La nouvelle corde à faire vibrer
Mercredi 14 décembre 2050
14h, bureau de psychomagie
Avec : @Hyacinthe Kyros
14h, bureau de psychomagie
Avec : @Hyacinthe Kyros
Zenaïda Carter se regarda dans le miroir de la salle de bain. Avait-elle bien fait de demander à parler à Mr Kyros ? Douter n'était pas la meilleure solution surtout 10 minutes avant le rendez-vous prévu. La Poufsouffle ne savait pas vraiment comment ni de quoi elle allait parler. Elle se coiffa pour la millième fois avant de poser sa brosse. Cela ne servait à rien de ruminer sans cesse ses questions. Elle ferma les yeux, inspira à fond puis sortit de la salle de bain. Elle prit sa housse de violoncelle sur le dos et sortit de son dortoir en direction du bureau de psychomagie.
En chemin, la deuxième année se sentait soulagée et rassurée de sentir le poids de son instrument sur ses épaules. Mr Kyros avait gentiment accepté qu'elle prenne son violoncelle avec elle. Car si Zenaïda était douée pour la musique, elle l'était beaucoup moins pour parler. Étrange de sa part alors d'avoir demandé cette entrevue au psychomage pour parler. Arrivée en avance devant le bureau, Zenaïda franchit la porte et s'installa sur l'une des chaises de la salle d'attente.
Elle posa délicatement la housse de son violoncelle debout, adossé sur la chaise à côté d'elle puis s'installa. Elle croisa les jambes, posa ses mains croisées sur ses genoux, s'adossa contre le dossier de sa chaise et...
Elle attendit.
Une minute...
Elle s'agita nerveusement. Ce silence n'était pas un silence ordinaire. La jaune et noire n'était pas à l'aise : elle se sentait nerveuse. Pourquoi l'était-elle ? Peut-être était-ce l'ambiance générale : les revues posées, le tableau...
Elle ferma les yeux, relâcha ses épaules et s'imagina loin de Poudlard. Loin de sa vie. Elle se trouvait dans une forêt aux milieux des arbres marchant sur un sentier. Au loin, le bruit des oiseaux qui chantaient et la douce mélodie d'une cascade se faisaient entendre, apaisant instantanément le corps de Zenaïda.
Tout en elle se détendit.
Un sourire se dessina lentement sur son visage.
Elle était assise dans la salle d'attente mais elle se trouvait loin dans ses pensées...
Et voilà pour moi !
La musique est la langue des émotions
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
La nouvelle corde à faire vibrer
La pause midi avait été bien accueillie. Hyacinthe s'était décidé à rejoindre ses collègues dans la Grande Salle pour le repas, discutant en profitant pleinement de ces instants de sociabilité. Le temps avait été requinquant, suffisamment pour qu'il commence son après-midi avec une motivation certaine.
Quatorze heure à peine, son rendez-vous n'allait pas tarder. Cela ne pu être plus exacte puisque le bruit léger de la porte qui s'ouvrait attira l'attention du roux. Il releva la tête, alerte, et referma son livre en le posant sur un coin de son bureau. C'était un son bien plus bas que lorsque le jeune Cooper venait, c'était certain. Peut-être était-ce du à l'angoisse du premier rendez-vous ? Ou à la personnalité plus silencieuse de Zenaïda ? Hyacinthe n'allait pas tarder à le découvrir.
Les petits aperçus qu'il avait eu dans sa lettre avaient montré une jeune fille pleine de sensibilités, et le roux ne pouvait pas être moins curieux qu'en lisant sa volonté de ramener son instrument. C'est avec un soupire de préparation qu'il arbora son plus beau sourire et ouvrit la porte de son bureau.
Son regard se posa instantanément sur la jeune Poufsouffle. Elle était assise bien droite sur sa chaise, le dos un peu trop tendu, les mains soigneusement croisées sur ses genoux. Il était impossible de faire abstraction de l'énorme housse de violoncelle appuyée contre la chaise voisine. L’objet prenait de la place, imposait presque sa présence, et cette simple vision a fait naître en Hyacinthe la sensation familière de la reconnaissance : cet objet était un appui, une source de confort. C'était évident.
- Bonjour... Zenaïda ?
Sa voix, basse, sembla interrompre une pause bien méritée. Le sourire et le calme qui semblaient s'être emparé de la jeune fille à l'instant même où elle avait réussi à entrer dans sa bulle n'allaient sûrement pas survivre à son interruption, quant bien même celle-ci ait été la plus douce possible.
Lorsque Hyacinthe s'avança enfin, ses pas étaient lents et mesurés. Il ne comptait pas imposer sa présence et de ce fait, il s'adossa élégamment contre l'encadrement de la porte. Suffisamment proche pour être rassurant, suffisamment éloigné pour ne pas être envahissant. C'était quelque chose qu'il avait étudié et maîtrisé depuis un bon moment, avant tout pour son seul bien-être, mais ensuite pour son entourage distant et professionnel.
Un sourire discret s’est dessiné sur ses lèvres, bien loin de ceux qu’il portait par habitude dans les interactions sociales. Celui-ci était simple, presque fragile.
- Vous êtes en avance, fit-il remarquer avec un signe de tête poli. Je suis content de vous voir ici. Souhaitez-vous entrer ?
Son regard a brièvement glissé vers le violoncelle, sans insistance, comme s’il validait à nouveau sa présence. Sa réponse écrite à Zenaïda avait déjà été un indicateur suffisamment clair pour qu'elle choisisse de l'apporter, et Hyacinthe décida d'utiliser lui aussi ce support afin de la mettre à l'aise.
- C'est une taille bien impressionnante. N'est-il pas trop lourd à porter ?
Il marqua une pause, laissant ses paroles flotter dans l’air, et observa la jeune fille avec douceur. Il se redressa légèrement et désigna d’un geste calme la porte de son bureau, juste derrière lui. Première séance, pensa-t-il. Il fallait prendre son temps, discuter de façon posée. La suite se déroulerait à son rythme.
Quatorze heure à peine, son rendez-vous n'allait pas tarder. Cela ne pu être plus exacte puisque le bruit léger de la porte qui s'ouvrait attira l'attention du roux. Il releva la tête, alerte, et referma son livre en le posant sur un coin de son bureau. C'était un son bien plus bas que lorsque le jeune Cooper venait, c'était certain. Peut-être était-ce du à l'angoisse du premier rendez-vous ? Ou à la personnalité plus silencieuse de Zenaïda ? Hyacinthe n'allait pas tarder à le découvrir.
Les petits aperçus qu'il avait eu dans sa lettre avaient montré une jeune fille pleine de sensibilités, et le roux ne pouvait pas être moins curieux qu'en lisant sa volonté de ramener son instrument. C'est avec un soupire de préparation qu'il arbora son plus beau sourire et ouvrit la porte de son bureau.
Son regard se posa instantanément sur la jeune Poufsouffle. Elle était assise bien droite sur sa chaise, le dos un peu trop tendu, les mains soigneusement croisées sur ses genoux. Il était impossible de faire abstraction de l'énorme housse de violoncelle appuyée contre la chaise voisine. L’objet prenait de la place, imposait presque sa présence, et cette simple vision a fait naître en Hyacinthe la sensation familière de la reconnaissance : cet objet était un appui, une source de confort. C'était évident.
- Bonjour... Zenaïda ?
Sa voix, basse, sembla interrompre une pause bien méritée. Le sourire et le calme qui semblaient s'être emparé de la jeune fille à l'instant même où elle avait réussi à entrer dans sa bulle n'allaient sûrement pas survivre à son interruption, quant bien même celle-ci ait été la plus douce possible.
