Certains murs sont des portes
septembre 2051 -
A bien des égards, la famille Milgram avait de quoi attirer l'attention à la gare King's Cross en ce jour de rentré. Ils étaient cinq. Amine, Ezra et Runa en tête de file longeait le flanc du poudlard express avec prestance. Les trois adolescent étaient vêtu singulièrement. Les deux frères ainés, portaient des costumes lorsque la benjamine Runa ressemblait à un peter pan chiquement vêtu : pantalon noir bien coupé, chaussure verni, chemise et boléro boutonnés, veste rouge en velours, une coupe à la garçonne soigneusement ramené en arrière avec des pinces...
Deux valets en uniforme les suivaient comme leur ombres avec deux chariots remplis de malles et étrangeté en tout genre, Fioles, chapeaux pointus, balais... Une vielle dame avait sursauté lorsque le Hiboux de Ezra avait hululé à l'entré de la voix 9¾.
Comme à chaque rentré, leur parents leur avait fait faux bon sur le départ du Poudlard express. Trop de travail les attendait à Londres, des enchères sur le chemin de traverse, des transactions... des choses de la plus grande importance qui dépassait de loin celle du départ de leurs enfants...
Runa tirait la tronche depuis la veille. Ses parents étaient un paradoxe même. Zéphiro et Nina n'étaient pas de mauvais parents. Ils tenaient sincèrement à leurs enfants et à leur assurer un avenir. Ils savaient aussi s'amuser. Runa adorait partir avec sa mère à la chasse aux merveilles dans les brocantes et son père était un grand amateur de jeux de société. Il avait transmis à ses enfants un indéniable esprit de competition. Leur soirée jeu se finissait souvent en bataille de polochons ou autre excentricités.
Il n'y avait que deux choses qu'ils exigeaient d'eux - s'habiller convenablement lorsque la situation l'exigeait (ce qui expliquait ces pinces sur la tête de Runa qui tirait ses tempes) et de ne pas leur en vouloir s'il était abscent à cause du travail. Pour Runa l'un était supportable. Ses parents avaient après tout accepté qu'elle se coupe les cheveux court, tant qu'elle savait mettre une robe lors de soirée. Mais ne pas venir le jour de sa rentré à Poudlard c'était autre chose.
Une boule lui tordait le ventre depuis une semaine à l'idée d'aller à Poudlard. Ses frères avaient beau l'avoir rassuré rien n'y faisait. Elle était terrifié à l'idée de ne pas se faire d'ami ou de ne pas reussir à se faire sa place. L'éducation qu'elle avait eu avec un professeur particulier l'avait préparé à devenir une excellente élève mais pas à vivre. Elle aurait aimé que ses parents lui enseigne l'attitude à adopter lors de rencontres avec des sorciers de son âge plutôt que la robe à choisir pour des soirées mondaines.
" Tu te prends trop la tête sœurette, soit toi même c'est tout ce qui compte ! " lui avait dit Ezra.
Elle ne savait pas quoi en penser. Tout ce qu'elle aurait souhaité c'est pouvoir faire un calin à ses parents en cet instant. La colère se mis à envahir à ses traits, tordant son visage étiré par les pinces. Puis un sourire en coin se dessina sur son visage. Une autre chose lui faisait envie en vérité. Une autre chose qui avait toujours eu don de lui remonter le moral : du grabuge.
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La bonne famille s'approcha du dernier wagon et commença à monter les bagages. Runa s'approcha pour donner la malle au valet qui les receptionnait dans le train. En la soulevant cependant, elle s'effondra. Sous le choc seul un bruit de "CRAC" se fit entendre.
Paniqué toute la bande se rua sur la sorcière qui pleurait de toute ses larmes. Autour d'elle les familles ouvrirent leur yeux horrifié. L'os de l'avant bras de Runa était à l'air libre. Du sang se répendait sur le quais.
- oh par merlin ! d'accord ne panique pas... s'agenouilla Darius le valet en chef qui les accompagnait. Je dois avoir une fiole de dictame et un nécessaire par ici.. ah tout ce sang, ne paniquons pas...
