Le début de la fin ?
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Après mainte et mainte crises, Lonely s'est enfin décidé à prendre rendez-vous avec Hyacinthe. Ce recueil d'OS retrace différentes séance de Lonely durant sa première année de Janvier 2051 à Juin 2051 avec le psychomage.
Ce recueil mentionnera de l'harcèlement.<- TW
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Dernière modification par Lonely Smile le 26 mai 2026, 17:39, modifié 2 fois.
Le début de la fin ?
23 janvier 2051,
@Hyacinthe Kyros
@Hyacinthe Kyros
Devant la porte, Lonely resta immobile. Sa main était posée sur la poignée depuis… combien de temps déjà ? Une minute ? Dix ? Elle n’aurait pas su le dire. Le temps avait cette fâcheuse tendance à se diluer quand son cœur battait trop fort. Et là, il battait beaucoup trop fort pour elle.
Elle inspira, mais l’air sembla rester coincé quelque part entre sa gorge et sa poitrine. Mauvaise idée. Elle aurait dû repartir, faire demi-tour, prétendre qu’elle s’était trompée de jour, ou qu’elle n’en avait finalement pas besoin. Le problème c'est qu'elle ne savait pas mentir correctement, ou du moins, pas dans son cercle familiale.
Ses doigts se crispèrent légèrement sur la poignée froide. Aller courage Nelly ! Tu peux le faire.
La pensée lui traversa l’esprit sans vraiment l’apaiser. Elle avait déjà essayé de se convaincre avec ce genre de phrases. Ça ne marchait jamais très longtemps. Comme un sortilège mal exécuté, ça vacillait, ça brillait un instant... puis ça disparaissait.
Un bruit lointain résonna dans le couloir. Rien d’inquiétant. Des pas, probablement. Pourtant, son cœur fit un bond brusque dans sa poitrine. Ce bruit avait ressembler au grondement du tonnerre.
Son souffle se coupa. Pendant une fraction de seconde, elle n’était plus là.
La lumière avait tremblé ce soir-là. Elle s’en souvenait avec une précision douloureuse. Les vitres de la maison vibraient sous les rafales de vent, et la pluie frappait contre les carreaux. Lonely avait neuf ans. Elle était assise à table, ses doigts serrant maladroitement sa fourchette, incapable de manger. Chaque grondement faisait vibrer le bois sous ses bras. Chaque éclair blanchissait la pièce d’une lumière trop vive et brutale.
Et puis CRAC. Le bruit avait été si violent qu’elle en avait lâché son couvert. Le métal avait tinté contre l’assiette, mais elle ne l’avait presque pas entendu. Tout son corps s’était figé. Ses épaules remontées, ses mains tremblantes, ses yeux grands ouverts et brillants. Elle avait eu l’impression que le ciel se déchirait et des migraines s’emparaient d'elle.
- Lonely ? avait demandé sa mère.
Mais Lonely n’avait pas répondu car dans sa tête il n’y avait plus de mots. Juste le bruit. Encore et encore. Le tonnerre qui roulait, qui frappait, qui s’écrasait partout autour d’elle. Et cette douleur qui lui parcourait l'intérieur du crâne, semblable à une décharge électrique. Elle n'arrivait plus à respirer.
La poignée tourna légèrement sous sa main. Lonely cligna des yeux. Le couloir revint, les murs de pierre, le silence rassurant. Elle relâcha un peu la pression sur la poignée, se souvenant qu’elle était là, maintenant, et pas ailleurs. Elle poussa la porte après avoir respiré.
Elle s’assit là où on lui avait indiqué, un peu raide, les épaules légèrement rentrées. Ses lunettes glissèrent sur son nez et elle les remonta machinalement.
On lui posa une question simple et basique : se présenter.
- Bonjour... Je... Je m'appelle Lonely Smile et je suis en première année à Poufsouffle... et..., elle baissa les yeux honteuse, je crois que j'ai des crises.
Elle déglutit avec difficulté.
La fenêtre de sa chambre s’était ouverte d’un coup cette nuit-là. Le vent avait tout renversé sur son passage. Les rideaux s’agitaient comme des fantômes, et la pluie s’infiltrait sur le sol. Lonely s’était réveillée en sursaut. Le cœur affolé, le souffle coupé. Et puis le bruit, encore et toujours plus fort ! Elle s’était redressée d’un coup, ses mains plaquées contre ses oreilles, espérant que ça puisse arrêter quelque chose mais il ne s'arrêta pourtant pas. Elle avait voulu appeler, dire quelque chose mais aucun son n’était sorti. Sa poitrine lui faisait mal, elle avait l'impression que des couteau la poignardaient. Elle avait l’impression qu’elle allait disparaître.
