19 juin 2026, 16:04
 solo   TW   PNJ  Tu vas revenir, hein ?
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Janvier 2042
Lloyd, 23 ans


TW : alcoolisme, dépression


« Steuplait… Miya… steuplait… »

Tu reviens pas. Tu reviens toujours. Ça fait des semaines que t’es pas revenue. J’ai été partout où tu pourrais être. T’es nul part. Tu reviens pas. Miya. Pourquoi tu reviens pas ? Pourquoi tu pleures plus derrière la porte ? Je vais crever si tu reviens pas, Miya. Allez. Je compte jusqu’à trois, et les pas de maman dans le couloirs iront vers la porte parce que t’es derrière, hein ?
Un…
Deux…

« Lloyd… je te laisse une assiette. D’accord, mon chéri ? »

Maman, dis moi que Miya est derrière la porte. J’attends. Allez. Dis le moi. Dis moi…
Les pas s’éloignent. Le silence revient. Ce silence, j'en veux plus. J'en veux plus, Miya. Je veux tes rires, je veux tes éclats, je veux tes pas, je veux tes cris, je veux tes pleurs. Je veux que tu fracasses ce silence comme t'as toujours su le faire. Je veux plus m'entendre pleurer comme un gosse. Je veux plus m'entendre t'appeler. Je veux plus, Miya. Je veux plus. Je veux que tu reviennes.
Je comprends pas. J'ai été gentil, tout le temps. J'ai été ton Lloyd. J'ai été tout ce que tu voulais que je sois. Je comprends pas. Ça me rend dingue. Je comprends pas, Miya. Qu'est-ce que j'ai fait ? On s'en fout, de toutes les autres fois. Je te parle de celle-ci. Celle dans laquelle tu reviens pas. Pourquoi tu reviens pas ?

Je fixe le plafond, comme si j'allais y voir apparaître une réponse. Ma bouteille s'est renversé sur moi. C'est pas grave. J'en ai encore. Je sais plus. Je les enchaine. J'en ai besoin. Ça m'aide à te voir dans les fissures du plafond. Tu vois, juste là. On dirait ton sourire quand tu vas faire une connerie. Je l'aime, ce sourire. Quand le soleil se couche, on dirait qu'il s'allonge. Tu vas faire quoi cette fois, Miya ? Tu vas me sauter dessus ? Tu vas me pincer les hanches et partir en courant dans l'appart ? Tu vas faire quoi, dragonette, hein ? Tu vas faire quoi ?
Tu vas revenir, hein ? Tu vas revenir, bébé. Tu vas revenir. Tu vas continuer à me sourire comme tu le fais là. Tu vas faire tes conneries. Tu vas me dire que tu m'aimes, rien qu'avec les yeux. Mais déjà, reviens. Je veux juste que tu reviennes. On se dira qu'on s'aime après, d'accord ?

« J'te jure que je... eh... eh... Miya... j'te jure que j'ai fait... tout... tout, j'te jure... j'te jure... »

Que j'ai tout fait. Que je ferai encore tout. Que je recommencerai, parce que peut-être que j'ai mal fait quelque chose. Hein, Miya ? J'ai merdé ? C'est pour ça que t'es parti ? C'est de ma faute. Toi, toi t'es parfaite, Miya. T'es gentille. T'es forte. T'es maline. T'es intelligente. T'es drôle. T'es belle. C'est moi, le con. Sinon, tu partirais pas à chaque fois. Je serai pas tout seul à renifler dans le vide, à écouter mon coeur qui bat trop vite, à tendre l'oreille vers la porte de ma chambre en espérant entendre tes pleurs derrière. Dis moi ce que j'ai fait de mal. Je te jure que je ferai tout ce qu'il faut. Mais reviens. Juste, reviens. On en parle. On crie. On pleure. Mais on parle.

« T'sais... moi j'ai... j'ai été jusqu'à chez toi, et... et Jude, j'l'ai pas revu, j'te promets... t'es pas devant sa porte, hein... nan, tu sais, toi... toi tu sais. »

Ma voix meurt dans le goulot de ma bouteille. Vide. C'est vrai. Je l'ai renversé. Tu te serai moqué, hein, Miya ? Je le vois dans ton sourire.
Nan.
T'es pas là. Je fais comment, si t'es pas là ? Miya, je fais quoi ? Je fais nimp. Je suis pas moi quand t'es pas là. Ou alors je le suis trop. J'aime quand t'es là, même quand tu cries, même quand on pleure, même quand je me sens comme une merde. Parce que tu reviens toujours. Tu m'as habitué à ça. A revenir. C'est notre danse à nous. On crie, tu pars, tu reviens, on pleure, on redevient heureux, et on recommence. Pourquoi tu brises la boucle ? Non. Non, tu brises rien. Tu vas revenir, Miya.
Tu reviens toujours.

Je t'attends. Promis, Miya.
Je t'attends.