L'effroie et la panique qui se dessinait sur son visage aurait put être dessiné en caricature. Une caricature qui soudain changea la panique de Runa pour un rire hilare.
- Les moldus savent définitivement s'amuser ! échappa t'elle en retirant son bras. Ou disons le faux bras qu'elle avait trouvé parmi les affaires de ses frères. Un faux bras qu'il avait un jour acheté dans un magasin de farce moldu. Vous auriez vu vos têtes !
Le deuxième valet et ses frères ne purent s'empêcher de rire à leur tour. Darius les fusilla du regard.
- Par mille cerbères, relevez vous voyons ! entonna t'il à la sorcière tout en lui lançant un sortilège de nettoyage. Les coups de baguette la relevèrent, retirèrent le faux sang qui la recouvrait et finit d'arranger sa tenu. Les quelques pinces qui s'était échappés de sa coupe tirèrent à nouveau son visage, sa veste fut boutonné, ses vêtements défroissé. Ce cinema sera transmis à vos parents jeune fille ! Provoquer une esclandre le jour de votre rentré, même vos frères n'ont pas provoqué un tel scandale !
C'était à présent la colère et la honte qui déformait ses traits. Les trois milgram se regardèrent avec gêne et malice. Runa savait déjà que dans le train ses frères se remettrait à rire. Amine et Ezra était eux aussi capable de chouettes tour mais jamais n'en avait ils fait le jour de la rentré.
A son grand malheur le majordome continua cependant à chuchoter ses reproches en trainant ses affaires dans le train. " Moi qui croyait que vous aviez finis par vous assagir ! et blabla ceci et cela" Runa la tête basse se mis à l'imaginer prendre des traits de peroquet. Le rouge lui montait doucement au joue. Les sorciers la dévisageait avec étrangeté. Amine l'aîné finit par prendre sa défense.
- Merci Darius mais nous allons prendre le relais. Vous devriez descendre, le train va partir d'une minute à l'autre. exprima t'il avec élégance. L'ainé qui rentrait en cinquième année était à un âge où ses répliques commençait à être pris au sérieux. Le sorcier serait surement le premier héritier de la fortune des Milgram.
Le valet n'eu d'autre choix d'obeir. Runa échappa un "merci" silencieux à son frère lorsqu'elle le regarda redescendre.
- Darius n'a pas été tendre avec nous non plus. Il ne sait pas apprécier une bonne blague. Tu devrais regagner un waggon, ils commencent à être plein. lui fit il un clin d'oeil avant de continuer dans le couloir pour trouver ses amis. Ezra de son côté avait pris la poudre d'escampette à la première occasion.
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La sorcière longea les cabines pleines et finalement se décida à entrer dans un compartiment où un garçon était assis seul. Une immense pile de livre le cachait à moitié.
- Bonjour, je peux m'installer là ? Lui demanda t'elle d'un grand sourire. Anxieuse, elle attendit à peine sa réponse et s'empressa de ranger sa malle le rouge au joue.
- Ahhh je ne suis pas mécontente d'être enfin dans le train. lacha t'elle un soupir lorsqu'elle eu terminé sa besogne. Elle s'affala dans le siège d'en face et commença à détacher les pinces de ses cheveux. Celles ci libérèrent une jolie touffe bouclé caramel. Elle ouvrit aussi sa veste, détacha un bouton de son col de chemise et sortit un pins de poche qu'elle agrafa à sa veste " Being Weird isn't enought". Elle avait à présent l'air d'un peter pan qui avait recousu son ombre. Ses yeux avait retrouvé leur forme ronde, ses oreilles leur apparence légèrement décollé et son visage sa chaleur.
- Ce départ était un calvaire... continua t'elle tout en analysant celui qui lui faisait face. Seules des mèches rousses dépassaient du livre qu'il tenait. Est ce que toi aussi ta famille te donne parfois envie de crier ? lacha t'elle perdu. Elle lui tendit la main trouvant le geste adapté. Je m'appelle Runa.
