2 juil. 2026, 12:51
 PNJ  Une maison à 3 murs porteurs  A.S 
Lundi 19 Juin 2051,
Arrivée du Poudlard Express.
Avec @Adeline Sgaeyl.


J'aurais dû leur donner plus d'informations, se disait Cinaed. Avoir évité de donner à Adeline et Alexander des nouvelles du dossier avait semblé être une bonne idée initialement, mais là il se posait beaucoup de questions. Certes, les deux enfants savaient que l'ébéniste prévoyait des choses mais l'adulte avait décidé - conjointement avec Rhys - de ne pas leur reparler de l'affaire avant que leurs examens ne soient terminés. Cela avait plein d'inconvénients mais en envoyant des lettres à Adeline et Alexander, Cinaed n'avait pas remarqué une quelconque gêne chez les deux enfants qui avaient donc pu se mettre à fond dans leurs révisions. Peut-être que leur avoir caché l'avancée des démarches avait été une bonne décision pour eux, finalement, même si Cinaed s'en était arraché les cheveux. Il avait stressé dans son coin, incapable d'en parler à quelqu'un d'autre qu'à sa mère. Parce que l'idée que tout s'effondre lui était tellement insupportable qu'il avait peur qu'en partageant son espoir avec les autres, et surtout ses doutes, le destin lui-même déciderait qu'il n'était pas suffisamment méritant pour que les choses se passent bien.

Même Cillian avait été tenu dans le flou. Le roux savait que son compagnon cherchait à retirer Adeline et Xander de la garde de leur mère mais l'ébéniste s'était bien garder de précisé où il souhaitait les envoyer à la place.

Et "où" c'était chez lui.

Dans son appartement.

Deux enfants.

Ses enfants.

Et Cinaed était terrifié. Il avait peur que, finalement, les deux plus jeunes aient changé d'avis. Qu'ils ne veuillent plus venir chez lui comme ils l'avaient dit aux services de l'enfance. Qu'ils pensent, finalement, que Cinaed Wallace était un incapable qui ne pourrait jamais s'occuper correctement d'eux. Et puis, il avait peur de ne pas y arriver, aussi, et de ne pas être mieux qu'Arianna. Ce serait peut-être le plus douloureux à supporter : avoir retiré les enfants d'une mère abusive pour les bazarder chez quelqu'un qui n'était pas mieux, même si ce quelqu'un c'était lui-même.

L'écossa porta une de ses mains tremblantes à sa bouche et se mit à se ronger la peau des doigts. Rhys, à ses côtés, affichait un masque de calme complet mais Cinaed savait que le plus jeune était tendu. Probablement moins que lui, mais ses mains crispées à ses côtés indiquaient à quel point leur présence sur le quai était importante. C'était le moment décisif.

Adeline et Alexander sortiraient du train, probablement l'un après l'autre, ou Adeline en dernier puisqu'elle ne pouvait pas garder son attention sur une seule chose à la fois. Puis, ils les verraient. Soit ils comprendraient tout de suite, soit Cinaed devrait leur réexpliquer la situation. Leur dire qu'il n'avait pas oublié la raison pour laquelle on leur avait posé plein de questions. Qu'il n'avait pas oublié et qu'il s'était battu pour qu'ils puissent rentrer avec lui.

Et puis, il faudrait retourner à la maison. Leur maison à eux. Un nouveau tuteur pour deux enfants, et un nouvel appartement à découvrir pour les plus jeunes. Un appartement qui avait été rangé, nettoyé, puis re-rangé, puis encore nettoyé pour qu'il ne reste aucune trace de poussière. Pour faire bonne impression, même si Adeline aurait adoré son salon même avec une couche de dix centimètres de poussière sur les meubles.

