Les Serpents déneigent

Dimanche 8 janvier 2051
Dans l'après-midi


Thomas avait passé la matinée à dormir. Lorsqu'il s'était réveillé, il avait été très heureux de voir que le manteau blanc qui couvrait les alentours de Poudlard, hier, était encore présent.

Lorsqu'il poussa la porte du château, il trouva le paysage encore plus qu'hier.

La neige était partout. Elle recouvrait la totalité du parc d'un blanc épais, presque irréel... Les contours de Poudlard semblait s'effacer, pour laisser des formes plus douces apparaître...

Le garçon resta immobile sur le perron, les mains dans les poches de son manteau, le vent rougissant doucement son visage, le regard hypnotisé.

La neige avait toujours eu cet effet sur lui.
Elle n'attendait rien d'eux, elle ne demandait rien.
Elle était tout simplement là.

Un souvenir ancien se glissa en lui, sans prévenir.

La campagne anglaise, les hivers longs et froids. Il se revit enfant, emmitouflé dans un énorme manteau, avançant avec ses parents autour de leur maison. Le bruit de leurs pas sur la neige, un bruit qu'il reconnaîtrait entre mille. Sa mère marchait à ses côtés tandis que son père marchait un peu devant eux avec un grand sourire. Thomas était l'enfant curieux qui écoutait avec attention, les histoires sur la neige de son père et qu'elle soit inventée ou scientifique, il restait attentif.

Sa mère ne les lâchait pas du regard, un regard doux sur les deux hommes de sa vie.

Son père lui expliqua pourquoi la neige tombait. Pourquoi elle recouvrait tout. Pourquoi il faisait froid. Mais aussi quelques légendes comme celle des flocons de neiges comme bénédiction des ancêtres, ou bien la légende du sept-cent-cinquante-et-unième mille neuf-cent-soixante-treizième flocons.

Thomas finit par descendre les marche pour se retrouver sous la neige qui tombait encore. Ses pieds s'enfoncèrent doucement dans la neige, sous son poids. Il continua d'avancer observant la trace qu'il laissait derrière lui, si nette et si fragile à la fois.

Enfant, il adorait utiliser cette trace pour retrouver sa maison après ses aventures dans les champs, la forêt ou près du lac.

Il inspira profondément, l'air froid, vif et piquante, qui l'apaisait.

C'était un instant... suspendu...

Un de ces instants où il n'était plus un élève de Poudlard, plus un Serpentard, plus un adolescent avec trop de pensées, mais seulement un enfant qui aimait la neige et les souvenirs qu'elle faisait renaître.

Et cet enfant continua d'avancer, de laisser sa trace.

La neige glissait sur ses épaules, accrochait à ses cils.

Il s'approcha d'un buisson, il admira un buisson recouvert de givre et observa la façon dont chaque flocon paraissait unique. Un message unique pour chaque élève qui savait regarder.

Thomas se rappelle ces souvenirs d'enfance. Il fait parti de ces élèves qui aiment la neige et l'admire. Il finit par se tourner vers un buisson admirant les flocons s'y trouvant.

Couleur RP : #296535 - Fiche PR
Trésorier sur le navire des AA de PFR

Les Serpents déneigent
Les Aventures de Ser Wigglewing à Poudlard
Livre Premier


Poudlard était encore plus beau sous la neige. Le manteau blanc qui l'habillait enveloppait la forme anguleuse de ses toits comme une robe aux formes absurdes et pourtant captivantes sur un mannequin qui défilait sous les yeux de centaines d'admirateurs. La courbe des tours de pierre, épargnée par la couche neigeuse, paraissait encore plus parfaitement tracée que d'habitude, et les tours elles-mêmes semblaient s'élever plus haut, leurs chapeaux blancs se confondant avec les nuages de lait.

Le parc de Poudlard était lui aussi parfaitement blanc, immaculé par de nouvelles chutes de flocon dans la nuit précédente. Seuls les arbres, qui paraissaient tout à fait noirs par contraste, venaient casser la blancheur calme du domaine.