HRP - les personnages cités sont des pnj. Le garçon du train est à priori Eustache Hope. Sa présence a été discuté en amont.
Dernière modification par Runa Milgram le 28 juin 2026, 08:31, modifié 1 fois.
Certains murs sont des portes
Eustache était arrivé en avance à la gare avec ses parents. Juste avant de monter dans le train, son père lui avait mis la main sur l'épaule et lui avait dit, de sa voix rauque, qu'il fallait qu'il travaille dur à l'école pour le rendre fier. Pour toute réponse, il avait hoché la tête gravement. Son père n'était pas particulièrement enclin aux grandes démonstrations d'affection, donc ce fut leur dernière conversation avant le départ.
Tout l'inverse de son mari, sa maman l'avait embrassé partout sur le visage comme s'il était un petit garçon, malgré ses protestations. Finalement, les joues écarlates, il lui avait fait un câlin, cachant son visage dans sa veste à l'odeur d'ajoncs.
Une fois dans le train, il fit de son mieux pour ne pas trop y penser. Il n'était plus un bébé. Tout le monde allait à Poudlard à ses onze ans, ça n'avait rien d'extraordinaire !
Et pourtant, à peine monté à bord, il sentit son coeur se serrer. Sa famille lui manquait déjà.
Il chercha un compartiment dans lequel s'installer et, assez rapidement, en trouva un vide. Une fois sa valise rangée à l'emplacement approprié, fouilla dans son sac à dos, à la recherche d'un livre.
Le manuel de potions de première année. Parfait.
Eustache se cala bien confortablement sur la banquette, ajusta ses grandes lunettes rondes. Le sifflet de la locomotive retentit et le train se mit en marche. Eustache se tendit alors que le compartiment s'ébranlait, serrant les doigts autour de son livre et pinçant les lèvres. Heureusement, il avait pensé à prendre ses pastilles au gingembre. Il en glissa une sous sa langue pour la laisser fondre. Ça piquait un peu, mais ça soulageait un peu le mal des transports.
Espérant ne pas être dérangé, il reprit sa lecture là où il s'était arrêté la veille. Ses parents - enfin, son père principalement - comptaient sur lui pour avoir de bonnes notes, donc il devait prendre autant d'avance que possible. On ne le prendrait pas à négliger ses études !
Évidemment, c'est à ce moment-là que quelqu'un ouvrit la porte.
"Bonjour, je peux m'installer là ?"
Eustache répondit par un vague son d'assentiment qui ne servit pas à grand-chose, vu que la nouvelle venue s'installa sans attendre. Elle s'agitait tellement qu'Eustache rapprocha son livre de son visage, espérant rester concentré.
"Ahhh je ne suis pas mécontente d'être enfin dans le train. Ce départ était un calvaire... Est ce que toi aussi ta famille te donne parfois envie de crier ?" Elle lui tendit la main en se présentant et, devant cette tentative d'interaction sociale, Eustache n'eut d'autre option que de lever le nez de son livre.
Ce serait horriblement malpoli de l'ignorer plus longtemps et par la barbe de Merlin, sa maman n'avait pas élevé un fils malpoli !
Il mit soigneusement son marque-page à sa place et referma son livre pour accepter la poignée de main de Runa. "Je m'appelle Eustache Hope," se présenta-t-il avec un sourire. "Jusqu'à présent, ma famille n'a rien fait qui me donne envie de crier, mais j'ai peut-être de la chance."
Il avait un peu envie de retourner à son livre et de s'en tenir là, mais ça ne se faisait pas et le silence commençait à devenir un peu gênant. Mais si Runa était embêtée à cause de sa famille, plus de questions à ce sujet ne seraient peut-être pas appréciées.
Donc, Eustache se reposa sur un sujet qui fonctionnait toujours : l'école.
"Moi aussi, je suis content d'être dans le train. J'ai vraiment hâte d'être à Poudlard, pas toi?"
Splendide. Une magnifique accroche pour une conversation normale. Dix sur dix en sociabilisation pour Eustache.
