Vers l'horizon.
Retour à la maison. - Lundi 19 juin 2051
L'année scolaire était finie. Matthew avait l'impression que c'était le mois dernier qu'il était descendu du train pour commencer l'année, et là il se tenait sur le quai prêt à rentrer chez lui. Coldren serré contre lui, l'adolescent regardait ses camarades qui se pressaient plus ou moins pour entrer dans les wagons ouverts.
Un peu plus loin, il remarqua son frère qui était beaucoup plus calme qu'à son habitude. Gabriel était tourné face au château, plutôt mélancolique. C'était sa toute dernière année à Poudlard, et Matthew n'arrivait pas encore à réaliser qu'ils allaient de nouveau être séparés.
Mais cette fois, il ne serait pas tout seul. Il y avait toujours Soria bien sûr, mais surtout il avait des amis à présent.
L'adolescent tourna la tête, laissant son frère tourner la page tranquillement, et partit à la recherche d'un wagon. Il ne cherchait personne en particulier, mais il regardait tout de même s'il trouvait une tête connue ici ou là. Il en trouva évidemment, mais ne voulant pas interrompre les conversations, il continua son chemin.
Le Serpentard finit par trouver un compartiment vide. Après avoir jeté un dernier coup d'œil de chaque côté du couloir, il entra à l'intérieur et déposa son lézard sur la banquette du côté de la fenêtre, restant pour sa part du côté de la porte.
Il déposa son sac par terre, du côté de Coldren, après en avoir sorti quelques sucreries comme des caracollants, des plumes au sucre et deux crapauds à la menthe. Classique.
Il se plongea presque aussitôt dans la lecture du roman (d'espionnage, évidemment) qu'il avait également sorti, attendant le départ du train, ou l'arrivée d'un ou d'une camarade à la recherche d'une place.
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@Alice Grant toutes mes excuses pour l'attente ! N'hésite pas si tu veux que je modifie quelque chose.
Vers l'horizon.
Fin de l'année. C'était la deuxième fin d'année qu'Alice vivait. Et elle ressentait la même appréhension à monter dans le train. Contrairement à l'année dernière, elle avait contenu ses émotions et avait évité de pleurer dans le hall. Pleurer, c'était bon pour les premières années et elle venait de finir sa deuxième année. La jeune fille était maintenant totalement intégré dans le monde des sorciers, même si des zones d'ombres persistaient dans son cerveau mais elle ne le criait pas sous les toits. Dans deux mois, Alice rentrait en troisième année, l'année qu'elle attendait le plus. Elle allait choisir sa filière, même si c'était déjà fait, avoir des matières qui lui disaient terriblement et abandonner celles qu'elle haïssait de tous son cœur. Elle se promit de plus jamais toucher un chaudron de sa vie.
Alice était chargée comme pas possible mais elle avait maintenant l'habitude. Elle avait tous les trajets possibles en Poudlard Express depuis son premier départ le 1er septembre en 2048. Elle portait sur son dos son sac de cours chargé de toutes les choses qu'elle ne voulait pas laisser dans sa malle pour peur qu'on les vole. Résultat : il était chargé à bloc. Il y avait ses livres, ses carnets, des chutes de parchemin qu'elle avait noirci d'idées, son nécessaire à écrire et ses partitions. Son étui à clarinette ne rentrait pas dedans, elle avait donc fait un bricolage bancale en l'accrochant à une des lanières. Son chat, Babel, occupait ses bras, si elle tombait, elle ne pouvait avoir recours à aucun réflexes.
Le quai qui menait au Poudlard Express était bondé et Alice n'hésitait donc pas bousculer certaines personnes qui bouchaient son chemin. Elle voulait avoir l'opportunité de choisir un compartiment calme et ne pas, par dépit, s'asseoir à une place au milieu de personnes qui discutaient d'un ton fort. Enfin, elle réussit à monter et libéra son chat qui pût marcher devant elle, la queue dressée à la manière d'un conquérant. Alice jetait des regards à droite, à gauche avec l'espoir de trouver un compartiment vide mais, à chaque fois, il était rempli d'amis plongé dans des conversations. À un moment, elle sursauta, elle crut avoir aperçue des cheveux hautement reconnaissable. Noémie. Elle ne lui avait plus parlé depuis deux ou trois mois, au moment de leur douce séparation. Et Alice n'avait pas le courage d'aller l'aborder après des mois de silence. La chance lui sourit : le prochain compartiment était occupé par une tête qu'elle connaissait. Matthew.
