19 mars 2026, 20:55
Rencontre inatendue
Un matin - Petit-déjeuné
Mi-Septembre 2050
Rp avec @Adélaïde de Boinot
Mi-Septembre 2050
Rp avec @Adélaïde de Boinot
La grande salle grouillait d'une agitation matinale, les quatre immenses tables de bois massif chargées d'élèves de toutes les maisons créant une atmosphère joyeuse, encore un peu ensommeillée, d'un calme relatif comparé aux autres repas de la journée.
Filles et garçons de tous âges s'affairaient à manger avec plus ou moins d'entrain. Certains, déjà bien réveillés, avaient le nez plongé dans des livres, tandis que d'autres engageaient des conversations animées. D'autres encore, aux paupières lourdes et difficilement maintenues ouvertes, picoraient mollement dans leurs assiettes, luttant pour émerger des brumes persistantes du royaume des songes.
Ce matin-là, la table aux couleurs vert et argent bourdonnait de son agitation habituelle, malgré les visages encore marqués par les traces de la fatigue et les derniers voiles du sommeil.
Au milieu de ses camarades, l'esprit encore envahi par les sables de Morphée, Axelle regrettait déjà profondément la douce chaleur de son lit. La jeune brune avait attaché ses longs cheveux pour éviter qu'ils ne trempent dans son bol, et fixant la table de sa maison de ses yeux clairs, elle laissa échapper un petit soupir discret, presque inaudible.
Le porridge ne lui faisait pas envie, et le salé le matin n'était définitivement pas son truc et, à vrai dire, elle regrettait un peu la cuisine de sa mère.
Elle lui écrirait pour lui demander une recette, peut-être pourrait-elle la transmettre aux elfes ? Sait-on jamais.
En effet, malgré les années en Irlande puis en Angleterre, madame Deshayes épouse Barnes aimait cuisiner à ses enfants et à son mari les plats typiquement français et ce n'est pas Tomàs qui irait prendre les fourneaux des mains de sa femme. Premièrement il tenait à la vie et deuxièmement la bricole c'était plus son domaine que la cuisine.
L'aînée de la fratrie entreprit donc de se venger sur les fruits présents sur la table, se mettant à en chipper dans divers plats pour ensuite les découper et les peler soigneusement dans son assiette, créant ainsi un petit refuge de saveurs plus acceptables.
Tout à ses pensées décousues, elle entreprit distraitement de tendre le bras pour attraper un pichet et se servir un peu de jus de citrouille – même si elle était sûre de devoir bientôt faire la grimace, elle avait toujours du mal à s'habituer à cette boisson sucrée à base de citrouille – quand la manche trop large de sa robe de sorcière noire emporta bruyamment les couverts de la place libre à côté d'elle.
— Pas possible… Fichue robe… Coupée… Manches… infernales.
Pestant à mi-voix, comme dans une barbe qu'elle n'avait pas, contre l'argenterie et ces robes de taille standard bien trop grandes pour sa petite taille, elle ne fit pas attention au fait qu'à l'habitude de sa mère, c'est en français qu'elle se plaignait.
1ʳᵉ année RP – Promo 2050-2051 – Fiche PR 𝄞
"Lorsque l'on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ce n'est pas forcément le pot qui est vide." Confucius
𓆗⋆˙✮🐍✮⋆˙𓆗
25 mars 2026, 15:52
Rencontre inatendue
Ce matin-là, je m’étais levée avec une étrange lourdeur, comme si la nuit s’était accrochée à mes épaules et refusait de me laisser tranquille. J’étais difficilement sortie de mon lit, encore enveloppée dans une sorte de brouillard cotonneux, et je m’étais habillée sans réellement penser à ce que je faisais, en enfilant mes vêtements presque mécaniquement, comme guidée par une habitude ancienne plutôt que par une volonté consciente. Chaque geste semblait flotter, déconnecté du reste, comme si je me regardais agir de l’extérieur.
Après cela, je m’étais dirigée vers la grande salle pour prendre mon petit-déjeuner, traversant les couloirs sans vraiment prêter attention aux élèves que je croisais, ni aux bruits familiers du château qui pourtant, d’ordinaire, me rassuraient. Le monde autour de moi paraissait légèrement étouffé, comme si quelqu’un avait baissé le volume de la réalité.
Lorsque j’arrivai, je m’assis à la table des Serpentard, sans même saluer qui que ce soit. Je pris un toast avec du beurre et le mangeais lentement, presque distraitement, les yeux posés sur un point vague devant moi. Contrairement à mon habitude, j’étais profondément plongée dans mes pensées, enfermée dans une sorte de bulle silencieuse, et ne discutais avec personne. Les voix, les rires, les bruits de vaisselle formaient un fond sonore lointain, comme un écho auquel je ne participais pas.
Puis, je vis Axelle Barnes s’assoir à côté de moi et vaquer à ses occupations. Je la regardai du coin de l’œil, notant distraitement ses gestes, sans pour autant engager la conversation.
Tout à coup, j’entendis proche de moi ces mots : " Pas possible... Fichue robe... Coupée... Manches... Infernales... " dit en français et je me retournais en un geste et parla à Axelle en français en lui disant " Tu es française ? Moi, je le suis du côté de mon père et je parle couramment cet langue de la gastronomie ! " J’entrepris alors le début d’un long monologue sur ma famille et ses origines française.
Les mots s’échappaient de moi comme s’ils avaient attendu ce moment précis pour surgir, rapides et presque incontrôlables. Je lui racontai l’histoire de mon père, ses souvenirs, les traditions qu’il m’avait transmises, les repas interminables où chaque plat semblait porter une mémoire, un fragment d’identité. Je parlais de la langue française avec une certaine fierté, évoquant ses sonorités, sa richesse, et la manière dont elle avait bercé une partie de mon enfance.
Je m’égarais dans des détails, passant d’une anecdote à une autre, comme si chaque souvenir en appelait un nouveau, tissant peu à peu une fresque familiale que je n’avais encore jamais vraiment pris le temps de raconter à quelqu’un. Plus je parlais, plus je sentais cette torpeur matinale se dissiper, remplacée par une énergie nouvelle, presque vive.
Et sans m’en rendre compte, ce qui n’était au départ qu’une simple question était devenu un véritable flot de paroles, une parenthèse inattendue dans une matinée qui avait pourtant commencé dans le silence et la fatigue
459 mots
À toi @Axelle Barnes
Après cela, je m’étais dirigée vers la grande salle pour prendre mon petit-déjeuner, traversant les couloirs sans vraiment prêter attention aux élèves que je croisais, ni aux bruits familiers du château qui pourtant, d’ordinaire, me rassuraient. Le monde autour de moi paraissait légèrement étouffé, comme si quelqu’un avait baissé le volume de la réalité.