---
HRP - Les parents d'Eustache sont des PNJ
Tout l'inverse de son mari, sa maman l'avait embrassé partout sur le visage comme s'il était un petit garçon, malgré ses protestations. Finalement, les joues écarlates, il lui avait fait un câlin, cachant son visage dans sa veste à l'odeur d'ajoncs.
Une fois dans le train, il fit de son mieux pour ne pas trop y penser. Il n'était plus un bébé. Tout le monde allait à Poudlard à ses onze ans, ça n'avait rien d'extraordinaire !
Et pourtant, à peine monté à bord, il sentit son coeur se serrer. Sa famille lui manquait déjà.
Il chercha un compartiment dans lequel s'installer et, assez rapidement, en trouva un vide. Une fois sa valise rangée à l'emplacement approprié, fouilla dans son sac à dos, à la recherche d'un livre.
Le manuel de potions de première année. Parfait.
Eustache se cala bien confortablement sur la banquette, ajusta ses grandes lunettes rondes. Le sifflet de la locomotive retentit et le train se mit en marche. Eustache se tendit alors que le compartiment s'ébranlait, serrant les doigts autour de son livre et pinçant les lèvres. Heureusement, il avait pensé à prendre ses pastilles au gingembre. Il en glissa une sous sa langue pour la laisser fondre. Ça piquait un peu, mais ça soulageait un peu le mal des transports.
Espérant ne pas être dérangé, il reprit sa lecture là où il s'était arrêté la veille. Ses parents - enfin, son père principalement - comptaient sur lui pour avoir de bonnes notes, donc il devait prendre autant d'avance que possible. On ne le prendrait pas à négliger ses études !
Évidemment, c'est à ce moment-là que quelqu'un ouvrit la porte.
"Bonjour, je peux m'installer là ?"
Eustache répondit par un vague son d'assentiment qui ne servit pas à grand-chose, vu que la nouvelle venue s'installa sans attendre. Elle s'agitait tellement qu'Eustache rapprocha son livre de son visage, espérant rester concentré.
"Ahhh je ne suis pas mécontente d'être enfin dans le train. Ce départ était un calvaire... Est ce que toi aussi ta famille te donne parfois envie de crier ?" Elle lui tendit la main en se présentant et, devant cette tentative d'interaction sociale, Eustache n'eut d'autre option que de lever le nez de son livre.
Ce serait horriblement malpoli de l'ignorer plus longtemps et par la barbe de Merlin, sa maman n'avait pas élevé un fils malpoli !
Il mit soigneusement son marque-page à sa place et referma son livre pour accepter la poignée de main de Runa. "Je m'appelle Eustache Hope," se présenta-t-il avec un sourire. "Jusqu'à présent, ma famille n'a rien fait qui me donne envie de crier, mais j'ai peut-être de la chance."
Il avait un peu envie de retourner à son livre et de s'en tenir là, mais ça ne se faisait pas et le silence commençait à devenir un peu gênant. Mais si Runa était embêtée à cause de sa famille, plus de questions à ce sujet ne seraient peut-être pas appréciées.
Donc, Eustache se reposa sur un sujet qui fonctionnait toujours : l'école.
"Moi aussi, je suis content d'être dans le train. J'ai vraiment hâte d'être à Poudlard, pas toi?"
Splendide. Une magnifique accroche pour une conversation normale. Dix sur dix en sociabilisation pour Eustache.
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HRP - Les parents d'Eustache sont des PNJ
Certains murs sont des portes
La rentrée commençait de façon impeccable.
Aimé s'était réveillé en retard — d'aucun diraient qu'il n'était toujours pas pleinement réveillé, eut égard à cette somptueuse trace d'oreiller qui refusait de quitter sa joue et à sa coupe de cheveux en pagaille qu'il avait zappé de brosser —, avait dû finir sa valise en catastrophe après s'être souvenu d'avoir abandonné la veille par flemme et il avait boutonné lundi avec dimanche en s'habillant.
Le plus phénoménal était sans doute que sa tante n'y avait fait aucunement allusion de tout le trajet et même à l'heure du départ. Elle s'était contenté de porter sa valise, de lui acheter de la brioche pour le trajet et de le serrer dans ses bras en lui rappelant d'être un gentil garçon.
