31 mai 2026, 16:05
Quand les ingrédients s'alignent dans le chaudron...
Dans ce RP :
1 PNJ actif - Henry Miller
Septembre 2049
La journée touche finalement à sa fin. Comme tous les jeudis, je me charge de la fermeture pendant qu’Henry est installé à la table de l’arrière-boutique, plongé dans la comptabilité de la boutique. Je pense, sans vraiment avoir de doutes, qu’il envie ma liste de tâches, car rien n’est plus barbant que les papiers de la boutique. Et, je dois dire que je le comprends, d’autant plus lorsqu’on sait que la boutique est devenue plus déserte depuis le début du mois. Autant dire qu’effectuer la fermeture est une part de patacitrouille.
Un brin coupable, je décide, quand j’ai terminé de préparer la boutique pour le lendemain, de me rendre dans l’arrière-boutique et de proposer mon aide à mon collègue. Au moment où j’allais ouvrir la bouche, je me stoppe net, étonnée d’apercevoir un sourire sur ses lèvres.
- Me dis pas que c’est la compta qui te met d’aussi bonne humeur parce que je ne te croirai jamais.
L’Anglais lève les yeux et les pose sur moi, tout en secouant légèrement la tête.
- Pas vraiment non, c’est plutôt les chiffres de la boutique. Ils n’ont jamais été aussi hauts et ne font qu’augmenter depuis ces dernières semaines.
J’enregistre lentement les informations qu’il me donne, peu certaine de comprendre où il veut en venir.
- Je crois que c’est le bon moment, poursuit-il.
Oh. Je comprends enfin. C’est vrai que nous en avions déjà parlé, mais ça fait un moment que le sujet n’est pas revenu sur la table. Je n’y pensais donc plus vraiment, laissant mon binôme aux commandes de cette décision. Bien que, dans les coulisses, nous ayons le même poids dans les décisions concernant la boutique, il reste tout de même la tête qui représente la boutique et qui, par ricochet, se charge de ce genre de tâches. J’ai pu le décharger pour les stages car cela n’incombe pas forcément au gérant mais là, aucune ristourne n’est possible.
- Si tu en es sûr, alors on va pouvoir se pencher sur l’appel à candidatures, finis-je par dire.
Henry hoche la tête en guise de réponse. Il ne mettrait jamais la boutique et ses bénéfices en péril. S’il dit que c’est le bon moment, il s’agit alors de la vérité, je lui fais suffisamment confiance pour ne pas avoir à vérifier ses propos. Et, il sait que je suis complètement partante pour agrandir l’équipe, mon meilleur ami n’a donc pas besoin de sortir plus d’arguments.
Je traverse la pièce pour attraper mon trench et mon sac, avant de lui lancer :
- Allez viens, range ça, on y va. Tu auras tout le temps du monde pour rédiger cet appel pendant que je me chargerai de l’ouverture demain. Ce soir, on va fêter cette bonne nouvelle, ajouté-je, tout en lui adressant un grand sourire.
L’Anglais acquiesce, puis il range rapidement les différents parchemins avant de prendre, à son tour, sa veste. Nous quittons alors la boutique, direction le Chaudron Baveur.
31 mai 2026, 16:10
Quand les ingrédients s'alignent dans le chaudron...
De retour à la boutique le lendemain matin, je me sens plutôt en forme. Après tout, nous ne sommes pas restés si tard que ça à l’auberge, hier soir, car nous savions la journée qui nous attend aujourd’hui. Les vendredis, c’est souvent sportif, surtout en fin de journée, il va donc falloir garder de l’énergie tout au long de la journée si on ne veut pas finir par la subir.
Comme discuté hier, Henry est assis à la table de l’arrière-boutique, pour changer, afin de rédiger l’appel à candidatures pour de nouveaux employés à la boutique. Je passe, de temps en temps, une tête dans l'entrebâillement de la porte afin d’observer son avancée : au vu des nombreux parchemins réduits en boules, je crois que mon collègue a un peu de mal à trouver les bonnes formulations résumant toutes nos attentes…
Une fois que j’ai terminé de préparer la boutique, je profite des quelques minutes qui nous restent avant qu’il ne soit neuf heures pour aller lui donner un coup de main. Je m’assieds donc à ses côtés, après avoir posé deux verres d’eau sur la table.
