Abracadabra
Abracadabra
Ce second RP a pour vocation de relater la première manifestation de magie d'Hazel. Il permet également de mettre plus en lumière la personnalité de ses parents, Thomas et Jane.
Plusieurs PNJ Actifs :
- Jane Ellie Cunningham Ashcroft
- Thomas Cameron Ashcroft
15 mai 2049, 17h24
Inverness, Écosse
Inverness, Écosse
Les Ashcroft étaient rentrés d’une visite aux parents de Thomas à peine une heure auparavant, Hazel avait déjà pris son goûter et était en train d’aider son père à faire une tournée de limonade pour la petite famille. C’était un peu leur rituel estival où ils échangeaient sur la semaine que chacun venait de passer.
Jane est née-sorcière et vétérinomage, Thomas, lui, est un Moldu travaillant dans la finance. Autant dire qu’Hazel prêtait davantage attention aux péripéties de sa mère. Entendre qu’un adorable petit chaton était venu se faire vacciner, ou qu’un boursouflet était venu consulter après s’être blessé, c’était bien plus intéressant que les chiffres, surtout quand on a neuf ans et qu’on adore les animaux.
Ce jour-là, Hazel était néanmoins plus éteinte que d’habitude, d’ordinaire enjouée lorsqu’elle est avec ses parents, cette dernière était pâle et semblait très fatiguée. Sa mère racontait comment son dernier patient de la journée, un hibou, s’était cassé une patte, lorsqu’elle s’interrompit.
- “Tout va bien, Hazel ? Tu sembles ailleurs ma chérie, tu es malade ?”
Thomas était en train de finir sa limonade et tenta de dédramatiser.
- “C’est ta limonade, c’est ça ? Elle n’est pas bonne ? J’en étais sûr, je n’aurais pas dû mettre autant de sucre… Tu vois, je sais calculer, mais visiblement pas assez bien !”
Hazel sortit de sa bulle, mais toujours aussi pâle.
- “Non, non, c’est pas la limonade, je sais pas, je suis fatiguée depuis qu’on est rentrée de chez Papi et Mamie…”
Ses parents s’échangèrent un rapide regard, légèrement inquiets.
Elle reprit, après avoir bu une gorgée puis serré Bonnie contre elle.
- “Ils ont pas arrêtés de parler, constamment, toute la journée… Je suis fatiguée, c’est tout, je crois.”
La batterie sociale d’Hazel était effectivement très basse, la vague de chaleur qui s’abattait sur Inverness depuis quelques jours n’aidait clairement pas à reprendre des forces.
- “Je vais monter lire dans ma chambre. Désolée…”
Elle avait le sentiment de gâcher le moment. Ce sentiment de culpabilité, elle le ressentait de plus en plus souvent. Elle faisait de son mieux pour le garder pour elle et faire en sorte de ne rien faire paraître, mais parfois, c’était un peu trop compliqué. Surtout qu’elle n’arrivait pas vraiment à mettre de mots dessus.
Quelques minutes plus tard, elle se trouvait dans la chambre de ses parents, où se trouvait la bibliothèque. Elle avait repéré un livre qui parlait d’histoire de la magie et, même si sa mère lui parlait volontiers du monde des sorciers, rien n’était jamais suffisant pour satisfaire son insatiable curiosité.
Il ne lui manquait que quelques centimètres pour atteindre le graal, même en étant sur la pointe des pieds, ce qui avait le don de l’agacer. Elle voulait se débrouiller seule, c’était une grande fille, après tout, allait avoir dix ans dans trois mois, ce n’est pas rien ! Après plusieurs essais, la frustration prit le dessus. Le tout mélangé à la fatigue, Hazel perdit patience, s’énerva et manqua à plusieurs reprises de faire tomber d’autres livres.
496 mots
Abracadabra
Et puis quelques secondes plus tard… Stupeur. Hazel ouvrit grand les yeux, le livre avait flotté de l’étagère jusqu’à ses mains, sans difficulté. Une tonne de pensées se bousculait dans la tête de la petite fille : elle tenait de sa mère, elle était une sorcière, elle allait aller à Poudlard, elle allait devoir quitter son chez-elle, elle allait devoir se faire des amis… Et en même temps… Elle allait étudier l’histoire de la magie pour de vrai, les potions, la botanique et découvrir toutes ces choses qui la passionnaient et dont elle entendait parler depuis qu’elle était née.
Lorsqu’elle ouvrit la bouche pour appeler ses parents, en panique, elle aperçut son père dans l’entrebâillement de la porte.
- “Je suis déçu, tu n’as même pas eu besoin de dire abracadabra !”