- Euh le tonnerre me fait ces crises, si on peut appeler ça comme ça.
Lonely passa une main nerveuse dans ses cheveux.
- Ça arrive surtout quand... quand ça commence à gronder. Même si c’est loin. Même si c’est pas… pas directement au-dessus. Je sais que c’est juste un orage. Que c’est… normal, un petit rire sans joie lui échappa, mais mon corps… comprend pas. Il fait comme si… comme si c’était dangereux. Mon cœur va trop vite. J’arrive plus à respirer correctement. Et… j’ai l’impression que...
Elle s’interrompit. Qu’elle allait mourir ? C’était ridicule. Alors elle secoua légèrement la tête.
- Que... Je vais perdre le contrôle de mon corps entier.
Elle était cachée sous une table cette fois-là. Ses genoux repliés contre sa poitrine, ses bras autour de sa tête. Chaque coup de tonnerre résonnait dans tout son corps et elle comptait mais ne savait pas pourquoi, mais les chiffres se mélangeaient comme ses pensées. Ses parents étaient là, ils essayaient de la rassurer et de la convaincre de sortir de sous cette table, sans succès.
Lonely inspira lentement.
- Après ça passe mais sur le moment c'est comme si ça n'allait jamais s'arrêter et c'est désagréable...
Ses épaules se relâchèrent, ça faisait du bien de dire ce que l'on pense.
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Dis moi si je dois changer quelque chose
Le début de la fin ?
Lonely prend son temps pour entrer, et cela ne dérange pas particulièrement Hyacinthe. Il la laisse prendre ses marques et l'accueille avec douceur, la voix posée et un sourire au lèvres. Très rapidement, la tension corporelle qui l'habite se fait remarquer, mais la jeune fille arrive néanmoins à se présenter et à évoquer la raison de sa venue. Hyacinthe incline la tête, attentif, et l'encourage à s'ouvrir ainsi. Il pose un cadre simple et rassurant tout en expliquant brièvement ce qu'est une crise d'angoisse : quelque chose de fréquent, de non dangereux et d'intense.
- Ce qu'il faut noter, ajoute le roux, c'est qu'elles sont toujours causées par un événement, une émotion. Pour pouvoir les gérer, la première chose à faire est de comprendre quoi.
Il observe chez Lonely cette dissociation très nette entre ce qu’elle comprend et ce qu’elle ressent. Cela l’interpelle immédiatement, mais Hyacinthe ne cherche pas encore à en creuser l’origine. Il note cependant la précision sensorielle de ses souvenirs : bruit, lumière, douleur physique. Il est touché, d'une certaine manière, par la façon dont la Poufsouffle décrit ces moments.
Et puis Lonely parle du tonnerre, et le psychomage comprend cela comme un déclencheur clair. La première chose à faire est d'aider Lonely à gérer ses crises en lui proposant un premier outil adapté : l'attention à sa respiration. Le roux lui explique cela lui permettra de s'ancrer de façon progressive. Il reste ensuite sur le contexte d'apparition de ces crises. Pas un exercice trop complexe, parce qu'il sent que Lonely a déjà fait un effort immense en parlant. Il ne veut pas la surcharger.
Hyacinthe termine la séance en valorisant ce qu'elle a déjà eu l'occasion de faire. Être venue, avoir expliqué, avoir développé en répondant à ses questions. C'est parfois le plus difficile. Il lui propose d'observer ses crises si elles surviennent : quand elles commencent, ce qu'elle ressent... afin de créer des premiers repères.
RECUEIL : Une première séance très juste. Nous pourrons par la suite aborder l'origine de cette peur et tenter de donner du sens aux réactions de Lonely, sans la brusquer
- Ce qu'il faut noter, ajoute le roux, c'est qu'elles sont toujours causées par un événement, une émotion. Pour pouvoir les gérer, la première chose à faire est de comprendre quoi.
Il observe chez Lonely cette dissociation très nette entre ce qu’elle comprend et ce qu’elle ressent. Cela l’interpelle immédiatement, mais Hyacinthe ne cherche pas encore à en creuser l’origine. Il note cependant la précision sensorielle de ses souvenirs : bruit, lumière, douleur physique. Il est touché, d'une certaine manière, par la façon dont la Poufsouffle décrit ces moments.
Et puis Lonely parle du tonnerre, et le psychomage comprend cela comme un déclencheur clair. La première chose à faire est d'aider Lonely à gérer ses crises en lui proposant un premier outil adapté : l'attention à sa respiration. Le roux lui explique cela lui permettra de s'ancrer de façon progressive. Il reste ensuite sur le contexte d'apparition de ces crises. Pas un exercice trop complexe, parce qu'il sent que Lonely a déjà fait un effort immense en parlant. Il ne veut pas la surcharger.
Hyacinthe termine la séance en valorisant ce qu'elle a déjà eu l'occasion de faire. Être venue, avoir expliqué, avoir développé en répondant à ses questions. C'est parfois le plus difficile. Il lui propose d'observer ses crises si elles surviennent : quand elles commencent, ce qu'elle ressent... afin de créer des premiers repères.
RÉSUMÉ DE L'INTERVENTION
PR GAGNÉS : +2 (à demander dans le sujet réservé)Hyacinthe a installé un cadre sécurisant et a permis à Lonely de verbaliser ses crises d’angoisse pour la première fois. Il a identifié un déclencheur clair (le tonnerre) et a choisi de ne pas explorer l’origine en profondeur pour cette première séance, privilégiant la compréhension et l’observation des mécanismes. Un premier outil centré sur la reconnaissance des sensations et la gestion de la respiration a été proposé.
RECUEIL : Une première séance très juste. Nous pourrons par la suite aborder l'origine de cette peur et tenter de donner du sens aux réactions de Lonely, sans la brusquer
388 - @Lonely Smile
Psychomage depuis septembre 2050. - Présence partielle, mais on gère !
#5f957c - Tonton Hya
#5f957c - Tonton Hya
Le début de la fin ?
19 février 2051,
@Hyacinthe Kyros
@Hyacinthe Kyros
Février.
Le ciel était gris depuis le matin. Pas menaçant, pas orageux - juste lourd, pâle, étouffant. Pourtant, cela avait suffi à rendre Lonely nerveuse toute la journée.
Quand elle arriva devant le bureau du psychomage, cette fois, elle ne resta pas figée plusieurs minutes devant la porte. Elle hésita, bien sûr. Ses doigts jouèrent un instant avec la manche de son sweat, et son cœur battait un peu trop vite, mais elle finit par frapper doucement avant d’entrer.
L’endroit lui semblait un peu moins inconnu qu’en janvier.
C’était étrange comme quelques détails pouvaient devenir rassurants avec le temps. La lumière tamisée. Le calme. L’impression qu’ici, personne n’allait se moquer si elle parlait trop doucement ou si elle mettait du temps à trouver ses mots.
Lonely s’installa lentement, recroquevillant légèrement ses jambes contre le fauteuil. Ses lunettes glissèrent un peu sur son nez et elle les remonta machinalement.
Le psychomage l’accueillit avec la même douceur que lors de leur première séance. Il prit d’abord le temps de lui demander comment elle allait depuis la dernière fois, si elle avait remarqué certaines choses concernant ses crises.
Lonely baissa les yeux presque immédiatement parce qu’il y avait eu hier et rien que d’y penser, son ventre se serrait encore.
- J’en ai fait une… hier soir. Mais y avait pas d’orage...
Ça, c’était le pire. Le tonnerre, au moins, elle le comprenait. C’était logique, prévisible. Il y avait une cause claire à sa peur. Mais hier, il n’y avait rien eu. Pas de bruit violent, pas d’éclair, rien.
Juste elle et cette sensation soudaine que quelque chose n’allait pas.
Elle inspira lentement avant de continuer, essayant d'enlever cette boule qui se formait dans sa gorge.
- J’étais dans les toilettes abandonnées et… d’un coup, j’ai commencé à avoir du mal à respirer.
Les souvenirs revenaient par morceaux. La chaleur désagréable dans sa poitrine. Ses mains devenues froides. Le bruit autour d’elle devenu trop fort, trop pesant. Les conversations mélangées qui finissaient par bourdonner dans sa tête.
- Mon cœur allait trop vite. Et plus j’essayais de me calmer… moins ça marchait. J'étais incapable de parler. J’avais même pas peur au départ. Enfin… je crois pas.
Et c’était ce qui l’inquiétait le plus. Le psychomage l’encouragea doucement à revenir sur ce qu’elle avait ressenti avant la crise. Pas seulement physiquement, mais aussi émotionnellement. Alors Lonely essaya :
- J’étais fatiguée. Et y avait beaucoup de bruit… Je pensais à plein de choses aussi. Les cours. Des trucs idiots mais comme d'habitude...
Son regard resta fixé sur ses mains et sa voix était faible.
- C’était comme si tout prenait trop de place dans ma tête d’un coup et comme si mon corps agissait tous seul.
Le psychomage sembla noter cela avec attention. Il ne chercha pas à donner une réponse immédiate, ni à analyser brutalement ce qu’elle disait. Au contraire, il l’aida plutôt à mettre un peu d’ordre dans ce qu’elle décrivait, comme si chaque sensation pouvait être observée séparément au lieu de former une énorme masse impossible à comprendre.
Et puis Lonely parla d’Ezra. Un très léger changement passa sur son visage à ce moment-là. Quelque chose d’un peu plus doux.
- Une fille m’a aidée. Ezra Royer. Une Serdaigle de première année, comme moi. Je crois que… elle s’est rendue compte que ça allait pas.
La jeune Poufsouffle se pinça les lèvres. Elle se souvenait surtout de la honte au début. Celle d’être vue comme ça. De sentir les larmes monter sans raison claire. D’avoir l’impression de perdre complètement le contrôle devant quelqu’un.
Mais Ezra n’avait pas eu l’air de trouver ça étrange. Elle était restée jusqu'au bout, calme et stable.
Le psychomage l’invita alors à revenir sur ce qui l’avait aidée précisément à ce moment-là.
Lonely réfléchit quelques secondes.
- Elle parlait doucement. Et… elle m’a parlé de respirer.
Ses doigts cessèrent de bouger un instant.
- Pas genre "calme-toi" ou "arrête de paniquer" mais plutôt de respirer lentement et de me baser sur elle. Alors j’ai essayé de me concentrer dessus. Seulement ça.
Elle imita la cadence lente de la respiration, une main sur le coeur.
Elle se rappelait avoir fixé un point précis sur le sol pour éviter que tout tourne autour d’elle. Se rappeler qu’elle était là. Maintenant, pas en danger et avec quelqu'un pour elle et avec elle.
- Et ça a fini par marcher.
Là, elle sourit.
- Bon... Pas de suite mais quand même ça a porté ses fruits ! En tout cas assez pour que j’arrête d’avoir l’impression que j’allais m’écrouler.
Sur ces mots, Lonely se tut et attendit le bilan de Hyacinthe.
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Le début de la fin ?
Malgré une nervosité encore présente, la séance débute dans une dynamique différente qu'au tout début. Ce n'est pas une disparition de l'angoisse, loin de là, mais une certaine forme d'habituation au cadre qui fait plaisir au psychomage. Hyacinthe ne le souligne pas, mais accueille Lonely avec une tranquillité certaine.
Lorsqu’elle évoque sa crise de la veille, il note l'absence d'orage et conclut à une crise qui avait un déclencheur toute autre, peut-être quelque chose de l'ordre de la surcharge mentale ou sensorielle. C’est un point important. Cette réflexion reste cependant silencieuse et informulée, puisque Hyacinthe ne la formule pas et préfère partir sur l'accompagnement. Il questionne, reformule, et tente d'amener Lonely à déconstruire ce qu'elle décrit : la fatigue, le bruit, les pensées, l'envahissement progressif. Surtout, il prend soin de différencier avec elle la peur consciente et la réaction du corps.
- Parfois, une crise commence avant même qu'on ne le réalise. Nous ne remarquons les choses que très tard, souvent, surtout si on ne sait pas quels signes rechercher.
La crise est progressive, c'est un élément habituel. Le psychomage essaye de faire en sorte que Lonely puisse identifier les divers éléments qu'elle a cité afin qu'ils ne soient ni informes, ni incontrôlables. Il sent qu'elle est en train de subir ce qu'elle ressent sans en distinguer les étapes, donc il ralentit volontairement le rythme de la discussion.
Son discours sur Ezra le touche, et Hyacinthe est soulagé de voir qu'une élève a proposé son aide et qu'elle l'a acceptée. Il se focalise sur ce qui a fonctionné dans cet échange plutôt que sur la honte qu'a pu ressentir Lonely et la félicite avec beaucoup de chaleur sur l'ouverture dont elle a fait preuve. De même, la jeune Serdaigle semble lui avoir dit quelque chose d'important, que le roux s'empresse de souligner : elle ne lui a pas demandé d'arrêter d'avoir peur mais lui a donné un rythme, un point d'ancrage. Il discute avec satisfaction avec Lonely sur le fait qu'elle a déjà commencé à trouver des techniques de recentrage : fixer un point, suivre une respiration... tout ce qu'il faut pour revenir au présent, au réel.
Pour la première fois depuis le début de leurs entrevues, Hyacinthe commence à orienter légèrement le travail vers la prévention. Pas encore éviter les crises - il sait que c’est trop tôt - mais reconnaître les signes avant-coureurs. Il lui propose d’essayer d’identifier plus tôt les moments où les choses prennent trop de place, avant que son corps ne déborde complètement. Il lui conseille aussi de conserver des points d’ancrage simples lorsqu’elle sent la pression monter : une respiration régulière, se concentrer sur les objets qui l'entourent, ou même se concentrer sur une voix familière si quelqu’un est présent.
En fin de séance, Hyacinthe valorise particulièrement le fait qu’elle soit revenue raconter cette crise, non comme un échec, mais comme une observation utile. Et ça l'est, beaucoup plus pour elle que pour lui.
RECUEIL : Très belle évolution, la compréhension des crises avance petit à petit ! Lonely commence à observer ce qu’elle ressent au lieu de seulement le subir, ce qui est important pour la suite.
Lorsqu’elle évoque sa crise de la veille, il note l'absence d'orage et conclut à une crise qui avait un déclencheur toute autre, peut-être quelque chose de l'ordre de la surcharge mentale ou sensorielle. C’est un point important. Cette réflexion reste cependant silencieuse et informulée, puisque Hyacinthe ne la formule pas et préfère partir sur l'accompagnement. Il questionne, reformule, et tente d'amener Lonely à déconstruire ce qu'elle décrit : la fatigue, le bruit, les pensées, l'envahissement progressif. Surtout, il prend soin de différencier avec elle la peur consciente et la réaction du corps.
- Parfois, une crise commence avant même qu'on ne le réalise. Nous ne remarquons les choses que très tard, souvent, surtout si on ne sait pas quels signes rechercher.
La crise est progressive, c'est un élément habituel. Le psychomage essaye de faire en sorte que Lonely puisse identifier les divers éléments qu'elle a cité afin qu'ils ne soient ni informes, ni incontrôlables. Il sent qu'elle est en train de subir ce qu'elle ressent sans en distinguer les étapes, donc il ralentit volontairement le rythme de la discussion.
Son discours sur Ezra le touche, et Hyacinthe est soulagé de voir qu'une élève a proposé son aide et qu'elle l'a acceptée. Il se focalise sur ce qui a fonctionné dans cet échange plutôt que sur la honte qu'a pu ressentir Lonely et la félicite avec beaucoup de chaleur sur l'ouverture dont elle a fait preuve. De même, la jeune Serdaigle semble lui avoir dit quelque chose d'important, que le roux s'empresse de souligner : elle ne lui a pas demandé d'arrêter d'avoir peur mais lui a donné un rythme, un point d'ancrage. Il discute avec satisfaction avec Lonely sur le fait qu'elle a déjà commencé à trouver des techniques de recentrage : fixer un point, suivre une respiration... tout ce qu'il faut pour revenir au présent, au réel.
Pour la première fois depuis le début de leurs entrevues, Hyacinthe commence à orienter légèrement le travail vers la prévention. Pas encore éviter les crises - il sait que c’est trop tôt - mais reconnaître les signes avant-coureurs. Il lui propose d’essayer d’identifier plus tôt les moments où les choses prennent trop de place, avant que son corps ne déborde complètement. Il lui conseille aussi de conserver des points d’ancrage simples lorsqu’elle sent la pression monter : une respiration régulière, se concentrer sur les objets qui l'entourent, ou même se concentrer sur une voix familière si quelqu’un est présent.
En fin de séance, Hyacinthe valorise particulièrement le fait qu’elle soit revenue raconter cette crise, non comme un échec, mais comme une observation utile. Et ça l'est, beaucoup plus pour elle que pour lui.
RÉSUMÉ DE L'INTERVENTION
PR GAGNÉS : +3 (à demander dans le sujet réservé)Hyacinthe a aidé Lonely à mieux distinguer les différents éléments ayant participé à sa crise d’angoisse : fatigue, surcharge sonore, accumulation et perte progressive de contrôle. Il a mis en avant le fait que les crises peuvent apparaître avant même que la peur soit consciente. La présence rassurante d’Ezra et les techniques spontanées de recentrage utilisées pendant la crise ont été fortement valorisées. La séance ouvre progressivement le travail vers l’identification des signes avant-coureurs et des premiers outils de prévention.
RECUEIL : Très belle évolution, la compréhension des crises avance petit à petit ! Lonely commence à observer ce qu’elle ressent au lieu de seulement le subir, ce qui est important pour la suite.
492 - @Lonely Smile
Psychomage depuis septembre 2050. - Présence partielle, mais on gère !
#5f957c - Tonton Hya
#5f957c - Tonton Hya


