Chrysalide
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stade relativement immobile oĂč se produit la transformation
stade relativement immobile oĂč se produit la transformation
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Ce recueil d'OS suivra la relation de Sage avec son ex petit ami, Isaiah, suite à cette demande auprÚs des MJs. Il y aura donc lieu de TW violence conjugale (verbale, psychologique et physique), nécessitant une lecture avertie, tout en restant en adéquation avec les rÚgles du site. Il n'est jamais trop tard pour en parler, ma voliÚre est ouverte si certaines personnes en ressentent le besoin.![]()
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1. Le début de la fin
2. Ătreins-moi
3. Tu m'aimes
4. Pardonne-moi
5. Choisir de rester
6. Anesthésie
7. Dépérir
8. Envol
1. Le début de la fin
2. Ătreins-moi
3. Tu m'aimes
4. Pardonne-moi
5. Choisir de rester
6. Anesthésie
7. Dépérir
8. Envol
Employée chez Apothic'Herbes depuis juillet 2051 - couleur #727955 - fiche
Chrysalide
Mon bras emmĂȘlĂ© Ă celui d'Elisa, je la suis en gloussant vers l'intĂ©rieur du bar sorcier new-yorkais dans lequel elle a prĂ©vu qu'on fasse la fĂȘte. Je ne sais pas vraiment Ă quelle occasion et, Ă vrai dire, aprĂšs les deux cocktails que j'ai dĂ©gustĂ©s chez elle, je crois que je ne le saurai jamais. Tout ce que je sais, c'est que je rigole et qu'elle me traĂźne derriĂšre elle. Elle est trop marrante, cette fille. Elle m'aide Ă me sortir de mon quotidien chez les Jacobsen.
Enfin, Agatha n'est pas mĂ©chante, je crois, mais elle ne m'est pas la plus chaleureuse. Pourtant, je jure que j'essaie ! Je nettoie toujours derriĂšre moi, je fais Ă manger quand je rentre un peu plus tĂŽt de la formation, et je m'exerce mĂȘme Ă mes sortilĂšges du quotidien pour que la maison soit propre comme un sou neuf quand elle et Monsieur Martin reviennent. C'est juste que... Ouais, ils sont froids. Je reconnais bien maman en eux. C'est pas un manque d'amour, ils attendent juste plus, je crois. Dans les yeux d'Agatha, je peux toujours voir la mĂȘme perplexitĂ© quand elle me voit m'activer. Comme s'il y avait quelque chose qui clochait ou qui tournait pas rond chez moi. Je sais jamais trop quoi lui dire, alors je lui souris et je lui raconte ma journĂ©e. GĂ©nĂ©ralement, elle m'Ă©coute un peu en se taisant, mais elle ne pose jamais de questions. Peut-ĂȘtre que c'est parce que je lui dis dĂ©jĂ tant de dĂ©tails qu'elle ne sait plus quoi demander ? Ăa doit sĂ»rement ĂȘtre ça, ouais. Je sais pas.
« Tu verras, meuf, il est vraiment incroyable !, me hurle Elisa à deux centimÚtres de mon visage, me faisant rigoler un peu plus au passage.
â De quoi ? Le bar ? DemandĂ©-je, pas sĂ»re de savoir de quoi elle parlait.
â Non ! Enfin, si, il est super aussi. Mais mon pote ! Tu verras, c'est une crĂšme ! Je suis certaine que tu vas l'adorer et lui aussi. Il adore les brunes ! »
Je ne comprends toujours ni de qui, ni de quoi elle me parle, mais je la suis. Un mec ? Je ne rechigne pas, j'adore rencontrer les amis d'Elisa. Ils sont toujours adorables et certains sont mĂȘme dĂ©jĂ devenus mes potes aussi. Un de plus ne peut pas faire de mal, pour ne pas me perdre dans cette grande ville qu'est New York ! J'y suis depuis deux ans, mais je dĂ©couvre toujours quelque chose de nouveau. On bouscule des gens en titubant qui nous jettent de sales regards. Dans mes quelques Ă©clairs de luciditĂ©, je m'excuse Ă la place d'Elisa qui ne leur prĂȘte pas la moindre attention, dĂ©cidĂ©ment concentrĂ©e sur un objectif invisible. Puis, finalement, je vois son visage s'Ă©clairer et elle hurle :
« Isaiah ! Blake ! Wouhou, on est là ! »
Je plisse les yeux, essayant de voir à qui elle s'adresse à travers la foule, et deux garçons se retournent vers nous. L'un d'eux est trÚs grand, aux cheveux blonds mi-longs, tandis que l'autre est un peu plus petit et a les cheveux noirs attachés dans un chignon. Directement, je les sens gentils. Ils nous adressent un grand sourire et secouent tous les deux le bras pour qu'on ne les perde pas de vue. Un, deux, trois gros pas et on y est. Miracle !
« Yo les gars, ça fait un bail ! Je vous avais dit que je vous ramenais une surprise, alors voilà Sage. Une pépite, je vous jure, elle est hilarante ! Dit-elle, large sourire aux lÚvres, tandis que je rougis face à ses compliments.
â Oh, euh, salut tout le monde ! »
Je sais qu'elle est saoule, moi aussi, mais ça n'empĂȘche que ce genre de compliments, ça fait vraiment plaisir. Je ne sais pas trop ce qui me prend, mais je viens lui coller un gros bisou sur la joue qui la fait glousser. Elle est vraiment super, Elisa. Je l'adore. Elle me rĂ©pond en secouant ma chevelure dans tous les sens, ce qui me fait rire Ă mon tour. PurĂ©e, elle est vraiment trop fun.
Celui qu'elle me prĂ©sente comme Blake m'adresse un large sourire et me salue avant de s'accaparer Elisa en lui posant un baiser sur la joue. Par le regard qu'il lui jette et le rougissement sur ses joues, je devine qu'il l'apprĂ©cie plus que bien et me dĂ©tourne pour me retrouver au grand blond que je devine ĂȘtre Isaiah. Je ne me considĂšre pas petite, pourtant je lĂšve les yeux et croise son regard ambrĂ© qui me regarde gentiment.
« Sage, c'est ça ? Enchanté, je suis Isaiah, me dit-il en me souriant doucement.
Je hoche la tĂȘte.
â Euh, oui, c'est ça. Et tu es... Isaiah, c'est juste ? Ah oui, tu viens de le dire, balbutiĂ©-je. »
Il rigole un peu avant d'opiner de la tĂȘte. Je ne sais pas trĂšs bien ce qui se passe, mais je sens son regard me dĂ©tailler de tout mon long. Ou bien c'est Ă cause des deux cocktails que j'ai bu avant de venir ? Je sais pas, mais je rougis. Il a le regard profond, presque insondable, mais il a l'air doux. Sa peau est lĂ©gĂšrement hĂąlĂ©e, ce qui contraste assez bien avec sa chevelure blonde que je reconnais ĂȘtre un peu dĂ©colorĂ©e. Il a une fine barbe qui Ă©pouse sa mĂąchoire avec finesse et des sourcils qui approfondissent son regard. C'est un beau type, rien Ă dire. Typique le genre de mec qui aurait plu Ă Don.
« Un verre ?
â Hein, quoi ? »
Je sors de mes pensĂ©es, piquant un fard en me rendant compte qu'il a sĂ»rement dĂ» ĂȘtre mal Ă l'aise Ă cause de mon analyse de meuf bourrĂ©e. Pourtant, il rigole.
« Tu veux un verre ? Je te l'offre. Cadeau pour la surprise d'Elisa.
â Oh ! Avec plaisir, rĂ©torquĂ©-je, un peu gĂȘnĂ©e. Juste un jus de citrouille, ça ira, je suis un poids plume. Alors, l'alcool... Ouais, juste un jus de citrouille.
