Les mots qui restent
A défaut de se parler... une lettre pour ton silence. - 14 février 2051
__________________Lilith,
C'est étrange de t'écrire. Mais ne plus te parler c'est... bizarre.
Est-ce que tu vas bien ? Je ne pense pas. Je suis même sûr que non.
Mais il parait que c'est la politesse de demander.
Alors voilà : est-ce que tu vas bien ?
En fait, j'avais envie de te parler, mais je ne sais pas trop quoi te dire. C'était trop bizarre la dernière fois qu'on a discuté ensemble. On aurait même pas du, tiens.
Je savais que tu ne comprendrais pas.
Et en même temps, ce n'est pas grave si tu ne comprends pas. Moi non plus je ne suis pas sûr de comprendre. Je ne voulais juste pas t'entendre dire la même chose que Soria. Que Gabe aussi. Et d'autres encore.
Dis, est-ce que tu étais réellement mon amie ?
J'ai envie de dire que oui. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi c'est fini. C'est bizarre.
Mais tu as toujours été bizarre en fait. Avant, je trouvais ça bien.
Maintenant, t'es juste bizarre. Et c'est dommage.
Tu as voulu apprendre la langue des signes pour moi, non ? Il parait que c'est égoïste comme pensée. Mais je sais que c'est la vérité.
Alors à ce moment-là, tu étais bien mon amie.
Pourquoi c'est fini ? C'est bête je trouve. Pas toi ?
On m'a dit que "c'est comme ça". Que les amis, "ça va, ça vient". Mais toi c'était pas pareil.
C'était drôle l'année dernière, de se battre même si ce n'était pas vraiment pour de vrai. C'était un peu comme un jeu, tu te rappelles ? Moi j'aimais bien.
Mais même ça, ce serait trop bizarre maintenant.
Ne restes pas trop toute seule. C'est nul ça aussi.
Je ne sais même pas si je vais l'envoyer cette lettre. C'est un peu brouillon. Mais ça ressemble un peu à tout ce merdier.
(Et bam. Deux noises pour le bocal à juron.)
Tu sais quoi ? Si tu la reçois cette lettre, tu n'as même pas besoin de répondre.
"Rien". C'est peut-être bien au final.
En fait, c'est toi qui est sourde.
M. W.
@Lilith McKey
Merci Ernest pour ce magnifique avatar !
Les mots qui restent
Lilith dévora la lettre, une dernière fois, puis la rangea avec tendresse dans la pochette intérieure de son carnet, décidée à la garder près d’elle. Elle venait de rompre avec son premier copain, et ce premier flirt en catimini lui serrait la gorge : il lui avait soufflé les mêmes mots que Matthew, tous deux étaient d’accord, elle devait rester seule. Toujours dans les vapes, elle termina son croquis d'Ulysse, puis se mit à répondre. La nuit entière s’évanouit dans cette introspection douloureuse : Matthew avait le don de poser des questions trop difficiles, mais elle fit de son mieux, maladroite et honnête comme toujours. Les mots, truffés de fautes, s’accumulaient, et la lettre en devenait presque illisible.
Oubliant ce détail, voici le rendu de son écrit.
Le jour se leva enfin et Lilith se prépara, ses idées noires s’étant couchées avec la nuit, laissant seulement la trace de ses cernes sur ses yeux fatigués. Plus le temps passait, moins elle osait envoyer cette lettre. Pourtant, grâce à son honnêteté, elle avait réussi à recoller les morceaux avec Summer. Alors, même si l’idée lui semblait horriblement insupportable, elle quitta sa salle commune pour se diriger vers la volière, à la recherche de son amitié perdue.
Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
Faible présence jusqu’au 30 mai ⋆ 8/13 RP en cours
Oubliant ce détail, voici le rendu de son écrit.
Matthew,
Je vais bien presque bien, ça dépend des jours, aujourd'hui ça va pas trop mais avec ta lettre mieux et toi ?
Tu dis que je ne comprends pas, c’est vrai mais toi non plus tu ne comprends pas. Je n’ai pas arrêté parce que "les amis ça va, ça vient". Je n’ai pas arrêté parce que c’était "bizarre". J’ai arrêté parce que ça me faisait trop mal. Et toi, tu oses me demander si j’étais vraiment ton amie. Oui, peut-être même trop. J’étais ton amie à ce point que, comme tu l’as dit, j’ai appris la langue des signes pour toi. Mais t’as jamais fait gaffe aux autres trucs. Ben oui, il n’y avait pas que ça, je savais tout, je savais ce que tu allais faire avant même que tu le fasses, toujours, parce que je te regardais beaucoup trop. Sauf cette fois, parce que parfois tu me dépasses un peu et tout part en vrille avec toi. En vrai, je n’étais plus juste ton amie, j’étais devenue une fan idiote et tout ce qui te concernait me faisait peur.