Lorsque j’arrivai, je m’assis à la table des Serpentard, sans même saluer qui que ce soit. Je pris un toast avec du beurre et le mangeais lentement, presque distraitement, les yeux posés sur un point vague devant moi. Contrairement à mon habitude, j’étais profondément plongée dans mes pensées, enfermée dans une sorte de bulle silencieuse, et ne discutais avec personne. Les voix, les rires, les bruits de vaisselle formaient un fond sonore lointain, comme un écho auquel je ne participais pas.
Puis, je vis Axelle Barnes s’assoir à côté de moi et vaquer à ses occupations. Je la regardai du coin de l’œil, notant distraitement ses gestes, sans pour autant engager la conversation.
Tout à coup, j’entendis proche de moi ces mots : " Pas possible... Fichue robe... Coupée... Manches... Infernales... " dit en français et je me retournais en un geste et parla à Axelle en français en lui disant " Tu es française ? Moi, je le suis du côté de mon père et je parle couramment cet langue de la gastronomie ! " J’entrepris alors le début d’un long monologue sur ma famille et ses origines française.
Les mots s’échappaient de moi comme s’ils avaient attendu ce moment précis pour surgir, rapides et presque incontrôlables. Je lui racontai l’histoire de mon père, ses souvenirs, les traditions qu’il m’avait transmises, les repas interminables où chaque plat semblait porter une mémoire, un fragment d’identité. Je parlais de la langue française avec une certaine fierté, évoquant ses sonorités, sa richesse, et la manière dont elle avait bercé une partie de mon enfance.
Je m’égarais dans des détails, passant d’une anecdote à une autre, comme si chaque souvenir en appelait un nouveau, tissant peu à peu une fresque familiale que je n’avais encore jamais vraiment pris le temps de raconter à quelqu’un. Plus je parlais, plus je sentais cette torpeur matinale se dissiper, remplacée par une énergie nouvelle, presque vive.
Et sans m’en rendre compte, ce qui n’était au départ qu’une simple question était devenu un véritable flot de paroles, une parenthèse inattendue dans une matinée qui avait pourtant commencé dans le silence et la fatigue
459 mots
À toi @Axelle Barnes
"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."
Adélaïde de Boinot
31 mars 2026, 18:50
Rencontre inatendue
Le cerveau encore embrumé, ma tête tourne vers la voix avant que mon intellect ne puisse réellement comprendre les paroles que ma camarade maison débite." Tu es française ? Moi, je le suis du côté de mon père et je parle couramment cet langue de la gastronomie ! "
Rapidement, ma jeune camarade me parle de sa famille, et de tout ce qui la concerne à ma surprise générale. Une fois que mon cerveau semble retrouver ses facultés cognitives, j’essaye de ne pas me montrer impoli et écoute cette jeune fille dont le nom est… Adélaïde si je me rappelle bien.
Elle semble bien partie pour monologuer un moment, à demi attendrie, à demi agacée, j’hausse un sourcil brun quand elle me parle avec fierté de la gastronomie, jetant un rapide coup d’œil en biais vers les plats sur la grande table. C’est sûr que cela n’a rien à voir, mais si l’on en touchait deux mots aux elfes, peut-être que…
Quand la jeune fille s’arrête pour reprendre son souffle, du moins c’est l’impression qu’elle me donne. J’en profite pour parler en espérant qu’elle ne reparte pas dans un monologue. Je sais que je ne suis pas très bavarde, mais je ne pense pas que je pourrais parler autant que l’autre serpentarde. Chacune ses qualités, pensais-je en haussant mentalement les épaules.
— Ma mère est française. Mon père est irlandais et comme j’y suis née, je suis donc irlandaise. Mais je parle aussi le français.
Sans plus marmonner et nettement plus réveillée, j’entreprends de remettre ce que j’ai fait tomber à sa place et commence à remonter mes manches avant de soupirer parce qu'inévitablement elles retomberont dans quelques minutes.
Je pose mes yeux clairs sur l’autre vert et argent, et demande d’une voix que j’espère gentille : « Maman passe son temps à dire que je suis trop froide ou sèche quand je parle et qu’il me faut faire attention quand je parle aux gens. »
— Tu es Adélaïde, n’est-ce pas ? Je suis désolé, j’ai oublié ton nom de famille. Mais c’est cool d’avoir quelqu’un d’autre à moitié français dans la maison des serpents. Rappelle-moi de ne pas jurer en français quand tu es dans les parages, dis-je avec un petit sourire.
A toi @Adélaïde de Boinot
1ʳᵉ année RP – Promo 2050-2051 – Fiche PR 𝄞
"Lorsque l'on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ce n'est pas forcément le pot qui est vide." Confucius
𓆗⋆˙✮🐍✮⋆˙𓆗
1 avr. 2026, 07:32
Rencontre inatendue
Sa réponse, brève et maîtrisée, eut pour effet de ralentir le flot encore agité de mes pensées. Il n’y avait ni détour ni fioriture dans sa manière de parler, seulement des faits, posés avec une simplicité presque déconcertante. Irlandaise et française, sans chercher à embellir davantage. Je restai un court instant silencieuse, comme si mon esprit devait s’accorder à ce rythme plus calme, plus contenu que le mien.
Je l’observai tandis qu’elle remettait les couverts en place, attentive à ses gestes précis, presque méthodiques. Même lorsqu’elle soupirait face à ses manches trop longues, il n’y avait rien de réellement désordonné dans sa manière de faire, seulement une forme d’habitude résignée. Tout chez elle semblait mesuré, retenu, comme si elle veillait à ne jamais laisser dépasser plus que nécessaire.
À cette pensée, je pris brièvement conscience du contraste. Là où elle se contenait, je m’éparpillais encore quelques instants plus tôt, laissant mes mots s’accumuler sans véritable filtre. Pourtant, cette différence ne me dérangeait pas autant que je l’aurais cru. Elle apportait même une sorte d’équilibre inattendu à l’instant.
Sa remarque sur le fait de ne pas jurer en français fit naître un léger sourire au coin de mes lèvres, discret mais sincère. L’idée était presque ironique, tant cette langue m’échappait facilement dans ce genre de moments.
— Adélaïde de Boinot, répondis-je finalement, d’une voix plus posée, en prenant soin cette fois de ne pas laisser mes mots se précipiter.
Je marquai une courte pause, mes doigts cessant un instant de jouer avec le bord de mon verre.
— Et ne t’inquiète pas, pour le français… je pense qu’on peut considérer ça comme un terrain sûr.
Le silence qui suivit n’avait rien de gênant. Il s’installait simplement entre nous, plus léger que celui qui m’avait enveloppée plus tôt dans la matinée, presque agréable dans sa simplicité.
Je jetai un regard distrait au contenu de la table, peu convaincue par ce qui s’y trouvait, avant de revenir à elle, plus attentive.