â Il me semblait bien que t'Ă©tais British. En plus de l'accent qui ressort, y a que vous pour boire ce genre de truc, ricane-t-il en secouant la tĂȘte. »
Sa remarque me fait rire. TouchĂ© dans le mille, Isaiah ! Non pas que j'essaie de cacher mes origines, mais c'est vrai que j'ai un peu pris l'accent amĂ©ricain de maman depuis que je suis arrivĂ©e il y a deux ans. La plupart d'entre eux ne le reconnaissent pas immĂ©diatement. Ce gars doit ĂȘtre vraiment intelligent. Il me sourit puis part dans la foule pour aller nous chercher nos boissons. En attendant, je regarde un peu le monde autour de moi. Ăa tourne sĂ©vĂšre. Je sais pas quelle quantitĂ© d'alcool Elisa a mise dans nos cocktails, mais elle a pas lĂ©sinĂ© sur la bouteille, ça, j'en suis sĂ»re ! Bien assez vite, cependant, le beau gosse revient et cale mon verre dans ma main.
« Un jus de citrouille pour la belle demoiselle, dit-il en me regardant avec de drĂŽles dâyeux.
â Oh, je... Merci, c'est adorable ! »
Et pour la deuxiĂšme fois de la soirĂ©e, je ne sais pas ce qui me prend, mais je viens lui coller un gros bisou sur la joue. PurĂ©e, Sage, contrĂŽle-toi un peu ! Mais j'y peux rien, je crois que l'alcool me monte trop Ă la tĂȘte. Je me retire aussi vite que je suis arrivĂ©e et pique un nouveau fard en Ă©carquillant les yeux face Ă son regard surpris.
« Oh ! Mince ! Désolée ! Je sais pas ce qui m'a pris ! Je voulais juste te remercier, je- Oh non, promis, je te drague pas, encore moins si t'as une copine ! Je suis pas de celles qui draguent les mecs en couple ! Ah, ça, non, jamais de la vie. J-je-
â Woooh, on se dĂ©tend, Ă©clate-t-il dans un rire qui me dĂ©tend instantanĂ©ment tandis que sa main vient trouver mon Ă©paule pour la presser gentiment. C'est vraiment pas un souci. Outre le fait que j'ai bien aimĂ©, j'ai pas non plus de copine. T'es safe.
â Oh... Je- Euh, tant mieux, alors. »
J'ai le regard rivĂ© au fond de mon verre que je rĂȘve de descendre d'une traite. La honte. La giga honte. Et il a dit qu'il avait bien aimĂ© ? Je suis confuse et gĂȘnĂ©e. Je peux dĂ©jĂ voir le regard de maman qui me gronde d'avoir parlĂ© aussi vite et sans avoir une seconde pensĂ©e pour le mot d'aprĂšs. Pourtant, Isaiah semble ĂȘtre d'un autre avis. Doucement, presque enjĂŽleur, il vient trouver ma mĂąchoire pour remonter mon visage.
« T'inquiÚte, vraiment. Sage, du coup, c'est ça ?
â C'est... Oui, c'est ça.
â Tu fais quoi dans la vie, alors, Sage ? »
Sa main quitte mon visage pour retourner le long de son corps. J'observe ses yeux. Ils sont gentils, curieux. Je lui souris, trouvant un rĂ©confort Ă©vident dans son regard. Mon cĆur qui tambourinait dans ma poitrine se calme peu Ă peu et je prends une profonde inspiration. Il s'intĂ©resse Ă moi, je crois ? J'ai pas trop l'habitude, mais sa question me bombe le cĆur de bonheur. Il veut m'entendre parler. Il veut savoir ce que j'ai Ă dire. Il veut me connaĂźtre. Il veut m'entendre parler.
Alors je lui parle.
Je lui parle de ma formation en herboristerie. Je lui parle de ma venue aux Ătats-Unis pour m'Ă©manciper un peu et pouvoir trouver des formations qui n'existent pas encore en Grande-Bretagne. Je lui parle de Poudlard. De Don. De Jeremiah. De Tinworth. De mes voyages. De mes passions. De moi. Bien sĂ»r, je lui retourne les questions. Et on parle. On parle, on parle, on parle. J'apprends qu'il est dĂ©tective, qu'il travaille en indĂ©pendant. J'apprends qu'il a Ă©tĂ© Ă Ilvermorny et qu'il s'est formĂ© dans une fac amĂ©ricaine. Il me parle de ses parents qui vivent Ă Chicago, de sa sĆur qui enseigne dans une famille sorciĂšre amĂ©ricaine. Il me raconte sa passion pour les sortilĂšges informulĂ©s et je lui explique que si je sais utiliser ma baguette, c'est dĂ©jĂ un miracle, ce qui le fait rire. Pour la premiĂšre fois depuis que je suis arrivĂ©e, et mĂȘme depuis Elisa, je me sens mise en valeur comme jamais. Je ne remarque mĂȘme pas que cette derniĂšre est dĂ©jĂ partie avec le fameux Blake tant je suis absorbĂ©e par ma discussion avec Isaiah. Il me paie tous mes verres de jus de citrouille et on s'assoit mĂȘme Ă une table Ă deux.