@Miya Ryuū
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19 juin 2026, 20:02
 solo   TW   PNJ  Tu vas revenir, hein ?
« Pourquoi tu - »

Je vomis. Encore. Derrière la porte, maman me demande si ça va. Je balance une main vers elles, je lève un pouce. Je renifle. « Ça va, m’man… » je dégueule. Encore. J’halète au dessus du vase, le yeux bondés de larmes.
T’es pas revenue, Miya. T’es pas revenue. J’attends. T’es pas là. T’es pas là. T’es où, Miya ? Tu veux pas être seule. Je le sais. Moi, je veux pas que tu sois seul. Reviens. Ça ira, avec moi. Ça va toujours quand on est ensemble.

« Et moi.. J’peux… t’sais, on a juste… »

Je crache. Je repose le vase et me laisse tomber sur le sol. Ton sourire, il est de travers. Pourquoi tu fais la tête ? « J’t’ai fait quoi… j’t’ai fait quoi… me r’garde pas comme ça… t’sais pas… »

Je me roule sur le côté. Je veux plus te voir. Je fixe la porte. Ouvre cette foutu porte. Ouvre la. Fracasse la. Entre. Dis moi que tu m’aimes. Dis moi que t’es désolée. Dis rien. Juste, reviens. Reviens, steuplait, Miya. Reviens.
Je te demanderai rien. Pas d’explication. Je veux juste que tu reviennes. Me dis pas que tu m’aimes. Ne me prends pas dans tes bras. Reviens. C’est tout. Laisse moi te voir. T’as pas le droit de m’enlever ça. J’ai peur d’oublier ton visage si tu pars, Miya. T’as toujours été la seule dont j’oublie rien. Ni le parfum. Ni le rire. Ni le grain de ta peau. J’ai peur que si tu partes trop longtemps, tout disparaisse. Si j’oublie ton parfum, Miya, je meurs. T’es mon oxygène. Regarde moi. J’étouffe sans toi. Je peux pas vivre sans toi, Miya. Je sais plus comment faire.

«  Lloyd… J’ai posé ton assiette devant la porte. D’accord, mon chéri…? Mange un peu. »

Je veux pas manger. Je veux respirer, maman. Je veux enfoncer mon visage dans le cou de Miya et la respirer. Elle. Pas l’air. Il me brule les poumons. Je veux ma Miya. Je la veux.
Je veux ma Miya.
Elle va revenir. Hein, maman ? Elle va revenir. Tu vas voir. Et après, je mangerai.

Je l’aime, maman. Je l’aime. Toi, tu l’aimes pas. Je le sais. T’es contente qu’elle revienne pas, hein ? Comme Jude. Ça se trouve, elle est revenue, et t’as laissé la porte fermée. Tu l’as laissé pleurer toute seule, ma Miya.
Nan… papa, il aurait ouvert. Papa, il aurait pas laissé Miya pleurer. Il sait que j’ai besoin d’elle. Pour ça qu’il vient pas me voir, hein ? Parce qu’il sait qu’elle va revenir, parce que elle aussi elle sait que je peux crever sans elle.

J’ouvre mes yeux. Ils sont collés. Il fait déjà nuit. Je vois plus ton sourire. J’ai mal au ventre. J’ai mal à la gorge. J’ai froid, Miya. C’est toi qui me serre ? C’est ça, cette sensation dans mon ventre. Tes doigts qui m’accrochent. Je rejoins les tiens. Je l’es presse contre moi. Embrasse ma nuque, Miya. Dis moi que ça va aller. Dis moi qu’on se quitte plus. Dis moi que nos je t’aime durerons pour toujours. Les miens, c’est le cas.

Je serre ta main contre mon ventre. Je l’écrase contre mon ventre vide. «  T’es revenue, bébé… » Je renifle. Je veux embrasser ta main. Mais je sais que je risque de perdre la sensation de ton corps contre le mien. Alors je bouge pas. Le lino est froid. Il me fait mal. Pas autant que toi. «  T’pars plus, dragonnette », je m’étrangle dans un sanglot qui monte. Encore. «  T’pars plus… tu promets, hein ? Tu promets que… » Je te serre plus fort. Nan. Nan. Nan t’es pas là, Miya. Je te sens plus. Je te sens plus. «  Steuplait… »

Je me tourne sur le dos. J’écrase ton souvenir. Je roule de l’autre côté. Ma main cherche une bouteille. Elle trouve le vase.
Là bas.
Je tends le bras plus loin. J’attrape la bouteille. Vide. Mais elle a ton odeur, bébé. Quand je l’apporte à mes lèvres, c’est comme si c’était toi que j’embrassais.
Quand je la sers contre moi, c’est comme si t’étais là.
Sans tes cheveux pour me chatouiller le nez.