À Kilkenny, j'aimais découvrir au petit matin la neige tombée pendant la nuit, comme un cadeau déposé secrètement sur la ville par Celui-Qui-Contrôle-Les-Nuages (je me figurais à présent qu'il s'agissait d'un puissant sorcier, tout là haut dans le ciel). Le blanc manteau représentait la promesse d'une journée heureuse, pleine de jeux, quand l'on ne se soucie plus du froid et qu'on s'y roule même avec plaisir. Parfois même, l'accumulation de flocons signifiait l'interruption de l'école, ce qui ne pouvait rendre la journée que meilleure. Alors, tout était calme, dehors : aucune voiture sur la route pour briser le silence et saccager le duvet léger de la neige, les animaux eux-mêmes s'étaient enfuis, réfugiés au chaud... On ne pouvait qu'entendre, en fond, la lente respiration des habitations.

Le silence, alors, n'attendait que d'être percé de rires d'enfants. La neige si pure, écrabouillée par les pas lourds qui en libérerait le chant ; modelée pour former des êtres éphémères ; tassée sous le poids du corps d'un ange ; saisie entre deux mains gantées pour être transformée en petit boulet de canon. Quand tout allait bien à la maison, même Sinead cessait de vouloir jouer l'adolescente pour s'amuser dans la neige avec moi. Saoirse, rougie par le froid, oubliait de trembler, et se réchauffait en courant partout, donnant des coups de pieds dans le manteau blanc pour en désolidariser les flocons et faire neiger, juste un peu encore, le temps d'un instant.

Hier, il avait déjà neigé sur l’Écosse. Je m'étais réveillé avec l'inquiétude que la magie ait pris fin et que le gazon boueux ait pris la place du beau tapis blanc. En regardant la neige tomber, j'espérais toujours que cela n'en finisse jamais, encore, encore, il faut plus de neige et que cela ne fonde jamais ! C'est si triste, la neige qui disparaît. C'est comme si elle mourait un peu, sans que personne ne puisse rien faire. Le décor redevient d'un coup terriblement banal, comme lorsque l'on émerge d'un rêve plein d'aventures pour retrouver une réalité beaucoup plus logique, pleine de considérations matérielles et de lois immuables.

Je ne comprenais pas les adultes qui ne s'émerveillaient plus de ce spectacle. Je voulais leur crier : la neige partira, elle va s'en aller, profitez-en, ça ne durera pas, regardez un peu comme c'est beau, c'est merveilleux, c'est léger, le monde devient un terrain de jeu géant ! Certains d'entre eux préféraient rester au chaud, en la regardant de loin plutôt que s'en emparer, pour le temps que ça durerait.

Par chance, je n'étais pas encore un adulte, et une partie de moi espérait que je ne le deviendrais jamais vraiment. Grandir, oui, devenir un adulte, non merci. Même à Poudlard, là où la magie était pourtant reine, certains adultes arrivaient à assassiner la fantaisie des rêves.

Emmitouflé dans ma cape d'hiver, mon écharpe aux couleurs de Serpentard me remontant juste sous mes narines déjà un peu coulantes, mon bonnet vert et argent enfoncé mon crâne et les doigts serrés dans mes moufles, je sortis en courant dans le parc. J'oubliai vite que je devais sortir bien couvert, car j'écartai grand les bras, tout agité de bonheur, et mon écharpe manqua de se dérouler pour laisser le froid s'infiltrer dans mon cou. Peu importait.

Crounch crounch sous les pieds, je marchai exprès là où personne n'avait marché, je donnai des coups de pied dans les tas de neige pour faire pleuvoir des flocons, je trébuchai sur une racine et m'enfonçai la tête dans la neige, trop heureux de ne pas me faire mal sur ce matelas glacé. Aveugle mais comblé, je me retournai sur le dos, et je ris, je ris, agitant les bras et les jambes pour former l'empreinte d'un ange parfait sur la neige.

Je me redressai et m'accroupis, cherchant du regard un camarade avec qui partager mon bonheur. La neige et moi, on pouvait jouer tous les deux, mais plus on est de fous, plus on rit, non ? J'imaginais déjà tous les enfants de Poudlard se regrouper dans le parc, construire des igloos à la force de leurs baguettes magiques et les transformer en bastions et avant-postes pour se livrer à une grande bataille de boule de neiges inter-maisons et intergénérationnelle.

