Rencontre dansée

RPG avec @Candice Wright
Mi-Septembre 2050
Un dimanche - Un matin


Adélaïde ne savais pas quoi faire en cette belle journée de septembre, ses amies étaient allées participer aux qualifications pour rentrer dans l'équipe de Quidditch, mais Adélaïde n'appréciait pas ce sport pour les compétitions, elle préférait la danse.
Adélaïde partie donc faire une promenade dans le parc au bout de trente minutes moi j'ai seul sur le soleil de la fin de l'été, la jeune fille commença à s'ennuyer et une idée germa dans sa tête : " Et si je trouvais un coin tranquille pour danser comme ça je n'aurais plus besoin de le faire ce soir dans le dortoir où il n'y a pas de place. "
La Serpentard trouve donc un coin d'herbe plat ou s'étirer et danser sans s'abîmer c'est précieux chaussons. Adélaïde avait fini l'échauffement lorsqu'elle se rendit compte qu'elle restait un poème qu'elle avait écrit et appris par cœur, en boucle depuis le début de son échauffement. La jeune fille se dit que ça ne la dérangeait pas et elle continua à donc, à danser la nouvelle chorégraphie que sa professeur lui avait appris juste avant qu'elle ne parte à Poudlard. Elle récita alors : "Dans le silence feutré d’un vieux parquet lustré,
Une ombre légère commence à respirer,
Pointes frôlant l’air comme un secret murmuré,
La danse s’éveille, douce et déterminée.
Les bras dessinent des sortilèges invisibles,
Des cercles d’élégance, gracieux et sensibles,
Chaque pirouette semble un charme ancien,
Un ballet enchanté guidé par rien… et pourtant tout, si bien.
Sous les lustres pâles, comme au fond d’un château,
On croirait entendre un hibou battre l’écho,
Et dans le reflet d’un miroir un peu flou,
Une baguette danse… ou est-ce toi, après tout ?
Les chaussons chuchotent sur le fil du mystère,
Comme si Poudlard respirait dans l’air,
Et qu’entre deux pas, entre rêve et savoir,
Se cachait la magie d’un monde à entrevoir.
Car danser, c’est jeter des sorts sans les dire,
C’est voler sans balai, c’est oser s’offrir,
Un instant suspendu entre ciel et décor,
Où l’âme devient plume… et le cœur, Serpentard.
"
Soudain, elle aperçut quelqu'un, et Adélaïde avait horreur qu'une personne ne la regarde danser sans qu'elle le sache point elle détestait, détestait, cela !!!

378 mots

À toi @Candice Wright !

"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."

Adélaïde de Boinot

Rencontre dansée
Candice lisait tranquillement dans la bibliothèque lorsque ses yeux se posèrent sur le lac, à travers une des fenêtres de la pièce. Il faisait beau et doux dehors pour un jour de septembre. Elle décida alors d'aller se promener un peu dans le Parc et profité du beau temps. Elle alla ranger avec soin le bouquin qu'elle lisait au bon endroit et prit la direction du parc. Le jeune fille commençait à bien s'y retrouver maintenant dans le château, même si elle faisait encore quelques erreurs de route. Par chance, l'irlandaise ne se trompa pas pour atteindre l'extérieur.

Candice s'arrêta quelques instants, les yeux fermés, dans la cour de la tour de l'horloge pour savourer la légère brise qui soufflait. Lorsqu'elle les rouvrit, le regard de la jeune serdaigle se posa sur le terrain de Quidditch où quelques personnes allaient, sûrement pour les qualifications pour rentrer dans l'équipe. Candice avait vu elle aussi l'affiche mais elle n'aimait pas le sport alors le Quidditch n'était pas une option, en plus de son vertige.

Elle détacha son regard du stade et commença à marcher sans y penser. Ses pas la portèrent un peu plus loin avant qu'elle ne s'arrête. Candice entendait quelqu'un... chanter ? Non, plutôt réciter quelque chose, comme un poème. C'était beau et la jeune fille appréciait les paroles. C'est alors qu'elle décida de s'avancer un peu pour voir qui était à l'origine de cette récitation. La serdaigle fut alors médusée : non seulement cette personne récitait un poème de tête mais elle dansait en plus !