Elle n'était pas très exigeante avec sa réussite scolaire. Etait-ce de l'indifférence pour son avenir ou une franche lucidité sur le fait qu'il était objectivement un peu un cancre ? Affaire à suivre.
Deux mains pleines vinrent s'arrondir autour de ces joues et Aimé ne résista pas quand une paire de lèvres chaudes vint picorer son front devant l'entrée du quai 9 et demi (c'était bien ça ?)
Très démonstratif, il lui avait rendu son affection avec six fois plus d'entrain, se jetant dans ses bras pour la serrer fort contre lui. Il adorait sa tantine et son accent écossais à couper au couteau.
Les au-revoirs achevés, il fit courageusement face au mur de brique qui le séparait du fameux train caché. Pour s'être déjà pris des murs dans la tête pour le simple plaisir de se jeter contre une surface dure et faire rire ses potes, Aimé n'était pas spécialement inquiet à l'idée de tester cette sorcellerie — c'est le cas de le dire.
Encouragé par sa tante dont il ignorait qu'elle lui avait laissé une énorme trace de rouge à lèvre en plein milieu du front, il prit donc une grande inspiration et se précipita valise au poing vers le passage, dans lequel il rentra plus facilement que dans du beurre. Ses yeux s'écarquillèrent d'émerveillement lorsqu'il réalisa que cette légende était vraie et qu'il allait réellement vivre dans un château de magiciens.
Il n'avait jamais grandi avec la magie, ses parents étaient à 100% moldus et, de toute façon, il les voyait assez peu depuis qu'il s'était expatrié chez sa tante pour une éducation prétendument plus stricte (la plus grosse erreur de ses parents, à ce jour). De fait, tout était nouveau pour lui, un parc d'attraction géant dont il ne finirait jamais de faire le tour.
Il zigzagua entre les familles pour se glisser jusqu'au train, puis tendit sa valise au gentil monsieur qui allait l'aider à la porter en hauteur.
"On est rentrés dans un mur !" lui lâcha-t-il en même temps que son bagage. "Un mur !"
Il n'attendit pas la réponse du gentil monsieur — on disait plutôt bagagier ou bagagiste ? — et sauta dans le train pour partager la nouvelle à qui voulait bien l'entendre.
"On est rentrés dans un mur !"
Une jeune fille plus âgée leva un sourcil circonspect pendant que sa pote commençait à rigoler.
"On est rentré dans un mur !"
Un garçon se statufia, apeuré d'être tombé sur une bête de foire (s'il savait à quel point il aait raison !).
"On est rentrés dans un mur !"
Cette pipelette d'Aimé déclama ça dans le premier compartiment ouvert qu'il vit, où deux silhouettes brunes ou rousses discutaient calmement avant son intervention.
---
HRP : tous les personnages sont des PNJ à l'exception de Runa et Eustache (et Aimé, bien sûr)
Aimé s'était réveillé en retard — d'aucun diraient qu'il n'était toujours pas pleinement réveillé, eut égard à cette somptueuse trace d'oreiller qui refusait de quitter sa joue et à sa coupe de cheveux en pagaille qu'il avait zappé de brosser —, avait dû finir sa valise en catastrophe après s'être souvenu d'avoir abandonné la veille par flemme et il avait boutonné lundi avec dimanche en s'habillant.
Le plus phénoménal était sans doute que sa tante n'y avait fait aucunement allusion de tout le trajet et même à l'heure du départ. Elle s'était contenté de porter sa valise, de lui acheter de la brioche pour le trajet et de le serrer dans ses bras en lui rappelant d'être un gentil garçon.
Elle n'était pas très exigeante avec sa réussite scolaire. Etait-ce de l'indifférence pour son avenir ou une franche lucidité sur le fait qu'il était objectivement un peu un cancre ? Affaire à suivre.
Deux mains pleines vinrent s'arrondir autour de ces joues et Aimé ne résista pas quand une paire de lèvres chaudes vint picorer son front devant l'entrée du quai 9 et demi (c'était bien ça ?)
Très démonstratif, il lui avait rendu son affection avec six fois plus d'entrain, se jetant dans ses bras pour la serrer fort contre lui. Il adorait sa tantine et son accent écossais à couper au couteau.
Les au-revoirs achevés, il fit courageusement face au mur de brique qui le séparait du fameux train caché. Pour s'être déjà pris des murs dans la tête pour le simple plaisir de se jeter contre une surface dure et faire rire ses potes, Aimé n'était pas spécialement inquiet à l'idée de tester cette sorcellerie — c'est le cas de le dire.
Encouragé par sa tante dont il ignorait qu'elle lui avait laissé une énorme trace de rouge à lèvre en plein milieu du front, il prit donc une grande inspiration et se précipita valise au poing vers le passage, dans lequel il rentra plus facilement que dans du beurre. Ses yeux s'écarquillèrent d'émerveillement lorsqu'il réalisa que cette légende était vraie et qu'il allait réellement vivre dans un château de magiciens.
Il n'avait jamais grandi avec la magie, ses parents étaient à 100% moldus et, de toute façon, il les voyait assez peu depuis qu'il s'était expatrié chez sa tante pour une éducation prétendument plus stricte (la plus grosse erreur de ses parents, à ce jour). De fait, tout était nouveau pour lui, un parc d'attraction géant dont il ne finirait jamais de faire le tour.
Il zigzagua entre les familles pour se glisser jusqu'au train, puis tendit sa valise au gentil monsieur qui allait l'aider à la porter en hauteur.
"On est rentrés dans un mur !" lui lâcha-t-il en même temps que son bagage. "Un mur !"
Il n'attendit pas la réponse du gentil monsieur — on disait plutôt bagagier ou bagagiste ? — et sauta dans le train pour partager la nouvelle à qui voulait bien l'entendre.
"On est rentrés dans un mur !"
Une jeune fille plus âgée leva un sourcil circonspect pendant que sa pote commençait à rigoler.
"On est rentré dans un mur !"
Un garçon se statufia, apeuré d'être tombé sur une bête de foire (s'il savait à quel point il aait raison !).
"On est rentrés dans un mur !"
Cette pipelette d'Aimé déclama ça dans le premier compartiment ouvert qu'il vit, où deux silhouettes brunes ou rousses discutaient calmement avant son intervention.
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HRP : tous les personnages sont des PNJ à l'exception de Runa et Eustache (et Aimé, bien sûr)
Certains murs sont des portes
Le rouquin n'avait pas l'air de prendre mal sa poignée de main. Au contraire il avait renchéris à sa question, ce qui fit sourire la sorcière. Runa se mis à le fixer, prenant le temps d'analyser ses faits et gestes. Sa raideur la surpris. Est ce qu'il avait gardé un cintre dans son dos ? Il semblait très méthodique dans sa façon de se mouvoir. Agissant avec soin dans chacune de ses actions. Un calme qui avait le don de l'intriguer.
La sorcière était ainsi, dès que quelque chose de nouveau apparaissait dans sa vie, elle ne pouvait s'empêcher de le décoder, dans l'espoir d'en percer le mystère. Sans doute était ce du à son environnement. Ayant grandis dans une jolie cage doré, la jeune fille avait rarement l'occasion de découvrir de nouvelles choses. Poudlard, lui réservait bien des surprises...
Elle s'apprêtait à lui répondre mais alors une tête blonde déboula dans leur wagon.
- On est rentrés dans un mur ! hurla le garçon.
Runa se mis à sourire de plus belle, plantant ses pupilles noisettes dans celle du nouveau venu. Si Eustache s'apparentait a une chemise qu'on avait repassé de trop nombreuses fois, ce garçon était sans aucun doute un short d'été délavé et qui essuyait la crasse de ses aventures.
- Par ce que des murs devraient t'arrêter ? répliqua t'elle sur le coup.
Elle avait du mal a imaginer comment un garçon qui avait ainsi déboulé dans leur wagon avait pu passer sa vie à rebrousser chemin devant les murs qui lui posait problème. Une pensée qui mettons nous d'accord, n'est compréhensible que par nos amis sorcier.
Ce garçon devait être un né moldu. Cette réalisation réenclancha des questions dans la tête de la sorcière. C'était donc ainsi qu'ils pensaient ? Runa n'avait jamais rencontré d'enfant de son âge autre que de famille sorcière. Elle ignorait complètement comment les moldus se comportaient. Leur majordomes leur interdisait toute sortit sans leur surveillance. Et ce n'était pas faute d'avoir essayé de trouver des réponses. Pour le voyage elle avait pris dans son sac "Le guide du monde moldu, 311 choses qui nous semble étrange". L'ouvrage était annoté à chaque page. A quoi servait donc les canards en plastique et comment échangeaient ils s'ils n'avaient pas de hiboux ? Ce garçon était devenu sa nouvelle mine d'or. Elle se promis de lui poser plus de questions.
Elle attendit sa réponse puis se retourna vers Eustache à qui elle n'avait pas répondu.
- Tu veux t'assoir ? On parlait de Poudlard. demanda t'elle au nouveau venu. J'ai hâte d'être à la cérémonie d'entré, il parrait qu'il n'existe pas un plus gros festin ! Dans quelle maison vous aimeriez aller ? Il parait que les poufsouffle ont leur salle commune près des cuisines, un atout de taille. Mais les serpentards ont vu sur le lac noir et les serdaigle et gryffondor sur la vallée.
La sorcière était ainsi, dès que quelque chose de nouveau apparaissait dans sa vie, elle ne pouvait s'empêcher de le décoder, dans l'espoir d'en percer le mystère. Sans doute était ce du à son environnement. Ayant grandis dans une jolie cage doré, la jeune fille avait rarement l'occasion de découvrir de nouvelles choses. Poudlard, lui réservait bien des surprises...
Elle s'apprêtait à lui répondre mais alors une tête blonde déboula dans leur wagon.
- On est rentrés dans un mur ! hurla le garçon.
Runa se mis à sourire de plus belle, plantant ses pupilles noisettes dans celle du nouveau venu. Si Eustache s'apparentait a une chemise qu'on avait repassé de trop nombreuses fois, ce garçon était sans aucun doute un short d'été délavé et qui essuyait la crasse de ses aventures.
- Par ce que des murs devraient t'arrêter ? répliqua t'elle sur le coup.
Elle avait du mal a imaginer comment un garçon qui avait ainsi déboulé dans leur wagon avait pu passer sa vie à rebrousser chemin devant les murs qui lui posait problème. Une pensée qui mettons nous d'accord, n'est compréhensible que par nos amis sorcier.
Ce garçon devait être un né moldu. Cette réalisation réenclancha des questions dans la tête de la sorcière. C'était donc ainsi qu'ils pensaient ? Runa n'avait jamais rencontré d'enfant de son âge autre que de famille sorcière. Elle ignorait complètement comment les moldus se comportaient. Leur majordomes leur interdisait toute sortit sans leur surveillance. Et ce n'était pas faute d'avoir essayé de trouver des réponses. Pour le voyage elle avait pris dans son sac "Le guide du monde moldu, 311 choses qui nous semble étrange". L'ouvrage était annoté à chaque page. A quoi servait donc les canards en plastique et comment échangeaient ils s'ils n'avaient pas de hiboux ? Ce garçon était devenu sa nouvelle mine d'or. Elle se promis de lui poser plus de questions.
Elle attendit sa réponse puis se retourna vers Eustache à qui elle n'avait pas répondu.
- Tu veux t'assoir ? On parlait de Poudlard. demanda t'elle au nouveau venu. J'ai hâte d'être à la cérémonie d'entré, il parrait qu'il n'existe pas un plus gros festin ! Dans quelle maison vous aimeriez aller ? Il parait que les poufsouffle ont leur salle commune près des cuisines, un atout de taille. Mais les serpentards ont vu sur le lac noir et les serdaigle et gryffondor sur la vallée.