- Tu t’en sors ? Je demande.
- J’ai eu du mal à démarrer mais oui, j’en suis à la dernière phrase, répond Henry.
Il se précipite pour la terminer avant de me tendre le parchemin que je lis rapidement. Voir tous ces mots m’aide à comprendre que la discussion d’hier est bien réelle. Apothic’herbes ne va pas tarder à connaitre un nouveau tournant !
- C’est parfait, je me dépêche de dire dès que j’ai terminé ma lecture, comprenant bien que le gérant était impatient d’avoir mon avis.
Nous allons donc pouvoir mettre tout ça au propre et afficher l’annonce sur la vitrine de la boutique. Une bonne chose de faite ! Henry est d’une efficacité presque troublante, je ne crois pas que j’aurais pu faire de même. Il y aurait sûrement eu uniquement des parchemins en boule jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de réserve…
- Pile à l’heure, alors ! On va pouvoir accueillir ensemble les premiers clients, ajouté-je d’une voix énergique, prête à affronter la journée qui nous attend.
- Pas si vite, me coupe mon collègue, alors que je me lève de ma chaise. Il guette la porte d’entrée et, lorsqu’il voit que nous n’avons encore aucun client, il poursuit. Va falloir qu’on parle d’un truc avant.
Je le regarde, perplexe, les sourcils froncés, mais il ne semble pas étonné de ma réaction.
- Oui. Pour ces futurs employés, je serai le gérant et donc leur supérieur, il n’y a rien à discuter de ce côté-là. Par contre, en ce qui te concerne…
Il a raison. Jusqu’à maintenant, nous avons toujours tout fait ensemble, même si j’ai l’étiquette d’employée de la boutique. Cependant, si d’autres personnes s’ajoutent à l’équipe, il sera difficile de justifier la raison pour laquelle mon avis aurait plus de poids que le leur.
- Alors, tu as une solution en tête ?
Comme discuté hier, Henry est assis à la table de l’arrière-boutique, pour changer, afin de rédiger l’appel à candidatures pour de nouveaux employés à la boutique. Je passe, de temps en temps, une tête dans l'entrebâillement de la porte afin d’observer son avancée : au vu des nombreux parchemins réduits en boules, je crois que mon collègue a un peu de mal à trouver les bonnes formulations résumant toutes nos attentes…
Une fois que j’ai terminé de préparer la boutique, je profite des quelques minutes qui nous restent avant qu’il ne soit neuf heures pour aller lui donner un coup de main. Je m’assieds donc à ses côtés, après avoir posé deux verres d’eau sur la table.
- Tu t’en sors ? Je demande.
- J’ai eu du mal à démarrer mais oui, j’en suis à la dernière phrase, répond Henry.
Il se précipite pour la terminer avant de me tendre le parchemin que je lis rapidement. Voir tous ces mots m’aide à comprendre que la discussion d’hier est bien réelle. Apothic’herbes ne va pas tarder à connaitre un nouveau tournant !
- C’est parfait, je me dépêche de dire dès que j’ai terminé ma lecture, comprenant bien que le gérant était impatient d’avoir mon avis.
Nous allons donc pouvoir mettre tout ça au propre et afficher l’annonce sur la vitrine de la boutique. Une bonne chose de faite ! Henry est d’une efficacité presque troublante, je ne crois pas que j’aurais pu faire de même. Il y aurait sûrement eu uniquement des parchemins en boule jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de réserve…
- Pile à l’heure, alors ! On va pouvoir accueillir ensemble les premiers clients, ajouté-je d’une voix énergique, prête à affronter la journée qui nous attend.
- Pas si vite, me coupe mon collègue, alors que je me lève de ma chaise. Il guette la porte d’entrée et, lorsqu’il voit que nous n’avons encore aucun client, il poursuit. Va falloir qu’on parle d’un truc avant.
Je le regarde, perplexe, les sourcils froncés, mais il ne semble pas étonné de ma réaction.