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20 juin 2026, 14:18
 solo   TW   PNJ  Tu vas revenir, hein ?
TW : addiction, idées noires, dépression


« I die without you, Miya…* »

C’est ça que j’aurai dû écrire. Hein, Miya ? Je mourrai pour toi ? Je meurs sans toi, ouais. Je meurs sans tes bras autour de moi. Je meurs sans ton parfum dans mon nez. Je meurs sans tes lèvres contre ma peau. Je meurs sans tes rires. Je meurs sans ta voix. Je meurs sans toi.
J’ai plus la force de quitter le sol froid. Je sais plus depuis combien de temps je suis là, à attendre tes pleurs derrière la porte. La seule qui s’y trouve, c’est Maman. Je compte plus les assiettes qu’elle a déposé pour moi. Je lui ai demandé de me ramener du whisky, elle a dit non, elle a dit qu’il fallait que je mange, que j’aille prendre une douche. Elle a dit trop de truc. Mais elle a pas dit que t’étais venue. Elle a pas parlé de toi. Si, une fois :

« Tu en trouveras une autre. Une plus gentille. Tu es un gentil garçon, mon chéri. Tu verras. Ça va aller. »

Je veux personne d’autre que toi. T’es gentille, Miya. Moi, je le sais. C’est pour ça que t’es partie ? Parce que tu te sentais comme un poison dans ma vie ? Dans la vie des gens qui t’aiment ? Si c’est ça, bébé, je te répéterai des millions de fois que t’es pas ça. T’es pas tes peurs, t’es pas ta rage, t’es pas tes humeurs. T’es Miya, t’es ma Miya. T’es gentille, dragonette. Quand tu venais m’encourager dans mes concerts ou dans les fosses, tu pensais à moi, pas à toi. C’est pas être gentille, ça ? Quand tu me regardais comme si j’étais tout un monde, comme toi t’es le mien.

« I’ll rot without you, Miya…** »

Je renifle. J’arrive plus à pleurer. J’ai plus la force. Je crois que je l’aurai plus jamais. Ça sert à quoi d’être debout si t’es pas là, hein, Miya ? J’en ai pas envie. J’ai juste envie que tu reviennes.

Les nuits défilent. Je dors pas : je tombe d’épuisement. Je vais crever là, Miya, tu sais. Si tu reviens pas, je préfère crever.
Si tu reviens pas, j’existe pas. Je te l’ai dit des centaines de fois, bébé. Dans tes crises de manque, dans ton sommeil, dans le noir, dans mes chansons. Je te l’ai dit. Chaque respiration que je prends, c’est pour toi, bébé. Je m’arracherai les poumons pour te le prouver.

Je sais plus quand est-ce que je me suis levé. Je sais plus quand est-ce que j’ai ouvert la porte. J’avance dans le couloir comme un zombie. Le parquet grince. Troisième latte qui mène au salon. Papa n’est pas là. Maman non plus. J’avance jusqu’à la commode où Papa garde ses alcools. Désolé, Papa. J’ai besoin de sentir Miya, jusqu’à ce qu’elle revienne.

Lloyd…S'il te plait. Tu peux.. tu peux pas me laisser seule, je t'en supplie me laisse pas seule..

Je me fige. Ma tête se lève vers le couloir sombre. Je t’entends, bébé. J’entends tes sanglots, tes ongles qui griffent la porte. J’arrive. J’arrive, Miya. Je fonce vers toi, t’as besoin de moi. Mon épaule percute l’encadrement de le la porte, ma hanche tape contre le guéridon de l’entrée, le vase tombe, mais t’es là, bébé, je ramasserai plus tard.
Je m’éclate contre la porte. Mes doigts tremblants cherche les clefs sur la porte.

« J’suis là, Miya… attends… bouge pas ! Bouge pas, bébé, j’suis là ! »

Pars pas, j’t’en supplie, bébé ! Pleures plus, je suis là, je vais ouvrir, on va recommencer, t’entends ? On va tout recommencer. On se quittera plus.
Je tourne la clef, je dégage la serrure à chaîne, j’ouvre en grand. Le froid glacial du couloir des apparts me brûle le visage. Je m’effondre à genoux sur le paillasson.
Là où t’aurais dû être.

« J’suis là, bébé… moi, j’suis là. Regarde, t’as vu ? » je renifle. Ma gorge se serre. Mon visage se crispe. « J’ai ouvert, bébé… J’ai… j’te laisse pas seule… j’te… » Mon corps bascule en avant. Mes mains me retiennent.
Hell comes***, lisent mes yeux brouillés par les larmes.
Non… il est déjà là.