— Tu as raison, ajoutai-je avec une légère inclinaison de la tête, les manches sont réellement infernales.
Ce n’était qu’un détail, mais pour une fois, je n’éprouvais pas le besoin d’en dire davantage. Et cela, en soi, avait quelque chose d’étonnamment apaisant.
370 mots
À toi @Axelle Barnes.
Je l’observai tandis qu’elle remettait les couverts en place, attentive à ses gestes précis, presque méthodiques. Même lorsqu’elle soupirait face à ses manches trop longues, il n’y avait rien de réellement désordonné dans sa manière de faire, seulement une forme d’habitude résignée. Tout chez elle semblait mesuré, retenu, comme si elle veillait à ne jamais laisser dépasser plus que nécessaire.
À cette pensée, je pris brièvement conscience du contraste. Là où elle se contenait, je m’éparpillais encore quelques instants plus tôt, laissant mes mots s’accumuler sans véritable filtre. Pourtant, cette différence ne me dérangeait pas autant que je l’aurais cru. Elle apportait même une sorte d’équilibre inattendu à l’instant.
Sa remarque sur le fait de ne pas jurer en français fit naître un léger sourire au coin de mes lèvres, discret mais sincère. L’idée était presque ironique, tant cette langue m’échappait facilement dans ce genre de moments.
— Adélaïde de Boinot, répondis-je finalement, d’une voix plus posée, en prenant soin cette fois de ne pas laisser mes mots se précipiter.
Je marquai une courte pause, mes doigts cessant un instant de jouer avec le bord de mon verre.
— Et ne t’inquiète pas, pour le français… je pense qu’on peut considérer ça comme un terrain sûr.
Le silence qui suivit n’avait rien de gênant. Il s’installait simplement entre nous, plus léger que celui qui m’avait enveloppée plus tôt dans la matinée, presque agréable dans sa simplicité.
Je jetai un regard distrait au contenu de la table, peu convaincue par ce qui s’y trouvait, avant de revenir à elle, plus attentive.
— Tu as raison, ajoutai-je avec une légère inclinaison de la tête, les manches sont réellement infernales.
Ce n’était qu’un détail, mais pour une fois, je n’éprouvais pas le besoin d’en dire davantage. Et cela, en soi, avait quelque chose d’étonnamment apaisant.
370 mots
À toi @Axelle Barnes.
"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."
Adélaïde de Boinot
1 avr. 2026, 13:17
Rencontre inatendue
C'est avec un étonnement mêlé de soulagement profond que je vois Adélaïde répondre, et le fait qu'elle n'ait pas l'air vexée ou agacée me libère instantanément d'un poids que je ne savais même pas porter sur mes épaules. Tout de suite, je me sens plus heureuse, comme si un nœud invisible venait de se défaire dans ma poitrine. Je lui souris un peu plus franchement, avec cette chaleur timide qui naît quand on ose espérer, et une pensée traverse mon esprit : peut-être que je viens de me faire une potentielle nouvelle amie ? Qui sait ? Dans cette école immense où tout me semble encore si nouveau et intimidant, cette possibilité brille comme une petite étoile dans la nuit.
J'essaye de ne pas avoir l'air désagréable, consciente de chacun de mes gestes et de mes expressions. On me reproche assez ma rudesse à la maison – cette façon que j'ai parfois de parler trop directement, sans les détours diplomatiques que ma famille affectionne –, pas question de tout casser avant d'avoir eu une chance d'essayer de tisser quelque chose ici. Cette école représente un nouveau départ, une page blanche où je peux peut-être réinventer ma façon d'être avec les autres.
Je me répète ce qui, depuis mon arrivée à l'école, est devenu mon mantra personnel, ces mots que je ressasse comme une incantation protectrice : ne pas montrer son stress à l'idée de parler aux autres, ne pas laisser ta tête faire ce qu'elle fait d'habitude en sous-titrant toutes tes pensées sans que tu n'ouvres la bouche. Cette manie que j'ai de tout analyser, de décortiquer chaque interaction avant même qu'elle n'ait lieu, cette voix intérieure qui commente et juge en permanence.
L'appréhension de dire quelque chose de travers sans le vouloir – cette peur familière qui me tenaille à chaque nouvelle rencontre – descend d'un cran dans mon esprit au fur et à mesure que ma voisine parle. Sa voix a quelque chose de rassurant, une simplicité naturelle qui me met à l'aise. Et quelque chose de doux et léger comme de l'espoir semble venir élire domicile dans mon âme, chassant la peur aussi sûrement qu'un patronus fait fuir un détraqueur. Cette comparaison me vient naturellement, imprégnée que je suis déjà de l'univers magique qui m'entoure.
L'atmosphère bourdonnante de la grande salle et des conversations animées de toute la population de Poudlard forme un bruit de fond bien plus agité que l'atmosphère paisible et presque intime qui règne entre nous deux. C'est étrange comme on peut se créer une bulle de tranquillité au milieu de tout ce chaos joyeux. Les yeux verts de ma camarade, semblables aux pierres de jade que ma sœur aime tant collectionner et admirer pendant des heures, semblent un peu amusés lorsqu'elle me parle à son tour de ses horribles manches. Il y a dans son regard une lueur complice qui me fait comprendre qu'elle partage ma frustration vestimentaire.
Je pousse un soupir défaitiste en jetant un regard en biais vers mon uniforme, cette robe qui semble avoir été conçue pour quelqu'un de deux fois ma taille.
— J'aime Poudlard, ne nous méprenons pas, mais franchement, quand je pense au bel uniforme bleu impeccablement taillé de Beauxbâtons que ma mère portait avec tant d'élégance, je me demande si je n'aurais pas dû y aller… puis je marmonne à moitié, laissant échapper cette pensée qui me trotte dans la tête depuis des semaines, en plus ils enseignent l'alchimie…
Cette dernière remarque trahit peut-être un peu trop mon côté studieux, cette soif d'apprendre qui me dévore parfois. Je me perds quelques secondes dans mon propre esprit, imaginant les laboratoires sophistiqués de l'école française, avant de regarder de nouveau ma camarade de promotion avec un haussement de sourcils et un sourire que mon père jugerait sans aucun doute annonciateur d'ironie et peut-être aussi d'ennuis – ce sourire en coin qu'il connaît bien et qui lui fait toujours dire que je prépare quelque chose.
— Tu ne connaîtrais pas un sort de découpe par hasard ? Histoire que ma robe arrête d'essayer de voler ma nourriture à chaque mouvement ou de saboter mes devoirs en trempant ses manches dans l'encre ?
