26 déc. 2025, 17:37
 RPG+  Poussière d'ange  PV 
17 décembre 2050 - Durant le bal
Tour d'astronomie, dans les environs de 18h

PV : @Hazel Dovee


Monter la tour était toujours une certaine épreuve à affronter pour ses jambes. Malgré la difficulté, elle alla jusqu'au bout de son idée et gravit les nombreuses marches qui la menèrent plus près des cieux. La bandoulière de son sac lacérait un peu son épaule mais elle fit abstraction à la douleur. Pour une fois, il contenait autre chose que des livres et des montagnes de devoirs.

Avant d'arriver jusqu'à la tour d'astronomie, elle avait croisé bon nombre d'élèves apprêtés pour le bal AMICO. C'était exactement le même cirque dans son dortoir, avec ses camarades totalement impatientes de rejoindre leur cavalier pour partager une valse. Contrairement aux autres élèves, Émeline n'avait pas cherché quelqu'un, encore moins une robe à se mettre. Elle se souvenait parfaitement de la dernière danse qu'elle avait partagée, et au final, son cœur s'était retrouvé piétiné.

Avoir le cœur en miettes, elle commencerait presque à en avoir l'habitude.

Entre Edmund, son père...l'absence de Poli et de sa mère.

L'accumulation venait l'écraser et la faisait presque suffoquer. Heureusement, au milieu de ces ténèbres, elle avait à ses côtés Alexander, le chat qu'il lui avait offert avant la rentrée et ses jeunes amis aux sourires enfantins.

Elle ne partageait pas le même engouement que le reste du château pour cette soirée, cependant, elle ne voulait pas non plus rester enfermée dans sa salle-commune pendant que les autres s'amusaient. Quitter les lieux était la seule solution qu'elle avait trouvée pour remonter un brin le moral. Même un bon livre et la chaleur des cheminées ne furent pas assez forts pour la retenir de cette sortie imprévue. Elle avait donc emporté son matériel d'art, de quoi grignoter si un creux se manifestait et un gros pull à enfiler en dessous de sa cape. En évitant les couloirs les plus empruntés, elle choisit de se diriger vers l'endroit qui lui paraissait le plus adapté pour produire un dessin inopportun.

Son souffle était un peu saccadé quand elle arriva à destination. Elle s'accorda donc un peu de répit en s'appuyant contre le mur avant de continuer. Ce soir, il n'y avait aucun cours qui se déroulait, alors moins de chances de croiser le professeur d'astronomie. Bien qu'il n'était pas encore tout à fait la nuit, elle ne préférait pas prendre le risque de se faire rouspéter par lui. Elle se rendit au point d'observation le plus haut et ne porta pas le moindre intérêt au matériel qui se trouvait dans la pièce. Ce qui l'intéressait n'était autre que le ciel déjà assombri et d'où la neige tombait.

Son regard se posa sur l'extérieur et sa respiration se coupa durant une microseconde.

Le paysage était juste...poétique.

L'air frais de l'hiver s'amusait à la faire grelotter. Elle referma au plus haut les boutons de sa cape et regretta de ne pas posséder de bonnet pour protéger ses oreilles du froid. Généralement, ce temps aurait pu la faire redescendre aussi vite que son arrivée, mais l'envie de dessiner ce qu'elle voyait était bien plus forte.

Émeline s'installa près de la balustrade, une jambe pendant dans le vide et la seconde qui lui servait d'appui pour son carnet. La pointe de son crayon se mit à retranscrire la beauté nocturne du parc et de cette poussière d'ange qui voletait avec le vent.

Entre quelques traits, sa main attrapait une sucrerie qu'elle glissait entre ses lèvres. Le sucre avait toujours le don de lui redonner de la force, bien qu'un bon chocolat-chaud aurait sûrement été une meilleure solution contre la température. L'idée était séduisante, mais elle devait faire avec ce qu'elle avait.

Alors elle plongeait sans restriction dans son dessin, oubliant ses tracas durant cet instant rien qu'à elle.

(611 mots)
Dernière modification par Émeline Joyner le 23 janv. 2026, 00:08, modifié 1 fois.

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Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline

31 déc. 2025, 12:38
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Hazel était, comme à son humble habitude, en train de flâner dans les couloirs. Elle avait vaguement entendu parler du bal. Ce fameux bal dont elle rêvait tant.. toutes les nuits elle s’imaginait vêtue d’une robe enchanteresse, dansant dans les bras d’un garçon de sa maison… le matin pourtant, la vérité lui revenait au visage comme si on lui avait lancé un sceau d’eau au visage. Elle n’avait pas de belle robe et elle n’avait pas de beau spécimen avec qui danser. Elle n’avait même pas une amie avec qui valser car elles étaient toutes déjà prises. Pour la robe, elle devait remercier son chat qui l’avait tailladé comme un vulgaire morceau de tissu. Et ce n’était pas de l’ironie, elle le remerciait réellement. L’horrible robe de l’une de ses grand-mère ou que sais-je était la dernière chose qu’elle aurait voulu porter pour un bal, surtout pour une fillette de 11 ans ayant une idée très précise de ce qui était joli. La pauvre Gryffondor avait donc décidé d’avoir pour seule compagnie le ciel, son immortel ami qui guidait ses pas depuis ses quatre ans. La rouge et or espérait secrètement qu’un oiseau rare viendrait se poser sur son bras et lui conterai de fabuleuses histoires en disant que si elle pouvait le comprendre, c’était parce qu’elle était la reine des oiseaux. Tu peux toujours rêver.

Hazel en avait presque marre de son imagination qui débordait d’elle comme d’une rivière en crue. S’imaginer tant de folies rendait la vie sur terre encore plus ennuyeuse que celle d’un vers à soie. Heureusement qu’elle était à Poudlard, ici, c’était comme une énorme éponge qui aspirait toute sa créativité et la transformait en histoires incroyables, en rencontres marquantes et cours passionnants. Elle en avait bien conscience, cet endroit était comme une sorte d’abris pour certains élèves, un endroit où chacun se sentait accueilli comme chez sois, bien qu’il puisse y avoir quelques histoires, quelques disputes..