La jeune sorcière était comme figée, happée par la chorégraphie de la danseuse. De par ses vêtements, elle était de Serpentard. Soudain, leur regard s'accrocha et la serpentard s'arrrêta de danser. Mal à l'aise, Candice bégaya, en rougissant de gêne d'avoir été prise à observer :
D-Désolé, je-je ne voulais pas t-t'espionner...

311 mots, @Adelaïde de Boinot

#004aad - Première Année - Serdaigle
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Rencontre dansée
Le mouvement s’interrompit net, comme si le fil invisible qui la guidait venait d’être tranché d’un coup sec. Adélaïde resta un instant figée sur ses pointes, le souffle encore suspendu dans sa poitrine, son regard accroché à celui de l’intruse. Une chaleur désagréable monta aussitôt en elle, mélange d’agacement et de gêne, comme si on avait ouvert une porte sans frapper dans une pièce qui n’appartenait qu’à elle.

Elle redescendit lentement sur ses talons, avec une maîtrise presque trop parfaite pour être naturelle, puis se redressa, le menton légèrement relevé. Ses bras, qui quelques secondes plus tôt dessinaient des arabesques pleines de grâce, se replièrent contre elle dans une retenue froide, presque défensive.

Adélaïde détestait cela. Être observée sans y être préparée. Sa danse n’était pas un spectacle offert au hasard des passants, mais un refuge, un langage qu’elle ne partageait qu’avec elle-même… ou avec ceux qu’elle choisissait.

Son regard glissa rapidement sur la jeune fille en face d’elle, détaillant l’uniforme de Serdaigle, les joues rosies, l’embarras évident. Elle la fixa encore une seconde, comme si elle cherchait à mesurer l’intention derrière cette présence.

Puis, enfin, elle parla.

Tu aurais pu signaler ta présence.

Sa voix n’était pas élevée, mais elle portait cette netteté tranchante, presque élégante dans sa froideur. Pourtant, quelque chose vacilla très légèrement dans son regard… une curiosité, peut-être, ou l’écho discret d’un orgueil touché.

Elle fit quelques pas sur le côté, récupérant avec soin un ruban qui avait glissé de ses cheveux, comme pour reprendre le contrôle de la scène, de l’instant, d’elle-même.

Regarder en silence… c’est une habitude chez les Serdaigle ?

La remarque aurait pu sembler piquante, mais elle n’était pas entièrement dépourvue d’une forme de jeu, fine comme une lame dissimulée dans un sourire à peine esquissé.

Adélaïde croisa finalement les bras, inclinant légèrement la tête.

Ou bien… tu as simplement oublié que certaines choses ne sont pas faites pour être interrompues ?

Un court silence suivit, moins lourd qu’auparavant, presque suspendu.

Puis, plus bas, presque malgré elle :

…C’était si captivant que ça ?

Et dans cette dernière question, glissée comme une note inattendue dans une partition trop stricte, perçait quelque chose de plus fragile… une curiosité sincère, soigneusement dissimulée derrière la façade impeccable d’une Serpentard.

Il y a 378 mots.

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Adélaïde de Boinot

Rencontre dansée
La jeune fille en face de Candice serra ses bras autour d'elle, signe qu'elle était mal à l'aise. La Serdaigle n'avait pas voulu la mettre de cet état... La Serpentard commença à inspecter du regard l'irlandaise qui restait debout, les bras le long du corps. Candice commençait à être mal à l'aise et allait parler lorsque la Serpentard lui coupa l'herbe sous le pied.

A sa remarque, Candice sentit son visage chauffé de honte et de gêne. Elle tortilla ses mains - un tic qu'elle a toujours eu - et son regard fixa le sol au pied de son interlocutrice. Candice suivit du regard la jeune fille qui récupérait son ruban. Est-ce qu'elle était énervée ? se demanda-t-elle. La Serdaigle espérait que non.

Bien que la Serpentard continuait de parler, Candice gardait ses lèvres scellées, de peur d'avoir de nouvelles choses reprochées. Néanmoins, lorsque son interlocutrice termina par une question, l'irlandaise sentit qu'elle devait lui répondre. Pendant plusieurs secondes, un lourd silence s'étira entre les deux filles avant que Candice ne le brise :
Désolé, je n'ai vraiment pas fait exprès de te regarder danser. Je passais juste et je t'ai entendu réciter un poème alors je me suis approchée et je t'ai vu danser... Candice remarqua qu'elle n'avait pas vraiment répondu à l'autre fille alors elle ajouta, sincère : Oui c'était vraiment captivant ! Je n'avais jamais vu quelqu'un danser et toi c'était vraiment... fluide et maîtriser.
Au passage, je m'appelle Candice.
La jeune fille trouvait juste de se présenter en première vu la situation.