672 mots - @Adélaïde de Boinot
1ʳᵉ année RP – Promo 2050-2051 – Fiche PR 𝄞
"Lorsque l'on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ce n'est pas forcément le pot qui est vide." Confucius
𓆗⋆˙✮🐍✮⋆˙𓆗
J'essaye de ne pas avoir l'air désagréable, consciente de chacun de mes gestes et de mes expressions. On me reproche assez ma rudesse à la maison – cette façon que j'ai parfois de parler trop directement, sans les détours diplomatiques que ma famille affectionne –, pas question de tout casser avant d'avoir eu une chance d'essayer de tisser quelque chose ici. Cette école représente un nouveau départ, une page blanche où je peux peut-être réinventer ma façon d'être avec les autres.
Je me répète ce qui, depuis mon arrivée à l'école, est devenu mon mantra personnel, ces mots que je ressasse comme une incantation protectrice : ne pas montrer son stress à l'idée de parler aux autres, ne pas laisser ta tête faire ce qu'elle fait d'habitude en sous-titrant toutes tes pensées sans que tu n'ouvres la bouche. Cette manie que j'ai de tout analyser, de décortiquer chaque interaction avant même qu'elle n'ait lieu, cette voix intérieure qui commente et juge en permanence.
L'appréhension de dire quelque chose de travers sans le vouloir – cette peur familière qui me tenaille à chaque nouvelle rencontre – descend d'un cran dans mon esprit au fur et à mesure que ma voisine parle. Sa voix a quelque chose de rassurant, une simplicité naturelle qui me met à l'aise. Et quelque chose de doux et léger comme de l'espoir semble venir élire domicile dans mon âme, chassant la peur aussi sûrement qu'un patronus fait fuir un détraqueur. Cette comparaison me vient naturellement, imprégnée que je suis déjà de l'univers magique qui m'entoure.
L'atmosphère bourdonnante de la grande salle et des conversations animées de toute la population de Poudlard forme un bruit de fond bien plus agité que l'atmosphère paisible et presque intime qui règne entre nous deux. C'est étrange comme on peut se créer une bulle de tranquillité au milieu de tout ce chaos joyeux. Les yeux verts de ma camarade, semblables aux pierres de jade que ma sœur aime tant collectionner et admirer pendant des heures, semblent un peu amusés lorsqu'elle me parle à son tour de ses horribles manches. Il y a dans son regard une lueur complice qui me fait comprendre qu'elle partage ma frustration vestimentaire.
Je pousse un soupir défaitiste en jetant un regard en biais vers mon uniforme, cette robe qui semble avoir été conçue pour quelqu'un de deux fois ma taille.
— J'aime Poudlard, ne nous méprenons pas, mais franchement, quand je pense au bel uniforme bleu impeccablement taillé de Beauxbâtons que ma mère portait avec tant d'élégance, je me demande si je n'aurais pas dû y aller… puis je marmonne à moitié, laissant échapper cette pensée qui me trotte dans la tête depuis des semaines, en plus ils enseignent l'alchimie…
Cette dernière remarque trahit peut-être un peu trop mon côté studieux, cette soif d'apprendre qui me dévore parfois. Je me perds quelques secondes dans mon propre esprit, imaginant les laboratoires sophistiqués de l'école française, avant de regarder de nouveau ma camarade de promotion avec un haussement de sourcils et un sourire que mon père jugerait sans aucun doute annonciateur d'ironie et peut-être aussi d'ennuis – ce sourire en coin qu'il connaît bien et qui lui fait toujours dire que je prépare quelque chose.
— Tu ne connaîtrais pas un sort de découpe par hasard ? Histoire que ma robe arrête d'essayer de voler ma nourriture à chaque mouvement ou de saboter mes devoirs en trempant ses manches dans l'encre ?
672 mots - @Adélaïde de Boinot
1ʳᵉ année RP – Promo 2050-2051 – Fiche PR 𝄞
"Lorsque l'on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ce n'est pas forcément le pot qui est vide." Confucius
𓆗⋆˙✮🐍✮⋆˙𓆗
2 avr. 2026, 18:35
Rencontre inatendue
Le sourire qui étira légèrement ses lèvres ne m’échappa pas. Il n’avait rien de bruyant, rien d’exubérant, mais il portait en lui une nuance nouvelle, quelque chose de plus léger que ce que j’avais perçu jusque-là. Comme une porte entrouverte plutôt qu’un mur dressé. Et, d’une manière presque imperceptible, je sentis que l’échange changeait de texture, gagnant en naturel ce qu’il perdait en retenue.
Je l’écoutai sans l’interrompre, attentive à cette façon qu’elle avait de réfléchir en parlant, comme si chaque mot devait franchir un seuil invisible avant d’exister. Sa remarque sur Beauxbâtons fit naître dans mon regard une lueur amusée, tandis que l’image d’un uniforme parfaitement ajusté venait brièvement se superposer à la réalité bien moins flatteuse de nos robes actuelles.
— Beauxbâtons… répétai-je doucement, comme pour en tester la sonorité.
Je penchai légèrement la tête, songeuse.
— Mon père en parle parfois. Pas pour l’école en elle-même, mais pour… l’exigence qu’ils semblent avoir là-bas. Et leur manière d’aborder la magie.
Je marquai une pause, mes doigts effleurant distraitement le bord de mon verre, avant de reprendre, un peu plus légère :
— Mais je doute qu’ils aient résolu le problème des manches traîtresses. Ce serait trop beau.
Son trait d’humour sur un sort de découpe tira de moi un souffle discret, presque un rire contenu, qui m’étonna moi-même. L’idée était tentante, il fallait bien l’admettre. Je laissai mon regard glisser vers sa manche, observant le tissu comme s’il pouvait réellement représenter une menace tangible.
— Un sort de découpe… répétai-je, pensive cette fois.
Je relevai les yeux vers elle, une lueur plus vive animant mon regard.
— Je crois que ce serait une très mauvaise idée… surtout entre les mains de quelqu’un d’encore en première année.
Une légère pause, puis, avec une pointe de malice plus assumée :
— Mais si tu tiens vraiment à tenter l’expérience, je te conseille d’éviter de le faire sur toi en premier. Les résultats pourraient être… définitifs.
Je laissai le silence retomber un instant, non pas vide, mais posé, presque confortable. Puis, avec un geste mesuré, je remontai légèrement ma propre manche, comme pour appuyer silencieusement son constat.
— Cela dit, il doit bien exister quelque chose de moins… radical. Un sort pour ajuster les vêtements, peut-être. Ou au moins les maintenir en place.
Mon regard se fit plus réfléchi, déjà en train de fouiller dans ce que je savais, ou croyais savoir.
— Si ce n’est pas au programme, ça devrait l’être.
Je reportai mon attention sur elle, plus directe cette fois, mais sans brusquerie.
— Tu t’intéresses à l’alchimie ?
La question venait simplement, sans détour inutile, mais elle n’était pas anodine. Il y avait derrière une curiosité réelle, presque attentive, comme si cette réponse pouvait dessiner quelque chose de plus précis dans l’image encore floue que je me faisais d’elle.
