Une place sur une étagère
Mercredi 26 avril 2051, 10h00'
Je n’ai pas choisi par hasard un mercredi pour cette visite à la bibliothèque. La plupart des autres classes sont en cours et il ne devrait pas y avoir beaucoup de monde sur place. Ce n’est pas tellement que j’ai besoin de tranquillité pour étudier ou travailler sur un devoir compliqué, il fait de toute façon toujours calme dans cet endroit. C’est plutôt que j’ai ainsi plus de chances que la responsable des lieux ne soit pas occupée par les demandes des élèves.
J’arrive devant les portes et prends le temps de vérifier ma tenue. Le règlement de la bibliothèque s’est peut-être assoupli depuis le début du mois — beaucoup ont d’ailleurs pensé que l’annonce était un poisson d’avril — il n’en reste pas moins drastiquement exigeant et ce n’est pas le moment pour moi d’en faire peu de cas. Je me remémore ce jour de manifestation, la foule d’élèves et de calicots venus protester contre le nouveau règlement. J’avais osé un petit mot, expliqué en quoi ces romans étaient pour les élèves comme moi tout aussi utiles que des manuels scolaires. Je ne sais pas si Mme Pinehead m’a vraiment écoutée, ni même entendue, en tout cas elle n’en a rien dit et a plutôt renvoyé tout le monde à ses études. Mais ça n’a pas été sans suite, cette partie du règlement a été amendée, abrogée même. Madame Pinehead a-t-elle réfléchi aux arguments des élèves ou est-ce, comme le veulent plutôt les bruits de couloir, une décision de la directrice ?
Peu importe au fond. Je vérifie machinalement encore une fois les plis de ma robe puis le contenu de mon sac avant de franchir la porte d’entrée. Je suis accueillie comme à chaque fois par un silence presque complet — rompu uniquement par quelques bruits de pas légers ou celui de pages que l’on tourne — et une prenante odeur de papier. Trois inspirations plus tard, je m’arrête devant le comptoir derrière lequel officie madame Pinehead, attendant qu’elle puisse me consacrer un peu de son temps.
@Eglantine Pinehead
Une place sur une étagère
Les petits yeux d'Eglantine, plissés derrière les verres de ses lunettes, se redressèrent imperceptiblement lorsque la silhouette de la petite Serdaigle s'annonça devant elle. Sans que la moindre émotion ne se manifeste sur ses traits vieux et fatigués, mais droits, elle remit immédiatement un nom sur le visage. Mademoiselle Swanmere... L'une des dissidentes, militantes anti-règlement et pro-romans, qui avait pris un malin plaisir à la contredire lors de la pitoyable manifestation des petites têtes blondes. Pour la vieille bibliothécaire, il était évident que cette jeune fille ne venait pas ici accompagnée d'intentions honorables. À tout le moins, elle en doutait. Fortement.
Mais elle n'en démontra rien. Pas une once de haussement de sourcil ni de plissure à la commissure de ses lèvres. Elle se contenta de replonger ses yeux sur son parchemin, pour terminer de quelques gestes souples et habitués les lettres de sa phrase. Sa plume d'oie s'immobilisa enfin, mais ne se déposa pas immédiatement, lorsqu'elle redressa le visage en expirant pour s'enquérir du motif de la visite de l'élève.
Sans un mot, cependant.
La courtoisie et l'étiquette voulait que cela soit l'interlocuteur initiant la conversation qui l'entame, bien naturellement. Et le faire de façon implicite, en se positionnant dans le regard de la personne, n'était pour rien au monde une manière acceptable de le faire. Aussi se contenta-t-elle d'un simple sourcil arqué, fort légèrement. Le gauche, plus exactement. Il se renseignait, ce sourcil sévère, s'interrogeant et questionnant en silence la jeune fille. Que venez-vous faire ici ?
Mais elle n'en démontra rien. Pas une once de haussement de sourcil ni de plissure à la commissure de ses lèvres. Elle se contenta de replonger ses yeux sur son parchemin, pour terminer de quelques gestes souples et habitués les lettres de sa phrase. Sa plume d'oie s'immobilisa enfin, mais ne se déposa pas immédiatement, lorsqu'elle redressa le visage en expirant pour s'enquérir du motif de la visite de l'élève.
Sans un mot, cependant.
La courtoisie et l'étiquette voulait que cela soit l'interlocuteur initiant la conversation qui l'entame, bien naturellement. Et le faire de façon implicite, en se positionnant dans le regard de la personne, n'était pour rien au monde une manière acceptable de le faire. Aussi se contenta-t-elle d'un simple sourcil arqué, fort légèrement. Le gauche, plus exactement. Il se renseignait, ce sourcil sévère, s'interrogeant et questionnant en silence la jeune fille. Que venez-vous faire ici ?
Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
Une place sur une étagère
J’attends patiemment que la bibliothécaire termine sa tâche et ait un peu de temps à me consacrer. Il est même bien possible qu’elle profite de telles matinées de cours pour la majorité des élèves pour se plonger dans des tâches nécessitant du temps et de l’attention.
Un haussement de sourcil m’apprend que j’ai un peu d’attention de sa part mais c’est impressionnant cette façon de s’enquérir sans un mot de ce que vous voulez.
— Bonjour madame. Veuillez m’excuser de vous déranger, je voulais vous demander si je peux déposer un livre dans la bibliothèque. Dans la section détente.
Je m’empresse de sortir de mon sac que je tiens en bandoulière un petit livre, de la taille d’un livre de poche. La couverture ressemble à celle de la plupart des livres de la bibliothèque mais un œil averti du monde sorcier ne reconnaitra sans doute pas la patte d’un artisan connu. Elle est d’un bleu sombre, sans fioritures, affichant uniquement le titre du livre affiché en lettres plus claires, Surpris par l’orage. Je le pose sur le comptoir, tourné vers la bibliothécaire pour qu’elle puisse en lire facilement le titre.
— Fleury et Bott a organisé l’année dernière un concours de nouvelles sur le thème du voyage. Mon histoire n’a pas gagné le concours mais a été retenue pour la finale. J’ai pensé qu’elle pourrait peut-être intéresser des lecteurs de la bibliothèque. J’ai demandé à mes parents si on pouvait en faire imprimer quelques exemplaires et je viens de le recevoir.
Je lâche le livre pour qu’elle puisse l’examiner si elle le souhaite. J’imagine qu’elle va remarquer que le livre n’a pas été imprimé par la boutique du chemin de Traverse. Et pour cause, il sort d’une imprimerie moldue à qui nous avons cependant demandé un rendu aussi classique que possible pour qu’il ne jure pas aux côtés des autres livres de la bibliothèque.
Un haussement de sourcil m’apprend que j’ai un peu d’attention de sa part mais c’est impressionnant cette façon de s’enquérir sans un mot de ce que vous voulez.
— Bonjour madame. Veuillez m’excuser de vous déranger, je voulais vous demander si je peux déposer un livre dans la bibliothèque. Dans la section détente.
Je m’empresse de sortir de mon sac que je tiens en bandoulière un petit livre, de la taille d’un livre de poche. La couverture ressemble à celle de la plupart des livres de la bibliothèque mais un œil averti du monde sorcier ne reconnaitra sans doute pas la patte d’un artisan connu. Elle est d’un bleu sombre, sans fioritures, affichant uniquement le titre du livre affiché en lettres plus claires, Surpris par l’orage. Je le pose sur le comptoir, tourné vers la bibliothécaire pour qu’elle puisse en lire facilement le titre.