* : "Je meurs sans toi, Miya"
** : "Je vais pourrir sans toi, Miya"
*** : "L'enfer arrive"


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22 juin 2026, 22:39
 solo   TW   PNJ  Tu vas revenir, hein ?
C’était comment la vie sans Miya ? C’était pas comme ça, hein ? C’était pas des jours à pleurer, à boire, à vomir, à pleurer encore. Est-ce que j’étais plus heureux ? Ouais. J’avais Punky. J’avais Jude. J’avais le combat. J’avais la musique.
J’ai plus Punky. J’ai plus Jude. J’ai plus le combat. J’ai plus la musique, juste cette mélodie qui sort de ma gorge comme un râle de zombie :

« I’ll die for you, Miya… »

Dans mon lit, je cherche son odeur, mais on dormait pas chez mes parents. Mais les draps sentent le whisky, alors c’est un peu comme si elle avait un jour été là. Ma Miya. Ma gentille Miya. Ils pourront dire ce qu’ils veulent, moi je connais la vérité. Miya, c’est pas un démon, ou alors juste le mien. Le démon qui me rend heureux, qui me fait me sentir vivant, qui me serre dans la nuit, qui m’embrasse avec force, qui me saute sur le dos. Elle est forte, ma Miya. Si forte qu’elle croit pouvoir gérer toute seule, mais c’est pas vrai.

Je roule dans le lit. Je tourne le dos à la porte. Tu seras pas derrière, hein ? Tu vas pas revenir. Tu vas jamais revenir.
Mais je vais quand même t’attendre encore un peu.
Parce que je suis un chien bien dressé.


Rage Against The Machine tourne en boucle. Renegades. Maman dit que le son est trop fort, alors elle m’a dit qu’elle allait insonoriser ma chambre, que ça allait déranger les voisins. Zach me hurle dans les oreilles. Les guitares de font vibrer les côtes. Mais je ne ressens que toi. J’aimais ça quand t’étais là pour m’entendre te le dire, ou quand tu le voyais dans mes regards. Là, ça sert à rien. Ça fait juste mal. Et j’en ai marre d’avoir mal. Te ressentir, je pensais pas que ça me ferait autant souffrir. C’est violent, Miya. Autant que tes crises, tu crois ? Autant que tes putains de fracas ? J’étais là quand il fallait te gérer. J’ai toujours été là. Et moi, quand j’ai besoin de toi, t’es où, dragonette ? T’es où, à part partout dans ma tête ? J’ai besoin que tu me dises que t’es là.
J’abuse pas, Miya.
Aide moi, une fois.
Juste une fois.
Si tu reviens pas, je fais comment, hein ? Je t’ai tout donné. J’t’ai gravé dans ma chair. J’ai ton nom tatoué dans mes côtes. Comment tu peux être aussi cruelle ? Viens juste frapper à la porte. S’il te plait. Dis moi dans les yeux tout ce que tu me reproches. Dis moi que j’ai pas été assez. Dis moi que c’est pas moi, c’est toi. Dis moi la connerie que tu veux mais, juste, viens. Laisse moi essayer d’arranger la situation. Je t’en voudrai pas, je te promets. Je te dirai pas que t’es cruelle, je te dirai pas que je t’en veux. Je te dirai juste que… putain, si t’es pas là, je fais quoi ? Je tourne en boucle, Miya. J’arrive pas à sortir de ma tête. J’arrive pas. J’y arriverai plus. Toi, tu savais coupé ce foutu cercle vicieux dans lequel je me mets si facilement. Tu savais, toi. Jude, elle savait aussi. Mais je l’ai dégagée, pour toi. J’ai tout bazardé pour toi, Miya. Pour n’être qu’avec toi.
Alors je fais comment, si tu reviens pas ?

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29 juin 2026, 20:28
 solo   TW   PNJ  Tu vas revenir, hein ?
TW : lourde dépression, pensées suicidaires

J’ai mal au bide. Ma gorge brûle. Mon corps tout entier de mettre fin à tout ça. A cette douleur dont je sais plus quoi faire. A ce rituel de zombie qui consiste à boire, vomir, chialer, l’appeler. L’appeler encore.
Cette nuit, j’ai rêvé de toi. Encore. Cette fois, t’étais pas derrière la porte. T’étais assise au bord de la fenêtre de ma chambre, les jambes dans le vide, les cheveux au vent. Quand je me suis approchée de toi, tu t’es laissée tomber en avant. Je me suis réveillée penché au dessus de ma fenêtre. Je t’aurai suivi sans m’en rendre compte si la neige m’avait pas arraché à mon rêve. Tu sais le pire ? J’ai vraiment hésité à envoyer la neige se faire voir pour te rejoindre. Même si c’était un rêve, t’étais là, et j’avais encore le souvenir de ton corps dans la tête. Je commence à oublier ce que ça fait de te sentir contre moi. J’ai peur, Miya. J’ai peur de ne plus réussir à me relever. Ça servirait à quoi, hein, dis moi ? Ça servirait à quoi ? Pourquoi je devrai avoir envie de me lever ? J’ai rien. J’ai plus rien. T’es mon tout, tu comprends ? Je t’ai tout donné pour que tu le deviennes. Toi aussi, t’as tout donné. Tout ça pour me l’arracher.
Qu’est-ce que j’ai fait ?
Qu’est-ce que je t’ai fait ?
Ses questions sans réponse rendent dingue, presque autant que ton absence qui prend trop de place

La pénombre m’englouti. Je patauge dans la crasse de cette chambre qui me voit m’effondrer depuis je sais plus combien de temps. Rage Against the Machine tourne en boucle, fort, si fort que je m’entends plus gerber sur le sol. Je me sens même plus le faire. Je sens plus rien. Je ressens tout. Je sais plus. Je veux que ça s’arrête. Je veux arrêter de penser à toi sans arrêt. Je veux plus entendre maman me demander si ça va. Je veux plus mentir. Je veux plus vivre comme ça, à attendre que tu viennes toquer à la porte. Je veux que tu reviennes.
Mais tu reviendras pas. Tu reviendras plus jamais.