Alors, je vis non loin la silhouette d'un garçon que je connaissais un peu, car nous partagions ce que peu de gens partagent : une tanière dans laquelle dormir. C'était un garçon de ma maison, Thomas Didler. Il observait un buisson. Je haussai un sourcil en me demandant s'il était en train de communiquer avec le végétal : peut-être était-ce un buisson magique qui lui racontait des secrets ?

Pour me faire plus Serpentard que Serpentard lui-même, je me faufilai derrière un arbre, puis je courus jusqu'à un autre, avant de me cacher derrière le buisson (possiblement magique) que Thomas observait. Accroupi derrière le feuillage résistant à l'hiver, je plongeai mes mains dans la couche neigeuse pour en remplir mes moufles. Je tassai le tout jusqu'à former une boule dure, mais pas trop : le but n'était pas d'envoyer ma malheureuse cible à l'infirmerie et ainsi la priver des beautés de l'hiver.

Je me relevai soudainement, armé de ma munition glacée.

« Hé, Thomas ! Réflexe ! »

Et je lui balançai sans réfléchir, espérant qu'il se la prenne en pleine poire.

1-2-3 : échec
4-5-6 : réussite



Finn admire la beauté de Poudlard sous la neige et se rappelle des souvenirs à jouer sous la neige avec ses sœurs, avant de prendre @Thomas Didler pour cible, s'approchant discrètement et lui envoyant une boule de neige en pleine poire (ça touche ! :wise:)

#2a736f | PR
Promotion 2050

Les Serpents déneigent
Noémie avait vu la neige tomber. Et la première chose qu'elle s'était dite c'était qu'elle allait sortir. Alors, le matin du dimanche 8 janvier la jeune vipère s'était levée, puis avait enfilé un gros manteau, une grosse écharpe bleue et des bottes de neige moldues puis était sortie dans le parce sans même avoir mangé. Il faisait froid, très froid et Noémie n'avait pas persisté longtemps dans cette froideur glaciale ; elle était donc rentrée manger un bol de chocolat chaud avec des grandes tartines pour se réchauffer. La journée, elle avait lu, discuté avec deux ou trois personnes puis fait ses devoirs.
Pourtant, cet après-midi, après avoir de nouveau lu, discuté avec ses ami.es et fait ses devoirs Noémie s'était convaincue de retourner dehors. Le soleil avait du réchauffer légèrement l'atmosphère. Dans son dortoir, la deuxième année avait attrapé en plus d'une paire de gants deux ou trois chocolats moldus qu'elle prenait toujours avec elle quand elle s'en allait dans le parc. Souvent, elle se munissait d'un livre mais par ce temps elle n'aurait su où s'assoir.

La neige crissa sous ses bottes quand elle fit un premier pas hors des marches du perron de l'entrée du château. Puis elles crissèrent de nouveau, puis encore et encore. Les flocons qui tombaient doucement du ciel semblaient placer le monde dans une boucle temporelle qui ralentissait les choses. Les mouvements de la bouche d'une personne, les pensées de chacun et chacune, les gestes des autres. La neige tombaient et se glissait sur le sol avec le mouvement de retard de trop qui lui donnait tout son charme.

Noémie marchait quand elle sursauta lorsque Thomas se prit une boule de neige en pleine face. Le jeune homme observait le monde quand il avait été interrompu par cet acte de guerre ! Noémie se baissa et attrapa dans ses mains gelées une poignée de neige blanche comme les nuages et douce comme du coton. Elle était par contre très froide et ses doigts ne tardèrent pas à devenir rouges.

Finn, un première année qui lui tournait le dos lui avait lancé la boule dans la poire sans même hésiter, et le pire c'était qu'il ne s'était pas du tout raté ! Noémie, indignée, lui lança la poignée de neige dessus, essayant de viser son dos. Finn était un garçon super marrant, joyeux et parfois un peu trop. Thomas ne devait pas l'avoir pris mal mais bon, les batailles de boules de neige étaient presque son jeu favori alors la vengeance était (un plat qui se mange très froid) une bonne manière d'y participer.