Avec tout ça, Hazel ne s’était pas même pas rendu compte d’avoir gravi les cinq étages restants qui l’amenaient jusqu’à la tour d’astronomie. Elle ne s’était pas rendue compte avoir poussé la porte et l’avoir refermée derrière elle. Marcher ainsi dans ses pensées l’avaient coupée du monde. Mais le froid mordant l’accueillant silencieusement l’avait fait revenir à elle.
La Gryffonne était tout en haut. Encore en haut il y avait les étoiles qui la surveillaient de leur corps céleste, et en bas il y avait ce doux manteau blanc, de la neige pour sûr. Émerveillée, apaisée, en harmonie avec cette atmosphère si calme et avenante, Hazel sourit et soupira d’aise. Au diable le bal AMICO et le beau prétendant de ses rêves, car le voilà le vrai bal : la valse des flocons, la musique douce du vent, la guirlande faite d’étoiles, toutes les conditions étaient réunies pour une danse solitaire.

C’est alors qu’Hazel relâcha encore ses muscles, elle s’éleva dans la nuit, dansant silencieusement les yeux fermés, n’écoutant que le silence. Elle était peut-être folle a danser ainsi, mais alors elle était la fille la plus heureuse du monde. Et ce n’est que lorsque son nez fut gelé qu’elle s’arrêta, à peine essoufflée. Et à ce moment là elle se pétrifia. Elle n’était pas seule ici. Une autre élève avait choisi la compagnie silencieuse des étoiles.

@Émeline Joyner :cute:

~ Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante ~ Officiellement membre de la secte des vampires
Ma couleur : #943333

1 janv. 2026, 14:55
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Immaculée, dénuée d'artifice et d'une pureté à faire pâlir celle du monde, voilà la manière qu'Émeline percevait la neige qui tombait sur terre. Les flocons flottaient avec légèreté jusqu'à venir se déposer sur le bord de son carnet, inscrivant leur passage en fondant contre la matière. Elle dessinait tout en s'abandonnant au paysage qui lui offrait sa beauté en guise de cadeau de fin d'année. La mine de son crayon glissait contre le grain du papier, recréant la nature nocturne par différents tons de gris. Chaque trait qu'elle effectuait sur la feuille possédait un poids, une véritable note personnelle qu'elle insufflait de manière instinctive.

Son univers se formait autour d'elle, telle une bulle de savon qui l'englobait. Sa beauté était incontestable mais il en était de même pour sa fragilité. La bulle éclata quand elle entendit des petits pas s'approcher de sa planque. Émeline ne bougea pas, persuadée qu'il ne s'agissait que d'un élève venu se perdre dans les environs et qui allait rapidement faire marche arrière. Seulement, en voyant qu'il s'agissait d'une fille, ou plutôt, d'une fillette par sa taille, elle fut surprise de la voir là. Avec le bal qui se déroulait quelques étages plus bas, la Serdaigle était certaine que tous les premières années se seraient jetés dans la salle de bal, les yeux pétillants et les pieds prêts à danser toute la soirée. Pourtant, la plus jeune se trouvait là, en haut de la tour la plus élevée de l'école.

Intriguée par sa présence, Émeline garda le silence et l'observa. Sans uniforme pour signifier à quelle maison elle appartenait, l'aiglonne ne pouvait que se contenter de l'apparence de sa cadette. Elle possédait des longs cheveux bruns, assez semblables aux siens. Pour ce qui était du regard, Émeline n'avait pas encore eu l'occasion de le voir, car l'inconnue les gardait fermés. Et là, au milieu de la tour d'astronomie, la jeune élève se mit à danser, entourée par le froid de l'hiver et de la nuit qui venait de tomber. La Serdaigle trouvait les gestes plutôt incertains mais remplis d'une candeur et d'une énergie resplendissante. Cette danse improvisée, dont elle ne devait pas être spectatrice, l'inspira. Au milieu de son dessin, elle rajouta une danseuse qui flottait dans les airs et qui effectuait une gracieuse valse solitaire.

Alors qu'elle finissait d'apporter les derniers détails à sa danseuse des étoiles, elle remarqua qu'elle n'entendait plus la danse se jouer en fond. Elle releva son regard de son carnet et rencontra enfin celui de la fille. Grâce à la lueur de la lune, elle put voir qu'elle possédait des yeux clairs, d'une teinte de gris tout à fait somptueuse. D'après l'étonnement qui anima les pupilles de sa cadette, elle ne s'attendait pas à la trouver là, assise dans un coin, à assister à sa représentation. Pensait-elle qu'elle allait la réprimander ? Ou encore se moquer ? Émeline serait vraiment mal placée pour faire des remontrances et encore plus pour se rire d'elle.
Dans l'optique de la rassurer, elle lui dédia un sourire fatigué et lui parla.

- Tu te débrouilles bien, lâcha-t-elle avec honnêteté. Ce n'est pas si simple de danser sans partenaire.

Émeline se redressa un peu, redonnant à son dos une position moins affaissée. Elle ne s'était pas défaussée de son sourire et continua à lui partager le brin de bonne humeur qu'elle lui avait apporté sans le savoir.

- C'est étonnant de voir une si jolie danseuse manquer un bal, fit-elle remarquer.

(574 mots)
@Hazel Dovee, j'espère que ça te plaît :cute:

- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline

2 janv. 2026, 12:26
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Hazel regardait cette fille qu’elle considérait « sortie de nul part » comme un cerf pétrifié regarderait les feux d’une voiture. Elle était certes sublime, mais il y avait aussi une aura qui émanait d’elle, et la Gryffondor aurait rougit si elle aurait dû l’avouer à voix haute, mais il lui semblait que cette demoiselle relevait de la présence royale, parfaite.
Et pourtant, cette mystérieuse fille n’était pas parfaite. Hazel le sentait, ou peut-être qu’elle l’imaginait, rien n’était trop sûr avec la rouge et or. Mais elle sentait donc cet aura de royauté mélangé à une certaine faiblesse. Quand ses parents lui rétorquaient qu’elle avait beaucoup trop d’imagination, elle se consolait par la fierté qu’elle éprouvait chaque fois que son « diagnostique » se révélait bon.

