L'arrivée de Winter
CONTEXTE
31 octobre 2044 | Londres, maison des May |
Diana venait tout juste de fêter ses cinq ans. Depuis des semaines, elle comptait les jours avec l’enthousiasme lumineux de ceux qui viennent tout juste de découvrir le pouvoir des calendriers. Chaque matin, elle se levait en courant vers le mur de sa chambre où elle cochait la petite case de la journée écoulée, comme si chaque croix la rapprochait un peu plus d’un secret merveilleux.
Et aujourd’hui, enfin, c’était le jour tant attendu : le jour de son anniversaire.
La maison était déjà en effervescence. De petites guirlandes multicolores flottaient sur les murs du salon, des ballons rose pâle et bleu ciel se balançaient dans les airs, et au centre de la table trônait un gâteau magnifique recouvert de crème blanche et décoré de petites étoiles en sucre. On aurait dit un nuage sucré posé sur un plateau en verre.
Diana descendit l’escalier en courant, ses petits pieds nus résonnant joyeusement sur les marches en bois. Ses cheveux châtains, encore un peu emmêlés du sommeil, dansaient à chaque bond. Ses grands yeux verts brillaient comme deux billes de verre sous le rayon du matin.
— Maman ! Papa ! C’est aujourd’hui ! cria-t-elle en arrivant dans la cuisine.
Diana se précipita dans les bras de sa mère, se serrant contre elle comme si de toute façon aucun câlin ne pouvait être assez long, puis couru et déposa un baiser bruyant sur la joue de son père avant de tirer de tirer la langue à sa soeur.
Dans la vie, tu as deux choix le matin : soit tu te recouches pour continuer tes rêves, soit tu te lèves pour les réaliser.
- Diana May- 1ère année à Serpentard -
L'arrivée de Winter
Le salon était rempli de petites boîtes enveloppées de papiers chatoyants. Il y en avait de toutes tailles, certaines avec de grands rubans, d’autres avec des autocollants d’étoiles et de cœurs, et même une longue boîte fine dont Diana se demanda s’il s’agissait peut-être d’une baguette magique.
Elle s’installa au sol sur un tapis doux et entreprit d’ouvrir le premier paquet. C’était un puzzle représentant un château perdu dans les nuages. Le deuxième, un livre d’illustrations sur les animaux de la forêt. Le troisième contenait une robe toute douce, couleur lavande, que Diana serra immédiatement contre elle.
Mais au fur et à mesure qu’elle déballait les cadeaux, elle sentait quelque chose d’étrange dans l’air. Une sorte d’impatience sourde. Comme si quelque chose… ou quelqu’un… attendait.
— Il reste un dernier cadeau, Diana. Mais celui-ci est un peu spécial.
Diana n'aurait su dire qui avait parlé, tellement la voix lui paraissait lointaine. Elle ouvrit de grands yeux, ses mains se crispant d’excitation.
— Il est où ?!
Diana remarque une boite. Elle n’était pas enveloppée. Juste une grande caisse blanche, avec un petit ruban bleu posé dessus.
Diana s’avança doucement, presque sur la pointe des pieds, comme si la boîte pouvait s’envoler à tout moment. Elle posa ses mains sur le couvercle, sentit un frémissement — ou peut-être son imagination — puis le souleva délicatement.
À l’intérieur, deux yeux bleus.
Deux yeux aussi brillants que la glace en hiver.
Diana retint sa respiration.
Un petit husky était assis dans la boîte, sa fourrure blanche et grise scintillant comme s’il était fait de neige et d’ombre. Sa petite langue rose dépassait sur le côté. Puis soudain, elle sentie un poid qui la renversa en arrière !
— OH ! s’exclama Diana, plus forte qu’elle ne l’avait jamais fait.
Dans la vie, tu as deux choix le matin : soit tu te recouches pour continuer tes rêves, soit tu te lèves pour les réaliser.
- Diana May- 1ère année à Serpentard -
L'arrivée de Winter
Le chiot léchait joyeusement les joues de la petite fille, qui éclatait de rire, un rire cristallin qui résonna dans toute la pièce.
— Winter… répéta Diana doucement en serrant le chiot contre elle. C’est parfait. Tu t'appelera Winter !
Winter remua la queue, comme s’il comprenait déjà que ce nom serait désormais le sien. Après le gâteau, après les bougies — soufflées d’un coup ! — et après les câlins, Diana demanda :
— Je peux jouer avec Winter dans le jardin ?
Ses parents hochèrent la tête.
Le jardin était un petit paradis : un coin de pelouse douce, une cabane en bois que son père avait construite l’été précédent, un vieux cerisier qui commençait à fleurir, et un chemin de pierres blanches qui serpentait vers un petit potager. Diana ouvrit la porte en grand et Winter bondit dehors avec un enthousiasme infini. Il courut dans tous les sens, reniflant chaque brin d’herbe, glissant parfois parce qu’il n’avait pas encore trouvé son équilibre parfait.
— Hé, attends-moi ! rit Diana en courant derrière lui.
Winter se retourna, aboya joyeusement — un tout petit aboiement — et se mit à courir autour d’elle, comme s’il voulait jouer à attraper ses pas.
Ils jouèrent longtemps. Ils coururent, tombèrent dans l’herbe, roulèrent ensemble, inventèrent des jeux qui n’existent dans aucun livre : le jeu de la feuille qui danse, le jeu du tunnel d’herbe, le jeu du plus joli caillou. L’un des moments préférés de Diana fut quand Winter apporta une petite branche presque aussi grande que lui. Il trébuchait en la transportant mais refusait d’abandonner, comme un petit chevalier trop fier pour perdre son trésor.
— Bravo, Winter ! Tu es tellement fort !
Winter remua la queue si vite qu’on aurait dit une hélice.
Dans la vie, tu as deux choix le matin : soit tu te recouches pour continuer tes rêves, soit tu te lèves pour les réaliser.
- Diana May- 1ère année à Serpentard -
L'arrivée de Winter
Le soleil montait dans le ciel, réchauffant doucement la terre. L’air sentait la fleur de cerisier et l’herbe fraîchement écrasée. Diana s’assit dans l’herbe, les jambes croisées, et Winter vint immédiatement s’installer contre elle. Elle posa sa main sur sa petite tête chaude.
— Tu sais, Winter… Je t’attendais. Même si je savais pas encore que c’était toi.
Le chiot leva la tête et la fixa avec ses grands yeux bleus, comme s’il comprenait. Comme s’il l’écoutait vraiment.
— On sera toujours ensemble, d’accord ?
Winter posa sa patte sur sa jambe, comme une promesse silencieuse.
L’après-midi passa comme un rêve trop court. Les parents de Diana prirent des photos — beaucoup de photos — de leur fille et de son nouveau compagnon. Dans chacune d’elles, on voyait la même chose : un petit husky plein de joie, une petite fille rayonnante, et un lien tout neuf, mais déjà grand comme le monde. Le soir venu, alors que le soleil disparaissait derrière les collines, Diana et Winter rentrèrent enfin. Elle lui prépara une petite couverture près de son lit. Il s’y installa en rond, laissant juste dépasser sa petite queue moelleuse.
— Bonne nuit, Winter…
Elle se glissa dans son lit, juste au-dessus de lui. Et cette nuit-là, Diana rêva de vastes plaines enneigées, de courses folles, de rires et de petites traces de pattes dans la neige scintillante. Winter rêvait aussi. Peut-être de la même chose. Peut-être de la petite fille aux yeux bleus qui l’avait serré dans ses bras dès le premier instant. Et c’est ainsi que commença leur histoire.
Une histoire faite de jeux, de découvertes, de rires, de saisons, et surtout… d’amour. L’anniversaire de Diana ne fut pas seulement un jour spécial. Ce fut le jour où elle rencontra son meilleur ami, celui qui l’accompagnerait dans toutes les aventures à venir.
Un jour gravé dans leurs deux cœurs pour toujours.
Dans la vie, tu as deux choix le matin : soit tu te recouches pour continuer tes rêves, soit tu te lèves pour les réaliser.
- Diana May- 1ère année à Serpentard -