Et, sans vraiment m’en rendre compte, je m’étais légèrement tournée vers elle, délaissant pour de bon le reste de la grande salle, comme si, au milieu du tumulte habituel, cette conversation venait de tracer un fil plus net, plus stable, auquel il devenait naturel de se raccrocher.
518 mots
À toi @Axelle Barnes
Je l’écoutai sans l’interrompre, attentive à cette façon qu’elle avait de réfléchir en parlant, comme si chaque mot devait franchir un seuil invisible avant d’exister. Sa remarque sur Beauxbâtons fit naître dans mon regard une lueur amusée, tandis que l’image d’un uniforme parfaitement ajusté venait brièvement se superposer à la réalité bien moins flatteuse de nos robes actuelles.
— Beauxbâtons… répétai-je doucement, comme pour en tester la sonorité.
Je penchai légèrement la tête, songeuse.
— Mon père en parle parfois. Pas pour l’école en elle-même, mais pour… l’exigence qu’ils semblent avoir là-bas. Et leur manière d’aborder la magie.
Je marquai une pause, mes doigts effleurant distraitement le bord de mon verre, avant de reprendre, un peu plus légère :
— Mais je doute qu’ils aient résolu le problème des manches traîtresses. Ce serait trop beau.
Son trait d’humour sur un sort de découpe tira de moi un souffle discret, presque un rire contenu, qui m’étonna moi-même. L’idée était tentante, il fallait bien l’admettre. Je laissai mon regard glisser vers sa manche, observant le tissu comme s’il pouvait réellement représenter une menace tangible.
— Un sort de découpe… répétai-je, pensive cette fois.
Je relevai les yeux vers elle, une lueur plus vive animant mon regard.
— Je crois que ce serait une très mauvaise idée… surtout entre les mains de quelqu’un d’encore en première année.
Une légère pause, puis, avec une pointe de malice plus assumée :
— Mais si tu tiens vraiment à tenter l’expérience, je te conseille d’éviter de le faire sur toi en premier. Les résultats pourraient être… définitifs.
Je laissai le silence retomber un instant, non pas vide, mais posé, presque confortable. Puis, avec un geste mesuré, je remontai légèrement ma propre manche, comme pour appuyer silencieusement son constat.
— Cela dit, il doit bien exister quelque chose de moins… radical. Un sort pour ajuster les vêtements, peut-être. Ou au moins les maintenir en place.
Mon regard se fit plus réfléchi, déjà en train de fouiller dans ce que je savais, ou croyais savoir.
— Si ce n’est pas au programme, ça devrait l’être.
Je reportai mon attention sur elle, plus directe cette fois, mais sans brusquerie.
— Tu t’intéresses à l’alchimie ?
La question venait simplement, sans détour inutile, mais elle n’était pas anodine. Il y avait derrière une curiosité réelle, presque attentive, comme si cette réponse pouvait dessiner quelque chose de plus précis dans l’image encore floue que je me faisais d’elle.
Et, sans vraiment m’en rendre compte, je m’étais légèrement tournée vers elle, délaissant pour de bon le reste de la grande salle, comme si, au milieu du tumulte habituel, cette conversation venait de tracer un fil plus net, plus stable, auquel il devenait naturel de se raccrocher.
518 mots
À toi @Axelle Barnes
"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."
Adélaïde de Boinot
8 avr. 2026, 19:23
Rencontre inatendue
En entendant ses pensées sur les sortilèges de découpe, les yeux clairs se lèvent au ciel, mais le sourire ne disparait pas du visage de la petite brune. la voix remplie d’humour, elle répond :
— Je ne suis pas idiote… Mais merci d’avoir vérifié.
Le bruit des couverts et le sourire d’Adélaïde lui réchauffent le cœur, elle opine du chef, complètement d’accord avec sa camarade de maison, les sorts d’ajustement devraient être au programme !
Ses yeux s’illuminent au sujet de l’alchimie, peut-être devrait-elle dire à la jeune fille en face d’elle que certains sujets de conversation la rendent inarrêtable ? Repoussant son assiette vide, la jeune verte et argent se tourne complètement vers sa camarade, une passion évidente dans la voix et dans les yeux.
— L'alchimie est une matière optionnelle disponible à Poudlard en sixième et septième année si la demande est suffisante. Donc ne sois pas surprise si en 5ᵉ année je commence à faire une campagne de recrutement ! Il y a tellement de choses intéressantes au sujet de l’alchimie ! tellement plus utile aussi, pas comme la divination…
Une grimace étire les traits de la jeune fille, révélant sans qu’elle ait besoin de le dire ce qu'elle pense de cette matière.
— D’après ce que l’on raconte, Nicolas Flamel aurait découvert un manuscrit rare qui expliquait comment fabriquer la pierre philosophale. Cet ouvrage serait une traduction du texte perdu et aurait été écrit par le rabbin Abraham Eleazar. Sur cette image, un serpent et un dragon portant une couronne forment un cercle en mordant chacun la queue de l'autre. Cette image symbolise l'unification de la "matière première" et de "l'esprit universel", éléments essentiels à la création de la Pierre philosophale.
— Mais ce n’est pas le plomb en or, même si cela serait utile, on ne va pas se mentir, qui m’intéresse, ni la vie éternelle, mais découvrir l’essence même de la magie, comment elle fonctionne, pourquoi comme ça et pas comme ci, apprendre les runes qui sont le langage de la magie, c’est essentiel, mais comprendre comment les lois magiques fonctionnent, comment les transformer… C'est vraiment trop intéressant pour passer à côté.
Ses yeux se perdent quelques millisecondes dans le vide.
— N’importe quel chimiste non-mage te dirait quelque chose comme Elizabeth Durot-Boucé le ferait, que "le mot 'chimie' vient du latin chemia ou chymia, qui signifie 'art de transformer les métaux' ou 'alchimie', lui-même tiré du grec médiéval khêmeia, évoquant la 'magie noire'." L'alchimie est en quelque sorte l'ancêtre de la chimie. C'est surtout à partir du XVIIIᵉ siècle que la chimie s'est vraiment établie comme la science qui étudie la transformation de la matière."
— Mais nous, sorciers, nous en savons plus que ça, c’est tellement passionnant que…
Elle s’arrête brusquement, son visage s’empourpre légèrement, elle détourne les yeux de l’autre serpentarde et passe une main dans ses longs cheveux bruns avant de jouer avec un peu mal à l’aise.
— Je suis désolé, je me suis laissé emporter. Quand je commence à parler des choses que j’aime, on ne peut plus m’arrêter.
520 mots
1ʳᵉ année RP – Promo 2050-2051 – Fiche PR 𝄞
"Lorsque l'on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ce n'est pas forcément le pot qui est vide." Confucius
𓆗⋆˙✮🐍✮⋆˙𓆗
— Je ne suis pas idiote… Mais merci d’avoir vérifié.