" - Salut Matt ! Je peux ?"
Sans même attendre sa réponse, Alice posa son sac sur la banquette opposait et son chat s'empresse d'y grimper à côté. Elle connaissait son ami pour savoir qu'il ne refuserait pas un peu de compagnie. Il semblait plonger dans un livre, ce qui raviva la curiosité d'Alice. Elle voulait savoir ce qu'il lisait. Elle-même n'avait plus de livre sous la main, elle venait de terminer son livre préféré qu'elle lisait pour, au moins, la millième fois. Le livre en question était l'île mystérieuse de Jules Verne. Alice adorait ce récit d'aventure qui mettait en scène plusieurs naufragés de l'air sur une île et ils devaient se débrouiller tous seuls avec ce qu'ils avaient sous la main. Elle s'assit et entreprit de libérer son étui de clarinette de la lanière de son sac qui, heureusement, ne s'était pas détachée pour le poser sur la table.
Alice jeta de nouveau un coup d’œil à Matthew et, plus précisément sur le livre qu'il tenait entre ses mains. Malgré la correction de ses lunettes, elle n'arrivait pas à lire le titre du roman. Elle plissa des yeux et, n'arrivant toujours pas à lire, elle demanda :
" - C'est quoi ton livre ? Il est de quel genre ?"
Alice était chargée comme pas possible mais elle avait maintenant l'habitude. Elle avait tous les trajets possibles en Poudlard Express depuis son premier départ le 1er septembre en 2048. Elle portait sur son dos son sac de cours chargé de toutes les choses qu'elle ne voulait pas laisser dans sa malle pour peur qu'on les vole. Résultat : il était chargé à bloc. Il y avait ses livres, ses carnets, des chutes de parchemin qu'elle avait noirci d'idées, son nécessaire à écrire et ses partitions. Son étui à clarinette ne rentrait pas dedans, elle avait donc fait un bricolage bancale en l'accrochant à une des lanières. Son chat, Babel, occupait ses bras, si elle tombait, elle ne pouvait avoir recours à aucun réflexes.
Le quai qui menait au Poudlard Express était bondé et Alice n'hésitait donc pas bousculer certaines personnes qui bouchaient son chemin. Elle voulait avoir l'opportunité de choisir un compartiment calme et ne pas, par dépit, s'asseoir à une place au milieu de personnes qui discutaient d'un ton fort. Enfin, elle réussit à monter et libéra son chat qui pût marcher devant elle, la queue dressée à la manière d'un conquérant. Alice jetait des regards à droite, à gauche avec l'espoir de trouver un compartiment vide mais, à chaque fois, il était rempli d'amis plongé dans des conversations. À un moment, elle sursauta, elle crut avoir aperçue des cheveux hautement reconnaissable. Noémie. Elle ne lui avait plus parlé depuis deux ou trois mois, au moment de leur douce séparation. Et Alice n'avait pas le courage d'aller l'aborder après des mois de silence. La chance lui sourit : le prochain compartiment était occupé par une tête qu'elle connaissait. Matthew.
" - Salut Matt ! Je peux ?"
Sans même attendre sa réponse, Alice posa son sac sur la banquette opposait et son chat s'empresse d'y grimper à côté. Elle connaissait son ami pour savoir qu'il ne refuserait pas un peu de compagnie. Il semblait plonger dans un livre, ce qui raviva la curiosité d'Alice. Elle voulait savoir ce qu'il lisait. Elle-même n'avait plus de livre sous la main, elle venait de terminer son livre préféré qu'elle lisait pour, au moins, la millième fois. Le livre en question était l'île mystérieuse de Jules Verne. Alice adorait ce récit d'aventure qui mettait en scène plusieurs naufragés de l'air sur une île et ils devaient se débrouiller tous seuls avec ce qu'ils avaient sous la main. Elle s'assit et entreprit de libérer son étui de clarinette de la lanière de son sac qui, heureusement, ne s'était pas détachée pour le poser sur la table.
