Échec et mat
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__ | Échec et mat (Recueil d'OS) |
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Avec Hyacinthe Kyros
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TW
Homophobie, Violence physique
Homophobie, Violence physique
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Voici un recueil pour chaque séances chez le psychomage d'Alaric Blackwood, qui parlera à Hyacinthe Kyros de son passé, de son présent, de ses peurs, et de ses craintes.
Il y aura un TW devant chaque séances contenant un ou plusieurs des sujets lourds mentionnés précédemment.
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Dernière modification par Alaric Blackwood le 20 mai 2026, 22:04, modifié 9 fois.
Échec et mat
Serpents paralysateurs
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Pourquoi était-il ici ? Pourquoi avait-il prit ce fichu rendez-vous ? Évidemment que c’était une mauvaise idée ! Il avait angoissé toute la soirée, et toute la matinée, à cause de ça, et avait à peine réussi à dormir, pas que cela change de d’habitude, bien entendu, mais cette fois, ce n’était pas seulement à cause d’Elam. Au fond, il savait parfaitement pourquoi il était ici, mais il préférait refouler toute ces réponses tant qu’il n’était pas devant le psychomage. Déjà, il essayait de le cerner, alors que celui-ci n’était même pas venu le chercher. Mais peu importe. Il devrait le confronter bientôt, alors autant s’y préparer. D’abord, il s’assit sur le pire fauteuil dans la salle d’attente, une histoire d’égo, sans aucun doute. C’était le plus beau, alors il ne s’était même pas posé la question de savoir si il était confortable ou pas. Ce qu’il aurait dû. Il n’allait pas changer de place, si quelqu’un arrivait, il aurait l’air stupide.Samedi 18 février 2051 - 10h
avec @Hyacinthe Kyros
Pour oublier son inconfort, il regarda autour de lui, examinant la salle d’attente. La petite table devant lui avait des magazines dessus. Des plantes ? Pff, pas terrible… Son orientation ? Wow wow wow, trop tôt, ce n’était pas le moment de s’angoisser pour un truc en plus. La cohérence cardiaque ? Mais c’était quoi, encore ça ? Il redressa la tête, avant de voir la porte s’ouvrir. Il se redressa d’un coup, en déglutissant, avant d’entrer en silence dans la nouvelle pièce. N’osant à peine croiser le regard du psychomage, il analysa rapidement mais attentivement la pièce. Une mauvaise manie de Thomas qu’il commençait à prendre, très certainement… C’était une plus grande pièce que ce qu’il aurait imaginé… Et surtout, il y avait beaucoup de plantes. Peut-être même un tout petit peu trop. Il s’assit donc sur le fauteuil le moins entouré de plantes, près de l’escalier, s’assit bien au fond de celui-ci, droit et sur la défensive, avant de regarder son psychomage silencieusement.
Bizarrement, cet homme avait des traits physiques assez… Ressemblant au jeune Serpentard. Ses cheveux roux, ses yeux bruns… Mais bon, il n’avait pas vraiment de projet cheveux longs pour le moment, donc aucun moyen qu’il ne lui ressemble un jour. De loin, il l’aurait presque prit pour une femme, et, maintenant qu’il y pensait, il n’était plus très sûr… Non, on lui avait parlé d’UN psychomage, pas vrai ? Enfin, peu importe. Le genre n’était pas important. Il était assez impressionnant. Sa mèche blanche était très stylé, mais son visage fatigué lui faisait peur. Est-ce qu’il faisait aussi des insomnies ? Cet homme était de plus en plus terrifiant à mesure qu’il lui trouvait des points communs. Mais bon, cela l’étonnerait fortement qu’il soit pareil que lui psychologiquement. Sinon, il ne ferait pas son métier.
Bon, maintenant c’était à lui de parler. Il le savait. Il était définitivement arrivé au moment qu’il redoutait tant. Il n’en avait même pas parlé à Rosie, tellement il était terrifié à l’idée de parler à quelqu’un de ses problèmes. Personne ne savait qu’il était ici, et c’était sûrement mieux ainsi. De quoi parler ? Tout se bousculait dans sa tête… Son passé ? Sa famille ? Son homosexualité potentielle ? Sa colère violente ? Christopher ? Elam ? Il fallait commencer par quelque chose, mais par quoi… Oh. Et pourquoi pas…
- Bonjour, je suis Alaric Blackwood, et je suis en première année de Serpentard, comme vous vous en doutez… Peut-être… Enfin, peu importe, j’ai un peu entendu parler de vous et...
Faux. On lui avait dit qu’il fallait qu’il aille le voir à cause de ses problèmes de violence, car c’était insupportable. Si il mentait déjà à son psychomage, ça commençait mal cette histoire. Il s’éclaircit la gorge avant de secouer la tête et de reprendre.
- N… Non, en fait, il s’avère que j’ai plusieurs choses à, disons… Régler, et que peut être en parler à un adulte qui a fait des études pour ça serait le plus logique…
Bon, maintenant, trouver un sujet qu’il pourrait aborder… Mais quoi ? Il n’allait pas commencer avec un sujet trop dur, tout de même… Si ? Attendez ! Et si il…
- Les serpents. J’ai peur des serpents… Non… Je suis terrifié par les serpents. C’est presque une hantise. Dès que j’en vois un, je n’arrive plus à bouger. Je suis… Paralysé. Et c’est sûrement depuis que mon grand frère m’a mit un serpent dans mon lit quand j’étais petit, mais maintenant, c’est de pire en pire, je ne sais pas pourquoi… En début d’année, quelqu’un m’a mit un serpent dans mon lit, je pensais que c’était quelqu’un, mais il s’est révélé que ce n’était absolument pas le cas, enfin, peu importe… Je l’ai senti sur mon bras, et j’ai attendu qu’il ne me touche plus du tout pour sortir de mon lit, et je n’ai pas du tout dormi après ça… Et c’est là que les insomnies ont commencé, mais pas tout le temps, seulement quand je réfléchis trop, pour les devoirs, ça va… Mais il y a… Enfin, on s’en fiche, mais mon problème, c’est que face aux grosses émotions, je réagis de deux manières, soit je me fige sur place, je suis une espèce de pantin, et… Enfin, je ne fais rien, quoi, vous voyez. Ou alors, je...
Il déglutit. Non, vraiment, il y avait des choses qu’il n’assumait absolument pas. Le fait de lui dire qu’il était violent… Après, ça deviendrait trop réel… Non ? Et puis, il n’était pas vraiment violent. Pour le moment il s’était battu avec… Elam ? Peut être la Gryffondor du cours de potion ? Et puis… Peut-être bien que c’était tout… Cela l’étonnait presque de ne pas s’être battu avec Gabriel. Mais tant mieux. Il se serait sans aucun doute beaucoup plus mal défendu qu’Elam… Mais ce n’était plus vraiment le sujet. Il baissa la tête, légèrement honteux, avant de souffler.
- Je peux devenir violent. Je ne frappe pas immédiatement, je ne suis pas un monstre ! Mais si ce n’était pas interdit, je… Je me serai déjà beaucoup plus battu… Enfin, je ne me bats pas souvent, hein ? Que une ou deux fois depuis le début de l’année, et puis, ils l’avaient cherché ! Plus ou moins… Bon, le poufsouffle, je me suis peut-être un peu vite emballé contre lui, mais… C’est pas grave, ça arrive…
Il haussa les épaules avant de relever lentement la tête vers lui, craignant sa réaction. Mais il n’était pas l’horrible personne qu’il avait imaginé, bien au contraire. Il lui proposa même un prochain rendez-vous. Quand le Serpentard entendit ça, il hocha la tête nerveusement, et passa une main dans ses cheveux avant de se ronger les ongles. Sacrée première impression… En espérant qu’il arrive à tout lui dire...
1130 mots
Mentions de @Gabriel Yates, @Rosalind Whitmore, @Elam Thomais et si jamais @Eliott Faulkner
Dites moi si ça vous va
Mentions de @Gabriel Yates, @Rosalind Whitmore, @Elam Thomais et si jamais @Eliott Faulkner
Dites moi si ça vous va
Échec et mat
Hyacinthe est rapidement surpris par la dynamique de cette séance : malgré une tension assez classique liée au stress, Alaric est loin d'être mutique. Au contraire, il parle beaucoup, parfois en se reprenant, parfois en se contredisant, mais avec une intention claire. Il veut être là, même si cela lui coûte, et cela lui offre de la matière pour travailler. Hyacinthe s’adapte immédiatement à ce flux sans chercher à structurer et veut laisser les pensées du garçon se développer. Il observe alors la façon dont les sujets s’enchaînent et ce qui semble prévalent.