Le bruit des couverts et le sourire d’Adélaïde lui réchauffent le cœur, elle opine du chef, complètement d’accord avec sa camarade de maison, les sorts d’ajustement devraient être au programme !
Ses yeux s’illuminent au sujet de l’alchimie, peut-être devrait-elle dire à la jeune fille en face d’elle que certains sujets de conversation la rendent inarrêtable ? Repoussant son assiette vide, la jeune verte et argent se tourne complètement vers sa camarade, une passion évidente dans la voix et dans les yeux.
— L'alchimie est une matière optionnelle disponible à Poudlard en sixième et septième année si la demande est suffisante. Donc ne sois pas surprise si en 5ᵉ année je commence à faire une campagne de recrutement ! Il y a tellement de choses intéressantes au sujet de l’alchimie ! tellement plus utile aussi, pas comme la divination…
Une grimace étire les traits de la jeune fille, révélant sans qu’elle ait besoin de le dire ce qu'elle pense de cette matière.
— D’après ce que l’on raconte, Nicolas Flamel aurait découvert un manuscrit rare qui expliquait comment fabriquer la pierre philosophale. Cet ouvrage serait une traduction du texte perdu et aurait été écrit par le rabbin Abraham Eleazar. Sur cette image, un serpent et un dragon portant une couronne forment un cercle en mordant chacun la queue de l'autre. Cette image symbolise l'unification de la "matière première" et de "l'esprit universel", éléments essentiels à la création de la Pierre philosophale.
— Mais ce n’est pas le plomb en or, même si cela serait utile, on ne va pas se mentir, qui m’intéresse, ni la vie éternelle, mais découvrir l’essence même de la magie, comment elle fonctionne, pourquoi comme ça et pas comme ci, apprendre les runes qui sont le langage de la magie, c’est essentiel, mais comprendre comment les lois magiques fonctionnent, comment les transformer… C'est vraiment trop intéressant pour passer à côté.
Ses yeux se perdent quelques millisecondes dans le vide.
— N’importe quel chimiste non-mage te dirait quelque chose comme Elizabeth Durot-Boucé le ferait, que "le mot 'chimie' vient du latin chemia ou chymia, qui signifie 'art de transformer les métaux' ou 'alchimie', lui-même tiré du grec médiéval khêmeia, évoquant la 'magie noire'." L'alchimie est en quelque sorte l'ancêtre de la chimie. C'est surtout à partir du XVIIIᵉ siècle que la chimie s'est vraiment établie comme la science qui étudie la transformation de la matière."
— Mais nous, sorciers, nous en savons plus que ça, c’est tellement passionnant que…
Elle s’arrête brusquement, son visage s’empourpre légèrement, elle détourne les yeux de l’autre serpentarde et passe une main dans ses longs cheveux bruns avant de jouer avec un peu mal à l’aise.
— Je suis désolé, je me suis laissé emporter. Quand je commence à parler des choses que j’aime, on ne peut plus m’arrêter.
520 mots
1ʳᵉ année RP – Promo 2050-2051 – Fiche PR 𝄞
"Lorsque l'on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ce n'est pas forcément le pot qui est vide." Confucius
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9 avr. 2026, 18:22
Rencontre inatendue
Sa gêne fut presque palpable, comme une vague brusquement retenue avant de déborder. Je la regardai détourner les yeux, jouer avec ses cheveux, et ce flot de mots qui, un instant plus tôt, semblait impossible à contenir, venait de se briser net contre le rivage du silence.
Curieusement, cela ne me dérangea pas.
Au contraire.
Un léger sourire étira mes lèvres, plus franc cette fois, débarrassé de la retenue qui l’accompagnait encore quelques instants plus tôt. Il y avait dans son enthousiasme quelque chose de sincère, de brut, presque rare. Une intensité qui ne cherchait pas à se cacher, et qui, d’une certaine manière, contrastait agréablement avec ma propre manière d’exister, plus… contenue.
Je laissai passer un court instant, juste assez pour que son malaise ne s’installe pas davantage, avant de répondre, d’une voix calme, mais sans froideur :
— Ne t’excuse pas.
Mes doigts vinrent se poser autour de mon verre, que je fis lentement tourner entre mes mains, le regard posé sur elle avec une attention tranquille.
— C’était… intéressant.
Je marquai une légère pause, comme pour peser mes mots, non par hésitation, mais par habitude.
— Et tu n’avais pas l’air de quelqu’un qu’on devait arrêter.
Une nuance presque imperceptible passa dans ma voix, quelque chose de plus léger, presque amusé.
— Plutôt de quelqu’un qu’on devrait écouter jusqu’au bout.
Je détournai brièvement les yeux vers la table, observant sans réel intérêt le contenu des assiettes, avant de revenir à elle, un peu plus ancrée dans l’échange désormais.
— Je ne connais pas grand-chose à l’alchimie… pas autant que toi, visiblement.
Ce n’était pas une critique, simplement un constat. Mes connaissances restaient éparses, fragmentées, comme des morceaux d’un puzzle que je n’avais jamais vraiment cherché à assembler.
— Mais l’idée de comprendre “pourquoi” plutôt que simplement “comment”…
Je laissai ma phrase en suspens une fraction de seconde, comme si je testais cette pensée.
— Ça me paraît plus… solide.
Mon regard se fit légèrement plus attentif, presque curieux à mon tour.
— La plupart des gens se contentent d’appliquer les règles sans chercher à savoir d’où elles viennent.
Une très légère inclinaison de tête accompagna la suite, presque imperceptible.
— Toi, tu veux les démonter.
Ce n’était pas une question.
Je la regardai encore un instant, comme si j’essayais de préciser l’image que je me faisais d’elle, puis, avec une simplicité presque naturelle :
— C’est dangereux.
Une pause.
Puis, plus doucement :
— Mais intéressant.
Le silence qui suivit ne fut ni lourd ni gênant. Il s’installa comme quelque chose de posé, presque complice, avant que je ne reprenne, d’un ton légèrement différent, plus pragmatique :
— Et pour les manches…
Je baissai les yeux vers les miennes, que je remontai une nouvelle fois avec un geste mesuré.
— Si on ne peut pas les couper… on pourrait peut-être les attacher.
Je relevai les yeux vers elle, une lueur plus vive dans le regard.
— Ou trouver un moyen de les maintenir en place avec un sort simple. Pas quelque chose de définitif.
Une très légère pause, puis :
— Moins spectaculaire que ton idée… mais probablement plus sûr.
Un souffle presque amusé passa dans ma voix.
— Et ça éviterait que ta robe tente un nouveau meurtre sur ton petit-déjeuner.
Je laissai cette remarque flotter entre nous, avant d’ajouter, plus posément :
— Si tu veux… on pourrait chercher.
Ce n’était pas formulé comme une proposition insistante, ni comme une simple idée en l’air.
Plutôt comme une possibilité.
Quelque chose d’ouvert.
À toi @Axelle Barnes !
588 mots
Curieusement, cela ne me dérangea pas.
Au contraire.
Un léger sourire étira mes lèvres, plus franc cette fois, débarrassé de la retenue qui l’accompagnait encore quelques instants plus tôt. Il y avait dans son enthousiasme quelque chose de sincère, de brut, presque rare. Une intensité qui ne cherchait pas à se cacher, et qui, d’une certaine manière, contrastait agréablement avec ma propre manière d’exister, plus… contenue.
Je laissai passer un court instant, juste assez pour que son malaise ne s’installe pas davantage, avant de répondre, d’une voix calme, mais sans froideur :
— Ne t’excuse pas.
Mes doigts vinrent se poser autour de mon verre, que je fis lentement tourner entre mes mains, le regard posé sur elle avec une attention tranquille.
— C’était… intéressant.
Je marquai une légère pause, comme pour peser mes mots, non par hésitation, mais par habitude.
— Et tu n’avais pas l’air de quelqu’un qu’on devait arrêter.
Une nuance presque imperceptible passa dans ma voix, quelque chose de plus léger, presque amusé.
— Plutôt de quelqu’un qu’on devrait écouter jusqu’au bout.
Je détournai brièvement les yeux vers la table, observant sans réel intérêt le contenu des assiettes, avant de revenir à elle, un peu plus ancrée dans l’échange désormais.
— Je ne connais pas grand-chose à l’alchimie… pas autant que toi, visiblement.
Ce n’était pas une critique, simplement un constat. Mes connaissances restaient éparses, fragmentées, comme des morceaux d’un puzzle que je n’avais jamais vraiment cherché à assembler.
— Mais l’idée de comprendre “pourquoi” plutôt que simplement “comment”…
Je laissai ma phrase en suspens une fraction de seconde, comme si je testais cette pensée.
— Ça me paraît plus… solide.
Mon regard se fit légèrement plus attentif, presque curieux à mon tour.
— La plupart des gens se contentent d’appliquer les règles sans chercher à savoir d’où elles viennent.
Une très légère inclinaison de tête accompagna la suite, presque imperceptible.
— Toi, tu veux les démonter.
Ce n’était pas une question.
Je la regardai encore un instant, comme si j’essayais de préciser l’image que je me faisais d’elle, puis, avec une simplicité presque naturelle :
— C’est dangereux.
Une pause.
Puis, plus doucement :
— Mais intéressant.
Le silence qui suivit ne fut ni lourd ni gênant. Il s’installa comme quelque chose de posé, presque complice, avant que je ne reprenne, d’un ton légèrement différent, plus pragmatique :
— Et pour les manches…
Je baissai les yeux vers les miennes, que je remontai une nouvelle fois avec un geste mesuré.
— Si on ne peut pas les couper… on pourrait peut-être les attacher.
Je relevai les yeux vers elle, une lueur plus vive dans le regard.
— Ou trouver un moyen de les maintenir en place avec un sort simple. Pas quelque chose de définitif.
Une très légère pause, puis :
— Moins spectaculaire que ton idée… mais probablement plus sûr.
Un souffle presque amusé passa dans ma voix.
— Et ça éviterait que ta robe tente un nouveau meurtre sur ton petit-déjeuner.
Je laissai cette remarque flotter entre nous, avant d’ajouter, plus posément :
— Si tu veux… on pourrait chercher.
Ce n’était pas formulé comme une proposition insistante, ni comme une simple idée en l’air.
Plutôt comme une possibilité.
Quelque chose d’ouvert.
À toi @Axelle Barnes !
588 mots
"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."
Adélaïde de Boinot
9 avr. 2026, 18:54
Rencontre inatendue
Les yeux écarquillés de surprise, ma tête se relève si vite que j’entends presque ma nuque craquer ! Mon regard se plonge dans celui de ma camarade pendant qu’elle parle, cherchant une trace de moquerie que je ne trouve pas, et un souffle que je n’avais pas remarqué retenir franchit mes lèvres.
Vraiment ? Elle vient de dire que c’était intéressant ? que c’était bien ? Je dois encore être en train de dormir. Et pourtant c’est exactement ça, j’ai besoin de comprendre comment les choses fonctionnent pour que mon cerveau puisse intégrer ce qu’il fait, et est-ce qu’elle vient de me proposer de travailler ensemble ? pour ses affreuses manches ?
Il faut quelques petits instants pour que mon cerveau assimile que je ne suis bel et bien pas en train de rêver. Ne reste pas planté là comme un poisson hors de l’eau ! réponds-lui. Puis-je entendre ma propre voix désabusée dans mes oreilles ?
— Ce… Ce serait cool, oui.
Je place une de mes mains sous mon menton, mes yeux se fixent sur mes manches pendant que les engrenages dans ma tête tournent à toute vitesse.
— C’est impossible que personne n’y ait pensé avant, surtout avec les couturières magiques de profession… Donc, un sort d’ajustage doit forcément exister. Ça vaudrait le coup d’aller voir à la section mode de la bibliothèque.
Le bruit des autres étudiants se fait plus fort, l’heure des cours approchant plus que rapidement, les différentes tables se vident de plus en plus de leurs pensionnaires qui prennent la direction de leurs différents cours de la journée. Les plats et assiettes ont déjà bien commencé à disparaître, signifiant que l’espace du temps restant entre les cours et nous s'est dangereusement raccourci.
Mon regard balaie les mouvements quelque fraction de seconde, avant de se figer dans les yeux d’Adélaïde. Je replace une de mes longues mèches brunes derrière mon oreille, toujours un poil embarrassé, mais mon sourire franc, bien que surement encore un peu timide, sur le visage, c’est d’une voix joyeuse que je lui réponds.
— On devrait bouger nous aussi ou nous allons être en retard, mais si tu veux, ce serait chouette de travailler ensemble sur ce problème de manches, ou sur autre chose d’ailleurs. On pourrait se retrouver à la bibliothèque pour essayer de trouver un sort, ou ailleurs si tu préfères.
Je me fais une note mentale d’écrire dans mon prochain hibou à mes parents que j’ai potentiellement réussi à me faire une nouvelle amie en débitant mes bêtises sur l’alchimie et en faisant tomber mes couverts, ça ferait bien rire papa, tiens.
418 mots
1ʳᵉ année RP – Promo 2050-2051 – Fiche PR 𝄞
"Lorsque l'on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ce n'est pas forcément le pot qui est vide." Confucius
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Vraiment ? Elle vient de dire que c’était intéressant ? que c’était bien ? Je dois encore être en train de dormir. Et pourtant c’est exactement ça, j’ai besoin de comprendre comment les choses fonctionnent pour que mon cerveau puisse intégrer ce qu’il fait, et est-ce qu’elle vient de me proposer de travailler ensemble ? pour ses affreuses manches ?