1-2-3 : échec
4-5-6 : réussite



Noémie rencontre et voit de loin Thomas, puis ce dernier ce prend la boule de Finn et Noémie se venge. Elle atteint sa cible. :cheers: HIHIH

signé #fa40d6 (poétique et lourd de sens)

Les Serpents déneigent
Summer était revenue de vacances. Elle le regrettait, parce qu'il faisait encore plus froid ici que chez elle.

Elle haissait le froid. En fait, elle détestait la neige, et tout ce qui s'y apparentait. L'hiver en général. Il fallait la comprendre : elle était frileuse. Ses mains, quand elle les laissait à l'air libre à une telle température, se refroidissaient à vitesse éclair. Et puis, sérieusement, c'était quoi l'intérêt de la neige ? Elle était froide, elle mouillait les vêtements, elle reflétait le soleil et éblouissait tout le monde... non, franchement, aucun avantage.
Juste être là, dehors, lui était inconfortable. Sérieux, elle ne savait même pas pourquoi elle était sortie. Elle avait l'impression que la peau de ses joues allait se détacher, tant il faisait froid, ses pieds s'enfonçaient dans la neige... Elle manqua de tomber. Fichue poudreuse. Elle lui donna un coup de pied, mais la neige se vengea en pénétrant dans ses chaussures et en mouillant ses chaussettes. Argh.

Elle arriva devant un trio de Serpents. Tiens, d'ailleurs, Noémie était là. Qu'est-ce qu'elle faisait ? Oh. Elle tirait sur le premier année, là. Elle ne connaissait pas son prénom, mais il y avait Thomas aussi. Lui, il était de sa promo.

Pourquoi elle leur tirait dessus ? Une bataille de boule de neige venait sans aucun doute de commencer, et Summer tentait de comprendre qui était avec qui, et surtout hésitait à s'y engager.

Bah, elle avait pris ses gants, et surtout, elle se devait d'aider son amie face aux garçons, alors elle s'approcha d'elle, ramassa une boule de neige, et visa . Sa boule atterrit sur le torse de Thomas, et elle sourit avec satisfaction. Ses mains, qui avaient recommencé à trembler depuis qu'elle était revenue au château, ne l'empêcherait pas de viser.

1-2-3 : échec
4-5-6 : réussite


296 mots
Summer voit @Noémie Da Cruz attaquer @Finn Wigglewing, et lui vient à la rescousse en atteignant @Thomas Didler.

2A - PR - Volière ouverte, foncez!
Soleil des cachots - Hurleuse Nocturne - Maîtresse d'armes et proclameuse autoproclamée des AA

Les Serpents déneigent
La boule de neige le frappe en plein visage.

Le choc fut bref et frais, c'était suffisamment brutal pour lui arracher un souffle surpris. Le froid avait explosé contre son visage déjà rougi, s'infiltrant dans son col à cause de son écharpe trop lâche, il sentit la glace couler le long de sa peau... Pendant une seconde, le garçon resta immobile, comme figé par la glace.

Il cligna des yeux, son regard le plus noir se dirigeant vers un première année... L'enthousiasme incarné, la joie incarnée, l'opposé du deuxième année. Thomas le fixa un instant tout en se redressant lentement, son regard jurant les milles souffrances.

Evidemment que Thomas adorait la neige et il adorait les batailles de boules de neige mais là c'était un coup en traite !!

Thomas hésita sur la meilleure vengeance possible et imagina les débuts d'une guerre hivernale.

Mais c'est à ce moment-là que Finn se prit une boule en plein dans le dos. Ce n'était pas sa vengeance mais son plaisir commençait à pointer le bout de son nez...

Enfin, son plaisir de voir Finn se prendre une boule de neige fut de courte durée lorsqu'il en reçu une de Summer... On s'attaquait entre personne de même promo ?

Thomas se détourna du garçon pour se tourner vers Summer. Il pourrait se venger de Finn plus tard... dans leur dortoir... en pleine nuit... avec de l'eau froide... Le garçon avait un plan qui se dessinait mais il l'étudierait plus tard.

Sans plus hésiter, il prit de la neige dans ses mains sans lâcher sa cible du regard. Il forma la boule la plus belle possible. La jeune fille venait de commettre une regrettable erreur et elle allait le comprendre...