Lorsque Hyacinthe s'avança enfin, ses pas étaient lents et mesurés. Il ne comptait pas imposer sa présence et de ce fait, il s'adossa élégamment contre l'encadrement de la porte. Suffisamment proche pour être rassurant, suffisamment éloigné pour ne pas être envahissant. C'était quelque chose qu'il avait étudié et maîtrisé depuis un bon moment, avant tout pour son seul bien-être, mais ensuite pour son entourage distant et professionnel.
Un sourire discret s’est dessiné sur ses lèvres, bien loin de ceux qu’il portait par habitude dans les interactions sociales. Celui-ci était simple, presque fragile.
- Vous êtes en avance, fit-il remarquer avec un signe de tête poli. Je suis content de vous voir ici. Souhaitez-vous entrer ?
Son regard a brièvement glissé vers le violoncelle, sans insistance, comme s’il validait à nouveau sa présence. Sa réponse écrite à Zenaïda avait déjà été un indicateur suffisamment clair pour qu'elle choisisse de l'apporter, et Hyacinthe décida d'utiliser lui aussi ce support afin de la mettre à l'aise.
- C'est une taille bien impressionnante. N'est-il pas trop lourd à porter ?
Il marqua une pause, laissant ses paroles flotter dans l’air, et observa la jeune fille avec douceur. Il se redressa légèrement et désigna d’un geste calme la porte de son bureau, juste derrière lui. Première séance, pensa-t-il. Il fallait prendre son temps, discuter de façon posée. La suite se déroulerait à son rythme.
552 - @Zenaïda Carter
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
Tonton Hya - #5f957c
La nouvelle corde à faire vibrer
Alors que la douce mélodie des cascades berçait l'âme de Zenaïda, une voix la ramena doucement vers la réalité. A l'appel de son prénom, la Poufsouffle ouvrit les yeux et découvrit le visage du psychomage. Elle mit quelques secondes à se remettre de son évasion avant de regarder l'adulte.
- B-Bonjour... répondit-elle, timidement.
Elle le regarda s'avancer gardant une certaine distance. Elle le regarda sourire discrètement ce qui eut pour effet de mettre à l'aise la deuxième année. Elle le regarda prendre la fameuse posture que ses frères avaient l'habitude de prendre. Mais associer le psychomage à l'un de ses grands frères n'étaient pas une très bonne idée. Surtout si ce frère en question était Charles. Elle chassa donc cette pensée de son esprit pour se concentrer sur l'observation qu'elle faisait de Mr Kyros.
Mais bien que la jaune et noire était plus à l'aise à parler et se comporter avec un entourage essentiellement masculin, Zenaïda avait toujours eu un peu plus de mal avec les adultes.
Le rouge monta aux joues de la jeune fille lorsque le sorcier lui fit remarquer qu'elle était arrivée en avance. C'était une habitude pour elle mais peut-être que était-ce inappropriée ? Seulement, la suite des paroles de Mr Kyros apaisa son incertitude.
- J-Je... O-Oui...
Mince alors.
Elle ne souhaitait pas répondre par un tel mélange mais que pouvait-elle répondre de plus ? Était-elle contente d'être là, elle aussi ? Si elle avait demandé à avoir cette entrevue, c'était surtout parce qu'Eileen et le cuisinier entre autre le lui avaient conseillé. Ainsi que Miss Plogeth. Ils lui avaient dit que ça lui ferait du bien de parler de ce qu'elle ressentait, de ce qui la tourmentait.
Elle se leva donc doucement, lissa sa jupe baissant les yeux pour se concentrer sur son geste et profita de cette occasion pour détourner les yeux du psychomage. Mais, voilà que ce dernier attisa la curiosité de Zenaïda qui leva les yeux après qu'il lui eu posé une question bien particulière. Elle suivit le regard de l'adulte. Celui-ci était rivé sur son violoncelle0 La deuxième année esquissa un premier sourire au psychomage.
- L-Le poids de la passion n'est jamais trop lourd, Mister ! Q-Quant à sa taille, on s'y habitue vite.
Sur ces belles paroles, elle vit l'adulte lui faire signe d'entrer dans le bureau. Elle prit les bretelles de la housse les posant sur ses épaules et entra dans la pièce. Elle fit quelques pas avant de s'arrêter, émerveillée.
Cet endroit était tout à fait charmant et paisible. Elle observa le tout très attentivement pendant quelques secondes avant de se diriger machinalement vers le canapé. Et, comme par habitude, elle déposa sa housse de violoncelle au sol et déballa son instrument. Elle n'avait pas besoin de sa planche : il y avait un tapis qui pourrait maintenir la pique sans que celle-ci ne glisse. Elle tendit son archet et sortit ladite pique.
Elle referma ensuite sa housse, prit son instrument, son archet et s'installa sur le canapé. Elle ne put s'empêcher de regarder autour d'elle, admirative. Car il lui suffisait de s'imprégner des bonnes ondes que lui procurait cette pièce pour cerner qui était le psychomage. Et sa conclusion se résumait à une personne tout à fait bienveillante, à l'écoute et calme. De quoi apaiser la jeune fille.
- C-C'est magnifique ! souffla-t-elle.
Puis, ses yeux se posèrent sur une citation :
« Vivre en se laissant porter, ce n'est peut-être pas si bête que ça, du moment que ça nous fait avancer »
Zenaïda reposa bien vite son regard sur son violoncelle. Cependant, elle n'arrivait pas à oublier l'effet que ça venait de lui faire.
Zenaïda ne se laissait pas porter. Zenaïda n'avait pas l'impression d'avancer. Zenaïda ne faisait que reculer. Zenaïda se sentait vide de sens. Zenaïda n'était qu'une ombre ou alors elle avait grandi dans une ombre.
Il n'y avait qu'à travers la musique que Zenaïda était elle-même, qu'elle avançait dans sa vie, qu'elle n'était plus cette ombre.
Sans la musique, Zenaïda n'était rien. Elle était vide et complètement désemparée.
@Hyacinthe Kyros
- B-Bonjour... répondit-elle, timidement.
Elle le regarda s'avancer gardant une certaine distance. Elle le regarda sourire discrètement ce qui eut pour effet de mettre à l'aise la deuxième année. Elle le regarda prendre la fameuse posture que ses frères avaient l'habitude de prendre. Mais associer le psychomage à l'un de ses grands frères n'étaient pas une très bonne idée. Surtout si ce frère en question était Charles. Elle chassa donc cette pensée de son esprit pour se concentrer sur l'observation qu'elle faisait de Mr Kyros.
Mais bien que la jaune et noire était plus à l'aise à parler et se comporter avec un entourage essentiellement masculin, Zenaïda avait toujours eu un peu plus de mal avec les adultes.
Le rouge monta aux joues de la jeune fille lorsque le sorcier lui fit remarquer qu'elle était arrivée en avance. C'était une habitude pour elle mais peut-être que était-ce inappropriée ? Seulement, la suite des paroles de Mr Kyros apaisa son incertitude.
- J-Je... O-Oui...
Mince alors.
Elle ne souhaitait pas répondre par un tel mélange mais que pouvait-elle répondre de plus ? Était-elle contente d'être là, elle aussi ? Si elle avait demandé à avoir cette entrevue, c'était surtout parce qu'Eileen et le cuisinier entre autre le lui avaient conseillé. Ainsi que Miss Plogeth. Ils lui avaient dit que ça lui ferait du bien de parler de ce qu'elle ressentait, de ce qui la tourmentait.
Elle se leva donc doucement, lissa sa jupe baissant les yeux pour se concentrer sur son geste et profita de cette occasion pour détourner les yeux du psychomage. Mais, voilà que ce dernier attisa la curiosité de Zenaïda qui leva les yeux après qu'il lui eu posé une question bien particulière. Elle suivit le regard de l'adulte. Celui-ci était rivé sur son violoncelle0 La deuxième année esquissa un premier sourire au psychomage.
