Le bruit de la pluie
Le bruit de la pluie
Ce premier RP a pour vocation de démontrer la dynamique familiale dans laquelle évolue Hazel, mais également d'illustrer quel genre de petite fille elle était avant d'entrer à Poudlard.
Plusieurs PNJ Actifs :
- Jane Ellie Cunningham Ashcroft
- Thomas Cameron Ashcroft
Samedi 12 octobre 2047, 9h28
Inverness, Écosse
Inverness, Écosse
Morphée finit par lâcher Hazel de son étreinte lorsque le bruit de la pluie se fit entendre de plus en plus fort, tapant contre la fenêtre de la chambre de la petite écossaise. Elle resta encore emmitouflée quelques minutes, profitant pleinement de ce moment où personne ne viendrait pour la réveiller. Finalement, alors que la pluie continuait de tomber à flots, Hazel ouvrit difficilement les yeux, la nuit avait été bonne. C’est ce qu’elle appréciait le samedi matin : toute la fatigue accumulée dans la semaine s’évaporait enfin.
Quoiqu’il en soit, Hazel s’empressa de sortir de son lit tout en prenant grand soin de poser Bonnie à sa place, calée entre deux oreillers bleus, sans oublier la couverture grise qu’elle remonta assez haut pour que seule la tête de sa peluche ne dépasse.
Bonnie est une petite vache des Highlands achetée quelques années auparavant. Depuis ce jour, Hazel voue une admiration toute particulière à ces adorables animaux typiques de l’Écosse.
Avant de quitter sa chambre et de descendre à la cuisine, elle regarda par la fenêtre : c’était un temps parfait pour rester tranquillement à la maison, jouer aux jeux de société, ou encore continuer son livre. La petite fille était de bonne humeur : c’était le week-end, ses deux parents étaient à la maison et, en plus, son anniversaire était dans 15 jours.
En rejoignant la cuisine, Hazel vit sa mère, Jane, et son père, Thomas, en train de prendre leur café matinal, comme d’habitude. Elle aimait cette routine, tout était prévisible, c’était sécurisant. Son père afficha un grand sourire tandis que Jane s’approcha aussitôt pour déposer un baiser sur sa joue.
- “Bien dormi, ma puce ?”
Hazel se dirigea vers son père, qui la prit dans ses bras quelques secondes avant de la laisser s’installer à table, là où attendait déjà un chocolat chaud encore fumant. Avant de répondre, la petite fille se frotta les yeux en baillant la bouche grande ouverte, ce qui ne manqua pas de faire sourire ses parents.
- “Oui, ça va, c’est la pluie qui m’a réveillée ! C’est chouette la pluie !”
Elle agrippa alors sa tasse de chocolat chaud, et le bu quasiment d’une traite. Elle avait maintenant une jolie moustache chocolatée.
- “Je ne savais pas que le Père Noël avait une fille, tu étais au courant toi, Jane ?”
Son père ria de bon cœur, comme il le faisait souvent à ses propres blagues. C’était un bon vivant qui aimait amuser la galerie. Encore mieux si la galerie en question répondait au nom d’Hazel.
Pourtant, cette dernière, affichant un regard plus interrogateur qu’amusé, semblait ne pas avoir complètement saisi l’humour de son père.
- “Tu parles de qui, papa ?”
Hazel était une petite fille très littérale et prenait souvent les choses au pied de la lettre. En l’occurrence, elle avait probablement pensé que son père venait d’annoncer une nouvelle découverte en lisant le journal.
Sa mère s’approcha alors doucement.
- “Mon cœur, papa parlait de toi. Il disait que tu étais la fille du Père Noël à cause de ta jolie petite moustache”, disait-elle en essuyant délicatement la bouche de sa fille.
Jane termina finalement son café tandis que Thomas débarrassait tranquillement les tasses. La pluie, qui battait les vitres depuis le réveil d’Hazel, semblait déjà perdre un peu de sa vigueur.
Hazel, elle, observait toujours l’extérieur par la fenêtre de la cuisine, sa tasse désormais vide entre les mains.
Thomas échangea un regard avec Jane avant de sourire.
- “On dirait que ça se calme…”
Jane acquiesça.
- “Tu sais ce que je me disais ? Si ça s’arrête complètement, on pourrait aller prendre un peu l’air tous les trois.”
Hazel fut rapidement sortie de sa contemplation… mais aussi de sa routine.
- “Mais… Je pensais que j’allais pouvoir lire ? Et jouer avec vous à la maison ? T’avais pas dit qu’on allait sortir…”
Jane, toujours d’une douceur étonnante, s’abaissa à la hauteur de sa fille.
- “Tu sais, si tu préfères rester à la maison aujourd’hui, on peut. On sortira demain. Ou alors, on peut sortir et essayer de trouver des vaches ? Qu’est-ce que tu en dis ?”