Alice jeta de nouveau un coup d’œil à Matthew et, plus précisément sur le livre qu'il tenait entre ses mains. Malgré la correction de ses lunettes, elle n'arrivait pas à lire le titre du roman. Elle plissa des yeux et, n'arrivant toujours pas à lire, elle demanda :
" - C'est quoi ton livre ? Il est de quel genre ?"
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627 mots
@Matthew Warren
627 mots
@Matthew Warren
ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, la nuit je suis là
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, la nuit je suis là
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
Vers l'horizon.
Du coin de l'œil, Matthew vit la porte du compartiment s'ouvrir. Il tourna alors la tête pour observer Alice entrer juste après lui avoir demandé si elle pouvait. L'adolescent lui offrit un large sourire en la laissant faire, heureux de voir son amie et de l'opportunité de partager ce trajet avec elle.
« Bien sûr. Tiens, tu peux te servir aussi si tu en veux. » ajouta-t-il en désignant les sucreries qu'il avait posées devant lui.
Le jeune Warren observa un court instant le chat de sa camarade, qui n'avait pas l'air de vouloir s'en prendre à Coldren, mais il préférait tout de même faire attention. Il sourit davantage en voyant l'étui de la clarinette. Dommage qu'il n'ait pas son violon à portée de main, l'instrument était resté dans sa malle, bien protégé.
Alice semblait s'intéresser à son livre, et il réalisa un instant qu'il ne savait pas quel était son genre de lecture préféré. La sienne avait été bannie des étagères de la bibliothèque par la personne qui le terrorisait le plus au monde, alors il se contentait de ses propres livres qu'il avait déjà lus et relus.
Il ferma l'objet et le tendit à son amie pour qu'elle puisse lire le titre et le feuilleter si elle en avait envie. L'auteur était un sorcier, alors il n'était pas certain qu'elle le connaisse.
« C'est un roman qui parle d'espionnage. C'est mon genre préféré. Et toi alors, qu'est-ce que tu aimes le plus lire ? »
Il hésita à lui proposer de le lui prêter. Si elle n'aimait pas, il ne voulait pas qu'elle se sente obligée de le prendre et de se forcer à le lire. Matthew se tourna vers le chat, qui semblait être confortablement installé à côté de l'adolescente.
Il hésitait à tendre sa main pour lui demander s'il pouvait le caresser. Même s'il avait un peu plus de méfiance envers les félins, il ne pouvait s'empêcher de s'approcher de tous les animaux, quels qu'ils soient.
« Comment il s'appelle déjà ? » fit-il en tendant finalement sa main vers le chat, lui laissant juste assez d'espace pour décider s'il voulait être câliné ou non.
« Tu as des projets pour les vacances ? Eh, on pourra s'écrire, hein ? »
Il avait déjà prévu de lui envoyer des lettres, mais Alice était sa première amie née-moldue. Est-ce qu'il pouvait envoyer un hibou comme pour ses autres amis, ou devrait-il faire autrement ? Zut, peut-être pourrait-il demander à son oncle ou à Ernest de lui montrer comment faire ?
Il aurait déjà dû en parler avec Alice plus tôt.
« Au fait, tu as choisi quelle filière pour l'année prochaine ? J'espère qu'on aura des cours en commun... »
Il avait eu du mal à se décider et avait encore un peu peur de regretter son choix, mais il pourrait toujours voir plus tard pour ajouter d'autres options si besoin. De toute manière, sa liste de métiers envisagés ne s'était pas raccourcie depuis sa première année, bien au contraire.
Une part de lui enviait celles et ceux qui arrivaient si facilement à faire un choix, et à s'y maintenir jusqu'au bout.
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@Alice Grant
« Bien sûr. Tiens, tu peux te servir aussi si tu en veux. » ajouta-t-il en désignant les sucreries qu'il avait posées devant lui.
Le jeune Warren observa un court instant le chat de sa camarade, qui n'avait pas l'air de vouloir s'en prendre à Coldren, mais il préférait tout de même faire attention. Il sourit davantage en voyant l'étui de la clarinette. Dommage qu'il n'ait pas son violon à portée de main, l'instrument était resté dans sa malle, bien protégé.
