La beauté de la nature
Jour n°1, défi de la Chocollection - Grenouille
le Mardi 14 mars 2051
le Parc, Extérieurs
Début d'après-midi
One Shot
mots
le Mardi 14 mars 2051
le Parc, Extérieurs
Début d'après-midi
One Shot
mots
La journée avait été d'une laideur sans pareil. Non pas que le mauvais temps me déplaise, au contraire ! Mais la noirceur des nuages qui s'amoncelaient au-dessus du château, associée à la pluie qui martelait sans cesse les vitres de chaque salle de classe me donnaient l'impression d'une atmosphère d'oppression, et accentuait la lenteur des cours de la matinée. C'est pour cela qu'après être rapidement passée dans mon dortoir, afin de revêtir mon épaisse cape d'hiver (j'en aurai besoin !) et d'avoir englouti l'équivalent de trois repas copieux préparés par les elfes de maison, je m'enfuis à toute vitesse vers le parc.
Aussitôt, des dizaines de seaux d'eau glacés s'abattirent sur moi; en quelques minutes, ma capuche était pleine à déborder, mes cheveux étaient trempés, et mes pieds faisaient schploutch schploutch à chacun de mes pas. Mais tant pis ! A présent, j'étais libre de me rendre où bon me semblait, d'autant plus que presque personne n'avait pris la peine de sortir par une telle météo; sans doute le reste du château était-il plus attiré par la tarte au pommes dans Grande Salle plutôt que par l'inondation qui se profilait au dehors !
Courant à perdre haleine jusqu'à mon coin préféré du parc, celui où quelques rochers faisaient offices de petits sièges, et où l'on pouvait profiter d'un joli point de vue sur le lac, je songeai à quel point la pluie était déconsidérée. Source de vie, de joie et de fraîcheur, la plupart des gens pensaient immédiatement à se réfugier à la moindre goutte, au lieu d'admirer l'un des plus simple miracle de la nature, qui suffisait à nous maintenir vivants.
Soudain, un bruissement arrêta net mes pensées philosophiques; un mouvement quelconque avait fait trembler le buisson devant moi, mais celui-ci me paraissait trop important pour seulement provenir de l'averse. Par réflexe, mes doigts saisirent ma baguette, quelque chose se tramait derrière les feuillages, mais quoi, je n'en avait pas la moindre idée. Plus vite qu'un cognard, un éclair vert vif passa devant mes yeux, avant d'atterrir sur le rocher juste en face de moi. Pas un Botruc, pas un serpent (heureusement !), pas même une dragée goût gazon, j'avais bien une grenouille en face de moi !
Surprise, je la fixai avec des yeux ronds, attendant qu'elle prenne peur de voir un humain si proche d'elle, mais à ma plus grande surprise, elle restait là, à m'observer sous la pluie. A bien y regarder, c'était plutôt une mignonne petite créature, elle aurait facilement pu tenir dans ma main, et possédait de grandes orbites qui formaient de légères proéminences des deux côtés de son visage. Sa peau, bien différente des contes Moldus où elle se trouve grise et pleine de verrues, était cette fois-ci aussi lisse qu'une baguette en provenance de chez Ollivander, et d'un adorable vert pomme.
Quelques instants plus tard, un immense coup de tonnerre retentit, et, semblable à un rappel à l'ordre, l'amphibien sembla se rappeler que sa place n'était pas d'être assis sur un rocher à fixer une humaine. Et ce fût après un étrange clin d'œil lancé dans ma direction, que la petite grenouille bondit d'un saut d'une longueur impressionnante et retrouva sa cachette au milieu des broussailles, et que je retournais avec regret en direction des murs du château, non sans un regard en arrière.
☾ Rosalia Devere - 2ème année devoirs & 3ème année RP ☾
Si tu peux le rêver, alors, tu peux le faire
FICHE PR
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