- Oui. Pour ces futurs employés, je serai le gérant et donc leur supérieur, il n’y a rien à discuter de ce côté-là. Par contre, en ce qui te concerne…
Il a raison. Jusqu’à maintenant, nous avons toujours tout fait ensemble, même si j’ai l’étiquette d’employée de la boutique. Cependant, si d’autres personnes s’ajoutent à l’équipe, il sera difficile de justifier la raison pour laquelle mon avis aurait plus de poids que le leur.
- Alors, tu as une solution en tête ?
31 mai 2026, 16:12
Quand les ingrédients s'alignent dans le chaudron...
Manager. Ça claque comme poste, non ? Henry avait tous les arguments pour me convaincre : de cette manière, les nouveaux employés seront, avant-tout, sous ma responsabilité, me donnant donc une raison valable pour avoir plus de poids dans certaines décisions, autre que “c’était la boutique de ma cousine et j’aurais dû être sa gérante mais le conseil ne veut pas parce qu’elle a été reconnue comme très active dans la résistance politique”. Clairement, je peux m’estimer heureuse qu’il y ait pensé avant qu’on embauche qui que ce soit car, sinon, j’aurais été dans de beaux draps à un moment ou un autre, c’est certain.
J’aurais voulu être plus impliquée dans la recherche de solutions mais, j’avoue que cette situation me met assez mal à l’aise dans la mesure où j’aurais aimé être complètement honnête avec mes futurs collègues. Je n’aime pas les mensonges, ni même ceux par omission, mais il faut être prudents et se protéger : les sorciers que nous embaucheront seront des personnes que nous apprendrons à connaitre mais ce seront, avant tout, des inconnus. Avant de savoir si l’on peut, bel et bien, leur faire confiance, il faudra laisser le temps faire les choses, car les entretiens ne suffiront jamais à les cerner, nous le savons pertinemment. Et puis, il suffit qu’ils se fassent passer pour ce qu’ils ne sont pas et nous pouvons repartir à zéro. Non, il vaut mieux trop de prudence que pas assez, Henry a donc bien fait d’engager cette discussion.
La journée se termine enfin, il est donc temps de préparer la boutique pour le lendemain, encore et toujours. Mais, cette fois-ci, nous ajoutons à notre liste de tâche d’accrocher l’affiche à la vitrine de la boutique. Demain, ce sera samedi, le jour où il y a le plus de monde sur le chemin. De cette manière, nous sommes certains que l'annonce fera parler, mais nous espérons surtout que nous recevrons plusieurs candidatures, dont des prometteuses.
J’aurais voulu être plus impliquée dans la recherche de solutions mais, j’avoue que cette situation me met assez mal à l’aise dans la mesure où j’aurais aimé être complètement honnête avec mes futurs collègues. Je n’aime pas les mensonges, ni même ceux par omission, mais il faut être prudents et se protéger : les sorciers que nous embaucheront seront des personnes que nous apprendrons à connaitre mais ce seront, avant tout, des inconnus. Avant de savoir si l’on peut, bel et bien, leur faire confiance, il faudra laisser le temps faire les choses, car les entretiens ne suffiront jamais à les cerner, nous le savons pertinemment. Et puis, il suffit qu’ils se fassent passer pour ce qu’ils ne sont pas et nous pouvons repartir à zéro. Non, il vaut mieux trop de prudence que pas assez, Henry a donc bien fait d’engager cette discussion.
La journée se termine enfin, il est donc temps de préparer la boutique pour le lendemain, encore et toujours. Mais, cette fois-ci, nous ajoutons à notre liste de tâche d’accrocher l’affiche à la vitrine de la boutique. Demain, ce sera samedi, le jour où il y a le plus de monde sur le chemin. De cette manière, nous sommes certains que l'annonce fera parler, mais nous espérons surtout que nous recevrons plusieurs candidatures, dont des prometteuses.
31 mai 2026, 16:15
Quand les ingrédients s'alignent dans le chaudron...
- Et cette candidature, tu en penses quoi ? me demande Henry, semblant plutôt emballé.
