21 juil. 2026, 00:24
 Recueil OS   Solo  Comment devenir un homme selon Cuthbert
UNE ENFANCE PLEINES DE DÉFIS
« j'ai appris à obéir aux règles sans objections ; à savoir où est ma place »


Ce recueil retrace les moments de vie de George de sa naissance jusqu'à son entrée à Poudlard. Son enfance a été marquée par la présence d'un père austère, d'une mère aimante, d'un petit frère et de deux petites soeurs adorables la plupart du temps et surtout, d'une grande solitude.
Image
Image
• 01.01.2014 - J'ai un petit frère
• 06.06.2016 - Existe-t-il un endroit libre ?
• xx.xx.xxxx - Nom
Dernière modification par George Cuthbert le 21 juil. 2026, 21:52, modifié 5 fois.

Professeur de SaCM depuis le 01.06.2051
HRP, j'accepte avec joie le tutoiement !

21 juil. 2026, 01:41
 Recueil OS   Solo  Comment devenir un homme selon Cuthbert
J'AI UN PETIT FRÈRE


01 janvier 2014
Hôpital - Godric's Hollow
3 ans et demi


Ce fut au petit matin de ce premier jour de l'année 2014 que la vie de George Nicholas Cuthbert bascula.

La veille, George avait fêté la fin d'année entourée de ses parents et de toute la famille au grand complet. Il s'était laissé choyer par des tantes dont il ne se souviendrait plus dans quelques heures et avait joué dans un coin. Sa mère était venue le border en début de soirée en lui chantant sa berceuse préférée. Qu'elle était belle malgré ses yeux alourdis de fatigue ! George sentait bien que si sa mère n'était plus tout à fait en forme c'était à cause de son ventre. Qu'il était gros !
Le petit garçon n'avait jamais posé de question : c'était tout simplement inconvenant. Tout ce qu'il savait c'était une chose merveilleuse et qu'il ne serait plus tout seul. Des paroles bien trop compliquées aux oreilles de George.

Et voilà qu'à son réveil, son père entra dans sa chambre, l'habilla sans un mot et l'emmena à l'hôpital. Son père n'avait rien dit, n'avait pas montré la moindre expression sur son visage. Il s'était contenté de prendre son fils par la main. Lorsqu'ils arrivèrent devant la porte d'une chambre au troisième étage, Richard Cuthbert - père de George - fit asseoir le petit garçon sur l'une des chaises à l'entrée. Il s'agenouilla face à lui et expliqua ce que George avait à savoir. L'enfant se tenait droit et se sentait légèrement effrayé par la posture sévère du paternel. Il ne comprit pas tout mais pourtant, il n'oublierait jamais ces paroles :


« Tu es désormais l'aîné de la famille. Il est de ton devoir d'être un exemple pour ton frère et d'être à l'image du prestige de notre famille.


George avait hoché la tête.
Timidement. Et maladroitement.
Son père le leva et l'entraîna derrière la porte de cette chambre. A l'intérieur, il découvrit sa mère allongée sur un lit tenant dans ses bras un petit nourisson. George n'avait pas osé s'approcher. Richard l'avait poussé - un peu brusquement. George s'approcha et posa les yeux sur cette petite chose.
Son petit frère.


Mr Albert Richard CUTHBERT.


George pouvait sentir le regard insistant de son père poser sur lui. Il devait faire quelque chose ; montrer que les paroles de son père n'étaient pas vaines. Il posa alors sa petite main sur la joue de son petit frère. Sa mère souriait devant la recontre de ses deux fils. Cela rassura l'aîné qui fit glisser son index dans la petite main d'Albert.
George, lui aussi, souria, soulagé devant le calme du bébé. Et il sentit une vague de chaleur monter en lui sous la douceur de cette petite main qui serrait son index. Jamais l'enfant n'avait ressenti pareille émotion.
Il ne comprenait pas totalement ce qu'impliquait « avoir un petit frère », « être l'aîné » ou quelle importance cela aurait pour lui.

Tout ce qui l'importait, c'était de préserver cette chaleur. De la garder au fond de lui et de ne jamais la perdre.
Il se tourna vers son père qui le regardait sans ciller. D'un oeil maladroit, il chercha une quelconque assurance à travers son père. Ce dernier lui adressa l'un de ses faibles rares sourires avant de s'approcher de son épouse. Il lui fit un baiser sur le front et prit le nouveau-né dans ses bras ; retirant ainsi le lien entre les deux garçons.
Il le porta jusqu'à la fenêtre sous le regard de George.

L'enfant ne comprenait pas tout mais il sentait à quel point c'était important. Et surtout, il sentait quelque part qu'il devait être à la hauteur.

Oui mais de quoi ?

Professeur de SaCM depuis le 01.06.2051
HRP, j'accepte avec joie le tutoiement !

21 juil. 2026, 21:50
 Recueil OS   Solo  Comment devenir un homme selon Cuthbert
EXISTE-T-IL UN ENDROIT LIBRE ?


