7 mai 2026, 16:36
L'artiste du banc
@Jake Cavendish
Samedi 6 Mai 2051, dans l'après-midi
Aujourd'hui, il fait beau mais pas trop chaud. Un temps idéal pour se poser dehors. Confortablement habillée de mon pull trop large préféré, je me suis installée sur mon banc "fétiche" de la cour de la tour de l'horloge, armée de mon carnet à dessin et d'un porte-mine. Pour accompagner ces instruments, un livre de conseils en dessin que j'ai reçu à mon anniversaire mais que je n'avais toujours pas pris le temps d'utiliser jusqu'aujourd'hui.

But du jour: m'entrainer à dessiner autre chose que des personnages, il serait grand temps que je me diversifie. Je sais d'expérience que j'ai beaucoup de mal à dessiner la nature, surtout que j'ai oublié mes crayons de couleurs au dortoir et que je n'ai pas envie de retourner les chercher. L'architecture de la cour de l'horloge me parait donc toute désignée pour m'exercer un peu.

Je commence par le cœur de la scène: la fontaine ! D'un coup de crayon léger, je pose la structure. Puis, petit à petit, j'ajoute les détails en appuyant plus le trait pour dissimuler les formes géométriques qui m'ont servi de bases, conformément aux indications du livre. Une fois satisfaite des phœnix, je gribouille quelques triangles et les relies entre eux pour représenter le lierre. Un sourire suffisant apparait sur mon visage: quelle réussite ! Je n'en attendais franchement pas autant, mais finalement ce n'est pas si dur de reproduire ce genre de constructions sur papier !

Tandis que je dessine le couloir auquel je fais face derrière la fontaine, je sens une personne s'installer à côté de moi. Je n'y fais pas plus attention que ça, sa silhouette ne me dit rien et elle ne m'a pas saluée, ce doit être un inconnu. Le couloir que j'ai maintenant terminé n'est pas tout à fait propre, quelques lignes partent un peu de travers, mais on le reconnait à peu près. Il ne me reste plus qu'à suggérer les couloirs perpendiculaires qui rejoignent ce dernier, et à dessiner les dalles au sol ! Je m'exécute immédiatement, plutôt pressée de ressentir la satisfaction d'avoir fini un dessin hors de ma zone de confort. Pour les dalles, je commence par les lignes horizontales, puis je sépare chaque entre-ligne en une multitude de pavés.

Ca y est ! Je regarde mon dessin dans son ensemble: vers la fin j'en ai eu marre de dessiner les pavés, donc les traits se sont de plus en plus espacés et maintenant ils ne semblent pas du tout faire la même taille... Ca rend le tout un peu désorientant. Pour corriger cette impression, je décide de rajouter des détails: de la verdure par ci par là, un élève ou deux installés dans la cour. Je réanalyse mon dessin: les élèves ne sont pas du tout proportionnels au décor, et la verdure se reconnait à peine, formant plutôt un gribouillis flou. Frustrée, je change de page dans mon carnet.

Le regard dans le vide, je réfléchis à une nouvelle idée de dessin. Un petit oiseau brun se pose sur la fontaine: fort bien, il sera ma nouvelle muse ! J'ouvre la page sur les animaux de mon livre, et en suivant les indications j'essaie d'esquisser correctement l'anatomie du volatile, qui est bien trop peu immobile comme modèle. Alors qu'il ne me reste plus que la queue à dessiner, mon héros s'envole, me laissant incapable de terminer mon dessin. J'essaie de reprendre la queue d'un des oiseaux montrés en exemple dans mon livre, en vain: mon œuvre ne ressemble pas du tout à ce qui l'a inspirée.

Dans un soupir sonore, je tourne une fois de plus la page. Ma main reste suspendue au dessus de la feuille vierge, avant que, abandonnant ma recherche d'idée, mes mouvements commencent comme par habitude à faire apparaitre une jeune fille de trois quarts. Quel échec, me revoilà à dessiner ce que je sais déjà tellement faire que je n'ai plus vraiment besoin d'essayer... Un peu au hasard, je décide de la faire peu expressive, avec un carré court et des lunettes rondes. Tiens, elle me dit quelque chose...

Je reconnais très vite d'où vient ce sentiment: c'est le portrait craché de Faith, une ancienne amie à moi de quatrième année avec qui j'ai arrêté de parler depuis un moment.

Nostalgique face à ce souvenir, je relève la tête de mon carnet pour me changer les idées.
725 mots

Coucou ! Ca y est, c'est commencé :wow: J'ai indiqué que quelqu'un s'installe, mais tu n'as pas besoin d'être cette personne, fais comme ça t'arrange, c'est qu'une ouverture pour te laisser la possibilité de l'exploiter :lol: Contente de rp avec toi en tout cas !

#1f1c73 | INFJ inRP et irl | aime dessiner et chanter ! | 3ème année rp (promo 48-49)