Tout avait été rangé, les cookies avaient été sortis du four juste avant de partir pour la gare et l'air embaumait encore d'un mélange de chocolat et de peinture neuve. En somme, tout était parfait en apparence pour cacher à quel point Cinaed était stressé, au fond de lui. Il n'avait pas dormi correctement depuis presque trois semaines, même avec les deux furets qui se blottissaient contre lui pour lui remonter le moral. A la place, il avait sculpté, peint, rangé, décoré. Comme si une tête de lit joliment ouvragée et de nouveaux murs - peints d'un joli vert pâle pour Xander et d'une couleur violette pour Adeline - pouvaient changer quelque chose. Comme si, à force d'accrocher des petits dragons en bois au plafond et de changer de place une maquette astronomique jusqu'à ce qu'elle soit parfaitement centrée sur un bureau, le brun finirait par pouvoir dormir, se reposer, n'importe quoi.

Peut-être qu'il cherchait à acheter les enfants en leur offrant des choses.
Peut-être que, pour cette raison, il n'était pas mieux qu'Arianna.
Peut-être qu'il n'avait aucune idée de comment être un parent - un tuteur digne de ce nom - et qu'il pensait que tout commençait avec des cookies tout chauds.

Il aurait dû en parler à Adélaïde et Morgan, aussi. Il aurait dû en parler à beaucoup de gens, au final, pour pouvoir relâcher la pression parce qu'il avait l'impression que tout son corps était prêt à lâcher. Probablement qu'une fois les deux enfants endormis dans la soirée, il appellerait ses deux amies pour une session discussion.

Peut-être qu'il pleurerait.
Ou peut-être qu'elles trouveraient que tout ça était une mauvaise idée, et que maintenant qu'il était trop tard pour lui faire entendre raison, c'était le bon moment pour l'engueuler.

Rhys lui donna un coup de coude, ce qui eu pour effet de ramener Cinaed à la réalité. Il observa le jeune homme à ses côtés qui, d'un coup, s'était figé, le regard fixé vers le train. Quand était-il arrivé ? Et pourquoi Cinaed n'avait même pas entendu la locomotive freiner ?

Il fit un sourire penché à Rhys, qui tenait plus de la grimace que du sourire d'ailleurs, et retiré sa main de sa bouche. Essuyant rapidement une petite goutte de liquide carmin qui perlait d'une de ses petites plaies, il se remit bien droit et attendit.

Il avait l'impression d'être totalement à l'ouest. Une tâche parmi toutes ces familles sur le quai. Lui, il n'avait jamais été parent avant ça, quand tous les autres avaient eu au moins onze ans pour s'entrainer. Il ne regrettait pas sa décision, absolument pas, mais le temps était passé depuis que l'adrénaline et l'euphorie s'étaient effacées. Maintenant, il ne restait que la peur presque paralysante de ne pas être à la hauteur, et de n'être qu'une fraude bien habillée avec des vêtements qu'il avait repassé trois fois pour être sûr qu'ils ne porteraient aucun plis.

C'était le moment de vérité.

Par ici ! lança l'ébéniste à travers la foule après avoir aperçu les deux silhouettes qui avaient hanté ses nuits sortir du train. Il leur fit un geste de la main afin que les enfants le remarquent et les laissa venir à leur rythme, quitte à devoir attendre pour qu'ils fassent leurs au-revoir.

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Présence normale - Tutoyez moi !
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
Capitaine Ad²OC du Nano 2025 !

3 juil. 2026, 23:00
 PNJ  Une maison à 3 murs porteurs  A.S 
PNJ actifs : Rhys Sgaeyl et Alexander Sgaeyl

PDV RHYS

Je jure qu’il va finir par s’évanouir à force de stresser comme ça. Ce n’est même pas sûr qu’il respire encore. Il n’est pas question qu’il décède au milieu de la gare après avoir fait tout ce qu’il a fait pendant plusieurs mois.

« Gabh air do shocair.1 »

L’ordre est destiné autant à lui qu’à moi.

Je ne doute pas un seul instant de Cinaed, même s’il est toujours aussi insupportable. Il s’occupera bien d’Addie et Xan, je le sais.

Non. Je doute de moi.