257 mots, @Adélaïde de Boinot

#004aad - Première Année - Serdaigle
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Rencontre dansée
Adélaïde écouta les mots de Candice avec une attention mesurée, comme si chaque syllabe devait être pesée avant d’être autorisée à franchir ses lèvres. Son expression resta impassible, mais ses yeux trahissaient une lueur de surprise – et peut-être, tout au fond, un petit amusement qu’elle s’interdisait encore de reconnaître.

Elle fit un pas léger vers l’herbe, de façon à ne pas empiéter sur l’espace de Candice, puis laissa échapper un souffle presque inaudible, comme pour calmer le tremblement imperceptible dans sa poitrine.

— Merci… Candice
, murmura-t-elle finalement, sa voix plus douce qu’au début, mais toujours enveloppée de cette élégance froide qui semblait la caractériser. Oui, c’est… important pour moi, cette danse. Ce n’est pas juste bouger, c’est… me retrouver.

Elle marqua une pause, laissant flotter ses mots dans l’air, puis ajouta avec un léger sourire, presque esquissé :

— Mais puisque tu l’as trouvée captivante… peut-être que je peux tolérer ta curiosité cette fois.

Adélaïde laissa son regard glisser vers le lac, comme pour reprendre un équilibre entre sa réserve et la pointe de curiosité qui s’était éveillée, puis se tourna de nouveau vers Candice :

— Si tu veux, je pourrais te montrer… un petit bout, juste pour que tu comprennes ce que je veux dire par “voler sans balai”. Mais attention, ce n’est pas un spectacle. Seulement… un partage.

Elle tendit une main, pas pour inviter, mais pour indiquer qu’elle laissait le choix à l’autre, que tout cela restait sous le sceau de la confiance. Son expression reprit un air plus sûr, presque joueur, comme si elle testait la sincérité de Candice, tout en gardant intacte sa part de mystère.

— Alors… tu oses essayer ? demanda Adélaïde avec un fin sourire, où se mêlaient défi et curiosité.

292 mots

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Adélaïde de Boinot

Rencontre dansée
Candice écoutait avec attention la confession de la jeune fille, comme hypnotisée. Elle laissa échapper un léger rire à l'humeur de sa - peut-être ? - nouvelle amie. De nervosité, Candice glisse un mèche de ses cheveux bruns derrière son oreille.

A la proposition de la Serpentard, l'irlandaise hocha la tête. Elle n'osait pas parler, de peur qu'un seul mot ne perturbe l'équilibre installé, cette bulle dans laquelle les deux filles semblaient se trouver. Elle observa le lac en silence, à côté d'Adélaïde. Lorsqu'elle se tourna de nouveau vers la jeune fille, celle-ci lui tendait la main. Un geste qui semblait l'inviter, et en même temps la défier d'accepter.

Avec un sourire, Candice prit la main d'Adélaïde avant de lui répondre à voix haute, bien que ce ne soit pas forcément nécessaire :
Oui. Oui je veux oser. La Serdaigle n'ajouta rien de plus, n'y sentant pas le besoin de paroles superflu. Il semblait facile à Candice de parler avec Adélaïde. Elle n'avait pas besoin de se forcer : elle pouvait juste être elle même sans conséquence.

Un sourire apparu sur le visage de Candice. Pas ces sourires forcés ou timides qu'elle porte à longueur de journée. Non, celui là était réel, sincère et spontané. La Serpentard dégageai cette aura, cette présence qui donnait envie aux gens - ou en tout cas à Candice - de sourire et de profiter de l'instant.

233 mots, @Adélaïde de Boinot

#004aad - Première Année - Serdaigle
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Le contact de leurs mains fut bref… mais il laissa une empreinte plus nette qu’Adélaïde ne l’aurait admis.
Elle ne retira pas immédiatement la sienne. Ses doigts, fins et assurés, se refermèrent légèrement autour de ceux de Candice, comme pour tester la réalité de cet instant. Puis, avec une lenteur maîtrisée, elle relâcha la pression et fit un pas en arrière, retrouvant cet espace invisible qu’elle traçait toujours entre elle et le reste du monde.
Mais quelque chose avait changé.
Son regard, posé sur Candice, n’était plus seulement sur la défensive. Il y avait là une étincelle nouvelle, une curiosité moins dissimulée, presque… complice.