Essayant de retrouver un peu de contenance, elle essaya de détailler plus précisément la douce apparition en face d’elle. C’était une élève des dernières années de Poudlard. En la comparant avec ses frères, elle la placerait entre Emrys et Everett. La jeune lionne conclut donc que cette princesse aux cheveux de jais faisait parti de ces grands et imposants élèves qu’étaient les sixième et septième années. En baissant les yeux sur ses mains elle y vit un carnet, et de là où elle se trouvait elle pouvait y percevoir avec un peu d’émerveillement un dessin, une œuvre grandiose. Les paysages hivernaux étaient tout ce que la fillette détestait retranscrire dans ses carnets, trop imprévisibles, trop purs. Et voilà que devant elle se tenait non seulement une étoile solitaire, mais aussi un dessin qui aurait pu paraître banal pour d’autres, mais qui touchait Hazel droit au cœur. Ce qu’elle aimait l’art…. La Gryffondor considérait avec sérieux les dessins des autres, car pour elle ils reflétaient l’âme de l’artiste, ses rêves, ses cauchemars, son essens.

Sortant enfin de ses rêveries, la fillette revint sur le regard de son aînée. Un regard sombre, mais chaleureux. Un peu comme ce ciel nocturne, son regard brillait comme si des millions d’étoiles en avaient fait leur résidence. Ou peut-être que ça aussi, Hazel l’imaginait. Elle se demandait, avec un peu de curiosité, ce qu’allait lui répondre cette fille dont elle ne connaissait même pas la maison. En tout cas, pas de chez les Gryffondor. La brunette l’imaginait mal se moquer, car en réalité, elle la voyait bien valser elle aussi, solitaire, silencieuse, rêveuse. Peut-être existait-il un lien magique entre tous les rêveurs ? Peut-être que c’était ce lien qui l’avait fait monter jusqu’en haut de la tour, car avouons-le, aucune jeune fille digne de ce nom escaladerait autant de marche pour dire bonjour à la nuit.

Se rapprochant légèrement Hazel l’écouta aussi attentivement que lorsqu’elle avait écouté pour la première fois un enregistrement de la voix de son arrière-grand-mère. Et elle en fut plutôt surprise. Bien qu’elle ne s’attendait pas à des paroles négatives, elle ne pensait tout de même pas être complimentée. La fillette hocha la tête silencieusement, essayant de donner l’air qu’elle n’était pas totalement pétrifiée, qu’elle gardait un certain contrôle d’elle même. Le sourire de cette sombre étoile était chaleureux, peut-être pas le type de chaleur dont les gens ont l’habitude, mais tout de même chaleureux. Joyeux ? Elle ne saurait le dire, mais la chaleur qu’elle ressentait au travers de ce simple sourire la fit se rapprocher d’encore quelques pas. Elle avait l’impression d’être une petite souris rencontrant pour la première fois un chat, ne sachant si elle devait fuir ou s’approcher.
À la dernière remarque de son aînée, Hazel faillit rougir. Les seuls compliments de ce genre venaient principalement de sa mère et elle ne s’attendait pas l’entendre aujourd’hui. Souriant à son tour, Hazel essaya de lui transmettre la même chose que lorsqu’elle lui avait sourit, bien que le siens soit trop enthousiaste et trop excité pour copier avec exactitude le charisme discret mais présent de son interlocutrice.

- Merci, enfin, je sais que c’est pas grand chose ce que tu dit, mais c’est gentils.

Puis essayant de se détacher du portrait de la première année toute excitée par le premier compliment qu’on lui donnait elle s’approcha encore une dernière fois d’un pas mesuré et la désigna toute entière.

- Je pourrais rétorquer que c’est rare de croiser une personne aussi lumineuse et éteinte à la fois dans ce genre de paysage.

Désignant du doigt la plaine enneigée au second plan, elle désigna une seconde fois la fille en face d’elle, et sans savoir si ses paroles seraient bien prises ou non, elle poursuivit sur sa lancée.

- Enfin, tu sais, je te verrai bien soit dans un lit bien au chaud en train de passer la meilleure nuit de ta vie pendant que tout le monde se marche sur les pieds en dansant, soit justement en train de te faire marcher sur les pieds, mais avec dignité.

Hazel hocha la tête, fier de son raisonnement, un peu trop enfantin sur les bords mais mélangé à l’humour discret et singulier dont la Gryffondor était si fière.

831 mots
@Émeline Joyner tu écrit si joliment bien sûr que ça me plait :wow: en revanche j’espère que ce que j’ai écrit te convient (j’ai peut-être trop abusé sur les métaphores ?)
Dernière modification par Hazel Dovee le 24 janv. 2026, 18:52, modifié 1 fois.

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2 janv. 2026, 22:54
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Tel un petit lapin apeuré, la cadette la fixa durant plusieurs minutes, analysant ce qu'elle venait de lui dire. Émeline ne bougea pas plus, comme si elle pensait que le moindre geste brusque ferait s'enfuir la fillette. Sa mine surprise lui aurait presque arraché un gloussement. Faisait-elle si peur ? La Serdaigle ne se trouvait pas du tout impressionnante, encore moins imposante en étant assise à même le sol. Peut-être que la jeune sorcière n'avait pas l'habitude que des aînés lui adressent la parole. Cette supposition personnelle la rendit, à ses yeux, d'autant plus adorable.

En attendant patiemment qu'elle réagisse, elle perçut son regard descendre jusqu'à son carnet. Ses yeux, aussi clairs que de la glace, s'illuminèrent à la vue de son dessin. Comme de la neige au soleil..., constata silencieusement Émeline. Sa main poussa un peu le carnet sur ses jambes pour le rendre plus accessible à regarder.

- Ta danse m'a beaucoup inspiré, lui confia-t-elle en montrant du doigt la danseuse des étoiles. C'est toujours mieux avec un modèle, pas vrai ?

Comme elle l'espérait, ses compliments eurent l'air de la détendre et elle osa se rapprocher. Si elle avait voulu l'embêter, elle aurait très bien pu se lever et venir tirer ses joues rondelettes d'enfant. Cependant, elle contint sa pulsion de grand-mère et réserva ce triste sort à son petit frère de cœur. Il n'allait pas y échapper avant qu'ils ne quittent le château pour les vacances de Noël. Entendre la voix de la jeune fille la sortit de ses rêveries et la ramena à la réalité.

- De rien, c'est juste la vérité, dit-elle d'une voix basse et d'un nouveau sourire. Ce n'est pas tous les jours qu'on croise une danseuse à cet endroit. Je pense que les étoiles ont aussi apprécié le spectacle.