La peur des serpents s’impose comme un point d’ancrage évident. L'événement ayant eu lieu dans l'enfance d'Alaric semble avoir été réactivé par une expérience récente similaire, et le lien avec les serpents désole un peu Hyacinthe. Celui-ci le souligne avec prudence, sans creuser davantage pour l’instant, afin de poser un premier indice de compréhension. Il insiste surtout sur la nature de la réaction décrite : quelque chose de corporel, d’envahissant, qui dépasse la simple peur. Le passage vers les réactions émotionnelles se fait presque naturellement, et Hyacinthe le suit avec attention. Il repère rapidement ce fonctionnement "tout ou rien" : figement ou débordement, avec une violence difficile à contenir. Il ne s’attarde pas sur les faits et ignore ses propres difficultés face à la violence, puis oriente Alaric doucement vers ce qui précède ces moments, l'invitant à commencer à observer plutôt qu’expliquer.
- Ce qui m’intéresse, c’est de comprendre ce qui se passe juste avant ces moments où la colère prend le dessus. Arrivez-vous à distinguer les émotions qui vous habitent ? Dans quelles circonstances cela arrive le plus souvent ?
En fin de séance, Hyacinthe revient à la phobie avec une idée concrète, bien que quelque peu timide : c'est la première fois qu'il a l'occasion de faire une telle proposition. Cependant, il la laisse immédiatement au choix d'Alaric. Il évoque l’idée d’une réhabituation progressive, encadrée, avec un serpent familier : Lernie. Tout d'abord en observant, en s'habituant à sa présence. Puis peut-être petit à petit réduire la distance, puis toucher ? Rien d’imposé, tout au rythme du garçon.
- L’idée n’est pas de vous forcer, jamais. Simplement faire en sorte que vous repreniez un peu de contrôle, étape par étape, afin d'éviter des réactions trop intenses lorsque vous croiserez des serpents. Je crains que cela ne soit inévitable, puisqu'un bon nombre d'élèves en ont comme familier.
Hyacinthe clôt la séance sans surcharge, en gardant une ligne claire : comprendre d’abord, ajuster ensuite. Il laisse le temps à Alaric de réfléchir à sa proposition pour les semaines à venir.
RECUEIL : Une première séance très engageante ! Alaric s'exprime vraiment bien, c'est un chouette levier. La suite permettra de mieux comprendre les mécanismes émotionnels et d’avancer progressivement sur les serpents, s'il le souhaite.
La peur des serpents s’impose comme un point d’ancrage évident. L'événement ayant eu lieu dans l'enfance d'Alaric semble avoir été réactivé par une expérience récente similaire, et le lien avec les serpents désole un peu Hyacinthe. Celui-ci le souligne avec prudence, sans creuser davantage pour l’instant, afin de poser un premier indice de compréhension. Il insiste surtout sur la nature de la réaction décrite : quelque chose de corporel, d’envahissant, qui dépasse la simple peur. Le passage vers les réactions émotionnelles se fait presque naturellement, et Hyacinthe le suit avec attention. Il repère rapidement ce fonctionnement "tout ou rien" : figement ou débordement, avec une violence difficile à contenir. Il ne s’attarde pas sur les faits et ignore ses propres difficultés face à la violence, puis oriente Alaric doucement vers ce qui précède ces moments, l'invitant à commencer à observer plutôt qu’expliquer.
- Ce qui m’intéresse, c’est de comprendre ce qui se passe juste avant ces moments où la colère prend le dessus. Arrivez-vous à distinguer les émotions qui vous habitent ? Dans quelles circonstances cela arrive le plus souvent ?
En fin de séance, Hyacinthe revient à la phobie avec une idée concrète, bien que quelque peu timide : c'est la première fois qu'il a l'occasion de faire une telle proposition. Cependant, il la laisse immédiatement au choix d'Alaric. Il évoque l’idée d’une réhabituation progressive, encadrée, avec un serpent familier : Lernie. Tout d'abord en observant, en s'habituant à sa présence. Puis peut-être petit à petit réduire la distance, puis toucher ? Rien d’imposé, tout au rythme du garçon.
- L’idée n’est pas de vous forcer, jamais. Simplement faire en sorte que vous repreniez un peu de contrôle, étape par étape, afin d'éviter des réactions trop intenses lorsque vous croiserez des serpents. Je crains que cela ne soit inévitable, puisqu'un bon nombre d'élèves en ont comme familier.
Hyacinthe clôt la séance sans surcharge, en gardant une ligne claire : comprendre d’abord, ajuster ensuite. Il laisse le temps à Alaric de réfléchir à sa proposition pour les semaines à venir.
RÉSUMÉ DE L'INTERVENTION
PR GAGNÉS : +3 (à demander dans le sujet réservé)Hyacinthe a relevé une première séance marquée par un stress important mais une parole étonnamment fluide. En identifiant un événement traumatique lié aux serpents, probablement réactivé récemment, ainsi qu'une gestion émotionnelle polarisé entre inhibition et violence. Hyacinthe a amorcé un travail d’identification des déclencheurs émotionnels et proposé, de l'autre côté, une approche progressive de réhabituation à la peur.
RECUEIL : Une première séance très engageante ! Alaric s'exprime vraiment bien, c'est un chouette levier. La suite permettra de mieux comprendre les mécanismes émotionnels et d’avancer progressivement sur les serpents, s'il le souhaite.
491 - @Alaric Blackwood
Psychomage depuis septembre 2050. - Présence partielle, mais on gère !
#5f957c - Tonton Hya
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Échec et mat
Coups et mots regrettés
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Alaric avait toujours eu du mal à exprimer ses émotions. Ou peut être pas assez... Tout dépendait du contexte: à la maison, moins il parlait de ça, et mieux ça passait, alors il ne parlait jamais de ça. Le maximum de preuve d'affection qu'il avait reçu dans sa famille proche était : «Bonne nuit, je t'aime». Mais comme tous les soirs, c'était pareille, cette phrase étaient devenues totalement dénuée d'émotions.Samedi 4 mars 2051 - 10h
Avec @Hyacinthe Kyros
Ce fut la première pensée qu'il eût quant aux questions que le psychomage avait posé en fin de séance. Quelle émotion ressemtait-il avait ses pulsions violentes? Et qu'en était-il du contexte? La réponse était simple, c'était la même sensation que la phrase «Bonne nuit, je t'aime», que ses parents répétaient machinalement tous les soirs à leurs deux enfants: vide. Le néant. Certes, il avait de grosses émotions, mais la sensation juste avant était toujours la même: le vide.
Quand au contexte, c'était flou. Il suffisait qu,'il n'arrive plus à géré la situation, que tout n'aille plus dans son sens, et alors... Il perdait le fil, et il y avait une chance sur deux pour que ça parte. Sans contrôle. Car le non-contrôle de la situation entraînait le non-contrôle de ses émotions. Et, au fond de lui, ça le terrifiait.
Mais ce n'était pas sur ça qu'il voulait commencer aujourd'hui, d'abord, il avait besoin de clore le sujet des serpents. Les serpents, ces bêtes ignobles et terrifiantes, âmes sensibles s'abstenir. Il avait bien réfléchit à cette question, et puis, la veille au soir, la réponse lui était venue: l'ignorance.
L'ignorance est quelque chose de très vague, et, par conséquent, de terrifiant. Être ignorant, on l'est tous un peu, mais il y aura toujours une petite chose qu'on saura sur celui d'en face à première vue, l'apparence, la voix, ou encore les TICs. Les serpents, eux, étaient incernables, incertains. Quelle longueur? Peu importe, il peut se glisser partout. Quelle couleur? Et qui te dit que c'est la couleur d'un venimeux? Ou pas? Ils se ressemblent tous... Et où est-il, maintenant? Qui sait, tu as cligné des yeux, et maintenant, il peut être partout...
En même temps, il y avait bien une seule chose sûre avec les serpents: leurs crochets. Leurs crochets étaient les seules choses qui ne trompaient pas: si ils te mordaient, ça te ferait mal. Mais là encore, l'incertitude refaisait surface: était-il sain? Malade? Venimeux? C'était angoissant, perturbant, et surtout, répugnant. Bref, il en devenait malade, et devait absolument arriver à se lâcher.
- Bonjour monsieur Kyros. Je voulais... Commencer par ma phobie. Des serpents. C'est l'ignorance. L'ignorance est la base de ma phobie. J'y ai beaucoup réfléchi, vous savez, et je pense que c'est ça. Car je ne sais jamais ce que c'est, si il est dangereux, ou rapide, à quel point il est grand, ou... Enfin, ça me fait vraiment peur. Mais je pense qu'il faudrait que je... Que je me documente dessus. Pour ne craindre que les venimeux, comme une personne normale, et ne plus me figer sur place à la vue d'un serpent. Ça commence à être agaçant d'avoir la phobie des serpents quand on est à Serpentard.
Il croisa les bras en s'enfonçant dans son fauteuil avant de rouler des yeux et de rire un peu nerveusement. Puis, il secoua la tête pour se reconcentrer. Maintenant, il allait entrer dans le vif du sujet. Un sujet qui, maintenant abordajt, avait un tout autre aspect. Il le craignait. C'était sa manière de gérer ses émotions, et maintenant, il en avait peur. C'était presque comique.
- Pour la... Violence. J'y ai aussi réfléchi, et je crois que... Que juste avant d'avoir ce genre de pulsions, j'ai toujours de fortes émotions. Et des mauvaises, disons, comme la colère, la tristesse, la crainte ou encore la jalousie... Une émotion que je n'arrive pas à contrôler. Et puis, tout devient vide. D'un coup, je ne ressens plus rien. Et c'est là que ça part... Vite, souvent, des fois des mots qui blessent, que je regrette trop tard, et d'autres des coups, plus ou moins forts, plus ou moins violents... Tout pour rendre la souffrance que j'éprouvais, alors que ce n'est que rarement la faute de la personne d'en face...
Il écouta ensuite très attentivement ce que le psychomage avait à dire, et le prit en note pour y réfléchir dans un coin de sa tête, pour la prochaine séance, prochaine séance qu'il demanda, d'ailleurs, de mettre non pas deux mais trois semaines plus tard, pour se donner plus de temps que la dernière fois pour y réfléchir. Mais, alors qu'il allait sortir de la salle, il se tourna vers monsieur Kyros, la gorge nouée, terrifié par la demande qu'il allait formuler.
- Excusez-moi, monsieur Kyros, je... Je me demandais si en parallèle de la violence on... On pourrait aborder un autre sujet? Ce serait... L'homosexualité.
Il attendit l'approbation du psychomage, avant de marmonner un «merci» et de filer de la salle sans un mot ou un regard de plus.
829 mots
Dîtes moi si vous n'avez pas besoin que je vous mentionne
Dîtes moi si vous n'avez pas besoin que je vous mentionne
Dernière modification par Alaric Blackwood le 08 mai 2026, 17:26, modifié 1 fois.
Échec et mat
Cette séance s’ouvre sur un Alaric plus construit. Il ne semble plus être seulement dans la réaction : il arrive avec des éléments pensés, organisés. Le travail autour des serpents marque une évolution nette par rapport à leur rencontre. Le Serpentard parle toujours de peur, certes, mais surtout, il tente de la comprendre. Mettre des mots, chercher une logique, est déjà une tentative impressionnante, et le psychomage félicite Alaric pour tenter de reprendre le contrôle ainsi. L’idée de l’ignorance comme source de la peur est pertinente, et le roux ne peux qu'ajouter que c'est le cas pour la plupart des peurs. Il accueille ainsi cette idée et en discute, la nuance légèrement en venant y ajouter la notion d’incertitude et d’imprévisibilité, sans invalider la réflexion d’Alaric. Hyacinthe appuie surtout le mouvement engagé : celui d’aller vers la connaissance plutôt que l’évitement.
- C'est une excellente initiative. Chercher à comprendre, à vous informer, c'est une excellente manière de travailler là-dessus.
Il ne revient pas immédiatement sur sa propre proposition de réhabituation, laissant Alaric maître de la direction qu'il prenait, mais il la garde dans un coin de son esprit en continuité logique de ce que le garçon propose. Les deux approches ne s’opposent pas, pense-t-il sincèrement, elles se complètent.
Puis petit à petit, la tournure de leur discussion change, et le passage à la violence est plus fragile. Ce qui retient particulièrement l'attention de Hyacinthe, c’est cette description du "vide". En discutant, ils arrivent à faire l'hypothèse que ce n’est pas une absence d’émotion globale, mais un basculement, presque une coupure après un trop-plein. Il reformule doucement ce mécanisme, pour le rendre plus lisible sans le simplifier.
- Je ne pense pas que cela soit un manque d’émotion... je parlerai plus d'une conséquence, de ce qui arrive quand il y en a trop d’un coup.
Il met l’accent sur cette transition : les émotions fortes mènent à la saturation, et cette dernière laisse à Alaric une sensation de vide qui le pousse à passer à l'acte. Il oriente le Serpentard vers une meilleure identification du moment précis de la bascule. Il évoque aussi, plus discrètement, la notion de contrôle - ou plutôt de perte de contrôle - qu'Alaric associe à ces situations. Il garde cela comme axe de travail futur. Hyacinthe est, par ailleurs, touché par la lucidité d’Alaric, et par la manière dont il reconnaît la disproportion de ses réactions. Il n’appuie pas sur la culpabilité, mais valorise cette capacité à prendre du recul.
Sa demande de décaler la prochaine séance est acceptée sans difficulté. Hyacinthe comprend le besoin de temps, surtout face à une introspection aussi active. Enfin, lorsque le sujet de l’homosexualité est évoqué à la toute fin, Hyacinthe accueille le commentaire avec un sourire, faisant clairement comprendre que sa demande est entendue.
RECUEIL : Est-ce que cet avancement te convient ? J'ai pris la route de la prise de conscience des comportements, mécanismes et pensées d'Alaric, en espérant que cela puisse l'aider à travailler sur lui-même. La suite abordera donc ces points, ainsi que des sujets plus personnels.
La mention n'est pas nécessaire, je suis abonné au sujet
- C'est une excellente initiative. Chercher à comprendre, à vous informer, c'est une excellente manière de travailler là-dessus.
Il ne revient pas immédiatement sur sa propre proposition de réhabituation, laissant Alaric maître de la direction qu'il prenait, mais il la garde dans un coin de son esprit en continuité logique de ce que le garçon propose. Les deux approches ne s’opposent pas, pense-t-il sincèrement, elles se complètent.
Puis petit à petit, la tournure de leur discussion change, et le passage à la violence est plus fragile. Ce qui retient particulièrement l'attention de Hyacinthe, c’est cette description du "vide". En discutant, ils arrivent à faire l'hypothèse que ce n’est pas une absence d’émotion globale, mais un basculement, presque une coupure après un trop-plein. Il reformule doucement ce mécanisme, pour le rendre plus lisible sans le simplifier.
- Je ne pense pas que cela soit un manque d’émotion... je parlerai plus d'une conséquence, de ce qui arrive quand il y en a trop d’un coup.
Il met l’accent sur cette transition : les émotions fortes mènent à la saturation, et cette dernière laisse à Alaric une sensation de vide qui le pousse à passer à l'acte. Il oriente le Serpentard vers une meilleure identification du moment précis de la bascule. Il évoque aussi, plus discrètement, la notion de contrôle - ou plutôt de perte de contrôle - qu'Alaric associe à ces situations. Il garde cela comme axe de travail futur. Hyacinthe est, par ailleurs, touché par la lucidité d’Alaric, et par la manière dont il reconnaît la disproportion de ses réactions. Il n’appuie pas sur la culpabilité, mais valorise cette capacité à prendre du recul.
Sa demande de décaler la prochaine séance est acceptée sans difficulté. Hyacinthe comprend le besoin de temps, surtout face à une introspection aussi active. Enfin, lorsque le sujet de l’homosexualité est évoqué à la toute fin, Hyacinthe accueille le commentaire avec un sourire, faisant clairement comprendre que sa demande est entendue.
RÉSUMÉ DE L'INTERVENTION
PR GAGNÉS : +3 (à demander dans le sujet réservé)Hyacinthe a accompagné une séance marquée par une réflexion plus construite de la part d’Alaric. Il a valorisé son travail de compréhension autour de la phobie, en l’orientant vers une approche progressive mêlant connaissance et exposition. Concernant la violence, Alaric et lui ont mis en lumière une "saturation émotionnelle", qui entrainerait un passage à l'acte. Le travail est orienté vers l’identification de ce moment de bascule. À l'avenir, un axe de discussion sera accordé à l'homosexualité.
RECUEIL : Est-ce que cet avancement te convient ? J'ai pris la route de la prise de conscience des comportements, mécanismes et pensées d'Alaric, en espérant que cela puisse l'aider à travailler sur lui-même. La suite abordera donc ces points, ainsi que des sujets plus personnels.
La mention n'est pas nécessaire, je suis abonné au sujet
465 - @Alaric Blackwood
Psychomage depuis septembre 2050. - Présence partielle, mais on gère !
#5f957c - Tonton Hya
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Échec et mat
Gay Panic
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Pourquoi je suis là, déjà?Samedi 18 mars 2051 - 10h
avec @Hyacinthe Kyros
TW
Il était une fois de plus dans cette fichue salle d’attente, à fixer une pauvre petite table basse, dans le seul fauteuil inconfortable car il n’avait pas fait attention, à attendre le psychomage qu’il n’avait pas vu depuis deux semaines. Oui, deux. Pas trois, comme prévu. C’était un rendez-vous qu’il avait demandé d’urgence. Car c’était une urgence. Et il avait besoin de mettre les choses au clair et d’en parler à quelqu’un, parce, par Merlin, il en avait marre. Remettons un peu le contexte...
Hier, c’était la Saint-Patrick. N’ayant pas du tout remarqué que ça l’était, il était sorti du dortoir tranquillement, et était tombé sur… Elam. L’abruti de Poufsouffle qu’il avait failli frapper en décembre. Le garçon qui lui ressemblait trop. Beaucoup trop. Mais le problème, c’est que, ce jour-là, il découvrit les différences que le Poufsouffle avait avec… Lui.
Son rire, par exemple. Ah, son rire… Un son qu’il aurait pu écouter pendant des heures, et au son duquel il esquissait un sourire niais. Il avait tellement l’air stupide quand il l’entendait rire… Vous voyez le problème, non ? Autre exemple, ses yeux. Bleus gris, magnifiques, pas que les yeux marrons, verts ou autre soient moins beau. En fait, ce n’était pas leurs couleurs, mais la sensation qu’il avait quand il croisait les siens. L’émotion. Un regard et le Serpentard pouvait oublier son statut de sang et ses obligations.
C’était terrifiant ce sentiment. Il pouvait parler d’Elam pendant des heures, sans jamais s’en lasser, et d’un coup s’arrêter en se plaignant qu’il en parlait trop. Et puis pleurer. Ce qu’il avait fait. Car, après avoir entendu son rire, il avait paniqué et fuit dans les toilettes abandonnées. Et c’est là, à ce moment précis que tout a dérapé. Car le Poufsouffle l’avait suivit et-
Il sursauta quand il vit le psychomage apparaître dans l’encadrement de la porte, et le retour à la réalité se fût brutal. Il releva la tête et se leva lentement, en silence, entrant dans la salle avant de s’asseoir sur le fauteuil en face de Monsieur Kyros. Mais pas de grands discours, cette fois-ci. Il n’énonça pas un mot, n’osa pas faire un bruit. Au bout de quelques minutes, il ne tenait déjà plus, et se leva de son fauteuil d’un coup sec, énervé, avant de se masser les tempes et de faire les cent pas devant le psychomage.
- Cet imbécile, vous vous rendez compte ? Cet imbécile de sang-mêlé, il suffit qu’il soit un peu mignon et qu’il ait un rire sympa, et je deviens complètement… Complètement maboul ! Mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez moi ? Pourquoi je ne peux pas tout simplement être tranquille, et arrêter de vouloir me mesurer à tout le monde pour un rien ? Je l’avais déjà vu, avec Gabriel, non ? Il ne faut pas que je lance des défis, ça se finit toujours mal ! Comment j’ai pu être aussi stupide ? Non mais vous y croyez, vous?
Il se tourna vers le psychomage, s’arrêtant net, debout, au milieu de la salle, les sourcils froncés, et un visage qui indiquait sa colère, et sa frustration. Les larmes n’étaient pas loin, le Serpentard les sentait déjà remonter, mais aucune d’elles ne s’échapperaient. C’était encore trop tôt pour craquer. Il continua donc d’affronter les yeux noisettes du psychomage, reprenant son souffle, avant de soupirer une dernière fois et de se rasseoir brusquement en fermant les yeux.
Il bascula sa tête en arrière et fixa le plafond, se demandant une nouvelle fois ce qu’il faisait ici. Même si au fond de lui, il le savait. Il en avait besoin.
Dis-le lui, bon sang, dis-le lui qu’on en finisse. Il est là pour t’écouter, pas pour te juger, alors que tu lui dises pour que ça passe enfin. Mince quoi ! Secoues toi!
Il releva sa tête, et fixa de nouveau Hyacinthe, un peu plus calmé. Il commença à se ronger les ongles, et évita son regard, pour se concentrer sur ses cheveux, ou sur tout autres éléments qui l’entourait plutôt que ses yeux. Puis il soupira, avant d’inspirer un grand coup, et serra les dents pour ne pas s’énerver trop rapidement.
- Hier c’était la Saint-Patrick. Vous savez, la fête toute verte, où… Enfin, bref, vous connaissez. Et je ne sais pas si vous êtes sortis de votre salle de consultation pour voir, mais il y avait pleins de pièces cachées, et on pouvait entendre les… Les leprechauns les mettre un peu partout...
Il serra les poings et déjà, il sentait son pouls s’accélérer. En même temps, il avait dit le mot à ne pas dire. Leprechaun. Le nouveau surnom de cet imbécile de Poufsouffle brun… Pourquoi il lui avait donné un surnom, déjà ? Ah oui, c’est vrai, parce qu’il l’appréciait, et apparemment, qui aime bien châtie bien ? Il lui donnait trop d’importance, à force… Comme si il n’en avait pas déjà assez.
- J’ai croisé un gars, avec qui je m’étais battu en début d’année, enfin, en novembre, et puis, fin décembre, je voulais m’excuser, mais… Rien ne s’est passé comme prévu, et je me suis retrouvé à l’insulter, devant sa propre mère, enfin… Longue histoire. Tout ça pour dire qu’il était là, et… J’en sais rien, je… J’ai juste…
Il se releva, énervé, et fit de nouveau les cent pas devant Monsieur Kyros, mais cette fois légèrement plus expressif. Ses pas étaient violents, et il s’arrachait presque les cheveux à force de passer ses mains sans arrêt dans les siens avec une violence… Il avait besoin de balancer quelque chose. N’importe quoi. Non, il avait besoin que ça sorte. Mais il avait trop de mal. Il fit soudain un grand sourire, sans joie, et se passa ses mains sur son visage, avant de sentir les larmes monter. Encore.
- Il faut que je me calme, il faut que je me CALME !
Il avait crié ce mot tellement fort qu’il s’arrêta net, et fronça les sourcils, se rendant compte qu’il commençait à sérieusement péter un câble. Il déglutit et, n’osant pas affronter le regard du psychomage, il essaya de réguler sa respiration, avant d’enfin continuer son récit.
- Désolé. C’est juste… Il était là, et comme un imbécile je lui ai proposé qu’on se fasse une course à la pièce, à celui qui en aurait le plus… C’est pathétique, la façon dont je me mesure à tout le monde en permanence, mais là… J’ai perdu, mais pas seulement ce stupide défi. Mais aussi ma dignité. Parce que, je ne sais par quel miracle, je l’ai fait rire, et… Et je crois…
Il releva la tête vers le psychomage, et, enfin, une larme coula sur son visage. Il la laissa rouler sur sa joue, sentant qu’il en avait besoin. Ses lèvres tremblaient, et il décida de se rasseoir lentement pour la troisième fois. Il baissa ensuite la tête et déglutit, sentant que le flot de larmes n’allait pas tarder. Mais l’histoire n’était pas fini, et il devait tout dire. Pour lui-même.
- Une sensation étrange, comme quand on découvre une musique, pour la première fois. On n’est pas sûr de l’apprécier, alors on l’écoute encore, et, d’un coup, c’est une révélation. Et on l’aime, on l’adore, et on aimerait pouvoir l’écouter pendant des heures. Mais là, au lieu de rester, à l’écouter, j’ai fuit. Parce que… Parce que je ne peux pas être… Enfin, c’est absurde. Mes parents tiennent beaucoup trop à notre statut de sang, pour que je les… Déçoive comme ça.
Il inspira un grand coup, sentant qu’il devait mettre une chose au clair avant de continuer l’histoire. Il releva la tête, un peu moins tremblant, mais le regarda d’un air douloureux. Partager son passé, ça faisait un peu mal. Mais partager ce moment l’était encore plus. Il esquissa un demi-sourire, sans joie, avant de se lancer.
- J’avais 8 ans quand j’ai compris que je ne pouvais pas… Être totalement moi-même avec mes parents. Tout leur partager, je le savais déjà que je ne pouvais pas, et puis, tout le monde a des secrets, mais renier soi-même pour être aimé, c’est quelque chose qui peut faire… Mal.
Il fit une pause, choisissant soigneusement chaque mots qu’il utilisait. Pour ne pas trop souffrir. Pour ne pas totalement craquer tout de suite.
- Un soir d’été, on dînait, ce n’était pas très dynamique, à part mon frère qui se vantait pour la énième fois de sa première année à Poudlard. Et puis, le silence devenant un peu pesant, j’ai posé une question. Innocente, je vous jure, je ne pensais pas à mal, j’ai juste demandé… Est-ce qu'une fille peut sortir avec une fille et un garçon avec un garçon? Vous auriez vu leurs têtes. C’était… Comique.
Il pouffa, nerveusement, avant de continuer.
- Mon frère était à deux doigts d’éclater de rire, mon père, lui, me regardait comme si je venais de lui annoncer que j’avais tué toute sa famille, mais le pire… C’était ma mère. Elle me regardait avec un air si… Méprisant… Comme si elle se demandait ce que j’avais fait de son fils. Et, quand on se fait regarder comme ça par sa propre famille à 8 ans, on développe un mécanisme de défense, très… Astucieux. Le mensonge. Ce soir-là, j’ai ravalé toutes les larmes qui menaçaient de sortir, j’ai prit mon plus grand sourire arrogant, et j’ai dit… Enfin, évidemment qu’un garçon ne peut sortir qu’avec une fille et inversement, quelle idée. Et ils sont passés à autre chose. C’est la seule… Discussion que j’ai eu par rapport à ça. Alors bien évidemment, quand j’ai ressenti… Ce que j’ai ressenti pour ce Poufsouffle, j’ai… J’ai paniqué.
Il se mit à ronger ses ongles, en regardant autour de lui, cherchant un moyen de ne pas trop paniquer. Le récit arrivait à sa fin, mais sa fin était la plus dure, la plus atroce, et il l’assumait à peine. Mais ce n’était pas le moment de se stopper, même si c’était dur.
- Je suis allé me réfugier dans les toilettes abandonnées. Ce n’était pas loin, et, je n’en sais rien, je ne pensais pas qu’il… Qu’il me suivrait. Mais ce n’est pas ça, le pire. C’est que non seulement, il m’a suivit, mais qu’en plus il m’a vu faire une crise de panique, pleurer, sangloter… Et vous savez comment il a réagit?
Il releva la tête, plantant un regard énervé, mais surtout dans une incompréhension totale, dans celui du psychomage. Parce qu’il ne comprenait pas. Il lui avait fait subir tant de choses, et le Poufsouffle… Le Leprechaun… Il fit de nouveau un grand sourire, sans aucune joie, juste de l’incompréhension.
- Il m’a écouté me plaindre sur tout et rien, et… Il m’a consolé ! Alors que je ne lui ai rien demandé, absolument rien, et ce mec, il… Ce garçon… N’a aucun défaut, comment c’est possible ? D’habitude, j’arrive à en trouver, à tout le monde, je déteste beaucoup de gens, mais lui… Je n’arrive même pas à le détester, parce que quand je le fais, je me sens mal de juste essayer. Je… Je crois que je suis tombé amoureux de lui… Si vous saviez comment c’est atroce, il… C’est un sang-mêlé, c’est un garçon, il… Il y a tout ce que mes parents détestent, en lui, l’écoute, le non-jugement, c’est comme si… J’avais trouvé un rival, mais que je le détestais tellement fort que… Que ça se retournait contre moi, et c’est horrible, et génial, et je ne sais absolument pas quoi faire, je veux juste… Je veux juste être normal.
Il reprit son souffle après cette si longue tirade, et cette fois, les larmes coulaient bel et bien. Une à une, elles sortaient de ses yeux, et il baissa la tête tout en essayant de les essuyer sans grand succès. Il reniflait, rien à voir avec le Alaric silencieux qui avait franchit le seuil de la porte. Cette fois, il se lâchait, et c’était terrifiant. Mais ça faisait tellement du bien.
- Désolé, l’émotion est une chose bien étrange, qu’on peut contenir, mais pas contrôler.
Puis, il se fit silencieux. Enfin, aussi silencieux qu’une personne qui pleure. Il s’essuya les joues, avec un demi-sourire en pensant qu’il aurait bien aimé qu’Elam soit là pour le consoler, mais, bon, il l’avait déjà fait hier, il ne pouvait pas le suivre en permanence. Il prit les mouchoirs que lui proposa Hyacinthe, avant de l’écouter attentivement. Comme toujours, il était de bons conseils.
A la fin de cette séance, il n’était pas passé à autre chose, cette histoire le hanterait encore longtemps. Mais ça avait fait du bien, de le partager à quelqu’un. Et puis, d’avoir explosé un bon coup lui permettrait de ne pas le faire après coup. Il proposa le 1er avril comme prochain rendez-vous, se jurant intérieurement de ne pas être en retard au match où Rosie faisait sa première représentation en tant que Crocheer. Sacrée séance.
2161 mots (je me suis peut-être un peu emballé
)
Mention d'@Elam Thomais, et pas qu'un peu...
Mention d'@Elam Thomais, et pas qu'un peu...
Échec et mat
La séance commence dans une agitation inhabituelle, même pour Alaric. Hyacinthe le remarque avant même qu’il ne commence à parler : l’urgence du rendez-vous, les mouvements brusques, l’incapacité à rester assis longtemps... Il ne cherche pas à interrompre cette agitation immédiatement. Au contraire, le roux laisse le jeune Serpentard vider ce qui déborde en gardant une posture très calme face à cette colère qui masque difficilement autre chose.
Et très vite, cette chose apparait alors plus ouvertement. Hyacinthe comprend que le sujet qui triture l'esprit d'Alaric aujourd'hui est autre : celui d'un attachement émotionnel devenu impossible à ignorer. Il écoute le récit sans jugement, laissant Alaric parler d’Elam avec toute l’intensité contradictoire que cela implique : rivalité, fascination, admiration, frustration. Il fait abstraction du côté "potin" de sa position, puisqu'il connait les deux garçons, sans trop de difficultés et reste surtout interpellé par la panique qui se cache derrière une réalisation pareille. Ce n'est pas un sujet tabou ici, loin de là. Mais visiblement, Alaric semble persuadé du contraire vis-à-vis de son cadre familial.
Hyacinthe comprend rapidement grâce aux souvenirs d'Alaric que le rejet n’est pas culturel ou sociétal, mais profondément familial. Une fermeture propre à ses parents, intégrée très tôt comme une menace de perte d’amour. Et... il sait bien que ça doit être terrifiant pour lui, que c'est un impact à prendre en considération. La violence de ce souvenir chez un enfant aussi jeune est clairement à prendre au sérieux. Il intervient peu, principalement pour ralentir le flot lorsque Alaric commence à se noyer dans sa propre culpabilité. Il recentre plusieurs fois le garçon sur une idée simple : ressentir n’est pas une faute.
- Est-ce vraiment le fait qu'il soit un garçon qui vous a fait paniquer ? Ou plutôt la façon dont vous avez appris à associer ces émotions ?
Faire se rencontrer ses craintes semble être une chose importante à faire : est-ce réellement cela qui est source de panique, ou l'idée profondément ancrée qu'on ne l'aimera plus si cela vient à arriver ? Hyacinthe penche sur la deuxième option, surtout suite à l'histoire qu'Alaric vient de lui raconter. Cependant, il ne peut se permettre de déconstruire brutalement les idées héritées de ses parents. Non, le psychomage préfère mettre en lumière le conflit intérieur d'Alaric : d’un côté le besoin d’être aimé et validé par sa famille, de l’autre une émotion sincère qui vient contredire ce cadre.
Le moment où Alaric décrit Elam qui le suit et le console le touche particulièrement. Hyacinthe note immédiatement l’incompréhension presque douloureuse face à ce genre de bienveillance. Comme si Alaric s’attendait encore à être puni, rejeté ou humilié dès qu’il devenait vulnérable. Hyacinthe appuie doucement dessus, sans ne jamais le juger une seule fois.
- Vous semblez surtout surpris... qu’on ait pris soin de vous même en vous ayant trouvé dans cet état.
Il sent aussi que derrière l’idéalisation d’Elam se cache quelque chose de plus large : la découverte d’un rapport humain différent de ce qu’il connaît habituellement. Quelqu’un qui ne répond ni par la moquerie, ni par le rejet, ni par la domination. Puis il laisse libre court à ses silences, ses larmes, ses reprises de souffle. Cela ne peut faire que du bien à Alaric.
En fin de séance, Hyacinthe revient brièvement sur un point important : cette peur constante d’être "anormal". Il la relie davantage au regard parental qu’à la réalité du monde autour de lui. Sans nier les difficultés possibles, il tente doucement de dissocier identité et rejet familial, et rassure le Serpentard sur le fait que rien de cela ne le rend mauvais ou décevant.
RECUEIL : Séance qui me semble vraiment importante dans le parcours d’Alaric ! Beaucoup d’émotions ont enfin pu être exprimées sans être immédiatement étouffées ou transformées en colère. À toi de voir si tu comptes poursuivre un peu ce sujet ou revenir sur les thèmes initiaux.
Et très vite, cette chose apparait alors plus ouvertement. Hyacinthe comprend que le sujet qui triture l'esprit d'Alaric aujourd'hui est autre : celui d'un attachement émotionnel devenu impossible à ignorer. Il écoute le récit sans jugement, laissant Alaric parler d’Elam avec toute l’intensité contradictoire que cela implique : rivalité, fascination, admiration, frustration. Il fait abstraction du côté "potin" de sa position, puisqu'il connait les deux garçons, sans trop de difficultés et reste surtout interpellé par la panique qui se cache derrière une réalisation pareille. Ce n'est pas un sujet tabou ici, loin de là. Mais visiblement, Alaric semble persuadé du contraire vis-à-vis de son cadre familial.
Hyacinthe comprend rapidement grâce aux souvenirs d'Alaric que le rejet n’est pas culturel ou sociétal, mais profondément familial. Une fermeture propre à ses parents, intégrée très tôt comme une menace de perte d’amour. Et... il sait bien que ça doit être terrifiant pour lui, que c'est un impact à prendre en considération. La violence de ce souvenir chez un enfant aussi jeune est clairement à prendre au sérieux. Il intervient peu, principalement pour ralentir le flot lorsque Alaric commence à se noyer dans sa propre culpabilité. Il recentre plusieurs fois le garçon sur une idée simple : ressentir n’est pas une faute.
- Est-ce vraiment le fait qu'il soit un garçon qui vous a fait paniquer ? Ou plutôt la façon dont vous avez appris à associer ces émotions ?
Faire se rencontrer ses craintes semble être une chose importante à faire : est-ce réellement cela qui est source de panique, ou l'idée profondément ancrée qu'on ne l'aimera plus si cela vient à arriver ? Hyacinthe penche sur la deuxième option, surtout suite à l'histoire qu'Alaric vient de lui raconter. Cependant, il ne peut se permettre de déconstruire brutalement les idées héritées de ses parents. Non, le psychomage préfère mettre en lumière le conflit intérieur d'Alaric : d’un côté le besoin d’être aimé et validé par sa famille, de l’autre une émotion sincère qui vient contredire ce cadre.
Le moment où Alaric décrit Elam qui le suit et le console le touche particulièrement. Hyacinthe note immédiatement l’incompréhension presque douloureuse face à ce genre de bienveillance. Comme si Alaric s’attendait encore à être puni, rejeté ou humilié dès qu’il devenait vulnérable. Hyacinthe appuie doucement dessus, sans ne jamais le juger une seule fois.
- Vous semblez surtout surpris... qu’on ait pris soin de vous même en vous ayant trouvé dans cet état.
Il sent aussi que derrière l’idéalisation d’Elam se cache quelque chose de plus large : la découverte d’un rapport humain différent de ce qu’il connaît habituellement. Quelqu’un qui ne répond ni par la moquerie, ni par le rejet, ni par la domination. Puis il laisse libre court à ses silences, ses larmes, ses reprises de souffle. Cela ne peut faire que du bien à Alaric.
En fin de séance, Hyacinthe revient brièvement sur un point important : cette peur constante d’être "anormal". Il la relie davantage au regard parental qu’à la réalité du monde autour de lui. Sans nier les difficultés possibles, il tente doucement de dissocier identité et rejet familial, et rassure le Serpentard sur le fait que rien de cela ne le rend mauvais ou décevant.
RÉSUMÉ DE L'INTERVENTION
PR GAGNÉS : +5 (à demander dans le sujet réservé)Hyacinthe a accompagné une séance particulièrement chargée émotionnellement, centrée autour de la découverte et de la verbalisation des sentiments amoureux d’Alaric envers Elam. Il a mis en lumière le conflit entre ces émotions et les mécanismes de rejet intégrés dans son cadre familial, sans invalider son attachement à ses figures parentales. Cette séance a également permis d’aborder la difficulté d’Alaric à recevoir de la bienveillance sans méfiance ni culpabilité.
RECUEIL : Séance qui me semble vraiment importante dans le parcours d’Alaric ! Beaucoup d’émotions ont enfin pu être exprimées sans être immédiatement étouffées ou transformées en colère. À toi de voir si tu comptes poursuivre un peu ce sujet ou revenir sur les thèmes initiaux.
603 - @Alaric Blackwood
Psychomage depuis septembre 2050. - Présence partielle, mais on gère !
#5f957c - Tonton Hya
#5f957c - Tonton Hya
Échec et mat
Amour VS Amitié : Qui l'emporte?
• ───────────────── •
Samedi 1er Avril 2051 - 10h
avec @Hyacinthe Kyros
Il avait failli ne pas venir. En effet, la dernière séance l’avait… Chamboulé. Et c’était peu dire. Alors faire face à une personne qui l’avait vu exploser de la sorte, c’était terrifiant. C’était un psychomage, évidemment qu’il n’allait porter aucun jugement sur la séance précédente, mais… Il angoissait quand même. En plus, il allait devoir parler de violence à cette séance. La violence. Devait-il lui dire qu’il s’était battu ? Et qu’il avait revu Elam ? Qu’il avait parlé de celui-ci à sa meilleure amie, et que celle-ci n’avait… Pas trop bien réagit ?
A force d’angoisser pour aller à chacune de ces séances, il n’irait plus du tout. Et pourtant, celle-là était certainement la plus importante. Quand il arriva dans la salle d’attente, d’abord. Il s’était assit dans le bon fauteuil, celui bien confortable, comme quoi, la séance ne s’annonçait pas aussi terrible qu’elle en avait l’air, si on enlevait son angoisse… Monsieur Kyros était à l’heure, et Alaric le remercia intérieurement, ne pouvant passer une seconde de plus avec ses pensées qui tournaient à mille à l’heure.
Il passa néanmoins cinq bonnes minutes à ne rien dire. Les cinq minutes les plus longues de toute sa vie. Toutes ses idées tournaient en boucle dans sa tête. Par quoi commencer, par quoi finir ? Est-ce qu’il devait absolument tout dire ? Ou seulement des parcelles ? Le jugerait-il ? Il savait que non, au fond de lui, mais la crainte était bien trop présente pour ne pas en douter… Pourtant, il finit par prendre la parole.
- Je me suis battu avec quelqu’un. Rien de grave, et puis, entre nous, mise à part son âge et sa taille, il aurait pu ressortir bien plus amoché si j’avais réussi à… Mmmh… Bref. Je n’ai pas réussi à me retenir de donner le premier coup. La raison n’était pas vraiment valable, qui plus est… Même si il n’y a pas de raisons valables à la violence, je sais, mais là, elle n’avait vraiment… Aucune raison d’être. Même pour moi!
Il se tût quelques instants. Et voilà, une chose était dite. La bagarre avec Narcisse avait été évoquée. Il n’en était pas vraiment fier, mais si il devait revenir en arrière, il savait pertinemment qu’il ne changerait absolument rien à ce qu’il avait fait, au coup qu’il avait porté. Et ça, c’était inquiétant. Mais, le pire, c’était ce qu’il s’était passé dans sa tête après la bagarre…
- Et même après, j’avais encore envi de me battre contre ce sang-de… Ce mec. Ou même n’importe qui ! C’était une manière pour moi de… De libérer mes émotions. Et avec du recul, ça me fait peur. Car qui sait ce qu’il aurait pu arriver si quelqu’un était venu me voir juste après ça ? J’aurai pu lui donner un coup, je sais que je peux devenir violent. Et même si je ne gagne pas souvent, c’est toujours celui d’en face qui est le plus amoché…
Il soupira et se passa les mains sur le visage, essayant de calmer l’angoisse qui montait petit à petit dans ses yeux, dans son ventre. Il avait envi de s’enterrer six pieds sous terre, d’éviter de continuer par tout les moyens sur cette lancée, sur ce sujet qui le mettait vraiment mal. Alors, il changea de sujet. En espérant que le psychomage ne soit pas trop embêté par ce changement soudain de sujet…
- Enfin, voilà, sinon je… J’ai revu Elam. Le garçon qui… Dont j’ai parlé la dernière fois. Il… Je ne sais pas trop, j’ai l’impression qu’il ne me déteste pas ? J’essaie d’être le plus méprisant possible, même si j’ai de plus de mal à l’être à son égard, mais… Mais je crois qu’il veut vraiment m’aider. Par exemple, il m’a proposé qu’on se voit pour réviser la botanique, et je pense que… Que je vais m’excuser pour tout ce que je lui ai fait subir depuis novembre, d’avoir été méchant avec lui. J’ai même prévu un cadeau… Enfin, voilà, je pense que ça se passera bien si il n’y a que ça entre nous. Et je ne dis pas ça seulement à cause de ma famille, mais aussi...
Il se tût de nouveau quelques instants. Il avait l’impression de l’accuser, elle, sa meilleure amie, de l’empêcher d’être avec le Poufsouffle. Mais il savait que c’était faux. Que les moldus étaient mauvais et qu’il devrait arrêter de côtoyer le sang-mêlé, par principe, même si il risquerait de lui manquer terriblement. Et c’était un dilemme duquel il devait absolument parler à quelqu’un.
- Ma meilleure amie, elle… Enfin, je le pense aussi, bien entendu, que les moldus sont des gens dangereux. Et Elam en fait à moitié parti, en étant sang-mêlé, alors je ne devrais pas traîner avec lui. Les moldus sont dangereux, méchants, et beaucoup sont trop fragiles pour notre monde. Alors si les sang-mêlés sont à moitié moldus, cela voudrait dire qu’ils sont, certes, moins une menace, mais quand même… Et s’y attacher voudrait dire qu’il pourrait nous faire encore plus du mal ou pire, comme partir… Plus rapidement, plus cruellement. Et ça, c’est quelque chose à laquelle je ne peux pas me risquer. Mais c’est plus fort que moi, je n’arrive pas à me détacher de lui, c’est comme si… Comme si j’avais besoin d’avoir un lien, aussi puéril soit-il, pour continuer de le voir, de lui parler… Je veux continuer à l’entendre à rire à mes blagues nulles, à le voir rougir dès qu’il fait la moindre gaffe, à le voir sourire quand… Bref, je m’égare, et ce garçon m’insupporte.
Il avait sentit un sourire niais s’esquisser sur son visage mais avait très vite reprit le contrôle de la situation. Il croisa les bras et détourna la tête, sentant ses joues s’échauffer. Dans sa lancée, il n’avait même pas remarqué qu’il avait commencé à raconter à quel point il aimait le Poufsouffle. Et ça l’énervait un peu, de se sentir aussi vulnérable et niais dès qu’il était question de celui-ci. C’était atroce, il avait toujours cette boule au ventre de culpabilité, comme quand il pensait à lui. Car il savait que ce genre de discours pouvait ruiner sa famille, détruire ses amitiés, et détruire son lien avec Rosie. Et ça, il ne le supporterait pas.
Depuis sa première dispute avec Rosie, voir Elam était devenu encore plus interdit à ses yeux. Il était une menace pour l’amitié entre Rosie et Alaric. Une amitié qui pouvait se briser et détruire beaucoup de choses sur son passage. Trop de choses auxquelles Alaric tenait énormément. Qu’il ne pourrait pas contrôler. Et le Serpentard ne s’était pas attaché à quelqu’un de cette manière pour le perdre. Non. Pas cette fois.
- Je ne veux pas perdre ma meilleure amie. Elle est vraiment géniale, toujours là pour me défendre, et je suis toujours là pour elle. On se soutient mutuellement. On a pleins de choses en commun, et elle m’a accepté dès le départ, malgré mes violences, mon mauvais caractère, et mon arrogance, elle est comme la sœur que je n’ai jamais eu, et je ne peux pas la perdre à cause d’une amourette stupide...
Une larme roula sur sa joue, qu’il essuya dans la seconde, avant de devenir silencieux. Pas de flots de larmes, cette fois-ci. Pas d’explosion de violence, ni de cri. Il était calme. Trop calme. Mais il tremblait. Calme et tremblant, cela ne voulait dire qu’une chose : qu’il était calme, mais à l’extérieur. Et à l’intérieur, c’était bel et bien la tempête, l’ouragan. Puis, soudain, le silence se brisa. Il avait besoin de mettre une chose au clair. Encore.
- Rosie est importante pour moi, car, même en venant de mon milieu, elle a accepté le fait que… Que je ne tombais pas amoureux des filles. Elle me fait me sentir normal. Vraiment.
Et sur ce, il se tût une nouvelle fois. Les conseils du psychomage s’enchaînèrent, et il les retint tous, comme toujours. Cependant, avant la fin de la séance, il avait une dernière chose à dire, une chose à laquelle il avait pensé en parlant de… Et bien, de tout cela. Et c’était la première fois qu’il le disait. Il ne le dirait que cette fois-là. Et plus jamais. C’était interdit. Si il se faisait déshériter pour sortir avec un non-né-sorcier, il se ferait punir de biens des façons si il disait ce genre de chose à sa famille.
- Je ne méprise pas les né-moldus, ou les sang-mêlés. Mais il y a eu beaucoup trop de problèmes à cause d’eux pour que je n’ai pas une dent contre certains… Mais pas tous. Certains sont meilleurs que d’autres. Et Elam en fait parti. Je le sens. C’est juste que j’ai trop souffert à cause de l’amour pour me lancer dans une histoire comme celle-là.
Et c’est sur ces mots qu’il sorti, plus léger, et prêt à aller encourager les Crochets d’Argents comme jamais, ainsi que les Crocheers, et, bien sûr, l’une de ses sorcières préférées, Rosalind Whitmore. Sa meilleure amie.
1500 mots tout pile
Chouette séance
avec les mentions de @Narcisse Brando, @Elam Thomais (toujours) et, la seule et l'unique, @Rosalind Whitmore
Chouette séance
Échec et mat
Alaric a l'air de faire des efforts pour simplement être venu, aujourd'hui. Il ne le mentionne pas, mais il adapte naturellement sa posture : plus douce, moins intrusive, le tout pour laisser à Alaric le temps de reprendre ses marques après l'explosion émotionnelle de la dernière fois. Lorsque la bagarre est évoquée, Hyacinthe relève surtout deux choses : le passage à l’acte lui-même, mais surtout le fait qu’Alaric soit capable d’en parler avec autant de lucidité. Il sent bien que cela lui coûte. Il ne cherche donc pas à moraliser davantage la violence puisqu'Alaric le fait déjà très bien seul. À la place, il essaie de l’aider à comprendre ce qui se joue derrière cette montée émotionnelle et cette sensation de "décharge".
Le roux revient notamment sur cette idée d’énergie émotionnelle qui s’accumule jusqu’à devoir sortir quelque part. Ensemble, ils réfléchissent à d’autres moyens d’expulsion plus sécurisés : activité physique, écriture, isolement temporaire avant une confrontation, ou même simplement apprendre à reconnaître les signes physiques avant le point de rupture.
- La colère, ce n’est pas quelque chose que l'on peut supprimer. Mais on peut apprendre à voir quand elle monte, avant qu’elle n'explose sur quelqu’un.
Hyacinthe valorise aussi le fait qu’Alaric ait conscience, après coup, de ce que cette violence implique et de ce qu’elle pourrait devenir s’il perdait davantage le contrôle. Il voit dans cette peur non pas quelque chose d’alarmant, mais une preuve importante qu’Alaric ne banalise pas ses actes.
Le reste de la séance dérive ensuite naturellement vers Elam, Rosalind et surtout le conflit idéologique dans lequel Alaric semble pris. Hyacinthe reste extrêmement prudent dans sa manière d’aborder le sujet, en vue de ses propres croyances. Il ne confronte jamais brutalement celles d’Alaric, mais cherche plutôt à le faire réfléchir sur ces dernières, par de petites questions posées au fil de la discussion.
Alaric parle des moldus comme dangereux ou faibles, et Hyacinthe l’invite doucement à différencier ce qui relève réellement de leurs origines et ce qui relève simplement des individus.
- La méchanceté, la cruauté, l’abandon... ce ne sont pas vraiment des choses propres aux moldus, vous ne pensez pas ?
Il pousse la réflexion sans imposer de conclusion. Il évoque aussi la culture sorcière, l’éducation, le fait que les sang-mêlés ou les nés-moldus grandissent malgré tout dans le monde magique et y trouvent leur place. Pas pour corriger Alaric, mais pour l’aider à distinguer ce qu’il pense réellement de ce qu’il a appris à penser.
Hyacinthe remarque évidemment le "sang-de..." avorté plus tôt, ainsi que les contradictions dans le discours d’Alaric. Il fronce presque les sourcils, mais y voit surtout un conflit intérieur fort entre attachement émotionnel, peur, loyauté familiale, amicale et convictions encore en construction. Il fait part au Serpentard de son impression qu'il essaye de comprendre quelles idées sont les siennes.
Concernant Rosalind, Hyacinthe accueille le dilemme avec sérieux. Il comprend l’importance immense de cette relation pour Alaric et ne cherche jamais à opposer son amie à Elam. Il insiste plutôt sur le fait qu’il n’est pas obligé de tout décider immédiatement, ni de choisir dans l’urgence. Le psychomage l'encourage à prendre le temps d'observer ce que ces relations lui apportent réellement, ce qu'elles réveillent chez lui et ce qui lui semble juste à lui, indépendamment de la peur de perdre ou de décevoir.
La fin de séance est plus calme, plus posée. Hyacinthe sent qu’Alaric est encore profondément tiraillé, mais aussi qu’il commence lentement à tolérer la complexité de ses émotions sans immédiatement les transformer en colère ou en rejet.
RECUEIL : Séance importante dans la construction d'Alaric. Quelques contradictions émergent, et peut-être que cela peut lui permettre de progressivement travailler sur ses propres valeurs (ou pas ?) plutôt que sur celles qu'il a intégrées. De même, les stratégies de gestion des émotions pourront être réabordées.
Le roux revient notamment sur cette idée d’énergie émotionnelle qui s’accumule jusqu’à devoir sortir quelque part. Ensemble, ils réfléchissent à d’autres moyens d’expulsion plus sécurisés : activité physique, écriture, isolement temporaire avant une confrontation, ou même simplement apprendre à reconnaître les signes physiques avant le point de rupture.
- La colère, ce n’est pas quelque chose que l'on peut supprimer. Mais on peut apprendre à voir quand elle monte, avant qu’elle n'explose sur quelqu’un.
Hyacinthe valorise aussi le fait qu’Alaric ait conscience, après coup, de ce que cette violence implique et de ce qu’elle pourrait devenir s’il perdait davantage le contrôle. Il voit dans cette peur non pas quelque chose d’alarmant, mais une preuve importante qu’Alaric ne banalise pas ses actes.
Le reste de la séance dérive ensuite naturellement vers Elam, Rosalind et surtout le conflit idéologique dans lequel Alaric semble pris. Hyacinthe reste extrêmement prudent dans sa manière d’aborder le sujet, en vue de ses propres croyances. Il ne confronte jamais brutalement celles d’Alaric, mais cherche plutôt à le faire réfléchir sur ces dernières, par de petites questions posées au fil de la discussion.
Alaric parle des moldus comme dangereux ou faibles, et Hyacinthe l’invite doucement à différencier ce qui relève réellement de leurs origines et ce qui relève simplement des individus.
- La méchanceté, la cruauté, l’abandon... ce ne sont pas vraiment des choses propres aux moldus, vous ne pensez pas ?
Il pousse la réflexion sans imposer de conclusion. Il évoque aussi la culture sorcière, l’éducation, le fait que les sang-mêlés ou les nés-moldus grandissent malgré tout dans le monde magique et y trouvent leur place. Pas pour corriger Alaric, mais pour l’aider à distinguer ce qu’il pense réellement de ce qu’il a appris à penser.
Hyacinthe remarque évidemment le "sang-de..." avorté plus tôt, ainsi que les contradictions dans le discours d’Alaric. Il fronce presque les sourcils, mais y voit surtout un conflit intérieur fort entre attachement émotionnel, peur, loyauté familiale, amicale et convictions encore en construction. Il fait part au Serpentard de son impression qu'il essaye de comprendre quelles idées sont les siennes.
Concernant Rosalind, Hyacinthe accueille le dilemme avec sérieux. Il comprend l’importance immense de cette relation pour Alaric et ne cherche jamais à opposer son amie à Elam. Il insiste plutôt sur le fait qu’il n’est pas obligé de tout décider immédiatement, ni de choisir dans l’urgence. Le psychomage l'encourage à prendre le temps d'observer ce que ces relations lui apportent réellement, ce qu'elles réveillent chez lui et ce qui lui semble juste à lui, indépendamment de la peur de perdre ou de décevoir.
La fin de séance est plus calme, plus posée. Hyacinthe sent qu’Alaric est encore profondément tiraillé, mais aussi qu’il commence lentement à tolérer la complexité de ses émotions sans immédiatement les transformer en colère ou en rejet.
RÉSUMÉ DE L'INTERVENTION
PR GAGNÉS : // (neutre)Hyacinthe a accompagné une séance centrée sur la gestion de la colère et les conflits idéologiques d’Alaric. Il a aidé ce dernier à réfléchir aux mécanismes précédant ses passages à l’acte violents, tout en proposant des moyens plus sains d’évacuer les émotions accumulées. Concernant les opinions d’Alaric sur les moldus et les sang-mêlés, Hyacinthe a adopté une posture réflexive plutôt que confrontante, l’encourageant à différencier les croyances héritées de ses propres pensées. Le dilemme affectif entre Elam et Rosalind a également été accueilli avec beaucoup de nuance et sans injonction.
RECUEIL : Séance importante dans la construction d'Alaric. Quelques contradictions émergent, et peut-être que cela peut lui permettre de progressivement travailler sur ses propres valeurs (ou pas ?) plutôt que sur celles qu'il a intégrées. De même, les stratégies de gestion des émotions pourront être réabordées.
589 - @Alaric Blackwood
Psychomage depuis septembre 2050. - Présence partielle, mais on gère !
#5f957c - Tonton Hya
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