Le son au bout des doigts.
Laisse-moi voir ce que je n'entends pas. - Vendredi 25 novembre 2050
Après un mois d'octobre riche en émotions, Matthew avait décidé de se concentrer davantage sur ses cours, afin d'oublier certains déboires, comme avec Lilith ou Bowen.
Enfin, sur les cours de langues surtout.
C'étaient ses préférés actuellement, parce qu'ils étaient encore récents, ayant commencé cette année. Il avait choisi d'apprendre la langue des mandragores en se basant sur sa capacité d'observation et son attrait pour la nature. Mais il y avait une certaine partie, dans l'expression de cette langue, qu'il avait apparemment mise de côté.
Au dernier cours, ils avaient commencé à réellement écouter et reproduire des sons, mais l'adolescent avait surtout regardé ses camarades, la bouche ouverte, sans qu'aucun bruit ne lui parvienne. Il avait essayer de les imiter, mais il n'avait pas de moyen pour comparer ses cris à ceux des autres.
Alors, après un temps de réflexion, il s'était décidé à demander de l'aide. Ce soir-là, il s'était assis délibérément à la table d'Ernest, qui ne l'avait encore jamais jugé et qui lui facilitait certaines choses sans qu'il ne le lui ait demandé.
« Salut ! Dis, est-ce que ça t'embêtes de m'aider avec un truc ? C'est pour apprendre la langue des mandragores. » dit-il à son camarade le plus bas possible pour ne pas déranger les autres.
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@Ernest Stevens dis-moi si quelque chose ne va pas.
Merci Ernest pour ce magnifique avatar !
Le son au bout des doigts.
Ernest était un adolescent particulièrement discret. Certains auraient pu le qualifier de furtif. Et si d’aucun avait voulu saisir ce vif d’or là, ce n’était pas uniquement de rapidité dont il aurait fallu se pourvoir, mais d’une bonne compréhension de son fonctionnement. Le jeune brun était réglé comme une horloge, le moindre de ses déplacement calculé, presque ritualisé. L’organisation était cruciale. C’était la clé de voûte de son ambition. Une soif de réussir qui n’avait fait que grossir à mesure qu’elle était alimentée. Par lui. Mais aussi par Serpentard, sans qu’il ne s’en rende vraiment compte.
Pour un garçon du dortoir, il n’était pas difficile de savoir qu’Ernest se rendait plusieurs vendredis soir par mois à la bibliothèque pour parfaire son apprentissage des langues. Si la langues magiques comme la langue des trolls ou celle des mandragores étaient un loisir scientifique, le choix du latin et du français était purement stratégique. Et une fois maîtrisées, il réfléchissait déjà au choix le plus pragmatique pour la suite. Chinois ? Japonais ? Ou peut-être une langue plus latine qui s’apprendrait plus facilement ?
Le garçon travaillait sur une traduction d’un passage des Métamorphoses d’Ovide quand il entendit une voix familière l'interpeller. Il aurait probablement été moins disposé à interrompre sa réflexion s’il ne s’était agi de Matthew et qu’il avait prononcé les trois mots magiques “langue des mandragores”.
"Salut Matth ! Euh… ouai… dis-moi…"
Pour un garçon du dortoir, il n’était pas difficile de savoir qu’Ernest se rendait plusieurs vendredis soir par mois à la bibliothèque pour parfaire son apprentissage des langues. Si la langues magiques comme la langue des trolls ou celle des mandragores étaient un loisir scientifique, le choix du latin et du français était purement stratégique. Et une fois maîtrisées, il réfléchissait déjà au choix le plus pragmatique pour la suite. Chinois ? Japonais ? Ou peut-être une langue plus latine qui s’apprendrait plus facilement ?
Le garçon travaillait sur une traduction d’un passage des Métamorphoses d’Ovide quand il entendit une voix familière l'interpeller. Il aurait probablement été moins disposé à interrompre sa réflexion s’il ne s’était agi de Matthew et qu’il avait prononcé les trois mots magiques “langue des mandragores”.
"Salut Matth ! Euh… ouai… dis-moi…"
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4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
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Le son au bout des doigts.
Matthew offrit un large sourire à son camarade. Ce dernier semblait concentré sur un texte, mais accordait au plus jeune l'attention qu'il demandait. Il le faisait toujours, du moins Ernest ne lui avait encore rien refusé.
Le deuxième année fit glisser son manuel ouvert à la page qui l'intéressait sur la table, juste devant son ainé.
« On a commencé les premiers cris... là. »
Il pointa du doigt le chapitre en question, et releva le nez pour regarder l'autre garçon dans les yeux.
« Mais... enfin... tu sais. » continua-t-il avec un vague mouvement de sa main vers sa tête. « Ils sont trop aigus alors... je ne peux pas les entendre. Mais j'ai une solution. »
Il ne serait probablement pas totalement juste, mais au moins il se rapprocherait de ce qu'il voulait communiquer aux mandragores. Peut-être aurait-il juste l'air d'avoir un accent, et pas d'insulter toute leur famille...
Le jeune Warren leva sa main gauche, la faisant tourner en l'air, comme si c'était logique ce qui allait suivre.
