Encore et toujours fatiguées

Dimanche 13 novembre
10h


Anais soupira en s’installant dans un canapé. Le foyer était un endroit bien douillet et elle venait se jour là pour être tranquille.
La jeune fille avait mauvaise mine. Ses yeux habituellement bleus éclatant semblaient ternes et des gros cernes noirs les entouraient. Sur son visage normalement jovial et enjoué se dessinait seulement une fine bouche plate, dont les coins ne se relevait pas. Même dans ses cheveux, son état se voyait. Au lieu d’être bien brossés, ils était emmêlé et lâchement attaché. Anais soupira une nouvelle fois puis le détacha. La catastrophe se verrait moins ainsi.
L’état de la jeune fille était dû au peu d’heures qu’elle dormait. Elle faisait très souvent des cauchemars et n’avait plus envie de passer du temps au lit. Chaque nuit, elle se réveillait. La plupart du temps, elle ne se souvenait de rien. Mais une grande peur s’installait et elle avait peur de se rendormir.
Ce jour là, la blonde avait très peu dormit. Ses yeux regardaient dans le vide et elle pensait à tout. A ses amis, sa famille, ses cours, ses professeurs… une pensée vint même pour Neige, son chat resté chez elle. Elle secoua légèrement la tête, amusée de ou son esprit l’avait emmenée. Un petit sourire se dessina sur son visage et elle imagina ce que son chat faisait en se moment. Elle était si concentrée qu’elle n’entendît pas quelqu’un arriver.

@Noémie Da Cruz
Dernière modification par Anais Hairwood le 21 déc. 2025, 22:19, modifié 1 fois.

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Encore et toujours fatiguées
Noémie ne dormait pas. Pas du tout. Ses séances avec Mr. Kyros ne changeait rien. Parce que parler pour elle, se confier lui été presque impossible. Trop dur, trop compliqué. Pourtant elle avait vraiment besoin de repos, de sommeil, de nuits plus longues que seulement six heures. Ce matin là, la jeune serpentarde avait décidé de se rendre au foyer. La veille, après le cercle de parole avec le psychomage justement la jeune fille s'était pas sentie très bien. Passer du temps avec autant d'autres enfants était difficile pour elle. Il faut faire des efforts, se tenir bien, afficher le plus beau des sourire, faire semblant que tout va bien. Que de choses malsaines.

Donc ce matin, après un réveil en sursaut d'un cauchemars bien horrible Noémie avait décidé de se rendre au foyer, de s'installer dans un bon canapé avec le bruit de fond des discussion des autres enfants. Les histoires, quelques pleurs, beaucoup de rires, des blagues, des farces et de la vie. Un besoin de vie immense naissait dans le coeur de Noémie en ce moment même. Ce besoin d'être heureuse lui prenait la gorge, lui prenait toutes ses pensées. Plutôt des bonnes pensées non ? Penser au bonheur, aux rires mais ne pas y avoir accès c'était malsain.

En arrivant donc dans cette salle, dont elle avait beaucoup l'habitude en raison de ses heures et ses heures passées là bas. Dans le canapé dans lequel elle avait l'habitude de s'assoir était déjà assise une fille de son âge. Elle avait de grosses poches sous les yeux, une regard vide qui regardait dans le vague. Une vie dure peut-être. Un avenir dans le brouillard aussi.

En tous cas Noémie se planta devant elle sans réfléchir et afficha (de nouveau) un (faux) sourire.

« Coucou, je peux m'assoir ?»

302 mots | @Anais Hairwood désolée pour le retard. Peut on décaler la date au 13 novembre ?

signé #fa40d6 (poétique et lourd de sens)

Encore et toujours fatiguées
Perdue dans ses pensées, Anais n’entendît pas quelqu’un s’approcher d’elle. Elle remarqua la présence de la jeune fille seulement quand celle ci lui parla.
- Pas de soucis assied toi seulement.
Elle se décala puis observa la Serpentarde. Elle affichait un grand sourire qui semblait plus faux qu’autre chose. Milles pensées tournaient dans ses yeux et elle avait un regard presque envieux au monde qui l’entourait. Curieuse mais ne voulant pas la brusquer, Anais lui demanda doucement.
- Ça va ? Parce que tu n’as pas l’air d’aller très bien….
Elle se tut et attendit que sa camarade décide de lui répondre ou non. La blonde savait qu’il était souvent difficile de parler de ses problèmes, plus difficile que de parler des choses qui vont bien.
Anais tourna son regard aux personnes qui l’entouraient. Tout le monde semblait heureux. Tous riaient, s’amusait. Seul le canapé sur lequel elle était assise avait l’air triste et morose. Et ce malgré le grand sourire de sa voisine.
La vue pouvait être barbare des fois. Anais en avait déjà fait les frais. Il arrivait qu’elle veuille tout faire changer, tout recommencer. Mais rien de tout cela n’était possible, la vie venait comme elle se trouvait. Des fois, on pouvait avoir envie de tout arrêter, de tout stopper. Mais ce n'étais pas une bonne décision. Si les choses se passaient comme elle se passaient, il devait y avoir une raison.

@Noémie Da Cruz
Dernière modification par Anais Hairwood le 27 déc. 2025, 16:27, modifié 1 fois.

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Encore et toujours fatiguées
La canapé était triste, Noémie en était convaincue. Il aurait dû aller prendre rendez vous avec le psychomage parce qu'il était sûrement victime de dépression sévère. Les symptômes, moue, tristesse, affaissement et couleurs délavées le confirmait.

Elle le caressa du bout des ongles comme pour lui transmettre que tout irait mieux un jour. Mais le un jour était le clou du spectacle. Comment lui faire comprendre qu'elle aussi souffrait de tout son être ?

La jeune fille de elle ne savait quelle maison la regardait attentivement et elle devait avoir déniché, vu, trouvé quelque chose parce qu'elle lui demanda sans aucun gêne si Noémie allait bien. Quelle question idiote franchement ! Demander a quelqu'un qui n'a pas l'air d'aller bien si il ou elle va bien était vraiment très idiot. Évidemment Noémie se retint de le dire et ravala ses pensées désagréables pour répondre qu'elle était juste crevée :

« Je suis juste crevée mais sinon tout roule de mon coté. Et toi ? Pareil ? » quelles coïncidence de croiser une fille, qui maintenant que Noémie y regardait de plus près, paraissait tout autant claquée par la vie. Une porte claquée fort au nez.

En ce mois de novembre bien nul, froid et bien fatiguant les ados de l'école de sorcellerie de Poudlard étaient tous fatigués, tous se baladant avec de cernes violacées sous les paupières a moitié fermées. Un symptôme marquant a cette période, une épidémie de début d'année.

« Tu subis la vie comme elle vient ? Ou bien tu lui fait subir tes innombrables pensées ? » demanda Noémie avec une certaine lassitude dans le timbre de la voix. Avec dans les yeux une attention dissimulée derrière la fatigue.

Cette fille avait raison, elle allait pas bien. Dormir lui ferait du bien, enfin, quand elle y parviendrait.

303 mots | @Anais Hairwood ça te va ?

signé #fa40d6 (poétique et lourd de sens)