Il faut quelques petits instants pour que mon cerveau assimile que je ne suis bel et bien pas en train de rêver. Ne reste pas planté là comme un poisson hors de l’eau ! réponds-lui. Puis-je entendre ma propre voix désabusée dans mes oreilles ?
— Ce… Ce serait cool, oui.
Je place une de mes mains sous mon menton, mes yeux se fixent sur mes manches pendant que les engrenages dans ma tête tournent à toute vitesse.
— C’est impossible que personne n’y ait pensé avant, surtout avec les couturières magiques de profession… Donc, un sort d’ajustage doit forcément exister. Ça vaudrait le coup d’aller voir à la section mode de la bibliothèque.
Le bruit des autres étudiants se fait plus fort, l’heure des cours approchant plus que rapidement, les différentes tables se vident de plus en plus de leurs pensionnaires qui prennent la direction de leurs différents cours de la journée. Les plats et assiettes ont déjà bien commencé à disparaître, signifiant que l’espace du temps restant entre les cours et nous s'est dangereusement raccourci.
Mon regard balaie les mouvements quelque fraction de seconde, avant de se figer dans les yeux d’Adélaïde. Je replace une de mes longues mèches brunes derrière mon oreille, toujours un poil embarrassé, mais mon sourire franc, bien que surement encore un peu timide, sur le visage, c’est d’une voix joyeuse que je lui réponds.
— On devrait bouger nous aussi ou nous allons être en retard, mais si tu veux, ce serait chouette de travailler ensemble sur ce problème de manches, ou sur autre chose d’ailleurs. On pourrait se retrouver à la bibliothèque pour essayer de trouver un sort, ou ailleurs si tu préfères.
Je me fais une note mentale d’écrire dans mon prochain hibou à mes parents que j’ai potentiellement réussi à me faire une nouvelle amie en débitant mes bêtises sur l’alchimie et en faisant tomber mes couverts, ça ferait bien rire papa, tiens.
418 mots
1ʳᵉ année RP – Promo 2050-2051 – Fiche PR 𝄞
"Lorsque l'on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ce n'est pas forcément le pot qui est vide." Confucius
𓆗⋆˙✮🐍✮⋆˙𓆗
9 avr. 2026, 19:22
Rencontre inatendue
Je la regardai encore un instant, ses yeux fixés sur moi, un mélange d’hésitation et de curiosité flottant dans son regard. Il y avait quelque chose de frais dans sa manière de sourire, même timidement, qui rendait le tumulte de la Grande Salle presque secondaire. Les élèves s’agitaient autour de nous, mais c’était comme si nous avions créé une bulle silencieuse, un petit espace où le monde extérieur n’existait pas vraiment.
— La bibliothèque, dis-je simplement.
Je me levai doucement, mes gestes mesurés, en ajustant ma manche pour ne pas heurter les restes d’assiettes autour de moi. La section mode me semblait un endroit improbable pour trouver un sort, mais l’idée me plaisait. Chercher, explorer, tester… tout cela semblait plus réel que les heures passées à écouter des explications théoriques sur des sorts ou des potions.
— Même si c’est un peu désordonné, poursuivis-je, il y a forcément quelque chose.
Mon regard se posa de nouveau sur elle. Elle acquiesça légèrement, et pour la première fois, je crus voir une étincelle de cette complicité qui pourrait naître entre nous. La perspective de résoudre ensemble ce petit défi vestimentaire, aussi banal soit-il, rendait cette matinée moins monotone, presque excitante.
Autour de nous, les tables se vidaient rapidement. Les élèves se levaient, les couverts tintaient, et l’écho de pas résonnait sur les dalles du sol. Je sentis que le temps nous échappait, et je me tournai vers Axelle, un léger sourire sur les lèvres :
— Tu as quel cours ensuite ?
Elle me répondit, et je vis que nous avions la même direction. Sans un mot de plus, je pris la tête, invitant d’un geste discret à la suivre. Marcher à ses côtés me paraissait naturel. Il n’était pas nécessaire de parler davantage pour comprendre que cette simple promenade vers nos cours était la première d’une longue série.
— Alors, continuai-je, autant y aller ensemble.
Nous traversâmes la Grande Salle, laissant derrière nous les derniers élèves encore attablés. La lumière matinale filtrait à travers les vitraux, dessinant des motifs colorés sur le sol. Je sentis que, malgré les semaines qui restaient à découvrir Poudlard, un nouveau fil s’était tissé, fragile mais réel.
Peut-être qu’aujourd’hui n’était qu’un début. Mais pour la première fois depuis longtemps, je me sentais prête à le suivre.
382 mots
À toi @Axelle Barnes !
— La bibliothèque, dis-je simplement.
Je me levai doucement, mes gestes mesurés, en ajustant ma manche pour ne pas heurter les restes d’assiettes autour de moi. La section mode me semblait un endroit improbable pour trouver un sort, mais l’idée me plaisait. Chercher, explorer, tester… tout cela semblait plus réel que les heures passées à écouter des explications théoriques sur des sorts ou des potions.
— Même si c’est un peu désordonné, poursuivis-je, il y a forcément quelque chose.
Mon regard se posa de nouveau sur elle. Elle acquiesça légèrement, et pour la première fois, je crus voir une étincelle de cette complicité qui pourrait naître entre nous. La perspective de résoudre ensemble ce petit défi vestimentaire, aussi banal soit-il, rendait cette matinée moins monotone, presque excitante.
Autour de nous, les tables se vidaient rapidement. Les élèves se levaient, les couverts tintaient, et l’écho de pas résonnait sur les dalles du sol. Je sentis que le temps nous échappait, et je me tournai vers Axelle, un léger sourire sur les lèvres :
— Tu as quel cours ensuite ?
Elle me répondit, et je vis que nous avions la même direction. Sans un mot de plus, je pris la tête, invitant d’un geste discret à la suivre. Marcher à ses côtés me paraissait naturel. Il n’était pas nécessaire de parler davantage pour comprendre que cette simple promenade vers nos cours était la première d’une longue série.
— Alors, continuai-je, autant y aller ensemble.
Nous traversâmes la Grande Salle, laissant derrière nous les derniers élèves encore attablés. La lumière matinale filtrait à travers les vitraux, dessinant des motifs colorés sur le sol. Je sentis que, malgré les semaines qui restaient à découvrir Poudlard, un nouveau fil s’était tissé, fragile mais réel.
Peut-être qu’aujourd’hui n’était qu’un début. Mais pour la première fois depuis longtemps, je me sentais prête à le suivre.
382 mots
À toi @Axelle Barnes !
"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."
Adélaïde de Boinot