J’y arrive pas sans toi. J’y arriverai pas. Alors ça sert à quoi, hein ? Dis moi, Miya. Ça sert à quoi de pleurer ton nom ? Ça sert à quoi de chercher le goût de tes lèvres ? Ça sert à quoi de trouver ton visage dans toutes les taches de moisissures de ma chambre ? Ça sert à quoi de continuer à pourrir ? Tu reviendras pas. Plus jamais j’entendrai ton rire. Plus jamais je goûterai tes lèvres. Plus jamais je plongerai dans tes yeux d’encre.
Je veux pas guérir de toi, Miya. T’es la plus belle maladie que j’ai jamais connu. Tu me faisais chialer, mais tu me faisais rire, aussi. Surtout. Tu me faisais me sentir beau et important, à moi qui n’ai jamais su quoi faire de ce que je suis. Un chien fou, et galeux avec ça. Un sale gosse qui se prend des raclées et en donne pour se sentir vivant. Toi, tu me regardais pas comme un clebard attardé. Tu voyais en moi ce que je pourrai jamais retrouver dans le regard d’une autre. Je veux personne après toi, Miya. Je veux personne. Je veux que toi. Toi, mon amour, mon feu, ma maladie, ma Miya.
Mon âme sœur.

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1 juil. 2026, 22:41
 solo   TW   PNJ  Tu vas revenir, hein ?
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JUDE RIVER


TW : lourde dépression

« Papa ? Maman ? »

J’hésite à pousser plus la porte d’entrée. Je devrai pas être là. J’avais dit que je reviendrai pas. Mais j’ai reçu la lettre de Maman. Au sujet de Lloyd. A lui aussi, je lui avais dit d’aller se faire voir.

Alors qu’est-ce que je fais là ?

J’avance dans le couloir. J’entends pas la télé. Une boule se forme dans ma gorge.

« Maman…? »

Du bruit provenant de la cuisine me fait bifurquer. Maman et moi, on manque de se rentrer dedans. Elle se précipitait pour venir vers moi. Je recule d’un pas. Depuis combien de temps je les ai pas vu ? Au moins onze mois.
Maman a l’air épuisée. Nan. Elle l’est, clairement. Dans son dos, j’aperçois Papa assis à la petite table ronde de la cuisine. Devant lui, le café que j’ai cru sentir en entrant. Il a la mine sombre, Papa. Mes parents ont mal.
Je souffle. Ma main part se nicher dans mes cheveux, faisant couiner le cuir de ma veste dans mon geste.

« Il est dans sa chambre ? »

Je connais la réponse. Lloyd, quand il souffre de Miya, il s’isole, il parle pas, il pleure, il boit, il pleure encore. Un putain de gosse qui s’est encore une fois cassé les dents sur le même rocher.
J’en ai marre.
Je lui ai dit cent fois qu’il fallait que ça s’arrête. Qu’ils pouvaient pas être ensemble. Qu’ils y arrivaient pas. Mais Lloyd est borné, ou très con, j’arrive pas à faire la différence quand il s’agit de ses nanas.
La dernière fois, je lui ai dit d’aller se faire voir. C’était une fois de trop. Une fois de plus à le voir faire des mauvais choix. J’ai été là à chaque fois qu’il revenait chez moi, la queue entre les jambes après une énième “rupture” avec Miya. Tout ça pour qu’il m’envoie bouler. Je suis sa soeur, pas son punching-ball.

Alors qu’est-ce que je fais là ?

Mon ventre est noué. J’aime pas le visage de Maman. Il donne raison à mon instinct. Mon cœur s’accélère.

« Depuis combien de temps ? » je demande. Mon regard fouille le couloir toujours trop sombre, quelque soit l’heure de la journée.