— Bien, souffla-t-elle doucement. Alors ne réfléchis pas trop.

Adélaïde se déplaça autour d’elle, comme une brise qui prendrait forme humaine. Elle observa sa posture, l’inclinaison de ses épaules, la tension discrète dans ses bras. Puis, sans brusquerie, elle leva légèrement la main.

— Déjà… respire. Tu es trop… ancrée.

Sa voix avait perdu son tranchant. Elle était devenue plus basse, plus enveloppante, comme un fil que l’on suit dans l’obscurité.
Elle fit une démonstration simple, levant lentement un bras, laissant le mouvement naître depuis l’épaule, glisser jusqu’au bout des doigts, comme si l’air lui-même opposait une douce résistance.

— La danse, ce n’est pas contrôler. C’est céder… juste assez pour que ça devienne beau.

Ses yeux revinrent à Candice, scrutant sa réaction.

— Essaie.

Un silence léger s’installa, mais cette fois, il n’avait rien de pesant. Il ressemblait à une page blanche prête à être écrite.
Adélaïde fit un pas en arrière, lui laissant la place. Pourtant, elle ne la quittait pas du regard. Chaque mouvement, même hésitant, semblait capter toute son attention.
Et lorsqu’un geste, même imparfait, prit forme…
Un sourire. Très léger. Presque invisible.

— Tu vois… murmura-t-elle. Tu n’es pas si incapable que ça.

La remarque aurait pu sembler piquante, mais elle était adoucie par la douceur inattendue de son ton.
Elle s’approcha de nouveau, plus près cette fois, contournant Candice pour se placer légèrement derrière elle.

— Tes bras… ils racontent quelque chose, mais tu les retiens.

Ses mains s’arrêtèrent à quelques centimètres des siennes. Elle hésita une fraction de seconde — chose rare chez elle — puis ajusta délicatement la position de son poignet.

— Là… laisse-les aller jusqu’au bout.

Le geste était précis, presque intime, mais jamais envahissant. Juste… guidant.
Adélaïde recula ensuite, comme si elle venait de franchir une limite invisible et qu’elle choisissait, cette fois, de la respecter.
Son regard se leva vers le lac, dont la surface captait les reflets du matin, puis revint à Candice.

— Tu apprends vite… dit-elle, plus doucement.

Une pause.

Puis, avec ce même fin sourire, à la frontière entre défi et confidence :

— Peut-être que je n’ai pas eu tort de te laisser regarder, finalement.

Et dans ses yeux, pour la première fois, il n’y avait plus seulement de la retenue.
Il y avait une invitation.

489 mots

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Adélaïde de Boinot

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Candice écoutait avec attention les directives d'Adélaïde. Cette dernière était patiente avec l'irlandaise et prenait le temps d'expliquer et de corriger les erreurs de la serdaigle. Bien qu'au début elle n'était pas très à l'aise, Candice se força à essayer et ses efforts payèrent lorsque son amie fit de l'ironie sur la situation du début.

Néanmoins, la jeune fille sentait qu'elle n'était pas dans son élément, que la danse n'était pas vraiment fait pour elle. Soudain, une idée lui vint en tête. Elle abaissa ses bras avant d'avertir Adélaïde :
Attends moi ici, je reviens dans cinq minutes !

Candice se dépêcha de monter jusqu'à la tour Ouest du château, bousculant quelques personnes dans les escaliers. Elle s'excusa à la volée mais ne ralentit pas pour autant. Une fois arriver dans le dortoir des filles, la serdaigle récupéra dans sa malle son violon qui était protégé par une housse. L'objet en main, la jeune sorcière refit le chemin inverse jusqu'au parc en étant un peu plus lente qu'à l'aller de peur de casser son instrument.

Une fois revenue, Candice s'arrêta devant Adélaïde, sortit son violon et dit :
Je ne suis pas très douée pour la danse mais je suis plutôt forte pour la musique alors peut-être que je peux t'accompagner de cette façon là ?
Elle posa l'étui au sol et mit le violon en place sous son menton.