Une rapide relecture de la lettre de motivation du sorcier en question suffit pour qu’un léger dégoût s’empare de tout mon corps.
- Lui ? Je suppose que tu le vois comme un bon candidat vu le CV qu’il a, et tu as parfaitement raison, mais tu as vu comment il se décrit dans sa lettre de motivation ? Il n’est même pas encore là qu’il se voit déjà comme l’atout principal de la boutique. Je sais que j’aurai du mal avec une telle personnalité, il ne peut pas arriver trois ans après l’ouverture de la boutique et se penser…
- Ok ok, j’ai compris, tu peux t'arrêter là.
Mon collègue a raison de me stopper en pleine tirade car nous savons tous les deux que j’aurais encore pu trouver plusieurs raisons de ne pas embaucher le sorcier en question. Les sorciers intéressés par notre offre avaient jusqu’à hier, dernier délai, pour nous envoyer leur candidature, mais nous avons déjà pris connaissance de toutes celles qui nous ont été envoyées. Nous voulons éviter le plus possible de perdre du temps afin d’enchainer les procédures, car nous savons que certains comptent sur notre réponse positive pour changer leur quotidien. D’autres devront, malheureusement, se contenter de la réponse négative pour recommencer à repérer des offres d’emploi.
- Tu envisagerais quelles candidatures, alors ?
Je réfléchis un instant, avant de prendre quelques dossiers en main afin de ressortir ceux qui m’ont tapé plus particulièrement dans l’oeil.
- Je pense que Claire peut être une bonne candidate, de même pour Oliver…
- Je te suis pour Claire, elle a plus ou moins le même parcours que nous. Mais Oliver ?
Je le regarde un instant sans piper mot, confuse. Puis, je crois comprendre ce qui le dérange…
- C’est parce que ce serait son premier emploi que tu penses que ce n’est pas une bonne idée ?
- Oui et non, enfin, pas seulement. Il le dit lui-même : il peut se montrer têtu, voire borné. Je n’ai pas envie de prendre le risque d’engager quelqu’un si c’est pour le licencier deux mois plus tard, surtout quand on voit les candidatures qu’on a devant nous.
T’es un peu dur, là. Il ne connait pas encore le monde du travail, c’est tout. Et, je préfère quelqu’un qui assume ses défauts et qui est prêt à travailler dessus plutôt que quelqu’un qui les cache dès le processus d’embauche. Pas toi ?
Je vois bien, vu la tête que tire Henry, qu'il est finalement de mon avis. Cependant, il ne le formulera pas tout de suite. L’Anglais n’aurait jamais pensé que j’aurais aussi facilement des arguments pour défendre mes premiers choix, mais, si je dis qu’une candidature me semble prometteuse, c’est bien que j’ai des raisons de le penser. Et, ce jeune dit s’y connaitre tout particulièrement en ingrédients de potions ce qui, s'il ne ment pas, pourrait être un réel atout pour notre boutique. Et, au vu de ses propos, je suis certaine qu’il ne dit que la vérité.
- Je suppose qu’on se décidera lors des entretiens, concède-t-il finalement.
Je hoche lentement la tête. Puis, les discussions reprennent pour décider qui, en plus de Claire et Oliver, sera convié pour la deuxième étape de ce processus bien ficelé.
Une rapide relecture de la lettre de motivation du sorcier en question suffit pour qu’un léger dégoût s’empare de tout mon corps.
- Lui ? Je suppose que tu le vois comme un bon candidat vu le CV qu’il a, et tu as parfaitement raison, mais tu as vu comment il se décrit dans sa lettre de motivation ? Il n’est même pas encore là qu’il se voit déjà comme l’atout principal de la boutique. Je sais que j’aurai du mal avec une telle personnalité, il ne peut pas arriver trois ans après l’ouverture de la boutique et se penser…
- Ok ok, j’ai compris, tu peux t'arrêter là.