Mais ce n’était pas toi que je craignais le plus, c’était moi, parce que je sentais que je pouvais devenir pire que tout ce que j’avais été. Pour toi, je suis devenue bizarre. Avant, c’était bien, et maintenant c’est dommage. Mais je t’aime trop, c’est ça le problème. Pas comme les autres, pas comme Summer, pas comme Mina, et je ne savais pas quoi faire avec ça parce que toi, tu aimes tout le monde, mais moi, je ne sais aimer qu’une seule personne à la fois. Toi. C’est pour ça que c’est fini mais surtout c’est fini parce que tu m’as dit que tu m’aimais plus. Comment tu peux me dire exactement ce que je voulais entendre et après faire comme si ça ne comptait plus ? Tu sais quoi, reste avec ton Ryan oublie ce que je viens de t’écrire.
Désolée pour ce que j’ai dit l’autre jour je le pensais pas vraiment t’es pas sourd, c’est juste que je suis trop folle pour que quelqu’un me comprenne.
Merci de m’avoir écrit merci de toujours penser à moi
Lilith.
Le jour se leva enfin et Lilith se prépara, ses idées noires s’étant couchées avec la nuit, laissant seulement la trace de ses cernes sur ses yeux fatigués. Plus le temps passait, moins elle osait envoyer cette lettre. Pourtant, grâce à son honnêteté, elle avait réussi à recoller les morceaux avec Summer. Alors, même si l’idée lui semblait horriblement insupportable, elle quitta sa salle commune pour se diriger vers la volière, à la recherche de son amitié perdue.
Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
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Les mots qui restent
- 13 mars 2051 -
__________________Lilith,
Moi je vais bien. Je vais toujours bien. Je l'ai promis, tu te souviens ?
Je me suis souvent demandé si tu ne t'étais pas faite la promesse inverse, de ne jamais aller bien. Tu devrais la rompre cette promesse. Elle est nulle.
Comme toi.
Tu dis ça comme si tu étais la seule à avoir mal. Ce jour-là, tu n'as rien dit. Tu m'as juste regardé comme si je n'étais pas normal. Tu m'as même traité de fou, non ?
Pourquoi tu n'as pas dit la vérité ? Tu es vraiment bête. À la place, tu as juste dit que tu ne voulais plus être mon amie.
J'ai menti. Les sentiments, ça ne s'efface pas en quelques secondes. Je pensais que, si je disais que j'en avais plus, on ferait comme si rien ne s'était passé. Parce que tu n'as rien dit. Alors j'ai cru que tu détestais ces sentiments que j'avais pour toi.
Bien sûr que j'ai menti. Comme toi tu l'as fait. Mais au final, ça n'a servi à rien, pas vrai ?
Tu dis que j'aime tout le monde mais ce n'est pas vrai. Pas comme je t'aime toi, ou Ryan. Ou aimait. Je ne sais plus vraiment.
Je crois que c'est normal d'ailleurs. Personne n'a l'air d'accord là-dessus. Je savais que toi, tu ne le serais pas. Mais j'espérais que tu fasses comme si, parce que c'était important pour moi.
Tu n'es pas folle, tu es bête. Ou tu es peut-être les deux.
Mais c'est pas grave. Je crois que je le suis aussi.
J'espère que tu vas mieux. Même si je pense que non.
Je t'ai vue avec Summer l'autre jour. Je suis content que vous soyez réconciliées.
Je pense toujours à toi. T'étais mon amie bizarre préférée.
Je suis toujours en colère contre toi, mais je ne peux pas m'empêcher de penser à toi. Toujours. C'est peut-être étrange mais je m'en fiche.
C'est comme ça et c'est tout.
M. W.
@Lilith McKey
Merci Ernest pour ce magnifique avatar !
Les mots qui restent
Matthew devenait presque méchant, et les yeux de Lilith devenaient de plus en plus ronds jusqu’à s’adoucir à la fin de sa lettre. Il pensait encore à elle, et rien ni personne ne pouvait lui enlever cette minuscule et brûlante joie. C'est comme ça et c'est tout.
Contrairement à son ancien meilleur ami, Lilith lui répondit le jour même.
Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
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Matthew,
Un mois d’attente pour ça... et bien, tu m’as montré mieux !
C’est toi qui es bête, parce que je ne t’ai jamais trouvé anormal. Mais je déteste que tu aimes d’autres personnes. C’était pourtant complètement compréhensible, et il faut être vraiment un mangeur de boullu pour ne pas comprendre ça. Mais bon, passons... parce que moi, je suis une personne qui ne va jamais bien et qui est sûrement un peu bête aussi. Mais au moins, moi, je n’ai pas menti ! Je n’ai pas menti, je me suis défendue, parce que c’est toi qui es venu tout casser. J’étais en train de faire en sorte de ne plus m’énerver pour un rien, je chantais, et ça allait mieux. Mais toi, tu arrives avec ta question à deux mornilles qui tombe comme un poil de crup dans une potion. Oui, c’est toi qui as tout cassé.
Je m’étais faite à l’idée de ne pas t’aimer comme ça, de rester juste ta meilleure amie. Mais monsieur Warren a voulu me faire péter une beuglante. Parfois, Matthew, je te déteste. Je déteste la manière dont tu me fais tourner la tête. J’ai l’impression de ne plus être moi-même, et toi, tu ne comprends jamais rien. C’est toi, le bête, en fait. Mais toi aussi, t’es mon ami préféré. On ne sera jamais pareils. Toi, le parfait gentil, celui qui n’est jamais en tort, et moi la méchante Lilith. Mais je t’adore quand même. Même si face à toi je suis plus terrible que jamais, même si je deviens un monstre, je penserai toujours à toi.
C’est comme ça. Et c’est tout.
Lilith.
Contrairement à son ancien meilleur ami, Lilith lui répondit le jour même.
Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
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- 17 avril 2051 -
__________________Lilith,
Si tu préfères, je peux attendre encore plus longtemps.
Mais si je ne l'avais pas fait, tu n'aurais reçu aucune réponse. Parce que je me serais débarrassé de ta lettre.
Tu as la gale des écailles ? Non, vraiment. Parce que tu n'arrêtes pas de dire que tu ne pas traité d'anormal, ou que tu n'as pas menti. Mais le problème c'est ça : tu n'as rien dit. Tu m'as regardé avec les mêmes yeux que tu avais cette fois où l'on s'est retrouvé plein de boue en cherchant le Lapin de Pâques des Moldus.
En fait, c'est ça le problème. Pas ce que tu as dit. C'est ce que tu n'as pas dit. Et franchement ? C'est pareil que mentir.
Non en fait, c'est même pire.
Comme tu sembles avoir la mémoire d'un boullu : je ne t'aurais rien dit si tu n'avais pas insisté. C'est ça aussi avec toi : tu veux toujours tout savoir. Moi, je voulais seulement parler à Mina.
En plus, ce n'était même pas le sujet de ma question. Je ne sais même pas de quoi tu voudrais que je m'excuse.
De ne pas être "normal" ?
Ou de ne pas être comme toi tu veux que je sois ?
Moi, je ne veux pas que tu changes. Je voudrais juste ne t'avoir jamais parlé ce jour-là. Et faire comme avant.
Avant c'était bien. Quand tu étais vraiment mon amie. Quand tu apprenais la langue des signes pour m'aider.
Pas quand tu m'en veux pour un truc alors que c'est même pas ma faute !
J'aimais bien la "méchante" Lilith d'avant. Celle qui ne regardait pas les différences qu'on a. Je ne veux pas qu'on soit pareil. Ce serait vraiment nul. Même pas drôle en fait.
Tu sais, tu es vraiment bizarre. Mais c'est ce que je préfère chez toi.
Tu crois qu'un jour, on pourra discuter sans passer par des lettres ?
C’est comme ça. Et c’est tout. Tu es d'accord alors ?
M. W.
@Lilith McKey
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Plus d’un mois. Exactement un mois et une semaine. Heureusement qu’elle ne s’était pas mise à compter les minutes ; à cet instant précis, les yeux rivés sur sa montre, elle se disait que la prochaine fois, elle les compterait. Vous l’aurez sûrement compris : Lilith détestait attendre.
Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
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Lilith pleurait. Lilith pleurait toujours pour Matthew. Elle avait utilisé son surnom, elle s’était mise à genoux. Elle le referait encore s’il le fallait. Lilith était à sa merci et prenait conscience qu’au fond, elle ne pourrait jamais faire autrement.Matt,
Je suis désolée, mais s’il te plaît, ne me laisse plus dans le noir comme ça. Tu ne t’en rends peut-être pas compte parce que je te réponds toujours le jour même, mais moi, j’ai toujours l’impression que tu coupes le contact après chaque lettre. Et je ne veux surtout pas — vraiment pas — que le peu de lien qu’il nous reste se brise encore une fois.
J’aimerais, comme toi, qu’on puisse se parler de vive voix. Arrêter de s’écrire et juste se réconcilier. Je voudrais qu’on oublie tout. Je peux être ton amie et on n’est même plus obligés de parler de ce genre de choses.
Je sors avec quelqu’un depuis peu, ça va mieux de mon côté. Et du tien ?
Tu me manques.
J’adore Mina et Summer, mais toi, c’est toi. Toi, c’est moi.