Alice semblait s'intéresser à son livre, et il réalisa un instant qu'il ne savait pas quel était son genre de lecture préféré. La sienne avait été bannie des étagères de la bibliothèque par la personne qui le terrorisait le plus au monde, alors il se contentait de ses propres livres qu'il avait déjà lus et relus.
Il ferma l'objet et le tendit à son amie pour qu'elle puisse lire le titre et le feuilleter si elle en avait envie. L'auteur était un sorcier, alors il n'était pas certain qu'elle le connaisse.
« C'est un roman qui parle d'espionnage. C'est mon genre préféré. Et toi alors, qu'est-ce que tu aimes le plus lire ? »
Il hésita à lui proposer de le lui prêter. Si elle n'aimait pas, il ne voulait pas qu'elle se sente obligée de le prendre et de se forcer à le lire. Matthew se tourna vers le chat, qui semblait être confortablement installé à côté de l'adolescente.
Il hésitait à tendre sa main pour lui demander s'il pouvait le caresser. Même s'il avait un peu plus de méfiance envers les félins, il ne pouvait s'empêcher de s'approcher de tous les animaux, quels qu'ils soient.
« Comment il s'appelle déjà ? » fit-il en tendant finalement sa main vers le chat, lui laissant juste assez d'espace pour décider s'il voulait être câliné ou non.
« Tu as des projets pour les vacances ? Eh, on pourra s'écrire, hein ? »
Il avait déjà prévu de lui envoyer des lettres, mais Alice était sa première amie née-moldue. Est-ce qu'il pouvait envoyer un hibou comme pour ses autres amis, ou devrait-il faire autrement ? Zut, peut-être pourrait-il demander à son oncle ou à Ernest de lui montrer comment faire ?
Il aurait déjà dû en parler avec Alice plus tôt.
« Au fait, tu as choisi quelle filière pour l'année prochaine ? J'espère qu'on aura des cours en commun... »
Il avait eu du mal à se décider et avait encore un peu peur de regretter son choix, mais il pourrait toujours voir plus tard pour ajouter d'autres options si besoin. De toute manière, sa liste de métiers envisagés ne s'était pas raccourcie depuis sa première année, bien au contraire.
Une part de lui enviait celles et ceux qui arrivaient si facilement à faire un choix, et à s'y maintenir jusqu'au bout.
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@Alice Grant
Vers l'horizon.
Alice aimait parler littérature avec son entourage proche, mais également avec toutes sortes de personnes. On choisissait généralement de lire des livres qui nous ressemblaient, et la jeune fille aimait connaître les goûts de chacun afin de se faire une idée de leur personnalité. Ceux qui lisaient de la romance faisaient généralement attention à leur apparence et aimaient les ragots. Ceux qui lisaient de la fantasy, et tous les genres qui en découlaient, n’aimaient pas vraiment le monde tel qu’il était et préféraient s’évader ailleurs. Ceux qui lisaient du fantastique ou de l’horreur étaient courageux et recherchaient les sensations fortes. La littérature montrait qui on était vraiment. Alice en avait fait l’expérience à plusieurs reprises. Elle-même, qui lisait principalement de la science-fiction et de la dystopie, avait peur pour le monde de demain et aimait anticiper les choses. Découvrir ce que lisait Matthew lui permettrait peut-être d’en apprendre davantage sur lui, de comprendre ce qui se cachait derrière son apparence et, surtout, de mieux connaître son ami.
Alice attrapa l'objet livre que lui tendait le jeune garçon. Ses yeux parcoururent le titre. Cela ne lui disait rien, pas plus que le nom de l'auteur. Il devait provenir de la culture sorcière. Elle le retourna pour lire le résumé et le sujet se révéla à elle en même temps que Matthew l'énonçait. Un roman d'espionnage. De la littérature policière. Qu'est-ce que ça racontait de son ami ? Ceux qui lisaient ça était généralement curieux et n'aimait guère perdre. Était-il curieux ? Assurément. Était-il mauvais joueur ? Hélas. Mais Alice l'aimait comme ça. Elle sortit l'Île mystérieuse de Jules Verne et le tendit.
" - J'adore la science-fiction. La dystopie aussi... Bon, ce livre, ça ne l'est pas mais c'est un de mes préférés. J'en ai beaucoup. Il écrit par Jules Verne, un auteur français très très connu. C'est l'histoire de 5 personne sur une île déserte qui se débrouille tous seule avec la nature. Le seul truc nul, il y a pas de femme, comme si on pouvait pas survivre !"