Plus tard, on arrive Ă des sujets plus sensibles. Il me parle de ses problĂšmes d'amour, avec trois ex qui Ă©taient apparemment complĂštement folles. Il me dit qu'il semble les collectionner, un peu tristement, et j'ose mĂȘme poser sa main sur la sienne pour lui dire que je comprends, un sourire empathique sur le visage. Dans ses yeux, je peux voir une lueur qui me souffle que ça le touche. En Ă©change, je m'ouvre sur ma relation complexe avec mes frĂšres. Je n'ose pas dire Ă un seul moment que Jeremiah est parfois dur avec moi â je n'oserais jamais â, mais j'Ă©voque le fait qu'il n'est pas trop fier de moi. Je sens son regard se crisper, mais je le rassure immĂ©diatement. Mes frĂšres m'aiment, pas de doute lĂ -dessus. Pourtant, je rougis Ă sa rĂ©action.
La soirĂ©e touche doucement Ă sa fin, alors il propose de me raccompagner. J'accepte sans aucune hĂ©sitation. Pour m'amener dehors, sa main se pose au creux de mes reins, ce qui me fait frĂ©mir. Je crois qu'il me drague. Je le pensais un peu, honteusement, mais jamais un homme n'a posĂ© sa main sur mes hanches de maniĂšre aussi effrontĂ©e avant s'il ne voulait pas un tant soit peu me revoir. Il me propose de transplaner, mais je refuse â je n'ose pas encore lui dire que je ne suis pas la pro du transplanage. Alors on marche encore un peu pour arriver jusqu'Ă chez moi. Ăa nous prend une bonne heure, et il me propose sa cape d'hiver quand il remarque que je grelotte encore un peu avec la mienne. Quel gentleman, vraiment. Je fonds.
Puis, finalement, on arrive devant chez moi. Je ne sais pas combien de temps on parle avant qu'il m'embrasse, mais je me rappelle que le froid de ses lĂšvres a rencontrĂ© la chaleur des miennes avec assurance, me rendant un peu plus fĂ©brile. Un mĂ©lange d'alcool et d'un je-ne-sais-quoi, sĂ»rement. Il me complimente. Une bonne dizaine de fois, comme il l'a fait tout au long de la soirĂ©e. J'arrĂȘte pas de rougir, Ă©videmment, mais surtout, je monte sur mon petit nuage. Comment est-ce que la terre a pu me mettre sur le chemin d'un homme si parfait ? Et qui m'apprĂ©cie de la sorte ? Mon cĆur vibre. Il m'embrasse encore quelques fois puis, en bon gentleman, il me dit qu'il va partir pour me laisser me reposer. Mais il me promet de revenir me voir le lendemain soir. Et celui d'aprĂšs. Et celui d'encore aprĂšs, si je veux bien de lui. Comment refuser ? Je pourrais presque sauter de joie.
Et enfin, il me souhaite la bonne nuit. Je lui rends sa cape, alors il me glisse un bracelet de communication pour me dire oĂč je suis si je veux le revoir le lendemain. Quel. Homme. Il m'embrasse les mains et, finalement, Isaiah Madsen transplane en me laissant seule avec mes souvenirs de la plus belle soirĂ©e de ma vie. Je rentre Ă l'intĂ©rieur de la maison de ma tante et je m'effondre contre la porte, le sourire aux lĂšvres. Mon Dieu. Mon Dieu. Mon Dieu.
« Qu'est-ce qu'il m'arrive ? »
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Employée chez Apothic'Herbes depuis juillet 2051 - couleur #727955 - fiche