J'ai pas abîmé ta robe !
Au alentours du 25 août 2050
Un matin
RPG avec Meringue Riou
Un matin
RPG avec Meringue Riou
Le bruit des pavés résonnait sous les petites bottines d’Adélaïde tandis qu’elle avançait lentement dans le passage étroit du Chaudron Baveur. Son cœur battait vite, comme un oiseau enfermé dans une cage trop petite. Elle avait entendu parler du Chemin de Traverse toute son enfance, dans les récits élégants et presque théâtraux de sa famille, mais rien ne l’avait préparée à la vision qui s’offrait à elle lorsqu’elle franchit enfin l’arche de briques.
Tout semblait vivant.
Les enseignes grinçaient au-dessus des boutiques, des chouettes hululaient depuis leurs cages empilées devant l’animalerie, et une odeur mélangée de parchemin neuf, de fumée et de sucreries flottait dans l’air. Des sorciers passaient à toute vitesse, les bras chargés de livres ou de chaudrons, tandis que des enfants couraient d’une vitrine à l’autre avec des étoiles plein les yeux.
Adélaïde resta immobile quelques secondes.
Sa cape noire parfaitement ajustée contrastait avec ses cheveux bruns soigneusement coiffés. Elle gardait cette posture droite qu’on lui avait apprise depuis toujours, presque princière, mais ses yeux trahissaient sa curiosité grandissante.
— Alors… c’est donc ça, murmura-t-elle doucement.
Une chouette passa juste au-dessus de sa tête, lui arrachant un léger mouvement de recul. Elle pinça les lèvres, un peu vexée par sa propre surprise, puis reprit aussitôt contenance comme si rien ne s’était produit.
Ses doigts glissèrent le long de la poignée de sa valise avant qu’elle ne commence à marcher entre les boutiques. Chaque vitrine semblait essayer d’attirer son attention. Chez Fleury et Bott, des livres tournaient seuls dans les airs. Plus loin, des chaudrons s’empilaient jusqu’au plafond dans un vacarme métallique. Et devant la boutique de confiseries, un garçon d’environ son âge ressortit avec la langue devenue entièrement bleue.
Adélaïde arqua un sourcil.
— Charmant…
Pourtant, malgré son air légèrement hautain, un sourire discret finit par apparaître au coin de ses lèvres.
Elle s’arrêta devant une vitrine remplie de baguettes magiques. La devanture semblait plus calme que le reste de la rue, presque silencieuse au milieu du chaos du Chemin de Traverse. Pendant quelques instants, elle observa son propre reflet dans la vitre.
Dans quelques semaines, elle entrerait à Poudlard.
Cette pensée provoqua un étrange mélange d’excitation et d’appréhension dans sa poitrine. Elle avait toujours prétendu que rien ne pouvait l’impressionner, mais au fond, elle savait qu’une nouvelle vie était en train de commencer ici, entre ces pavés usés et ces boutiques pleines de mystères.
Adélaïde redressa légèrement le menton avant de pousser la porte de la boutique.
Et l’aventure commença réellement.
Le tintement de la clochette résonna doucement lorsque la porte de la boutique se referma derrière Adélaïde.
Après l’agitation du Chemin de Traverse, l’intérieur de chez Madame Guipure semblait presque irréel. Tout était parfaitement rangé. Les longues robes noires suspendues aux murs donnaient l’impression d’être immobiles uniquement parce qu’elles l’avaient décidé. Même l’air sentait le tissu neuf et le fer chaud.
Adélaïde s’avança lentement entre les portants, sa valise roulant derrière elle sur le parquet ciré. Ses yeux glissaient sur chaque détail avec attention. Les boutons argentés. Les broderies discrètes. Les capes épaisses alignées comme des ombres.
Une sorcière vêtue de violet leva la tête depuis son comptoir avant de lui faire signe d’approcher un petit tabouret au centre de la pièce.
Adélaïde posa sa valise et monta dessus avec précaution.
Aussitôt, un mètre ruban enchanté surgit de nulle part.
Il commença à tournoyer autour d’elle à une vitesse absurde, mesurant ses bras, ses épaules, sa taille, puis la longueur exacte de ses jambes. Adélaïde resta parfaitement immobile malgré le ruban qui lui passait parfois devant les yeux comme un insecte agaçant.
Une plume grattait seule sur un parchemin à côté du comptoir.
D’autres élèves attendaient dans la boutique. Certains semblaient nerveux. D’autres excités. Une petite fille aux cheveux roux regardait les uniformes avec des étoiles plein les yeux tandis qu’un garçon essayait discrètement de faire léviter un chapeau avant que sa mère ne lui attrape la main.
Adélaïde observa la scène en silence.
Tout le monde paraissait découvrir cet univers pour la première fois.
Et elle aussi.
Cette pensée lui provoqua une drôle de sensation dans la poitrine.
Le ruban s’arrêta brusquement avant de retomber en boule sur le comptoir comme un serpent fatigué. Quelques instants plus tard, plusieurs vêtements arrivèrent seuls depuis l’arrière-boutique, flottant dans les airs jusqu’à elle.
Une robe noire.
Une cape d’hiver.