- L-Le poids de la passion n'est jamais trop lourd, Mister ! Q-Quant à sa taille, on s'y habitue vite.
Sur ces belles paroles, elle vit l'adulte lui faire signe d'entrer dans le bureau. Elle prit les bretelles de la housse les posant sur ses épaules et entra dans la pièce. Elle fit quelques pas avant de s'arrêter, émerveillée.
Cet endroit était tout à fait charmant et paisible. Elle observa le tout très attentivement pendant quelques secondes avant de se diriger machinalement vers le canapé. Et, comme par habitude, elle déposa sa housse de violoncelle au sol et déballa son instrument. Elle n'avait pas besoin de sa planche : il y avait un tapis qui pourrait maintenir la pique sans que celle-ci ne glisse. Elle tendit son archet et sortit ladite pique.
Elle referma ensuite sa housse, prit son instrument, son archet et s'installa sur le canapé. Elle ne put s'empêcher de regarder autour d'elle, admirative. Car il lui suffisait de s'imprégner des bonnes ondes que lui procurait cette pièce pour cerner qui était le psychomage. Et sa conclusion se résumait à une personne tout à fait bienveillante, à l'écoute et calme. De quoi apaiser la jeune fille.
- C-C'est magnifique ! souffla-t-elle.
Puis, ses yeux se posèrent sur une citation :
« Vivre en se laissant porter, ce n'est peut-être pas si bête que ça, du moment que ça nous fait avancer »
Zenaïda reposa bien vite son regard sur son violoncelle. Cependant, elle n'arrivait pas à oublier l'effet que ça venait de lui faire.
Zenaïda ne se laissait pas porter. Zenaïda n'avait pas l'impression d'avancer. Zenaïda ne faisait que reculer. Zenaïda se sentait vide de sens. Zenaïda n'était qu'une ombre ou alors elle avait grandi dans une ombre.
Il n'y avait qu'à travers la musique que Zenaïda était elle-même, qu'elle avançait dans sa vie, qu'elle n'était plus cette ombre.
Sans la musique, Zenaïda n'était rien. Elle était vide et complètement désemparée.
@Hyacinthe Kyros
La musique est la langue des émotions
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
La nouvelle corde à faire vibrer
Hyacinthe referma la porte du bureau derrière la Poufsouffle avec un soin presque cérémonieux, veillant à ce que le déclic ne soit pas trop bruyant. Il prit le temps de la regarder entrer, de la voir s’arrêter, comme happée par l’espace. Ce genre de réaction fit naître un sourire sur son visage, amusé et quelque peu fier que la décoration de sa prédécesseure fasse autant de merveilles. Quand elle souffla son admiration, il sentit son sourire se modifier légèrement, se faire plus sincère encore.
- Je suis heureux que cet endroit vous plaise, répondit-il. Il est fait pour ça.
Il resta légèrement en retrait tandis que la blonde s’installait, lui laissant ainsi la liberté d’occuper l’espace de la façon qu'elle souhaitait. Lorsque Zenaïda sortit son violoncelle, le déployant de ses gestes précis, presque ritualisés, une certaine pointe de curiosité s'empara de l'esprit du trentenaire. C'était étrange, de voir un si grand instrument à côté d'une si petite personne. Le roux pouvait presque se demander si cela ne l'embêtait pas pour jouer, s'il n'était pas certain qu'elle se débrouillait très bien. Un tel attachement laissait supposer un jeu fréquent, et ce, depuis plusieurs années. La façon dont elle avait l'air de se détendre parla aussi pour elle, expliquant sa demande complémentaire dans l'Empath'O'Scope. Lui qui ne jouait pas, ni ne voyait d'instruments de musique de façon récurrente, ne pouvait que se demander quelles sonorités le violoncelle de Zenaïda pourrait faire naître au sein de son bureau.
Le roux quitta alors son appui pour s’approcher un peu, avec une démarche lente et tranquille. Il prit la parole d'une voix enveloppante, abordant à présent un sourire chaleureux bien ajusté.
- Avant que nous commencions, est-ce que vous aimeriez boire quelque chose ? Il désigna d’un geste doux une étagère qui se trouvaient près de son bureau. J’ai du chocolat chaud, du thé, bien sûr... ou simplement de l’eau.
Il marqua une pause, laissant l’offre flotter sans obligation. Puis, son regard revint vers le violoncelle, vers cette présence presque vivante donnant l'impression à Hyacinthe d'être en entretient avec deux entités en même temps. Bien sûr, cela serait une excellente médiation entre lui et Zenaïda, et il n'hésita pas à saisir cette occasion.
- Depuis quand jouez-vous du violoncelle ?
Il marqua une courte pause, toujours debout au milieu de la pièce, puis inclina légèrement la tête par un sincère intérêt.
- Je me demandais si vous aviez l'occasion de travailler avec Miss Hamilton ou si cela restait une activité personnelle.
- Je suis heureux que cet endroit vous plaise, répondit-il. Il est fait pour ça.
Il resta légèrement en retrait tandis que la blonde s’installait, lui laissant ainsi la liberté d’occuper l’espace de la façon qu'elle souhaitait. Lorsque Zenaïda sortit son violoncelle, le déployant de ses gestes précis, presque ritualisés, une certaine pointe de curiosité s'empara de l'esprit du trentenaire. C'était étrange, de voir un si grand instrument à côté d'une si petite personne. Le roux pouvait presque se demander si cela ne l'embêtait pas pour jouer, s'il n'était pas certain qu'elle se débrouillait très bien. Un tel attachement laissait supposer un jeu fréquent, et ce, depuis plusieurs années. La façon dont elle avait l'air de se détendre parla aussi pour elle, expliquant sa demande complémentaire dans l'Empath'O'Scope. Lui qui ne jouait pas, ni ne voyait d'instruments de musique de façon récurrente, ne pouvait que se demander quelles sonorités le violoncelle de Zenaïda pourrait faire naître au sein de son bureau.
Le roux quitta alors son appui pour s’approcher un peu, avec une démarche lente et tranquille. Il prit la parole d'une voix enveloppante, abordant à présent un sourire chaleureux bien ajusté.
- Avant que nous commencions, est-ce que vous aimeriez boire quelque chose ? Il désigna d’un geste doux une étagère qui se trouvaient près de son bureau. J’ai du chocolat chaud, du thé, bien sûr... ou simplement de l’eau.
Il marqua une pause, laissant l’offre flotter sans obligation. Puis, son regard revint vers le violoncelle, vers cette présence presque vivante donnant l'impression à Hyacinthe d'être en entretient avec deux entités en même temps. Bien sûr, cela serait une excellente médiation entre lui et Zenaïda, et il n'hésita pas à saisir cette occasion.
- Depuis quand jouez-vous du violoncelle ?
Il marqua une courte pause, toujours debout au milieu de la pièce, puis inclina légèrement la tête par un sincère intérêt.
- Je me demandais si vous aviez l'occasion de travailler avec Miss Hamilton ou si cela restait une activité personnelle.
419 - @Zenaïda Carter
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
Tonton Hya - #5f957c
La nouvelle corde à faire vibrer
Les mains posées sur son instrument, Zenaïda attendit que l'adulte prenne place en face d'elle. C'était ce que faisait sa mère lorsqu'elle avait des rendez-vous dans son bureau chez elle et c'était ce qui était sensé se passait pour tous rendez-vous.
Seulement, le psychomage ne semblait pas prêt à s'asseoir. Et cela mettait la deuxième année étrangement mal à l'aise. Si elle n'avait pas eu son violoncelle devant elle, elle se serait levée d'un bond.