Sans plus attendre, il lança la boule sur la jeune fille au loin. Celle-ci fendit l'air avant de tomber juste devant sa camarade...

Thomas resta figé.

Non, vraiment ?

Comment avait-il pu rater sa cible ? Il se maudit intérieurement...

1-2-3 : échec
4-5-6 : réussite

Thomas lance son regard le plus noir à @Finn Wigglewing puis jubile intérieurement quand @Noémie Da Cruz le venge. Enfin, il se maudit toujours intérieurement quand il loupe sa vengeance sur @Summer Jenkins.

Couleur RP : #296535 - Fiche PR
Trésorier sur le navire des AA de PFR

Les Serpents déneigent
Aujourd’hui, c’est une autre journée où je n’ai pas envie de rester cloîtrée à l’intérieur. J’ai besoin de bouger, de sortir dehors un moment et de respirer l’air frais de l’hiver. En plus, une journée enneigée réveille toujours mon cœur d’enfant, bien que j’en soit encore une, avec les paysages familiers enfouis sous les flocons et les possibilités infinies. Une bataille de boules de neige, construire un fort ou un bonhomme de neige, glisser sur une pente…

J’ai souvent construit des forts avec ma sœur, dès qu’il y avait assez de neige en fait, et on passait tellement de temps à faire des fauteuils en neige ou des familles de bonhomme de neige pour habiter dans les maisons. Parfois, sous la supervision de notre père, on faisait aussi des batailles de boules de neige. Papa ne voulait pas qu’on en fasse sans qu’il soit présent, au cas où il y avait de la glace dans une boule et qu’on se blesse. Pourtant, aucune de nous deux ne s’est blessée, même pas une seule fois, donc sa présence était assez inutile.

Lorsque j’arrive au parc, bien habillée chaudement, la couverture de neige est déjà détruite et piétinée, trace infaillible de la présence d’élèves ou d’enseignants qui sont passés avant moi. C’est prévisible, on est déjà en après-midi. Le contraire aurait été surprenant. Je marche sans me presser sur le chemin, profitant du paysage et de l’air frais de Poudlard, apercevant quelques élèves de Serpentard qui ont eu la même idée que moi.

Au loin, je remarque un jeune garçon de ma maison, je crois qu’il est en première année, mais je ne suis pas certaine, qui attaque Thomas avec une boule de neige. Qu’est-ce qui lui prends? Thomas n’avait rien demandé, il était juste là. J’interromps ma balade pour me diriger rapidement vers lui. Le temps que je m’approche assez pour intervenir, Noémie l’avait déjà défendu et Summer s’est alliée avec le jeune élève. Je ne me sens donc pas du tout coupable de rejoindre ma camarade de dortoir pour aider Thomas dans la bataille de boules de neige. Et cette fois, aucun adulte!

Je me place à côté de Noémie en saluant mes nouveaux alliés avec un sourire avant de former une boule de neige bien ronde et la lancer au petit serpent, puisque je n’ai pas vraiment envie d’attaquer une élève de ma promo. Lorsqu’elle l’atteint à l’épaule, je ne peux m’empêcher de rire une seconde, fière de moi-même. Et un point pour mon équipe!

1-2-3 échec
4-5-6 réussite


417 mots
Cassidy rejoint la bataille et attaque Finn
Équipe 1 : 2 points @Finn Wigglewing et @Summer Jenkins
Équipe 2 : 2 points @Thomas Didler, @Noémie Da Cruz et Cassidy Wilde
Les points supplémentaires pour les lancer originaux ne seront ajoutés qu'à la fin de la bataille
N'hésitez pas à me le dire si j'ai mal interprété les équipes

2A, promo 2049-2050 - #3d0087
Gourou de la Secte du Calamar - Collectionneuse de sectes
Voyante-squelette dans la cave des AA

Les Serpents déneigent
La neige avait cette manière profondément insupportable de tout rendre plus lent, plus glissant, plus agaçant. Rebekah avançait dans le parc de Poudlard avec une précision presque excessive, choisissant chacun de ses pas comme si le sol cherchait activement à la trahir. Sous ses bottes, le crissement étouffé de la neige lui donnait envie de lever les yeux au ciel. Sa cape sombre tranchait violemment avec l’étendue blanche qui l’entourait, et son expression fermée ne laissait aucun doute : elle n’était pas là pour admirer le paysage ou les flocons volants.

Elle détestait la neige. Pas l’hiver, nuance essentielle. L’hiver, elle pouvait l’aimer. Elle aimait ce qu’il promettait sans jamais tenir totalement : les fêtes, les résolutions, les guirlandes de lumière suspendues dans la Grande Salle, les bougies innombrables qui donnaient aux murs de pierre un air presque chaleureux. Elle aimait les tables trop chargées, les desserts qui semblaient ne jamais finir, la chaleur parfois étouffante des salles communes et le bruit feutré des conversations tardives, plus lentes, plus intimes. L’hiver avait quelque chose de réconfortant, presque rassurant.

Mais la neige, elle, était une erreur. Une invention cruelle, humide et parfaitement inutile. Elle s’infiltrait partout, sans invitation : dans les chaussures, sous les ourlets, au bout des manches. Elle ruinait les bottes, glaçait les doigts jusqu’à l’engourdissement et transformait chaque sortie en épreuve de patience. Elle donnait au parc cet air faussement paisible, trop lisse pour être honnête, dissimulant sous sa blancheur irréprochable des plaques de glace sournoises, prêtes à ridiculiser le premier imprudent. Rebekah détestait cette hypocrisie. Ce blanc aveuglant qui prétendait être pur alors qu’il n’était que traître. Et puis il y avait le silence. Un silence trop épais, trop pesant. La neige étouffait tout : les pas, les voix, les repères, le vent. Elle donnait l’impression que le monde entier retenait son souffle, figé dans une attente inconfortable.

C’est un éclat de rire qui rompit enfin cette monotonie insupportable.

La rousse s’arrêta aussitôt, le regard se relevant, vif et méfiant. Elle connaissait ce rire. En balayant les alentours du regard, elle repéra rapidement Cassidy, tout sourire, accompagnée de Noémie et de Thomas, tous trois de Serpentard. Il ne lui fallut que quelques secondes de plus pour comprendre ce qui les amusait tant. Un peu plus loin, un autre élève de Serpentard qu’elle ne connaissait pas semblait légèrement sonné ; à en juger par son air surpris et la neige encore accrochée à ses cheveux, Rebekah parierait sans hésiter que Cassidy venait de lui envoyer une boule de neige en pleine tête. À ses côtés, Summer se tenait déjà sur ses appuis, visiblement prête à répliquer à la moindre provocation.

Le jeune fille croisa les bras, observant la scène, un sourcil subtilement relevé.

Évidemment que ce seraient des Serpentards.

Elle les regarda faire sans bouger, un rictus à peine perceptible au coin des lèvres. La rousse n’avait aucune intention de se joindre à eux dans la bataille. Se rouler dans la neige ? Se faire atteindre par cette substance glacée et fondante ? Très peu pour elle. L’idée seule suffisait à la faire grimacer. Elle imaginait déjà l’humidité sournoise qui s’infiltrerait dans ses manches, le froid qui s’installerait lentement dans ses os, la sensation profondément désagréable de ne plus sentir ses doigts. Non. Absolument hors de question.

Elle ferait bien mieux de s’éloigner, vite fait bien fait, avant de devenir la victime collatérale d’une balle perdue.

568 mots
Rebekah observe le spectacle en retrait, se demandant ce qui a piqué les gens de sa maison.
Équipe 1 : 2 points Finn Wigglewing et Summer Jenkins
Équipe 2 : 2 points Thomas Didler, Noémie Da Cruz et Cassidy Wilde
Les points supplémentaires pour les lancer originaux ne seront ajoutés qu'à la fin de la bataille

Marraine ~ #c70056 ~ 2eme année RP ~ Chronologie ~ Fiche PR ~ Coucou Rapeltout

Les Serpents déneigent
Les bras écartés, comme s'il marchait sur une poutre, Matthew avançait lentement dans le parc. Il avait toujours été en conflit contre la neige. Il l'aimait autant qu'il ne l'appréciait pas. Évidemment, il la trouvait magnifique. Elle glaçait les paysages, faisant ressortir la beauté de certains endroits même ceux qui ne payaient pas de mine.
Elle éblouissait tout le monde, faisant se refléter le soleil. Elle ne passait pas inaperçue, jamais. La neige apportait également de nombreux jeux propres à l'hiver.

Combien de fois avait-il dévalé la petite pente à l'arrière de sa maison, sur la luge en bois héritée d'un grand-oncle ou une grande-tante du côté de sa mère ?
Combien de fois avait-il mangé de la neige suite à une bataille avec son frère et sa sœur ?
Combien de fois s'était-il roulé au sol pour former un personnage dans la neige fraîche ?

Mais la neige était aussi discrète, silencieuse. Elle tombait sans bruit, disparaissait sans un son, elle restait inaudible. Alors, un peu comme pour se venger, Matthew écrasait la neige fraîche en formant des lignes. Juste pour la satisfaction du craquement sous ses bottes.
À défaut d'entendre, il pouvait ressentir. Et il profitait de la grande taille du parc pour marcher autant que possible.

C'est ainsi, toujours en avançant lentement et les bras écartés, qu'il arriva devant la grande bataille de Poudlard. Enfin, la bataille des élèves de sa maison, apparemment.
Il n'avait pas du tout suivi qui était contre qui, mais délaissa immédiatement ses dessins abstraits pour prendre des munitions et se jeter dans la bagarre.

« C'est quoi les équipes ? » cria-t-il en accourant.

Comme si ses camarades allaient soudainement arrêter de jouer, sans préavis. Toujours en courant, il sauta juste avant de lancer sa boule en direction de Noémie.
Il finit sa course quelques pas plus loin, les deux bras en l'air, heureux de sa réussite.

« Wouh ouh ! »

Bon, peut-être qu'il aurait dû attendre qu'on lui réponde avant de commencer. Mais trop tard à présent.
Matt arrive, voit la bataille et se lance dedans sans attendre. Il touche @Noémie Da Cruz. (Désolé. :cute: )

Merci Ernest pour ce magnifique avatar !

Les Serpents déneigent
Ernest aimait l’hiver. Ou en tout cas, une certaine idée de l’hiver. Celle où le froid sec et mordant se partageait sa peau avec les rayons d’un soleil vif qui la caressait. Celle où les lumières rasantes de l’aube coloraient le plafond de la Grande Salle d’une multitude de couleurs chatoyantes. Il aimait l’hiver qui endormait les plantes, comme s’il ralentissait le temps. L’odeur de la neige fraîche sur la pierre ou le bruit qu’elle faisait quand elle crissait sous les pieds. Ce côté immaculé.

Mais dans une école qui accueillait pas loin de sept cents élèves, cette vision idyllique de la saison blanche, si elle existait, ne survivait jamais très longtemps. La poudreuse se transformait en soupe aux abords des passages fréquentés. Les nuits fraîches qui recouvraient le Lac Noir d’une fine pellicule de glace s’insinuaient aussi entre les murs du château, envahissant les cours et les atriums, lassant sur leur passage des portions de chemin gelé et particulièrement périlleux.

Et toujours un groupe d’élèves postés pas loin dans l’espoir de voir l’un de leur “camarade” se gameller.

L’hiver, c’était aussi les gouttes d’eau qui glissaient des gargouilles coiffées de neige pour venir tomber pile dans le col de votre écharpe. C’était les doigts gelés sur les manches de balais. Les courants d’air dans les couloirs qui vous donnaient l’impression d’avoir été traversé par un fantôme. L’humidité de la neige qui fondait sur les capes. Et celle de la transpiration des élèves bien trop habillés.

Pour Ernest, l’hiver était un peu comme une pièce de monnaie. Une pièce qu’on lançait en l’air chaque jour sans vraiment savoir sur quelle face elle allait tomber. Mais la chance, ça se provoquait. Ce dimanche-là, il était bien décidé à piper les dés. Alors il s’était levé avant tout le monde et avait franchi les portes du château alors qu’elles s’ouvraient à peine. L’adolescent avait arpenté le parc jusqu’à temps que l’humidité finissent par avoir raison du sortilège d’imperméabilisation de ses chaussures et qu’ils ne puissent plus sentir le bout de ses pieds. Alors il s’était glissé dans la douceur de la Serre Tropicale.

Et puis le temps avait repris sa course et les premiers murmures du château qui se réveillait avaient fini par atteindre les serres de botanique. C’était son signal.

Visage fourré dans son cache-nez, mains dans les poches, il avait pris le chemin du retour, le regard perdu dans les traces qui avaient marqué le trajet. Probablement les siennes. Quelques éclats de voix lui firent néanmoins relever la tête. Il observa de loin des garçons de son dortoir s'alpaguer. Un léger sourire étira ses lèvres quand il vit un première année canarder un élève un peu plus âgé. Celui-là n’avait pas peur de prendre des risques. En plein dans le mille, en plus.

Sans que le brun ne sache vraiment d’où ils étaient sortis, d’autres élèves de sa maison commencèrent à se rassembler. Et les boules de neige de s’élever aussi rapidement que les exclamations. Ernest en connaissait certains. Au moins de vue. Les garçons, évidemment. Il continua d’observer la scène, légèrement en retrait, emprunt de sentiments mitigés. Les boules de neige, le garçon n’en avait pas un très bon souvenir. Pourtant, une part de lui avait envie de s’approcher. Peut-être aussi d’appartenir à ce moment.

Une envie suffisante pour faire s’actionner ses pieds, mais peut-être pas pour se jeter dans la mêlée avec insouciance. Il s’arrêta au niveau d’une autre élève, une rouquine un peu plus jeune que lui. Une deuxième année si sa mémoire était bonne. Et elle l’était.

"Hum… Euh… Je… J’sais pas trop comment on sociabilise dehors… On dit quoi ? "Belle… température"… ?"

L’humour à deux noises… Ses joues déjà bien rougies par le froid s’empourprèrent un peu plus et l’adolescent plongea son nez dans son manteau, mortifié par la médiocrité de son intervention.
639
Coucou @Rebekah Norfolk :bye:
Dernière modification par Ernest Stevens le 13 janv. 2026, 19:52, modifié 1 fois.

4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -

Les Serpents déneigent
Dimanche 8 Janvier 2051 — Parc
VIIe Année


Hier il a neigé. Aujourd'hui aussi. Je ne trouve pas ça trop désagréable, du moment que c'est juste pour observer. J'aime le doux manteau blanc qui recouvre la nature rendant tout exactement pareil. L'extérieur est uni sous cette couche qui parait impénétrable. Le seul inconvénient, c'est qu'on peut moins bien s'entraîner au Quidditch. Même si bon, on doit parfois faire face à cette intempérie pendant les matchs. Comme hier d'ailleurs. Et puis aussi on ne peut plus passer inaperçu. C'est peut-être ça finalement le plus embêtant.

Toujours est-il que me voilà presque dehors. J'avais envie de me balader, et la neige ne m'arrête pas, bien au contraire. En même temps, avec tous les hivers que j'ai passé à Skye, je suis habituée. Je crois même que rien ne surpasse la neige sur la mer, c'est pour ça que j'adore autant. Par contre, s'il y a bien un truc que je déteste et qui va avec la neige, c'est les énergumènes qui s'amusent à jouer avec, surtout pour se lancer des boules de neige par exemple. Et c'est pourtant ce qui se déroule sous mes yeux à une dizaine de mètres de moi.

Je ne m'approche surtout pas, mais je les scrutes de loin, à la recherche d'une figure familière. À mon grand dam, la première chose que je remarque c'est qu'ils sont tous à Serpentard.*Dommage, je croyais que les fous n'étaient qu'à Gryffondor*. Je reconnais ensuite Ernest, *je croyais qu'il était sérieux lui*, et un autre groupe de plus jeunes. Seul point positif si on peut en trouver un, c'est qu'ils sont encore des enfants pour la plupart. Même si ce n'est pas une excuse, parce que c'est à 5 ans qu'on joue à ça, pas à 12 ans. J'ai l'impression que deux équipes se sont formées. À croire qu'ils transforment même ça en compétition officielle. *Ils sont vraiment ridicules...*

Erza l'aigrie est de sortie :grin:
À moins que quelqu'un la rejoigne pour juger ce petit groupe qui s'amuse juste, ce sera un OS pour moi

Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049