De mes certitudes. C’était convenu qu’on les laisse un maximum en dehors de cette affaire, mais je commence à me demander s’ils le prendront bien. Ils ne savent rien. Absolument rien. Pour eux, ils rentrent juste de Poudlard. Ils vont descendre du train, nous voir sur le quai et, en quelques minutes, toute leur vie va changer. J’ai peur qu’ils me regardent comme si je les avais trahis.

Qu’Addie pense que je lui ai menti tout ce temps.

Que Xan refuse de nous suivre.

Ces derniers temps, ils n’étaient presque plus au manoir, mais ils y retournaient régulièrement. Je m’assurais que maman n’y était pas et ils pouvaient voir Jade. Jameson. Ils avaient encore quelques habitudes. Quelques repères. Même si c’était fragile, ils en avaient. Et aujourd’hui, c’est moi qui vais leur enlever le peu qu’il leur reste.

Je sais que c’est pour leur bien. Je sais qu’ils seront enfin en sécurité. Que plus personne ne lèvera la main sur eux. Que chaque fois qu’ils rentreront chez eux, ils n’auront plus à se demander dans quel état elle est. Plus à marcher sur des œufs. Plus à surveiller le moindre bruit dans le couloir.

Je le sais. Mais est-ce qu’eux le comprendront ? Ou est-ce qu’ils ne verront que leur grand frère qui les arrache à leur mère ?

Je me force à réguler mon rythme cardiaque avec des exercices de respiration en guettant l’arrivée du train. J’ai l’impression que plus les minutes passent, plus j’ai envie de faire demi-tour. Pas parce que je regrette. Parce que j’ai peur de leurs regards. Peur qu’ils me détestent. Même juste quelques jours.

Ce serait tellement plus facile d’engager quelqu’un dans l’Allée pour se débarrasser d’elle. On pourrait même s’en occuper avec Damon, si on était sûrs de pouvoir s’en sortir sans problème. Mais je ne peux pas me permettre de me louper, rien que pour Adeline et Alexander. Bientôt, ils n’auront plus aucun repère. Mais quoi qu’il arrive, moi je serai là pour eux.

Le sifflement du Poudlard Express me tire de mes pensées. Je fais vaguement signe à Cinaed de se reprendre parce qu’ils arrivent bientôt, mais il ne réagit même pas. Je tourne la tête vers lui. Ah. Je lui donne un coup dans le bras et regarde de nouveau devant moi.

Je ne quitte pas les wagons des yeux tandis que le train ralentit jusqu’à s’immobiliser complètement. Les portes s’ouvrent les unes après les autres et je les cherche du regard. Mon cœur manque un battement quand je reconnais d’abord la chevelure d’Adeline.

Puis Xan, juste derrière elle.

PDV ADDIE

« Pourquoi ils n’utilisent pas la magie pour réduire le temps de trajet du train ?

Pour nous laisser le temps de nous calmer et éviter qu’on explose de joie devant notre famille parce que les cours sont enfin terminés. »

Nul. Je tire ma valise derrière moi en lui lançant un regard qui veut dire que je n’ai rien compris à ce qu’il a dit. « Pourquoi on aurait besoin de se calmer ? » Il pose toutes ses affaires sur les miennes et je mets trois fois plus de temps à avancer. Je veux sortir de ce train, j’ai l’impression que ça fait trois ans qu’on a quitté Poudlard. Et Liv va me manquer.

« Adeline. T’as passé la moitié du trajet à essayer de te mettre dans les emplacements à bagages avant d’abandonner parce que tu voulais savoir en combien de secondes tu pouvais traverser le couloir du wagon. » Je lui tire la langue et il me rend ma grimace avant d’attraper nos deux valises et d’avancer vers la sortie.

On arrive enfin à sortir du train et j’aperçois Rhys qui est toujours aussi grand. Je cours vers lui et fonce dans ses bras pour lui faire un câlin. Ça fait une éternité que je ne l’ai pas vu. Pourquoi…

« CINAAAEEED ! » Je m’approche de lui pour lui faire un câlin. Xan arrive derrière en disant plein de gros mots qui impliquent des choses très très lourdes qu’il est censé porter seul. Bouh, le faible.

« Qu’est-ce que vous faites tous les deux là ? »

Je récupère ma valise et souris à Rhys et Naedy. Il y a quelque chose de bizarre. Mon plus grand frère croise les bras sans parler avant de nous adresser un mince sourire. Trop mince.

Oh non.

« Mamie est morte ? »

1 Calme-toi (en gaélique)

Mousse de l'équipage Ad2OC.
deuxième année • #222666 • discord : poowtato
« dishonor on your cow. »

4 juil. 2026, 16:42
 PNJ  Une maison à 3 murs porteurs  A.S 
Cinaed lance un coup d'oeil rapide à Rhys avant de retourner à sa rêverie. Il aimerait bien se calmer, en fait, il n'attend que ça depuis plusieurs semaines. Mais il n'en est pas capable. Il y a tellement de choses qui pourraient mal se passer, comment être sûr qu'il a pensé à tout ? Qu'il a préparé chaque combat à l'avance, pour avoir suffisamment de munition à tirer avant même de devoir réfléchir à en trouver de nouvelles. Il a imaginé chaque des dialogues qu'il pourrait avoir avec les enfants, tous et des dizaines de fois. Mais, et s'il avait oublié de penser à quelque chose ? Si, finalement, son cerveau d'adulte le trahissait ? Parce que même si Cinaed était un grand enfant, il était adulte depuis bien longtemps. Certaines préoccupations d'enfant lui étaient donc sorties de la tête.

Et si Adeline avait un super doudou que Rhys et lui avaient oublié de récupérer au manoir ? Et si, parmi toutes les affaires qu'ils n'avaient pas pu récupérer, il y avait un mouchoir en tissu qui était le fameux doudou et qu'aucun des deux ne l'avaient retrouvé ? Il serait perdu à jamais, et Adeline perdrait toute confiance en lui. Ou peut-être pas, mais le risque n'était pas égal à zéro et, pour son esprit, c'était presque comme s'il était égal à 1000. Cela dit, peut-être que Rhys pourrait retourner au manoir comme un agent secret de basse qualité et récupérer tout ce que Cinaed et lui n'avaient pas prit dans leurs premiers passages. Tant qu'Arianna n'y était pas, la voie était libre. En tout cas, pratiquement libre : les grands-parents ne semblaient pas tellement dérangés par le fait que Cinaed ait récupéré les enfants, même s'ils étaient clairement hostiles envers lui quand ils se croisaient. L'ébéniste supposait que c'était normal, compte tenu du fait qu'il leur avait arraché leurs deux héritiers les plus jeunes et que le plus âgé n'avait aucune envie de subir son rôle et son nom.

L'écossais entend Adeline avant de la voir, comme d'habitude. Elle hurle son prénom et ses yeux font le tour du quai à une rapidité exemplaire jusqu'à se poser sur l'enfant qui court vers lui. Par réflexe, il plie un peu les genoux et écarte grand les bras pour pouvoir réceptionner la jeune fille sans tomber à la renverse. Merlin, elle a encore grandit.

Il plonge son nez dans ses cheveux alors qu'il la serre fort contre lui, se redressant même pour faire décoller du sol les pieds d'Adeline. Il se balance doucement de droite à gauche avant de finalement reposer l'enfant à terre après quelques secondes. Qui sait ce qui se passerait s'il l'empêchait de courir partout pendant plus longtemps. Probablement qu'elle exploserait, comme ça, pouf ! En tout cas, Cinaed sent son cœur s'alléger de quelques dizaines de tonnes alors qu'il observe la petite Serdaigle. Puis, son regard se pose sur Alexander derrière elle à qui il fait un doux sourire également. Il n'ose pas lui proposer un câlin, mais pose une main sur son épaule avant de le saluer d'un Alexander. doux quand il se rapproche suffisamment. On est l- commence-il avant qu'Adeline n'ouvre à nouveau la bouche.

La conclusion à laquelle elle parvient est tellement ridicule que Cinaed manque de rire. Heureusement, il se rattrape à temps et se contente d'une toux particulièrement douloureuse avant que son souffle ne se calme et qu'il puisse observer la jeune fille. Euh... Non ? dit-il, sans être trop certain de comment il est censé répondre à cette question. Et puis, il jette un coup d'œil à Rhys. Vu sa position et la manière donc il a pratiquement arrêté de respirer, Cinaed se doute bien qu'il est de son devoir d'expliquer la situation. De toute façon, c'était prévu comme ça initialement : Rhys est encore un enfant, à sa manière. Ce n'est pas à lui de porter le poids de la décision qu'a prise Cinaed, même s'il a été d'une grande aide dans la bataille juridique qui l'a suivie. Du début à la fin, il a porté tout ça avec énormément de résignation mais aujourd'hui, c'est à Cinaed de finir le travail. Rhys ne mérite pas de subir la colère de ses plus jeunes frères et sœurs. L'ébéniste n'est même pas certain qu'il pourrait la supporter alors que, lui, pourrait sûrement. Enfin, il pourrait faire semblant que oui.

Elle allait très bien la dernière fois que je l'ai vu, je vous rassure. dit-il simplement avant de récupérer les valises des enfants. Serrer les poignées des deux contenants a le mérite de le faire redescendre un peu sur terre. En fait... On... J'ai autre chose à vous dire, c'est pour ça que Rhys et moi on est venus vous chercher.

Et voilà, le moment fatidique arrive. Ils vont peut-être hurler. Pleurer. Insulter. Et Cinaed fera semblant que ça ne lui brise pas le cœur en des milliards de petits morceaux, parce que c'est son rôle aujourd'hui. Il est l'ancre, la rampe à laquelle on se rattache désespérément quand les escaliers se mettent à s'effriter sous nos pieds.

D'une main, il tire les deux valises sur sa gauche et, ensuite, son bras droit se tend vers Rhys. Il pose sa main sur le haut de son dos, comme pour le rassurer. Il sait que ce n'est pas un moment agréable à passer pour lui non plus, surtout qu'il s'est retrouvé mêlé à tout ça un peu sans l'avoir voulu. Cinaed savait qu'il avait toujours cherché à protéger le reste de la fratrie mais il n'avait probablement jamais pensé que cela se terminerait par les faire quitter le domicile familial.

Est-ce que vous vous souvenez des personnes qui sont venues vous parler pendant les dernières vacances ? Pour vous demander si vous aimez passer du temps avec moi, ce genre de choses ? Honnêtement, Cinaed ne savait pas trop quelles questions avaient été posées aux enfants, ni même ce qui leur avait été expliqué précisément. Il y allait donc un peu à l'aveuglette, tout en espérant que la situation ne leur avait pas été expliquée d'un œil négatif. Il ne voulait pas que les enfants se sentent punis, ou aient l'impression qu'ils étaient si mauvais que leur mère avait voulu se séparer d'eux. Non, au contraire, ils voulaient qu'ils sachent que Cinaed les aimait suffisamment pour avoir envie de les avoir chez lui. Que sa signature sur les documents de tutelle signifiait le monde à ses yeux, lui qui avait toujours pensé n'avoir jamais d'enfant. Parce qu'il ne s'était jamais senti attiré par le fait d'avoir des enfants. Il n'avait jamais voulu être un père, avant eux. Parce que toute cette situation, ce n'était pas seulement s'occuper de deux enfants, c'était s'occuper d'Alexander et Adeline Sgaeyl, eux seuls, et ça changeait tout. Et si vous aimiez vivre au manoir ? Si, peut-être, vous auriez envie de ne plus rester là bas ?

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Présence normale - Tutoyez moi !
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