Ce livre ne validait pas du tout le test de Bechdel mais Alice le lisait quand même. Il y avait des œuvres qu'elle ne pouvait s'empêcher de relire et encore relire. Elle les aimait, mais jamais tout à fait. Certaines fin lui plaisent pas, trop ouverte pour satisfaire son désir de savoir, certains sacrifices de l'auteur la faisaient pleurer, trop bouleversant pour accepter la suite de l'histoire sans le personnage... Et pourtant elle les relisait toujours. Parce que malgré tout ce qui pouvait lui déplaire, l'auteur avait cette façon de la faire rêver, de lui faire imaginer des mondes qu'elle aurait aimé connaître, des personnages auxquels elle s'attachait trop, des histoires dont elle aurait voulu ne jamais sortir. Elle pouvait ne pas aimer certains choix, certaines fins, certains personnages, mais elle aimait la façon dont l'auteur la faisait ressentir toutes ces choses.
Alice aimait les livres plus que tout mais elle n'avait jamais trouver personne avec qui partager sa passion. Les livres, c'était des dieux qui les emmenaient dans un autre monde. C'était une porte de sortie vers un émerveillement. C'était des montagnes russes en terme d'émotions. C'était magique. C'était ça, la vraie magie. Et, silencieuse, elle se tenait là, à feuilleter le roman de Matthew, comme si elle avait peur d'exprimer ce qu'elle aimait alors que cela se sentait à travers elle. Une seule fois, elle avait réussit à parler, et c'était un adulte.
Babel, roulé en boule près de la fenêtre, observait son propre reflet dans la vitre, pas vraiment perturbé. Avec tous les voyages qu'il avait fait, elle avait dû imaginer qu'un chat pareil à lui-même vivait dans la vitre. Une main s'avança dans son champs de vision et elle reconnut qu'elle appartenait à un ami de sa maîtresse. Pas de question de le griffer, Alice lui en avait parlé longuement même si elle ne devait rien comprendre. La jeune fille tendit ses épaules quand son chat se leva et vient frotter son museau contre la main puis tout son corps.
" - Babel t'aime bien. Oh ! Tu sais, Summer m'a demander la même chose en mai. J'ai de projets, si on puisse les appeler comme ça. Je vais retrouver mes meilleures amies moldues et rattraper une année en 1 mois. Bien sûr ! Ta famille possède une chouette ?"
Alice avait totalement oublié de mentionner les deux semaines qu'elle allait passer à Londres avec sa grande famille. Elle ne l'avait pas encore dit à ses amies, mais elle s'était trouvé une cousine éloigné dans sa promotion et à Poufsouffle. Et, parmi tous les blaireaux qu'il avait, c'était Cheryl qui avait remporté le titre, celle qu'elle aimait le moins. Mais, elle n'avait pas pû dissimuler la vérité à sa grand-mère : elle venait de retrouver son grand frère.
Les précédents conversations l'avaient démontrer : Matthew et Alice avait une simplicité à évoquer plein de choses à la fois, évoluant sur plusieurs sujets sans jamais se perdre. À peine eut-elle le temps de répondre, que le jeune garçon lui demanda quelles filière elle prenait. Ce sujet était à l'instant plus d'actualité que la première fois qu'Alice l'avait mentionner, avec une préfète de Serdaigle. Si il connaissait ses goûts, ils pouvaient deviner largement laquelle elle prenait.
" - Spéciale. La filière Spéciale. Fini la DCFM, les Potions et le Vol. J'adore la Divination et tout. Et toi ?"
Alice attrapa l'objet livre que lui tendait le jeune garçon. Ses yeux parcoururent le titre. Cela ne lui disait rien, pas plus que le nom de l'auteur. Il devait provenir de la culture sorcière. Elle le retourna pour lire le résumé et le sujet se révéla à elle en même temps que Matthew l'énonçait. Un roman d'espionnage. De la littérature policière. Qu'est-ce que ça racontait de son ami ? Ceux qui lisaient ça était généralement curieux et n'aimait guère perdre. Était-il curieux ? Assurément. Était-il mauvais joueur ? Hélas. Mais Alice l'aimait comme ça. Elle sortit l'Île mystérieuse de Jules Verne et le tendit.