« Un peu plus d’un mois, je crois ? » elle se tourne vers papa. « Brennan, depuis un peu plus d’un mois, c’est ça ? » Papa hoche lentement la tête. Maman se tourne à nouveau vers moi. « — Un peu plus d’un mois.
Et vous avez pas pensé à entrer ?
Il a verrouillé sa porte. Tu sais comment il est. Il est sorti quelque fois pour aller chercher des bouteilles dans le buffet de Papa. On l’a retrouvé un soir endormi sur le paillasson à l’entrée, dans son vomi.
Putain… vous… laisse tomber. »

Ils sauront jamais comment s'occuper de Lloyd. Ben ouais, comment ils pourraient ? Maman préfère le voir comme le petit prince avec la petite différence qui fait son charme, hein ? Le petit mâle qui fait la fierté de sa maman, faudrait pas le déranger quand il gerbe sur le paillasson, il doit avoir ses raisons, hein ?
J’avance rapidement dans le couloir. Je tourne à droite, j’arrive en face de la chambre close de Lloyd. Mon pied s’arrête juste à temps avant d’écraser une assiette de purée dure comme de la brique. Je la repousse sur le côté du bout de ma Doc, et frappe à la porte. Fort.

« Lloyd. Ouvre. »

Mon ton est dur, mais j’en ai marre de prendre des pincettes avec toute cette foutue famille. Pourquoi je suis revenue ? Pourquoi j'ai répondu à ce courrier ? Je vais te dire, moi : je suis faible quand il s'agit de mon petit frère. Alors non, je vais pas faire dans la dentelle. Surtout pas après ce que j’ai entendu.
Je frappe encore, je m’arrête pas.

« Ouvre. Ouvre. OUVRE. »

Maman arrive dans mon dos.

« Attends, il ne t’entends pas : j’ai insonorisé la pièce. »

Mon poing s’arrête de cogner. J’ai froid, d’un coup.
Je me tourne vers Maman qui cherche sa baguette dans son tablier jaunie par les années.

« T’as insonorisé sa chambre ? » je demande lentement. Je réalise pas. J’ai besoin qu’elle répète.

« Tu sais comment est Lloyd. Il met la musique à fond, et les voisins, surtout la mère Th…
Mais on s’en fout des voisins, bordel ! Tu t'es pas dit que... dégage, bouge ! »

Ma main se précipite sur la poignée de porte. Je la secoue comme une tarée. Ça s’ouvre pas. Sortir ma baguette sert à rien, parce que je sais que Lloyd à le chic pour verrouiller magiquement ses portes.

Je recule. Ma main vole vers ma baguette. « Ah non, Judith ! »
L’autorité parentale qu’exercera toujours ma mère sur moi me suspend dans mon geste.

« Pas de magie qui peut alerter les voisins ! Ce n'est pas parce que tu n'habites plus ici que les règles changent pour toi ! » Elle ose me dire ça en venant vers moi. Je me vois pas la repousser, et pourtant j’entends Maman percuter le cadre photo dans son dos.
Pardon, Maman. J’ai pas le temps. Je le sens dans mes entrailles, dans mon cœur qui bat trop fort, trop vite.

Je recule. Je prends de l’élan et éclate mon pied en plein dans la porte. Le choc me tabasse le talon et m’électrise toute la jambe. J’ahane, enragée, effrayée. Je recommence. Encore. Encore. Encore. Maman beugle derrière. Elle me crie dessus. Elle comprend pas. Elle comprend jamais. Elle comprendra jamais. Parce que c’est moi qui m’occupe de Lloyd. Ils en sont pas capable.

« OUVRE. CETTE. FOUTUE. PORTE. »

BAM. BAM. BAM. BAM.

A la dernière, les gonds tremblent une dernière fois avant de céder. La porte s’effondre dans un grand bruit. La musique m’éclate au visage. Je saute dans la chambre. Ça pue. Ça me prend à la gorge. Il fait noir.
J’allume la lumière.

Mon cœur s’arrête de cogner.
Mon corps entier se fige.

« Hey, Jude… t’es revenue, toi… »

1030 mots

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2 juil. 2026, 10:40
 solo   TW   PNJ  Tu vas revenir, hein ?
« J’suis… j’suis désolé… j’te jure… je.. J’suis désolé… Jude… »

Je sais pas depuis combien de temps je suis dans les bras de Jude, à pleurer comme un gosse, à me laisser caresser les cheveux. Jude me berce contre elle, assise à même le parquet de son appart. Je me rappelle pas de tout. Tout ce dont je me souviens, c’est d’elle qui gueule, qui gueule sur tout le monde. Sur maman. Sur papa. Sur moi. Juste avant qu’elle me récupère.
Je suis déphasé. La bouche pâteuse. Le corps entier tremblant. J’ai mal partout. Je ressens plus rien que cette douleur qui part pas, qui m’engourdis, m’étrangle, m’obsède.
Jude me garde contre elle. Elle presse mon visage contre ses clavicules. J’entends son cœur affolé, sa respiration qui parfois est heurtée par un sanglot qu’elle retient. C’est de ma faute, tout ça. C’est de ma faute. Je suis qu’un bon à rien qui sait pas se gérer tout seul et qui veut pas apprendre. J’essaye, Jude, j’te jure, j’essaye. J’essaye de prendre des décisions, mais ce ne sont jamais les bonnes. Tu l’as vu. Je suis désolé. J’essaye d’être un bon petit frère, un bon fils, un bon petit ami, j’te jure, Jude. J’y arrive pas. Je suis pas bon quand il s’agit d’être ce qu’on attend de moi. Et toi, tu veux que ton petit frère soit heureux et en sécurité, Jude. Même ça, j’arrive pas à te le donner. Je te fais pleurer. Je te fais revenir chez les parents, chez la daronne qui n’a pas été cool avec toi une fois de trop. Alors que même moi, j’avais pas été cool avec toi. J’ai pas été à la hauteur de ton amour, Jude. Je suis désolé. Si tu savais comme je suis désolé. Je suis qu’un abruti. C’est pour ça que Miya ne reviendra pas, tu crois ? Parce que je suis trop bête ? Je fais pas exprès, tu sais. C’est pas un genre que je me donne. J’arrive pas à aligner deux idées cohérentes. J’arrive pas à réfléchir. Je fais nimp, Jude. Surtout quand je suis tout seul.
Me laisse plus tout seul.
S’il te plaît, ne pars pas, toi. Reste avec moi. Continue à me garder contre toi, je t’en supplie. Je veux plus être tout seul. Je fais que des conneries. Je pense qu’à elle. Je pense qu’à elle que j’aime comme un taré, que j’aimerais jusqu’à ma mort. Tu comprends, Jude ? Je suis foutu. Elle sera toujours dans ma tête. Je suis désolé. Tu veux pas ça. Tu as tout fait pour qu’elle en sorte. Et moi, moi je peux pas la faire sortir. J’y arrive pas. Je veux pas. Je veux pas, Jude. Pitié, continue à me bercer. Continue. Continue à me garder tout contre toi. Je suis désolé. Si tu savais comme je suis désolé. Je veux me le graver sur le front pour que tu vois que ça, pas ton petit frère démoli par ses sentiments qu’il contrôle pas. Je veux que tu comprennes que j’ai pas voulu ça, que j’ai déconné, que je t’aime, toi. A en crever, Jude. A en vivre, en réalité. Je suis désolé. Je suis désolé. J’ai pas fait exprès d’être un mauvais petit frère, je sais que tu mérites pas ça. Maman. Papa. Vous méritez pas ça. Vous méritez un gamin solide qui s’occupe de vous tous, qui vous fait rire aux éclats, qui vous rend fier. Je sais pas comment faire ça, Jude. Avec Miya, j’ai jamais eu besoin de réfléchir à comment la rendre heureuse, tu sais ? C’était simple, avec Miya. C’était pas toujours le cas, toi aussi, tu le sais. Mais avec elle, j’avais pas peur d’être moi. Elle savait me gérer, Miya. Elle m’aimait, Miya. Elle m’aimait vraiment. Dans ses yeux, j’étais le meilleur. Maintenant que j’y suis plus, je suis plus qu’une carcasse qui prend trop de place.

« Regarde moi, Lloyd. »

J’obéis. Je lui donne à voir ma gueule éclatée, épuisée, dégueulasse. Et dans tes yeux à toi, Jude, je me sens tout petit.
Sa main sur ma joue, elle essuie ma traînée de larme d’un coup de pouce. Elle sourit, ma Jude. Il est pas beau, ce sourire. Elle a mal, elle veut pas me le montrer. Mais elle sourit, quand même, alors je m’y accroche.

« T’as pas eu tes adieux », Jude croasse. Elle déglutit, elle inspire, elle sourit un peu plus grand. « Alors… tu vas lui écrire. D’accord ? Tu vas lui écrire ce que tu aurais aimé lui dire. Et après, on arrête. Plus de Miya. »

Ma gorge se noue. Elle le voit. Son autre main sécurise sa prise sur mon visage. Elle vient poser son front contre le mien.

« Je te demande pas de l’oublier, Lloyd. On oublie pas quelqu’un on a aimé à en crever. Je te demande juste… de lui dire au revoir. Tant que tu l’auras pas fait, ça te bouffera. »

Mon cœur se serre.
Lui dire au revoir. J’aurai aimé lui dire au revoir. J’aurai jamais pu. Elle non plus. On est pas fait pour les adieux, Miya et moi. On sait pas faire. Nous, on sait que casser ce qui nous entoure et vivre dans les débris.

Mais pour Jude, ce jour là, j’ai hoché la tête. Écrire ce que je ressens, hurler ce que ma bouche ne peut pas murmurer, ça aussi je sais faire. La musique a toujours été ma façon préférer de communiquer. Ma gratte à la main, je me sens pas idiot, je me sens pas de trop. Je me sens à ma place. Comme quand j’étais allongé à côté de Miya à contempler son visage sous la lumière des étoiles.
Cette chanson, elle m’a sauvée, je crois.
Un adieu, au final, c’est ce dont j’ai eu besoin. Un adieu, et l’amour de mes proches. Jude. Chris. Punky. Papa. Maman.