« Donc voilà : est-ce que tu serais d'accord pour répéter les mots, pendant que je mets ma main sur ta gorge ? Suivant les notes que tu produiras, les vibrations ne seront pas les mêmes, et je pourrais essayer de répéter ce que tu dis. »
Il plaça son autre main sur sa propre gorge, pour lui montrer exactement où il voulait la placer.
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@Ernest Stevens
Merci Ernest pour ce magnifique avatar !
Le deuxième année fit glisser son manuel ouvert à la page qui l'intéressait sur la table, juste devant son ainé.
« On a commencé les premiers cris... là. »
Il pointa du doigt le chapitre en question, et releva le nez pour regarder l'autre garçon dans les yeux.
« Mais... enfin... tu sais. » continua-t-il avec un vague mouvement de sa main vers sa tête. « Ils sont trop aigus alors... je ne peux pas les entendre. Mais j'ai une solution. »
Il ne serait probablement pas totalement juste, mais au moins il se rapprocherait de ce qu'il voulait communiquer aux mandragores. Peut-être aurait-il juste l'air d'avoir un accent, et pas d'insulter toute leur famille...
Le jeune Warren leva sa main gauche, la faisant tourner en l'air, comme si c'était logique ce qui allait suivre.
« Donc voilà : est-ce que tu serais d'accord pour répéter les mots, pendant que je mets ma main sur ta gorge ? Suivant les notes que tu produiras, les vibrations ne seront pas les mêmes, et je pourrais essayer de répéter ce que tu dis. »
Il plaça son autre main sur sa propre gorge, pour lui montrer exactement où il voulait la placer.
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@Ernest Stevens
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Le son au bout des doigts.
S’il y a bien quelque chose qui passionnait Ernest autant que les sortilèges, c’était bien les plantes magiques. Et peut-être aussi les créatures magiques, à bien y réfléchir. Venaient-ils tous ex-aequo ? Ça devait sûrement dépendre des jours. Aussi, quand il avait appris que s’ouvrait à Poudlard un cursus pour apprendre à communiquer avec les mandragores, le gamin avait sauter sur l’occasion.
Contrairement à la langue des Trolls qui consistaient à apprendre des bases rudimentaires d’une langue très rudimentaire, la langue des Mandragores s’était montrée plus coriace à apprivoiser. En réalité, plus il avançait dans son apprentissage et plus Ernest avait commencé à remettre en question certaines notions et certains vocabulaires utilisés. À mesure que le temps passait, il n’avait pas pu s’empêcher de se demander si les enseignements du Professeur Charleston et de Miss MacTorish étaient toujours parfaitement cohérents. Avec tout le respect qu’il avait pour eux, il fallait quand même dire que ces deux-là étaient un peu perchés et qu’ils avaient une vision du monde tout à fait singulière.
Mue par son instinct, par ses connaissances des plantes et des bêtes, Ernest avait décidé de suivre son intuition et d'approfondir ses recherches et ses observations. Il passait probablement plus de temps dans la serre Méditerranée que dans n’importe quelle autre partie du château. L’annonce du départ imminent du Professeur Charleston allait néanmoins lui compliquer la tâche et ralentir un peu plus la vitesse de ses recherches. Car s’il avait un double des clés prêtées par son mentor de Botanique (et dont il usait allègrement et en toute discrétion), pas sûr qu’il aurait le cran de s’y glisser en douce une fois le nouveau titulaire arrivé.
Les niveaux Jo et Ba n’avaient pas posé trop de problèmes dans leur application hormis quelques acouphènes et peut-être un tout petit passage relativement alarmant à l’infirmerie (pour finalement plus de peur que de mal et un week-end libéré du brouhaha de la salle commune). Il s’agissait principalement d’un travail d’observation et d’écoute. Rien de discutable jusque là. Mais au moment de passer à la pratique, quelque chose s’était mis à grincer. Comme si les rouages de son cerveau s'étaient grippé.
Mais ce n’était peut-être pas le moment de déconstruire tout un enseignement. Même si c’était ce qu’il faisait depuis plusieurs mois déjà, peut-être qu’il fallait prendre le problème de Matthew à sa source.
“Attends, Matth… faut pas mettre le carrosse avant les sombrals…”
L’adolescent fouilla dans son sac de Langues (car il avait une sacoche sans fond dédiée à la linguistique) et en ressorti en très gros carnet qui avait l’air d’avoir été feuilleté des centaines de fois et dont certaines pages ajoutées dépassaient un peu par endroit. Est-ce qu’Ernest avait recopié tout le contenu du livre prêté par la directrice ? Peut-être bien. Et il avait commencé à l'implémenter de ses propres recherches. Le titre avait été légèrement modifié, passant de Exercer son ouïe pour identifier les principaux sons de la langue des Mandragores à Exercer son ouïe pour distinguer les principales variations du cri des mandragores.
“Tu me montres le niveau R, là… Mais... Comment t’as fait pour passer le niveau Ba ?”