Alors ne pouvant pas se mettre debout, elle tapota le bois de son instrument avec ses doigts. En même temps, l'adulte lui proposa à boire. Pourquoi ce début de séance semblait si oppressant tout d'un coup ? Et pourquoi était-ce si compliqué de faire un choix ? Alors que la jaune et noire s'était sentie plus sereine et convaincue qu'elle avait bien fait de demander à discuter, voilà qu'elle remettait à nouveau tout en question pour la millième fois.
- D-De... J-Je prendrai b-bien de l'eau s-s'il vous p-plaît.
Il avait fallu qu'elle bégaye encore plus.
Ses doigts s'agitèrent un peu plus sur le bois de son violoncelle. La deuxième année détourna furtivement son regard, loin de Mr Kyros pour observer la vitre devant elle. C'était beaucoup mieux ainsi.
Ou pas.
Elle n'était pas plus détendue que lorsque son regard était rivé sur celui de l'adulte. Ce ne fut que lorsque ce dernier la questionna sur sa passion pour le violoncelle qu'instinctivement, ses doigts s'arrêtèrent de s'agiter, son corps s'apaisa et son visage devint beaucoup moins crispé. Tout en elle s'apaisa.
Et cela s'entendit tout naturellement à sa voix qui était plus assurée.
- Ç-Ça fait 8 ans maintenant que je fais du violoncelle. C-C'est mon instrument de prédilection mais sachez que je joue également du piano, de la flûte traversière et de la harpe.
Elle marqua une pause.
- J-Je... N-Nan, je n'ai jamais pensé à voir Miss Hamilton. J-Je m'entraîne seule et de manière très régulière. T-Tous les jours, je m'entraîne, en fait. J-J'ai eu des professeurs particuliers avant Poudlard donc j'ai les bases. M-Ma mère m'a organisé tout un classeur de partitions avec des niveaux différents pour chacun de mes instruments.
Elle caressa lentement le manche de son instrument, plaçant parfois ses doigts sur les cordes. Elle aimait cette sensation. Tout en regardant ses doigts aller et venir, elle se surprit à confier :
- J-Je ne suis pas entière sans lui.
Et sans attendre d'autorisation mais simplement en suivant son instinct, elle ferma les yeux, prit son archet et commença à jouer.
Elle n'avait absolument pas préparé ce qu'elle allait jouer car elle voulait avant tout que son cœur puisse s'exprimer librement. Ses doigts se placèrent sur les cordes et son archet s'élança. Zenaïda laissa son âme s'exprimer : toute la tristesse, l'angoisse, la culpabilité et la colère qui régnaient en elle. Tout cela, elle le fit ressentir dans la mélodie, dans la manière dont ses doigts vibraient sur les cordes et par la vitesse d'archet qu'elle prenait.
La plupart des personnes avaient tendance à penser que Zenaïda se servait de son violoncelle pour se cacher et que ça avait tendance à la renfermer, à lui donner un filet de sécurité. Mais pour la jaune et noire, ce n'était ni un filet de sécurité, ni un frein à sa personnalité : c'était un fragment de son âme. Elle ne se cachait pas quand elle jouait ; elle vivait. Et cela pouvait se voir rien qu'à sa posture : alors même qu'elle était recroquevillée sur elle avant de jouer, la voilà qui se tenait droite et sûre d'elle.
Et la Poufsouffle était prête à tout pour montrer cette vérité là.
@Hyacinthe Kyros
Tristesse de Chopin - Musique jouée par Zen
Seulement, le psychomage ne semblait pas prêt à s'asseoir. Et cela mettait la deuxième année étrangement mal à l'aise. Si elle n'avait pas eu son violoncelle devant elle, elle se serait levée d'un bond.
Alors ne pouvant pas se mettre debout, elle tapota le bois de son instrument avec ses doigts. En même temps, l'adulte lui proposa à boire. Pourquoi ce début de séance semblait si oppressant tout d'un coup ? Et pourquoi était-ce si compliqué de faire un choix ? Alors que la jaune et noire s'était sentie plus sereine et convaincue qu'elle avait bien fait de demander à discuter, voilà qu'elle remettait à nouveau tout en question pour la millième fois.
- D-De... J-Je prendrai b-bien de l'eau s-s'il vous p-plaît.
Il avait fallu qu'elle bégaye encore plus.
Ses doigts s'agitèrent un peu plus sur le bois de son violoncelle. La deuxième année détourna furtivement son regard, loin de Mr Kyros pour observer la vitre devant elle. C'était beaucoup mieux ainsi.
Ou pas.
Elle n'était pas plus détendue que lorsque son regard était rivé sur celui de l'adulte. Ce ne fut que lorsque ce dernier la questionna sur sa passion pour le violoncelle qu'instinctivement, ses doigts s'arrêtèrent de s'agiter, son corps s'apaisa et son visage devint beaucoup moins crispé. Tout en elle s'apaisa.
Et cela s'entendit tout naturellement à sa voix qui était plus assurée.
- Ç-Ça fait 8 ans maintenant que je fais du violoncelle. C-C'est mon instrument de prédilection mais sachez que je joue également du piano, de la flûte traversière et de la harpe.
Elle marqua une pause.
- J-Je... N-Nan, je n'ai jamais pensé à voir Miss Hamilton. J-Je m'entraîne seule et de manière très régulière. T-Tous les jours, je m'entraîne, en fait. J-J'ai eu des professeurs particuliers avant Poudlard donc j'ai les bases. M-Ma mère m'a organisé tout un classeur de partitions avec des niveaux différents pour chacun de mes instruments.
Elle caressa lentement le manche de son instrument, plaçant parfois ses doigts sur les cordes. Elle aimait cette sensation. Tout en regardant ses doigts aller et venir, elle se surprit à confier :
- J-Je ne suis pas entière sans lui.
Et sans attendre d'autorisation mais simplement en suivant son instinct, elle ferma les yeux, prit son archet et commença à jouer.
Elle n'avait absolument pas préparé ce qu'elle allait jouer car elle voulait avant tout que son cœur puisse s'exprimer librement. Ses doigts se placèrent sur les cordes et son archet s'élança. Zenaïda laissa son âme s'exprimer : toute la tristesse, l'angoisse, la culpabilité et la colère qui régnaient en elle. Tout cela, elle le fit ressentir dans la mélodie, dans la manière dont ses doigts vibraient sur les cordes et par la vitesse d'archet qu'elle prenait.
La plupart des personnes avaient tendance à penser que Zenaïda se servait de son violoncelle pour se cacher et que ça avait tendance à la renfermer, à lui donner un filet de sécurité. Mais pour la jaune et noire, ce n'était ni un filet de sécurité, ni un frein à sa personnalité : c'était un fragment de son âme. Elle ne se cachait pas quand elle jouait ; elle vivait. Et cela pouvait se voir rien qu'à sa posture : alors même qu'elle était recroquevillée sur elle avant de jouer, la voilà qui se tenait droite et sûre d'elle.
Et la Poufsouffle était prête à tout pour montrer cette vérité là.
@Hyacinthe Kyros
Tristesse de Chopin - Musique jouée par Zen
La musique est la langue des émotions
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
La nouvelle corde à faire vibrer
Hyacinthe accueillit sa réponse d’un léger hochement de tête et ne releva pas le bégaiement de Zenaïda. Il se contenta de l’entendre et de hocher la tête lorsqu'elle demanda de l'eau, un sourire poli se dessinant sur ses lèvres.
- Je vous apporte cela tout de suite.