Maintenant qu'elle se tenait bien plus proche d'elle, Émeline prit quelques secondes pour observer ses traits juvéniles. Avec l'absence d'ombre, elle put remarquer à quel point son visage était fin et fort mignon. Que les jeunes d'aujourd'hui étaient beaux ! De véritables anges tombés du ciel. Durant sa légère inspection silencieuse, elle haussa un sourcil à la manière dont elle venait de la décrire. À la fois lumineuse et éteinte, disait-elle ? C'était pour le moins assez atypique. Sans même qu'elle le sache, ses paroles résonnèrent au fond d'elle. Alors, sa propre peine se voyait-elle à ce point ? Et qu'une parfaite inconnue lui fasse la réflexion rendait le moment d'autant plus lourd à encaisser.

Pourtant, alors que l'aigreur allait l'emporter, elle fut coupée en plein dans son élan face à la description qu'elle lui donna. Une image farfelue d'elle, en train de se faire écraser les pieds par quelques partenaires, se dessina dans son esprit et lui arracha un véritable rire. C'était bien tout ce qu'elle voulait éviter en venant se cacher ici ! Mais l'entendre de sa bouche et de sa voix fluette l'avait en quelque sorte rattrapée avant qu'elle ne dérive vers des eaux plus sombres.

- Moi ? Me faire écraser les pieds avec dignité ? pouffa-t-elle avec amusement. Elle est bien bonne celle-là !

Elle rit de plus belle et s'accrocha légèrement au ventre pour atténuer les soubresauts. On ne lui avait jamais fait celle-ci, qui pouvait bien garder sa dignité en se faisant marcher sur ses pauvres petons ? Bien que sa bonne humeur fît vibrer son cœur de la bonne façon, elle se souvint de la dernière personne avec qui elle avait partagé une danse et son sourire se fana.

- Je ne danse plus...Enfin, plus avec n'importe qui, précisa-t-elle avant de lever le regard vers elle. Et toi ? Pourquoi es-tu ici ? Tu n'avais rien à te mettre ou personne ne t'a invité au bal ?

Émeline préférait détourner son attention en la replaçant sur elle. Et puis, il fallait avouer que l'aiglonne restait assez intriguée par les raisons qui l'avaient poussée à éviter la musique, les lumières étincelantes et les rires de la salle de bal.


(665 mots)
@Hazel Dovee, pas d'inquiétude, tu écris vraiment bien, j'adore :cute:

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Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline

5 janv. 2026, 01:05
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Hazel avança encore plus son petit corps d’enfant pour se pencher plus à son aise sur le dessin. Et ce qu’elle avait pu entrevoir à mi distance n’était pas comparable à ce qu’elle pouvait voir à présent, maintenant qu’elle pouvait voir ce détail qui changeait tout. Une jolie petit danseuse, qui menait une danse solitaire au milieu de cette plaine blanche. Hébétée, la jeune Gryffonne regarda cette fille, qui en plus de lui faire des compliments, se servait de sa petite danse sans prétentions pour en faire le centre de son œuvre. Et ce n’était pas rien pour Hazel. Son air perdu s’effaça et laissa place à un léger sourire, qu’elle espérait sûr d’elle. La rouge et or avait décidé devant la gentillesse et la douceur de cette élève, de laisser de côté sa timidité nouvelle - sûrement due à la surprise de croiser quelqu’un ici - et de faire ressortir sa sociabilité qui veillera à ne pas gâcher cette nouvelle rencontre en lui racontant de fabuleuses histoires sur les champignons par maladresse.

Hazel était d’ailleurs complètement aveuglée par les paroles de l’élève. Elle était si facile à amadouer, qu’elle aurait pu se faire kidnapper par le premier venu qui lui aurait dit que ses bottines rouges étaient jolies. Aux nouvelles paroles de son aînée, la fillette leva les yeux naïvement vers les étoiles et sourit de plus belle. Elle avait presque l’impression qu’elles brillaient plus fort ce soir là, où peut-être encore une fois que son imagination lui faisait des tours. Pourtant pour la seconde fois, la petite amoureuse des oiseaux eu l'impression que sa camarde pour la soirée ne disait pas cela simplement pour les formalités.

Ainsi accaparée par l'observation du ciel, Hazel faillit ne pas remarquer l'ombre passer sur le visage de cette Etoile aux milles facette. Presque car elle ressentit cette crispation, ce silence trop long. Redescendant son regard vers ses yeux elle décida de garder le silence. Son ignoble curiosité la poussait à vouloir enfoncer le clou, poser des questions, mais embêter une âme meurtrie n'était pas dans les habitudes de la fillette. Elle ne se sentait pas assez proches pour demander à cette presque inconnue, et elle ne voulait pas gâcher cette soirée qui s'annonçait agréable à cause de ses questions inutiles. Pour une fois elle serra les lèvres afin de contenir un flot de question inappropriées et elle détourna la tête légèrement, se plongeant plutôt dans la contemplation de la danseuse dessinée sur le papier, pour camoufler ses sourcils froncés de désaccord : d'où venait cette tristesse mal contenue ?

Commençant à croire qu'elle avait fait une gaffe, elle s'apprêtait à s'excuser lorsqu'elle entendit le ton rieur de la supposée septième année. Contaminée par son rire comme elle l'aurait été par une vilaine grippe, Hazel rit aussi, d'un rire dont seul les jeunes enfants en ont le secret et qui se perd lorsque l'on murit et que par le même occasion l'innocence s'en va à petits pas. La petite Gryffondor était sincèrement heureuse d'avoir fait rire une inconnue au beau milieu d'une tour sous la neige et elle profita encore des dernières notes de musiques que le rire joyeux avait propagé dans l'air avant d'écouter la suite, non sans quelques étoiles dans les yeux.

- C'est vraiment dommage, fit-elle remarquer, je pense que tu serait une aussi merveilleuse danseuse que l'est le personnage dans ton dessin.

Elle le pensait vraiment, et espérait qu'un jour peut-être, ce sera à son tour de la peindre en train de danser.
Lorsqu'elle entendit la question qui lui était posée, Hazel sourit en pensant à toutes les péripéties qui l'avaient menée tout en haut de la tour. Elle prépara mentalement ce qu'elle allait lui dire, car sinon son récit aura ni queue ni tête, et de toute manière elle avait prévu de faire simple.

- C'est plutôt amusant je te l'assure, mon chat Sully, que je soupçonne d'ailleurs de lire dans mes pensées, à de manière accidentelle et non préméditée déchiqueté ce tissu qui servait de robe à l'une de mes vieilles parentes.

La fillette sourit malicieusement en se tournant en boucle l'image du drame dans sa tête. Elle avait largement remercié Sully par la suite en lui offrant ses restes de poulet.

- Et puis après je n'en ai pas parlé à ma mère, de peur qu'elle me refile une robe encore plus horrible et invressemblable.

La Gryffondor ne comprenait d'ailleurs toujours pas pourquoi sa mère lui avait donné une robe aussi ridicule pour l'occasion, et la seule raison qu'Hazel voyait, c'était que Tulipe avait complètement oublié pour quelle occasion elle lui avait demandé une robe. Revenant au visage de son interlocutrice, elle lui avoua aussi le rouge au joues.

- Bon, il y a aussi le fait que personne ne m'a invitée

797 mots
@Émeline Joyner Hazel à la rescousse contre la tristesse, et contre les huitres mal élevées :wise:
Dernière modification par Hazel Dovee le 24 janv. 2026, 18:54, modifié 1 fois.

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7 janv. 2026, 23:16
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Partager un rire, c'était comme partager une part de soi-même.

À travers lui, Émeline se sentait toujours capable de se lier aux autres, de partager avec eux, même dans les moments les plus sombres de son existence. Et là, tandis qu'elle riait avec sa jeune camarade, elle avait réussi à oublier durant quelques secondes ce qui pesait sur sa joie. Malgré que cet instant de bonheur fut assez court, elle nota à quel point elle avait apprécié cette hilarité. Sa cadette n'avait sûrement pas fait exprès et ne devait pas se rendre compte de l'importance dans ces détails, mais Émeline ressentit une certaine reconnaissance envers elle.

- Merci, lui souffla-t-elle en réponse à son compliment. Je dois sûrement être rouillée depuis le temps. Mais bon, on ne peut pas être bon partout.

Sa dernière phrase n'était pas seulement pour la plus jeune, mais aussi pour elle-même. Car la Serdaigle avait trop tendance à vouloir exceller dans tout ce qu'elle entreprenait. Bien qu'il y ait une raison précise qui se cachait derrière sa nouvelle aversion envers les Potions, Émeline accumulait certaines lacunes dans cette matière. Un comble quand on pensait qu'elle était en filière Sciences.

Voir un sourire se dessiner sur les lèvres de sa camarade lui indiqua qu'elle allait sûrement trouver la suite amusante. Elle l'écouta lui raconter les quelques mésaventures liées à sa non-participation au bal de ce soir et elle pouffa en entendant l'implication du chat dans l'histoire. Les matous avaient vraiment un don pour ce genre de chose.

- Sully ne serait-il pas Légilimens sur les bords ? fit-elle en blaguant. Pauvre parente qui ne pourra jamais récupérer sa robe. Tu as gardé ce qui restait ? Elle pourrait en faire un torchon, on ne sait jamais.

En posant sa question sur sa présence ici, elle n'aurait jamais imaginé qu'elle serait là à cause de son animal de compagnie. Émeline se demanda si Kiaye lui ferait un jour le même coup. Heureusement pour la fille, ce n'était pas une robe qu'elle appréciait et qui ne lui appartenait pas.

- Tu as des amies dans ta maison ? L'une d'elles aurait pu te prêter une robe. C'était arrivé durant ma première année pour le bal d'Halloween, ça peut te sauver une soirée, fit-elle remarquer plus sur un ton informatif pour une potentielle prochaine fois. Et tu n'oublieras pas d'éloigner Sully.

Au milieu de toute cette bonne humeur germa une réponse bien moins marrante. Émeline regagna un brin de sérieux quand elle lui confia que personne ne l'avait invitée. Le sujet était plus délicat, l'aiglonne ne savait pas à quel point ça avait pu la toucher. Elle comprenait totalement qu'en tant que fille, ça pouvait faire mal. Surtout à son âge.

Elle poussa un soupir, défaite par la bêtise des garçons de l'école. Ils avaient littéralement manqué un diamant.

- Eh bah ils sont aveugles et stupides de ne pas l'avoir fait, assura-t-elle. Au moins, tu as évité de te faire écraser les pieds, dit-elle avec plus de légèreté pour la faire sourire.

Savoir que sa cadette n'avait pas pu profiter du bal pour ce genre de raisons lui déplut plus qu'elle ne s'y était attendue. Elle ne la connaissait pas, lui parlait que depuis seulement quelques minutes, mais ça la chiffonnait sincèrement. Clairement, la situation l'enquiquinait. Et sans qu'elle ne comprenne pourquoi, elle voulut y remédier.

Une seule solution apparaissait devant elle pour changer la donne : agir.

La septième année se leva de sa place, épousseta sa cape légèrement recouverte de neige et bougea un coup ses cheveux pour qu'ils retombent comme il fallait sur ses épaules. Debout, on voyait bien la différence de taille entre elles, et ça aurait pu lui arracher un sourire si elle n'était pas partie pour faire un truc qu'elle n'avait pas prévu pour sa soirée dessin. Elle se posta devant sa camarade, se baissa pour s'incliner comme un gentleman l'aurait fait et planta son sombre regard dans le sien.

- Voulez-vous m'accorder cette danse, mademoiselle ?

Au diable la musique et le ridicule ! Il n'y avait pas de limites quand on voulait s'amuser et transformer un malheur en chance.

(689 mots)
@Hazel Dovee, sorry pour le léger retard :ninja: , j'espère que la proposition va tenter Hazel hehe :cute:
Dernière modification par Émeline Joyner le 23 janv. 2026, 00:16, modifié 1 fois.

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10 janv. 2026, 00:21
 RPG+  Poussière d'ange  PV 
Lorsque Hazel entendit les remerciements de sa mystérieuse rencontre, elle avait l’impression qu’il s’agissait bien plus que ça, que la jeune fille avait réussi une mission de grande ampleur : transmettre de la joie et de la bonne humeur. Et elle en était fière. Sa mère la surnommait petit soleil, et elles plaisantaient sur le fait qu’elles étaient deux des sorcières ayant comme mission de rendre les autres heureux. Hazel pensait qu’en ce moment présent, elle avait réussi. Son simple « merci » lui avait réchauffé le cœur et en cet instant la fillette se donna la mission de faire continuer à faire briller cette Etoile.

