Le retour de la Harpie
La sensation fraiche et mentholée avait remplacé le goût du chocolat chaud dans la bouche du première année qui se dirigeait maintenant, comme tous les mercredis matin en direction de la salle d’études. Il devait reprendre ses notes de cours pour les remettre en ordre et réaliser les devoirs qu’on lui avait donné en début de semaine. Il s’y tenait, notamment grâce à ses amis et parce que Poudlard était quand même une école et qu’ils étaient poussés à travailler le mercredi matin. Mais c’était bien, au moins il savait qu’il était tranquille le mercredi après-midi pour aller jouer avec ses amis dans le parc.Mercredi 11 janvier 2051
9h45 – Salle d’études
@Elena McFly
Il poussa donc la porte de la salle d’étude et s’installa à une table sans vraiment faire attention à qui était là. Il sortit ses affaires alors que la salle se remplissait doucement. Elle n’était pas pleine loin de là. Mais quand Gabriel se redressa, manuel de potions entre les mains, il se figea un instant. Une fille venait de s’installer en diagonale de lui, une fille qu’il connaissait, après tout elle était dans sa promotion et dans sa maison. Malgré tout elle ne faisait pas vraiment partie de son cercle d’amis. Et pour cause, leur première réelle rencontre, il y a quelques jours avait annoncé la couleur. Si Gabriel avait déjà pu voir son orientation politique plus que douteuse lors du discours d’Alaric, il avait pu constater sa force et sa violence même lors d’une nuit en salle commune. Elle lui aurait presque cassé le bras !
Il secoua la tête de gauche à droite pour arrêter de la fixer et posa son manuel et ses parchemins sur la table. Il s’installa pour travailler mais ne pouvait s’empêcher de jeter des coups d’œil à l’autre Poufsouffle. Il ne fallait pas non plus que dans une pulsion elle se décide à, à nouveau attaquer le blondinet. En plus il y avait quelque chose de bizarre chez elle. Son comportement ne collait pas vraiment avec celui d’une Poufsouffle, pourquoi avait-elle été répartie chez les jaunes si elle avait un esprit aussi fermé et un cœur aussi dur qu’un diamant. Elle était une harpie, forte, imprévisible et méchante. Une harpie n’avait pas sa place chez les Poufsouffles.
-Bizarre…
Murmura le petit garçon pour lui-même avant de se reconcentrer sur son devoir, pour une poignée de minutes très certainement.
Gabriel Yates -Première année - PR - Corsaire des mers
Couleur: #d95030
Membre de la secte du Calamar
Le retour de la Harpie
Je n'ai pas vraiment le cœur à travailler. Dans quelques jours, je signerai ma douzième année. Ça fera alors douze ans que je suis en vie, douze ans que j'ai ouvert mes yeux, et pendant douze années, j'ai accumulé des centaines de souvenirs qui me pèsent de plus en plus. Poudlard a été un refuge, un lieu de repli. Un endroit où je peux me plonger au cœur de la magie, tout en étant à l'abri de ma famille.
Je ne pensais pas dire ça un jour, mais je me sens mieux, beaucoup mieux à Poudlard que chez moi, dans cette grande maison au pied de Capelaw Hill. Je pourrai me déchaîner encore une dizaine de minutes sur ce sujet, mais ça ne servira à rien. Ça ne changera pas le cours des choses.