Il se détourna calmement, prit le temps de sortir deux verres et d'y verser de l'eau, sans gestes brusques ni empressement inutile. Accentuant les sons qui sortaient de sa gorge et ses hochements de tête à cause de la distance, Hyacinthe écoutait la jeune fille parler de ses années de pratique avec un air impressionné. Cela semblait être une discipline quotidienne qu'elle évoquait sans fierté ostentatoire, mais avec une évidence lourde d'implications. Un passif familial, des partitions à gogo, et surtout, la façon dont la voix de Zenaïda laissait échapper des brides de bonheur firent vite comprendre à Hyacinthe que c'était sa passion. Cela ne fut que confirmé lorsqu'elle indiqua ne pas être entière sans lui, et même si le psychomage ne pouvait dire partager un tel sentiment, il pouvait certainement le comprendre.
- C'est une passion qui a l'air de vous tenir à cœur, commenta le roux en versant de l'eau dans l'un des deux verres, c'est impressionnant. Avez-vous pu emmener tous vos instruments au château, ou avez-vous du faire le choix d'en laisser chez vous ?
Puis, Hyacinthe versa le liquide transparent dans le second verre et referma la bouteille d'eau.
- J'entend que vous n'avez pas pensé à poursuivre avec Miss Hamilton, cela signifie-t-il que vous envisagiez de poursuivre votre apprentissage en autodidacte ?
Dos à la jeune fille, il ne la remarqua pas attraper son archet, mais il se figea à l'entente des premières notes. Le son était fort, sans grande surprise puisqu'il s'agissait d'un réel instrument de musique et non d'un morceau qu'il écoutait à la radio. Cela n'empêcha néanmoins pas le psychomage de l'apprécier pleinement. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres tandis qu'il écoutait avec attention, rangeant finalement l'eau dans son armoire avant de revenir vers les fauteuils avec les verres en main. Il ne l'interrompit pas, ô grand jamais. Les notes semblaient fuser d'elles mêmes, Zenaïda changeant d'une façon grandiose face à lui.
Hyacinthe s’assit alors silencieusement dans son canapé, face à la Poufsouffle, et déposa les deux verres sur la table basse. Il fit attention à rester éloigné de Zenaïda afin de ne pas la déranger, le regard attiré sur les mouvements de ses doigts, sur l'expression de son visage, sur la façon dont elle semblait se déployer hors de la posture renfermée qu'elle avait en entrant. Le roux adopta une posture ouverte, stable, et la regarda, l'écouta. Ses doigts semblaient trouver naturellement leur place sur l’instrument.
Il n’avait jamais considéré la musique comme un simple fond sonore unique à certaines occasions, encore moins dans ce contexte. La musique faisait vivre un endroit, était symbole de l'atmosphère que l'on voulait y créer. Reflet de sentiments et d'émotions, le roux se trouvait incapable de compter le temps qu'il a passé à écouter de la musique : dans la solitude de son appartement, dans le travail acharné de son bureau, dans les écouteurs dans lesquels il avait investi du côté moldu. Il ne connaissait pas le morceau que la Poufsouffle jouait, mais son oreille profane supposait que cela n'avait pas d'importance tant qu'il réussissait à capter ce que Zenaïda voulait y transmettre. Profiter du son créé par la jeune fille se trouvait alors être facile, et Hyacinthe laissa la mélodie remplir l’espace, son expression s'adoucissant de seconde en seconde. Il se contenta d’être là, présent, attentif, respectueux de ce qui se jouait ; au sens le plus littéral du terme.
- Je vous apporte cela tout de suite.
Il se détourna calmement, prit le temps de sortir deux verres et d'y verser de l'eau, sans gestes brusques ni empressement inutile. Accentuant les sons qui sortaient de sa gorge et ses hochements de tête à cause de la distance, Hyacinthe écoutait la jeune fille parler de ses années de pratique avec un air impressionné. Cela semblait être une discipline quotidienne qu'elle évoquait sans fierté ostentatoire, mais avec une évidence lourde d'implications. Un passif familial, des partitions à gogo, et surtout, la façon dont la voix de Zenaïda laissait échapper des brides de bonheur firent vite comprendre à Hyacinthe que c'était sa passion. Cela ne fut que confirmé lorsqu'elle indiqua ne pas être entière sans lui, et même si le psychomage ne pouvait dire partager un tel sentiment, il pouvait certainement le comprendre.
- C'est une passion qui a l'air de vous tenir à cœur, commenta le roux en versant de l'eau dans l'un des deux verres, c'est impressionnant. Avez-vous pu emmener tous vos instruments au château, ou avez-vous du faire le choix d'en laisser chez vous ?
Puis, Hyacinthe versa le liquide transparent dans le second verre et referma la bouteille d'eau.
- J'entend que vous n'avez pas pensé à poursuivre avec Miss Hamilton, cela signifie-t-il que vous envisagiez de poursuivre votre apprentissage en autodidacte ?
Dos à la jeune fille, il ne la remarqua pas attraper son archet, mais il se figea à l'entente des premières notes. Le son était fort, sans grande surprise puisqu'il s'agissait d'un réel instrument de musique et non d'un morceau qu'il écoutait à la radio. Cela n'empêcha néanmoins pas le psychomage de l'apprécier pleinement. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres tandis qu'il écoutait avec attention, rangeant finalement l'eau dans son armoire avant de revenir vers les fauteuils avec les verres en main. Il ne l'interrompit pas, ô grand jamais. Les notes semblaient fuser d'elles mêmes, Zenaïda changeant d'une façon grandiose face à lui.
Hyacinthe s’assit alors silencieusement dans son canapé, face à la Poufsouffle, et déposa les deux verres sur la table basse. Il fit attention à rester éloigné de Zenaïda afin de ne pas la déranger, le regard attiré sur les mouvements de ses doigts, sur l'expression de son visage, sur la façon dont elle semblait se déployer hors de la posture renfermée qu'elle avait en entrant. Le roux adopta une posture ouverte, stable, et la regarda, l'écouta. Ses doigts semblaient trouver naturellement leur place sur l’instrument.
Il n’avait jamais considéré la musique comme un simple fond sonore unique à certaines occasions, encore moins dans ce contexte. La musique faisait vivre un endroit, était symbole de l'atmosphère que l'on voulait y créer. Reflet de sentiments et d'émotions, le roux se trouvait incapable de compter le temps qu'il a passé à écouter de la musique : dans la solitude de son appartement, dans le travail acharné de son bureau, dans les écouteurs dans lesquels il avait investi du côté moldu. Il ne connaissait pas le morceau que la Poufsouffle jouait, mais son oreille profane supposait que cela n'avait pas d'importance tant qu'il réussissait à capter ce que Zenaïda voulait y transmettre. Profiter du son créé par la jeune fille se trouvait alors être facile, et Hyacinthe laissa la mélodie remplir l’espace, son expression s'adoucissant de seconde en seconde. Il se contenta d’être là, présent, attentif, respectueux de ce qui se jouait ; au sens le plus littéral du terme.
618 - @Zenaïda Carter
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
Tonton Hya - #5f957c
La nouvelle corde à faire vibrer
Zenaïda n'entendit pas lorsque le psychomage répondit à sa demande. Elle tentait de se calmer. Et cela arriva lorsqu'il fut question de sa passion, ce que dénota l'adulte ce qui arracha à la jeune fille un sourire de fierté. Oui, elle était fière de ce don qu'elle faisait grandir en elle chaque jour.
- J-J'ai pu emmener mon violoncelle et ma flûte. E-Et comme j'ai le droit d'emprunter le piano et la harpe à Poudlard, cela m'a permis de les laisser à la maison.