Les yeux d’Hazel se remplirent alors d’étoiles. Les vaches des Highlands, c’était un peu la botte secrète.
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Le bruit de la pluie
Samedi 12 octobre 2047, 13h42
Inverness, Écosse
Inverness, Écosse
Et… La botte secrète avait fonctionné. Impossible pour Hazel de refuser ce genre de sortie, même si cela dérangeait le plan qu’elle s’était fixé. La petite brune s’était préparée en quatrième vitesse, en ne manquant pas d’embarquer Bonnie avec elle. Les Ashcroft étaient déjà en route pour l’une des fermes de Highlands les plus proches, située à une vingtaine de minutes du centre d’Inverness.
Hazel avait enfilé son uniforme officiel dédié à la visite des vaches : un legging noir et un gros pull gris tout doux, que Jane avait acheté il y a quelques mois. Il était devenu l’un de ses préférés pour plusieurs raisons : il ne grattait pas, aucune étiquette ne dépassait, Jane avait même retiré une ou deux coutures qui la gênaient. Bref, le paradis.
En voiture, Hazel regardait encore par la fenêtre et contemplait ce paysage écossais qu’elle aimait tant et connaissait par cœur. Elle afficha un petit sourire satisfait rien qu’en pensant à l’après-midi absolument génial qu’elle était sur le point de passer. Bonnie quant à elle était confortablement installée sur le siège d’à côté, prête à aller rendre visite à ses congénères.
Au fil des kilomètres, les maisons se firent plus rares. Les routes étroites laissèrent progressivement place à de grandes étendues d’herbe, ponctuées de murets en pierre et de quelques moutons qui broutaient paisiblement malgré l’humidité laissée par la pluie.
Hazel ne disait presque rien, bercée par ce paysage et le son de la radio en arrière-plan.
Thomas baissa légèrement le volume, en remarquant le sourire de sa fille dans le rétroviseur.
- “On dirait que quelqu’un est impatient…”
Hazel détourna enfin les yeux de la fenêtre
- “Tu crois qu’il y aura des bébés ?”
Thomas haussa les épaules avec un sourire.
- “Je ne peux rien te promettre, mais je suis sûr qu’on en verra de très belles.
Finalement, l’attente ne fut pas très longue et cinq petites minutes après, la voiture était déjà garée à quelques mètres de l’entrée de la petite ferme.
Jane avait trouvé cette adresse totalement par hasard il y a trois ans alors qu’elle cherchait des idées de sorties en famille. La première visite avait été une vraie réussite, elle avait passé 2 heures à observer les vaches ainsi que leurs soigneurs. Hazel avait même demandé à y retourner le week-end d’après, et encore celui d’après. Elle avait trouvé en cet endroit un véritable havre de paix, loin de l’angoisse de l’école. Ce qu’il y avait de bien avec les animaux, c’est qu’ils se fichaient bien de sa timidité ou de sa sensibilité. Elle était si à l’aise que lorsque l’une d’elles s’approchait, elle avait l’habitude de leur raconter sa semaine, ses réussites à l’école, ou encore ses préoccupations, des choses qu’elle gardait habituellement pour elle.
Lorsqu’Hazel entra dans la petite bâtisse en bois, le responsable des lieux reconnut immédiatement les habitués et les dirigea vers les enclos où les soigneurs s’apprêtaient à nourrir les animaux.
Ni une ni deux, elle accéléra aussitôt le pas, Bonnie serrée contre elle. Les grandes vaches rousses étaient déjà près de la clôture, attendant patiemment leur repas.
- “Regarde Bonnie, tes copines sont là !”
Elle s’appuya sur la barrière, sur la pointe des pieds, pour mieux les apercevoir et, avec un peu de chance, en reconnaître quelques-unes. Hazel avait un très bon sens de l’observation, ainsi, elle pouvait passer plusieurs minutes à analyser leur pelage, leurs cornes, et déterminer, pour chacune, une particularité qui l’aiderait à les reconnaître par la suite. Par exemple, l’une avait une trace blanche vers le museau, l’autre avait une corne bien plus courte que l’autre.
Les minutes défilèrent rapidement, Hazel pouvait rester des heures à contempler et parler à ces petites merveilles de la nature, tandis que Jane et Thomas se tenaient un petit peu à l’écart, discutant de tout et de rien, en regardant leur fille d’un œil bienveillant.
Finalement, Jane s’approcha en regardant sa montre.
- “Il va bientôt falloir y aller, ma puce. Encore cinq minutes, d’accord ?”
Hazel hocha la tête doucement, sans un mot et sans quitter les vaches du regard.
Avant de quitter les lieux, elle leva Bonnie vers ses amies :
- “Tu leur dis au revoir ?”
Après un dernier petit signe de la main, Hazel reprit doucement la main de Jane afin de rejoindre son père, qui attendait déjà un peu plus loin.
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