Le goût sucré des maladresses
Le parc s’illuminait doucement sous les premiers jours du printemps. Les fleurs colorées égayaient les allées et une légère brise était agréable. Doris marchait tranquillement en profitant de ce moment de calme avec une petite pêche bien juteuse entre les doigts. Elle la porta à ses lèvres sans y réfléchir. Elle était délicieuse.
Mais le fruit éclata légèrement sous la pression, laissant échapper un jus vif qui glissa aussitôt sur ses doigts… avant de venir tacher le tissu clair de son gilet.
— Oh mince...
Elle s’arrêta net regardant la trace avec dépit.
Une gêne immédiate s’empara d’elle instanténement. Ce n’était pas seulement la tache mais c’était surtout le moment, le lieu, et surtout l’idée que cela puisse être vu. Elle sentit cette chaleur monter légèrement. Elle voulait tenter de faire comme si ce n’était rien. Pourtant, elle savait déjà que ça se voyait. Et dans un endroit aussi ouvert, aussi lumineux, elle avait l’impression étrange que ce petit détail prenait une place démesurée. Comme si, tout d’un coup, toute son attention et potentiellement celle des autres se focalisait dessus. Elle n’aimait pas ça. Ne pas maîtriser, ne pas anticiper...
Dans un geste un peu précipité, elle tenta d’essuyer avec ses doigts. Mais c'était une mauvaise idée car la tache s’étala davantage.
— Parfait…
Elle souffla légèrement, cherchant quelque chose dans ses poches, un mouchoir, de l’eau, n’importe quoi. C’est là qu’elle remarqua quelqu’un à quelques mètres. Doris hésita.
L’hésitation fut presque plus inconfortable que la situation elle-même. Aller vers une inconnue pour une chose aussi banale lui paraissait disproportionné, et pourtant elle n’avait pas vraiment d’autre solution. Elle sentit cette petite résistance intérieure, elle avait ce réflexe de se débrouiller seule, de ne pas déranger. Mais en même temps, rester là, à empirer la situation en silence, lui semblait encore pire. Elle pesait ce choix simple avec une intensité étonnante, comme si cela révélait quelque chose de plus profond : sa difficulté à demander de l'aide, même pour presque rien.
Elle inspira doucement, puis fit un pas vers elle.
— Excuse-moi…
Elle désigna sa tâche, un sourire un peu gêné aux lèvres.
— Tu n’aurais pas quelque chose pour éviter que ça devienne encore pire par hasard ?
Sa voix trahissait une légère urgence teintée d’amusement.
379 mots
@Ellana Duchêne
Mais le fruit éclata légèrement sous la pression, laissant échapper un jus vif qui glissa aussitôt sur ses doigts… avant de venir tacher le tissu clair de son gilet.
— Oh mince...
Elle s’arrêta net regardant la trace avec dépit.
Une gêne immédiate s’empara d’elle instanténement. Ce n’était pas seulement la tache mais c’était surtout le moment, le lieu, et surtout l’idée que cela puisse être vu. Elle sentit cette chaleur monter légèrement. Elle voulait tenter de faire comme si ce n’était rien. Pourtant, elle savait déjà que ça se voyait. Et dans un endroit aussi ouvert, aussi lumineux, elle avait l’impression étrange que ce petit détail prenait une place démesurée. Comme si, tout d’un coup, toute son attention et potentiellement celle des autres se focalisait dessus. Elle n’aimait pas ça. Ne pas maîtriser, ne pas anticiper...
Dans un geste un peu précipité, elle tenta d’essuyer avec ses doigts. Mais c'était une mauvaise idée car la tache s’étala davantage.
— Parfait…
Elle souffla légèrement, cherchant quelque chose dans ses poches, un mouchoir, de l’eau, n’importe quoi. C’est là qu’elle remarqua quelqu’un à quelques mètres. Doris hésita.
L’hésitation fut presque plus inconfortable que la situation elle-même. Aller vers une inconnue pour une chose aussi banale lui paraissait disproportionné, et pourtant elle n’avait pas vraiment d’autre solution. Elle sentit cette petite résistance intérieure, elle avait ce réflexe de se débrouiller seule, de ne pas déranger. Mais en même temps, rester là, à empirer la situation en silence, lui semblait encore pire. Elle pesait ce choix simple avec une intensité étonnante, comme si cela révélait quelque chose de plus profond : sa difficulté à demander de l'aide, même pour presque rien.
Elle inspira doucement, puis fit un pas vers elle.
— Excuse-moi…
Elle désigna sa tâche, un sourire un peu gêné aux lèvres.
— Tu n’aurais pas quelque chose pour éviter que ça devienne encore pire par hasard ?
Sa voix trahissait une légère urgence teintée d’amusement.
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@Ellana Duchêne
Dernière modification par Doris Lynch le 30 avr. 2026, 21:28, modifié 1 fois.
Le goût sucré des maladresses
Jambes nues chatouillées par les brins d'herbe du printemps, une petite fleur trainant dans ses cheveux, Ellana respirait le printemps. Elle aimait le mois d'avril, plus que tout autre mois dans l'année ; déjà, parce que c'était son anniversaire, et qu'elle était assez attachée à cette symbolique ; et surtout, plus que pour sa propre naissance, c'était parce qu'avril entamait pour de vrai la renaissance du monde après l'hiver. Les premières fleurs commençaient à éclore, l'air était assez bon pour sortir en short et il ne faisait pas encore trop chaud au point d'attraper des coups de soleil. Que du positif, en somme.
Sa chatte roulée en boule entre ses jambes, Ellana la caressait distraitement tout en révisant son cours de sortilège sur le sortilège Anapneo. Le problème de ce sort, c'était qu'elle n'avait rien pour s'entrainer à le lancer correctement, et elle n'allait pas demander à quelqu'un de s'étouffer juste pour qu'elle puisse s'entrainer. Elle se contentait donc de la théorie, espérant que quelqu'un s'étoufferait par hasard juste devant ses yeux. Lojae venait de s'étirer et de se relever, la déconcentrant de ses révisions, lorsqu'une fille un peu plus jeune qu'elle s'approcha et lui demanda de l'aide, pour une tâche qu'elle venait de se faire.
L'étonnement fut la première chose qu'elle ressentit, à cette étrange demande ; sa camarade de Serdaigle n'était-elle pas assez grande pour pouvoir se lancer un Recurvite ? Ou alors, détestait-elle à ce point les sortilèges que le moindre sort de première année la mettait mal à l'aise ? Ou avait-elle perdu sa baguette ? Sa surprise se traduisait par une série de questions dans sa tête, des questions qu'elle n'osa pas poser à haute voix. Mais peu importait, au final ; elle tenta de se reconstituer un visage un peu plus neutre, tout en sortant sa baguette de sa poche. "Euh ouais. 'Fin je peux te lancer un Recurvite si tu veux. Ou un Tergeo, si t'as déjà essayé le Recurvite et que ça fonctionnait pas." répondit-elle.
Sa chatte roulée en boule entre ses jambes, Ellana la caressait distraitement tout en révisant son cours de sortilège sur le sortilège Anapneo. Le problème de ce sort, c'était qu'elle n'avait rien pour s'entrainer à le lancer correctement, et elle n'allait pas demander à quelqu'un de s'étouffer juste pour qu'elle puisse s'entrainer. Elle se contentait donc de la théorie, espérant que quelqu'un s'étoufferait par hasard juste devant ses yeux. Lojae venait de s'étirer et de se relever, la déconcentrant de ses révisions, lorsqu'une fille un peu plus jeune qu'elle s'approcha et lui demanda de l'aide, pour une tâche qu'elle venait de se faire.
L'étonnement fut la première chose qu'elle ressentit, à cette étrange demande ; sa camarade de Serdaigle n'était-elle pas assez grande pour pouvoir se lancer un Recurvite ? Ou alors, détestait-elle à ce point les sortilèges que le moindre sort de première année la mettait mal à l'aise ? Ou avait-elle perdu sa baguette ? Sa surprise se traduisait par une série de questions dans sa tête, des questions qu'elle n'osa pas poser à haute voix. Mais peu importait, au final ; elle tenta de se reconstituer un visage un peu plus neutre, tout en sortant sa baguette de sa poche. "Euh ouais. 'Fin je peux te lancer un Recurvite si tu veux. Ou un Tergeo, si t'as déjà essayé le Recurvite et que ça fonctionnait pas." répondit-elle.
Le goût sucré des maladresses
Doris observa la baguette sans encore oser bouger, comme si le simple fait d’avoir une solution sous les yeux suffisait déjà à la rassurer un peu.
— En fait je n'ai rien essayé car j'ai oublié ma baguette...
Elle esquissa un léger sourire, un peu embarrassé, en baissant brièvement les yeux vers la tache.
— Ce qui est, clairement, une très mauvaise idée quand on décide de manger une pêche, ou même de sortir de son dortoir tout simplement...
Un silence passa, puis elle releva doucement le regard vers Ellana.
— Et… désolée, j’ai un peu débarqué comme ça. Je ne voulais pas te déranger... Tu avais l'air occupée en plus.!
L’embarras était toujours là, accroché à cette sensation d’avoir interrompu quelque chose. Comme si elle avait franchi une limite invisible sans vraiment savoir où elle se situait. Son attention trop accaparée par sa tache et la pensée de l'humiliation elle n'avait pas tellement réfléchi posément.
Elle inspira légèrement, puis laissa échapper un petit rire nerveux. Ses doigts effleurèrent machinalement le tissu, sans oser aggraver davantage la situation.
Son regard glissa un instant vers la baguette, puis revint vers Ellana, un peu plus curieux.
— Tu crois qu’on tiendrait combien de temps ici… sans magie ? Parce que là, honnêtement, je suis déjà en difficulté au bout de deux minutes.
Un sourire plus sincère apparut.
— Je suis Doris, au fait.
Soulagée d'avoir osé demander de l'aide, Doris était contente que son interlocutrice accepte sans la juger bizarrement. Avec du recul, elle se dit que la situation était vraiment étrange. Mais cette tension qu'elle portait en elle se relachait. Avoir demandé tout simplement rendait tout plus léger. C'était moins impressionnant et moins lourd que ce qu'elle avait imaginé, et presque rassurant.
295 mots
@Ellana Duchêne
— En fait je n'ai rien essayé car j'ai oublié ma baguette...
Elle esquissa un léger sourire, un peu embarrassé, en baissant brièvement les yeux vers la tache.
— Ce qui est, clairement, une très mauvaise idée quand on décide de manger une pêche, ou même de sortir de son dortoir tout simplement...
Un silence passa, puis elle releva doucement le regard vers Ellana.
— Et… désolée, j’ai un peu débarqué comme ça. Je ne voulais pas te déranger... Tu avais l'air occupée en plus.!
L’embarras était toujours là, accroché à cette sensation d’avoir interrompu quelque chose. Comme si elle avait franchi une limite invisible sans vraiment savoir où elle se situait. Son attention trop accaparée par sa tache et la pensée de l'humiliation elle n'avait pas tellement réfléchi posément.
Elle inspira légèrement, puis laissa échapper un petit rire nerveux. Ses doigts effleurèrent machinalement le tissu, sans oser aggraver davantage la situation.
Son regard glissa un instant vers la baguette, puis revint vers Ellana, un peu plus curieux.
— Tu crois qu’on tiendrait combien de temps ici… sans magie ? Parce que là, honnêtement, je suis déjà en difficulté au bout de deux minutes.
Un sourire plus sincère apparut.
— Je suis Doris, au fait.
Soulagée d'avoir osé demander de l'aide, Doris était contente que son interlocutrice accepte sans la juger bizarrement. Avec du recul, elle se dit que la situation était vraiment étrange. Mais cette tension qu'elle portait en elle se relachait. Avoir demandé tout simplement rendait tout plus léger. C'était moins impressionnant et moins lourd que ce qu'elle avait imaginé, et presque rassurant.
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@Ellana Duchêne
Dernière modification par Doris Lynch le 30 avr. 2026, 21:28, modifié 1 fois.
Le goût sucré des maladresses
"Ah." fut la seule réaction d'Ellana lorsque la plus jeune lui annonça avoir oublié sa baguette dans les dortoirs. Puis, reprenant ses esprits, elle ajouta : "Bah attends, j'essaie Recurvite alors." C'était une pauvre petite tâche, nul besoin de sortir l'armature lourde, si ? Elle se concentra, mit ses émotions au placard et visualisa la tâche de fruit disparaitre ; elle chuchota "Recurvite" tout en effectuant un petit mouvement de baguette. Le jus de pêche qui était sur le vêtement de sa camarade sembla alors s'évanouir dans l'air, provoquant un léger sentiment de satisfaction chez elle. En même temps, si elle n'avait pas réussi un sort aussi basique que celui-ci... elle aurait probablement vraiment dû s'inquiéter, en suivant tous les cours de sortilèges possibles. "T'en fais pas.. J'étais justement en train de réviser mes sorts. Enfin, réviser théoriquement, parce qu'il me faudrait des cobayes pour pratiquer..." Elle ne savait pas pourquoi elle expliquait cela, si ce n'était qu'elle espérait secrètement que la jeune fille accepte de bien vouloir s'étouffer une ou deux fois... Elle ne pouvait néanmoins pas le demander explicitement, et préférait tenter de mener la discussion pour que la Serdaigle se propose d'elle-même.
"En vrai, il y a toujours les deux mois d'été où on n'a pas le droit d'utiliser la magie. T'as connu l'époque où ils nous prenaient nos baguettes pendant les vacances ? Ca, c'était vraiment horrible." Les souvenirs lui remontaient en mémoire ; ne pas avoir sa baguette pendant deux mois, c'était comme être amputée d'un de ses membres. Elle avait eu l'impression d'avoir toujours quelque chose qui manquait, d'avoir une part d'elle qui s'était décrochée. Ce manque était vraiment inconfortable, et elle le ressentait encore dans une moindre mesure en ne pouvant pas lancer de sorts. Heureusement, elle était bientôt majeure - plus que quelques jours ! - et elle aurait son diplôme dans seulement un an et quelques mois ; à partir de là, elle pourrait lancer des sorts comme elle voudrait, où elle voudrait, quand elle voudrait, et cela la réjouissait vraiment. "Mais c'est vrai qu'une fois qu'on prend l'habitude d'utiliser des sorts un peu tout le temps, c'est compliqué de sortir de ça et de revenir aux bonnes vieilles méthodes moldues."
L'autre fille se présentant - Doris, elle avait probablement déjà entendu ce nom d'Eileen, mais sa mémoire s'arrêtait là -, elle ajouta de son côté : "Moi c'est Ellana."
"En vrai, il y a toujours les deux mois d'été où on n'a pas le droit d'utiliser la magie. T'as connu l'époque où ils nous prenaient nos baguettes pendant les vacances ? Ca, c'était vraiment horrible." Les souvenirs lui remontaient en mémoire ; ne pas avoir sa baguette pendant deux mois, c'était comme être amputée d'un de ses membres. Elle avait eu l'impression d'avoir toujours quelque chose qui manquait, d'avoir une part d'elle qui s'était décrochée. Ce manque était vraiment inconfortable, et elle le ressentait encore dans une moindre mesure en ne pouvant pas lancer de sorts. Heureusement, elle était bientôt majeure - plus que quelques jours ! - et elle aurait son diplôme dans seulement un an et quelques mois ; à partir de là, elle pourrait lancer des sorts comme elle voudrait, où elle voudrait, quand elle voudrait, et cela la réjouissait vraiment. "Mais c'est vrai qu'une fois qu'on prend l'habitude d'utiliser des sorts un peu tout le temps, c'est compliqué de sortir de ça et de revenir aux bonnes vieilles méthodes moldues."
L'autre fille se présentant - Doris, elle avait probablement déjà entendu ce nom d'Eileen, mais sa mémoire s'arrêtait là -, elle ajouta de son côté : "Moi c'est Ellana."
Le goût sucré des maladresses
Doris observa le tissu désormais impeccable. Tout avait disparu, c'était rapide et facile, elle avait bien fait de demander de l'aide, elle n'aurait pas à se balader jusqu'à la salle commune avec cette tache.
- Merci ! Je vais essayer de ne plus oublier ma baguette...
Doris sourit sincèrement. Une petite joie simple s'était installée en elle, accompagné d'un sentiment de reconnaissance sincère. Ellana avait accepté rapidement. Etrangement, elle s'était sentie assez à l'aise de lui demander de l'aide. Elle se sentait presque ridicule d'avoir autant bloqué sur une simple tâche mais en même temps elle ne pouvait pas nier à quel point c'était agréable que tout soit redevenu normal en quelques secondes. Elle ressentait également de la gratitude parce qu'Ellana n'avait pas hésité, ne l'avait pas jugée mais simplement aidée. Ca lui fit chaud au coeur.
Un sourire plus franc apparut sur son visage tandis qu'elle lissait son gilet machinalement.
-Oui, je vois ce que tu veux dire pour l'été. C'est vrai qu'on s'habitue vite, j'ai toujours un moment de transition pendant lequel je cherche ma baguette à la maison... Mais ici c'est encore plus difficile de s'en passer!
Elle jeta un regard vers la baguette d'Ellana, puis releva les yeux vers elle.
- Tu t'entraines pour quel sortilège ? Je peux peut être t'aider pour la pratique.
Doris se sentait reconnaissante envers son ainée, et souhaitait l'aider à son tour. De plus, elle était curieuse d'en apprendre davantage sur les sortilèges appris dans les années supérieures.
Puis elle remarqua enfin le chat.
-Oh il est trop mignon, comment s'appelle ton chat ?
268 mots
@Ellana Duchêne
- Merci ! Je vais essayer de ne plus oublier ma baguette...
Doris sourit sincèrement. Une petite joie simple s'était installée en elle, accompagné d'un sentiment de reconnaissance sincère. Ellana avait accepté rapidement. Etrangement, elle s'était sentie assez à l'aise de lui demander de l'aide. Elle se sentait presque ridicule d'avoir autant bloqué sur une simple tâche mais en même temps elle ne pouvait pas nier à quel point c'était agréable que tout soit redevenu normal en quelques secondes. Elle ressentait également de la gratitude parce qu'Ellana n'avait pas hésité, ne l'avait pas jugée mais simplement aidée. Ca lui fit chaud au coeur.
Un sourire plus franc apparut sur son visage tandis qu'elle lissait son gilet machinalement.
-Oui, je vois ce que tu veux dire pour l'été. C'est vrai qu'on s'habitue vite, j'ai toujours un moment de transition pendant lequel je cherche ma baguette à la maison... Mais ici c'est encore plus difficile de s'en passer!
Elle jeta un regard vers la baguette d'Ellana, puis releva les yeux vers elle.
- Tu t'entraines pour quel sortilège ? Je peux peut être t'aider pour la pratique.
Doris se sentait reconnaissante envers son ainée, et souhaitait l'aider à son tour. De plus, elle était curieuse d'en apprendre davantage sur les sortilèges appris dans les années supérieures.
Puis elle remarqua enfin le chat.
-Oh il est trop mignon, comment s'appelle ton chat ?
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@Ellana Duchêne
Dernière modification par Doris Lynch le 30 avr. 2026, 21:28, modifié 1 fois.
Le goût sucré des maladresses
"Disons qu'ici, tout le monde peut utiliser une baguette facilement... alors le moindre petit truc qui pourrait en nécessiter nous y fait penser." répondit-elle, tout en haussant légèrement des épaules. "'Fin comme je viens d'une famille de moldus en plus, ça me semblerait presque bizarre d'utiliser la magie avec eux." Elle ne cachait pas - ou ne cachait plus - ses origines, n'ayant rien à dissimuler ; oui, ses parents étaient moldus, et alors ? Elle les aimait beaucoup, et leur capacité à faire de la magie ne changeait rien pour elle.
"Anapneo. C'est le sortilège de libération de trachée, mais pour que ça fonctionne... bah il faut que la trachée soit bloquée." Elle se rendait compte à quel point son idée de vouloir s'entrainer sur sa camarade lui semblait folle maintenant ; que se passerait-il, si elle n'y parvenait pas ? Elle s'en voudrait terriblement de devoir l'emmener à l'infirmerie à cause d'un sortilège qui avait mal tourné, et qu'elle avait lancé en toute connaissance de cause. Le demander à Doris lui paraissait donc complètement irresponsable. Elle ne put s'empêcher de se mordiller la lèvre, mal à l'aise - avec la Serdaigle mais aussi avec elle-même, pour avoir eu une telle idée et se trouver si égoïste. "Mais te sens pas obligée... 'Fin je peux pas te garantir que ce sera réussi... et j'veux pas te mettre en danger non plus... et je crois pas qu'il y ait moyen de faire juste semblant." ajouta-t-elle avec précipitation, les mots se bousculant pour franchir la barrière de ses lèvres.
"Elle s'appelle Lojae" répondit-elle, un sourire se peignant sur son visage. La petite chatte ronronnait. "Tu peux la caresser si tu veux, elle est pas méchante."
"Anapneo. C'est le sortilège de libération de trachée, mais pour que ça fonctionne... bah il faut que la trachée soit bloquée." Elle se rendait compte à quel point son idée de vouloir s'entrainer sur sa camarade lui semblait folle maintenant ; que se passerait-il, si elle n'y parvenait pas ? Elle s'en voudrait terriblement de devoir l'emmener à l'infirmerie à cause d'un sortilège qui avait mal tourné, et qu'elle avait lancé en toute connaissance de cause. Le demander à Doris lui paraissait donc complètement irresponsable. Elle ne put s'empêcher de se mordiller la lèvre, mal à l'aise - avec la Serdaigle mais aussi avec elle-même, pour avoir eu une telle idée et se trouver si égoïste. "Mais te sens pas obligée... 'Fin je peux pas te garantir que ce sera réussi... et j'veux pas te mettre en danger non plus... et je crois pas qu'il y ait moyen de faire juste semblant." ajouta-t-elle avec précipitation, les mots se bousculant pour franchir la barrière de ses lèvres.
"Elle s'appelle Lojae" répondit-elle, un sourire se peignant sur son visage. La petite chatte ronronnait. "Tu peux la caresser si tu veux, elle est pas méchante."
Le goût sucré des maladresses
- Oui on prend tellement l'habitude d'utiliser la magie... Ma mère est une moldue également donc à la maison on n'utilise pas tellement la magie non plus, elle a toutes sortes d'astuces et d'habitudes qui font qu'on n'en a même pas besoin ! Même si parfois je suis frustrée car les choses sont plus lentes et difficiles à réaliser sans magie.
Doris sourit en repensant avec nostalgie aux moment passés en cuisine avec sa maman, sa façon qu'elle avait de prendre le temps pour cuisiner avec amour et passion. Cette nostalgie s'installa doucement, lui serrant le cœur légèrement mais sans lui faire vraiment mal. Les images lui revenaient par fragments, les sons, les odeurs aussi... Là-bas rien n'était instantané ni magique et pourtant tout semblait plus vrai, plus ancré. Dans ce souvenir il n'y avait ni baguette, ni sortilège mais seulement des mains, du savoir-faire et une présence rassurante qui donnait à tout ce qu'elles faisaient une importance particulière.
-Pour ton entrainement, j'aimerais bien t'aider mais je ne sais même pas si j'arriverais à faire semblant de m'étouffer...
Doris rigola en y pensant et réfléchit à une autre idée. Elle lacha un petit "attends" , elle avait toujours sa pêche dans une main et fouilla dans son sac de l'autre.
-Je dois bien avoir quelque chose...
Après quelques secondes elle sortit un petit objet, c'était un petit flacon en verre vide dans lequel elle mettait de l'encre habituellement. Elle croqua une dernière fois dans sa pêche (en essayant de ne pas se tacher) afin de réduire sa taille juqsu'au noyau et le coinca dans le goulot étroit du flacon.
Puis elle tendit le tout à Ellana
- Voila !! Bon, je ne sais pas si ca va fonctionner, mais j'ai essayer de reproduire une trachée encombrée.
Elle essaya de juger elle-même la pertinence de son idée, elle se dit que c'était à la fois absurde mais aussi ingénieux, peut être que ça allait marcher pour l'entrainement?
-Le noyau est coincé dans un passage étroit, si ton sort fonctionne comme prévu il devrait le dégager sans casser le verre...
Doris recula un peu pour s'approcher de Lojae et la caressa délicatement, elle ne voulait pas lui faire peur. Puis elle releva les yeux vers Ellana, se demandant si elle allait vouloir essayer son idée ou si elle la trouverait absurde.
393 mots - @Ellana Duchêne
Doris sourit en repensant avec nostalgie aux moment passés en cuisine avec sa maman, sa façon qu'elle avait de prendre le temps pour cuisiner avec amour et passion. Cette nostalgie s'installa doucement, lui serrant le cœur légèrement mais sans lui faire vraiment mal. Les images lui revenaient par fragments, les sons, les odeurs aussi... Là-bas rien n'était instantané ni magique et pourtant tout semblait plus vrai, plus ancré. Dans ce souvenir il n'y avait ni baguette, ni sortilège mais seulement des mains, du savoir-faire et une présence rassurante qui donnait à tout ce qu'elles faisaient une importance particulière.
-Pour ton entrainement, j'aimerais bien t'aider mais je ne sais même pas si j'arriverais à faire semblant de m'étouffer...
Doris rigola en y pensant et réfléchit à une autre idée. Elle lacha un petit "attends" , elle avait toujours sa pêche dans une main et fouilla dans son sac de l'autre.
-Je dois bien avoir quelque chose...
Après quelques secondes elle sortit un petit objet, c'était un petit flacon en verre vide dans lequel elle mettait de l'encre habituellement. Elle croqua une dernière fois dans sa pêche (en essayant de ne pas se tacher) afin de réduire sa taille juqsu'au noyau et le coinca dans le goulot étroit du flacon.
Puis elle tendit le tout à Ellana
- Voila !! Bon, je ne sais pas si ca va fonctionner, mais j'ai essayer de reproduire une trachée encombrée.
Elle essaya de juger elle-même la pertinence de son idée, elle se dit que c'était à la fois absurde mais aussi ingénieux, peut être que ça allait marcher pour l'entrainement?
-Le noyau est coincé dans un passage étroit, si ton sort fonctionne comme prévu il devrait le dégager sans casser le verre...
Doris recula un peu pour s'approcher de Lojae et la caressa délicatement, elle ne voulait pas lui faire peur. Puis elle releva les yeux vers Ellana, se demandant si elle allait vouloir essayer son idée ou si elle la trouverait absurde.
393 mots - @Ellana Duchêne