Mon collègue a raison de me stopper en pleine tirade car nous savons tous les deux que j’aurais encore pu trouver plusieurs raisons de ne pas embaucher le sorcier en question. Les sorciers intéressés par notre offre avaient jusqu’à hier, dernier délai, pour nous envoyer leur candidature, mais nous avons déjà pris connaissance de toutes celles qui nous ont été envoyées. Nous voulons éviter le plus possible de perdre du temps afin d’enchainer les procédures, car nous savons que certains comptent sur notre réponse positive pour changer leur quotidien. D’autres devront, malheureusement, se contenter de la réponse négative pour recommencer à repérer des offres d’emploi.
- Tu envisagerais quelles candidatures, alors ?
Je réfléchis un instant, avant de prendre quelques dossiers en main afin de ressortir ceux qui m’ont tapé plus particulièrement dans l’oeil.
- Je pense que Claire peut être une bonne candidate, de même pour Oliver…
- Je te suis pour Claire, elle a plus ou moins le même parcours que nous. Mais Oliver ?
Je le regarde un instant sans piper mot, confuse. Puis, je crois comprendre ce qui le dérange…
- C’est parce que ce serait son premier emploi que tu penses que ce n’est pas une bonne idée ?
- Oui et non, enfin, pas seulement. Il le dit lui-même : il peut se montrer têtu, voire borné. Je n’ai pas envie de prendre le risque d’engager quelqu’un si c’est pour le licencier deux mois plus tard, surtout quand on voit les candidatures qu’on a devant nous.
T’es un peu dur, là. Il ne connait pas encore le monde du travail, c’est tout. Et, je préfère quelqu’un qui assume ses défauts et qui est prêt à travailler dessus plutôt que quelqu’un qui les cache dès le processus d’embauche. Pas toi ?
Je vois bien, vu la tête que tire Henry, qu'il est finalement de mon avis. Cependant, il ne le formulera pas tout de suite. L’Anglais n’aurait jamais pensé que j’aurais aussi facilement des arguments pour défendre mes premiers choix, mais, si je dis qu’une candidature me semble prometteuse, c’est bien que j’ai des raisons de le penser. Et, ce jeune dit s’y connaitre tout particulièrement en ingrédients de potions ce qui, s'il ne ment pas, pourrait être un réel atout pour notre boutique. Et, au vu de ses propos, je suis certaine qu’il ne dit que la vérité.
- Je suppose qu’on se décidera lors des entretiens, concède-t-il finalement.
Je hoche lentement la tête. Puis, les discussions reprennent pour décider qui, en plus de Claire et Oliver, sera convié pour la deuxième étape de ce processus bien ficelé.
31 mai 2026, 16:19
Quand les ingrédients s'alignent dans le chaudron...
Nous attendons de refermer la porte de l’arrière-boutique avant de s’échanger un seul mot. Nous venons de raccompagner le dernier candidat avec qui nous souhaitions échanger avant de discuter de nos choix finaux. Nous avons décidé d’embaucher deux nouvelles personnes si les candidatures sont suffisamment convaincantes et, de mon côté, le choix n’a jamais été aussi simple, puisque je semblais le connaitre depuis le début.
- Alors, t’en dis quoi ? Tu penses qu’on a nos deux nouveaux collègues dans la brochette de sorciers qu’on a pu voir cette semaine ? je demande, impatiente de connaitre l’avis d’Henry.
Ce dernier prend le temps de remplir deux verres d’eau et de s’asseoir avant de me répondre. Il semblerait qu’il avait besoin de rassembler ses pensées avant de se prononcer.
- Je crois qu’on est tous les deux d’accord sur Claire. Bon, elle semble plus introvertie que ce qu’on a pu imaginer en parcourant son dossier mais, je ne pense pas que ce soit un problème. Elle a l’air prête à venir en aide aux clients et à effectuer toutes les tâches qui lui incomberaient.
Je hoche la tête pour approuver ses propos mais je reste silencieuse afin de l’encourager à continuer de parler : il sait très bien que ce n’est pas de Claire que nous devons parler.
- Sinon, je n’ai pas vraiment été convaincu par les autres. Donc, si ça ne tenait qu’à moi, je n’aurais pourvu qu’un poste. Mais.. Si tu as toujours la même impression sur Oliver, alors on pourra lui accorder le second poste.
J’affiche finalement un léger sourire en entendant sa dernière phrase, satisfaite. Il faut dire que, si jamais il s’était opposé à son embauche, j’aurais négocié jusqu’à ce qu’il change d’avis. Oliver n’est pas le seul à pouvoir se montrer têtu…
- Mon avis n’a pas changé, non, son entretien a confirmé ses qualités comme ses défauts, et je suis prête à prendre ce risque. Et puis, en tant que nouvelle manager de la boutique, ce sera mon rôle de l’aider à comprendre les rouages de son nouveau poste.
- C’est vrai, répond rapidement Henry, n’y ayant visiblement pas pensé. Au vu du léger sourire qui se dessine sur ses lèvres, mon nouvel argument le conforte un peu plus dans l’idée qu’il pourrait finalement travailler avec ce jeune sorcier.
Je frappe alors dans mes mains, avant de demander :
- Alors, sûr et certain ? On fait comme ça ?
- Oui, on pourra envoyer les différents hiboux demain soir.
C’est une bonne idée. Ils peuvent bien attendre un jour ou deux avant de connaitre notre verdict.
- Alors, t’en dis quoi ? Tu penses qu’on a nos deux nouveaux collègues dans la brochette de sorciers qu’on a pu voir cette semaine ? je demande, impatiente de connaitre l’avis d’Henry.
Ce dernier prend le temps de remplir deux verres d’eau et de s’asseoir avant de me répondre. Il semblerait qu’il avait besoin de rassembler ses pensées avant de se prononcer.
- Je crois qu’on est tous les deux d’accord sur Claire. Bon, elle semble plus introvertie que ce qu’on a pu imaginer en parcourant son dossier mais, je ne pense pas que ce soit un problème. Elle a l’air prête à venir en aide aux clients et à effectuer toutes les tâches qui lui incomberaient.
Je hoche la tête pour approuver ses propos mais je reste silencieuse afin de l’encourager à continuer de parler : il sait très bien que ce n’est pas de Claire que nous devons parler.
- Sinon, je n’ai pas vraiment été convaincu par les autres. Donc, si ça ne tenait qu’à moi, je n’aurais pourvu qu’un poste. Mais.. Si tu as toujours la même impression sur Oliver, alors on pourra lui accorder le second poste.
J’affiche finalement un léger sourire en entendant sa dernière phrase, satisfaite. Il faut dire que, si jamais il s’était opposé à son embauche, j’aurais négocié jusqu’à ce qu’il change d’avis. Oliver n’est pas le seul à pouvoir se montrer têtu…
- Mon avis n’a pas changé, non, son entretien a confirmé ses qualités comme ses défauts, et je suis prête à prendre ce risque. Et puis, en tant que nouvelle manager de la boutique, ce sera mon rôle de l’aider à comprendre les rouages de son nouveau poste.
- C’est vrai, répond rapidement Henry, n’y ayant visiblement pas pensé. Au vu du léger sourire qui se dessine sur ses lèvres, mon nouvel argument le conforte un peu plus dans l’idée qu’il pourrait finalement travailler avec ce jeune sorcier.
Je frappe alors dans mes mains, avant de demander :
- Alors, sûr et certain ? On fait comme ça ?
- Oui, on pourra envoyer les différents hiboux demain soir.
C’est une bonne idée. Ils peuvent bien attendre un jour ou deux avant de connaitre notre verdict.
31 mai 2026, 16:21
Quand les ingrédients s'alignent dans le chaudron...
Nous nous retrouvons donc le lendemain, après avoir effectué la fermeture, plume en main. Si rédiger les lettres de Claire et Oliver est une tâche plutôt aisée, je ne peux pas dire tout à fait la même chose pour les différents refus que nous devons annoncer. Je préfère laisser Henry me relire car je sais d’office que certaines de mes phrases pourraient être adoucies.
Une fois que tous les parchemins sont noircis d’encre, nous ne tardons pas à les envoyer. Nous attendons plusieurs confirmations de la part de Claire et Oliver : premièrement, nous cherchons à savoir si le poste les tente toujours, ce qui est une question assez essentielle à poser. S’ils y répondent positivement, il leur restera alors à nous confirmer si faire leur premier jour le premier octobre leur convient.
Des nouvelles de nos deux nouveaux collègues n’ont pas été longues à arriver : si Claire semble plus modérée dans sa réponse, ce qui n’est pas très étonnant, même du peu que nous avons pu voir d’elle, on ne peut pas vraiment en dire autant d’Oliver dont l’euphorie se perçoit jusqu’à sa calligraphie. Aucun doute, sa réponse a été écrite juste après sa lecture de notre parchemin. Je ne peux m'empêcher de sourire tout en imaginant les émotions par lesquelles il a dû passer. Bien que sa lettre ne soit que très peu professionnelle, je sais que j’ai fait le bon choix en faisant confiance à mon instinct.
Le jour tant attendu arrive enfin. Nos habitudes pour effectuer l’ouverture changent un peu mais, ce n’est pas très grave, et plutôt motivant d’avoir la routine quelque peu modifiée. En attendant leur arrivée, Henry et moi nous attelons aux tâches que nous avons décidé de prendre en main, laissant donc de côté celles que nous aimerions leur expliquer dès leur premier jour.
Quelques minutes avant l’heure de rendez-vous que nous avions donnée, deux têtes, une blonde, l’autre rousse, passent le pas de la porte d’entrée. Nous leur laissons, pendant un moment, poser leur regard sur la pièce principale afin que leur esprit imprime, doucement mais sûrement, qu’ils travaillent désormais chez Apothic’herbes. Cela semble plus facile pour l’Italienne que pour l’ancien Gryffondor qui ne peut s'empêcher d’écarquiller les yeux tout en tournant sur lui-même.
Je jette un regard à Henry qui ne tarde pas à me le rendre. Il sait que le moment est venu d’accueillir nos deux nouvelles recrues, mais aussi d’ouvrir un nouveau chapitre à la boutique.
Une fois que tous les parchemins sont noircis d’encre, nous ne tardons pas à les envoyer. Nous attendons plusieurs confirmations de la part de Claire et Oliver : premièrement, nous cherchons à savoir si le poste les tente toujours, ce qui est une question assez essentielle à poser. S’ils y répondent positivement, il leur restera alors à nous confirmer si faire leur premier jour le premier octobre leur convient.
Des nouvelles de nos deux nouveaux collègues n’ont pas été longues à arriver : si Claire semble plus modérée dans sa réponse, ce qui n’est pas très étonnant, même du peu que nous avons pu voir d’elle, on ne peut pas vraiment en dire autant d’Oliver dont l’euphorie se perçoit jusqu’à sa calligraphie. Aucun doute, sa réponse a été écrite juste après sa lecture de notre parchemin. Je ne peux m'empêcher de sourire tout en imaginant les émotions par lesquelles il a dû passer. Bien que sa lettre ne soit que très peu professionnelle, je sais que j’ai fait le bon choix en faisant confiance à mon instinct.
Le jour tant attendu arrive enfin. Nos habitudes pour effectuer l’ouverture changent un peu mais, ce n’est pas très grave, et plutôt motivant d’avoir la routine quelque peu modifiée. En attendant leur arrivée, Henry et moi nous attelons aux tâches que nous avons décidé de prendre en main, laissant donc de côté celles que nous aimerions leur expliquer dès leur premier jour.
Quelques minutes avant l’heure de rendez-vous que nous avions donnée, deux têtes, une blonde, l’autre rousse, passent le pas de la porte d’entrée. Nous leur laissons, pendant un moment, poser leur regard sur la pièce principale afin que leur esprit imprime, doucement mais sûrement, qu’ils travaillent désormais chez Apothic’herbes. Cela semble plus facile pour l’Italienne que pour l’ancien Gryffondor qui ne peut s'empêcher d’écarquiller les yeux tout en tournant sur lui-même.
Je jette un regard à Henry qui ne tarde pas à me le rendre. Il sait que le moment est venu d’accueillir nos deux nouvelles recrues, mais aussi d’ouvrir un nouveau chapitre à la boutique.