A la seconde question du sorcier, la deuxième année n'y répondit pas volontairement. Elle ne savait pas en vérité. Pour elle, c'était avant tout un besoin vital de jouer et elle n'avait jamais pensé demander de l'aide à Miss Hamilton. Mais peut-être qu'elle ferait un pas vers la maestro pour lui demander des conseils.
Seulement, cela lui importait peu pour le moment. Elle s'était emparé de son archet et avait commencé à jouer un morceau.
Au fur et à mesure, ses yeux se fermaient naturellement. Elle ne réfléchissait plus aux notes mais aux émotions qu'elle faisait découvrir à l'adulte. Les nuances venaient d'elle-même, les doigts se plaçaient naturellement à leur place et la jeune fille déhanchait sur les cordes avec des gestes précis et souples. Elle maîtriser son morceau tout comme elle maîtrisait ses émotions.
Ou du moins, c'était ce qu'elle laissait paraître.
Et alors que la dernière note retentissait dans la pièce, Zenaïda ouvrit les yeux. Et elle fut surprise de voir Mr Kyros assis en face d'elle, sur le canapé, les deux verres d'eau trônant sur la table basse. Elle posa son archet à côté d'elle et se pencha pour prendre un des verres qui lui était destiné en articulant :
- M-Merci
Puis elle but une gorgée avant de le reposer.
Elle avait remercié le sorcier pour le verre d'eau mais aussi pour lui avoir laissé cet espace dont elle avait besoin et aussi, pour lui laisser l'opportunité de s'exprimer à sa manière. C'étai bien plus profond et très important pour elle. Car ce qui semblait normal aux yeux du psychomage ne l'était pas forcément pour la Poufsouffle.
Elle regarda l'adulte dans les yeux et se sentit tout de suite mieux. Elle se sentait prête à parler maintenant que son cœur avait pu remettre de l'ordre dans ses idées. Elle avait moins peur de se sentir bête, coupable ou même triste devant l'adulte. Et c'était déjà un grand pas qu'elle venait de franchir.
Elle esquissa un sourire fière et reconnaissante car elle savait inconsciemment qu'elle se sentirait mieux après cette séance. Qu'elle arriverait à gérer ce qui l'attendait chez elle pour les fêtes.
Ce fut donc tout simplement qu'elle répéta, les larmes aux yeux :
M-Merci !
@Hyacinthe Kyros
- J-J'ai pu emmener mon violoncelle et ma flûte. E-Et comme j'ai le droit d'emprunter le piano et la harpe à Poudlard, cela m'a permis de les laisser à la maison.
A la seconde question du sorcier, la deuxième année n'y répondit pas volontairement. Elle ne savait pas en vérité. Pour elle, c'était avant tout un besoin vital de jouer et elle n'avait jamais pensé demander de l'aide à Miss Hamilton. Mais peut-être qu'elle ferait un pas vers la maestro pour lui demander des conseils.
Seulement, cela lui importait peu pour le moment. Elle s'était emparé de son archet et avait commencé à jouer un morceau.
Au fur et à mesure, ses yeux se fermaient naturellement. Elle ne réfléchissait plus aux notes mais aux émotions qu'elle faisait découvrir à l'adulte. Les nuances venaient d'elle-même, les doigts se plaçaient naturellement à leur place et la jeune fille déhanchait sur les cordes avec des gestes précis et souples. Elle maîtriser son morceau tout comme elle maîtrisait ses émotions.
Ou du moins, c'était ce qu'elle laissait paraître.
Et alors que la dernière note retentissait dans la pièce, Zenaïda ouvrit les yeux. Et elle fut surprise de voir Mr Kyros assis en face d'elle, sur le canapé, les deux verres d'eau trônant sur la table basse. Elle posa son archet à côté d'elle et se pencha pour prendre un des verres qui lui était destiné en articulant :
- M-Merci
Puis elle but une gorgée avant de le reposer.
Elle avait remercié le sorcier pour le verre d'eau mais aussi pour lui avoir laissé cet espace dont elle avait besoin et aussi, pour lui laisser l'opportunité de s'exprimer à sa manière. C'étai bien plus profond et très important pour elle. Car ce qui semblait normal aux yeux du psychomage ne l'était pas forcément pour la Poufsouffle.
Elle regarda l'adulte dans les yeux et se sentit tout de suite mieux. Elle se sentait prête à parler maintenant que son cœur avait pu remettre de l'ordre dans ses idées. Elle avait moins peur de se sentir bête, coupable ou même triste devant l'adulte. Et c'était déjà un grand pas qu'elle venait de franchir.
Elle esquissa un sourire fière et reconnaissante car elle savait inconsciemment qu'elle se sentirait mieux après cette séance. Qu'elle arriverait à gérer ce qui l'attendait chez elle pour les fêtes.
Ce fut donc tout simplement qu'elle répéta, les larmes aux yeux :
M-Merci !
@Hyacinthe Kyros
La musique est la langue des émotions
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
La nouvelle corde à faire vibrer
Les notes de musiques, douces et belles, laissèrent peu à peu place au silence du bureau de psychomagie. Hyacinthe ne se priva pas d'un instant de ce spectacle, ne faisant qu'écouter et observer Zenaïda. Lorsque cette dernière ouvrit les yeux et sembla surprise de le voir déjà assis face à elle, il ne pu retenir un sourire bienveillant, quoi qu'un peu malicieux. Il avait toujours été une personne dont les déplacements étaient silencieux : ce genre de situation ne lui était pas étrangère.
Il écouta sa réponse avec la même attention qu'il avait adoptée depuis le début de l’entretien, hochant la tête avec satisfaction et notant mentalement l'organisation que supposait la présence de ces deux instruments à Poudlard. Il ne releva pas l'absence de réponse à sa seconde question et n'en fit ni remarque ni relance. Ce ne fut qu'après les remerciements de Zenaïda que le roux reprit la parole, inclinant doucement la tête en retour. Je vous en prie, dit-il. C'était un véritable plaisir pour les oreilles.
Cependant, Hyacinthe pouvait clairement voir quelque chose changer, non pas de façon spectaculaire, bien au contraire, mais plutôt dans la façon dont la Poufsouffle se tenait, réussissait à soutenir son regard. Puis vint l'émotion, les larmes qui étaient tout à fait bienvenues dans cet espace. Le psychomage ne bougea pas de suite mais amorça un mouvement pour prendre la boîte de mouchoirs qui était sur une étagère non loin d'eux.
- Le morceau que vous avez joué... il était magnifique. Je crains ne pas le connaître, comment s'appelle-t-il ? A-t-il une place particulière dans votre cœur ?
La question ne cherchait pas une analyse brillante, mais plutôt un développement sur des sentiments, des souvenirs, auxquels Hyacinthe ne pouvait pas avoir accès de lui-même. Peut-être quelque chose lié à l'apprentissage rigoureux de la jeune fille, ou bien au contexte de celui-ci. Elle avait appris avec sa mère, avait-elle dit ? Dans ce cas, la famille avait une dimension particulière vis-à-vis des instruments. Il se pencha légèrement en avant, les avant-bras posés sur ses cuisses, une posture engagée mais non envahissante.
- Vous avez dit tout à l'heure que vous n'étiez pas entière sans votre violoncelle. À présent, alors que vous venez de jouer, je suis curieux de savoir... comment vous sentez-vous ?
Il écouta sa réponse avec la même attention qu'il avait adoptée depuis le début de l’entretien, hochant la tête avec satisfaction et notant mentalement l'organisation que supposait la présence de ces deux instruments à Poudlard. Il ne releva pas l'absence de réponse à sa seconde question et n'en fit ni remarque ni relance. Ce ne fut qu'après les remerciements de Zenaïda que le roux reprit la parole, inclinant doucement la tête en retour. Je vous en prie, dit-il. C'était un véritable plaisir pour les oreilles.
Cependant, Hyacinthe pouvait clairement voir quelque chose changer, non pas de façon spectaculaire, bien au contraire, mais plutôt dans la façon dont la Poufsouffle se tenait, réussissait à soutenir son regard. Puis vint l'émotion, les larmes qui étaient tout à fait bienvenues dans cet espace. Le psychomage ne bougea pas de suite mais amorça un mouvement pour prendre la boîte de mouchoirs qui était sur une étagère non loin d'eux.
- Le morceau que vous avez joué... il était magnifique. Je crains ne pas le connaître, comment s'appelle-t-il ? A-t-il une place particulière dans votre cœur ?
La question ne cherchait pas une analyse brillante, mais plutôt un développement sur des sentiments, des souvenirs, auxquels Hyacinthe ne pouvait pas avoir accès de lui-même. Peut-être quelque chose lié à l'apprentissage rigoureux de la jeune fille, ou bien au contexte de celui-ci. Elle avait appris avec sa mère, avait-elle dit ? Dans ce cas, la famille avait une dimension particulière vis-à-vis des instruments. Il se pencha légèrement en avant, les avant-bras posés sur ses cuisses, une posture engagée mais non envahissante.
- Vous avez dit tout à l'heure que vous n'étiez pas entière sans votre violoncelle. À présent, alors que vous venez de jouer, je suis curieux de savoir... comment vous sentez-vous ?
380 - @Zenaïda Carter
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
Tonton Hya - #5f957c
La nouvelle corde à faire vibrer
Un sourire se dessina sur les lèvres de la Poufsouffle face à la remarque du psychomage. Il avait apprécié sa musique et c'était toujours un plaisir de pouvoir recevoir un compliment de ce genre. Elle s'essuya furtivement les yeux de ses mains sans pour autant ignorer le geste du sorcier. Et alors même qu'elle n'en ressentait pas le besoin, elle récupéra un mouchoir qu'elle garda dans sa main. Elle n'était pas à l'abri que les larmes ressortent.
- J-J'ai joué Tristesse de Frédéric Chopin. Il n'a pas de signification particulière. A vrai dire, c'est le premier morceau qui m'est venu.
Zenaïda observa le sorcier se pencher légèrement vers elle sans jamais rompre une distance respectable. Et la question de Mr Kyros laissa perplexe la deuxième année. Il semblait très intrigué sur son état d'esprit. Jouer lui procurait un bien tellement réconfortant qu'elle ne savait même pas quoi répondre. En ce moment dans sa vie, elle se sentait perdue, triste, en colère et coupable qu'elle ne savait pas vraiment quelles émotions étaient celles appropriées pour répondre à la curiosité de l'adulte.
- Et bien...
Elle s'arrêta.
Elle réfléchit un instant mais les mots restaient indubitablement les mêmes.
Que ressentait elle ?
- Je suis complètement perdue dans mes émotions... Je me sens vide parfois que je ne pourrai pas bien vous dire ce que je ressens maintenant. J'ai du mal à trouver les mots, à m'exprimer et vous voyez, instinctivement, j'ai joué une musique qui a su parfaitement exprimer ce que ma bouche ne peut dire.
Elle regarda l'instrument tout en effleurant le bois de son violoncelle.
- Vous savez, on dit souvent que les gens se sentent véritablement chez eux et entier qu'une fois leur âme sœur trouvée ; qu'une fois qu'ils ont connu le véritable amour. Un chez soi représente la sécurité, un réconfort, un abri, un refuge constant. Et bien, mon chez moi, c'est mon violoncelle. Et chaque fois que je termine un morceau, cette vérité se raffermie ; ce refuge se solidifie.
Zenaïda reporta son regard sur le sorcier. Elle était venue pour comprendre ses émotions et surtout, pour se confier sur un sujet qui lui avait apporté beaucoup de souffrances. Elle ne s'était clairement pas attendu à être interrogé sur la musique et l'intérêt qu'elle portait à son violoncelle. Et cela ne la dérangeait pas du tout.
Elle commençait à voir que c'était une manière d'entrer dans le vif du sujet de manière douce et lente ce qui avait apaisé la jaune et noire.
Et quoiqu'il devait se passer, elle avait toujours le mouchoir dans sa main droite.
@Hyacinthe Kyros
- J-J'ai joué Tristesse de Frédéric Chopin. Il n'a pas de signification particulière. A vrai dire, c'est le premier morceau qui m'est venu.
Zenaïda observa le sorcier se pencher légèrement vers elle sans jamais rompre une distance respectable. Et la question de Mr Kyros laissa perplexe la deuxième année. Il semblait très intrigué sur son état d'esprit. Jouer lui procurait un bien tellement réconfortant qu'elle ne savait même pas quoi répondre. En ce moment dans sa vie, elle se sentait perdue, triste, en colère et coupable qu'elle ne savait pas vraiment quelles émotions étaient celles appropriées pour répondre à la curiosité de l'adulte.
- Et bien...
Elle s'arrêta.
Elle réfléchit un instant mais les mots restaient indubitablement les mêmes.
Que ressentait elle ?
- Je suis complètement perdue dans mes émotions... Je me sens vide parfois que je ne pourrai pas bien vous dire ce que je ressens maintenant. J'ai du mal à trouver les mots, à m'exprimer et vous voyez, instinctivement, j'ai joué une musique qui a su parfaitement exprimer ce que ma bouche ne peut dire.
Elle regarda l'instrument tout en effleurant le bois de son violoncelle.
- Vous savez, on dit souvent que les gens se sentent véritablement chez eux et entier qu'une fois leur âme sœur trouvée ; qu'une fois qu'ils ont connu le véritable amour. Un chez soi représente la sécurité, un réconfort, un abri, un refuge constant. Et bien, mon chez moi, c'est mon violoncelle. Et chaque fois que je termine un morceau, cette vérité se raffermie ; ce refuge se solidifie.
Zenaïda reporta son regard sur le sorcier. Elle était venue pour comprendre ses émotions et surtout, pour se confier sur un sujet qui lui avait apporté beaucoup de souffrances. Elle ne s'était clairement pas attendu à être interrogé sur la musique et l'intérêt qu'elle portait à son violoncelle. Et cela ne la dérangeait pas du tout.
Elle commençait à voir que c'était une manière d'entrer dans le vif du sujet de manière douce et lente ce qui avait apaisé la jaune et noire.
Et quoiqu'il devait se passer, elle avait toujours le mouchoir dans sa main droite.
@Hyacinthe Kyros
La musique est la langue des émotions
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
La nouvelle corde à faire vibrer
Le sourire qui traversa le visage de Zenaïda était tout ce que Hyacinthe avait besoin de remarquer pour à son tour étirer ses lèvres. Il hocha la tête tandis qu'elle essuyait rapidement ses yeux, développant un petit peu sur le morceau qu'elle avait joué un peu plus tôt. Une fois le mouchoir pris, sans doute pour éviter d'être prise au dépourvu par de nouvelles larmes, le roux détourna l'attention de la boîte qu'il avait rapproché. Alors qu'elle mentionnait Chopin, Hyacinthe laissa échapper un "Ooh" de reconnaissance, ses yeux brillant d'intérêt.
- Le nom de Chopin m'est familier. J'ignorais qu'il était le compositeur de ce morceau, cependant.
Hyacinthe avait déjà écouté, lorsque les circonstances l'exigeaient, de la musique classique. Il ne pouvait cependant en aucun cas affirmer qu'il s'y connaissait, loin de là. Le seul morceau qu'il pouvait associer à Frédéric Chopin était Nocturne, mais ce dernier était très populaire, sans doute autant que l'Ave Maria de Bach. Ce fut donc une information que le trentenaire garda pour sa culture personnelle avec beaucoup d'appréciation, bien qu'il dut revenir au cœur même de leur rendez-vous. La connaissance précise du morceau semblait, de toute façon, moins important que ce que ce dernier avait permis d'exprimer.
Tandis que Zenaïda poursuivait, il resta silencieux et attentif aux mots qu'elle choisissait, aux hésitations qui les entouraient. Se sentir perdu dans ses émotions... c'était tout à fait normal, surtout à un tel âge. Les exprimer était d'autant plus difficile qu'il y en avait beaucoup, les mots étant parfois trop peu pour englober tout ce qui se trouvait dans un cœur.
Hyacinthe la laissa s'exprimer avec une expression encourageante, son regard glissant brièvement vers le violoncelle en même temps que le geste de la Poufsouffle l'effleurait. Celui-ci était doux, presque instinctif. Il était symbole d'une familiarité et d'une affection toute particulière qu'éprouvait la jeune fille pour l'instrument. Ses pensées furent confirmées par les propos de Zenaïda quelques secondes plus tard. "Un chez soi." Cela ne surprit pas le psychomage, pas du tout. Un objet, une personne, pour qui l'attachement était si fort qu'il permettait un tel sentiment de bien être, une telle confiance, était chose plus ou moins courante. Son côté professionnel pouvait faire le lien avec un objet transitionnel comme il en existait tant : que ce soit le doudou d'un enfant, le téléphone de certains jeunes moldus... Lui-même avait connu ce genre de lien, et s'il devait avoir une telle source d'affection aujourd'hui, Lernie en serait certainement la destinataire.
- Je comprends, dit-il doucement. Beaucoup de personnes cherchent longtemps un endroit où elles peuvent se sentir en sécurité. Si votre violoncelle joue ce rôle pour vous, c’est quelque chose de précieux.
Il prit quelques secondes avant de poursuivre, s'assurant qu'il n'écrasait pas les sentiments que la Poufsouffle avait réussi à lui formuler. Hyacinthe remarqua qu'elle tenait toujours le mouchoir dans sa main, le tissu blanc presque oublié entre ses doigts.
- Ce que vous décrivez- j'entend par là le fait de ne pas trouver les mots, d'avoir les émotions qui se bousculent... c'est quelque chose qui arrive souvent. Les émotions ne sont pas rangées : elles sont désordonnées et fluctuantes. C'est-à-dire qu'elles varient selon les situations, votre état, et surtout, qu'elles peuvent se mélanger les unes aux autres, les rendant difficiles à distinguer.
Hyacinthe se redressa légèrement dans le canapé, sans rompre l’équilibre tranquille qui s’était installé entre sa nouvelle patiente et lui. Son regard resta ouvert, attentif, mais toujours respectueux de la distance qui permettait à la jeune fille de ne pas se sentir observée comme un sujet d’étude- ce qu'elle n'était pas, bien entendu. Un léger sourire passa sur ses lèvres, discret.
- Avec tout cela, trouver des mots s'avère parfois difficile, eux qui nécessitent tant de cases. Je ne peux que comprendre que la musique vous offre une porte de sortie très favorable. La trouvez-vous suffisante pour vous permettre de vous exprimer ?
Il laissa passer un court silence, laissant Zenaïda répondre tranquillement - Hyacinthe savait qu'il ne s'agissait pas d'une question simple- puis reprit d’un ton toujours aussi posé :
- Vous... vous avez dit que vous vous sentiez perdue dans ce que vous ressentez. Est-ce que cela vous arrive souvent ces derniers temps, ou bien est-ce quelque chose d’assez récent ?
- Le nom de Chopin m'est familier. J'ignorais qu'il était le compositeur de ce morceau, cependant.
Hyacinthe avait déjà écouté, lorsque les circonstances l'exigeaient, de la musique classique. Il ne pouvait cependant en aucun cas affirmer qu'il s'y connaissait, loin de là. Le seul morceau qu'il pouvait associer à Frédéric Chopin était Nocturne, mais ce dernier était très populaire, sans doute autant que l'Ave Maria de Bach. Ce fut donc une information que le trentenaire garda pour sa culture personnelle avec beaucoup d'appréciation, bien qu'il dut revenir au cœur même de leur rendez-vous. La connaissance précise du morceau semblait, de toute façon, moins important que ce que ce dernier avait permis d'exprimer.
Tandis que Zenaïda poursuivait, il resta silencieux et attentif aux mots qu'elle choisissait, aux hésitations qui les entouraient. Se sentir perdu dans ses émotions... c'était tout à fait normal, surtout à un tel âge. Les exprimer était d'autant plus difficile qu'il y en avait beaucoup, les mots étant parfois trop peu pour englober tout ce qui se trouvait dans un cœur.
Hyacinthe la laissa s'exprimer avec une expression encourageante, son regard glissant brièvement vers le violoncelle en même temps que le geste de la Poufsouffle l'effleurait. Celui-ci était doux, presque instinctif. Il était symbole d'une familiarité et d'une affection toute particulière qu'éprouvait la jeune fille pour l'instrument. Ses pensées furent confirmées par les propos de Zenaïda quelques secondes plus tard. "Un chez soi." Cela ne surprit pas le psychomage, pas du tout. Un objet, une personne, pour qui l'attachement était si fort qu'il permettait un tel sentiment de bien être, une telle confiance, était chose plus ou moins courante. Son côté professionnel pouvait faire le lien avec un objet transitionnel comme il en existait tant : que ce soit le doudou d'un enfant, le téléphone de certains jeunes moldus... Lui-même avait connu ce genre de lien, et s'il devait avoir une telle source d'affection aujourd'hui, Lernie en serait certainement la destinataire.
- Je comprends, dit-il doucement. Beaucoup de personnes cherchent longtemps un endroit où elles peuvent se sentir en sécurité. Si votre violoncelle joue ce rôle pour vous, c’est quelque chose de précieux.
Il prit quelques secondes avant de poursuivre, s'assurant qu'il n'écrasait pas les sentiments que la Poufsouffle avait réussi à lui formuler. Hyacinthe remarqua qu'elle tenait toujours le mouchoir dans sa main, le tissu blanc presque oublié entre ses doigts.
- Ce que vous décrivez- j'entend par là le fait de ne pas trouver les mots, d'avoir les émotions qui se bousculent... c'est quelque chose qui arrive souvent. Les émotions ne sont pas rangées : elles sont désordonnées et fluctuantes. C'est-à-dire qu'elles varient selon les situations, votre état, et surtout, qu'elles peuvent se mélanger les unes aux autres, les rendant difficiles à distinguer.
Hyacinthe se redressa légèrement dans le canapé, sans rompre l’équilibre tranquille qui s’était installé entre sa nouvelle patiente et lui. Son regard resta ouvert, attentif, mais toujours respectueux de la distance qui permettait à la jeune fille de ne pas se sentir observée comme un sujet d’étude- ce qu'elle n'était pas, bien entendu. Un léger sourire passa sur ses lèvres, discret.
- Avec tout cela, trouver des mots s'avère parfois difficile, eux qui nécessitent tant de cases. Je ne peux que comprendre que la musique vous offre une porte de sortie très favorable. La trouvez-vous suffisante pour vous permettre de vous exprimer ?
Il laissa passer un court silence, laissant Zenaïda répondre tranquillement - Hyacinthe savait qu'il ne s'agissait pas d'une question simple- puis reprit d’un ton toujours aussi posé :
- Vous... vous avez dit que vous vous sentiez perdue dans ce que vous ressentez. Est-ce que cela vous arrive souvent ces derniers temps, ou bien est-ce quelque chose d’assez récent ?
711 - @Zenaïda Carter
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
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