27 mars 2026, 09:49
 RECUEIL  96Q CrowsBarrow, QG du RBC
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Le 96Q est l'adresse d'un appartement niché dans le quartier magique d’Édimbourg. Constitué d'un seul étage aux murs branlants et étroits, les meubles qui s'y trouvent sont rongés par le temps, l'usure et une absence crue d'originalité. Peu d'objets de luxe s'y font choyer... seuls les rudiments comblent les rares étagères poussiéreuses.

Ici résident Mary et ses parents. Une vie matériellement pauvre, mais un emplacement hautement stratégique, à deux allées seulement de l’artère principale.

C'est dans la chambre exiguë de Mary que verra naître plus tard, loin des regards, le Ruthless Bastards Club avec ses co-fondateurs : Jennie Peters, Louis Mervingall et Robert Loweski.

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𝙸𝙽𝙳𝙴𝚇


𝙶𝙴́𝙽𝙴́𝚁𝙰𝙻
Histoires à venir.

𝚁𝙱𝙲
Histoires à venir.
Dernière modification par Mary Schwarzelf le 11 avr. 2026, 22:39, modifié 2 fois.

#733434
Mary n'est pas inscrite dans la chronologie.

29 mars 2026, 19:24
 RECUEIL  96Q CrowsBarrow, QG du RBC
𝟷𝟿:𝟶𝟶. 𝙹𝙾𝚄𝚁 -𝟹 𝚊𝚟𝚊𝚗𝚝 𝙽𝚘𝚎̈𝚕, 𝙿𝚛𝚎𝚖𝚒𝚎̀𝚛𝚎 𝙰𝚗𝚗𝚎́𝚎

Mary lâcha avec soulagement et sans cérémonie ses bagages sur le paillasson mité posté au pied de la porte délabrée (bientôt elle lui tombera sur la tête !). Bien que les coins métalliques de sa malle aient bruyamment protesté au choc, nulle âme qui vive ne se manifesta dans la cage d’escalier. Elle entoura la poignée avec la même fluidité que les serpents qui gardaient l’entrée de sa Salle Commune, chuchota le mot de passe et attendit le déclic du verrou.

Elle poussa la porte, faisant abstraction du grincement, tirant derrière elle sa malle. Le vestibule se referma sur elle, plus étroit qu'elle ne s'en souvenait.

" Il y a quelqu’un ? "
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Sa voix, claire et assurée, entraînée par les cachots, trancha l’air humide et lourd. Elle glissa un doigt vers sa cravate, la défaisant avec nonchalance. Son oreille attentive capta le bruit réconfortant d’un feu impérieux et le tintement d’ustensiles qu’on manipulait avec rapidité et expertise. Un léger sourire étira les lèvres de la verte qui ne perdit pas plus de temps. Elle referma la porte derrière elle, abandonna ses affaires et se dirigea d’un pas déterminé vers la cuisine. De la vapeur épaisse envahissait le couloir étroit qui la menait vers sa mère, sûrement trop distraite pour l’entendre.

Mary passa le seuil de la cuisine, quasi opaque par les fils blanchâtres qui peinaient à fuir les lieux par la petite vitre entrouverte. Instinctivement, elle balança son bras devant elle, de gauche à droite, pour dissiper l’attaque visuelle.

Ses yeux pétillants parvinrent à trouver la trentenaire assise à la table de la cuisine, le corps courbé vers l’avant. Sa mère tournait distraitement sa cuillère dans sa tasse de thé, son regard vague.

" Hey maman ! Je suis là. Comme ça sent bon ! Qu’est-ce que tu as préparé ? "

Sa voix maintenant adoucie, elle se planta à côté de sa mère, tira un tabouret pour s’y asseoir et se saisit d’une des mains abîmées de sa mère. Celle-ci sortit de sa torpeur et, avec un sourire exalté, accueillit sa fille qui lui avait tant manqué.

" Oh chérie, excuse-moi, je ne t’ai pas entendue ! "

Mary reçut un baiser délicat sur sa joue droite et une caresse dans ses cheveux, juste au-dessus de l’oreille. La verte s’appliqua à masser fermement la corne accumulée sur les paumes de la main de sa mère.

" Comment se passe l’école, mon petit serpent ? "

La trentenaire laissa avec reconnaissance sa fille soulager ses douleurs articulaires, tout en prenant une gorgée de son thé.

" Oh tu sais… rien de plus que ce que je vous ai dit par hibou. Je crois que le Choixpeau a vraiment réussi à saboter cette maison… Heureusement que j’ai de bonnes notes, ça rend le reste moins pénible à supporter. "

Avec une moue compatissante, sa mère se redressa, faisant sinistrement craquer son dos. Elle se laissa donner son autre main à sa fille, l’observant avec attention.

Je suis heureuse que tu sois ici. Nous sommes fiers de toi. Tu mérites de te reposer. "

Mary leva ses yeux vers sa mère, attentive. Son corps resta vissé à son tabouret, appliqué à soulager quelques minutes de plus les muscles de celle qu’elle admirait. Le repos viendrait bien assez vite. Pour l'heure, la Serpentard laissa filtrer un rire authentique. Entre deux gorgées de thé, les ragots du quartier reprirent leurs droits, mêlés aux récits de Poudlard. Un professeur fut imité, les mièvreries des coeurs-tendres de l’école étaient moquées et les secrets de l’auberge s’échappèrent furtivement au milieu de la vapeur.

#733434
Mary n'est pas inscrite dans la chronologie.