— Fleury et Bott a organisé l’année dernière un concours de nouvelles sur le thème du voyage. Mon histoire n’a pas gagné le concours mais a été retenue pour la finale. J’ai pensé qu’elle pourrait peut-être intéresser des lecteurs de la bibliothèque. J’ai demandé à mes parents si on pouvait en faire imprimer quelques exemplaires et je viens de le recevoir.
Je lâche le livre pour qu’elle puisse l’examiner si elle le souhaite. J’imagine qu’elle va remarquer que le livre n’a pas été imprimé par la boutique du chemin de Traverse. Et pour cause, il sort d’une imprimerie moldue à qui nous avons cependant demandé un rendu aussi classique que possible pour qu’il ne jure pas aux côtés des autres livres de la bibliothèque.
@Eglantine Pinehead
Une place sur une étagère
Le visage de la bibliothécaire s'apaisa de façon totalement imperceptible lorsqu'enfin, la malvenue s'introduisit et la salua. Ce n'était pas trop tôt, déjà que cette infâme gamine se traînait un bagage inconfortable et délinquant, elle ne pouvait pas se permettre de rajouter l'impolitesse à son profil. Cependant, le strict minimum ne suffirait jamais à contenter Eglantine, et encore moins à adoucir l'opinion qu'elle avait de la petite Serdaigle. Elisabeth avait fait honte à sa maison, à ses valeurs et à son histoire, et si elle ne venait pas pour présenter des excuses à l'égard de son comportement passé, les choses risquaient de très mal se passer pour elle...
Elle inspira lentement, avant d'arquer un sourcil des plus perplexes.
« Bonjour, mademoiselle Swanmere. »
Elle attendit ensuite que la jeune fille précise sa demande. Peu de choses allaient, dans cette demande. Eglantine n'aurait eu aucune difficulté à rajouter un livre à ses rayonnages, mais pas celui-ci. De quel droit une pauvre première année pouvait prétendre à l'idée de pouvoir trôner sur ces rayons ? Sans compter que le sujet du livre traitait de tout, sauf de choses sérieuses. Ce n'était pas un endroit pour se détendre ni se la couler douce, mais pour apprendre, travailler et s'éduquer. Et de plus, elle s'était autorisé à faire quelques exemplaires, mais quel égo surdimensionné, quelle arrogance sans borne !
La bibliothécaire ne savait même pas par où commencer, tant cette demande était ridicule et allait être balayée. Dans l'ordre, donc, elle répondit, sans même jeter un regard à l'exemplaire tendu par la jeune fille.
« Le coin détente est voué à disparaître, mademoiselle. Dès l'année prochaine. Par conséquent, aucun ouvrage n'ira s'ajouter à ces rayonnages. Pour commencer. De plus, les livres amateurs écrits par les enfants n'ont pas leur place dans cette bibliothèque. Qu'importe leur qualité. Rajouta-t-elle. »
Malgré tout ce qu'elle en pensait, elle n'avait aucun intérêt à descendre davantage que nécessaire cette petite Serdaigle. Eglantine était sévère, injuste et bornée, mais en aucun cas cruelle. Si elle s'était permise de dire tout ce qu'elle pensait, le flot de ses paroles aurait eu du mal à se tarir. Elle aurait certainement mentionné qu'une tête de linotte comme elle ne pouvait décemment pas écrire un ouvrage de qualité. Qu'un livre rédigé par un enfant est toujours aussi agréable à lire qu'un crissement d'ongles sur un tableau à écouter. Qu'avec un profil comme le sien, elle se croyait bien hardie de croire une seule seconde qu'une faveur aussi incommensurable aurait pu lui être accordée. Seuls les meilleurs ouvrages pourront jamais trôner sur les rayonnages, et par Merlin et Morgane réunis, Eglantine vivante, jamais œuvre d'enfant ne sera mis sur un piédestal ! Ils devaient apprendre la discipline, travailleur leurs cours et leurs révisions, pas perdre leur temps à écrire des... nouvelles.
Voilà ce qu'elle aurait pu dire, en gros.
Elle inspira lentement, avant d'arquer un sourcil des plus perplexes.
« Bonjour, mademoiselle Swanmere. »
Elle attendit ensuite que la jeune fille précise sa demande. Peu de choses allaient, dans cette demande. Eglantine n'aurait eu aucune difficulté à rajouter un livre à ses rayonnages, mais pas celui-ci. De quel droit une pauvre première année pouvait prétendre à l'idée de pouvoir trôner sur ces rayons ? Sans compter que le sujet du livre traitait de tout, sauf de choses sérieuses. Ce n'était pas un endroit pour se détendre ni se la couler douce, mais pour apprendre, travailler et s'éduquer. Et de plus, elle s'était autorisé à faire quelques exemplaires, mais quel égo surdimensionné, quelle arrogance sans borne !
La bibliothécaire ne savait même pas par où commencer, tant cette demande était ridicule et allait être balayée. Dans l'ordre, donc, elle répondit, sans même jeter un regard à l'exemplaire tendu par la jeune fille.
« Le coin détente est voué à disparaître, mademoiselle. Dès l'année prochaine. Par conséquent, aucun ouvrage n'ira s'ajouter à ces rayonnages. Pour commencer. De plus, les livres amateurs écrits par les enfants n'ont pas leur place dans cette bibliothèque. Qu'importe leur qualité. Rajouta-t-elle. »
Malgré tout ce qu'elle en pensait, elle n'avait aucun intérêt à descendre davantage que nécessaire cette petite Serdaigle. Eglantine était sévère, injuste et bornée, mais en aucun cas cruelle. Si elle s'était permise de dire tout ce qu'elle pensait, le flot de ses paroles aurait eu du mal à se tarir. Elle aurait certainement mentionné qu'une tête de linotte comme elle ne pouvait décemment pas écrire un ouvrage de qualité. Qu'un livre rédigé par un enfant est toujours aussi agréable à lire qu'un crissement d'ongles sur un tableau à écouter. Qu'avec un profil comme le sien, elle se croyait bien hardie de croire une seule seconde qu'une faveur aussi incommensurable aurait pu lui être accordée. Seuls les meilleurs ouvrages pourront jamais trôner sur les rayonnages, et par Merlin et Morgane réunis, Eglantine vivante, jamais œuvre d'enfant ne sera mis sur un piédestal ! Ils devaient apprendre la discipline, travailleur leurs cours et leurs révisions, pas perdre leur temps à écrire des... nouvelles.
Voilà ce qu'elle aurait pu dire, en gros.
Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
Une place sur une étagère
— A disparaître ? Mais où on va...
Je n'en dis pas plus. C'est un choc d'apprendre cela. Et ce n'est pas une nouvelle qui va apaiser les tensions avec les élèves qui étaient venus défiler avec cris et bannières pour obtenir à nouveau le droit d'emprunter les livres de loisir. De ce que j'avais appris, la direction était intervenue pour annuler la décision de la bibliothécaire qui, si elle s'y était pliée, n'avait pas du tout dû apprécier. Et je pense qu'elle m'annonce ici sa revanche. Ça risque de barder encore dans les jours ou semaines qui viennent entre ces murs mais cette fois, si j'entends à nouveau des élèves venir manifester leur colère, je tournerai les talons et irai voir ailleurs si j'y suis.
Instinctivement, je remets les mains sur le livre que je viens de poser sur le comptoir. Il est clair qu'elle n'y jettera pas même un coup d'œil et ne posera pas le moindre doigt sur sa couverture. J'ai été vraiment stupide de croire que cette simple petite demande pourrait être exaucée.
Je ravale un sanglot quand elle ajoute que les livres comme le mien n'ont pas leur place ici. Ce sont cependant ses derniers mots qui empêchent mes larmes de couler. Elle a précisé que telle était sa décision même pour les ouvrages de qualité. Elle ne juge pas dès lors que ma nouvelle en est nécessairement dépourvue. J'ai envie pourtant de défendre ma petite œuvre, de dire que Mozart était enfant quand il a commencé à composer ses œuvres, mais ce n'est pas là une comparaison que je peux soutenir. Mozart était clairement un génie et si j'ai donné le meilleur de moi-même dans la nouvelle que j'ai écrite, ce n'est absolument pas un chef d'œuvre. Et pourtant, je me rappelle aussi les félicitations que j'avais reçues du propriétaire de Fleury et Bott qui semblait avoir apprécié ma nouvelle. Peut-être, comme madame Pinehead, y a-t-il vu une œuvre un peu puérile mais qui convenait très bien à un public jeune ?
Je reprends contre moi mon livre qui ne trouvera pas de place ici sur une étagère. Je le range dans mon sac.
— Je suis désolée de vous avoir dérangée dans votre travail madame. Je vais aller faire mon devoir.
Après un salut respectueux, je tourne le dos et me dirige vers les rayonnages consacrés à l'histoire de la magie. J'ai un devoir consacré à la fondation de Poudlard, il me fera peut-être un peu oublier ma déception du jour. Je m'y attendais un peu, raison pour laquelle j'avais choisi cette matinée, mais c'est quand même pénible à encaisser.
Je n'en dis pas plus. C'est un choc d'apprendre cela. Et ce n'est pas une nouvelle qui va apaiser les tensions avec les élèves qui étaient venus défiler avec cris et bannières pour obtenir à nouveau le droit d'emprunter les livres de loisir. De ce que j'avais appris, la direction était intervenue pour annuler la décision de la bibliothécaire qui, si elle s'y était pliée, n'avait pas du tout dû apprécier. Et je pense qu'elle m'annonce ici sa revanche. Ça risque de barder encore dans les jours ou semaines qui viennent entre ces murs mais cette fois, si j'entends à nouveau des élèves venir manifester leur colère, je tournerai les talons et irai voir ailleurs si j'y suis.
Instinctivement, je remets les mains sur le livre que je viens de poser sur le comptoir. Il est clair qu'elle n'y jettera pas même un coup d'œil et ne posera pas le moindre doigt sur sa couverture. J'ai été vraiment stupide de croire que cette simple petite demande pourrait être exaucée.
Je ravale un sanglot quand elle ajoute que les livres comme le mien n'ont pas leur place ici. Ce sont cependant ses derniers mots qui empêchent mes larmes de couler. Elle a précisé que telle était sa décision même pour les ouvrages de qualité. Elle ne juge pas dès lors que ma nouvelle en est nécessairement dépourvue. J'ai envie pourtant de défendre ma petite œuvre, de dire que Mozart était enfant quand il a commencé à composer ses œuvres, mais ce n'est pas là une comparaison que je peux soutenir. Mozart était clairement un génie et si j'ai donné le meilleur de moi-même dans la nouvelle que j'ai écrite, ce n'est absolument pas un chef d'œuvre. Et pourtant, je me rappelle aussi les félicitations que j'avais reçues du propriétaire de Fleury et Bott qui semblait avoir apprécié ma nouvelle. Peut-être, comme madame Pinehead, y a-t-il vu une œuvre un peu puérile mais qui convenait très bien à un public jeune ?
Je reprends contre moi mon livre qui ne trouvera pas de place ici sur une étagère. Je le range dans mon sac.
— Je suis désolée de vous avoir dérangée dans votre travail madame. Je vais aller faire mon devoir.
Après un salut respectueux, je tourne le dos et me dirige vers les rayonnages consacrés à l'histoire de la magie. J'ai un devoir consacré à la fondation de Poudlard, il me fera peut-être un peu oublier ma déception du jour. Je m'y attendais un peu, raison pour laquelle j'avais choisi cette matinée, mais c'est quand même pénible à encaisser.
@Eglantine Pinehead