Je ne t’ai jamais demandé d’être normal. Arrête de faire comme si c’était ça le problème. Je ne veux pas que tu sois normal, je veux juste qu’on redevienne comme avant.
Tu pourras même me parler de tes histoires d’amour si tu veux. Je ne m’emporterai plus.
Avant, c’était bien aussi.
Et non, je n’ai pas la gale des écailles.
Alors ? On redevient amis, oui ou non ?
Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
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Les mots qui restent
- 19 avril 2051 -
La lettre est un peu froissée, compte quelques taches d'encre, et le haut du parchemin a été clairement déchiré.
La lettre est un peu froissée, compte quelques taches d'encre, et le haut du parchemin a été clairement déchiré.
__________________Lilith,
Je crois que j'aimerais aussi qu'on se reparle comme avant. C'est plus facile de comprendre ce que tu veux dire quand je te vois. Et les paroles ça ne reste pas.
C'est plutôt dur de relire tes lettres au final. Je voulais les jeter, mais je n'y arrive pas.
Je sais que tu sors avec quelqu'un. Je vous ai vues. Rosalind est sympa. Elle est dans l'équipe de Cheerleading tu sais.
Moi je vais toujours bien. Toujours. Je prends plus de temps pour jouer du violon. Et apprendre la langue des Mandragore aussi.
Je suis content de voir que tu vas bien.
Je voudrais aussi que ça revienne comme avant, mais je crois... que ce sera quand même différent même si on essaie de faire comme si. Comme s'il ne s'était rien passé et que tout allait bien.
Mais ce serait un nouveau "comme avant" ?
Je ne veux plus parler de ça avec toi. Je ne le voulais pas au départ, je ne le ferais plus. Je préfère qu'on parle d'autres choses. Essayons de faire comme avant, oui.
Mais ne parlons plus de ça.
M'en veux pas, mais je crois toujours que tu as la gale des écailles. Mais ce n'est pas grave. Je t'aime bien comme ça.
Amis, ça sonne bien.
M. W.
@Lilith McKey
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Elle relisait la dernière ligne en boucle : ils n’étaient désormais plus qu’amis. Redeviendraient-ils meilleurs amis ? Sa respiration s’accélérait, et cette simple pensée — qu’ils n’étaient plus comme avant — lui donnait envie de déchirer cette lettre, déjà assez abîmée pour subir d’autres dégâts. Lilith voulait voir Mina, mais en même temps, elle hésitait. Elle ne pouvait pas se plaindre à Summer, surtout pas à elle, car Matthew restait un sujet sensible.
Alors, penaude, elle resta par terre, caressant Aodh. Que sa robe soit ternie par les excréments d’hiboux ne l’embêtait pas vraiment à ce moment-là. Il fallait même dire que ce n’était absolument pas important. Elle ne pensait pas à l’air idiote qu’elle aurait en descendant de la volière, ni à la manière dont elle devrait longer les murs pour cacher les taches sur sa robe rose terreuse, cadeau de sa mère pour noël. Non, tout cela ne lui effleurait même pas l’esprit, car Lilith ne pensait qu’à Matthew. Même si elle sortait avec d’autres personnes, il demeurerait toujours son obsession. Elle ne pouvait pas s’empêcher de penser à lui, et c’était insupportable. Mais ce qui l’était encore davantage, c’était de ne plus jamais lui parler. Alors, elle se mit à répondre en larmes, se demandant si elle aurait un jour la force de pleurer encore.
Pas d’en-tête, rien, juste cette simple phrase qui lui dévorait l’esprit, lui broyait le ventre. Elle était pliée, soumise, incapable de dire non, incapable de lui refuser quoi que ce soit.
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Alors, penaude, elle resta par terre, caressant Aodh. Que sa robe soit ternie par les excréments d’hiboux ne l’embêtait pas vraiment à ce moment-là. Il fallait même dire que ce n’était absolument pas important. Elle ne pensait pas à l’air idiote qu’elle aurait en descendant de la volière, ni à la manière dont elle devrait longer les murs pour cacher les taches sur sa robe rose terreuse, cadeau de sa mère pour noël. Non, tout cela ne lui effleurait même pas l’esprit, car Lilith ne pensait qu’à Matthew. Même si elle sortait avec d’autres personnes, il demeurerait toujours son obsession. Elle ne pouvait pas s’empêcher de penser à lui, et c’était insupportable. Mais ce qui l’était encore davantage, c’était de ne plus jamais lui parler. Alors, elle se mit à répondre en larmes, se demandant si elle aurait un jour la force de pleurer encore.
Ca me va. Soyons amis.
Pas d’en-tête, rien, juste cette simple phrase qui lui dévorait l’esprit, lui broyait le ventre. Elle était pliée, soumise, incapable de dire non, incapable de lui refuser quoi que ce soit.
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