Un défi mal assumé
Lieu : Bibliothèque
Date : Dimanche 15 Mars 2051
Heure : Le matin
Avec : @Stormiadora Moonnight [modifié le 21 Avril]
La bibliothèque était étonnamment bondée en ce Samedi matin. Les autres élèves venaient généralement pendant la semaine et désertaient l’endroit le plus vite possible dès qu’ils ne se trouvaient plus dans l’obligation d’y rester, soit, quand leur devoirs étaient terminés.
Ne faisons pas de généralités, Grace savait très bien que d’autres élèves aimaient la lecture et s’installer dans cet agréable repère aux livres. Le bois, matériau omniprésent, et la lumière du soleil qui s’y reflétait en journée rendaient l’atmosphère très douce et accueillante.
Et surtout les coins isolés ! Pensa Grace avec un petit sourire en coin.
Qu’il était agréable de pouvoir s’installer dans un fauteuil tout doux, sans personne pour vous embêter ! Elle revêtait sa cape exprès pour pouvoir s’en couvrir, une fois assise confortablement. Cela ne valait pas son plaid dans le dortoir, mais elle s’en contenait. Le textile rouge, symbole de sa maison d’appartenance, lui procurant une fausse sensation de chaleur. C’était si surprenant de constater l’effet que les couleurs pouvaient avoir sur nous et les sens qu’elles excitaient sans même en toucher concrètement l’élément. Ici, un feu doux et ronronnant sur ses jambes.
Son livre, un court roman à l’eau de rose, posait paisiblement sur les genoux de la jeune fille. C’était un roman qui lui avait été conseillé par une camarade Gryffondor et, amoureuse de la lecture comme elle est, qui était-elle pour refuser une lecture ? Elle pouvait bien prendre quelques heures de son Samedi pour y consacrer du temps et découvrir ce que les autres Gryffonnes aimaient lire. De toute façon, ce n’est pas comme ci ça allait lui prendre beaucoup de temps...
Depuis quelques mois, maintenant, Grace se surprenait à lire de plus en plus rapidement. Passant de 30 pages en 30 minutes à 50 pages pour le même temps. Elle n’aurait su dire si c’était son amour pour la lecture qui la rendait rapide ou si sa rapidité lui permettait d’apprécier plus rapidement ses lectures.
Dans tous les cas, cette pensée s’imposa de plus en plus dans son esprit et lui procura une grande satisfaction et même... Un sentiment de supériorité, peut-être ? Elle ne saurait dire.
Elle replongea dans sa lecture, déterminée à aiguiser cet avantage.
368 mots
I'm not scared by the spirits haunting my mind. In fact, they are my dearest company.
CC : #00674F