Matth avait soulevé le problème lui-même en posant la question. Même si Ernest était intimement persuadé qu’on ne pouvait pas reproduire les signaux sonores des Mandragores, il n’en était à priori pas encore là. La vraie question, c’était d’entendre…
Contrairement à la langue des Trolls qui consistaient à apprendre des bases rudimentaires d’une langue très rudimentaire, la langue des Mandragores s’était montrée plus coriace à apprivoiser. En réalité, plus il avançait dans son apprentissage et plus Ernest avait commencé à remettre en question certaines notions et certains vocabulaires utilisés. À mesure que le temps passait, il n’avait pas pu s’empêcher de se demander si les enseignements du Professeur Charleston et de Miss MacTorish étaient toujours parfaitement cohérents. Avec tout le respect qu’il avait pour eux, il fallait quand même dire que ces deux-là étaient un peu perchés et qu’ils avaient une vision du monde tout à fait singulière.
Mue par son instinct, par ses connaissances des plantes et des bêtes, Ernest avait décidé de suivre son intuition et d'approfondir ses recherches et ses observations. Il passait probablement plus de temps dans la serre Méditerranée que dans n’importe quelle autre partie du château. L’annonce du départ imminent du Professeur Charleston allait néanmoins lui compliquer la tâche et ralentir un peu plus la vitesse de ses recherches. Car s’il avait un double des clés prêtées par son mentor de Botanique (et dont il usait allègrement et en toute discrétion), pas sûr qu’il aurait le cran de s’y glisser en douce une fois le nouveau titulaire arrivé.
Les niveaux Jo et Ba n’avaient pas posé trop de problèmes dans leur application hormis quelques acouphènes et peut-être un tout petit passage relativement alarmant à l’infirmerie (pour finalement plus de peur que de mal et un week-end libéré du brouhaha de la salle commune). Il s’agissait principalement d’un travail d’observation et d’écoute. Rien de discutable jusque là. Mais au moment de passer à la pratique, quelque chose s’était mis à grincer. Comme si les rouages de son cerveau s'étaient grippé.
Mais ce n’était peut-être pas le moment de déconstruire tout un enseignement. Même si c’était ce qu’il faisait depuis plusieurs mois déjà, peut-être qu’il fallait prendre le problème de Matthew à sa source.
“Attends, Matth… faut pas mettre le carrosse avant les sombrals…”
L’adolescent fouilla dans son sac de Langues (car il avait une sacoche sans fond dédiée à la linguistique) et en ressorti en très gros carnet qui avait l’air d’avoir été feuilleté des centaines de fois et dont certaines pages ajoutées dépassaient un peu par endroit. Est-ce qu’Ernest avait recopié tout le contenu du livre prêté par la directrice ? Peut-être bien. Et il avait commencé à l'implémenter de ses propres recherches. Le titre avait été légèrement modifié, passant de Exercer son ouïe pour identifier les principaux sons de la langue des Mandragores à Exercer son ouïe pour distinguer les principales variations du cri des mandragores.
“Tu me montres le niveau R, là… Mais... Comment t’as fait pour passer le niveau Ba ?”
Matth avait soulevé le problème lui-même en posant la question. Même si Ernest était intimement persuadé qu’on ne pouvait pas reproduire les signaux sonores des Mandragores, il n’en était à priori pas encore là. La vraie question, c’était d’entendre…
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@Matthew Warren
@Matthew Warren
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
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Évidemment, Matthew s'attendait à un "oui". Il aurait accepté un "non" tout de même, bien qu'il préférait tout de même qu'Ernest accepte. Il n'avait pas non plus un large choix de candidats potentiels, il fallait l'avouer aussi.
Pour autant, il ne s'attendait pas du tout à la réponse de son camarade.
Le jeune Warren se rassit correctement, impatient de comprendre pourquoi son ainé lui demandait d'attendre. Ce dernier lui faisait souvent penser à sa sœur, à prendre le temps, une chose à la fois. Il comprenait leur façon de faire, il avait bien compris qu'ils avaient tous les deux besoins de comprendre les choses correctement avant de pouvoir continuer.
Mais son impatience était toujours mise à rude épreuve et il avait du mal à attendre qu'ils aient fini de collecter tous les éléments dont ils avaient besoin.
Évidemment, Ernest posa la question qu'il espérait éviter. Le plus jeune craignait qu'on lui interdise de continuer sous prétexte qu'il n'entendait pas. Il n'arrivait d'ailleurs pas à comprendre comment, ni ce que les autres pouvaient bien entendre, eux, avec leurs cache-oreilles.
Ce n'était pas censé les rendre sourds temporairement histoire de ne justement pas entendre les mandragores ?
« Ben... » hésita-t-il un instant en se tortillant sur sa chaise. « J'ai plutôt observé comment le professeur criait. Mais il y a les mouvements aussi, celles de la plante. Je me suis plus concentré là-dessus. »
Il avait "compensé" en allant directement observer les Mandragores de l'école. Au moins elles, elles ne le jugeaient pas. Et c'était, de son point de vue, d'autant plus instructifs.
« Je n'ai pas encore osé toucher une Mandragore pendant qu'elle crie. Et si c'était douloureux pour elle ? »
Sans compter qu'il débutait, et ne comprendrait pas plus les intentions. Là, avec quelqu'un en qui il avait confiance, c'était différent.
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@Ernest Stevens
Merci Ernest pour ce magnifique avatar !
Pour autant, il ne s'attendait pas du tout à la réponse de son camarade.
Le jeune Warren se rassit correctement, impatient de comprendre pourquoi son ainé lui demandait d'attendre. Ce dernier lui faisait souvent penser à sa sœur, à prendre le temps, une chose à la fois. Il comprenait leur façon de faire, il avait bien compris qu'ils avaient tous les deux besoins de comprendre les choses correctement avant de pouvoir continuer.
Mais son impatience était toujours mise à rude épreuve et il avait du mal à attendre qu'ils aient fini de collecter tous les éléments dont ils avaient besoin.
Évidemment, Ernest posa la question qu'il espérait éviter. Le plus jeune craignait qu'on lui interdise de continuer sous prétexte qu'il n'entendait pas. Il n'arrivait d'ailleurs pas à comprendre comment, ni ce que les autres pouvaient bien entendre, eux, avec leurs cache-oreilles.
Ce n'était pas censé les rendre sourds temporairement histoire de ne justement pas entendre les mandragores ?
« Ben... » hésita-t-il un instant en se tortillant sur sa chaise. « J'ai plutôt observé comment le professeur criait. Mais il y a les mouvements aussi, celles de la plante. Je me suis plus concentré là-dessus. »
Il avait "compensé" en allant directement observer les Mandragores de l'école. Au moins elles, elles ne le jugeaient pas. Et c'était, de son point de vue, d'autant plus instructifs.
« Je n'ai pas encore osé toucher une Mandragore pendant qu'elle crie. Et si c'était douloureux pour elle ? »
Sans compter qu'il débutait, et ne comprendrait pas plus les intentions. Là, avec quelqu'un en qui il avait confiance, c'était différent.
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Ernest se redressa sur sa chaise, un sourcil légèrement relevé et écouta son cadet avec attention. Si Matthew lui demandait de toucher sa gorge pour identifier les sons c’est qu’il cherchait une autre manière que l’ouïe pour le faire. Ernest était au courant du handicap léger du petit brun. Il avait même appris à signer un peu durant l’été faute de pouvoir exercer sa magie. Mais jusque-là, il pensait juste qu’il parlait un peu plus fort que les autres et que le brouhaha des endroits bondés comme la Grande Salle l’empêchait de tout entendre distinctement.
Il était particulièrement impressionné et troublé que son camarade ait été en mesure de “passer” le niveau Ba grâce à l’observation des mouvements. Lui aussi avait observé les réactions des mandragores à de maintes reprises et les paroles de Matth ne faisait que préciser un peu plus son intuition : l’écoute, seule, n’était pas le cœur du cursus.
“Ok… ouai… c’est pas complètement déconnant… c’est même plutôt malin…”
Une manière ingénieuse d’arriver à ses fins. Ou au moins de tenter d’y arriver. Ernest reconnaissait bien là la ruse Serpentard.
“Donc tu distingues déjà plus ou moins quelque chose… juste autrement…”
Il se parlait presque à lui-même, essayant de faire l’état des lieux et d’ajuster son jugement face à l’arrivée de nouvelles informations. Si à l'instar du Professeur Charleston, Miss McTorish avait poussé l'anthropomorphisme de la plante à un extrême, il y avait sûrement du vrai dans ce qu’elle disait. C’était peut-être simplement la manière de le dire qui ne voulait pas se frayer un chemin dans le cerveau de l’adolescent.
“Pour être honnête avec toi… j’suis même pas sûr qu’on puisse vraiment reproduire ce que produit une mandragore… mais peut-être que le but c’est juste de comprendre ce qu’on en perçoit… mais pas comme des mots ou un vocabulaire… ‘fin, j’suis pas sûr… ”
Ou pas convaincu. Pensif, Ernest observa quelques instants les rangées d’étagères qui leur faisaient face, comme une sorte de rempart de savoir. Il se tourna vers Matthew et sourit à sa remarque. Le petit Serpentard avait de la compassion pour les plantes même s’il s’en faisait une idée erronée. Ça donnait tout de même une certaine idée de son caractère. Et ça touchait toujours un peu Ernest.
“J’pense pas que ça lui fasse mal… ça reste une plante… elle a pas de cerveau… donc pas de système nerveux… et la douleur, c’est un signal électrique transmis à ton cerveau… M’enfin ça veut pas dire pour autant qu’il faut les maltraiter…”
Il avait tenté de lire tout ce qu’il avait pu trouver sur les mandragores dans la bibliothèque. Aucun livre n’expliquait vraiment la capacité des Mandragores à se déplacer, mais plus il avançait dans ses lectures et plus il réalisait que les études étaient bien plus sujettes à interprétation qu’à une réelle compréhension.
“‘Fin… j’veux dire… c’est pas des animaux quoi… du coup, c’est compliqué aussi de dire que ça communique… enfin ça dépend c’qu’on appelle communiquer… J’crois que les cris, c’est plus une espèce d’alarme interne qui se déclenche qu’une manière d’exprimer quelque chose… enfin si mais pas consciemment quoi… ‘fin… j’sais pas si c’est très clair c’que j’dis ?”
Sa pensée n’était pas posée, elle n’était pas limpide. Elle n’était faite que de théories et de suppositions. Il lui faudrait encore des heures et des heures d’observation pour affiner ses connaissances.
“En fait… c’est pas vraiment une langue au sens strict… c’est peut-être plutôt une sorte de système de signaux magiques qu’on peut interpréter… enfin… c’est c’que j’commence à croire…”
Il était particulièrement impressionné et troublé que son camarade ait été en mesure de “passer” le niveau Ba grâce à l’observation des mouvements. Lui aussi avait observé les réactions des mandragores à de maintes reprises et les paroles de Matth ne faisait que préciser un peu plus son intuition : l’écoute, seule, n’était pas le cœur du cursus.
“Ok… ouai… c’est pas complètement déconnant… c’est même plutôt malin…”
Une manière ingénieuse d’arriver à ses fins. Ou au moins de tenter d’y arriver. Ernest reconnaissait bien là la ruse Serpentard.
“Donc tu distingues déjà plus ou moins quelque chose… juste autrement…”
Il se parlait presque à lui-même, essayant de faire l’état des lieux et d’ajuster son jugement face à l’arrivée de nouvelles informations. Si à l'instar du Professeur Charleston, Miss McTorish avait poussé l'anthropomorphisme de la plante à un extrême, il y avait sûrement du vrai dans ce qu’elle disait. C’était peut-être simplement la manière de le dire qui ne voulait pas se frayer un chemin dans le cerveau de l’adolescent.
“Pour être honnête avec toi… j’suis même pas sûr qu’on puisse vraiment reproduire ce que produit une mandragore… mais peut-être que le but c’est juste de comprendre ce qu’on en perçoit… mais pas comme des mots ou un vocabulaire… ‘fin, j’suis pas sûr… ”
Ou pas convaincu. Pensif, Ernest observa quelques instants les rangées d’étagères qui leur faisaient face, comme une sorte de rempart de savoir. Il se tourna vers Matthew et sourit à sa remarque. Le petit Serpentard avait de la compassion pour les plantes même s’il s’en faisait une idée erronée. Ça donnait tout de même une certaine idée de son caractère. Et ça touchait toujours un peu Ernest.
“J’pense pas que ça lui fasse mal… ça reste une plante… elle a pas de cerveau… donc pas de système nerveux… et la douleur, c’est un signal électrique transmis à ton cerveau… M’enfin ça veut pas dire pour autant qu’il faut les maltraiter…”
Il avait tenté de lire tout ce qu’il avait pu trouver sur les mandragores dans la bibliothèque. Aucun livre n’expliquait vraiment la capacité des Mandragores à se déplacer, mais plus il avançait dans ses lectures et plus il réalisait que les études étaient bien plus sujettes à interprétation qu’à une réelle compréhension.
“‘Fin… j’veux dire… c’est pas des animaux quoi… du coup, c’est compliqué aussi de dire que ça communique… enfin ça dépend c’qu’on appelle communiquer… J’crois que les cris, c’est plus une espèce d’alarme interne qui se déclenche qu’une manière d’exprimer quelque chose… enfin si mais pas consciemment quoi… ‘fin… j’sais pas si c’est très clair c’que j’dis ?”
Sa pensée n’était pas posée, elle n’était pas limpide. Elle n’était faite que de théories et de suppositions. Il lui faudrait encore des heures et des heures d’observation pour affiner ses connaissances.
“En fait… c’est pas vraiment une langue au sens strict… c’est peut-être plutôt une sorte de système de signaux magiques qu’on peut interpréter… enfin… c’est c’que j’commence à croire…”
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Matthew sourit devant l'observation de son camarade. Il aimait particulièrement qu'on dise de ses observations qu'elles étaient malignes. Cela prouvait qu'il réfléchissait par lui-même, et il était plutôt fier de ça.
Ceci mit à part, il observa simplement son camarade.
Il savait que personne ne voyait vraiment les choses comme lui, ou plutôt personne ne les entendaient comme lui. Il arrivait encore que des camarades lui chuchotent quelque chose alors qu'il a le dos tourné, où pensent que le bruit de leur pas suffira à prévenir de leur présence dans la pièce.
Mais il voyait qu'Ernest essayait de prendre en compte toutes ces données pour pouvoir agir en conséquence. C'était pour cela qu'il avait une grande confiance en lui. Il acquiesça simplement à sa réplique.
« Je... crois que je vois... » fit-il simplement après un temps, prenant en compte les réflexions de son ainé.
Et puis, l'autre Serpentard expliqua que les Mandragores ne pouvaient pas ressentir la douleur. Du moins, pas comme eux, et s'il était d'accord sur le fait de ne pas les maltraiter pour autant, cela lui donnait alors une certaine validation pour reprendre ses observations directement à la source, en cherchant les vibrations émises par la plante.
« Euh... si. Je crois... Enfin... C'est plus... transmettre une intention, c'est ça ? Du genre "faim" ou plutôt "soif", ou "danger"... des trucs comme ça ? »
Il n'arrivait pas trop à savoir si Ernest n'arrivait pas à transmettre son idée, ou bien si ses pensées n'étaient pas encore complètement posées et claires pour lui-même. Malgré tout, il pensait voir à peu près son cheminement de pensées.
L'important, c'était de connaître la signification des intentions.
« Est-ce que... tu pourrais m'aider alors ? Je comprendrais que tu ne veuilles pas, parce que ça prendra sûrement du temps. Mais je... je n'ai pas envie d'arrêter. Je veux essayer de comprendre les messages qu'elles envoient. »
Maintenant qu'il était rassuré sur le fait que les toucher ne leur ferait pas mal, il avait une autre ouverture qui s'offrait à lui, et comptait bien en profiter.
Merci Ernest pour ce magnifique avatar !
Ceci mit à part, il observa simplement son camarade.
Il savait que personne ne voyait vraiment les choses comme lui, ou plutôt personne ne les entendaient comme lui. Il arrivait encore que des camarades lui chuchotent quelque chose alors qu'il a le dos tourné, où pensent que le bruit de leur pas suffira à prévenir de leur présence dans la pièce.
Mais il voyait qu'Ernest essayait de prendre en compte toutes ces données pour pouvoir agir en conséquence. C'était pour cela qu'il avait une grande confiance en lui. Il acquiesça simplement à sa réplique.
« Je... crois que je vois... » fit-il simplement après un temps, prenant en compte les réflexions de son ainé.
Et puis, l'autre Serpentard expliqua que les Mandragores ne pouvaient pas ressentir la douleur. Du moins, pas comme eux, et s'il était d'accord sur le fait de ne pas les maltraiter pour autant, cela lui donnait alors une certaine validation pour reprendre ses observations directement à la source, en cherchant les vibrations émises par la plante.
« Euh... si. Je crois... Enfin... C'est plus... transmettre une intention, c'est ça ? Du genre "faim" ou plutôt "soif", ou "danger"... des trucs comme ça ? »
Il n'arrivait pas trop à savoir si Ernest n'arrivait pas à transmettre son idée, ou bien si ses pensées n'étaient pas encore complètement posées et claires pour lui-même. Malgré tout, il pensait voir à peu près son cheminement de pensées.
L'important, c'était de connaître la signification des intentions.
« Est-ce que... tu pourrais m'aider alors ? Je comprendrais que tu ne veuilles pas, parce que ça prendra sûrement du temps. Mais je... je n'ai pas envie d'arrêter. Je veux essayer de comprendre les messages qu'elles envoient. »
Maintenant qu'il était rassuré sur le fait que les toucher ne leur ferait pas mal, il avait une autre ouverture qui s'offrait à lui, et comptait bien en profiter.
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Ernest adressa un sourire amical à Matthew. C’est qu’il y avait quelque chose chez le petit brun qui lui rappelait sa propre arrivée à Poudlard. Sauf qu’il était beaucoup plus timide. Lui aussi, avait croisé la route d’élèves un peu plus âgés qui avaient accepté de lui accorder un peu de temps. C’était un peu sa manière de rétablir la balance cosmique. Et puis le deuxième année défiait tous les pronostics du Choixpeau. Ernest n’avait pas encore décelé ce qui faisait de Matth un vrai Serpentard. Ça avait quelque chose de rassurant en réalité. Il n’était pas le seul à ne pas coller tout à fait au moule. En tout cas jusqu’à preuve du contraire.
L’adolecent se frotta l’arrière de la nuque et grimaça en réalisant que ses explications manquaient un peu de clarté. C’est qu’elles étaient encore en pleine construction.
“Tu sais… tu peux le dire si c’est pas compréhensible, hein ! Ou même si t’es pas d’accord…”
Si Ernest se laissait parfois emporter par les élans de ses réflexions, son aplomb pouvait se dégonfler tout aussi vite. Suivre ses intuitions, ça demandait un peu de courage. Et de la confiance en soi. Pourtant, les plantes, il avait grandi avec. En général, il n’avait pas besoin de réfléchir, son rapport avec elles était plutôt instinctif.
“Euh ouai… c’est ça… ‘fin… sauf que… une intention, bin c’est intentionnel… pour la plante c’est plutôt un instinct de survie, tu vois… comme un réflexe… comme quand on te tape sur le genou, t’as la jambe qui se lève… mais ouai…”
Ernest cherchait des comparaisons ou des métaphores qui pourrait l’aider à expliquer son raisonnement. Sauf que la personnification de la plante, c’était justement que si portait à confusion dans ce cas précis.
“Le cri de la mandragore, c’est vraiment de la détresse, quoi… mais pas comme la détresse humaine… ‘fin c’est pas mélancolique ou triste… c’est un état… genre euh… mort imminente… enfin c’est surtout elle qui tue…”
Il faudrait définitivement qu’il tente de mettre toutes ses notes au propre pour formuler correctement ses hypothèses. Et la demande de Matthew ouvrait un tas d’autres pistes de réflexion.
“Bien sûr que j’vais t’aider ! Tu sais, tout ce que t’as besoin c’est de curiosité… ‘fin j’veux dire… si vraiment les mandragores t'intéressent, t’as pas besoin de ce livre au final… ou même de les entendre… moi non plus je les entends pas vraiment… et heureusement… mais on peut commencer par les regarder ensemble...”
L’adolecent se frotta l’arrière de la nuque et grimaça en réalisant que ses explications manquaient un peu de clarté. C’est qu’elles étaient encore en pleine construction.
“Tu sais… tu peux le dire si c’est pas compréhensible, hein ! Ou même si t’es pas d’accord…”
Si Ernest se laissait parfois emporter par les élans de ses réflexions, son aplomb pouvait se dégonfler tout aussi vite. Suivre ses intuitions, ça demandait un peu de courage. Et de la confiance en soi. Pourtant, les plantes, il avait grandi avec. En général, il n’avait pas besoin de réfléchir, son rapport avec elles était plutôt instinctif.
“Euh ouai… c’est ça… ‘fin… sauf que… une intention, bin c’est intentionnel… pour la plante c’est plutôt un instinct de survie, tu vois… comme un réflexe… comme quand on te tape sur le genou, t’as la jambe qui se lève… mais ouai…”
Ernest cherchait des comparaisons ou des métaphores qui pourrait l’aider à expliquer son raisonnement. Sauf que la personnification de la plante, c’était justement que si portait à confusion dans ce cas précis.
“Le cri de la mandragore, c’est vraiment de la détresse, quoi… mais pas comme la détresse humaine… ‘fin c’est pas mélancolique ou triste… c’est un état… genre euh… mort imminente… enfin c’est surtout elle qui tue…”
Il faudrait définitivement qu’il tente de mettre toutes ses notes au propre pour formuler correctement ses hypothèses. Et la demande de Matthew ouvrait un tas d’autres pistes de réflexion.
“Bien sûr que j’vais t’aider ! Tu sais, tout ce que t’as besoin c’est de curiosité… ‘fin j’veux dire… si vraiment les mandragores t'intéressent, t’as pas besoin de ce livre au final… ou même de les entendre… moi non plus je les entends pas vraiment… et heureusement… mais on peut commencer par les regarder ensemble...”
412
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
- PRÉSENCE RÉDUITE -
Le son au bout des doigts.
Matthew adressa un sourire en coin à son camarade. Évidemment qu'il lui dirait s'il ne comprenait pas, mais pour l'instant c'était à peu près clair. Au contraire, il avait envie d'en savoir un peu plus. Ernest semblait avoir réfléchi beaucoup plus loin que lui à certaines questions pratiques sur cet apprentissage.
« Pour l'instant ça va. Je t'écoute. »
Son ainé continua d'ailleurs ses explications. C'était drôle comme tout devenait plus limpide sur certains points, au fur et à mesure que l'autre Serpentard exposait on point de vue sur le sujet.
« Je vois... » fit-il, plus pour lui-même que pour réellement répondre à son ami. « C'est un réflexe de défense. C'est ça ? C'est parce qu'elles ne peuvent pas vivre longtemps en dehors de la terre... »
Il avait une autre question, à propos des cris des Mandragores, mais il ne pensait pas qu'Ernest pourrait lui répondre, alors il la garda pour la poser à leur Professeurs, un jour. Il se demandait simplement si les cris pouvaient tuer une personne sourde, qui ne porterait pas de cache-oreilles.
Cela pourrait être un avantage pour elles.
« Oh oui, bonne idée ! » s'exclama-t-il joyeusement quand son voisin lui proposa d'aller observer les Mandragore ensemble. « Et à ce moment-là... tu pourrais les imiter ? Enfin, peut-être pas proches d'elles pour ne pas les perturber. Enfin si tu es d'accord pour que je te touche là. »
Il désigna sa propre gorge. Il comprendrait qu'il refuse, c'était assez particulier comme façon de faire. Mais il voulait vraiment réussir lui aussi la partie où il fallait imiter les cris, et il savait qu'il n'y parviendrait pas autrement.
« Je vais te laisser réviser tranquillement. » fit-il en prenant ses affaires pour s'éloigner un peu. « Tu me diras quand tu es libre pour aller aux serres ? Enfin non, plutôt quand tu es libre pour aller observer les Mandragores. Avec moi. »
La précision était inutile, mais c'était important pour lui de distinguer, puisqu'Ernest passait une très grande partie de son temps libre dans les serres. Il remercia on camarade, le gratifia d'un large sourire et s'éloigna un petit peu pour rejoindre le groupe de son niveau.
______________________
Fin du Rp pour moi, sauf si Ernest veut discuter encore un peu.
Merci Ernest pour ce magnifique avatar !
« Pour l'instant ça va. Je t'écoute. »
Son ainé continua d'ailleurs ses explications. C'était drôle comme tout devenait plus limpide sur certains points, au fur et à mesure que l'autre Serpentard exposait on point de vue sur le sujet.
« Je vois... » fit-il, plus pour lui-même que pour réellement répondre à son ami. « C'est un réflexe de défense. C'est ça ? C'est parce qu'elles ne peuvent pas vivre longtemps en dehors de la terre... »
Il avait une autre question, à propos des cris des Mandragores, mais il ne pensait pas qu'Ernest pourrait lui répondre, alors il la garda pour la poser à leur Professeurs, un jour. Il se demandait simplement si les cris pouvaient tuer une personne sourde, qui ne porterait pas de cache-oreilles.
Cela pourrait être un avantage pour elles.
« Oh oui, bonne idée ! » s'exclama-t-il joyeusement quand son voisin lui proposa d'aller observer les Mandragore ensemble. « Et à ce moment-là... tu pourrais les imiter ? Enfin, peut-être pas proches d'elles pour ne pas les perturber. Enfin si tu es d'accord pour que je te touche là. »
Il désigna sa propre gorge. Il comprendrait qu'il refuse, c'était assez particulier comme façon de faire. Mais il voulait vraiment réussir lui aussi la partie où il fallait imiter les cris, et il savait qu'il n'y parviendrait pas autrement.
« Je vais te laisser réviser tranquillement. » fit-il en prenant ses affaires pour s'éloigner un peu. « Tu me diras quand tu es libre pour aller aux serres ? Enfin non, plutôt quand tu es libre pour aller observer les Mandragores. Avec moi. »
La précision était inutile, mais c'était important pour lui de distinguer, puisqu'Ernest passait une très grande partie de son temps libre dans les serres. Il remercia on camarade, le gratifia d'un large sourire et s'éloigna un petit peu pour rejoindre le groupe de son niveau.
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Fin du Rp pour moi, sauf si Ernest veut discuter encore un peu.
Merci Ernest pour ce magnifique avatar !
Le son au bout des doigts.
Ernest feuilletait ses notes à mesure qu’il tentait d’expliquer ses réflexions à son cadet. C’était plein de mots, de points d’interrogations et de flèches qui reliaient le tout. Et il savait que lorsqu’il était lancé, ses pensées pouvaient aller plus vite que ses paroles. Et parfois, ça finissait par s’emmêler. C’était un bon exercice cela dit. La plupart du temps, Ernest ne mettait pas de mots sur ses idées, il les laissait seulement faire leur bout de chemin dans sa tête. Comme s’il se contentait de les ressentir.
“Bin ouai, le réflexe de défense, c’est ce qui me paraît le plus plausible… c’est comme certaines espèces de plantes qui changent leur composition quand un animal essaie de les becter…”
Ernest se frotta l’arrière de la tête et grimaça ce qui était sa posture typique lorsqu’il se retrouvait face à un écheveau mental.
“C’est c’que je me dis… j’ai pas le souvenir d’avoir lu combien de temps elles peuvent rester hors du sol… mais on a pas non plus des bouquins ultra ultra spécialisés… et j’ai pas vraiment osé d’mander à la prof…. parce que… ‘fin voilà…”
Ernest n’était pas du genre à poser des questions en classe. Quand il en avait, il se débrouillait pour trouver lui-même la réponse. Peut-être devrait-il oser plus ? Les rares fois où il l’avait fait, il s’était vu offrir des opportunités d’apprentissage remarquables, comme lorsque Miss Priddy lui avait montré comment lancer du feu ou quand Miss McNeil lui avait proposé d’imprégner des runes.
“On peut toujours essayer ouai… j’sais pas si ça t’avancera beaucoup… mais tant qu’on essaye pas cela dit, on saura pas…”
L’adolescent ne fermait jamais la porte à une expérience, quelle qu’elle soit. Et Matthew, avec son histoire de toucher, il mettait littéralement le doigt sur quelque chose.
“Euh… ouai… bin… euh… demain matin… à l’ouverture des serres… j’t’attendrais là-bas…”
Il rendit son sourire au petit brun et le regarda s’éloigner. Il referma son bouquin de latin car il n’avait vraiment plus l’esprit à la traduction. Demain, il faudrait qu’il commence à observer combien de temps les mandragores restaient en dehors de leur pot.
354
@Matthew Warren, merci
“Bin ouai, le réflexe de défense, c’est ce qui me paraît le plus plausible… c’est comme certaines espèces de plantes qui changent leur composition quand un animal essaie de les becter…”
Ernest se frotta l’arrière de la tête et grimaça ce qui était sa posture typique lorsqu’il se retrouvait face à un écheveau mental.
“C’est c’que je me dis… j’ai pas le souvenir d’avoir lu combien de temps elles peuvent rester hors du sol… mais on a pas non plus des bouquins ultra ultra spécialisés… et j’ai pas vraiment osé d’mander à la prof…. parce que… ‘fin voilà…”
Ernest n’était pas du genre à poser des questions en classe. Quand il en avait, il se débrouillait pour trouver lui-même la réponse. Peut-être devrait-il oser plus ? Les rares fois où il l’avait fait, il s’était vu offrir des opportunités d’apprentissage remarquables, comme lorsque Miss Priddy lui avait montré comment lancer du feu ou quand Miss McNeil lui avait proposé d’imprégner des runes.
“On peut toujours essayer ouai… j’sais pas si ça t’avancera beaucoup… mais tant qu’on essaye pas cela dit, on saura pas…”
L’adolescent ne fermait jamais la porte à une expérience, quelle qu’elle soit. Et Matthew, avec son histoire de toucher, il mettait littéralement le doigt sur quelque chose.
“Euh… ouai… bin… euh… demain matin… à l’ouverture des serres… j’t’attendrais là-bas…”
Il rendit son sourire au petit brun et le regarda s’éloigner. Il referma son bouquin de latin car il n’avait vraiment plus l’esprit à la traduction. Demain, il faudrait qu’il commence à observer combien de temps les mandragores restaient en dehors de leur pot.
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@Matthew Warren, merci
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
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