Je me suis donc levée avec l'intention de flâner dans le parc, ou alors de faire un rapide passage à la bibliothèque, espérant ne pas croiser la maîtresse des lieux ; pour faire passer ce mercredi après-midi vide. Puis j'avais jeté un coup d'œil à mon bureau. Rempli de parchemin vierge. Sortilèges, potions, pour le lendemain. Histoire de la magie et métamorphoses pour le surlendemain. J'avais saisi un parchemin, l'œil encore vitreux et la bouche pâteuse de mon réveil récent. Les questions interminables s'étaient étalées devant mes yeux. J'avais alors pris la décision de me rendre en salle d'étude le plus vite possible. Hop, un déjeuner de cinq minutes, puis direction la salle d'étude avec un morceau de toast dans la main. Je l'engloutis avant de passer la porte, et tape brièvement dans les mains pour faire tomber les miettes sur mes doigts. Je me laisse tomber sur la chaise la plus proche. Sans aucun respect pour mes voisins, j'étale mes quatres devoirs devant moi, et saisis celui de Défense contre les forces du Mal. Deux élèves partent en grognant, n'ayant presque plus de place. Je les ignore, ma plume grattant déjà la parchemin avec frénésie. Cette matière n'est pas la plus compliquée, et je l'aime bien, donc je pense terminer ce devoir en une vingtaine de minutes. Quinze si les questions se basent sur le manuel. Que je n'ai pas pris la peine d'emporter, tout étant stocké dans ma mémoire.
Une voix arrête ma plume. Je relève la tête. Ce mot n'est jamais balancé ainsi, souvent, c'est que celui qui l'a prononcé veut parler de quelque chose qui l'interroge, qui le met mal à l'aise. Je plante mes yeux dans ceux du garçon en face de moi. Tiens, le garçon d'il y a quelques jours. À qui j'ai failli casser le bras. Sur le coup, j'ai été attristée de m'être mise quelqu'un de plus à dos, mais après courte réflexion, je m'en fiche pas mal de l'avoir paniqué. Et puis d'abord, qu'est-ce qu'il voulait dire en lâchant ce "bizarre" ? En plus, il l'a dit à voix basse, comme s'il avait finalement peur de ce qu'il venait de dire. C'est trop. Je lâche d'une voix froide :
— C'est quoi qui est bizarre ? Allez, éclaire-moi, je suis curieuse.
Je l'encourage d'un sourire sans joie, mais le défiant tout de même du regard.
Je ne pensais pas dire ça un jour, mais je me sens mieux, beaucoup mieux à Poudlard que chez moi, dans cette grande maison au pied de Capelaw Hill. Je pourrai me déchaîner encore une dizaine de minutes sur ce sujet, mais ça ne servira à rien. Ça ne changera pas le cours des choses.
Je me suis donc levée avec l'intention de flâner dans le parc, ou alors de faire un rapide passage à la bibliothèque, espérant ne pas croiser la maîtresse des lieux ; pour faire passer ce mercredi après-midi vide. Puis j'avais jeté un coup d'œil à mon bureau. Rempli de parchemin vierge. Sortilèges, potions, pour le lendemain. Histoire de la magie et métamorphoses pour le surlendemain. J'avais saisi un parchemin, l'œil encore vitreux et la bouche pâteuse de mon réveil récent. Les questions interminables s'étaient étalées devant mes yeux. J'avais alors pris la décision de me rendre en salle d'étude le plus vite possible. Hop, un déjeuner de cinq minutes, puis direction la salle d'étude avec un morceau de toast dans la main. Je l'engloutis avant de passer la porte, et tape brièvement dans les mains pour faire tomber les miettes sur mes doigts. Je me laisse tomber sur la chaise la plus proche. Sans aucun respect pour mes voisins, j'étale mes quatres devoirs devant moi, et saisis celui de Défense contre les forces du Mal. Deux élèves partent en grognant, n'ayant presque plus de place. Je les ignore, ma plume grattant déjà la parchemin avec frénésie. Cette matière n'est pas la plus compliquée, et je l'aime bien, donc je pense terminer ce devoir en une vingtaine de minutes. Quinze si les questions se basent sur le manuel. Que je n'ai pas pris la peine d'emporter, tout étant stocké dans ma mémoire.
Une voix arrête ma plume. Je relève la tête. Ce mot n'est jamais balancé ainsi, souvent, c'est que celui qui l'a prononcé veut parler de quelque chose qui l'interroge, qui le met mal à l'aise. Je plante mes yeux dans ceux du garçon en face de moi. Tiens, le garçon d'il y a quelques jours. À qui j'ai failli casser le bras. Sur le coup, j'ai été attristée de m'être mise quelqu'un de plus à dos, mais après courte réflexion, je m'en fiche pas mal de l'avoir paniqué. Et puis d'abord, qu'est-ce qu'il voulait dire en lâchant ce "bizarre" ? En plus, il l'a dit à voix basse, comme s'il avait finalement peur de ce qu'il venait de dire. C'est trop. Je lâche d'une voix froide :
— C'est quoi qui est bizarre ? Allez, éclaire-moi, je suis curieuse.
Je l'encourage d'un sourire sans joie, mais le défiant tout de même du regard.
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J'espère que Elena ne lui fracassera pas le crâne
J'espère que Elena ne lui fracassera pas le crâne
Le retour de la Harpie
S’il y avait bien une chose à laquelle il ne s’attendait pas, c’était bien à ce qu’elle lui adresse la parole ! Gabriel se redressa d’un coup, comme si sa maman venait de l’appeler depuis l’autre bout de la maison avec cette voix-là, celle qui veut dire qu’elle vient de se rendre compte d’une bêtise qu’il avait faite. Mais là ce n’était pas sa maman qui parlait, c’était la Harpie de Poufsouffle, celle qui sautait sur les gens avant de leur casser le bras et qui rendait les petites loutres orphelines. Les yeux ronds, sa respiration retenue, il tourna la tête vers sa camarade. Elle voulait savoir ce qui était bizarre ? Elle l’avait entendu ? En même temps Gabriel n’était pas particulièrement connu pour sa discrétion mais quand même !
-Ce qui est bizarre, euh mon devoir de méta, c’est, fou la méta…
Il esquissa un sourire que n’importe qui aurait pu qualifier de faux avant de prendre son manuel et de le coller sous son nez. Gabriel jeta un dernier regard vers sa camarade avant de lire les quelques lignes qui étaient sur le manuel, bien trop proche de ses yeux pour qu’il ne puisse réellement lire tout ce qu’il y avait sur la page. Engrais magique… Mais en plus c’était son manuel de potions ! Mais oui quel débile !
Il laissa lourdement son manuel retomber devant lui, en espérant que sa camarade de promotion, qui, par conséquent, avait exactement les mêmes livres que lui, n’avait pas vu la couverture du livre avec un joli chaudron dessiné dessus. Gabriel soupira, ce qu’il pouvait être bête parfois… Il risqua un regard vers Elena, un regard long et lent qui remontait doucement le long du buste de sa camarade avant de trouver son visage, puis… ses yeux.
Elle regardait toujours dans sa direction ! Le regard du Poufsouffle retomba bien plus vite vers son manuel de potions. Autant tenter de travailler non ? Au du moins faire semblant parce que là, toute sa concentration venait d’être aspiré par une harpie visiblement en grande forme, d’une humeur fracassante ! Il n’avait vraiment pas envie qu’elle lui arrache le bras.
Gabriel Yates -Première année - PR - Corsaire des mers
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Membre de la secte du Calamar
-Ce qui est bizarre, euh mon devoir de méta, c’est, fou la méta…
Il esquissa un sourire que n’importe qui aurait pu qualifier de faux avant de prendre son manuel et de le coller sous son nez. Gabriel jeta un dernier regard vers sa camarade avant de lire les quelques lignes qui étaient sur le manuel, bien trop proche de ses yeux pour qu’il ne puisse réellement lire tout ce qu’il y avait sur la page. Engrais magique… Mais en plus c’était son manuel de potions ! Mais oui quel débile !
Il laissa lourdement son manuel retomber devant lui, en espérant que sa camarade de promotion, qui, par conséquent, avait exactement les mêmes livres que lui, n’avait pas vu la couverture du livre avec un joli chaudron dessiné dessus. Gabriel soupira, ce qu’il pouvait être bête parfois… Il risqua un regard vers Elena, un regard long et lent qui remontait doucement le long du buste de sa camarade avant de trouver son visage, puis… ses yeux.
Elle regardait toujours dans sa direction ! Le regard du Poufsouffle retomba bien plus vite vers son manuel de potions. Autant tenter de travailler non ? Au du moins faire semblant parce que là, toute sa concentration venait d’être aspiré par une harpie visiblement en grande forme, d’une humeur fracassante ! Il n’avait vraiment pas envie qu’elle lui arrache le bras.
Gabriel Yates -Première année - PR - Corsaire des mers
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Le retour de la Harpie
Le Poufsouffle en face de moi roule des yeux tellement terrifiés que je pourrai en rire. D'ailleurs je pense que ça lui fera encore plus peur. Ou alors non, il va me prendre pour une folle. Non, le pire c'est quand il baragouine un truc à propos de la métamorphose. Mais... N'importe quoi. C'est totalement logique la métamorphose, il n'y a rien de plus logique ! C'est la partie de la magie qui est la plus intéressante, la plus complexe ! Et puis il colle son nez à son manuel de... Potions. Quel imbécile. Quel bouffon. Quel Poufsouffle. Il m'irrite comme ce n'est pas permit. Puis son regard remonte jusqu'à mes yeux. Et retombe sur son manuel. Quel... Zut, j'ai plus de mot pour définir ce clown. Je siffle entre mes dents d'agacement.
— T'as mal choisi ton jour pour me provoquer le blaireau. Je suis pas d'humeur.
Je pose ma plume. Il ne me fera pas perdre mon temps pendant longtemps. Je vais lui apprendre qui est-ce qu'il doit respecter. Je croise les mains sous mon menton, geste réflexe quand j'observe quelqu'un attentivement. J'articule lentement, pour laisser le temps à l'autre de mesurer le danger dans ma voix.
— Maintenant, réponds. Qu'est-ce qui est bizarre ?
Je n'ai même pas besoin de me forcer pour faire un regard noir. Je commence à croire que je vais rapidement m'habituer à cette nouvelle personnalité.
— T'as mal choisi ton jour pour me provoquer le blaireau. Je suis pas d'humeur.
Je pose ma plume. Il ne me fera pas perdre mon temps pendant longtemps. Je vais lui apprendre qui est-ce qu'il doit respecter. Je croise les mains sous mon menton, geste réflexe quand j'observe quelqu'un attentivement. J'articule lentement, pour laisser le temps à l'autre de mesurer le danger dans ma voix.
— Maintenant, réponds. Qu'est-ce qui est bizarre ?
Je n'ai même pas besoin de me forcer pour faire un regard noir. Je commence à croire que je vais rapidement m'habituer à cette nouvelle personnalité.
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Le retour de la Harpie
Oula… Elle n’avait vraiment pas l’air contente. Il n’avait même pas besoin de lever les yeux vers elle. L’ambiance dans la salle d’étude était devenue un peu plus lourde sur les épaules du petit garçon qui n’osait presque plus relever la tête. Penché sur son parchemin, il recopiait bêtement l’énoncé de son cours. Alors quand la voix de l’autre Poufsouffle s’éleva à nouveau dans la salle Gabriel se figea. Il prit quelques temps pour respirer avant de relever la tête et que ses yeux ne trouvent ceux de sa camarade de maison. Elle n’était pas rassurante mais quand même il ne fallait pas qu’elle se prenne pour sa maman non plus. Après tout il ne lui avait même pas parlé à elle directement, il avait prononcé ce mot pour lui-même en réponse à une réflexion interne qui certes la concernait, mais ça, elle n’avait pas à le savoir. Cette fille était donc très curieuse pour quelqu’un qui jouait aux gros durs. Le petit garçon posa sa plume à côté de son parchemin avant de se redresser. Après tout, même s’il craignait un peu qu’elle lui saute dessus pour lui casser le bras, elle ne pouvait rien faire en salle d’études avec d’autres gens autour.
-Pourquoi ça t’intéresse tant que ça ?
Il arqua un sourcil, toujours un peu fébrile mais doucement il rentrait dans un jeu. Un jeu ou elle voulait savoir ce qu’il pensait et donc lui avait toutes les cartes en main. Son cœur battait toujours un peu vite, mais l’assurance d’un enfant avait l’avantage de l’inconscience. Elle était curieuse, elle ne pouvait pas user de la force, il était donc en position de force. Et puis… ça restait une fille de son âge, il n’allait pas se dégonfler face à elle.
-Que je parle de mon camarade de dortoir, de son chat, de la prof de potions où du dernier balais-magasine tu t’en fou non ?
Il haussa les épaules avant de regarder autour de lui. Visiblement ils avaient attiré quelques regards et ça, ce n’était pas une bonne chose. Il n’avait pas envie de se faire punir en salle d’études pour avoir dérangé ses camarades. Il avait déjà assez l’occasion de se prendre des punitions comme ça.
-Maintenant parles moins fort s’il te plait, il y en a qui veulent travailler.
Il récupéra sa plume, juste pour un effet un peu plus dramatique. C’était un jeu, un jeu d’acteur, un jeu de pensées, un jeu dans lequel Gabriel s’amusait beaucoup. En fait le comportement d’Elena lui faisait un peu penser à celui d’Alaric et une fois cette pensée en tête, elle perdait clairement en crédibilité la Harpie.
Gabriel Yates -Première année - PR - Corsaire des mers
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-Pourquoi ça t’intéresse tant que ça ?
Il arqua un sourcil, toujours un peu fébrile mais doucement il rentrait dans un jeu. Un jeu ou elle voulait savoir ce qu’il pensait et donc lui avait toutes les cartes en main. Son cœur battait toujours un peu vite, mais l’assurance d’un enfant avait l’avantage de l’inconscience. Elle était curieuse, elle ne pouvait pas user de la force, il était donc en position de force. Et puis… ça restait une fille de son âge, il n’allait pas se dégonfler face à elle.
-Que je parle de mon camarade de dortoir, de son chat, de la prof de potions où du dernier balais-magasine tu t’en fou non ?
Il haussa les épaules avant de regarder autour de lui. Visiblement ils avaient attiré quelques regards et ça, ce n’était pas une bonne chose. Il n’avait pas envie de se faire punir en salle d’études pour avoir dérangé ses camarades. Il avait déjà assez l’occasion de se prendre des punitions comme ça.
-Maintenant parles moins fort s’il te plait, il y en a qui veulent travailler.
Il récupéra sa plume, juste pour un effet un peu plus dramatique. C’était un jeu, un jeu d’acteur, un jeu de pensées, un jeu dans lequel Gabriel s’amusait beaucoup. En fait le comportement d’Elena lui faisait un peu penser à celui d’Alaric et une fois cette pensée en tête, elle perdait clairement en crédibilité la Harpie.
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Le retour de la Harpie
Je souris. Gabriel semble reprendre du poil de la bête. Il se défend plutôt bien, et je pense même que j’apprécierai sa répartie si je ne devais pas contrer ses attaques. Il a été intelligent, je dois l'être à mon tour. Je dois retourner ce qu'il a fait contre lui, c'est le moyen qui me donnera l'avantage le plus vite.
Je laisse à mon camarade le temps de reprendre sa plume. Si ça lui fait plaisir après tout de surjouer une supériorité qu'il s'est inventée, grand bien lui fasse ! Il pense qu'il domine la situation, mais je ne le laisserai pas penser qu'il peut être plus fort que moi. Ma fierté chuchote au creux de mon oreille, m'invite à m'enfoncer encore plus loin dans ma colère. Ça y est, mon envie de vengeance grandit, gonfle. Je sens l'éclat du feu de la rage me dominer, inondant mon corps et mes pensées.
Je ne fais d'abord pas de bruit, comme si je me pliais à ce qu'il exige. Qui est-il d'abord pour exiger ? Je saisis ma baguette habilement, qui dépasse de ma sacoche, et la remue doucement en prononçant, sans me cacher :
— Wingardium Leviosa.
Le sortilège soulève l'encrier du garçon. Je lui souris d'un air satisfait. Je laisse l'encrier dans les airs, au-dessus de lui, bien trop haut pour qu'il puisse l'atteindre. Je sens la magie me relier à ma baguette, décuplant mon désir de le mettre à mal. Je pose ma joue contre mon poing d'une attitude nonchalante, et demande une nouvelle fois :
— Qu'est-ce qui est bizarre ?
J'ajoute après un haussement d'épaule, l'air intéressé :
— Si c'est juste le dernier balai-magazine, tu ne devrai pas avoir trop de mal à me le dire, n'est-ce pas ?
J'ajoute, mentalement : mais c'est forcément autre chose ; c'est pour ça qu'il a chuchoté, qu'il a riposté. Je plisse les yeux, l'air menaçant. Je l'encourage d'un mouvement du menton vers lui. Je me sens puissante, et ça me procure un tel sentiment d'exaltation, d'euphorie !
Je laisse à mon camarade le temps de reprendre sa plume. Si ça lui fait plaisir après tout de surjouer une supériorité qu'il s'est inventée, grand bien lui fasse ! Il pense qu'il domine la situation, mais je ne le laisserai pas penser qu'il peut être plus fort que moi. Ma fierté chuchote au creux de mon oreille, m'invite à m'enfoncer encore plus loin dans ma colère. Ça y est, mon envie de vengeance grandit, gonfle. Je sens l'éclat du feu de la rage me dominer, inondant mon corps et mes pensées.
Je ne fais d'abord pas de bruit, comme si je me pliais à ce qu'il exige. Qui est-il d'abord pour exiger ? Je saisis ma baguette habilement, qui dépasse de ma sacoche, et la remue doucement en prononçant, sans me cacher :
— Wingardium Leviosa.
Le sortilège soulève l'encrier du garçon. Je lui souris d'un air satisfait. Je laisse l'encrier dans les airs, au-dessus de lui, bien trop haut pour qu'il puisse l'atteindre. Je sens la magie me relier à ma baguette, décuplant mon désir de le mettre à mal. Je pose ma joue contre mon poing d'une attitude nonchalante, et demande une nouvelle fois :
— Qu'est-ce qui est bizarre ?
J'ajoute après un haussement d'épaule, l'air intéressé :
— Si c'est juste le dernier balai-magazine, tu ne devrai pas avoir trop de mal à me le dire, n'est-ce pas ?
J'ajoute, mentalement : mais c'est forcément autre chose ; c'est pour ça qu'il a chuchoté, qu'il a riposté. Je plisse les yeux, l'air menaçant. Je l'encourage d'un mouvement du menton vers lui. Je me sens puissante, et ça me procure un tel sentiment d'exaltation, d'euphorie !
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Le retour de la Harpie
Alors qu’il plongeait son nez dans ses notes, il s’étonna du soudain calme revenu. Elle ne répliquait pas ? Elle ne soufflait pas bruyamment pour exprimer son mécontentement et surtout, elle ne se jetait pas sur lui pour le plaquer au sol comme ce soir-là en salle commune ? Eh ben, il ne s’attendait pas à avoir autant d’autorité. Un fin sourire étira ses lèvres, fier de lui et il reprit la rédaction de son devoir de potions. Appliqué, il répondait aux questions posées, sa plume allant de l’encrier à sa feuille. Mais quand il voulu récupérer à nouveau de l’encre, sa plume ne trouva pas le verre de l’encrier. Sans lever la tête Gabriel agitait sa plume dans le vide pour trouver le flacon d’encre habituellement si facile à trouver.
Il releva la tête, sourcils froncés pour regarder où était cet encrier, mais sa tête changea subitement d’expression. Il passa de la concentration à la surprise alors que son encrier s’élevait dans le ciel. Un peu hébété, il l’observa stationner à quelques mètres du sol. Puis la voix d’Elena qui lui permit de comprendre immédiatement ce qu’il se passait. Son regard redescendit vers elle. Son attitude nonchalante et son petit sourire victorieux.
-Arrête ! Fait redescendre mon encrier avant de faire une bêtise.
Il avait chuchoté, du moins pour le principe parce que presque tout le monde aurait pu entendre ce chuchotement. Si elle le renversait il allait très certainement être puni et sa maman allait l’apprendre et elle le punirait certainement encore plus. Il n’avait pas besoin de ça, même si jusqu’à maintenant en termes de bêtises il était plutôt chanceux. Mais à trop provoquer la chance, ça risquait de lui retomber dessus !
-C’est le fait que tu sois à Poufsouffle qui est bizarre.
Ce n’était pas un secret en soi, c’était réellement ce qu’il pensait et il était certain de ne pas être le seul. Elena n’était pas tolérante, ni gentille, elle n’avait pas l’air très dévouée aux autres ou même tant que ça aimer la nature et les bonnes choses de la vie. Bref, elle ne correspondait pas vraiment au Poufsouffle de base quoi.
-Maintenant fait redescendre mon encrier !
Il tendit le bras vers le ciel pour le réceptionner dès qu’il serait à sa portée. Il espérait au fond que sa camarade de promotion n’était pas trop susceptible. Mais ce n’était pas une insulte, c’était une constatation. Constat qui d’ailleurs n’engageait que lui et personne d’autre. Si elle n’était pas contente c’était à elle de revoir l’image qu’elle renvoyait c’est tout. Tout ce qu’il espérait c’était qu’elle ne ferait pas tomber cet encrier sur sa tête, ce serait un peu trop gênant et il risquerait de se faire disputer. Sans façon non !
Gabriel Yates -Première année - PR - Corsaire des mers
Couleur: #d95030
Membre de la secte du Calamar
Il releva la tête, sourcils froncés pour regarder où était cet encrier, mais sa tête changea subitement d’expression. Il passa de la concentration à la surprise alors que son encrier s’élevait dans le ciel. Un peu hébété, il l’observa stationner à quelques mètres du sol. Puis la voix d’Elena qui lui permit de comprendre immédiatement ce qu’il se passait. Son regard redescendit vers elle. Son attitude nonchalante et son petit sourire victorieux.
-Arrête ! Fait redescendre mon encrier avant de faire une bêtise.
Il avait chuchoté, du moins pour le principe parce que presque tout le monde aurait pu entendre ce chuchotement. Si elle le renversait il allait très certainement être puni et sa maman allait l’apprendre et elle le punirait certainement encore plus. Il n’avait pas besoin de ça, même si jusqu’à maintenant en termes de bêtises il était plutôt chanceux. Mais à trop provoquer la chance, ça risquait de lui retomber dessus !
-C’est le fait que tu sois à Poufsouffle qui est bizarre.
Ce n’était pas un secret en soi, c’était réellement ce qu’il pensait et il était certain de ne pas être le seul. Elena n’était pas tolérante, ni gentille, elle n’avait pas l’air très dévouée aux autres ou même tant que ça aimer la nature et les bonnes choses de la vie. Bref, elle ne correspondait pas vraiment au Poufsouffle de base quoi.
-Maintenant fait redescendre mon encrier !
Il tendit le bras vers le ciel pour le réceptionner dès qu’il serait à sa portée. Il espérait au fond que sa camarade de promotion n’était pas trop susceptible. Mais ce n’était pas une insulte, c’était une constatation. Constat qui d’ailleurs n’engageait que lui et personne d’autre. Si elle n’était pas contente c’était à elle de revoir l’image qu’elle renvoyait c’est tout. Tout ce qu’il espérait c’était qu’elle ne ferait pas tomber cet encrier sur sa tête, ce serait un peu trop gênant et il risquerait de se faire disputer. Sans façon non !
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