Un cadeau végétal
PNJ Actif utilisé : Evelyn Whitmore, mère de Rosalind
ReducioRaisons de l'utilisation : Evelyn va acheter une plante à sa fille qu'elle pourra faire grandir afin de la convaincre que la botanique c'est chouette et de se remettre sérieusement à la travailler.
Lundi 15 mai 2051
Rosalind et la botanique, c'était loin d'être le grand amour, ce qui plongeait le grand fan de Botanique qu'était Andrew dans le désespoir le plus total. Après une énième dispute à base de "Tu m'as trompée avec [insérer ici un prénom random d'une personne random]", qui rythmait leur quotidien de plus en plus depuis qu'ils étaient seuls, Evelyn avait décidé de quitter la maison et de s'éloigner un peu.
Elle ne savait pas vraiment où elle allait de base. Puis, un lieu lui avait traversé l'esprit. L'occasion parfaite de se réconcilier avec son mari. Et au passage de motiver sa fille à apprécier la botanique. En plus, cela faisait longtemps que tout le monde lui en parlait, il était temps qu'elle s'y rende.
Elle se rendit donc dans ce fameux Jardin de Draiocht avec curiosité. Elle entra, visitant calmement les lieux, passant de serre en serre et attendant que le coup de coeur surgisse au détour d'un chemin. Elle espérait qu'elle trouverait une plante qui pourrait se connecter mentalement à son enfant chérie, qu'elle pourrait adopter et faire grandir avec amour.
Ses résultats l'inquiétaient un peu. Elle était en dessous de ses capacités et ne fournissait pas son maximum dans des matières comme la Botanique. Elle voulait la pousser à se remettre au travail, surtout à l'approche actuelle des examens pour tous les élèves de Poudlard.
Elle parcourait l'endroit, perdue dans ses pensées. Elle réalisa soudainement qu'elle n'avait pas fait attention à où elle se situait... Et elle était bien incapable de faire demi-tour. Elle poussa un soupir et appela :
- Y a-t-il quelqu'un ?
Reducio
@Alyona Farrow, bonsoir ! ici la plume de Rosalind, enchantée
je suis tombée sur ton inscription à Coucou Rapeltout et en consultant ton profil, cette idée m'est venue à l'esprit. Bien évidemment, tu es libre de refuser, je le transformerai en solo
et pour tout souci d'incohérence, je suis libre en volière pour rectifier !
#ed6d94 - Fiche PR - Capitaine des AA (quoi qu’en dise Orion) et Elue de Jedusor
Absence des vacances
Un cadeau végétal
15 MAI 2051,
JARDIN DE DRAÍOCHT, IRLANDE,
Alyona, 21 ans,
JARDIN DE DRAÍOCHT, IRLANDE,
Alyona, 21 ans,
Le soleil entre dans les serres avec une force étourdissante ; depuis le début du jour, il ne cesse de gagner en puissance, jusqu'à rendre mes doigts moites sous l'écorce de mes gants. Je ne l'avais pas prévu aussi coriace et vorace, et plus le temps passe, plus l'envie de me déplacer pour changer d'exposition se fait pressante dans mon esprit. Ne serais-je pas mieux dans l'ombre du jeune if près de la porte donnant sur le jardin irlandais ? Si, évidemment, je n'ai aucun doute là-dessus, mais mon travail est là, près des sauges officinales, et bien que j'arrive doucement à la fin de ma tâche, cela ne me laissera pas l'occasion de m'installer calmement près d'un arbre. Un nouveau devoir remplacera celui précédemment accompli.
Je relève une nouvelle fois les manches légères de ma robe, essayant de les coincer au niveau de mes coudes, sans obtenir un résultat véritablement efficace. Mes bras auront-ils rougi avant la fin de la journée, frappés comme le fer par l'astre du jour ? À cette pensée, mes lèvres se tordent en une grimace déçue et résignée. Qu'il en soit ainsi ! Mes mains sont déjà abîmées par l'entretien des plantes et le contact permanent avec la terre, au moins seront-elles, avec l'approche de l'été, accordées avec ma peau douloureuse victime des coups de soleil, qu'on pourrait pourtant croire bien rares en Irlande.
Je ramasse les dernières feuilles de sauge récoltées, songeant en mon fort intérieur qu'un sort protégeant des rayons les plus vifs du soleil devrait pouvoir être mis en place, ou si ce n'est un sort, du moins une protection, quelle qu'elle soit. J'en parlerai à Mr. McClure.
Me relevant avec raideur, les genoux engourdis par la demi-heure passée au sol, je soulève le sac en toile rempli de feuilles pour traverser les serres, prenant la direction du jardin irlandais, passant en ralentissant sous l'if, savourant la douceur de son ombre. Je retire mes gants pour les glisser à ma ceinture, essuyant ensuite mon front du revers de ma main. Malgré les protections portées, mes ongles sont déjà pleins de terre. C'est un point que j'ai encore du mal à accepter, cela fait des mois que je suis là, et pourtant à chaque fois que mon regard croise mon reflet alors que je travaille, un frisson me parcourt. J'aime ce que je fais, pour rien au monde je ne changerais, mais Merlin ! comme je me sens inélégante dans ces tenues. Et le port de robes pratiques et cependant toujours jolies n'y change pas grand-chose.
Reprenant mon chemin, je pousse la porte qui sépare les deux lieux et change d'environnement — et par ce simple fait, de température, à mon inavouable soulagement —, me retrouvant dans un endroit plus humide et frais, auquel je suis davantage habituée. Je pensais ne faire que traverser ces jardins, et pourtant une voix me contraint à m'y arrêter. L'étonnement me fait hausser les sourcils. Une étonnante sorcière se tient là, dans les serres, de toute évidence égarée. Les clients sont rarement invités ici, et je n'ai jamais vu cette femme. Comment est-elle arrivée ici ? N'a-t-elle pas vu le panneau à l'entrée indiquant que nous étions un lundi, et que de ce fait le commerce était fermé pour les particuliers ? À moins qu'elle ne soit attendue, qu'elle ne cherche à voir Mr. McClure ? Cela se pourrait-il ?
Je m'avance rapidement vers elle, lissant ma robe d'une main (ou m'essuyant les doigts dessus, selon le point de vue).
« Bonjour Miss », un regard à son allure m'apprend que cette sorcière paraît être du même milieu que celui de mes parents ; elle a en commun avec eux un air distingué qui me surprend. Qu'est-ce qu'une femme comme elle fait ici ? « Je peux vous aider ? Vous cherchez peut-être quelque chose ? » demandé-je poliment, avec un sourire léger, le visage amical.
#466962 ‖ Botaniste au Jardin de Draíocht
baisse de présence jusque fin juillet
baisse de présence jusque fin juillet
Un cadeau végétal
Enfin, une dame se dirigea vers elle. Ce n'était pas trop tôt. Ce magasin avait grand besoin d'embaucher des employés visiblement. Elle s'apprêtait à faire entendre son mécontentement quand elle s'arrêta en réalisant que le visage lui était familier.
Il ne lui fallut pas très longtemps pour remettre un nom et un visage. Anastacia. Ou Anastasia peut-être. Elle ne se souvenait pas du nom exact. Une Secrétaire d'Etat qu'elle avait vu à plusieurs reprises au Consilium.
Elle avait peu eu de contacts avec elle, mais elle l'appréciait tout de même. Leurs rares interactions lui avaient laissé plutôt une bonne impression. Elle n'était pas certaine qu'elle soit déjà venue à une de ses fêtes ni d'avoir déjà assisté à une fête de sa part.
Elle ignorait qu'elle avait une fille. Si la femme en face d'elle était bien la fille. Peut-être était-ce la soeur. Mais l'écart d'âge avait l'air suffisamment grand pour que ce soit son enfant.
- Bonjour ! Est-ce que vous êtes de la famille Farrow ? Votre visage ressemble fortement à celui d'une de mes collègues. Et sinon, oui, je suis à la recherche d'une plante.
C'était assez évident. Après tout, ils étaient dans un endroit spécialement dédié aux plantes et à la Botanique. Mais elle voulait se laisser le temps d'observer l'endroit avant de se décider. Elle n'aimait pas se presser. Et elle ne voulait pas rentrer chez elle.
#ed6d94 - Fiche PR - Capitaine des AA (quoi qu’en dise Orion) et Elue de Jedusor
Absence des vacances
Il ne lui fallut pas très longtemps pour remettre un nom et un visage. Anastacia. Ou Anastasia peut-être. Elle ne se souvenait pas du nom exact. Une Secrétaire d'Etat qu'elle avait vu à plusieurs reprises au Consilium.
Elle avait peu eu de contacts avec elle, mais elle l'appréciait tout de même. Leurs rares interactions lui avaient laissé plutôt une bonne impression. Elle n'était pas certaine qu'elle soit déjà venue à une de ses fêtes ni d'avoir déjà assisté à une fête de sa part.
Elle ignorait qu'elle avait une fille. Si la femme en face d'elle était bien la fille. Peut-être était-ce la soeur. Mais l'écart d'âge avait l'air suffisamment grand pour que ce soit son enfant.
- Bonjour ! Est-ce que vous êtes de la famille Farrow ? Votre visage ressemble fortement à celui d'une de mes collègues. Et sinon, oui, je suis à la recherche d'une plante.
C'était assez évident. Après tout, ils étaient dans un endroit spécialement dédié aux plantes et à la Botanique. Mais elle voulait se laisser le temps d'observer l'endroit avant de se décider. Elle n'aimait pas se presser. Et elle ne voulait pas rentrer chez elle.
#ed6d94 - Fiche PR - Capitaine des AA (quoi qu’en dise Orion) et Elue de Jedusor
Absence des vacances
Un cadeau végétal
Le regard qu'on pose sur moi est scrutateur, c'est un regard qui dévisage, cherche à percer la peau, à rentrer dans les ombres et à faire la lumière sur des interrogations apparentes. Qu'y a-t-il ? Ai-je quelque chose d'étrange ? De la terre sur les joues ? Un air qui ne lui revient pas ? C'est pourtant moi qui pourrais regarder la femme de cette manière. Ne réalise-t-elle pas qu'elle se trouve dans un espace qui lui est fermé, où elle ne devrait pas avoir pu se rendre ? Et pourtant, je rougis, mal à l'aise et presque blessée, jusqu'à ce que l'évidence se fasse, avec toute la douleur que cela signifie : cette sorcière connaît ma mère. Alors, ce n'est pas n'importe qui. Est-ce que cela justifie seulement ses actes, et la brutalité de ses paroles ? Quelque chose se noue en moi. Est-ce une fierté ou une honte, désormais, d'appartenir à la famille Farrow ? D'être la fille de ma mère ? Je ne veux pas y songer, ne peux pas y songer ; c'est bien trop délicat et désagréable.
Alors, j'essaye d'arborer un sourire avenant et bienveillant malgré le froid qui s'est glissé à l'intérieur de moi, et me prépare à la patience. Les femmes comme ma mère peuvent être exigeantes et difficiles, elles n'ont pas l'habitude de ne pas être écoutées.
« Effectivement, reconnais-je, un peu à contre-cœur sans que ce soit percevable, Anastasia Farrow est ma mère. »
Il n'est pas utile, ici, de préciser sa fonction. Si cette femme sait reconnaître en moi les traits d'Anastasia, alors elle en sait assez sur elle pour ne pas que j'ai à lui apprendre que je suis la fille de la Secrétaire d'État au Secret Magique. C'est dans un sens plutôt rassurant : je n'ai pas à en parler davantage. Mais qui peut garantir que le sujet en est ainsi clos ? Mon menton se redresse avec une forme de fierté et de dignité ; rien ne sert alors de rappeler à cette sorcière que je suis l'héritière d'une grande famille. Malgré mes mains terreuses, je ne viens pas de n'importe où. (Mais est-ce vraiment important ? Puis-je en tirer une forme d'honneur ? Cela fait-il de moi quelqu'un de mieux, quelqu'un qui sort du lot ? Peut-être aux yeux de cette femme.)
Dire que je ressemble à ma mère... Ma rousseur, ma peau, la forme de mon visage, et peut-être même mes expressions ou mes gestes ! Non, mieux vaut ne pas trop y penser. Car au fond, sous cette couche de chair et d'allure, nous n'avons pas grand chose en commun, nous sommes très différentes. Ce n'est pas plus mal.
J'offre un sourire à la femme et enfile avec assurance les vêtements de vendeuse, croyant presque pouvoir l'être. Une robe d'amabilité, des chaussures d'attention, une ceinture de professionnalisation et un manteau de bienveillance. J'y gagne un tout nouvel air, plus serein et moins rêveur.
« Une plante ? répété-je d'un ton interrogatif. Vous avez une idée déjà précise de ce qui vous intéresse de trouver ? Ou peut-être des critères de sélection pour débusquer la plante idéale ?
Je peux vous aider, murmurent les sous-entendus, je vous aiderai.
« Pourquoi ? » seraient tentés de demander les plus dubitatifs. Peut-être parce que cela me fait plaisir plus que par manque de solution.
Alors, j'essaye d'arborer un sourire avenant et bienveillant malgré le froid qui s'est glissé à l'intérieur de moi, et me prépare à la patience. Les femmes comme ma mère peuvent être exigeantes et difficiles, elles n'ont pas l'habitude de ne pas être écoutées.
« Effectivement, reconnais-je, un peu à contre-cœur sans que ce soit percevable, Anastasia Farrow est ma mère. »
Il n'est pas utile, ici, de préciser sa fonction. Si cette femme sait reconnaître en moi les traits d'Anastasia, alors elle en sait assez sur elle pour ne pas que j'ai à lui apprendre que je suis la fille de la Secrétaire d'État au Secret Magique. C'est dans un sens plutôt rassurant : je n'ai pas à en parler davantage. Mais qui peut garantir que le sujet en est ainsi clos ? Mon menton se redresse avec une forme de fierté et de dignité ; rien ne sert alors de rappeler à cette sorcière que je suis l'héritière d'une grande famille. Malgré mes mains terreuses, je ne viens pas de n'importe où. (Mais est-ce vraiment important ? Puis-je en tirer une forme d'honneur ? Cela fait-il de moi quelqu'un de mieux, quelqu'un qui sort du lot ? Peut-être aux yeux de cette femme.)
Dire que je ressemble à ma mère... Ma rousseur, ma peau, la forme de mon visage, et peut-être même mes expressions ou mes gestes ! Non, mieux vaut ne pas trop y penser. Car au fond, sous cette couche de chair et d'allure, nous n'avons pas grand chose en commun, nous sommes très différentes. Ce n'est pas plus mal.
J'offre un sourire à la femme et enfile avec assurance les vêtements de vendeuse, croyant presque pouvoir l'être. Une robe d'amabilité, des chaussures d'attention, une ceinture de professionnalisation et un manteau de bienveillance. J'y gagne un tout nouvel air, plus serein et moins rêveur.
« Une plante ? répété-je d'un ton interrogatif. Vous avez une idée déjà précise de ce qui vous intéresse de trouver ? Ou peut-être des critères de sélection pour débusquer la plante idéale ?
Je peux vous aider, murmurent les sous-entendus, je vous aiderai.
« Pourquoi ? » seraient tentés de demander les plus dubitatifs. Peut-être parce que cela me fait plaisir plus que par manque de solution.
#466962 ‖ Botaniste au Jardin de Draíocht
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