7 juil. 2026, 23:25
Gravrunes du futrune
8 octobre 2050
Salle de cours – Poudlard
4ème année


« Et merde... »

Avec dépit, je regarde mes runes s'éparpiller sur le sol en pierre de la salle de cours vide – ou presque – que j'ai trouvée en me baladant dans les couloirs. J'avais prévu de trouver une pièce assez isolée pour m'entraîner au tirage de runes, car cela fait longtemps que je n'en ai pas fait, mais le destin en a décidé autrement. Ou plutôt, la dalle en a décidé autrement. À peine rentrée dans la salle, j'ai trébuché sur une pierre qui dépasse un peu plus que les autres, lâchant le sachet de runes que je tenais à la main. Résultat : celui-ci s'est ouvert et je dois désormais tout ramasser en priant pour ne rien perdre. Un jeu de runes où il en manque une est aussi inefficace qu'un sorcier sans baguette.

Un très long soupir s'échappe de mes lèvres entrouvertes lorsque je m'accroupis pour ramasser une à une les petites runes gravées sur des rectangles de pierre bleue. Sous mes doigts, leur fraicheur me rassure, et je les caresse du pouce pour en sentir les reliefs, comme pour déjà me connecter à elles et me mettre dans la bonne énergie pour mon futur tirage. Être énervée ne m'apportera rien et risque de les imprégner de mauvaises ondes, ce qu'il faut à tout prix éviter si je veux que mon tirage soit fiable.

Je me redresse et compte les runes que j'ai ramassées. J'en compte vingt-trois ; il m'en manque une. Prenant sur moi pour garder mon calme et ne pas m'impatienter, je me plie en deux, à la recherche de la dernière pierre manquante.

Le titre, inspiré d'une faute de frappe des joueuses, peut être lu comme Gravures du futur.

Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant | Préfubbies aspirateur

hier, 15:26
Gravrunes du futrune
8 octobre 2050
Salle de cours


Une enveloppe fermée à la main, Deliya se baladait dans les couloirs en sautillant.
Un mois déjà qu'elle était à Poudlard, et si ses deux premières semaines lui avaient paru longues, les suivantes étaient passées à une allure folle. Il lui avait juste fallut le temps de prendre le rythme, de s'habituer à sa nouvelle maison. Il lui arrivait encore fréquemment de se perdre dans les couloirs et demander son chemin aux tableaux qui, la plupart du temps, lui renvoyait son sourire chaleureux.

Mais c'était un mois sans Papa et Maman et ça, c'était plus dur. Les bons repas qu'ils lui faisaient lui manquaient, qu'en bien même la cuisine de l'école était excellente. Les histoires de Maman le soir, éclairée par une petite bougie parfumée lui manquaient. Les animaux de la réserve lui manquaient. Ses balades à la plage lui manquaient.
Et son frère était trop occupé avec ses copains pour s'occuper d'elle.

Heureusement elle n'était pas seule, certaines filles du dortoir étaient sympa, mais elle n'avait pas encore la sensation d'être vraiment chez elle.
Alors ce jour-là elle s'était levée et s'était empressée d'écrire à Papa et Maman pour leur raconter sa semaine. Elle se rendait alors à la volière, toute contente, quand elle entendit le juron prononcé dans une salle dont la porte était restée ouverte.

Curieuse, Deliya s'était approchée sans un bruit. Son regard était tombé sur la fille qui se trouvait à quatre pattes par terre, en train de chercher quelque chose. Des cailloux ? Non c'était bizarre.

La petite fille posa sa lettre sur une table à proximité et se mit à quatre pattes à son tour pour aider la fille à trouver ses cailloux. Elle glissa sa main sur le sol dallé, son regard fouilla l'espace autour d'elle.
La fille se releva, et sembla compter ses cailloux. A cet instant, le regard de Deliya tomba sur l'un d'eux qui se cachait derrière un pied de table. Elle se faufila jusqu'à lui, et sourit à pleine dent en découvrant l'inscription dessus. Ce n'était pas la première fois qu'elle voyait ces symboles, Maman en avait à la maison et les lui avait déjà montré. Elle se souvenait juste plus de son nom et ses capacités magiques.

D'un geste vif, Deliya récupéra la pierre gravée, et la fit tourner dans ses mains. L'autre fille semblait s'être rendu compte de sa disparition, parce qu'elle s'était de nouveau pliée et fouillait le sol du regard.

- C'est ça que tu cherches ?

Deliya s'était assise sur ses pieds, et regardait la Poufsouffle - parce qu'elle était sûre de l'avoir déjà vu en salle commune - de ses grands yeux verts.

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