Malgré la plaisanterie, Hazel remarqua immédiatement son sourire attendri. Il prit sa fille dans ses bras et la serra doucement.
- “On va voir maman, d’accord ? Je ne pense pas être le plus qualifié pour t’expliquer tout ça, je crois bien.”
Toujours perturbée par ce qu’il venait de se passer, elle suivit timidement son père jusqu’au salon, le livre toujours dans les mains.
Jane leva les yeux de sa tasse lorsqu’ils entrèrent dans le salon. À la manière dont Thomas la regardait, elle comprit immédiatement qu’il s’était passé quelque chose.
Son regard glissa jusqu’au livre serré contre Hazel, puis revint sur le visage de sa fille.
- “Qu’est-ce qu’il s’est passé, ma puce ?”
Hazel répondit d’une toute petite voix, à peine audible.
- “Le livre, il… Il a volé dans mes mains…”
En voyant le mélange de peur et d’angoisse dans les yeux de sa fille, Jane s’accroupit, prit le livre et le donna à son mari pour pouvoir prendre les mains de la petite sorcière.
- “Est-ce que ça t’a fait peur ? Ça t’a surprise ?” Hazel hocha la tête, sans un mot. “Ma puce, c’est toi qui a fait venir ce livre. Tu es bien une sorcière, mais une chose reste certaine. Tu es toujours toi et nous sommes toujours tes parents. Nous serons toujours là. Je répondrai à toutes tes questions, sans exception."
Thomas observait la scène en silence. Il avait toujours su que ce moment finirait sûrement par arriver. Pourtant, lorsqu’il se produisit enfin, il réalisa qu’il n’était pas aussi prêt qu’il le croyait. Son angoisse de ne pas être à la hauteur refit surface, Hazel avait évidemment besoin de sa mère, mais quel était son rôle à lui, dans tout ça ?
Il tenta une énième blague, comme pour cacher ses inquiétudes.
- “Je crois que ce livre avait vraiment envie d’être lu !”
Hazel esquissa enfin un petit sourire.
Pour la première fois, la magie n’était plus seulement dans les histoires que Jane racontait le soir. Elle venait de faire irruption dans sa vie, pour de vrai.
Lorsqu’elle ouvrit la bouche pour appeler ses parents, en panique, elle aperçut son père dans l’entrebâillement de la porte.
- “Je suis déçu, tu n’as même pas eu besoin de dire abracadabra !”
Malgré la plaisanterie, Hazel remarqua immédiatement son sourire attendri. Il prit sa fille dans ses bras et la serra doucement.
- “On va voir maman, d’accord ? Je ne pense pas être le plus qualifié pour t’expliquer tout ça, je crois bien.”
Toujours perturbée par ce qu’il venait de se passer, elle suivit timidement son père jusqu’au salon, le livre toujours dans les mains.
Jane leva les yeux de sa tasse lorsqu’ils entrèrent dans le salon. À la manière dont Thomas la regardait, elle comprit immédiatement qu’il s’était passé quelque chose.
Son regard glissa jusqu’au livre serré contre Hazel, puis revint sur le visage de sa fille.
- “Qu’est-ce qu’il s’est passé, ma puce ?”
Hazel répondit d’une toute petite voix, à peine audible.
- “Le livre, il… Il a volé dans mes mains…”
En voyant le mélange de peur et d’angoisse dans les yeux de sa fille, Jane s’accroupit, prit le livre et le donna à son mari pour pouvoir prendre les mains de la petite sorcière.
- “Est-ce que ça t’a fait peur ? Ça t’a surprise ?” Hazel hocha la tête, sans un mot. “Ma puce, c’est toi qui a fait venir ce livre. Tu es bien une sorcière, mais une chose reste certaine. Tu es toujours toi et nous sommes toujours tes parents. Nous serons toujours là. Je répondrai à toutes tes questions, sans exception."
Thomas observait la scène en silence. Il avait toujours su que ce moment finirait sûrement par arriver. Pourtant, lorsqu’il se produisit enfin, il réalisa qu’il n’était pas aussi prêt qu’il le croyait. Son angoisse de ne pas être à la hauteur refit surface, Hazel avait évidemment besoin de sa mère, mais quel était son rôle à lui, dans tout ça ?
Il tenta une énième blague, comme pour cacher ses inquiétudes.
- “Je crois que ce livre avait vraiment envie d’être lu !”
Hazel esquissa enfin un petit sourire.
Pour la première fois, la magie n’était plus seulement dans les histoires que Jane racontait le soir. Elle venait de faire irruption dans sa vie, pour de vrai.
Fin
464 mots