232 mots, @Adélaïde de Boinot

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Le regard d’Adélaïde suivit Candice lorsqu’elle s’éloigna en courant, un pli d’incompréhension venant brièvement troubler l’élégance tranquille de ses traits, comme une ride sur la surface lisse d’un lac que rien, jusque-là, n’était venu déranger. Elle n’avait rien dit pour la retenir, fidèle à cette retenue presque instinctive qui la caractérisait. Elle n’était pas du genre à courir après les gens, ni à réclamer leur présence… et encore moins celle d’une Serdaigle rencontrée à peine quelques instants plus tôt.

Et pourtant, elle était restée.

Droite, immobile au bord de l’herbe encore tiède du matin, les bras lentement croisés contre elle-même, comme pour conserver la trace invisible du moment qu’elles venaient de partager, ce fragile équilibre entre gêne et curiosité, entre distance et début de confiance. Le vent jouait doucement avec quelques mèches échappées de sa coiffure, effleurant son visage sans qu’elle y prête réellement attention, son regard glissant parfois vers le lac scintillant avant de revenir, presque malgré elle, vers le même point. Là où Candice avait disparu.

Cinq minutes.

Cinq longues minutes qui lui semblèrent étrangement étirées, comme si le temps lui-même hésitait à reprendre son cours normal, suspendu entre un avant encore trop proche et un après qui tardait à venir.

Lorsqu’enfin la silhouette de Candice réapparut, légèrement essoufflée mais portée par une détermination évidente, Adélaïde redressa imperceptiblement la tête, ses yeux se fixant immédiatement sur l’objet qu’elle tenait avec précaution.

Un violon.

Le silence s’installa presque naturellement entre elles, non pas lourd ou gênant, mais dense, chargé d’une attente nouvelle, comme si l’air lui-même retenait son souffle à l’approche de quelque chose d’inédit.

Adélaïde ne bougea pas tout de suite. Elle observa Candice avec une attention plus ouverte qu’auparavant, suivant chacun de ses gestes : la manière dont elle ajustait l’instrument sous son menton, la précision de ses doigts, cette légère tension mêlée d’anticipation qui trahissait l’importance que ce moment avait pour elle. Puis, lentement, presque imperceptiblement, quelque chose changea dans le regard de la Serpentard.

Ce n’était plus simplement de la réserve.

C’était de l’intérêt. Un intérêt sincère, vibrant, qui perçait enfin sans chercher à se dissimuler.

— Tu comptes me faire danser… ou m’envoûter ? murmura-t-elle, sa voix plus douce, comme effleurée par une curiosité nouvelle.

Mais elle ne lui laissa pas le temps de répondre.

Le premier son s’éleva.

Clair, pur, légèrement tremblant peut-être, mais profondément vivant.

Et cela suffit.

Adélaïde inspira lentement, comme si cette simple note venait d’ouvrir en elle une porte restée close trop longtemps. Ses épaules se relâchèrent, ses doigts frémirent, appelés par une musique qui ne lui appartenait pas… et qui pourtant semblait déjà la comprendre.

Puis elle bougea.

Pas comme avant.

Différemment.

Moins rigide, moins enfermée dans la perfection qu’elle s’imposait. Ses pas suivaient les notes sans chercher à les dominer, comme si elle acceptait enfin de se laisser guider. Chaque vibration du violon traçait un chemin invisible sous ses pieds, déroulant un fil auquel elle choisissait, cette fois, de se fier.

Elle tourna sur elle-même avec lenteur, laissant le mouvement respirer, s’étirer, exister pleinement. Ses bras s’ouvrirent davantage, plus libres, plus sincères, dessinant dans l’air des lignes moins calculées, mais infiniment plus vivantes.

Ce n’était plus seulement de la danse.

C’était une réponse.

À Candice.

À sa musique.

À ce lien fragile qui se tissait entre elles, note après note, geste après geste.

Au détour d’un mouvement, ses yeux croisèrent ceux de la Serdaigle. Et cette fois, Adélaïde ne détourna pas le regard.

Un sourire naquit, discret mais réel, débarrassé de toute défense.

— Ne t’arrête pas… souffla-t-elle à peine, comme un secret confié au vent.

Et dans cet instant suspendu, il n’y avait plus de spectatrice ni de danseuse, plus de distance ni de retenue, seulement deux âmes qui, sans vraiment le comprendre encore, avaient trouvé une manière rare et précieuse de se répondre, l’une par le mouvement, l’autre par la musique, dans une harmonie naissante qui ressemblait déjà à quelque chose d’unique.

657 mots

À toi @Candice Wright !

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Adélaïde de Boinot