La Gryffondor souriait toujours, imaginant sa comparse comme un automate un peu rouillé, dont il suffirait simplement de prendre soin de lui afin qu’il puisse à nouveau enchaîner les pas de danses dont il en était si fier. Hazel abaissa un chapeau imaginaire et lui adressa un clin d’œil plein de malice, pas pour le simple plaisir de lui montrer à quel point elle arrivait bien à faire ceci, non, pour lui montrer qu’elle était en confiance à présent, et que si son aînée avait des problèmes avec un horrible garçon boutonneux de Poudlard, elle lui enfoncera de la bombabouse dans les yeux. Pour la jeune fille, tout n’était encore que de noir et de blanc, et si la septième année appartenait à la deuxième catégorie, elle en déduisait que la cause de son malheur était de la première. La petite n’avait pas encore la maturité nécessaire pour tout comprendre à la vie, pourtant une envie un peu naïve de protéger cette fille bien plus âgée naissait en elle.

Son sourire fut bien plus rayonnant encore lorsqu’elle l’entendit rire aux « aventures de Sully » et elle imaginait bien ledit matou en train de se lécher les moustaches, repensant à sa féroce attaque de ce bout de tissu non identifié, probablement dangereux, qui sait. Et elle sourit encore plus lorsqu’elle écouta ses hypothèses sur la magie coulant dans les veines de son chat.

- Si tu savais ! On pourrait écrire un livre sur toutes les bêtises qu’il fait, mais à chaque fois il réussi à arranger quelqu’un..

C’était vraiment un chat qui rendait les gens heureux, et c’est vrai qu’on y pensant, il pourrait être légèrement Légilimens sur les bords, sachant que sa famille l’avait trouvé chaton errant dans la ville, il aurait très bien pu provenir d’une expérience farfelue qui aurait mal tourné. C’était une idée complètement sordide, mais tout ce qui était sordide était Hazel. Haussant les épaules elle ajouta,

- Et j’ai le malheur de t’avouer que j’ai caché le tissu quelque part dans ma chambre et que.. vu l’ordre inexistant qu’il y règne, je risque de ne plus jamais le retrouver.

Avec un air songeur, elle imaginait déjà la tête de cette vieille peau lorsqu’elle verra sa robe en lambeaux. Hazel accusera le chat.
Aussi, la Gryffondor n’était pas particulièrement vive lorsqu’elle ne savait pas quoi faire. Alors au lieu de demander de l’aide à ses camarades, elle avait directement déclaré que ce serait fichu pour elle et s’en était allé d’un pas las. Aussi elle avait la peur viscérale d’être considérée comme « celle qui dérange », ou « celle dont on en veux pas » et elle n’avait donc pas osé déranger ces jeunes filles qu’elle ne connaissait que depuis quelques mois, pas assez selon elle pour certifier une confiance mutuelle entre elles. Sauter son premier bal était un peu douloureux, les autres créeront des souvenirs ensembles, et la seule personne absente de ces souvenirs, ce sera elle, Hazel. Mais la rouge et or vivant dans un éternel optimisme presque naïf avait choisi de voir le verre à moitié plein, après presque de trente minutes de ruminations : elle sera plus tranquille pour observer les étoiles. Et voilà qu’elle y trouva une, d’Etoile. Un peu spéciale, un peu étrange, mais sincèrement bienveillante. Si elle n’avait pas décidé d’être bête en oubliant de demander à ses amis, elle n’aurait jamais eu cette discussion avec fille.

- Oh franchement, mon esprit n’est pas très affûté en période de crise. Je me suis contentée de tourner en rond comme un poisson dans son bocal. Avec un énième sourire elle ajouta, mais je retient ce que tu m’as dit, en espérant qu’il n’y ai pas de prochaine fois.

Et Sully lui, sera suffisamment éloigné d’elle pour ne plus causer de dégâts à ses vêtements. Elle demandera à ses deux jeunes frères de l’occuper, mais si elle n’était pas sûre qu’ils s’y prennent correctement…
Hazel n’était pas sûre d’être triste de ne pas avoir été invitée par un garçon. Elle l’aurait sûrement été un peu plus si elle avait été dans la salle, à les regarder danser pendant qu’elle resterait seule sur un banc, ou si au lieu de trouver une personne à qui parler en haut de cette tour, elle n’aurait rencontré que la réponse mordante du vent. Oui, peut-être que là, elle aurait été dévastée. Peut-être même qu’elle aura perdu toute cette belle confiance en elle qu’elle avait acquis au terme de ces quelques mois de cours. Mais heureusement, sa bonne étoile sembler la protéger encore un peu de la brutalité du monde qui l’attendait a l’extérieur de sa bulle protectrice. Mais lorsque sa bulle éclatera, Hazel sera enfin assez forte pour ne pas flancher en observant toutes les horreurs dont l’humain était capable.
Elle se contenta donc pour l’instant, de lui adresser un petit sourire déçu, suivant presque aussitôt d’un éclat lumineux : la petite première année était touchée encore une fois par l’attention de son aînée envers elle, et elle se sentit encore plus reconnaissante lorsqu’elle enchaîna avec une petite plaisanterie. C’était le combo gagnant pour ne pas attrister une personne.

- Tu sais, je suis comme une perle dans l'huître cachée,
Inaperçue au début, mais précieuse et rare, j'attends.
Plus tard, ils regretteront, les doigts mordus de dépit,
De n'avoir pas vu la valeur de ce qu'ils ont laissé partir.


Les mains sur les hanches, le regard franc, Hazel récitait avec fierté le seul passage qu’elle avait retenu de ce poème qu’elle avait lu en début d’année. Il lui était resté gravé dans la tête, attendant patiemment le moment où il sera enfin utile. Néanmoins, la fillette avait un peu peur que sa mystérieuse rencontre trouve cela ridicule, et elle resta donc immobile, guettant d’abord de voir sa réaction avant de s’expliquer.
Elle la regarda se lever, épousseter ses vêtements, et se redresser de toute sa hauteur. Levant la tête jusqu’à rencontrer ses yeux, elle n’y trouva pas de sarcasme ou de moquerie. Seulement un regard déterminé, et peut-être un peu malicieux ? Plus surprenant encore, elle la vit s’incliner comme il se doit, jusqu’à rencontrer son regard, à hauteur équivalente.

Hazel ne su si elle devait rire ou pleurer, alors elle dit les deux à la fois. Riant de bon cœur et secouée de légers soubresaut, elle laissa ses quelques gouttes salées couler sur ses joues froides, attrapant la main de son interlocutrice avec entrain.
Elle se remit un peu en équilibre, et le sourire jusqu’aux oreilles elle s’empressa de suivre ses pas, essayant le plus possible de laisser les pauvres petits orteils de sa partenaire en paix, n’ayant pas peur de lui montrer à quel point elle était heureuse.
Bafouillant des remerciements perdus, elle se promit de veiller sur cette fille si grande et si forte, afin qu’elle puisse lui rendre la pareil d’une si belle soirée.



(1236 mots)
@Émeline Joyner alors je ne sais pas comment j'ai pu couvrir autant de surface mais bon... :ninja:
Espérant que tu soit aussi bonne danseuse que tu le prétend ^^

Pas de problème pour le retard, je suis moi-même une adepte des retards :sweatingbullets:
Dernière modification par Hazel Dovee le 11 janv. 2026, 16:44, modifié 1 fois.

~ Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante ~ Officiellement membre de la secte des vampires
Ma couleur : #943333

11 janv. 2026, 16:06
 RPG+  Poussière d'ange  PV 
Cette petite danseuse possédait un humour qui lui plaisait beaucoup. Elle rebondissait à chaque fois et apportait sa touche personnelle dans ses réponses ou ses gestes. Tout comme le simulacre de révérence qu'elle lui avait dédié, souriante et amusée par la situation. Émeline pensait qu'elle avait bien raison de se marrer ainsi, car on ne savait pas quand la prochaine occasion viendrait. Il était mieux de rire jusqu'à en avoir mal, qu'il puisse se marquer au fond de la chair pour ne pas oublier comment faire. C'était ce qu'elle aurait dû faire pour préserver son propre bonheur.

Le sujet de ce chat aux dons de Legilimancie l'amusait pas mal. Si elle réfléchissait un peu, elle considérait qu'on pouvait établir ce fait à toute la race féline. Ces boulettes de poils et de fourberie devaient bien avoir des prédispositions dans ce domaine pour être si fortes. Kiaye allait peut-être finir par lui faire des coups du même genre avec les années. Quelque part, elle en avait presque hâte qu'ils arrivent à ce stade. À travers ses futures bêtises, elle allait pouvoir créer d'innombrables souvenirs avec son animal.

- Si un jour tu le publies, j'aimerais bien le lire, fit-elle en souriant.

En plus d'être marrante, sa jeune danseuse était dotée d'une franchise à faire pâlir les honnêtes gens. À chacune de ses interventions, elle réussissait à arracher un nouveau sourire à Émeline. À force, elle en avait presque mal aux joues. Ces derniers mois, elle n'avait pas eu l'occasion de vraiment s'abandonner au rire et à l'humour. Cela lui faisait presque bizarre de partager ça avec une petite sorcière à la langue bien pendue et loin de se formaliser du reste. Elle était rafraichissante au milieu de ce château que parfois Emeline trouvait morne.

À l'annonce du désordre dans le dortoir des Gryffondor, la septième année leva un peu les yeux au ciel, amusée. C'était bien un point commun qui se trouvait dans toutes les maisons de cette école. Avec l'âge, les élèves prenaient un peu plus de plomb dans la cervelle et faisaient un peu plus attention à leurs affaires et à la propreté de leur dortoir. Émeline n'osait même pas jeter un œil dans celui des premières années de Serdaigle, de peur de perdre une partie d'elle sans même le vouloir. Elle devait reconnaître qu'elle avait fait partie de ces jeunes pousses qui ne faisaient point attention à ce genre de détails.

Sa propre comparaison à une perle qui se cache dans son huître était bien trouvée, surtout en récitant ce qui semblait être un poème. L'image lui correspondait bien, plus qu'elle ne devait y croire. Puisqu'Émeline avait bien remarqué l'énergie qui s'était dégagée du sourire de sa cadette. Si elle n'y croyait pas, il suffisait de lui faire accepter ses propres dires.

- Une jolie perle n'a pas besoin de se cacher. Au contraire, tu devrais leur montrer ton éclat dès maintenant. Les belles choses ne doivent pas avoir honte de ce qu'elles sont, n'est-ce pas ?

En se jetant dans cette folle proposition, Émeline ne s'attendait pas à réveiller une réaction chez la jeune sorcière. On aurait dit un mélange entre le rire et des larmes. Comme elle s'en doutait, le fait de ne pas avoir participé au bal avait dû peser légèrement sur son petit cœur. Sa cadette accepta sa main en bafouillant un nombre incalculable de remerciements à moitié compréhensibles, ce qui attendrit d'autant plus la Serdaigle. Elles se mirent à danser ensemble, Émeline menant la danse. Malgré la différence de taille, elle faisait attention à ne pas faire de très grands pas pour ne pas déstabiliser sa partenaire. À mesure qu'elles progressaient, les anciens réflexes d'Émeline s'éveillèrent et ses mouvements se firent plus naturels, plus fluides. Le sourire rayonnant de sa cadette apporta un réconfort à son cœur et elle fut heureuse d'avoir osé le ridicule.

Elle tendit son bras pour la faire tournoyer et la ramener vers elle, telle un prince l'aurait fait avec sa princesse. Ce moment vivait par les nombreux rires qu'elles partageaient et à la complicité qui se formait peu à peu entre elles. Sur certains pas, Émeline se permit même de chantonner quelques notes pour accompagner leur danse improvisée. Le but de tout ça n'était pas de réaliser un slow parfait, il s'agissait d'apporter un souffle de vie à cette tour à travers leur joie passagère.

La neige continuait de tomber et venait parfois se mélanger autour d'elles, rendant leur danse un peu plus magique. Émeline riait de bon cœur et brillait presque de cette allégresse qui l'avait suivie toute sa vie.

- Tu es une bonne danseuse, j'en serais presque jalouse, lui confia Émeline avec humour tout en continuant à la faire danser. N'oublie jamais que les étoiles adorent te regarder.

En disant ça, elle espérait lui donner d'autant plus confiance en elle et qu'elle ne doute jamais d'elle. C'était tout ce qu'elle pouvait offrir à cette jeune sorcière au regard pétillant.

(825 mots)
@Hazel Dovee, j'espère que ça te convient :cute:
Dernière modification par Émeline Joyner le 19 janv. 2026, 01:30, modifié 1 fois.

- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline

19 janv. 2026, 01:24
 RPG+  Poussière d'ange  PV 
Hazel était aux anges, comment ne le pouvait-elle pas avec une personne aussi douce et avenante en face d'elle ? Elle serait prête à aller dans l'espace pour lui cueillir un fragment d'étoile si cela lui permettait de la voir sourire comme ça tous les jours. Et pourtant, elle la connaissait que depuis quelques minutes. Hochant la tête avec de grands mouvements affirmatifs, elle lui fit le plus grand des sourire, sourire dans elle arrivait chaque fois à le faire plus grand, comme s'il évoluait, au fil du temps qu'Hazel passait avec cette si grande fille.

La petite Gryffondor s'amusait d'essayer de détailler le visage de ce trésor, un visage souriant, qui lui donnerait certainement une belle peinture, la plus belle de ses réalisations. Hazel croisait rarement à Poudlard des "grands" empathiques et bons, comme l'était cette fille, et si la fillette s'était comparée à une perle, alors cette fille était assurément la perle la plus resplendissante qui soit. Car à chacun de ses sourires, Hazel se sentait fondre, comme de la neige au soleil, tant cette simple grimace du visage pouvait apporter de la chaleur en cette nuit d'hiver. Elle devrait sourire plus souvent, ça lui allait bien.

Lorsque la rouge et or la vit lever les yeux, d'un air amusé lorsqu'elle apprit pour le capharnaüm représentant le dortoir des premières années, elle ne pu s'empêcher de mettre ses mains sur les hanches, dans une attitude faussement embêtée, pour ne tout de même pas qu'une rumeur sur la chambre des jeunes Gryffondor se créé, ce serai un affront pour ces "braves et valeureux lionceaux". Rejetant une mèche en arrière, elle lui lança un regard de défi, un peu pour lui dire "Je suis sure que tu n'était pas aussi ordonnée que tu peux le laisser penser." Tout cela avec humour bien entendu, humour que ses yeux trahissaient d'une étincelle malicieuse.

Hazel sourit, encore une fois. Un sourire ému, naïf, innocent. Cette fille, qu'elle ne connaissait à peine et qui ne savait pratiquement rien sur elle, mise à part ce qu'elle avait pu apprendre d'elle en peu de temps, lui annonçait avec justesse et confiance, ce que la Gryffondor n'osait pas se dire, de peur de se faire des faux espoirs, ou que quelqu'un ignore tous ces efforts. Le meilleur moyen de ne pas être blessé par quelque chose, était premièrement de ne pas y croire. Son sourire vacillant sous l'émotion, elle se fit plus timide, plus vulnérable. La confiance en soi n'était pas son fort, et les paroles de son ainée faisaient écho avec ceux qu'elle se disait dans sa tête.

- Perle toi-même

Intimidée, Hazel n'avait que pu sortir cette phrase. Elle se sentait stupide maintenant, ça faisait bien trop "bebe" et une petite fille de onze comme elle ne pouvait pas se permettre de faire des réflexions aussi peu intéressante. Ce que la Gryffondor avait tente maladroitement de dire, était que la sorcière en face d'elle était aussi une perle, resplendissante, brillante, chaleureuse, inspirante, confiante, mystérieuse, lumineuse, que ses sourires sonnaient comme la pluie le matin, que ses yeux étaient comme une mer où Hazel pourrait se noyait mille fois, et que sa présence ici lui donnait envi d'être immortelle. Mais tout cela, elle ne l'avait pas dit. Elle le gardait bien au chaud dans sa tête, et peut-être qu'un jour, elle écrirait quelques vers empotés sur tout ce que cette rencontre lui avait fait.

Cette danse au milieu du vide, lui donnait la chaleureuse impression d'être protégée. Peut-être serait-ce le fait que sa partenaire la dépasse de plusieurs têtes, ou le fait qu'elle mène la danse aussi attentivement qu'en ce moment, mais Hazel se sentait en sécurité, en plein milieu de la nuit, sur la plus haute tour de l'école qui surplombait tout le reste. Elle se sentait à sa place, comme si cette envie de monter jusqu'ici avait été entièrement dédie à cet instant. Un instant magique, mais d'une magie que les professeurs n'enseignaient pas à Poudlard. Cette danse était d'une poésie rare, sans qu'Hazel ne le sache pourquoi. Souriante, la jeune sorcière ferma les yeux, portée par les pas sûrs de son Etoile, bercée par la mélodie silencieuse des flocons blancs.

Le rire de sa partenaire vint briser le silence, et Hazel se reconcentra pleinement sur elle.

- Effectivement, je suis une icone de la danse.

Accompagnée d'un petit rire, la Gryffondor trouvait pourtant que son ainée se débrouillait le mieux, mais peut-être bien que son avis n'était pas objectif. Ecoutant sa dernière phrase, elle ne put s'empêcher de s'avouer que c'était elle, son Etoile, et que si les autres étoiles aimaient aussi la regarder, ce n'était pas plus mal. Regardant vers le ciel, elle leur fit un petit sourire, les imaginant humanisés, débattant de la danse qui se passe sous leurs cieux.

Suivant les pas de sa merveilleuse partenaire, Hazel passait les meilleurs instants de sa vie. Le bal qui se déroulait aux étages inferieurs, aurait rougit de jalousie s'il aurait su ce qui lui faisait concurrence, au plus près des étoiles. Prise d'une soudaine inspiration, mais surtout d'une confiance infinie en cette fille, Hazel lui annonça, sur un ton timide mais assuré -- comme quoi les contraires s'attirent -- ce qu'elle se répétait en boucle depuis le début de cette danse.

- Au fait, je pense que tu es mon Etoile...

Et elle le regretta presque aussitôt. Quoi de plus ridicule que d'énoncer une pensée aussi personnelle lorsque la personne ne nous connait que depuis une pauvre vingtaine de minutes.


920 mots
@Émeline Joyner je suis enfin sortie de mon repos vampirique :cute:

~ Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante ~ Officiellement membre de la secte des vampires
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