" - J'adore la science-fiction. La dystopie aussi... Bon, ce livre, ça ne l'est pas mais c'est un de mes préférés. J'en ai beaucoup. Il écrit par Jules Verne, un auteur français très très connu. C'est l'histoire de 5 personne sur une île déserte qui se débrouille tous seule avec la nature. Le seul truc nul, il y a pas de femme, comme si on pouvait pas survivre !"
Ce livre ne validait pas du tout le test de Bechdel mais Alice le lisait quand même. Il y avait des œuvres qu'elle ne pouvait s'empêcher de relire et encore relire. Elle les aimait, mais jamais tout à fait. Certaines fin lui plaisent pas, trop ouverte pour satisfaire son désir de savoir, certains sacrifices de l'auteur la faisaient pleurer, trop bouleversant pour accepter la suite de l'histoire sans le personnage... Et pourtant elle les relisait toujours. Parce que malgré tout ce qui pouvait lui déplaire, l'auteur avait cette façon de la faire rêver, de lui faire imaginer des mondes qu'elle aurait aimé connaître, des personnages auxquels elle s'attachait trop, des histoires dont elle aurait voulu ne jamais sortir. Elle pouvait ne pas aimer certains choix, certaines fins, certains personnages, mais elle aimait la façon dont l'auteur la faisait ressentir toutes ces choses.
Alice aimait les livres plus que tout mais elle n'avait jamais trouver personne avec qui partager sa passion. Les livres, c'était des dieux qui les emmenaient dans un autre monde. C'était une porte de sortie vers un émerveillement. C'était des montagnes russes en terme d'émotions. C'était magique. C'était ça, la vraie magie. Et, silencieuse, elle se tenait là, à feuilleter le roman de Matthew, comme si elle avait peur d'exprimer ce qu'elle aimait alors que cela se sentait à travers elle. Une seule fois, elle avait réussit à parler, et c'était un adulte.
Babel, roulé en boule près de la fenêtre, observait son propre reflet dans la vitre, pas vraiment perturbé. Avec tous les voyages qu'il avait fait, elle avait dû imaginer qu'un chat pareil à lui-même vivait dans la vitre. Une main s'avança dans son champs de vision et elle reconnut qu'elle appartenait à un ami de sa maîtresse. Pas de question de le griffer, Alice lui en avait parlé longuement même si elle ne devait rien comprendre. La jeune fille tendit ses épaules quand son chat se leva et vient frotter son museau contre la main puis tout son corps.
" - Babel t'aime bien. Oh ! Tu sais, Summer m'a demander la même chose en mai. J'ai de projets, si on puisse les appeler comme ça. Je vais retrouver mes meilleures amies moldues et rattraper une année en 1 mois. Bien sûr ! Ta famille possède une chouette ?"
Alice avait totalement oublié de mentionner les deux semaines qu'elle allait passer à Londres avec sa grande famille. Elle ne l'avait pas encore dit à ses amies, mais elle s'était trouvé une cousine éloigné dans sa promotion et à Poufsouffle. Et, parmi tous les blaireaux qu'il avait, c'était Cheryl qui avait remporté le titre, celle qu'elle aimait le moins. Mais, elle n'avait pas pû dissimuler la vérité à sa grand-mère : elle venait de retrouver son grand frère.
Les précédents conversations l'avaient démontrer : Matthew et Alice avait une simplicité à évoquer plein de choses à la fois, évoluant sur plusieurs sujets sans jamais se perdre. À peine eut-elle le temps de répondre, que le jeune garçon lui demanda quelles filière elle prenait. Ce sujet était à l'instant plus d'actualité que la première fois qu'Alice l'avait mentionner, avec une préfète de Serdaigle. Si il connaissait ses goûts, ils pouvaient deviner largement laquelle elle prenait.
" - Spéciale. La filière Spéciale. Fini la DCFM, les Potions et le Vol. J'adore la Divination et tout. Et toi ?"
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900 mots
@Matthew Warren
900 mots
@Matthew Warren
ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, la nuit je suis là
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, la nuit je suis là
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins