Ce que les années n'ont pas effacé
[Coucou Rapeltout @Alienor Delphillia]
[PJ joué en présence de ce PNJ actif référencé]

[PDV Luke]
Luke entendait cliqueter les objets magiques achetés dans le grand sac à dos de son aîné, quelque part entre le tintement des gouttes d'eau et le claquement des pieds des passants qui frappaient le pavé. Dans cette après-midi jusque-là nuageuse, une averse laissait désormais couler son gris acier par petits ploc-ploc rythmés sur tout ce qui l'entourait, des capuches au verre des vitrines illuminées.
Le blond avançait ainsi dans les traces de son mentor, traversant les groupements de gens d'un Chemin de Traverse tout à fait engorgé duquel parvenait entre les cliquetis des objets, le clapotis de l'eau et les échos des pavés une quantité immense d’informations, que Luke tâchait d'absorber, sur l'actualité, les dernières nouveautés exposées en vitrine ou annoncées par les tracts distribués, les promotions piège à éviter, sur toutes ces autres évolutions que chacun se sentait, tout amusé ou attristé qu'il s'en trouvait, obligé de commenter. Cela bruissait de tous bords, dedans, dehors, au sud, au nord, et ce crapaud coassant sur le pavé se trouvait dépassé par la voix un peu agacée de son propriétaire trempé elle-même superposée aux apostrophes de ce crieur zélé prêt à vendre toutes ses Gazette du Sorcier.
Luke croisa le regard de Jacob comme une lueur dans cette immense mêlée et remarqua que les yeux du plus grand brillaient de cette malice douce caractéristique, témoin à la fois du pétillant de la jeunesse et de la maturité des quelques années passées depuis sa toute première rentrée. Son parrain avait une aura d'aîné mais d'aîné "cool", qu'il cherchait encore à qualifier. D'aîné comme on aimait en avoir à ses côtés dans le tourbillon oppressant des foules.
Mais tout à coup le plus grand des deux s'arrêta, et Luke pila de même pour ne pas le percuter, se mettant à chercher dans les sommets de la foule la raison de cet arrêt impromptu. A hauteur du regard de son aîné, le blond distinguait des chapeaux, un bandeau des canons de Chudley, une calvitie presque achevée, un drapeau de dragonnerie planté sur le côté d'un sac un peu déchiré, un frisbee à dents de scie. Un frisbee à dents de scie ?! Ah non, tenu à bout de bras par sa propriétaire. Fausse piste. La vraie raison de l'arrêt, il venait de la repérer. Une jeune femme de dos.
Luke se demanda si elle aussi aurait la façon de regarder de Jacob. De Leo. Le blond, qui commençait en effet à avoir l'habitude de rencontrer les proches du plus grand avait remarqué leur façon de regarder. Ils vous regardaient comme s'ils allaient partir à l'aventure dans les cinq prochaines minutes. Luke tablait donc sur une nouvelle personnalité d'intensité et d'expressivité. A supposer que cette personne de dos était une personne que le grand connaissait. Et qu'il appréciait. Un frisson de curiosité traversa les prunelles du blond. Pour différents que les gens que le grand appréciait étaient de ceux que le blond avait jusque-là admirés le plus souvent, moins prudents, plus flamboyants, il avaient tous pour point commun de n'être vraiment pas du tout ennuyants. Maintenant, les yeux toujours fixés sur les contours de la raison de leur arrêt, Luke espérait pouvoir vérifier ou pas son préjugé.
[PDV Jacob]
Une démarche familière venait de frapper mon regard. Le feu dans les yeux, et la mer dans le coeur, je me souvenais d'elle, c'était certain. Les cheveux bruns qui couronnaient la silhouette fine, nerveuse, athlétique d'autrefois. L'impulsivité familière des pas. Le désordre maîtrisé. Farouche et démonstrative à la fois, Alienor Delphillia.
[PDV Luke]
Luke, le regard toujours posé sur l'encore inconnue, entendit alors l'ancien Gryffon murmurer : "Alienor. Et tout à coup la journée devient intéressante." "Eh bah merci." "Encore plus intéressante, je voulais dire."
Suivit un court silence vivant du grand brun. Rempli d’histoires muettes, de souvenirs et de la mémoire d'un lien qui comme un tatouage ne s'était jamais vraiment effacé.
Après ces quelques secondes, le plus grand rouvrit la marche sous la petite averse en train de s'atténuer pour combler la distance de quelques sorciers et dizaines d'enjambées qui les séparait de la jeune femme, tout en ajoutant encore : "Sacregryffon. La belle surprise.". Le plus jeune, à la démarche plus souple, plus légère et subreptice que son aîné le suivait de près, son épaule sous le creux de la main de l'aîné, comme une ombre qui se serait associée à la trace sonore laissée par le plus âgé.
A peine étaient-ils arrivés face à elle que le jeune blond décidait déjà d'ouvrir la conversation, la main de son mentor qui le guidait encore sur son épaule, et le regard intrigué posé sur "la belle surprise" : "Luke, enchanté."
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
[PJ joué en présence de ce PNJ actif référencé]
PNJ : Jacob, 21 ans

[PDV Luke]
Luke entendait cliqueter les objets magiques achetés dans le grand sac à dos de son aîné, quelque part entre le tintement des gouttes d'eau et le claquement des pieds des passants qui frappaient le pavé. Dans cette après-midi jusque-là nuageuse, une averse laissait désormais couler son gris acier par petits ploc-ploc rythmés sur tout ce qui l'entourait, des capuches au verre des vitrines illuminées.
Le blond avançait ainsi dans les traces de son mentor, traversant les groupements de gens d'un Chemin de Traverse tout à fait engorgé duquel parvenait entre les cliquetis des objets, le clapotis de l'eau et les échos des pavés une quantité immense d’informations, que Luke tâchait d'absorber, sur l'actualité, les dernières nouveautés exposées en vitrine ou annoncées par les tracts distribués, les promotions piège à éviter, sur toutes ces autres évolutions que chacun se sentait, tout amusé ou attristé qu'il s'en trouvait, obligé de commenter. Cela bruissait de tous bords, dedans, dehors, au sud, au nord, et ce crapaud coassant sur le pavé se trouvait dépassé par la voix un peu agacée de son propriétaire trempé elle-même superposée aux apostrophes de ce crieur zélé prêt à vendre toutes ses Gazette du Sorcier.
Luke croisa le regard de Jacob comme une lueur dans cette immense mêlée et remarqua que les yeux du plus grand brillaient de cette malice douce caractéristique, témoin à la fois du pétillant de la jeunesse et de la maturité des quelques années passées depuis sa toute première rentrée. Son parrain avait une aura d'aîné mais d'aîné "cool", qu'il cherchait encore à qualifier. D'aîné comme on aimait en avoir à ses côtés dans le tourbillon oppressant des foules.
Mais tout à coup le plus grand des deux s'arrêta, et Luke pila de même pour ne pas le percuter, se mettant à chercher dans les sommets de la foule la raison de cet arrêt impromptu. A hauteur du regard de son aîné, le blond distinguait des chapeaux, un bandeau des canons de Chudley, une calvitie presque achevée, un drapeau de dragonnerie planté sur le côté d'un sac un peu déchiré, un frisbee à dents de scie. Un frisbee à dents de scie ?! Ah non, tenu à bout de bras par sa propriétaire. Fausse piste. La vraie raison de l'arrêt, il venait de la repérer. Une jeune femme de dos.
Luke se demanda si elle aussi aurait la façon de regarder de Jacob. De Leo. Le blond, qui commençait en effet à avoir l'habitude de rencontrer les proches du plus grand avait remarqué leur façon de regarder. Ils vous regardaient comme s'ils allaient partir à l'aventure dans les cinq prochaines minutes. Luke tablait donc sur une nouvelle personnalité d'intensité et d'expressivité. A supposer que cette personne de dos était une personne que le grand connaissait. Et qu'il appréciait. Un frisson de curiosité traversa les prunelles du blond. Pour différents que les gens que le grand appréciait étaient de ceux que le blond avait jusque-là admirés le plus souvent, moins prudents, plus flamboyants, il avaient tous pour point commun de n'être vraiment pas du tout ennuyants. Maintenant, les yeux toujours fixés sur les contours de la raison de leur arrêt, Luke espérait pouvoir vérifier ou pas son préjugé.
[PDV Jacob]
Une démarche familière venait de frapper mon regard. Le feu dans les yeux, et la mer dans le coeur, je me souvenais d'elle, c'était certain. Les cheveux bruns qui couronnaient la silhouette fine, nerveuse, athlétique d'autrefois. L'impulsivité familière des pas. Le désordre maîtrisé. Farouche et démonstrative à la fois, Alienor Delphillia.
[PDV Luke]
Luke, le regard toujours posé sur l'encore inconnue, entendit alors l'ancien Gryffon murmurer : "Alienor. Et tout à coup la journée devient intéressante." "Eh bah merci." "Encore plus intéressante, je voulais dire."
Suivit un court silence vivant du grand brun. Rempli d’histoires muettes, de souvenirs et de la mémoire d'un lien qui comme un tatouage ne s'était jamais vraiment effacé.
Après ces quelques secondes, le plus grand rouvrit la marche sous la petite averse en train de s'atténuer pour combler la distance de quelques sorciers et dizaines d'enjambées qui les séparait de la jeune femme, tout en ajoutant encore : "Sacregryffon. La belle surprise.". Le plus jeune, à la démarche plus souple, plus légère et subreptice que son aîné le suivait de près, son épaule sous le creux de la main de l'aîné, comme une ombre qui se serait associée à la trace sonore laissée par le plus âgé.
A peine étaient-ils arrivés face à elle que le jeune blond décidait déjà d'ouvrir la conversation, la main de son mentor qui le guidait encore sur son épaule, et le regard intrigué posé sur "la belle surprise" : "Luke, enchanté."
Reducio
- Luke est probablement dans ses premières années à Poudlard (non inscrit à la chronologie), dans tous les cas bien plus jeune et petit en taille qu'Alienor ou Jacob.
- Je te laisse déterminer une date qui t'arrange en-dehors du temps scolaire de Poudlard, si ça te va
- Je te laisse déterminer une date qui t'arrange en-dehors du temps scolaire de Poudlard, si ça te va
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
Ce que les années n'ont pas effacé
Jeudi 29 décembre 2050
Aux alentours de 16h
Sur le chemin de traverse
Aux alentours de 16h
Sur le chemin de traverse
Aliénor sortait de Keddle et Leather en soupirant. Elle venait d’en venir à bout, une négociation compliquée, mais qui valait tellement le coup. Du matériel d’entretien pour les cours qu’elle donnerait à Maeve Queen. Elle avait dû sortir toutes ses cartes, la collaboration avec l’ISMI, soutenir une œuvre importante, le fait que le club de Montrose s’était engagé également. Mais elle venait d’avoir un moitié prix pour la location du matériel donc elle était ravie. Miss Fleurdelys serait ravie.
Elle prit une grande inspiration une fois de nouveau à l’extérieur. L’humidité ambiante était la bienvenue pour rafraichir Aliénor qui avait tout donné dans cette négociation. Non vraiment elle n’était pas faite pour ça. Elle ajusta ses gants avant de s’activer enfin et de quitter l’entrée du magasin de Quidditch qui l’avait tant fait rêver durant toutes ces années. Maintenant elle faisait entretenir son matériel à Dublin. Mais durant sa première année d’études elle était restée fidèle au chemin de traverse.
Elle en profita pour flâner un peu sur le chemin de traverse, elle rejoindrait Fiona en fin d’après-midi, elle donnait un concert dans un petit bar ce soir et elle comptait la soutenir. Mais alors qu’elle observait avec une certaine nostalgie la devanture du magasin au bon chaudron, une voix s’éleva dans l’air pourtant déjà chargé de bruits. Surprise ? Aliénor se retourna, et quand son regard se posa sur celui qui l’avait interpelé, elle resta quelques instants interdite avant que son regard ne s’illumine.
-Mais non ! Quelle surprise comme tu dis !
Le regard de la jeune fille descendit ensuite sur le jeune garçon qui l’accompagnait et qui la saluait. Aliénor lui sourit tendrement.
-Aliénor, enchantée également.
Elle avisa la main de son ancien camarade de promotion posé sur l’épaule du plus jeune. Elle fronça les sourcils, elle avait un peu peur maintenant qu’Erwan lui avait annoncé être papa. Mais là ce serait plus qu’étrange, l’écart d’art n’était pas assez grand. Mais bon, avec les sorciers, elle s’attendait à tout maintenant.
-Vous êtes… Oncle et neveu ?
C’était ce qui lui paraissait le plus probable finalement. Même si elle avait un peu peur de la réponse. Son regard coula vers Jacob, sans aucun sentiment sur son visage, elle ne voulait pas laisser transparaitre son incertitude. Après tout elle ne l’avait pas vu depuis quelques années maintenant le Gryffondor !
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Ce que les années n'ont pas effacé
"Alors pas mon neveu mais mon enfant caché avec Leo, comme Leo ne croise jamais de cognard et je ne suis jamais en vadrouille, bref, l'exemple de parents stables, on s'était dit quand on avait 13 ans que c'était le moment." Le visage du brun était on ne pouvait plus sérieux et tendu de partout tellement l'expression "sérieuse" ne faisait pas partie de sa panoplie - et il ne tint ainsi ni l'air ni le ton très longtemps, cédant vite à un rire sonore, chaleureux et rebondissant, qui fut accompagné d'un sourire léger de Luke.
L'ancien Gryffon se reprit cependant : "Hum... avec un frère imbuvable et l'autre qui a autant la bougeotte que moi, je pense être tranquille côté neveux aussi pour encore quelques années..."
Pour Tobias, Jacob trouvait la pilule encore difficile à avaler : l'aîné des Tramontane sortait depuis peu avec nulle autre que la colloc de Jacob à Snowdonia, Carole. C'était cohérent, quand on y pensait : il n'y avait pas tant de jeunes favorables au Conseil des Sorciers à Cambridge que cela et en ces temps de polarisation politique, on sortait fréquemment avec des partisans du même camp. Mais une part de l'ancien Gryffon ne cessait, par-delà le sujet devenu tabou dans sa colloc, d'espérer que cette drôle d'histoire entre un frère qu'il avait bien du mal à supporter et une colloc appréciée finirait par se dissoudre d'elle-même comme une Amortentia qui avait un peu trop duré. Pour Simon, avec qui Jacob entretenait un vrai lien de proximité, l'affaire était différente. Son métier de testeur de balais longue distance, rythmé de périples lointains réguliers, n'était que peu compatible avec une vie familiale bien rangée avec jardin, horaires bien fixés et dîner chaque jour avec toute la famille assemblée. Une vision qui lui faisait d'ailleurs lui-même horreur à penser, enfermante qu'elle lui semblait.
Luke pensait lui aussi mi-amusé mi-inquiet aux deux frères de Jacob, à la façon dont ils avaient évolué, l'un se rapprochant toujours plus de ses parents, l'autre s'en éloignant toujours davantage. Tobias avait été son premier modèle, son sérieux, son ambition, son sens de la tactique en toutes situations, sa maîtrise rigoureuse. Et puis à un moment donné s'était produit une rupture, il ne savait pas quand. Quand il s'était rendu compte de la condescendance immense du Serpentard, pour qui chacun était une marionnette. Luke avait toujours rêvé de maîtrise et de contrôle, mais pas malhonnête. D'intelligence et de belles ambitions mais pas de manière sournoise et avide. C'était peut-être même bien ce déclic, cette inflexion qu'avait ressenti le Choixpeau le jour de sa première rentrée quand il ne l'avait pas réparti dans une des maisons plus rationnelles du château (Serpentard, Serdaigle) mais plutôt dans une maison connue davantage pour ses propriétés émotionnelles.
Luke ne put continuer ces quelques instants de réflexion car Jacob, retrouvant la malice habituelle dans sa voix, mille fois plus naturelle que l'austère sérieux artificieux mimé auparavant, répondait à la question : "Luke est en fait le fils de mes voisins de Cambridge... sa famille est à Serdaigle, et Luke a eu le bon goût d'aller à Gryffondor." Le grand gratifia le plus jeune d'un regard qui signifiait quelque chose comme *excellent choix, mon garçon* ou *bienvenue du bon côté du terrain de quidditch, compagnon*. Pas par dépréciation des autres maisons, davantage par hommage au lien d'affinité de 7 ans créé avec la sienne qui dans son coeur ne s'était pas effacé en partant. "Et on voyage un peu pendant les vacances pour éviter que tu ne passes ton temps le nez dans les bouquins, n'est-ce pas ?" dit-il au garçon désormais devant lui, entre ses bras. "Et puis il n'est pas trop pénible, ça vaaaa." dit le brun en relevant le regard vers Alienor et recevant un petit coup de coude pour la forme du plus jeune, que Luke aurait voulu discret, qui l'était moyennement en fait.
"Je voudrais bien, mais tu n'm'en laisses même pas le temps, patron." répartit bien vite le blond. L'ancien Gryffondor était tout sauf autoritaire, mais le nouveau Gryffondor eut quelques éclats de malice dans les yeux au moment de le titiller. Pas que Luke n'ait pas cette impatience d'explorer pour laquelle il aimait de temps à temps taquiner son aîné - mais la sienne se déployait dans les lumières tamisées des bibliothèques et le murmure des livres anciens, quand celle de Jacob flamboyait cheveux au vent dans le bruit des bourrasques traversées toutes écoutilles déployées. Il y avait la découverte à pas feutrés et celle à grandes enjambées. Luke était de ceux qui écoutent les châteaux respirer ; Jacob, de ceux qui font claquer les portes pour voir ce qu’il y a derrière.
Le plus jeune continua : "Alors moi Alienor, je parie que tu étais aussi à Gryffondor, [
] que tu as aussi un copain ou une copine vachement sportif [
], que tu passes aussi ton temps à bouger façon vif d'or impossible à attraper [
doigts] et que tu t'entraînes aussi comme une dingue sur ton balai pour un projet pas moins fou même si un peu différent que le tour du monde en balai de Jacob [
doigts] ?". Luke tentait de deviner les yeux plissés, cherchant les réponses dans le regard de sa vis-à-vis, et dépliant à chaque nouvelle hypothèse formulée un des doigts de sa main [j'ai essayé de le retranscrire en emoji le déploiement successif des quatre doigts de la main, avec un succès mitigé]. "Alors, combien j'ai bon ?"
Jacob derrière Luke esquissa une moue mi-réprobatrice mi-amusée lorsqu'il entendit les mots de Luke : *passe aussi ton temps à bouger façon vif d'or impossible à attraper*... oui, certes, certes, certes. Comparé au plus petit, le grand avait l'énergie d'un elfe de maison surcaféiné juste avant un banquet. Comme Luke l'avait dit l'autre jour : *parfois même les sortilèges de Stupefix hésiteraient à te rattraper*. Et il est vrai que ses idées fusaient parfois plus vite que des sortilèges, quand Luke les construisait pas à pas patiemment, comme un horloger déposant un à un les mécanismes de sa montre.
Et Luke, comme Jacob, percevait aussi à quel point l'assemblage des deux était au premier abord curieux. Mais au fond, le blond y trouvait aussi beaucoup de logique, car en plus d'apprendre de son diamétral opposé, sans quitter ses propres particularités, que Jacob respectait, il s'en trouvait inspiré. Il remarquait, rien qu'à cette conversation, la façon dont il était lui aussi capable d'assurance, et Luke aimait profondément en Jacob qu'il soit de ce genre de personne qui l'amenait à penser et agir en plus grand. Alors au fond, c'est aussi un peu ce qu'il espérait de cette autre grande sur le regard de laquelle il maintenait patiemment le sien.
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
L'ancien Gryffon se reprit cependant : "Hum... avec un frère imbuvable et l'autre qui a autant la bougeotte que moi, je pense être tranquille côté neveux aussi pour encore quelques années..."
Pour Tobias, Jacob trouvait la pilule encore difficile à avaler : l'aîné des Tramontane sortait depuis peu avec nulle autre que la colloc de Jacob à Snowdonia, Carole. C'était cohérent, quand on y pensait : il n'y avait pas tant de jeunes favorables au Conseil des Sorciers à Cambridge que cela et en ces temps de polarisation politique, on sortait fréquemment avec des partisans du même camp. Mais une part de l'ancien Gryffon ne cessait, par-delà le sujet devenu tabou dans sa colloc, d'espérer que cette drôle d'histoire entre un frère qu'il avait bien du mal à supporter et une colloc appréciée finirait par se dissoudre d'elle-même comme une Amortentia qui avait un peu trop duré. Pour Simon, avec qui Jacob entretenait un vrai lien de proximité, l'affaire était différente. Son métier de testeur de balais longue distance, rythmé de périples lointains réguliers, n'était que peu compatible avec une vie familiale bien rangée avec jardin, horaires bien fixés et dîner chaque jour avec toute la famille assemblée. Une vision qui lui faisait d'ailleurs lui-même horreur à penser, enfermante qu'elle lui semblait.
Luke pensait lui aussi mi-amusé mi-inquiet aux deux frères de Jacob, à la façon dont ils avaient évolué, l'un se rapprochant toujours plus de ses parents, l'autre s'en éloignant toujours davantage. Tobias avait été son premier modèle, son sérieux, son ambition, son sens de la tactique en toutes situations, sa maîtrise rigoureuse. Et puis à un moment donné s'était produit une rupture, il ne savait pas quand. Quand il s'était rendu compte de la condescendance immense du Serpentard, pour qui chacun était une marionnette. Luke avait toujours rêvé de maîtrise et de contrôle, mais pas malhonnête. D'intelligence et de belles ambitions mais pas de manière sournoise et avide. C'était peut-être même bien ce déclic, cette inflexion qu'avait ressenti le Choixpeau le jour de sa première rentrée quand il ne l'avait pas réparti dans une des maisons plus rationnelles du château (Serpentard, Serdaigle) mais plutôt dans une maison connue davantage pour ses propriétés émotionnelles.
Luke ne put continuer ces quelques instants de réflexion car Jacob, retrouvant la malice habituelle dans sa voix, mille fois plus naturelle que l'austère sérieux artificieux mimé auparavant, répondait à la question : "Luke est en fait le fils de mes voisins de Cambridge... sa famille est à Serdaigle, et Luke a eu le bon goût d'aller à Gryffondor." Le grand gratifia le plus jeune d'un regard qui signifiait quelque chose comme *excellent choix, mon garçon* ou *bienvenue du bon côté du terrain de quidditch, compagnon*. Pas par dépréciation des autres maisons, davantage par hommage au lien d'affinité de 7 ans créé avec la sienne qui dans son coeur ne s'était pas effacé en partant. "Et on voyage un peu pendant les vacances pour éviter que tu ne passes ton temps le nez dans les bouquins, n'est-ce pas ?" dit-il au garçon désormais devant lui, entre ses bras. "Et puis il n'est pas trop pénible, ça vaaaa." dit le brun en relevant le regard vers Alienor et recevant un petit coup de coude pour la forme du plus jeune, que Luke aurait voulu discret, qui l'était moyennement en fait.
"Je voudrais bien, mais tu n'm'en laisses même pas le temps, patron." répartit bien vite le blond. L'ancien Gryffondor était tout sauf autoritaire, mais le nouveau Gryffondor eut quelques éclats de malice dans les yeux au moment de le titiller. Pas que Luke n'ait pas cette impatience d'explorer pour laquelle il aimait de temps à temps taquiner son aîné - mais la sienne se déployait dans les lumières tamisées des bibliothèques et le murmure des livres anciens, quand celle de Jacob flamboyait cheveux au vent dans le bruit des bourrasques traversées toutes écoutilles déployées. Il y avait la découverte à pas feutrés et celle à grandes enjambées. Luke était de ceux qui écoutent les châteaux respirer ; Jacob, de ceux qui font claquer les portes pour voir ce qu’il y a derrière.
Le plus jeune continua : "Alors moi Alienor, je parie que tu étais aussi à Gryffondor, [
Jacob derrière Luke esquissa une moue mi-réprobatrice mi-amusée lorsqu'il entendit les mots de Luke : *passe aussi ton temps à bouger façon vif d'or impossible à attraper*... oui, certes, certes, certes. Comparé au plus petit, le grand avait l'énergie d'un elfe de maison surcaféiné juste avant un banquet. Comme Luke l'avait dit l'autre jour : *parfois même les sortilèges de Stupefix hésiteraient à te rattraper*. Et il est vrai que ses idées fusaient parfois plus vite que des sortilèges, quand Luke les construisait pas à pas patiemment, comme un horloger déposant un à un les mécanismes de sa montre.
Et Luke, comme Jacob, percevait aussi à quel point l'assemblage des deux était au premier abord curieux. Mais au fond, le blond y trouvait aussi beaucoup de logique, car en plus d'apprendre de son diamétral opposé, sans quitter ses propres particularités, que Jacob respectait, il s'en trouvait inspiré. Il remarquait, rien qu'à cette conversation, la façon dont il était lui aussi capable d'assurance, et Luke aimait profondément en Jacob qu'il soit de ce genre de personne qui l'amenait à penser et agir en plus grand. Alors au fond, c'est aussi un peu ce qu'il espérait de cette autre grande sur le regard de laquelle il maintenait patiemment le sien.
@Leo Ginger pour la mention rapide en début de post
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
Ce que les années n'ont pas effacé
Aliénor ouvrit de grands yeux. Quoi attends, comment ? Hein ? Mais ils n’étayent même pas déjà en couple à l’époque non ? Et puis… Quand son visage se dérida et qu’un sourire fendit ce masque trop sérieux qu’il avait revêtit les dents d’Aliénor se plantèrent dans sa lèvre en même temps qu’un sourire les étiraient. Sa mains partie toute seule et dans un revers de main, elle frappa l’épaule du garçon.
-Joue pas avec ses conneries !
Il était donc le fils des voisins. Une famille de Serdaigle qui donnaient un Gryffondor, voilà qui promettait des choses intéressantes. Un Gryffondor avec une capacité de réflexion importante c’était toujours impressionnant. Elle posa un regard nouveau sur le blond, un sourire énigmatique sur les lèvres comme si elle cherchait à le gauger de son jeune âge. Son sourire s’agrandit et son regard quitta le plus jeune pour retrouver le visage familier de Jacob quand il dit qu’il n’était pas trop pénible. Le connaissant, même s’il était pénible, ce serait certainement Jacob le plus pénible des deux ! L’étudiante laissa sa tête tomber sur le côté et son sourcil gauche se dressa sur son front. Il était marrant à voir comme ça avec un gosse.
-Patron ? T’es sérieux Jacob ? Tyran va !
Mais quand le garçon commença ces hypothèses Aliénor se fit plus sérieuse. Elle était curieuse de ce qu’elle renvoyait comme image au plus jeune. Elle croisa ses bras sur sa poitrine et l’écouta, ne laissant rien paraitre, mis à part quelques regards entendus vers son ancien camarade de promotion. Reprenant les mimiques de Luke, elle décroisa les bras et se mit à compter sur ses doigts.
-J’étais à Poufsouffle, je n’ai ni copain ni copine, mais des tas de potes ultra sportifs, j’ai la bougeotte mais je la contiens pour le moment, mais t’as raison, je passe plus de temps sur un balai que sur la terre ferme.
Elle croisa le regard de Jacob, un grand sourire sur les lèvres. Elle haussa les épaules en levant les yeux au ciel.
-Un et demi, c’est pas si mal comme score.
Son regard se posa sur Luke. Il n’était vraiment pas mauvais en analyse en soi, mais il s’était un peu trop calqué sur Jacob. Tout le monde ne pouvait pas être le copier-coller de son super voisin qui voyage. Il n’empêche qu’Aliénor enviait cette vie de voyage. Elle assouvirait bientôt ses désirs, elle le savait, elle avait déjà en tête un futur voyage pour cet été. Et puis après, avec les compétitions internationales, elle serait amenée à faire le tour du globe, mais la route était encore longue. Elle avait du travail.
-Et alors ses voyages ? Il t’a embarqué où ce fou ?
Oui elle voulait la réponse de Luke, parce que dans les mots de Jacob il y aurait certainement de l’embellissement et elle avait envie d’avoir son avis à lui, c’était plus drôle. Et elle imaginait déjà l’ancien Gryffondor se retenir de parler… Si seulement il y arrivait.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
-Joue pas avec ses conneries !
Il était donc le fils des voisins. Une famille de Serdaigle qui donnaient un Gryffondor, voilà qui promettait des choses intéressantes. Un Gryffondor avec une capacité de réflexion importante c’était toujours impressionnant. Elle posa un regard nouveau sur le blond, un sourire énigmatique sur les lèvres comme si elle cherchait à le gauger de son jeune âge. Son sourire s’agrandit et son regard quitta le plus jeune pour retrouver le visage familier de Jacob quand il dit qu’il n’était pas trop pénible. Le connaissant, même s’il était pénible, ce serait certainement Jacob le plus pénible des deux ! L’étudiante laissa sa tête tomber sur le côté et son sourcil gauche se dressa sur son front. Il était marrant à voir comme ça avec un gosse.
-Patron ? T’es sérieux Jacob ? Tyran va !
Mais quand le garçon commença ces hypothèses Aliénor se fit plus sérieuse. Elle était curieuse de ce qu’elle renvoyait comme image au plus jeune. Elle croisa ses bras sur sa poitrine et l’écouta, ne laissant rien paraitre, mis à part quelques regards entendus vers son ancien camarade de promotion. Reprenant les mimiques de Luke, elle décroisa les bras et se mit à compter sur ses doigts.
-J’étais à Poufsouffle, je n’ai ni copain ni copine, mais des tas de potes ultra sportifs, j’ai la bougeotte mais je la contiens pour le moment, mais t’as raison, je passe plus de temps sur un balai que sur la terre ferme.
Elle croisa le regard de Jacob, un grand sourire sur les lèvres. Elle haussa les épaules en levant les yeux au ciel.
-Un et demi, c’est pas si mal comme score.
Son regard se posa sur Luke. Il n’était vraiment pas mauvais en analyse en soi, mais il s’était un peu trop calqué sur Jacob. Tout le monde ne pouvait pas être le copier-coller de son super voisin qui voyage. Il n’empêche qu’Aliénor enviait cette vie de voyage. Elle assouvirait bientôt ses désirs, elle le savait, elle avait déjà en tête un futur voyage pour cet été. Et puis après, avec les compétitions internationales, elle serait amenée à faire le tour du globe, mais la route était encore longue. Elle avait du travail.
-Et alors ses voyages ? Il t’a embarqué où ce fou ?
Oui elle voulait la réponse de Luke, parce que dans les mots de Jacob il y aurait certainement de l’embellissement et elle avait envie d’avoir son avis à lui, c’était plus drôle. Et elle imaginait déjà l’ancien Gryffondor se retenir de parler… Si seulement il y arrivait.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Ce que les années n'ont pas effacé
Luke était limité dans ses explorations de terrain par sa scolarité de sorcier. Dans une école moldue, Jacob aurait peut-être été ce grand frère qui lui aurait permis de s'absenter, de rater des soirées d'internat et des week-ends surveillés. Le blond voyait le brun comme un adulte particulier - de ce genre d'adulte qui aurait fait écran, aurait répondu aux autres grands, aurait ouvert l'accès régulier au monde les entourant. Mais à l'école des sorciers, cela n'était pas donné, l'entre-soi et la protection primaient sur la connaissance de première main du monde et l'exploration. Le plus jeune n'avait ainsi pour l'instant de ces explorations de terrain que des fragments. Il les mit en ordre dans sa tête quelques instants avant de répondre à la Poufsouffle-à-la-bougeotte-stabilisée-qui-aimait-voler qui lui faisait face, listant ainsi mentalement les plusieurs déplacements durant lesquels il avait accompagné le plus grand, tandis qu'il maintenait un regard pleinement concentré sur celui de sa vis-à-vis.
D'abord le premier, à travers le Dublin sorcier, notamment celui de l'artisanat de détail, où la magie coulait comme la pluie fine sur les pavés - persistante, discrète, patiente. On y fabriquait les objets comme on fabriquait les outils pour les forger : pour durer, pour être repris, pour être réparés. Luke s'était d'abord demandé où étaient inscrites toutes les procédures qui régissaient cette gestuelle créatrice et réparatrice millimétrée. Et puis il avait compris. Les règles n’étaient pas écrites, mais transmises. De main en main. De maître à apprenti. Dans ces lieux, on n'écrivait pas les règles non pas parce qu'on les méprisait... mais par respect. De règles tellement fortes qu'elles n'avaient pas besoin d'être prouvées, qu'elles s'imposaient dans le silence de chaque regard échangé, de chaque geste appliqué. Il avait ramené de ce Dublin sorcier un talisman usé, réparé cent fois, dont les fissures désormais comblées racontaient cette histoire de minutie et de savoir-faire, d'artisanat et de réussite sorcière.
Et puis était venu le Londres interlope, saturé de sortilèges interposés et de protocoles bricolés, dans ces lieux où la magie était testée avant même d'être comprise, où l'alternatif devenait normalité. Luke avait vu le relieur de grimoires vivants qui travaillait, à même le carrelage fissuré, cousant des mots à des peaux encore tièdes de sort. Il avait vu les grimoires ventre ouvert résister ou se laisser faire, protester à coups de mots ou se soumettre à l'aiguille et à l'équerre. Les grimoires n'étaient pas les seuls à subir des opérations à coeur ouvert. Il avait vu des baguettes qui chacune racontait une histoire de rupture : coeur fendu, bois saturé, magie désaccordée. Qu'on ne pouvait plus forcer à devenir ce qu'elles n'étaient plus ou n'avaient jamais été, mais qu'on essayait tout de même de travailler, à la recherche de toute potentialité, dans la demi-lueur tailladée de cliquetis et de grésillements des ateliers, qu'un claquement sec parfois venait arrêter. Il avait entendu les mots mâchés, étouffés, volontairement incomplets des artisans et de leurs clients plus ou moins satisfaits. Il repensait enfin à la boutique des catalyseurs de temps - sans pierre philosophale certes, mais peuplée de différents types de pseudo-pensines et d'objets visant à retourner le temps, parfois stabilisés parfois débordés d'un excès magique qui se relâchait par saccades, dans les bruits de crachement d'un poumon malade : fffft - tchh - ffffft. Et il se demandait où tous ces sorciers allaient quand ils regardaient dans ces douteuses pensines, dans un lointain passé ou un futur réel ou imaginé.
Dublin avait été un souhait exaucé : le blond aimait bien C.D, le gérant de sa boutique de Cambridge préférée d'artisanat sorcier, un grand Dublinois roux dont il admirait la rigueur et avait été content d'explorer les origines irlandaises. Londres en revanche avait été une surprise pour Luke - mais une belle surprise, qu'il n'aurait de plus sans doute pas pu explorer sans un grand, au vu du nombre d'intentions cachées et de regards mauvais que le quartier interlope charriait. Londres avait été cet endroit dont Luke ignorait qu'il avait besoin jusqu'à ce qu'il y soit. Un excellent choix.
Son aîné et lui étaient enfin passés par Godric’s Hollow, qui n’était pas mal non plus. Juste un peu trop "pouvoir" et pas assez "savoir" au goût de Luke. Mais il ne s’aventurerait pas à le développer, de un, de façon secondaire, suivre à la trace la piste du fondateur de Gryffondor n'était certainement pas le centre de l'intérêt numéro un d'une Poufsouffle, et de deux, surtout et avant tout, il ne connaissait pas les opinions politiques de la Poufsouffle, après tout. Lui n’avait pas de positionnement particulier - et évitait comme la peste le politiquement trop polémique qui pourrait lui valoir un conflit. Et Godric's Hollow portait cette odeur lisse et doucereuse de la magie qui ne jaillit pas colorée de tous bords mais qui seulement s’hérite, une odeur qui purulait de politique.
Ses souvenirs ainsi bien rangés, Luke commença à lister, par ordre, de sa voix claire, bien articulée, à l'accent posh léger : "Dublin sorcier, Londres sorcier, Godric's hollow ; artisanat sorcier à Dublin, quartier underground londonien, sur les traces de Godric dans la capitale du monde sorcier.", avant de détailler : "Le relieur de grimoires vivants à Londres était impressionnant - mais ma préférence personnelle va aux lieux de magie expérimentale, qui réparent, distordent ou observent les formes d'instabilité de la magie. Les baguettes cassées par exemple. Actuellement je cherche à comprendre comment optimiser le flux magique et ce que j'ai vu là-bas, les gens que j'ai rencontrés, tout cela m'a stimulé sur cette voie."
Poufsouffle. Luke s'arrêta un instant dans ses pensées sur la maison de la jeune femme qu'il venait de rencontrer, cette fois non pas dans le Londres interlope mais dans la rue principale grouillante des commerçants sorciers. C’était rigolo, Poufsouffle, non conforme à son préjugé. Alors la jaune et noire était peut-être bien une "comme lui". Autant Jacob était Gryffondor jusqu’au bout des ongles et difficilement imaginable pour Luke ailleurs que dans cette maison, autant Luke n’était pas un ultra-Gryffondor. Peut-être était-ce la plus grande jeunesse du blond, qui signifiait un moindre contact avec sa maison, peut-être était-ce simplement le signe d’un chemin de développement à venir, qui savait. Mais, dès lors, le plus jeune se permit quelques questions à destination de son aînée : "Ca t’a étonnée d’être à Poufsouffle au début ? A la fin tu te sens plus Poufsouffle qu'au début du fait de ton attachement au lieu et aux gens ou alors ça se développe intérieurement ?" Ca, la personnalité de la maison, tu vois. Parce que bon, Luke s'il ne regrettait ou ne contestait pas sa maison, conservait de francs airs de Serdaigle.
Luke plissa légèrement les yeux, dans l'attente de la réponse, geste inconscient de concentration. Il aimait bien ce qu'il voyait jusque-là de la plus-tout-à-fait-inconnue qui lui faisait face. Elle était vive d'esprit, franche et plus patiente qu'il ne l'aurait supposé. Il avait décidé qu'elle l'intriguait, et son regard posé sur celui de la Poufsouffle se teintait en conséquence d'une nette curiosité.
Jacob toujours en arrière-plan avait quant à lui le sourire mi-serein mi-riant d'un grand frère qui laisse le moment exister, se déployer sans correction, dans son naturel spontané. A la lisière du moment, il était comme ce paysage qui soutenait la scène, souriant des yeux et des dents. Il veillait - tout en pensant très fort que franchement, il serait bien étonné si Luke tout à coup se révélait capable de se contenter d'1,5/5. Pas le genre du blond. Du tout du tout.
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
D'abord le premier, à travers le Dublin sorcier, notamment celui de l'artisanat de détail, où la magie coulait comme la pluie fine sur les pavés - persistante, discrète, patiente. On y fabriquait les objets comme on fabriquait les outils pour les forger : pour durer, pour être repris, pour être réparés. Luke s'était d'abord demandé où étaient inscrites toutes les procédures qui régissaient cette gestuelle créatrice et réparatrice millimétrée. Et puis il avait compris. Les règles n’étaient pas écrites, mais transmises. De main en main. De maître à apprenti. Dans ces lieux, on n'écrivait pas les règles non pas parce qu'on les méprisait... mais par respect. De règles tellement fortes qu'elles n'avaient pas besoin d'être prouvées, qu'elles s'imposaient dans le silence de chaque regard échangé, de chaque geste appliqué. Il avait ramené de ce Dublin sorcier un talisman usé, réparé cent fois, dont les fissures désormais comblées racontaient cette histoire de minutie et de savoir-faire, d'artisanat et de réussite sorcière.
Et puis était venu le Londres interlope, saturé de sortilèges interposés et de protocoles bricolés, dans ces lieux où la magie était testée avant même d'être comprise, où l'alternatif devenait normalité. Luke avait vu le relieur de grimoires vivants qui travaillait, à même le carrelage fissuré, cousant des mots à des peaux encore tièdes de sort. Il avait vu les grimoires ventre ouvert résister ou se laisser faire, protester à coups de mots ou se soumettre à l'aiguille et à l'équerre. Les grimoires n'étaient pas les seuls à subir des opérations à coeur ouvert. Il avait vu des baguettes qui chacune racontait une histoire de rupture : coeur fendu, bois saturé, magie désaccordée. Qu'on ne pouvait plus forcer à devenir ce qu'elles n'étaient plus ou n'avaient jamais été, mais qu'on essayait tout de même de travailler, à la recherche de toute potentialité, dans la demi-lueur tailladée de cliquetis et de grésillements des ateliers, qu'un claquement sec parfois venait arrêter. Il avait entendu les mots mâchés, étouffés, volontairement incomplets des artisans et de leurs clients plus ou moins satisfaits. Il repensait enfin à la boutique des catalyseurs de temps - sans pierre philosophale certes, mais peuplée de différents types de pseudo-pensines et d'objets visant à retourner le temps, parfois stabilisés parfois débordés d'un excès magique qui se relâchait par saccades, dans les bruits de crachement d'un poumon malade : fffft - tchh - ffffft. Et il se demandait où tous ces sorciers allaient quand ils regardaient dans ces douteuses pensines, dans un lointain passé ou un futur réel ou imaginé.
Dublin avait été un souhait exaucé : le blond aimait bien C.D, le gérant de sa boutique de Cambridge préférée d'artisanat sorcier, un grand Dublinois roux dont il admirait la rigueur et avait été content d'explorer les origines irlandaises. Londres en revanche avait été une surprise pour Luke - mais une belle surprise, qu'il n'aurait de plus sans doute pas pu explorer sans un grand, au vu du nombre d'intentions cachées et de regards mauvais que le quartier interlope charriait. Londres avait été cet endroit dont Luke ignorait qu'il avait besoin jusqu'à ce qu'il y soit. Un excellent choix.
Son aîné et lui étaient enfin passés par Godric’s Hollow, qui n’était pas mal non plus. Juste un peu trop "pouvoir" et pas assez "savoir" au goût de Luke. Mais il ne s’aventurerait pas à le développer, de un, de façon secondaire, suivre à la trace la piste du fondateur de Gryffondor n'était certainement pas le centre de l'intérêt numéro un d'une Poufsouffle, et de deux, surtout et avant tout, il ne connaissait pas les opinions politiques de la Poufsouffle, après tout. Lui n’avait pas de positionnement particulier - et évitait comme la peste le politiquement trop polémique qui pourrait lui valoir un conflit. Et Godric's Hollow portait cette odeur lisse et doucereuse de la magie qui ne jaillit pas colorée de tous bords mais qui seulement s’hérite, une odeur qui purulait de politique.
Ses souvenirs ainsi bien rangés, Luke commença à lister, par ordre, de sa voix claire, bien articulée, à l'accent posh léger : "Dublin sorcier, Londres sorcier, Godric's hollow ; artisanat sorcier à Dublin, quartier underground londonien, sur les traces de Godric dans la capitale du monde sorcier.", avant de détailler : "Le relieur de grimoires vivants à Londres était impressionnant - mais ma préférence personnelle va aux lieux de magie expérimentale, qui réparent, distordent ou observent les formes d'instabilité de la magie. Les baguettes cassées par exemple. Actuellement je cherche à comprendre comment optimiser le flux magique et ce que j'ai vu là-bas, les gens que j'ai rencontrés, tout cela m'a stimulé sur cette voie."
Poufsouffle. Luke s'arrêta un instant dans ses pensées sur la maison de la jeune femme qu'il venait de rencontrer, cette fois non pas dans le Londres interlope mais dans la rue principale grouillante des commerçants sorciers. C’était rigolo, Poufsouffle, non conforme à son préjugé. Alors la jaune et noire était peut-être bien une "comme lui". Autant Jacob était Gryffondor jusqu’au bout des ongles et difficilement imaginable pour Luke ailleurs que dans cette maison, autant Luke n’était pas un ultra-Gryffondor. Peut-être était-ce la plus grande jeunesse du blond, qui signifiait un moindre contact avec sa maison, peut-être était-ce simplement le signe d’un chemin de développement à venir, qui savait. Mais, dès lors, le plus jeune se permit quelques questions à destination de son aînée : "Ca t’a étonnée d’être à Poufsouffle au début ? A la fin tu te sens plus Poufsouffle qu'au début du fait de ton attachement au lieu et aux gens ou alors ça se développe intérieurement ?" Ca, la personnalité de la maison, tu vois. Parce que bon, Luke s'il ne regrettait ou ne contestait pas sa maison, conservait de francs airs de Serdaigle.
Luke plissa légèrement les yeux, dans l'attente de la réponse, geste inconscient de concentration. Il aimait bien ce qu'il voyait jusque-là de la plus-tout-à-fait-inconnue qui lui faisait face. Elle était vive d'esprit, franche et plus patiente qu'il ne l'aurait supposé. Il avait décidé qu'elle l'intriguait, et son regard posé sur celui de la Poufsouffle se teintait en conséquence d'une nette curiosité.
Jacob toujours en arrière-plan avait quant à lui le sourire mi-serein mi-riant d'un grand frère qui laisse le moment exister, se déployer sans correction, dans son naturel spontané. A la lisière du moment, il était comme ce paysage qui soutenait la scène, souriant des yeux et des dents. Il veillait - tout en pensant très fort que franchement, il serait bien étonné si Luke tout à coup se révélait capable de se contenter d'1,5/5. Pas le genre du blond. Du tout du tout.
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
Ce que les années n'ont pas effacé
Aliénor porta toute son attention sur le plus jeune. Il énuméra les endroits qu’il avait pu voir et dès la première mention le sourire de l’étudiante s’agrandit. Dublin sorcier… Elle avait déjà passé un an à l’ISMI et ne s’intéressait à cette ville que depuis cette année. Elle y avait trouvé un magasin de matériel et d’entretien de sport qui ne payait pas de mine mais qui était excellant, l’abeille travailleuse bien entendu qui lui permettait de réviser dans une ambiance extrêmement studieuse sans être enfermée dans son petit studio étudiant. Elle découvrait la vie de cette ville, les pubs se mêlant aux artisans, une magie rustique presque brute et pourtant pouvant produire les plus beaux chefs d’œuvre. Le Londres sorcier était une étape incontournable du monde magique, quant ç Godric’s Hollow… Aliénor ne passait que peu de temps dans la capitale sorcière, peu enthousiasmée par la vie qu’elle proposait et par ce qu’elle représentait.
Mais quand il rentra dans les détails, Aliénor fut presque troublée par sa précision, sa vision de la magie et l’analyse qu’il en tirait. Il était étonnant comme garçon, atypique, mais très certainement très apprécié de ses professeurs. Aliénor se laissait rapidement de la théorie, mais elle était également fascinée par ses sorciers qui travaillaient des objets magiques. L’artisanat magie n’était que trop peu mis en avant à Poudlard. Certes, c’était loin d’être le cœur de la magie Britannique qui puisait sa légende dans sa magie défensive et offensive basée sur la magie blanche. Elle hocha donc la tête aux mots du plus jeune sur la magie Dublinoise.
-Un sacré voyage initiatique ! Dublin est très étonnant, si jamais tu veux y repasser, n’hésite pas à me demander, je me ferais un plaisir de vous faire découvrir quelques pépites.
Même si elle-même découvrait encore beaucoup d’endroits, elle avait découvert quelques lieux forts sympathiques qu’elle se ferait un plaisir de partager avec d’autres sorciers. A la question du garçon Aliénor leva les yeux vers Jacob. Décidément, la question des maisons semblait particulièrement l’intéresser. Elle n’avait jamais réellement porté plus d’attention que ça à sa maison. Elle était contente d’y avoir été répartie parce qu’elle c’était fait de vrais amis là-bas. Mais concernant ce qu’elle était réellement au fond… Elle savait qu’elle pouvait également correspondre à Gryffondor, beaucoup lui avaient dit, mais elle ne s’était jamais sentie hors de sa place à Poufsouffle.
-Je crois que j’ai toujours eu ma place à Poufsouffle, contrairement à ce que certains auraient pu penser. Je me retrouve aussi beaucoup dans les qualités prônées par Godric Gryffondor dans sa maison mais…
Elle laissa planner un petit silence, cherchant ses mots pour s’exprimer le plus clairement possible. Elle était instinctive, la plupart du temps elle ne réfléchissait pas et ne pesait pas ses mots. Mais elle se devait de prendre au sérieux cette réponse au moins autant que Luke prenait la question au sérieux.
-Je crois que la maison t’apporte autant que tu lui apporte. Chez Gryffondor je n’aurais pas eu ce cadre de tolérance et de gentillesse. Je serais très certainement devenue une vraie peste imbue d’elle-même là où à Poufsouffle, être exceptionnel se fait plutôt discrètement, pour l’ensemble et pas pour l’individu. Il faut savoir prendre ce qui nous fera grandir dans notre maison sans pour autant s’y sentir enfermé. Ce n’est pas parce que tu es à Gryffondor que l’ensemble de tes actions doivent se rapporter aux valeurs rouges.
Après tout Poufsouffle lui avait beaucoup appris et si parfois elle avait pu penser que le choixpeau s’était trompé, Helga elle-même lui avait prouvé qu’elle était une digne héritière de Poufsouffle en lui confiant le cœur de Poudlard, le cœur de son arbre. Mais se sentir accepter dans sa maison était très important. On a tous besoin de s’intégrer dans un groupe, surtout à l’adolescence, se sentir intégrer, à sa place est primordial et la maison aide à trouver se cadre social facilitant l’intégration et le développement des enfants. Elle ne se basait que sur son expérience et les quelques retours de ses amis, mais elle n’avait pas de certitudes à confier au garçon, il devait se faire son expérience.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Mais quand il rentra dans les détails, Aliénor fut presque troublée par sa précision, sa vision de la magie et l’analyse qu’il en tirait. Il était étonnant comme garçon, atypique, mais très certainement très apprécié de ses professeurs. Aliénor se laissait rapidement de la théorie, mais elle était également fascinée par ses sorciers qui travaillaient des objets magiques. L’artisanat magie n’était que trop peu mis en avant à Poudlard. Certes, c’était loin d’être le cœur de la magie Britannique qui puisait sa légende dans sa magie défensive et offensive basée sur la magie blanche. Elle hocha donc la tête aux mots du plus jeune sur la magie Dublinoise.
-Un sacré voyage initiatique ! Dublin est très étonnant, si jamais tu veux y repasser, n’hésite pas à me demander, je me ferais un plaisir de vous faire découvrir quelques pépites.
Même si elle-même découvrait encore beaucoup d’endroits, elle avait découvert quelques lieux forts sympathiques qu’elle se ferait un plaisir de partager avec d’autres sorciers. A la question du garçon Aliénor leva les yeux vers Jacob. Décidément, la question des maisons semblait particulièrement l’intéresser. Elle n’avait jamais réellement porté plus d’attention que ça à sa maison. Elle était contente d’y avoir été répartie parce qu’elle c’était fait de vrais amis là-bas. Mais concernant ce qu’elle était réellement au fond… Elle savait qu’elle pouvait également correspondre à Gryffondor, beaucoup lui avaient dit, mais elle ne s’était jamais sentie hors de sa place à Poufsouffle.
-Je crois que j’ai toujours eu ma place à Poufsouffle, contrairement à ce que certains auraient pu penser. Je me retrouve aussi beaucoup dans les qualités prônées par Godric Gryffondor dans sa maison mais…
Elle laissa planner un petit silence, cherchant ses mots pour s’exprimer le plus clairement possible. Elle était instinctive, la plupart du temps elle ne réfléchissait pas et ne pesait pas ses mots. Mais elle se devait de prendre au sérieux cette réponse au moins autant que Luke prenait la question au sérieux.
-Je crois que la maison t’apporte autant que tu lui apporte. Chez Gryffondor je n’aurais pas eu ce cadre de tolérance et de gentillesse. Je serais très certainement devenue une vraie peste imbue d’elle-même là où à Poufsouffle, être exceptionnel se fait plutôt discrètement, pour l’ensemble et pas pour l’individu. Il faut savoir prendre ce qui nous fera grandir dans notre maison sans pour autant s’y sentir enfermé. Ce n’est pas parce que tu es à Gryffondor que l’ensemble de tes actions doivent se rapporter aux valeurs rouges.
Après tout Poufsouffle lui avait beaucoup appris et si parfois elle avait pu penser que le choixpeau s’était trompé, Helga elle-même lui avait prouvé qu’elle était une digne héritière de Poufsouffle en lui confiant le cœur de Poudlard, le cœur de son arbre. Mais se sentir accepter dans sa maison était très important. On a tous besoin de s’intégrer dans un groupe, surtout à l’adolescence, se sentir intégrer, à sa place est primordial et la maison aide à trouver se cadre social facilitant l’intégration et le développement des enfants. Elle ne se basait que sur son expérience et les quelques retours de ses amis, mais elle n’avait pas de certitudes à confier au garçon, il devait se faire son expérience.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Ce que les années n'ont pas effacé
Exister c'est oser se jeter dans le monde. - Simone de Beauvoir
Luke laissa les paroles se déposer, comme on observe une constellation apparaître peu à peu quand l’oeil cesse de lutter contre la nuit. Les pépites de Dublin, la force du collectif à Poufsouffle, les maisons comme des cadres plutôt que des cages… et à travers les paroles de la plus grande, Luke, qui passait sa vie à chercher des systèmes fermés, pressentait qu’il existait des structures ouvertes. Lui qui passait son temps à tout prévoir, tout anticiper, classer chaque variable dans un ordre stabilisé, entrevoyait une autre manière de voir les choses dans ce qu'elle disait - où l'on n'avait pas dans le viseur la sécurité, qui cerne et protège, mais plutôt une certaine liberté qui laissait respirer. Où l'on avait, plutôt que des possibilités héritées qu'il s'agissait de comprendre, des possibilités qu'il s'agissait de créer. Une manière de voir où la maison ne nous apprend pas sur qui on est, mais sur comment on peut choisir de grandir.
Jacob de son côté, glissa, après une légère quinte de toux retenue mais bien audible lors de l'association Gryffondor-imbu de soi, quelques mots une fois ceux de la Poufsouffle achevés : "Je te suis sur ton idée, Ali. On n'a pas besoin de recevoir un plan en trois actes pour décider de vivre." Le brun était totalement de l'avis que c'était souvent dans la surprise qu'on se sentait vivant, et dans l'inattendu que se trouvait le piment. Perdre l'imprévu du mouvement de l'instant pour le respect d'un commandement imposé verticalement, pour l'aîné, c'était des petits pois sauteurs qui auraient perdu leur frétillement, un balai sans vent, un carnaval sans couleurs, un orage sans éclairs, une chocogrenouille insipide.
Naturellement pas pour le plus jeune, qui aimait les cadres, les règles, qui étaient autant de balustrades pour ne pas tomber, de lueurs pour ne pas avancer à l'aveuglette dans la tempête. Luke aimait explorer non pas tant pour sentir que pour savoir - et comment savoir si rien n'était organisé ? Dans son monde idéal à lui, les couleurs restaient à leur place, le ciel ne surprenait jamais, les pierres du château restaient immobiles et on avait éliminé la part d'imprévisible qui apportait avec elle les risques et les difficultés. Si Alienor avait réussi à lui suggérer que la règle de compréhension des maisons n'était peut-être pas suffisante, alors il risquait malgré tout de continuer à chercher quel système de règles la complétait. Le blond avait toujours l'impression en effet, quand il ne saisissait pas un principe, que cela n'était pas lié à l'absence de principe, mais plutôt au fait qu'il n'était pas encore suffisamment mature pour discerner le principe qui oeuvrait bien dans le cas.
Le plus jeune eut un léger soupir amusé en entendant son aîné qui refusait les plans tout tracés "en trois actes", et répliqua, calmement : "Bah c'est quand même moins pratique de lire un livre sans être passé par le sommaire."
Les deux ne se parlaient pas dans le même couloir de pensée en fait - Luke pensait à un monde déchiffrable, Jacob pensait à un monde vivable, ce qui de fait n'impliquait pas les mêmes choses, et les faisait soutenir et maintenir des positions différentes.
Et il est vrai que Luke pouvait par ailleurs avoir par moments ces reflets irritants d'une attention qui donnait l’impression qu'il attendait que le reste du monde rattrape son retard. Que ceux qui en étaient encore à la conception anarchique et bouillonnante du monde sans ordre et règles étaient destinés à comprendre et apprécier la force des règles un jour. Son regard toujours appuyé sur celui de la grande, il l'interrogea : "Alors pour toi, nous ne sommes déterminés par rien d'autre que nos choix ? L'environnement et les circonstances ne nous imposent jamais rien ?"
Jacob qui avait tourné la tête vers Luke avait quant à lui intercepté son regard puis prit à parti Alienor, le sourire étiré en coin : "Pfpfpf. Regarde-moi ça, le petit jugement en silence. Typique." Luke leva tout de suite un sourcil, faussement outré, regardant à son tour Alienor. "Pas-du-tout. J’appelle ça de l’analyse préventive." Jacob pointa son torse de son index, chuchotant doucement : "Et ensuite c'est moi qu'on appelle tyran."
Le regard de Luke se teinta d'un peu du pétillant de celui de son aîné : "...Mais le tyran comme moi serons ravis de t'accompagner à Dublin, un de ces quatre.".
Jacob oscillait entre éberluement et fierté. Le petit prenait en assurance, c'était une fierté. Il parlait au nom du grand - l'affublant sans rougir du titre de tyran. Que Luke utilise cette réjouissante assurance contre lui était aussi amusant qu'un chouïa piquant. La façon dont Jacob percevait Luke, lueur amusée dans l'oeil, était un peu la façon dont on percevrait un sympathique niffleur qui aimait chaparder vos pièces tout en dansant sur votre bureau.
Quand il sentirait que l'échange prendrait fin, Jacob tendrait la main pour un check vers Alienor. Il n'était pas aisé de situer le niveau de proximité approprié, d'autant dans le monde adulte plus conventionné que celui des ados. Pour les amies qu'il côtoyait et recôtoyait, Lilly par exemple, il faisait une accolade, passant un bras derrière l'épaule et créant un contact épaule contre épaule. Pour les inconnus, il serrait la main, réflexe de l'âge adulte. Mais Alienor n'était ni une inconnue, ni une amie qu'il avait eu l'occasion de côtoyer jour après jour récemment. Zone grise. Yeux dans les yeux, il ajouterait juste, confirmant les propos du plus petit : "Oui, ce sera toujours un plaisir de te recroiser."
La seule certitude de l'aîné désormais : il allait encore devoir reconduire ce niffleur de Luke à la maison. Oh oui, il n'était clairement pas destiné à s'ennuyer.
Ca pourrait être ou s'approcher d'une fin pour moi, selon ton personnage !
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
Ce que les années n'ont pas effacé
Aliénor leva un regard vers Jacob, un sourire en coin flottant sur ses lèvres et un air complice sur le visage. Il avait toujours été de ceux qui correspondaient tellement à leur maison. Mais ils étaient loin d’être extrêmement nombreux, finalement peu des élèves de Poudlard sont de véritables copies conforme des valeurs de leur maison et c’était une bonne chose. Elle lui en avait voulu par moment d’être ce gars un peu trop téméraire qui n’avait pas conscience du risque et avait tendance à foncer avant de réfléchir. Notamment lors de la période du dominion. Elle en avait d’ailleurs voulu à tous ceux qui avaient mis leur nom dans cette coupe, à Eileen, pendant longtemps. Mais aujourd’hui il vivait d’aventure et elle ne pouvait rêver mieux pour son ami.
-Moins pratique mais moins surprenant…
Aliénor était de ceux qui aimaient se faire surprendre, jouer sans connaitre les règles, apprendre par l’expérience et les tests, souvent désastreux mais terriblement instructifs. C’est comme ça qu’elle se forgeait, par son expérience, ses choix, ses désirs. C’était ce qui la faisait vibrer et ce qui exaspérait Eilott. Mais elle se sentait tellement vivante quand elle était sans garde-fou, dans l’inconnu et qu’elle y plongeait tête baissée.
Elle laissa échapper un rire à l’échange des deux garçons, amusée de leur dynamique singulière mais tellement authentique. Elle leva les yeux, tout sourire avant de les reposer sur le plus jeune.
-Oui je suis persuadée qu’on a toujours le choix. Des choix plus ou moins complexes ou osés en fonction des circonstances, de l’éducation, du lieu, mais des choix. Alors oui certains choix peuvent être conditionnés par des évènements, mais ça ne n’en reste pas moins des choix, et c’est ça la vie, une succession de choix qui fait qu’aujourd’hui Jacob traverse le monde sur des balais et moi je me prépare pour le quidditch professionnel. Des choix.
Et elle ne regrettait aucun de ses choix. Elle aurait pu faire mieux, peut-être, très certainement même. Mais ça restait son chemin, celui qu’elle avait tracé et il la menait là où elle devait être, elle en était certaine. En tous cas, sa vie suivait un chemin qui la mettait en confiance, et elle avait hâte de la poursuivre pour voir ce que sera la suite.
-En tous cas avec plaisir.
Elle leva les yeux vers Jacob, levant un index entre eux deux.
-Et il faut qu’on aille grimper un de ces 4, je suis toujours aussi nulle, mais ça fait trop longtemps !
Après tout, c’était lui qui a l’origine l’avait initié à l’escalade, alors il serait logique d’y retourner ensemble. Pourquoi pas faire un petit trip dans des montagnes ? Ce serait agréable et ça permettait de rattraper le temps passé. En tous cas, si elle le pouvait, elle ferait tout pour alimenter cette amitié, parce que les amitiés étaient bien trop précieuses, toutes autant qu’elles étaient.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
-Moins pratique mais moins surprenant…
Aliénor était de ceux qui aimaient se faire surprendre, jouer sans connaitre les règles, apprendre par l’expérience et les tests, souvent désastreux mais terriblement instructifs. C’est comme ça qu’elle se forgeait, par son expérience, ses choix, ses désirs. C’était ce qui la faisait vibrer et ce qui exaspérait Eilott. Mais elle se sentait tellement vivante quand elle était sans garde-fou, dans l’inconnu et qu’elle y plongeait tête baissée.
Elle laissa échapper un rire à l’échange des deux garçons, amusée de leur dynamique singulière mais tellement authentique. Elle leva les yeux, tout sourire avant de les reposer sur le plus jeune.
-Oui je suis persuadée qu’on a toujours le choix. Des choix plus ou moins complexes ou osés en fonction des circonstances, de l’éducation, du lieu, mais des choix. Alors oui certains choix peuvent être conditionnés par des évènements, mais ça ne n’en reste pas moins des choix, et c’est ça la vie, une succession de choix qui fait qu’aujourd’hui Jacob traverse le monde sur des balais et moi je me prépare pour le quidditch professionnel. Des choix.
Et elle ne regrettait aucun de ses choix. Elle aurait pu faire mieux, peut-être, très certainement même. Mais ça restait son chemin, celui qu’elle avait tracé et il la menait là où elle devait être, elle en était certaine. En tous cas, sa vie suivait un chemin qui la mettait en confiance, et elle avait hâte de la poursuivre pour voir ce que sera la suite.
-En tous cas avec plaisir.
Elle leva les yeux vers Jacob, levant un index entre eux deux.
-Et il faut qu’on aille grimper un de ces 4, je suis toujours aussi nulle, mais ça fait trop longtemps !
Après tout, c’était lui qui a l’origine l’avait initié à l’escalade, alors il serait logique d’y retourner ensemble. Pourquoi pas faire un petit trip dans des montagnes ? Ce serait agréable et ça permettait de rattraper le temps passé. En tous cas, si elle le pouvait, elle ferait tout pour alimenter cette amitié, parce que les amitiés étaient bien trop précieuses, toutes autant qu’elles étaient.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Ce que les années n'ont pas effacé
Luke et Jacob écoutaient Alienor attentivement, chacun à leur manière.
Le plus grand écoutait en portant ce regard franc, vivant, presque brûlant, près à s'embraser, à réagir en moins de temps qu'il en fallait pour dire sorcier. Le plus petit, lui, écoutait de ce regard calme, profond, presqu'en retrait. Posé, ou glissé, concentré, mais presque lointain. Parfois on y voyait les idées s'assembler, les nuances s'allumer, bref, le regard de Luke était un regard qui aimait analyser. L'un disait plus 'Je te ressens, je suis là.', l'autre davantage 'Je te comprends, je réfléchis profondément à ce que tu dis.'. Mais les deux étaient présents, à leur façon.
Ce fut le plus petit qui répondit : "Je me demande en fait si dans cet équilibre, les circonstances, comme tu dis, ne sont pas tellement imposantes, que vivre, ce n'est plus tellement agir, mais toujours réagir... Réagir au fait d'être britannique. D'être un sorcier. D'être à Poudlard. De naître dans une famille aisée. J’ai l’impression que tout ce qu'on appelle des choix finit par se fondre dans ces réactions, que not' marge de manoeuvre, c'est plus une façon de ressentir le monde que de changer réellement sa trajectoire en fait."
En somme, à la différence de Jacob qui vivait sa vie sur un mode offensif, en créant des opportunités, les provoquant, les arrachant, les inventant ex nihilo s'il le fallait, Luke vivait sa vie sur un mode défensif, optimisant les opportunités qui s'offraient à lui, prenant le monde comme une matière déjà donnée à laquelle on s'adaptait finalement bien plus qu'on ne l'adaptait. Bref le grand était farouchement idéaliste, et le petit résolument pragmatique.
Pourtant, sur ce point, le plus grand ne vint pas s'opposer au plus petit, plutôt le compléter : "Je pense en fait que c'est au fond une question de baguette. On en parlait avec Luke cet aprèm. Luke fait quasi-tout à la baguette. Comme la baguette guide le flux magique autant qu'elle le subit, rien que ça, il est en permanence influencé. Nous, on fait beaucoup plus avec le balai, sur lequel on a vachement plus de liberté."
Il en avait vu des catalyseurs magiques en action, Jacob, le bâton de mage de ce gars de Jagudara par exemple, Jwala. Il savait aussi pour les tatouages de Uagadou. Ou qu'à Sokanmin, les étudiants avaient le choix du catalyseur - mais à Poudlard, il était imposé. Et puis il avait même cassé sa baguette - ou plus exactement, il se l'était déjà faite casser contre son gré, en vérité - et avait dû réapprivoiser vitesse grand V une nouvelle baguette avant les examens de fin de quatrième année. Sans parler même du fait qu'il utilisait désormais la magie brute et intuitive des géants que contenaient ses bracelets de force bien plus que son catalyseur de bois, malgré des années à Poudlard dans la filière avec le maximum d'heures des trois matières à baguette. Bref, question catalyseurs magiques, il était définitivement d'avis qu'ils étaient de nature à transformer du tout au tout une vie. Et il mesurait que le fait de pouvoir quasi se passer de baguette comme il le faisait, lui, avec son autre catalyseur, était tout à fait exceptionnel.
Mais il restait cependant au brun à rebondir sur l'autre partie des paroles d'Alienor, celle sur le sport. Le brillant naturel de son regard s'intensifia. Si Luke avait les yeux précis et perçants quand il s'apprêtait à répondre, Jacob avait le regard au naturel plus intense, et engageant. Le genre de regard qui à cet instant remplissait l'espace, donnait du poids au moment, comme une note tenue juste un peu trop longtemps, qui ferait vibrer l’air tout autour.
Et puis la mention des défis, forcément, le colorait en plus de cet éclat d'audace caractéristique. Les défis et l'action avaient toujours été le carburant de l'ancien Gryffon. Le sourire traînant sur les lèvres, il voyait dans la proposition d'Alienor quelque chose comme une étincelle qu'il fallait attiser. Une braise vive, à entretenir sans jamais la laisser s'estomper. Alors il sourit avant de parler, de ce sourire, un coin des lèvres relevé, qu’on n’offrait jamais par accident, celui qui promettait déjà avant même de donner : "Nulle ? Arrête ton char ! Non seulement on va y aller mais tu vas gé-rer. Les défis c'est ma spécialité. Et la tienne aussi. Oui, on va y aller, et tu vas sentir ton corps retrouver le rythme, et tu vas ado-rer chaque seconde."
Il y avait chez lui cette manière presque insolente d’habiter l’instant, de ne jamais s’en excuser. Qui faisait aussi comprendre pourquoi Luke lui trouvait un côté petit chef. Luke regardait en effet avec curiosité la posture décontractée de Jacob - posté ainsi sans effort, les jambes fermement plantées, qui semblaient pourtant prêtes à bondir ou à reculer, ou à choisir l’instant exact où le mouvement frapperait de son impact.
Et le blond était toujours un peu étonné, même en le connaissant, de l'aisance innée de son aîné, alors que lui était si calculé, avec son implacable logique et sa discipline basée sur la régularité. Le blond, le dos très droit, les épaules très rigides, se sentait crispé comme un échantillon sur un tableau de botanique à côté, comme si chacune de ses vertèbres obéissait à une règle, là où la posture de Jacob lui semblait se passer des règles avec un naturel tel qu'il lui paraissait presque provocant et toujours un peu déconcertant.
Jacob voyait le regard que Luke posait sur lui - ils en avaient déjà parlé. Ils avaient des points forts différents. Le grand brun était depuis petit attiré par tout ce qui était corporel, le sport, la musique, tout ce qui permettait de bouger son corps. Le blond était plus porté vers les exercices de l'esprit. Et le grand trouvait cela tout à fait ok, et mettait un point d'honneur à laisser Luke briller dans les domaines où il le pouvait, et quand bien même il aimait le taquiner, il y avait toujours cette tendresse implicite, ce respect silencieux dans son attitude à l'égard du plus jeune. Dans un soutien gestuel tout à fait jacobien, il replaça d'ailleurs ses mains sur les épaules du blond pour le rassurer. Apposant une pression douce, juste assez pour être sentie, pour rasséréner sans envahir.
"Je crois que nous, on ne va pas tarder à rentrer." ajouta d'ailleurs le brun, montrant d'un léger mouvement de tête la direction qu'ils allaient emprunter. Peut-être qu'Alienor allait dans le même sens, peut-être qu'elle restait, peut-être aussi qu'elle allait rentrer dans la direction opposée.
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
Le plus grand écoutait en portant ce regard franc, vivant, presque brûlant, près à s'embraser, à réagir en moins de temps qu'il en fallait pour dire sorcier. Le plus petit, lui, écoutait de ce regard calme, profond, presqu'en retrait. Posé, ou glissé, concentré, mais presque lointain. Parfois on y voyait les idées s'assembler, les nuances s'allumer, bref, le regard de Luke était un regard qui aimait analyser. L'un disait plus 'Je te ressens, je suis là.', l'autre davantage 'Je te comprends, je réfléchis profondément à ce que tu dis.'. Mais les deux étaient présents, à leur façon.
Ce fut le plus petit qui répondit : "Je me demande en fait si dans cet équilibre, les circonstances, comme tu dis, ne sont pas tellement imposantes, que vivre, ce n'est plus tellement agir, mais toujours réagir... Réagir au fait d'être britannique. D'être un sorcier. D'être à Poudlard. De naître dans une famille aisée. J’ai l’impression que tout ce qu'on appelle des choix finit par se fondre dans ces réactions, que not' marge de manoeuvre, c'est plus une façon de ressentir le monde que de changer réellement sa trajectoire en fait."
En somme, à la différence de Jacob qui vivait sa vie sur un mode offensif, en créant des opportunités, les provoquant, les arrachant, les inventant ex nihilo s'il le fallait, Luke vivait sa vie sur un mode défensif, optimisant les opportunités qui s'offraient à lui, prenant le monde comme une matière déjà donnée à laquelle on s'adaptait finalement bien plus qu'on ne l'adaptait. Bref le grand était farouchement idéaliste, et le petit résolument pragmatique.
Pourtant, sur ce point, le plus grand ne vint pas s'opposer au plus petit, plutôt le compléter : "Je pense en fait que c'est au fond une question de baguette. On en parlait avec Luke cet aprèm. Luke fait quasi-tout à la baguette. Comme la baguette guide le flux magique autant qu'elle le subit, rien que ça, il est en permanence influencé. Nous, on fait beaucoup plus avec le balai, sur lequel on a vachement plus de liberté."
Il en avait vu des catalyseurs magiques en action, Jacob, le bâton de mage de ce gars de Jagudara par exemple, Jwala. Il savait aussi pour les tatouages de Uagadou. Ou qu'à Sokanmin, les étudiants avaient le choix du catalyseur - mais à Poudlard, il était imposé. Et puis il avait même cassé sa baguette - ou plus exactement, il se l'était déjà faite casser contre son gré, en vérité - et avait dû réapprivoiser vitesse grand V une nouvelle baguette avant les examens de fin de quatrième année. Sans parler même du fait qu'il utilisait désormais la magie brute et intuitive des géants que contenaient ses bracelets de force bien plus que son catalyseur de bois, malgré des années à Poudlard dans la filière avec le maximum d'heures des trois matières à baguette. Bref, question catalyseurs magiques, il était définitivement d'avis qu'ils étaient de nature à transformer du tout au tout une vie. Et il mesurait que le fait de pouvoir quasi se passer de baguette comme il le faisait, lui, avec son autre catalyseur, était tout à fait exceptionnel.
Mais il restait cependant au brun à rebondir sur l'autre partie des paroles d'Alienor, celle sur le sport. Le brillant naturel de son regard s'intensifia. Si Luke avait les yeux précis et perçants quand il s'apprêtait à répondre, Jacob avait le regard au naturel plus intense, et engageant. Le genre de regard qui à cet instant remplissait l'espace, donnait du poids au moment, comme une note tenue juste un peu trop longtemps, qui ferait vibrer l’air tout autour.
Et puis la mention des défis, forcément, le colorait en plus de cet éclat d'audace caractéristique. Les défis et l'action avaient toujours été le carburant de l'ancien Gryffon. Le sourire traînant sur les lèvres, il voyait dans la proposition d'Alienor quelque chose comme une étincelle qu'il fallait attiser. Une braise vive, à entretenir sans jamais la laisser s'estomper. Alors il sourit avant de parler, de ce sourire, un coin des lèvres relevé, qu’on n’offrait jamais par accident, celui qui promettait déjà avant même de donner : "Nulle ? Arrête ton char ! Non seulement on va y aller mais tu vas gé-rer. Les défis c'est ma spécialité. Et la tienne aussi. Oui, on va y aller, et tu vas sentir ton corps retrouver le rythme, et tu vas ado-rer chaque seconde."
Il y avait chez lui cette manière presque insolente d’habiter l’instant, de ne jamais s’en excuser. Qui faisait aussi comprendre pourquoi Luke lui trouvait un côté petit chef. Luke regardait en effet avec curiosité la posture décontractée de Jacob - posté ainsi sans effort, les jambes fermement plantées, qui semblaient pourtant prêtes à bondir ou à reculer, ou à choisir l’instant exact où le mouvement frapperait de son impact.
Et le blond était toujours un peu étonné, même en le connaissant, de l'aisance innée de son aîné, alors que lui était si calculé, avec son implacable logique et sa discipline basée sur la régularité. Le blond, le dos très droit, les épaules très rigides, se sentait crispé comme un échantillon sur un tableau de botanique à côté, comme si chacune de ses vertèbres obéissait à une règle, là où la posture de Jacob lui semblait se passer des règles avec un naturel tel qu'il lui paraissait presque provocant et toujours un peu déconcertant.
Jacob voyait le regard que Luke posait sur lui - ils en avaient déjà parlé. Ils avaient des points forts différents. Le grand brun était depuis petit attiré par tout ce qui était corporel, le sport, la musique, tout ce qui permettait de bouger son corps. Le blond était plus porté vers les exercices de l'esprit. Et le grand trouvait cela tout à fait ok, et mettait un point d'honneur à laisser Luke briller dans les domaines où il le pouvait, et quand bien même il aimait le taquiner, il y avait toujours cette tendresse implicite, ce respect silencieux dans son attitude à l'égard du plus jeune. Dans un soutien gestuel tout à fait jacobien, il replaça d'ailleurs ses mains sur les épaules du blond pour le rassurer. Apposant une pression douce, juste assez pour être sentie, pour rasséréner sans envahir.
"Je crois que nous, on ne va pas tarder à rentrer." ajouta d'ailleurs le brun, montrant d'un léger mouvement de tête la direction qu'ils allaient emprunter. Peut-être qu'Alienor allait dans le même sens, peut-être qu'elle restait, peut-être aussi qu'elle allait rentrer dans la direction opposée.
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
Ce que les années n'ont pas effacé
Ce garçon était surprenant. Il se posait tout un tas de questions sur la vie, des questions qu’Aliénor n’avait pas vraiment le temps ni l’envie de se poser, surtout quand elle avait son âge, et même encore aujourd’hui d’ailleurs. Elle était de ceux qui vivaient sans trop se poser de question, juste elle vivait.
Quand aux notions d’agir ou réagir. Les deux étaient vraies. Certaines situations étaient provoquées par des choix et on choisissait de mettre en place telle ou telle chose. Mais on réagit à ce que nous entoure, parce qu’on ne contrôle pas le monde et qu’on vit avec autant d’humains qui sont des électrons libres faisant leurs propres choix et ayant leurs propres envies.
Cette réflexion fut alimentée par le point de vue de Jacob, bien différent et imagé par une analogie extrêmement logique pour ce personnage. L’utilisation de sa baguette, du balai. Aliénor avait un lien particulier avec la magie. Certes, elle pratiquait bien moins qu’avant, elle avait d’ailleurs évoqué le fait de s’y remettre avec Eileen, de s’entrainer pour retrouver un niveau correct. Mais la magie, c’était juste quelque chose qui les entourait à chaque instant et eux étaient juste des catalyseurs de ce flux, leur baguette les aidait mais c’était bien eux les premiers concentrer les flux magiques du monde. Ils étaient un peu comme des mini-nexus tous à leur échelle.
-Finalement on agit autant qu’on réagit. Il y a certainement des forces plus grandes que nous, mais un petit caillou peut entrainer un éboulement. Chacun de tes choix changera ton monde proche.
Elle sourit à la réaction de Jacob quant à son envie de grimper à nouveau. Elle le savait meilleur qu’elle, elle était sincère sur son niveau. Elle était bien plus à l’aise dans les sports de combat comme la boxe ou le karaté qu’elle pratiquait très régulièrement cette année. Mais grimpera avec des amis, c’était toujours agréable. L’escalade lui avait permis de traverser une période compliquée de sa vie alors ce sport aura toujours une place particulière dans son cœur.
-Et bien n’hésite pas à m’appeler. Tu constateras mon merveilleux niveau.
Ils devaient rentrer. Elle aussi très certainement, enfin, elle devait rejoindre Fiona pour une petite soirée entre amis. Quelque chose d’intimiste pour se donner des nouvelles. Elles s’obligeaient à le faire une fois par mois, pour conserver leur amitié et surtout se tenir au courant de leurs évolutions de vie respective.
-Je vais au Chaudron Baveur. Je rejoins une amie sur Londres. Vous partez vers où ?
Peut-être pourrait-elle faire un bout de trajet avec eux ? Se remémorer le bon vieux temps avec Jacob et planifier leur prochaine session de grimpe.
Je pense qu'il s'agit du dernier post pour moi!
Merci pour ce coucou rappeltout qui m'aura surprise et fait plaisir!
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Quand aux notions d’agir ou réagir. Les deux étaient vraies. Certaines situations étaient provoquées par des choix et on choisissait de mettre en place telle ou telle chose. Mais on réagit à ce que nous entoure, parce qu’on ne contrôle pas le monde et qu’on vit avec autant d’humains qui sont des électrons libres faisant leurs propres choix et ayant leurs propres envies.
Cette réflexion fut alimentée par le point de vue de Jacob, bien différent et imagé par une analogie extrêmement logique pour ce personnage. L’utilisation de sa baguette, du balai. Aliénor avait un lien particulier avec la magie. Certes, elle pratiquait bien moins qu’avant, elle avait d’ailleurs évoqué le fait de s’y remettre avec Eileen, de s’entrainer pour retrouver un niveau correct. Mais la magie, c’était juste quelque chose qui les entourait à chaque instant et eux étaient juste des catalyseurs de ce flux, leur baguette les aidait mais c’était bien eux les premiers concentrer les flux magiques du monde. Ils étaient un peu comme des mini-nexus tous à leur échelle.
-Finalement on agit autant qu’on réagit. Il y a certainement des forces plus grandes que nous, mais un petit caillou peut entrainer un éboulement. Chacun de tes choix changera ton monde proche.
Elle sourit à la réaction de Jacob quant à son envie de grimper à nouveau. Elle le savait meilleur qu’elle, elle était sincère sur son niveau. Elle était bien plus à l’aise dans les sports de combat comme la boxe ou le karaté qu’elle pratiquait très régulièrement cette année. Mais grimpera avec des amis, c’était toujours agréable. L’escalade lui avait permis de traverser une période compliquée de sa vie alors ce sport aura toujours une place particulière dans son cœur.
-Et bien n’hésite pas à m’appeler. Tu constateras mon merveilleux niveau.
Ils devaient rentrer. Elle aussi très certainement, enfin, elle devait rejoindre Fiona pour une petite soirée entre amis. Quelque chose d’intimiste pour se donner des nouvelles. Elles s’obligeaient à le faire une fois par mois, pour conserver leur amitié et surtout se tenir au courant de leurs évolutions de vie respective.
-Je vais au Chaudron Baveur. Je rejoins une amie sur Londres. Vous partez vers où ?
Peut-être pourrait-elle faire un bout de trajet avec eux ? Se remémorer le bon vieux temps avec Jacob et planifier leur prochaine session de grimpe.
Je pense qu'il s'agit du dernier post pour moi!
Merci pour ce coucou rappeltout qui m'aura surprise et fait plaisir!
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI