Veni, vidi, whisky
{ ellipse temporelle }
[après le concert, pendant les dédicaces]
léger tw : état d'ébriété (valable tout au long du RP)
Pourquoi ce putain d'verre s'éloigne de moi depuis tout à l'heure ? Frustrée, je me concentre intensément et tend un bras hésitant vers le fuyard. Il m'échappe encore, c'est fou ça. Je soupire bruyamment et m'affale d'un coup sur la table, agacée. L'est où Aldou ? Cette question flotte une seconde dans mon esprit embrumé puis se perd dans les relents d'alcool et de nicotine. J'ai mal au crâne. La musique noie toutes idées concrètes, la lumière aveuglante me brûle la rétine et la pièce danse autour de moi. Wuuu...! Je glousse, me redresse maladroitement et gémis quand le simple mouvement me donne l'impression de tomber. Ma tête dodeline, je marmonne quelques injures à l'intention du verre puis, dans un regain d'énergie, je me lève brutalement.
« Wouuuuh ça touuurne », je m’esclaffe en tournoyant sur place. Des tâches floues se meuvent bizarrement autour de moi, les lumières clignotent en rythme avec la basse qui bat le rythme des battements de mon coeur. Ah, je sais ce que je devrais faire, je devrais aller en boite. En boite moldue, celles où la musique est si forte que la salle gronde, que mes os s'entrechoquent et que je ne m'entends même pas penser. Vlan ! Ma hanche heurte un coin de table avec force, je proteste d'une voix plaintive et laisse échapper un juron quand je me cogne de nouveau à peine une seconde plus tard. Désorientée, je peine à retrouver mon équilibre. Le choc m'aide à dessouler un peu — juste un peu —, j'essaye de me reprendre aussitôt. Ouah. J’ai forcé sur la boisson ce soir, va falloir assumer ça demain. Demain je taffe en plus, ça craint. Pis je vais faire comment pour rentrer ? Perturbée, je frotte ma hanche encore douloureuse et cligne des yeux avec force, désireuse de faire disparaitre le voile qui floute ma vision. Et Winnie elle est passée où ? Je fais un trois-cent-soixante, oscille un peu puis soupire. Pas de Winnie en vue. 'tain j’ai été abandonnée comme un veracrasse. La comparaison m’arrache un rire qui me vrille le crâne.
« Carefuuul now..little heaaart..., je chantonne, l'air hagard. Sorry noot sorry..baby..criminaaal.. little heaarrt ! » Les paroles se mélangent dans ma tête et j'ai l'impression d'avoir du carton à la place de la langue. « You fell in looove with a criminalll... » Je reprends ma respiration trop vite, tousse un bon coup et halète quelque secondes, les yeux grand ouverts. Par réflexe, je cherche à tâtons un verre pour me désaltérer et apaiser la douleur de ma gorge, mais le liquide que je déverse dans ma bouche cul sec n'a rien d'un bon verre d'eau fraiche.
A l'inverse, l'alcool fort — que j'identifie comme étant du whisky — me brûle les papilles et m'étourdit encore plus. « Wooouu ça arrache », je marmonne entre deux quintes de toux, un sourire idiot collé sur le visage. Je passe une main dans mes cheveux, cherche vainement à faire quelques pas, titube un bref instant et m'écroule sur place, vaincue par le vertige et l'euphorie qui me gagne progressivement. Eh ben..c'est pas gagné ma vieille.
Avachie en tas par terre, l'esprit cotonneux, je considère sérieusement l'option de rester dormir ici avant de me rappeler que Hangoover n'aurait aucun scrupule à me jeter dehors. « Pas cool. »
Bon c'est pas tout, mais va falloir finir par se lever. Allez, un pied après l'autre. Nan Miya, faut se mettre debout avant ça. Ah oui, bien vu. Déterminée à me hisser sur mes jambes, j'appuie mes paumes sur le sol, prends une profonde inspiration et... « Oh hiiiisse ! » Tiens ? Pourquoi j'ai pas bougé ? Faut pousser, Miya, sinon ça marche pas. Ouais, c'est vrai. Dommage que mes muscles refusent de coopérer, mais on pourra pas dire que j'ai pas essayé. Ah. Mais ? Je n'ai pas essayé en fait. Un son à mi-chemin entre le jappement et un cri étouffé résonne désagréablement dans mes oreilles. Je me retourne vivement, cogne ma tête contre quelque chose en bois. Mille et une étoiles dansent devant mes yeux. « Aïeeeuhh, c'est quoi c'délire ? je siffle, sonnée, en bondissant sur mes pieds. Bon, finis d'rigoler, le prochain qui me tape tâtera de mes poings. » La menace aurait sans doute été plus efficace si j'arrivais à marcher droit.
Epuisée par tous ces efforts, je me traine péniblement sur quelques mètres avant d'être stoppée net dans mon élan quand je percute une masse qui m'a tout l'air d'être humaine. Outch !
_____________
NB : le dialogue en italique est prononcé en japonais
@Megan Arrington, c’est parti
[après le concert, pendant les dédicaces]
léger tw : état d'ébriété (valable tout au long du RP)
Pourquoi ce putain d'verre s'éloigne de moi depuis tout à l'heure ? Frustrée, je me concentre intensément et tend un bras hésitant vers le fuyard. Il m'échappe encore, c'est fou ça. Je soupire bruyamment et m'affale d'un coup sur la table, agacée. L'est où Aldou ? Cette question flotte une seconde dans mon esprit embrumé puis se perd dans les relents d'alcool et de nicotine. J'ai mal au crâne. La musique noie toutes idées concrètes, la lumière aveuglante me brûle la rétine et la pièce danse autour de moi. Wuuu...! Je glousse, me redresse maladroitement et gémis quand le simple mouvement me donne l'impression de tomber. Ma tête dodeline, je marmonne quelques injures à l'intention du verre puis, dans un regain d'énergie, je me lève brutalement.
« Wouuuuh ça touuurne », je m’esclaffe en tournoyant sur place. Des tâches floues se meuvent bizarrement autour de moi, les lumières clignotent en rythme avec la basse qui bat le rythme des battements de mon coeur. Ah, je sais ce que je devrais faire, je devrais aller en boite. En boite moldue, celles où la musique est si forte que la salle gronde, que mes os s'entrechoquent et que je ne m'entends même pas penser. Vlan ! Ma hanche heurte un coin de table avec force, je proteste d'une voix plaintive et laisse échapper un juron quand je me cogne de nouveau à peine une seconde plus tard. Désorientée, je peine à retrouver mon équilibre. Le choc m'aide à dessouler un peu — juste un peu —, j'essaye de me reprendre aussitôt. Ouah. J’ai forcé sur la boisson ce soir, va falloir assumer ça demain. Demain je taffe en plus, ça craint. Pis je vais faire comment pour rentrer ? Perturbée, je frotte ma hanche encore douloureuse et cligne des yeux avec force, désireuse de faire disparaitre le voile qui floute ma vision. Et Winnie elle est passée où ? Je fais un trois-cent-soixante, oscille un peu puis soupire. Pas de Winnie en vue. 'tain j’ai été abandonnée comme un veracrasse. La comparaison m’arrache un rire qui me vrille le crâne.
« Carefuuul now..little heaaart..., je chantonne, l'air hagard. Sorry noot sorry..baby..criminaaal.. little heaarrt ! » Les paroles se mélangent dans ma tête et j'ai l'impression d'avoir du carton à la place de la langue. « You fell in looove with a criminalll... » Je reprends ma respiration trop vite, tousse un bon coup et halète quelque secondes, les yeux grand ouverts. Par réflexe, je cherche à tâtons un verre pour me désaltérer et apaiser la douleur de ma gorge, mais le liquide que je déverse dans ma bouche cul sec n'a rien d'un bon verre d'eau fraiche.
A l'inverse, l'alcool fort — que j'identifie comme étant du whisky — me brûle les papilles et m'étourdit encore plus. « Wooouu ça arrache », je marmonne entre deux quintes de toux, un sourire idiot collé sur le visage. Je passe une main dans mes cheveux, cherche vainement à faire quelques pas, titube un bref instant et m'écroule sur place, vaincue par le vertige et l'euphorie qui me gagne progressivement. Eh ben..c'est pas gagné ma vieille.
Avachie en tas par terre, l'esprit cotonneux, je considère sérieusement l'option de rester dormir ici avant de me rappeler que Hangoover n'aurait aucun scrupule à me jeter dehors. « Pas cool. »
Bon c'est pas tout, mais va falloir finir par se lever. Allez, un pied après l'autre. Nan Miya, faut se mettre debout avant ça. Ah oui, bien vu. Déterminée à me hisser sur mes jambes, j'appuie mes paumes sur le sol, prends une profonde inspiration et... « Oh hiiiisse ! » Tiens ? Pourquoi j'ai pas bougé ? Faut pousser, Miya, sinon ça marche pas. Ouais, c'est vrai. Dommage que mes muscles refusent de coopérer, mais on pourra pas dire que j'ai pas essayé. Ah. Mais ? Je n'ai pas essayé en fait. Un son à mi-chemin entre le jappement et un cri étouffé résonne désagréablement dans mes oreilles. Je me retourne vivement, cogne ma tête contre quelque chose en bois. Mille et une étoiles dansent devant mes yeux. « Aïeeeuhh, c'est quoi c'délire ? je siffle, sonnée, en bondissant sur mes pieds. Bon, finis d'rigoler, le prochain qui me tape tâtera de mes poings. » La menace aurait sans doute été plus efficace si j'arrivais à marcher droit.
Epuisée par tous ces efforts, je me traine péniblement sur quelques mètres avant d'être stoppée net dans mon élan quand je percute une masse qui m'a tout l'air d'être humaine. Outch !
_____________
NB : le dialogue en italique est prononcé en japonais
@Megan Arrington, c’est parti
#193b02 — Miya le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
Veni, vidi, whisky
Le concert a été chouette ! Revenant trouver une table pour prendre un dernier verre — sans alcool, celui-ci — je me dis que j’ai vraiment bien fait de rester, au final. Le début a été bien long pourtant, et je me souviens avoir hésité à rentrer plusieurs fois ; mais la suite a été de mieux en mieux, à croiser des personnes de Poudlard ou de l’hôpital, que je connaissais déjà bien ou non. Et puis le concert, ensuite !
Le sourire aux lèvres et encore essoufflée par ma danse lors de celui-ci, j’attrape finalement le verre qui revient vers moi… Avant de manquer de le lâcher lorsque je me retrouve soudainement bousculée. Qu’est-ce que… ?
Plus surprise qu’indignée par le choc — nous sommes dans un pub après tout, ce n’est pas comme si ça n’arrivait jamais — je me tourne à moitié pour voir si l’autre personne va bien, avant de rapidement décider de lui faire face complètement. Le visage de la femme ne me dit rien, mais rien qu’à première vue, j’ai l’impression qu’elle est… Bien imbibée ?
« Ça va ? » demandé-je, un peu par défaut. Mon verre, quant à lui, n’a perdu qu’une petite partie de son contenu dans l’accrochage, mais je préfère le poser sur le support le plus proche. « Tu t’es pas fait mal ? »
Par contre, il y a un autre point que je ne remarque pas encore de manière complètement consciente, mais qui contribue à garder mon attention sur la femme : j’ai l’impression qu’il n’y a personne avec elle.
Auxiliaire de soins en formation (N. St-Mangouste) - 19 ans - #783F04
Poufsouffle - Promotion 2043-2050
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
Le sourire aux lèvres et encore essoufflée par ma danse lors de celui-ci, j’attrape finalement le verre qui revient vers moi… Avant de manquer de le lâcher lorsque je me retrouve soudainement bousculée. Qu’est-ce que… ?
Plus surprise qu’indignée par le choc — nous sommes dans un pub après tout, ce n’est pas comme si ça n’arrivait jamais — je me tourne à moitié pour voir si l’autre personne va bien, avant de rapidement décider de lui faire face complètement. Le visage de la femme ne me dit rien, mais rien qu’à première vue, j’ai l’impression qu’elle est… Bien imbibée ?
« Ça va ? » demandé-je, un peu par défaut. Mon verre, quant à lui, n’a perdu qu’une petite partie de son contenu dans l’accrochage, mais je préfère le poser sur le support le plus proche. « Tu t’es pas fait mal ? »
Par contre, il y a un autre point que je ne remarque pas encore de manière complètement consciente, mais qui contribue à garder mon attention sur la femme : j’ai l’impression qu’il n’y a personne avec elle.
Auxiliaire de soins en formation (N. St-Mangouste) - 19 ans - #783F04
Poufsouffle - Promotion 2043-2050
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
Veni, vidi, whisky
Ouuuiille... Pourquoi y'a des humains et des tables partout sur mon chemin ce soir ? Crâne douloureux, je bataille quelques secondes pour retrouver mon équilibre. Oula oula, pourquoi est-ce que tout tangue fort comme ça d'un coup ? Un bête ricanement m'échappe. Le son, bizarrement, est plutôt drôle. Je suis hilarante en fait, le summum du comique. Cette pensée me fait rire, et quand je me rappelle que je suis drôle je commence à rire de plus belle... Et rebelote. C'est fou ça, est-ce que j'ai déjà été aussi marrante moi ? Je ris, encore, et encore.
Puis je me souviens que quelqu'un est là, et je suis soudain mortifiée. Alors je me reprends, je rassemble tous les morceaux et tente de les ordonner dans le bon ordre — minute on dit le bon ordre ou le bon sens ? Et pourquoi est-ce que je dirais pas les deux d'ailleurs ? Parce que l'ordre c'est si je les mets bien les uns à la suite des autres, mais une fois que ça c'est fait je dois aussi les mettre dans le bon sens. Extrêmement concentrée, très prise par cette réflexion de la plus haute importance, je plisse les yeux. C'est ça qui va pas, les gens sont jamais assez précis. Ils vont te mettre les morceaux dans le bon ordre mais pas dans le bon sens, et quand ils pigent comment orienter le truc ils inversent tout le reste. Mal au crâne. Pourquoi je me fatigue à penser ? J'ai au moins un milliard d'autres choses à faire. Genre, me remettre debout. Ouais ça serait bien de me remettre debout, parce que là c'est le chaos. T'abuses Miya. Grave, faut faire un effort ma vieille. Je gonfle les joues, prête pour l'effort, et lève les bras pour m'appuyer sur la table... Qui a changé de place entre temps, quelle lâche ! Elle s'est enfuie !
Très frustrée, je fais un pas en avant, bien décidée à partir à la recherche de ma table. J'peux pas me lever sans ma table. Franchement, tout le monde devrait savoir ça en plus. Comme cette inconnue, là, je crois qu'elle sait pas encore que j'ai besoin de ma table. Faut lui dire Miya.
« Excuse-moi, t'as pas vu ma table ? je l'interroge, suspicieuse. Elle est euh... carrée ? 'fin elle est en bois quoi, comme toutes les tables... Mais ma table à moi elle a quatre pieds, t'as vu ? » Je fais des grands gestes pour essayer de tout bien expliquer à quoi ressemble ma chaise. Nan Miya, pas ta chaise, ta table. Ah ouais. Je peux compter sur personne ici. Fortement agacée, je me fais lentement glisser par terre et ferme les yeux, j'essaye de me concentrer.
Je m'appelle Miya. J'ai trente-sept ans. Je bosse chez Sisyphe. Là, c'est dans le Pitiponk. Et je suis bourrée comme coing. Alden m'accompagnait, de même que Finn et Winnie. Et euh... Une douleur désagréable pulse contre mes tempes et j'ai l'impression que mon cerveau va me sortir par les narines. Allez allez, on s'concentre, je m'ordonne malgré ma tête qui ne s'arrête pas de me faire mal. Tout à l'heure j'ai fumé dans les chiottes. Et Eowyn était avec moi, ouais ça je m'en souviens. Etourdie, je presse mes paumes contre mes paupières. Des petites tâches noires puis blanches dansent devant mes yeux, mais malheureusement ça ne m'avance pas à grand chose. Il faut que je boive. Je suis à la recherche d'une table carrée en bois. Nan tu déconnes. Ah ouais, ouais je déconne de ouf. Un gloussement sort de ma gorge, je libère mes yeux de mes paumes — de toute façon être aveuglée n'allait pas m'apporter de solution miracle ou truc du genre.
« Nan, j'ai pas mal », je croasse tant bien que mal. Je crois qu'elle m'a posé la question. Parce que c'est la fille debout à côté de moi qui me regarde, l'air de s'inquiéter un peu pour ma santé.
_______
662 mots.
Puis je me souviens que quelqu'un est là, et je suis soudain mortifiée. Alors je me reprends, je rassemble tous les morceaux et tente de les ordonner dans le bon ordre — minute on dit le bon ordre ou le bon sens ? Et pourquoi est-ce que je dirais pas les deux d'ailleurs ? Parce que l'ordre c'est si je les mets bien les uns à la suite des autres, mais une fois que ça c'est fait je dois aussi les mettre dans le bon sens. Extrêmement concentrée, très prise par cette réflexion de la plus haute importance, je plisse les yeux. C'est ça qui va pas, les gens sont jamais assez précis. Ils vont te mettre les morceaux dans le bon ordre mais pas dans le bon sens, et quand ils pigent comment orienter le truc ils inversent tout le reste. Mal au crâne. Pourquoi je me fatigue à penser ? J'ai au moins un milliard d'autres choses à faire. Genre, me remettre debout. Ouais ça serait bien de me remettre debout, parce que là c'est le chaos. T'abuses Miya. Grave, faut faire un effort ma vieille. Je gonfle les joues, prête pour l'effort, et lève les bras pour m'appuyer sur la table... Qui a changé de place entre temps, quelle lâche ! Elle s'est enfuie !
Très frustrée, je fais un pas en avant, bien décidée à partir à la recherche de ma table. J'peux pas me lever sans ma table. Franchement, tout le monde devrait savoir ça en plus. Comme cette inconnue, là, je crois qu'elle sait pas encore que j'ai besoin de ma table. Faut lui dire Miya.
« Excuse-moi, t'as pas vu ma table ? je l'interroge, suspicieuse. Elle est euh... carrée ? 'fin elle est en bois quoi, comme toutes les tables... Mais ma table à moi elle a quatre pieds, t'as vu ? » Je fais des grands gestes pour essayer de tout bien expliquer à quoi ressemble ma chaise. Nan Miya, pas ta chaise, ta table. Ah ouais. Je peux compter sur personne ici. Fortement agacée, je me fais lentement glisser par terre et ferme les yeux, j'essaye de me concentrer.
Je m'appelle Miya. J'ai trente-sept ans. Je bosse chez Sisyphe. Là, c'est dans le Pitiponk. Et je suis bourrée comme coing. Alden m'accompagnait, de même que Finn et Winnie. Et euh... Une douleur désagréable pulse contre mes tempes et j'ai l'impression que mon cerveau va me sortir par les narines. Allez allez, on s'concentre, je m'ordonne malgré ma tête qui ne s'arrête pas de me faire mal. Tout à l'heure j'ai fumé dans les chiottes. Et Eowyn était avec moi, ouais ça je m'en souviens. Etourdie, je presse mes paumes contre mes paupières. Des petites tâches noires puis blanches dansent devant mes yeux, mais malheureusement ça ne m'avance pas à grand chose. Il faut que je boive. Je suis à la recherche d'une table carrée en bois. Nan tu déconnes. Ah ouais, ouais je déconne de ouf. Un gloussement sort de ma gorge, je libère mes yeux de mes paumes — de toute façon être aveuglée n'allait pas m'apporter de solution miracle ou truc du genre.
« Nan, j'ai pas mal », je croasse tant bien que mal. Je crois qu'elle m'a posé la question. Parce que c'est la fille debout à côté de moi qui me regarde, l'air de s'inquiéter un peu pour ma santé.
_______
662 mots.
#193b02 — Miya le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
Veni, vidi, whisky
Une sorte de... Rire ? Oui, ça a commencé de manière un peu étrange mais c'est bien un rire qui sort de la bouche de mon interlocutrice. Au moins, elle n'a pas l'air de s'être fait trop mal en me heurtant, même si son hilarité ne me rassure qu'à moitié. Cependant, le demi-sourire perplexe qui s'était formé sur mes lèvres retombe bien vite alors que la femme devient soudain très sérieuse, plissant même les yeux. Quelque chose ne va pas ?
Assez fascinée par ses expressions et ses gestes — qu'est-ce qu'elle essaie de faire, au juste, avec ses bras ? — je reste à moitié penchée vers elle avec un air préoccupé. Est-ce que j'ai déjà parlé avec quelqu'un d'aussi bourré ? J'ai bu aussi, mais c'était peu et bien plus tôt dans la soirée, donc c'est surtout la fatigue que je ressens actuellement ; mais je ne crois pas avoir déjà eu les effets de l'alcool de manière aussi prononcée. Ce qui est sûr, c'est qu'il ne vaut probablement mieux pas la laisser seule dans cet état.
Les interrogations — parsemées de jugement, il faut le dire — qui se bousculent dans mon esprit au sujet de la femme en face de moi sont brusquement stoppées par sa question. Question qui pourrait être tout à fait banale dans un autre contexte, mais qui devient rapidement lunaire au fur et à mesure qu'elle développe. « Quatre pieds, » répété-je à voix basse en me retenant de rire. Ça va être facile à trouver, une table en bois comme toutes les autres avec quatre pieds.
Alors qu'elle met ses mains devant ses yeux, je me penche un peu plus. Est-ce que ça va toujours, enfin de manière globale ? On dirait, vu qu'après un moment, je crois entendre un nouveau rire. Et elle me confirme qu'elle ne s'est pas fait mal, c'est déjà ça.
« Tu veux essayer de te relever ? » proposé-je en tendant une main à la brune. Pas super confiante en ses capacités si jamais elle accepte, je me prépare à la soutenir. C'est quelque chose que j'ai plus l'habitude de faire désormais, et même si j'ai du mal à jauger sa taille étant donné qu'elle est à terre, je sais qu'en général, la mienne peut bien aider. « Pourquoi tu cherches une table ? Enfin, ta table ? »
Auxiliaire de soins en formation (N. St-Mangouste) - 19 ans - #783F04
Poufsouffle - Promotion 2043-2050
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
Assez fascinée par ses expressions et ses gestes — qu'est-ce qu'elle essaie de faire, au juste, avec ses bras ? — je reste à moitié penchée vers elle avec un air préoccupé. Est-ce que j'ai déjà parlé avec quelqu'un d'aussi bourré ? J'ai bu aussi, mais c'était peu et bien plus tôt dans la soirée, donc c'est surtout la fatigue que je ressens actuellement ; mais je ne crois pas avoir déjà eu les effets de l'alcool de manière aussi prononcée. Ce qui est sûr, c'est qu'il ne vaut probablement mieux pas la laisser seule dans cet état.
Les interrogations — parsemées de jugement, il faut le dire — qui se bousculent dans mon esprit au sujet de la femme en face de moi sont brusquement stoppées par sa question. Question qui pourrait être tout à fait banale dans un autre contexte, mais qui devient rapidement lunaire au fur et à mesure qu'elle développe. « Quatre pieds, » répété-je à voix basse en me retenant de rire. Ça va être facile à trouver, une table en bois comme toutes les autres avec quatre pieds.
Alors qu'elle met ses mains devant ses yeux, je me penche un peu plus. Est-ce que ça va toujours, enfin de manière globale ? On dirait, vu qu'après un moment, je crois entendre un nouveau rire. Et elle me confirme qu'elle ne s'est pas fait mal, c'est déjà ça.
« Tu veux essayer de te relever ? » proposé-je en tendant une main à la brune. Pas super confiante en ses capacités si jamais elle accepte, je me prépare à la soutenir. C'est quelque chose que j'ai plus l'habitude de faire désormais, et même si j'ai du mal à jauger sa taille étant donné qu'elle est à terre, je sais qu'en général, la mienne peut bien aider. « Pourquoi tu cherches une table ? Enfin, ta table ? »
Auxiliaire de soins en formation (N. St-Mangouste) - 19 ans - #783F04
Poufsouffle - Promotion 2043-2050
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
Veni, vidi, whisky
Woooplaa. Je glousse, euphorique, et regarde les lumières clignoter tout autour de moi. C'est joli, on dirait presque que ce sont les étoiles dans le ciel qui jouent à cache-cache. Un nouveau rire m'échappe — ça fait un bail que j'ai pas ri comme ça, mon ventre me fait presque mal. Mais c'est mieux de se marrer que d'attendre dans les chiottes — en plus je sais même pas ce qu'on attendait avec Eowyn. Oh bordel, Eowyn ! Est-ce qu'elle est toujours dans les toilettes ? Pff elle va être trop furax quand elle verra à quel point j'suis torchée. Eh mais. Je suis assez sobre pour savoir que je suis ivre, c'est un bon début ça ! Très contente de moi-même, je souris. En voilà une bonne nouvelle tiens, il faut absolument que j'aille prévenir Eowyn ! Elle va être méga fière de moi. Hm ? Ah ouais, la nana sympa à côté de moi aussi faut que je lui dise ! Et Alden aussi ! Et Leo ! Et le p'tit Jacob ! Trop chouette ce gamin, il ira loin dans la vie. J'suis sûre qu'il serait trop fier de savoir que je suis bourrée au point d'être assez sobre pour savoir que j'suis super pas lucide. Attends. Si. Je disais quoi déjà ? Un ricanement secoue ma poitrine. Tout va bien je suis lucide, j'ai même pas besoin de m'inquiéter. D'ailleurs je vois pas pourquoi je m'inquiéterais. Je me sens bien, très bien même. Tellement bien que même Hangoover j'pourrais aller lui dire que je suis pas bourrée, et il serait super fier de moi lui aussi. Et à Lloyd, même si Lloyd c'est pas une bonne idée que j'aille lui parler quand je suis aussi torchée.
« Ouaip, quatre pieds, je confirme d'une voix distraite à la nana à côté de moi. 'fin en vrai j'peux m'lever toute seule hein, c'est juste que là quand je me lève le sol il monte aussi alors je reste par terre, je marmonne. J'ai besoin de ma table, elle est importante j'peux pas la laisser tomber.. »
Le sol me parait pas si inconfortable quand même, il m'aide à réfléchir. J'suis lucide j'suis lucide j'suis lucide. Comment ça fonctionne trop pas comme technique pour dessouler. Ma tête me fait un mal de chien, ça pulse contre les parois de mon crâne. J'ai perdu ma pensée de tout à l'heure et ça me fou en rogne. Pense pense pense. « Je sais ! je m'exclame. Ecoute euh... euh t'es qui en fait ? On s'en fou, on s'en fou ! J'dois pas aller lui parler, okay ? J'vais encore tout faire rater, ça va foirer. Encore ! » Je fais des grands gestes pour essayer de lui expliquer, puis je me dis qu'elle comprend sûrement que dalle, et surtout qu'elle en a rien à foutre de ma vie amoureuse.
Je commence par quoi alors ? Tout lui expliquer depuis le début ça risque de prendre un temps fou, mais j'en ai lourd sur le coeur. Toute cette histoire me fait mal, mal, tellement mal que je voudrais m'enterrer et ne plus jamais y penser. Un bruit bizarre à mi chemin entre le rire jaune et le sanglot me déchire la poitrine, mais j'ai plus vraiment envie de rire. Puis pourquoi je voulais rire tout à l'heure ? Y'a pas de quoi rire, je vais sacrément morfler demain. Haan j'vais bosser demain ! Et bizarrement, même si cette pensée devrait me faire grimacer et ronchonner, c'est bien un bref soupir de lassitude qui m'échappe. « Pff ça craint trop, j'avais même pas prévu de venir passer la soirée ici moi, je bougonne en levant les yeux vers la jeunette. En plus j'dois absolument aller dire que je suis pas assez bourrée pour pas être lucide vu que je sais que j'suis ivre, tu vois c'que je veux dire ? » Evidemment qu'elle voit, Miya, sois plus attentive merde !
Maussade, comme une enfant grondée, j'entortille mes doigts entre eux. Bon, je suis toujours à terre, toujours aussi bourrée, toujours loin de ma table, je parle de trucs importants à une fille que je connais pas et pour couronner le tout je sais pas où sont les toilettes ! Une minute... pourquoi j'aurais besoin des toilettes ? Faut laisser Winnie tranquille, ça s'trouve elle défèque.
« Faut laisser les gens déféquer en paix, c'est n'importe quoi tout ça. »
_______
737 mots.
NB : le dialogue en italique est prononcé en japonais
« Ouaip, quatre pieds, je confirme d'une voix distraite à la nana à côté de moi. 'fin en vrai j'peux m'lever toute seule hein, c'est juste que là quand je me lève le sol il monte aussi alors je reste par terre, je marmonne. J'ai besoin de ma table, elle est importante j'peux pas la laisser tomber.. »
Le sol me parait pas si inconfortable quand même, il m'aide à réfléchir. J'suis lucide j'suis lucide j'suis lucide. Comment ça fonctionne trop pas comme technique pour dessouler. Ma tête me fait un mal de chien, ça pulse contre les parois de mon crâne. J'ai perdu ma pensée de tout à l'heure et ça me fou en rogne. Pense pense pense. « Je sais ! je m'exclame. Ecoute euh... euh t'es qui en fait ? On s'en fou, on s'en fou ! J'dois pas aller lui parler, okay ? J'vais encore tout faire rater, ça va foirer. Encore ! » Je fais des grands gestes pour essayer de lui expliquer, puis je me dis qu'elle comprend sûrement que dalle, et surtout qu'elle en a rien à foutre de ma vie amoureuse.
Je commence par quoi alors ? Tout lui expliquer depuis le début ça risque de prendre un temps fou, mais j'en ai lourd sur le coeur. Toute cette histoire me fait mal, mal, tellement mal que je voudrais m'enterrer et ne plus jamais y penser. Un bruit bizarre à mi chemin entre le rire jaune et le sanglot me déchire la poitrine, mais j'ai plus vraiment envie de rire. Puis pourquoi je voulais rire tout à l'heure ? Y'a pas de quoi rire, je vais sacrément morfler demain. Haan j'vais bosser demain ! Et bizarrement, même si cette pensée devrait me faire grimacer et ronchonner, c'est bien un bref soupir de lassitude qui m'échappe. « Pff ça craint trop, j'avais même pas prévu de venir passer la soirée ici moi, je bougonne en levant les yeux vers la jeunette. En plus j'dois absolument aller dire que je suis pas assez bourrée pour pas être lucide vu que je sais que j'suis ivre, tu vois c'que je veux dire ? » Evidemment qu'elle voit, Miya, sois plus attentive merde !
Maussade, comme une enfant grondée, j'entortille mes doigts entre eux. Bon, je suis toujours à terre, toujours aussi bourrée, toujours loin de ma table, je parle de trucs importants à une fille que je connais pas et pour couronner le tout je sais pas où sont les toilettes ! Une minute... pourquoi j'aurais besoin des toilettes ? Faut laisser Winnie tranquille, ça s'trouve elle défèque.
« Faut laisser les gens déféquer en paix, c'est n'importe quoi tout ça. »
_______
737 mots.
NB : le dialogue en italique est prononcé en japonais
#193b02 — Miya le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage