Epris qui croyait prendre
6 décembre 2047...

(Miya, 34 ans)____
feat. @Clar Magkill__

(Miya, 34 ans)____
feat. @Clar Magkill__
Il est minuit passé et j'ai finis ma journée aux Trois Balais depuis une petite heure. J'ai les bras engourdis et les jambes endolories, mais ça en vaut largement la peine. J'ai déjà fait des petits jobs dans des pubs, mais c'est la première fois que je me consacre à fond à un bar. Prendre les commandes, accueillir les clients, préparer les boissons. J'aime cette dynamique, et j'aime mon équipe. Un weekend par mois, les gosses sont de sortie, et je me marre en voyant le village être envahi de marmots en tout âges. Certains n'ont clairement pas 13 ans — l'âge minimal pour les sorties à Pré-au-Lard, si ma mémoire me fait pas défaut — mais je dis rien, bien trop heureuse de les voir vadrouiller en jetant de petits coups d'oeil inquiets dans tous les sens, surement à la recherche de professeurs ou préfets qui pourraient les prendre la main dans le sac et gâcher leur sortie dans le village magique. Ils me font rire, ces gosses.
Frigorifiée par la température de cette nuit d'hiver, je souffle sur mes mains et accélère encore un peu, pressée d'atteindre ma destination. Je ne transplane jamais directement devant le bar, habitude à ce jour inexpliquée, mais je ne suis pas bien loin non plus, et il ne me faut pas plus que deux minutes pour apercevoir la porte verte du Pitiponk. Soulagée, je n'attends pas, pressée de me mettre au chaud — quitte à devoir sacrifier la fin de ma cigarette. Je tire une fois dessus, juste une dernière, et profite du sentiment de vide et de bien-être qui enfume mon cerveau et étouffe toutes pensées parasites. Puis je la fais disparaitre d'un coup de baguette avec regret.
La chaleur me happe avec délice dès que je referme la porte de bois et, malgré moi, la même sensation familière me traverse quand je rentre dans mon appart ; celle d'être à la maison. Je connais l'endroit depuis des années — je le fréquentais déjà quand j'étais étudiante.
Mes pieds me guident d'eux-mêmes vers le comptoir, où je prends place après avoir retiré mon fidèle cuir que je traine depuis bien trop longtemps. Je me souviens même plus quand je l'ai eu, mais ça fait un bail que je le porte à....ben, à peu près toutes les occasions possibles. En dessous, je porte un genre de chemise-gilet trop grand pour moi dont la provenance m'est aussi inconnue, lequel est porté au-dessus d'un t-shirt noir à manches courtes, saillant. Le jogging noir ample que j'ai ajouté à l'ensemble complète plutôt bien la tenue niveau confort, mais faut reconnaitre qu'il n'a rien de bien sexy. Pourtant je suis repassée à la maison, mais je n'ai pas eu le courage de m'apprêter pour sortir — le seul effort auquel j'ai consenti a été sur mon maquillage et mes cheveux. Une nouvelle couche de mascaras, un trait de khôl sous les yeux, un coup de déo — faute de douche — et de brosse puis je suis partie comme une tornade. D'ailleurs un pull en plus ou un bonnet n'aurait pas été de trop, mes doigts sont complètement gelés — et je ne veux même pas essayer de remuer mes orteils, pas si au chaud que ça dans mes Doc. 'tain il fait vraiment un froid d'chien, je pense, reniflant, avant de commander un whisky. Pas du Pur-Feu, nan, du vrai whisky écossais bien met le feu à mes poumons et me réchauffe en entier.
En attendant que ma boisson arrive, je me frictionne les mains et laisse mes iris sombres glisser sur la pièce plus ou moins remplie. Il y'a pas mal de monde étant donné l'heure, mais ça ne m'étonne pas pour un vendredi soir — c'est le jour où la plupart des étudiants et jeunes adultes se relâchent, ils décompressent de la semaine en venant partager un verre et une conversation — ou parfois plus. Je ne juge pas, moi-même je ne crache jamais sur une charmante compagnie.
Mon verre arrive en flottant joyeusement, et je prends une gorgée avec plaisir.
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678 mots.
Navrée pour le délai, me voilà enfin !
#193b02 — Miya le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
Epris qui croyait prendre
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C'est devenu une habitude, maintenant. Quand elle entre dans une pièce, son regard sonde l'entièreté de l'espace disponible à sa vue. Ce qu'elle cherche ? N'importe quoi, n'importe qui. Quelqu'un pourrait se trahir par un regard appuyé, un catalyseur de magie vaudou, un tatouage de panthère... Alors elle reste sur le qui-vive, prête à s'enfuir si besoin. Ou à se battre. Elle est prête à beaucoup de choses pour sa liberté. Elle a déjà tellement sacrifié.Description physique : butterfly locks, chemise noire cintrée ouverte en haut, veste en cuir noir cintrée, pantalon de tailleur noir en coupe droite, bottes en cuir noir à talons épais
Elle n'a pas d'emploi du temps défini. Les différents bars qu'elle fréquente ne la voit apparaître jamais le même jour de la semaine. Elle change constamment de routine. Elle sait qu'elle risque déjà gros de venir aussi régulièrement boire un verre. Mais que voulez-vous ? Elle a besoin d'un échappatoire comme tant d'autres.
Le monde commence à affluer, Yael est obligée de pousser doucement certaines personnes pour réussir à s'approcher d'une table. Un verre ne tarde pas à apparaître près d'elle et tout en lançant d'un geste habile les pièces demandées dedans, elle dit d'une voix assez forte pour se faire entendre :
- Un Strangulot s'il vous plaît.
Elle s'accoude sur la table en bois, et observe légèrement autour d'elle. A sa droite, un couple qui ne devrait pas tarder à se trouver une chambre d'hôtel. A sa gauche, une femme habillée en jogging. Original. Le regard d'Yael glisse sans jugement sur le corps caché par les couches de vêtements de l'inconnue.
Alors, Yael aperçoit son verre dans son champ de vision périphérique. Elle tourne la tête pour regarder, incrédule, le verre ne pas s'arrêter à sa table et continuer jusqu'à la table de gauche. Un léger rire lui échappe et elle s'avance tranquillement vers la femme. Son index se tend vers le verre de Strangulot tandis qu'elle approche légèrement son visage de l'inconnue pour se faire entendre :
- Mon verre ne veut pas de moi apparemment.
non non j'avais pas du tout oublié de répondre
5ème année RP | #B31E35 | Vive Audrey Hall | membre de la boutique Magic in the Hair