Des gants sombres.
Une écharpe encore pliée soigneusement.
Adélaïde passa doucement ses doigts sur le tissu de la robe. Il était lourd, parfaitement coupé, presque solennel.
Son reflet attira alors son attention dans un grand miroir au fond du magasin.
Pendant une seconde, elle eut du mal à se reconnaître.
Elle ne voyait plus simplement la fille des réceptions familiales et des salons silencieux. Devant ce miroir se trouvait quelqu’un d’autre. Quelqu’un qui allait bientôt traverser un château rempli d’escaliers mouvants, de fantômes et de magie.
Une future élève de Poudlard.
Dehors, on entendait encore le brouhaha du Chemin de Traverse, les hiboux, les voix, les portes qui claquaient.
Mais dans la boutique, tout semblait suspendu.
Comme si le monde retenait son souffle juste avant le début de quelque chose d’immense.
854 mots
À toi, @Meringue Riou !
Dernière modification par Adélaïde de Boinot le 26 mai 2026, 07:24, modifié 2 fois.
"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."
Adélaïde de Boinot
J'ai pas abîmé ta robe !
La tache violette s’étalait encore sur le bas de la robe quand la blonde resta figée, horrifiée, au milieu de ses paquets renversés.
Ses yeux passaient de l’encre à Adélaïde, puis revenaient aussitôt sur la robe comme si regarder ailleurs allait empirer la situation.
J’ai pas abîmé ta robe…
Sa voix montait légèrement dans les aigus sous la panique.
Enfin si, peut-être un peu. Mais attends, ça peut partir ! Je crois. Normalement. Enfin… ça dépend du tissu.
Elle se pencha brusquement pour ramasser son flacon vide avant de manquer encore une fois de perdre l’équilibre.
Je te jure que c’était pas volontaire. Je voulais juste éviter que ma valise tombe et après tout est parti dans tous les sens et...
Elle s’interrompit en voyant l’état de la robe de plus près.
Oh non… oh c’est vraiment énorme en fait.
Madame Guipure poussa un soupir profondément fatigué derrière son comptoir tandis qu’un mètre ruban enchanté continuait de flotter nerveusement dans les airs.
La blonde passa une main dans ses cheveux déjà en bataille.
D’accord. Pas de panique. Les sorciers ont forcément inventé un truc pour l’encre, sinon personne survivrait à Poudlard plus de deux jours.
Elle releva les yeux vers Adélaïde avec un sourire maladroit, clairement tenté pour arranger la catastrophe.
Je m’appelle Meringue, au fait. Tant qu’à ruiner ta journée, autant être polie.
Ses yeux passaient de l’encre à Adélaïde, puis revenaient aussitôt sur la robe comme si regarder ailleurs allait empirer la situation.
J’ai pas abîmé ta robe…
Sa voix montait légèrement dans les aigus sous la panique.
Enfin si, peut-être un peu. Mais attends, ça peut partir ! Je crois. Normalement. Enfin… ça dépend du tissu.
Elle se pencha brusquement pour ramasser son flacon vide avant de manquer encore une fois de perdre l’équilibre.
Je te jure que c’était pas volontaire. Je voulais juste éviter que ma valise tombe et après tout est parti dans tous les sens et...
Elle s’interrompit en voyant l’état de la robe de plus près.
Oh non… oh c’est vraiment énorme en fait.
Madame Guipure poussa un soupir profondément fatigué derrière son comptoir tandis qu’un mètre ruban enchanté continuait de flotter nerveusement dans les airs.
La blonde passa une main dans ses cheveux déjà en bataille.
D’accord. Pas de panique. Les sorciers ont forcément inventé un truc pour l’encre, sinon personne survivrait à Poudlard plus de deux jours.
Elle releva les yeux vers Adélaïde avec un sourire maladroit, clairement tenté pour arranger la catastrophe.
Je m’appelle Meringue, au fait. Tant qu’à ruiner ta journée, autant être polie.
Désolé, mais j'ai des problèmes avec mes objjets éléctronique donc je ne suis pas sur de répondre au autre RP que tu vas écrire.
253 mots
@Adélaïde de Boinot
J'ai pas abîmé ta robe !
Adélaïde baissa lentement les yeux vers la tache violette qui déformait désormais le bas parfaitement noir de sa robe.
Le silence tomba quelques secondes dans la boutique.
Un silence lourd.
Très lourd.
Même le mètre ruban semblait hésiter à bouger.
Puis Adélaïde releva doucement la tête vers la jeune fille blonde devant elle. Ses yeux verts restèrent fixés sur elle un instant, calmes, presque trop calmes.
— “Un peu”, répéta-t-elle finalement avec une lenteur dangereusement polie.
Elle observa de nouveau la robe, pinça légèrement les lèvres, puis poussa un discret soupir par le nez.
— Cette robe était impeccable il y a exactement… trente secondes.
Sa voix n’était pas forte. Au contraire. Elle avait ce ton parfaitement maîtrisé qui sonnait presque plus intimidant qu’une véritable colère.
Autour d’elles, quelques clients commençaient discrètement à regarder dans leur direction.
Adélaïde s’en aperçut immédiatement.
