26 juil. 2026, 14:05
Voisins de palier
Mardi 25 juillet 2051
Avec @Layana Greenwell


En vrai de vrai... je stresse pas tant que ça. Je veux dire, si, bien sûr que ça fait bizarre et un peu peur, un tel changement, mais... Chais pas, c’est comme si ce job était fait pour moi. Un peu comme s’il m’avait attendu pendant toutes ces longues années, et que, finalement, nous voilà réunis.
Donc non, au final, ça me fait pas tant stresser que ça. Je sais que je vais assurer, et mieux, je sais que je vais kiffer.

Aujourd'hui, c'est mon premier jour. Le premier jour d’une longue série. Le premier de beaucoup de jours. Enfin bref. M’y voilà, quoi.

Je viens de terminer de parler avec Miss Green, la gérante de la boutique. Elle m’intimide un peu, mais ça va, elle a l’air sympa. Elle m’a présenté la boutique et m’a expliqué ce que je devais faire.

Maintenant, je suis libre. Je fais ce que je veux. Enfin, ce que je veux. En me rappelant que je suis au boulot et en ne négligeant pas les tâches que je dois accomplir en conséquence.
Ça va être génial. Je pose mes affaires dans un coin. J’avais pris un sac, contenant un parchemin, et une plume et un encrier, des fois que Miss Green ait attendu de moi que je prenne des notes, ainsi qu’une casquette et des lunettes de soleil moldues (je n’avais pas osé venkr avec, des fois que la gérante soit un peu conservatrice ou anti née moldue), et bien sûr mon précieux matériel pour soigner les balais. Pas que je pensais en avoir besoin, bien sûr. On était dans une boutique de balai, il y en avait plein de dispo, mais bon, si je devais en avoir besoin, pour le premier jour au moins, je préférerais utiliser les miens, auquel j’étais habitué et que j’avais moins peur de casser.
Bref je mets tout ça dans un coin, pour que ça gêne pas. Puis je tourne sur moi même pour admirer les lieux, sans pouvoir contenir le sourire béat et sûrement niais qui s'empare de mes lèvres. Ce job, ça va être le feu.

Je me lance dans l'exploration de la boutique. Je commence directement par la partie sur les balais, notamment les nouveautés. Ces trucs, ce sont des bijoux, mais vraiment. J’ose à peine les toucher. J’ai beau ne pas être pauvre non plus, ils seront à jamais hors de mon budget. Enfin, peut être un jour ? J’espère...
Je finis quand même par faire glisser mes doigts, doucement, sur leur manche raffiné. C’est incroyablement doux. Ils sont merveilleux.
C’est fou de me dire que je vais travailler autour de telles merveilles. Que je vais pouvoir les admirer tous les jours. Jusque là, j’étais prof de balai, oui, mais pas bon plus pour des pros. Autant je suis expert sur les caractéristiques et compétences de tous les balais, autant jusque là, je n’avais jamais fréquenté que des balais bons, sans être merveilleux. Moi j’en possède quelques uns assez sympa. C’était le cas de certains élèves aussi, même si ceux des plus jeunes étaient franchement pas ouf. Mais ceux que j’ai sous les yeux ? J’ai même du mal à le concevoir.

Bref. Je m’arrache à ma béatitude, un peu ridicule quand on pense que côtoyer de tels balais, c'est mon métier, maintenant. Mon métier... ça fait trop bizarre.

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