Entraînement au sort Fumos

La baguette tremble légèrement entre mes doigts tandis que je fixe l’espace vide devant moi. La salle est silencieuse, presque trop, seulement troublée par le léger écho de mes propres respirations et le froissement discret de ma robe lorsque je change d’appui. Les murs de pierre semblent observer chacun de mes gestes, témoins muets de mes tentatives répétées.
- Fumos.
Un mince filet de fumée s’échappe, hésitant, avant de se dissiper aussitôt. Insuffisant. Bien trop faible. Je serre les dents, frustrée, et ramène ma baguette contre moi quelques secondes, le temps de reprendre ma concentration. Le mouvement, pourtant simple en apparence, m’échappe encore. Comme si quelque chose résistait, refusait de céder à ma volonté.
Je me replace, ajuste ma posture, inspire plus profondément. Cette fois sera la bonne. Elle doit l’être.
- Fumos.
La fumée apparaît de nouveau, un peu plus dense, mais elle reste instable, se fragmentant en volutes désordonnées avant de disparaître. Je laisse échapper un soupir agacé, baissant légèrement ma baguette sans quitter l’espace des yeux. L’échec n’est pas total… mais il n’est pas acceptable non plus.
Autour de moi, le lieu reste accessible et pourtant désert à cette heure, comme si le château lui-même m’offrait ce moment à l’écart du reste du monde. Une opportunité… ou un test de patience. Je redresse lentement la tête, déterminée, mes doigts se resserrant sur le bois poli.
Je recommence.
- Fumos.
Un mince filet de fumée s’échappe, hésitant, avant de se dissiper aussitôt. Insuffisant. Bien trop faible. Je serre les dents, frustrée, et ramène ma baguette contre moi quelques secondes, le temps de reprendre ma concentration. Le mouvement, pourtant simple en apparence, m’échappe encore. Comme si quelque chose résistait, refusait de céder à ma volonté.
Je me replace, ajuste ma posture, inspire plus profondément. Cette fois sera la bonne. Elle doit l’être.
- Fumos.
La fumée apparaît de nouveau, un peu plus dense, mais elle reste instable, se fragmentant en volutes désordonnées avant de disparaître. Je laisse échapper un soupir agacé, baissant légèrement ma baguette sans quitter l’espace des yeux. L’échec n’est pas total… mais il n’est pas acceptable non plus.
Autour de moi, le lieu reste accessible et pourtant désert à cette heure, comme si le château lui-même m’offrait ce moment à l’écart du reste du monde. Une opportunité… ou un test de patience. Je redresse lentement la tête, déterminée, mes doigts se resserrant sur le bois poli.
Je recommence.

@Rosalind Whitmore | Mots : 238