06 juin 2016
Manoir des Cuthbert - Godric's Hollow
6 ans
Avec - Richard Cuthbert (père)


- Encore ! tonna la voix de Richard depuis son bureau.
- Un Cuthbert ne plie pas devant la tempête ; il l'observe d'abord puis l'endure et tient ferme jusqu'à ce que le ciel s'éclaircisse. Un Cuthbert reste fort et ne montre jamais ses faiblesses. Un Cuthbert a pour devoir de perpétuer la lignée tel que le décrit la devise familiale : « Per Sanguini, Officiam Perdurat », récita George d'une voix incertaine.
- Non George ! gronda son père. Per Sanguinem, Officium Perdurat ! Répète !
- P-Per Sanguinem, Officia-um Perdurat

Cela faisait maintenant une bonne heure que George se trouvait assis dans le grand bureau de son père. Ce dernier avait commencé l'éducation de son fils aîné cette année-là. Après que George eut appris à lire et à écrire sous la direction et le regard strict de sa grand-mère, le voilà maintenant aux mains de son père. Ce dernier n'envisageait pas de faire pareil pour Albert et Edith, ses deux derniers enfants. Ils recevraient l'éducation par un précepteur trié sur le volet quand ils auront l'âge requis. George, en tant que fils aîné, devait comprendre le devoir de sa famille, l'importance d'une bonne lignée.

- Bien. Qu'est-ce que cela signifie ?

Le petit garçon regarda son père sans la moindre idée de ce que cette phrase voulait dire. Il l'avait vu sur le blason de sa famille et sur les murs du bureau de son père et de la bibliothèque sans jamais savoir.

- Par le sang, le devoir perdure.

Un silence s'installa. L'homme regarda l'enfant sans l'ombre d'un sourire ou d'un regard bienveillant.

- Alors ?
- A quoi nous sert le sang pour perdurer notre devoir ? demanda George.
- Intéressant. Je vais t'enseigner une leçon mon fils que jamais tu ne devras oublier. Nous sommes des nés-sorciers, des sorciers à part entière. Mais il existe des sorciers avec un sang, disons, impur...

Le garçon interrogea son paternel du regard.

- Il existe des personnes de sang-mêlé qui sont nés d'un parent sorcier er d'un parent moldu. Et pire encore, il existe des nés-moldus. Ces deux catégories de personnes ne sont pas de vrais sorciers. Le gouvernement a fait beaucoup de chose en faveur de ces personnes surtout pour leur accorder un enseignement presque égalitaire aux nés-sorciers. Seulement, ils ne seront jamais des nôtres ! Notre famille ne tolère pas qu'on se mélange à eux. Voilà ce que veux dire notre devise : ne jamais poursuivre la lignée des Cuthbert par un sang-mêlé ou une née-moldue.

L'enfant resta muet. Il réfléchissait ou à vrai dire, il essayait de comprendre les paroles de son père. Il savait que ce qu'il venait d'apprendre était de la plus haute importance mais il avait beau chercher et fouiller en lui, il ne saisissait pas tout.
Il hocha donc la tête de peur d'être disputé par son père. Il aurait tout le loisir de mieux comprendre et de retenir tout ça. Il joignit ses mains et caressa ses paumes l'une contre l'autre sur ses genoux. C'était impoli de ne pas mettre les mains sur la table mais étant face à son père, devant son bureau, il pouvait se l'autoriser.

- Mon fils, il te faudra être vigilant. Lorsque le jour viendra où tu seras admis à Poudlard, tu devras bien choisir tes amis et ne fréquenter que les personnes du même rang que toi.
- Poudlard ? L'école de magie que vous et mère avaient fréquentée ?
- C'est bien cela, George. Un château situé en Écosse, dans les Highlands, assez loin d'ici. Tu-

Richard s'interrompit.
A l'étage, un bébé pleurait suivi d'un cri d'enfant. George devina que les pleurs venaient d'Edith, sa petite soeur née il y a 7 jours et que le cri venait de son petit frère, Albert maintenant âgé de 2 ans. Richard se leva, contourna son bureau et sortit de la pièce. Seulement, à peine eut-il franchi le seuil, il se retourna et lança à George :

- C'est fini pour aujourd'hui. Je veux que tu me recopies ce dont on a parlé dans ton carnet.

Puis il s'en alla au pas de course en direction de la salle de séjour - c'était en tot cas ce que soupçonnait le jeune garçon.
George resta assis quelques minutes, les yeux fixés sur la porte. Un château, loin d'ici, pourrait être son école. S'il était un sorcier, il serait loin de son père, loin de ses grands-parents et loin des cris de son petit frère et de sa petite soeur. Il serait dans un endroit calme ! Il devait être un sorcier !

L'enfant se leva et sortit doucement hors du bureau. En se dirigeant vers sa chambre, il entendit son père parler fort. Albert se faisait encore disputer. Il n'avait pas vraiment digéré qu'il ne soit plus le petit dernier de la famille, d'après ce que Grand-mère lui avait dit. George lui, ne savait pas, une fois de plus. Il monta les marches et croisa sa gouvernante qui le conduisit dans sa chambre. Il l'aimait bien mais il préférait encore plus sa mère. Il demanda à sa gouvernante une photo de Poudlard et lorsque celle-ci revint, quelques instants plus tard avec le cliché, George s'émerveilla.

C'était si beau, si grand ! Il l'accrocha au mur au-dessus de son lit.
Un jour, il irait dans cette école !


Mots en gras pour Thème à la folie - Session 30

Professeur de SaCM depuis le 01.06.2051
HRP, j'accepte avec joie le tutoiement !