prenait pas ce risque, elle le regretterait.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Un sport à offrir
Flora resta immobile lorsque les parchemins furent étalés devant elle. Elle se pencha légèrement en avant, attrapa le premier rouleau, et le déroula avec précaution en prenant le temps d’en parcourir le contenu. Ses yeux glissaient sur les titres, s’arrêtaient sur les notes, revenaient en arrière. Plus elle avançait dans sa lecture, plus son expression changeait, mêlant concentration et surprise.
Elle prit un second parchemin, puis un troisième, les comparant avec attention. Les séances étaient pensées sous un prisme de progression continue des enfants, les objectifs étaient clairs sans être rigides, et la place laissée aux petits sorciers était évidente. Lorsqu’elle arriva au long paragraphe consacré à la sécurité, l’ancienne Gryffonne relut certaines lignes, puis posa doucement la main dessus.
- Vous avez vraiment beaucoup travaillé. Ce n’est pas une idée lancée comme ça. C’est réfléchi et structuré.
Elle releva les yeux, visiblement impressionnée malgré elle.
- On sent que vous avez pensé aux enfants, à leurs limites, et même aux vôtres. Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi abouti. C’est… rassurant.
La rousse reposa soigneusement les parchemins devant elle en les alignant.
- Plus concrètement, vous avez commencé à préparer un programme, séance par séance. Vous n’avez pas d’expérience en professorat, mais l’idée est simplement de leur faire découvrir des sensations. Qu’ils aient cet espace à eux où ils pourront extérioriser…
Flora marqua un silence pudique.
- Et oublier un peu, pour certains…
Sa voix se fit presque intime.
- Le vol n’est pas anodin. Il y a la peur de perdre le contrôle, la crainte de tomber. Mais c’est aussi pour ça que je pense que c’est important. Rien n’est imposé car tout est progressif. Les premières séances, ils ne décolleront même pas vraiment. Ils apprendront à tenir un balai, à sentir son équilibre, à écouter leur corps, c’est déjà énorme.
Elle désigna certains parchemins plus détaillés.
- Et s’ils ne montent jamais à plus d’un mètre, ce sera très bien aussi. Le but n’est pas la performance, mais la confiance sans qu’on leur demande d’être plus forts, ou différents de ce qu’ils sont.
Flora relut pour elle même certaines phrases qui lui semblèrent clés.
- « Enchantements de stabilisation, balais adaptés ». Et surtout : « Le droit de dire non à tout moment sans avoir à se justifier ».
Elle laissa retomber un instant la tension qui la traversait. Le silence s’installa. Flora garda les mains posées sur la table, consciente du risque qu’elle prenait entre ces parchemins.
- Si vous pensez que c’est trop tôt, trop risqué, je l’entendrai. Mais je ne veux pas ne pas essayer.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Elle prit un second parchemin, puis un troisième, les comparant avec attention. Les séances étaient pensées sous un prisme de progression continue des enfants, les objectifs étaient clairs sans être rigides, et la place laissée aux petits sorciers était évidente. Lorsqu’elle arriva au long paragraphe consacré à la sécurité, l’ancienne Gryffonne relut certaines lignes, puis posa doucement la main dessus.
- Vous avez vraiment beaucoup travaillé. Ce n’est pas une idée lancée comme ça. C’est réfléchi et structuré.
Elle releva les yeux, visiblement impressionnée malgré elle.
- On sent que vous avez pensé aux enfants, à leurs limites, et même aux vôtres. Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi abouti. C’est… rassurant.
La rousse reposa soigneusement les parchemins devant elle en les alignant.
- Plus concrètement, vous avez commencé à préparer un programme, séance par séance. Vous n’avez pas d’expérience en professorat, mais l’idée est simplement de leur faire découvrir des sensations. Qu’ils aient cet espace à eux où ils pourront extérioriser…
Flora marqua un silence pudique.
- Et oublier un peu, pour certains…
Sa voix se fit presque intime.
- Le vol n’est pas anodin. Il y a la peur de perdre le contrôle, la crainte de tomber. Mais c’est aussi pour ça que je pense que c’est important. Rien n’est imposé car tout est progressif. Les premières séances, ils ne décolleront même pas vraiment. Ils apprendront à tenir un balai, à sentir son équilibre, à écouter leur corps, c’est déjà énorme.
Elle désigna certains parchemins plus détaillés.
- Et s’ils ne montent jamais à plus d’un mètre, ce sera très bien aussi. Le but n’est pas la performance, mais la confiance sans qu’on leur demande d’être plus forts, ou différents de ce qu’ils sont.
Flora relut pour elle même certaines phrases qui lui semblèrent clés.
- « Enchantements de stabilisation, balais adaptés ». Et surtout : « Le droit de dire non à tout moment sans avoir à se justifier ».
Elle laissa retomber un instant la tension qui la traversait. Le silence s’installa. Flora garda les mains posées sur la table, consciente du risque qu’elle prenait entre ces parchemins.
- Si vous pensez que c’est trop tôt, trop risqué, je l’entendrai. Mais je ne veux pas ne pas essayer.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Un sport à offrir
Son cœur s’accélérait dans sa poitrine quand la femme posa les yeux sur les parchemins qu’elle avait tendu. Il y avait beaucoup d’idées, certaines plus développées que d’autres. Elle n’avait pas encore contacté les clubs pour obtenir du matériel mais avait noté l’idée, sachant que l’ISMI était en partenariat avec Keddle et Leather, elle pourrait certainement avoir des prix pour la location du matériel. Mais c’était une négociation à engager et elle ne pouvait pas y aller tant qu’elle n’avait pas de certitude de réaliser ce stage.
Cependant, au plus Miss Fleurdelys parlait, au plus les épaules d’Aliénor se détendaient. Elle ne la trouvait pas ridicule au contraire. Elle appuyait sur certains points et un fin sourire se dessinait sur les lèvres de la jeune Delphillia qui se redressa quand la voix de la femme se fit plus douce. Elle tenait vraiment à ces enfants, ça se sentait.
-L’idée est qu’ils restent à hauteur d’homme pour que je puisse les attraper en cas de perte de contrôle.
De toute façon, on pouvait très bien jouer au quidditch à un mètre du sol, ça ne changeait en rien le jeu, surtout à un niveau débutant. En hocha vivement la tête aux mots de la directrice de l’établissement. Jamais elle ne forcerait un enfant à voler, c’était dangereux quand on se sentait à l’aise alors si on ne le sent pas, il ne vaut mieux pas toucher à un balai et ce même lorsqu’on est adulte et habitué.
La dernière phrase prononcée par la femme illumina le visage d’Aliénor. Ses mains s’agrippèrent aux accoudoirs de sa chaise, elle se pencha instinctivement en avant, comme pour vérifier qu’elle avait bien comprit et un grand sourire fendait son visage.
-Si vous êtes partante je serais ravie de monter ce projet ! Je pourrais finaliser le programme avec des fiches claires pour chaque cours. J’ai déjà réfléchi à contacter le club de Montrose pour le matériel et l’ISMI a un partenariat avec Keddle et Leather je pourrais tenter négocier un bon prix.
Une vague d’excitation montait en Aliénor. Ce projet était immense à ses yeux. Elle se lançait dans quelque chose de totalement nouveau mais elle voulait le faire, essayer, apprendre et obtenir cette nouvelle corde à son arc.
-J’ai vu rapidement l’école, vous avez un espace extérieur ? Et si jamais ce projet se concrétise, il faudrait un local pour ranger les balais, les balles et le matériel d’entretien. Euh… Désolée je m’emballe. Mais vous devez savoir ce que c’est non ? Quand on a la possibilité de faire découvrir sa passion, j’ai un peu tendance à m’emballer.
Ce n’était que les prémisses. Aliénor risquait de rencontrer beaucoup d’embuches, mais elle savait qu’elle pouvait le faire, elle était déterminée, elle avait le soutien de l’école et potentiellement celle de la directrice de Maeve Queen, qui pourrait arrêter un tel entrain ?
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Cependant, au plus Miss Fleurdelys parlait, au plus les épaules d’Aliénor se détendaient. Elle ne la trouvait pas ridicule au contraire. Elle appuyait sur certains points et un fin sourire se dessinait sur les lèvres de la jeune Delphillia qui se redressa quand la voix de la femme se fit plus douce. Elle tenait vraiment à ces enfants, ça se sentait.
-L’idée est qu’ils restent à hauteur d’homme pour que je puisse les attraper en cas de perte de contrôle.
De toute façon, on pouvait très bien jouer au quidditch à un mètre du sol, ça ne changeait en rien le jeu, surtout à un niveau débutant. En hocha vivement la tête aux mots de la directrice de l’établissement. Jamais elle ne forcerait un enfant à voler, c’était dangereux quand on se sentait à l’aise alors si on ne le sent pas, il ne vaut mieux pas toucher à un balai et ce même lorsqu’on est adulte et habitué.
La dernière phrase prononcée par la femme illumina le visage d’Aliénor. Ses mains s’agrippèrent aux accoudoirs de sa chaise, elle se pencha instinctivement en avant, comme pour vérifier qu’elle avait bien comprit et un grand sourire fendait son visage.
-Si vous êtes partante je serais ravie de monter ce projet ! Je pourrais finaliser le programme avec des fiches claires pour chaque cours. J’ai déjà réfléchi à contacter le club de Montrose pour le matériel et l’ISMI a un partenariat avec Keddle et Leather je pourrais tenter négocier un bon prix.
Une vague d’excitation montait en Aliénor. Ce projet était immense à ses yeux. Elle se lançait dans quelque chose de totalement nouveau mais elle voulait le faire, essayer, apprendre et obtenir cette nouvelle corde à son arc.
-J’ai vu rapidement l’école, vous avez un espace extérieur ? Et si jamais ce projet se concrétise, il faudrait un local pour ranger les balais, les balles et le matériel d’entretien. Euh… Désolée je m’emballe. Mais vous devez savoir ce que c’est non ? Quand on a la possibilité de faire découvrir sa passion, j’ai un peu tendance à m’emballer.
Ce n’était que les prémisses. Aliénor risquait de rencontrer beaucoup d’embuches, mais elle savait qu’elle pouvait le faire, elle était déterminée, elle avait le soutien de l’école et potentiellement celle de la directrice de Maeve Queen, qui pourrait arrêter un tel entrain ?
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Un sport à offrir
La directrice regarda un instant la jeune sorcière avec attention. Sa motivation était tout autant communicative que déconcertante.
- Vous avez raison de vous emballer un peu à propos de votre projet. Je préfère ça aux fausses postures.
Un sourire s’installa sur ses lèvres.
- Alors, Mademoiselle Delphillia… Pour répondre à vos questions, oui, nous avons deux espaces extérieurs. Une cour qui sert autant aux jeux qu’aux moments de regroupement, ainsi qu’un petit terrain attenant que nous utilisons en général pour les activités qui demandent de la place. Cela nous évite de transformer l’école en champ de bataille. Et croyez-moi, il n’y a guère besoin de beaucoup pousser les gamins pour ça !
Flora laissa échapper un petit rire joyeux.
- Pour le local, c’est indispensable, vous avez tout à fait raison. Balais, balles, protections, kit d’entretien… Tout doit être hors de portée des petites mains curieuses. On a plusieurs options : Un petit débarras près de la cour, ou une remise plus grande à l’arrière. Nous choisirons ensemble en fonction des besoins.
La rousse marqua une pause avant de reprendre le fil de ses pensées.
- Maintenant, avant de foncer tête baissée, il me semble nécessaire que l’on fasse un point calendrier.
La plume magique de la sorcière prit position au-dessus d’une feuille vierge, prête à retranscrire les échanges.
- Vous m’avez parlé, dans votre lettre, de la dernière semaine de mars, jusqu’à la fin de l’année scolaire. Afin d’être bien précis, à partir de quand, précisément, souhaitez-vous commencer ? Est-ce que vous arrivez en même temps que votre période de stage ? Je me disais qu’une première visite préparatoire sous peu vous permettrait de rencontrer les enfants et l’équipe éducative ?
La plume notait les questions de Flora, en laissant un espace pour les futures réponses.
- Avez-vous déjà réfléchi au rythme de vos séances, une ou deux fois par semaine ? Il faudra aussi réfléchir à l’organisation des groupes d’élèves, peut-être par âges. Vous pourrez, si vous en estimez le besoin, être assistée d’un assistant éducateur.
Flora observa sa plume griffonner énergiquement.
- Pour terminer, je propose tout de suite de sortir afin de vous faire faire un tour de l’école et des espaces extérieurs.
La directrice se redressa lentement de son fauteuil.
- Mais surtout, Alienor, appelez-moi Flora !
Fin pour moi merci !
Amuse toi bien à Maeve
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
- Vous avez raison de vous emballer un peu à propos de votre projet. Je préfère ça aux fausses postures.
Un sourire s’installa sur ses lèvres.
- Alors, Mademoiselle Delphillia… Pour répondre à vos questions, oui, nous avons deux espaces extérieurs. Une cour qui sert autant aux jeux qu’aux moments de regroupement, ainsi qu’un petit terrain attenant que nous utilisons en général pour les activités qui demandent de la place. Cela nous évite de transformer l’école en champ de bataille. Et croyez-moi, il n’y a guère besoin de beaucoup pousser les gamins pour ça !
Flora laissa échapper un petit rire joyeux.
- Pour le local, c’est indispensable, vous avez tout à fait raison. Balais, balles, protections, kit d’entretien… Tout doit être hors de portée des petites mains curieuses. On a plusieurs options : Un petit débarras près de la cour, ou une remise plus grande à l’arrière. Nous choisirons ensemble en fonction des besoins.
La rousse marqua une pause avant de reprendre le fil de ses pensées.
- Maintenant, avant de foncer tête baissée, il me semble nécessaire que l’on fasse un point calendrier.
La plume magique de la sorcière prit position au-dessus d’une feuille vierge, prête à retranscrire les échanges.
- Vous m’avez parlé, dans votre lettre, de la dernière semaine de mars, jusqu’à la fin de l’année scolaire. Afin d’être bien précis, à partir de quand, précisément, souhaitez-vous commencer ? Est-ce que vous arrivez en même temps que votre période de stage ? Je me disais qu’une première visite préparatoire sous peu vous permettrait de rencontrer les enfants et l’équipe éducative ?
La plume notait les questions de Flora, en laissant un espace pour les futures réponses.
- Avez-vous déjà réfléchi au rythme de vos séances, une ou deux fois par semaine ? Il faudra aussi réfléchir à l’organisation des groupes d’élèves, peut-être par âges. Vous pourrez, si vous en estimez le besoin, être assistée d’un assistant éducateur.
Flora observa sa plume griffonner énergiquement.
- Pour terminer, je propose tout de suite de sortir afin de vous faire faire un tour de l’école et des espaces extérieurs.
La directrice se redressa lentement de son fauteuil.
- Mais surtout, Alienor, appelez-moi Flora !
Fin pour moi merci !
Amuse toi bien à Maeve
Dernière modification par Gabryel Fleurdelys le 26 mai 2026, 19:52, modifié 1 fois.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Un sport à offrir
Ses dents plantées dans sa lèvre inférieure, elle attendait avec une certaine appréhension les paroles de la directrice de cette école pour tous petits sorciers. Mais come depuis le début de cet entretien, elle se montra ouverte, même malgré l’enthousiasme un peu trop débordant de la jeune Delphillia. Aliénor hocha la tête aux paroles de la femme et laissa échapper un rire en imaginant les enfants sortir tous les minis-balais du local, transformant la cours en un véritable espace aérien non contrôlé. En effet, ça pouvait très vite ressembler à un champ de bataille et ce n’était pas le but recherché.
Quand elle évoqua le calendrier, Aliénor se redressa. Elle acquiesça quand elle évoqua le fait de rencontrer l’équipe éducative de l’école avant de toute façon il faudrait bien qu’elle apporte le matériel en amont de son stage…
-L’ISMI me soutien dans la réalisation de ce stage, il n’y a donc pas de problème pour dégager quelques journées pour rencontrer toute l’équipe, se rencontrer à nouveau pour finaliser le planning, apporter le matériel, faire toutes sorts d’ajustements qui pourront être nécessaires en somme.
Quand au début du stage, Aliénor fouilla un instant dans son sac pour en sortir le calendrier officiel de l’ISMI pour son année. Elle le posa sur le bureau pour le survoler.
-Officiellement mon stage commence à partir du lundi 27 mars. Mais je ne pense pas que mes professeurs verront de problèmes à ce que je rate quelques cours durant le mois de mars pour la préparation de mon stage.
Elle leva les yeux de son calendrier. Pour ce qui était de la périodicité des cours et à l’aménagement de ceux-ci, il paraissait évident qu’elle ne ferait pas les mêmes cours pour les enfants de 2 à 5 ans et ceux de 6 à 10 ans. Pour certains elle devrait encore travailler la motricité fine et pour les autres, elle pourrait rentrer bien plus vite dans le cœur du sujet.
-Je pense que les plus grands, de 6 à 10 ans on peut envisager une séance par semaine. Le mieux pour le sport serait de le placer en fin de journée pour qu’ils ne soient pas trop fatigués après quitte à avoir leur gouter juste après. Pour le plus petites, peut être qu’une séance tous les 15 jours serait suffisant, ils vont nécessairement moins voler et ce serait plus de la motricité large, il ne faudrait pas les surcharger d’informations.
Elle avait du mal à se rendre compte de ce qu’un enfant de 2 ans pouvait apprendre. Mais appréhender les textures d’un souafle, d’un balai, appréhender la sensation du vol sans prendre le contrôle d’un balai, il y avait quand même des choses à faire. Après tout on pouvait commencer à voler très jeune ce n’était pas un problème pour beaucoup de clubs.
Aliénor se leva à la suite de la proposition de la directrice pour visiter rapidement les lieux.
-Très bien Flora, je vous suis.
Elle sourit à la directrice, c’est vrai que le « Madame » instaurait une certaine distance. Elles allaient peut-être être amenées à travailler durant plusieurs mois ensemble autant rendre ça le plus agréable possible.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Quand elle évoqua le calendrier, Aliénor se redressa. Elle acquiesça quand elle évoqua le fait de rencontrer l’équipe éducative de l’école avant de toute façon il faudrait bien qu’elle apporte le matériel en amont de son stage…
-L’ISMI me soutien dans la réalisation de ce stage, il n’y a donc pas de problème pour dégager quelques journées pour rencontrer toute l’équipe, se rencontrer à nouveau pour finaliser le planning, apporter le matériel, faire toutes sorts d’ajustements qui pourront être nécessaires en somme.
Quand au début du stage, Aliénor fouilla un instant dans son sac pour en sortir le calendrier officiel de l’ISMI pour son année. Elle le posa sur le bureau pour le survoler.
-Officiellement mon stage commence à partir du lundi 27 mars. Mais je ne pense pas que mes professeurs verront de problèmes à ce que je rate quelques cours durant le mois de mars pour la préparation de mon stage.
Elle leva les yeux de son calendrier. Pour ce qui était de la périodicité des cours et à l’aménagement de ceux-ci, il paraissait évident qu’elle ne ferait pas les mêmes cours pour les enfants de 2 à 5 ans et ceux de 6 à 10 ans. Pour certains elle devrait encore travailler la motricité fine et pour les autres, elle pourrait rentrer bien plus vite dans le cœur du sujet.
-Je pense que les plus grands, de 6 à 10 ans on peut envisager une séance par semaine. Le mieux pour le sport serait de le placer en fin de journée pour qu’ils ne soient pas trop fatigués après quitte à avoir leur gouter juste après. Pour le plus petites, peut être qu’une séance tous les 15 jours serait suffisant, ils vont nécessairement moins voler et ce serait plus de la motricité large, il ne faudrait pas les surcharger d’informations.
Elle avait du mal à se rendre compte de ce qu’un enfant de 2 ans pouvait apprendre. Mais appréhender les textures d’un souafle, d’un balai, appréhender la sensation du vol sans prendre le contrôle d’un balai, il y avait quand même des choses à faire. Après tout on pouvait commencer à voler très jeune ce n’était pas un problème pour beaucoup de clubs.
Aliénor se leva à la suite de la proposition de la directrice pour visiter rapidement les lieux.
-Très bien Flora, je vous suis.
Elle sourit à la directrice, c’est vrai que le « Madame » instaurait une certaine distance. Elles allaient peut-être être amenées à travailler durant plusieurs mois ensemble autant rendre ça le plus agréable possible.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Chère Mademoiselle Delphillia,