Et cela l’agaça encore davantage.
Elle redressa légèrement le menton, retrouvant cette posture droite et élégante qu’elle gardait presque en permanence, même avec une immense tache d’encre sur les vêtements.
— Enfin bon. Ce qui est fait est fait.
Ses doigts attrapèrent doucement le tissu taché sans quitter la marque violette des yeux.
— Même si j’ignore comment quelqu’un peut réussir à provoquer une explosion d’encre dans une boutique remplie uniquement de vêtements.
Le mètre ruban enchanté passa soudain près du visage de Meringue comme pour approuver silencieusement la remarque.
Madame Guipure, elle, semblait au bord de l’évanouissement administratif.
Adélaïde tourna finalement son regard vers la blonde.
Et contre toute attente… un très léger sourire apparut au coin de ses lèvres.
Infime.
Rapide.
Mais bien là.
Parce que malgré la catastrophe, malgré l’encre, malgré le chaos ambulant qu’était visiblement cette fille…
Elle avait l’air sincèrement désolée.
Et surtout, incroyablement incapable de rester immobile plus de trois secondes.
— Adélaïde de Boinot, répondit-elle finalement avec calme. Tant qu’à survivre à cette attaque de papeterie ensemble, autant se présenter correctement.
Une petite fille assise plus loin étouffa un rire.
Adélaïde fit semblant de ne pas l’avoir entendue avant de reprendre :
— Et pour votre information, Meringue… si cette tache ne part pas, je serai probablement obligée de disparaître de honte avant même mon arrivée à Poudlard.
Elle marqua une pause dramatique en observant la robe.
— Ce qui serait particulièrement contrariant.
À côté d’elles, un des cintres se décrocha tout seul avant de tomber au sol dans un cliquetis métallique.
Adélaïde sursauta presque imperceptiblement avant de reprendre immédiatement contenance, comme si rien ne s’était passé.
— J’imagine que vous avez un plan ? demanda-t-elle ensuite en croisant les bras. Ou allons-nous simplement contempler cette catastrophe jusqu’à la rentrée scolaire ?
441 mots
À toi @Meringue Riou !
Le silence tomba quelques secondes dans la boutique.
Un silence lourd.
Très lourd.
Même le mètre ruban semblait hésiter à bouger.
Puis Adélaïde releva doucement la tête vers la jeune fille blonde devant elle. Ses yeux verts restèrent fixés sur elle un instant, calmes, presque trop calmes.
— “Un peu”, répéta-t-elle finalement avec une lenteur dangereusement polie.
Elle observa de nouveau la robe, pinça légèrement les lèvres, puis poussa un discret soupir par le nez.
— Cette robe était impeccable il y a exactement… trente secondes.
Sa voix n’était pas forte. Au contraire. Elle avait ce ton parfaitement maîtrisé qui sonnait presque plus intimidant qu’une véritable colère.
Autour d’elles, quelques clients commençaient discrètement à regarder dans leur direction.
Adélaïde s’en aperçut immédiatement.
Et cela l’agaça encore davantage.
Elle redressa légèrement le menton, retrouvant cette posture droite et élégante qu’elle gardait presque en permanence, même avec une immense tache d’encre sur les vêtements.
— Enfin bon. Ce qui est fait est fait.
Ses doigts attrapèrent doucement le tissu taché sans quitter la marque violette des yeux.
— Même si j’ignore comment quelqu’un peut réussir à provoquer une explosion d’encre dans une boutique remplie uniquement de vêtements.
Le mètre ruban enchanté passa soudain près du visage de Meringue comme pour approuver silencieusement la remarque.
Madame Guipure, elle, semblait au bord de l’évanouissement administratif.
Adélaïde tourna finalement son regard vers la blonde.
Et contre toute attente… un très léger sourire apparut au coin de ses lèvres.
Infime.
Rapide.
Mais bien là.
Parce que malgré la catastrophe, malgré l’encre, malgré le chaos ambulant qu’était visiblement cette fille…
Elle avait l’air sincèrement désolée.
Et surtout, incroyablement incapable de rester immobile plus de trois secondes.
— Adélaïde de Boinot, répondit-elle finalement avec calme. Tant qu’à survivre à cette attaque de papeterie ensemble, autant se présenter correctement.
Une petite fille assise plus loin étouffa un rire.
Adélaïde fit semblant de ne pas l’avoir entendue avant de reprendre :
— Et pour votre information, Meringue… si cette tache ne part pas, je serai probablement obligée de disparaître de honte avant même mon arrivée à Poudlard.
Elle marqua une pause dramatique en observant la robe.
— Ce qui serait particulièrement contrariant.
À côté d’elles, un des cintres se décrocha tout seul avant de tomber au sol dans un cliquetis métallique.
Adélaïde sursauta presque imperceptiblement avant de reprendre immédiatement contenance, comme si rien ne s’était passé.
— J’imagine que vous avez un plan ? demanda-t-elle ensuite en croisant les bras. Ou allons-nous simplement contempler cette catastrophe jusqu’à la rentrée scolaire ?
441 mots
À toi @Meringue Riou !
"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."
Adélaïde de Boinot