Et le sentiment que, quelque part, Miya pense toujours à moi.

I learned love with my mouth full of lies,
(J’ai appris l’amour la bouche pleine de mensonges,)
Kissing promises just to survive.
(Embrassant des promesses juste pour survivre.)
I mistake the burn for a spark,
(Je confonds la brûlure avec l’étincelle,)
Call the dark “home” when it leaves its mark.
(J’appelle “foyer” l’obscurité quand elle laisse sa marque.)
I stay when the warning’s loud,
(Je reste alors que l’avertissement tonne,)
I bow to the wrong goddess, say it proud.
(Je vénère la mauvaise déesse, et je l’affirme fièrement.)
Every goodbye feels like fate,
(Chaque adieu ressemble à une fatalité,)
Every door I close — I hesitate.
(A chaque porte que je ferme, j’hésite.)

I don’t want forever, I don’t need the vow,
(Je ne veux pas de l’éternité, je n’ai pas besoin de serments,)
I just want a reason you remember me now.
(Je veux juste une raison pour que tu te souviennes de moi maintenant.)

I’d sell my soul to be a tear,
(Je vendrais mon âme pour être une larme,)
Sliding slowly down your face, right here.
(Glissant lentement sur ton visage, ici même.)
Just to touch your skin again,
(Juste pour effleurer à nouveau ta peau,)
Like my fingers did back then.
(Comme mes doigts le faisaient avant.)

I’d give it all to feel you cry,
(Je donnerai tout pour te sentir pleurer,)
Not from pain, just from goodbye.
(Pas de douleur, juste d’adieu.)
If I can’t stay in your arms tonight,
(Si je ne peux pas rester dans tes bras ce soir,)
Let me live at least in your eyes.
(Laisse-moi vivre au moins dans tes yeux.)

I’ve loved you quiet, loved you wrong,
(Je t’ai aimée en silence, je t’ai aimée maladroitement,)
Loved you weak when I should’ve been strong.
(Je t’ai aimée dans ma faiblesse alors que j’aurais dû être fort.)
I was all noise, you were grace,
(Je n’étais que vacarme, tu étais la grâce,)
I kept losing you in the same damn place.
(Je n’arrêtais pas de te perdre au même maudit endroit.)
I never asked you to stay,
(Je ne t’ai jamais demandé de rester,)
Just to look back once when you walk away.
(Juste de te retourner une fois en t’éloignant.)
If I’m just a ghost you erase,
(Si je ne suis qu’un fantôme que tu effaces,)
Let me haunt something softer than space.
(Laisse-moi hanter un lieu plus doux que le vide.)

I don’t need your body, don’t need your skin,
(Je n’ai pas besoin de ton corps, ni de ta peau,)
Just a place I mattered, a trace I’ve been.
(Juste d’un endroit où j’ai compté, d’une trace de mon passage.)

I’d sell my soul to be a tear,
(Je vendrais mon âme pour être une larme,)
Sliding slowly down your face, right here.
(Glissant lentement sur ton visage, ici même.)
Just to touch your skin again,
(Juste pour effleurer à nouveau ta peau,)
Like my fingers did back then.
(Comme mes doigts le faisaient avant.)

I’d give it all to feel you cry,
(Je donnerai tout pour te sentir pleurer,)
Not from pain, just from goodbye.
(Pas de douleur, juste d’adieu.)
If I can’t stay in your arms tonight,
(Si je ne peux pas rester dans tes bras ce soir,)
Let me live at least in your eyes.
(Laisse-moi vivre au moins dans tes yeux.)

If you cry, let it be gentle, slow,
(Si tu pleures, que ce soit doucement, lentement,)
Not a wound, just letting go.
(Pas une blessure, juste un lâcher-prise.)
Say my name like a fading light,
(Prononce mon nom comme une lumière qui s’éteint,)
Not a scream, just a last goodnight.
(Pas un cri, juste un dernier “bonne nuit”)
I don’t want to be what hurts you most,
(Je ne veux pas être ce qui te fait le plus mal,)
Just the ache you miss when it’s almost gone.
(Juste cette douleur qui te manque quand elle s’estompe)

I’d sell my soul to be a tear,
(Je vendrais mon âme pour être une larme,)
Sliding slowly down your face, right here.
(Glissant lentement sur ton visage, ici même.)
Just to touch your skin again,
(Juste pour effleurer à nouveau ta peau,)
Like my fingers did back then.
(Comme mes doigts le faisaient avant.)

I’d give it all to feel you cry,
(Je donnerai tout pour te sentir pleurer,)
Not from pain, just from goodbye.
(Pas de douleur, juste d’adieu.)
If I can’t stay in your arms tonight,
(Si je ne peux pas rester dans tes bras ce soir,)
Let me live at least in your eyes.
(Laisse-moi vivre au moins dans tes yeux.)


FIN

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Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Présence fortement réduite jusqu'à mi juillet