Devant les Loges
MARDI 04 JUILLET 2051
PEU AVANT MIDI
PEU AVANT MIDI
Deux heures après y être entrés, voilà que Diarmuid et son frère ressortaient des loges d'Hécate avec le sourire aux lèvres. "Tu attends Annaëlle, non?" Demanda le plus jeune à son aîné qui répondit aussitôt d'un hochement de tête. "Elle a une pause entre midi et quatorze heures." Spécifia-t-il alors que Domhall posait une main sur son épaule et que le pédiatromage fasse e même dans le haut de son dos. Un geste de salut avant que le fabricant de baguette s'éloigne, prenant la direction de l'Institut médico éducatif. "Passe lui le bonjour de ma part!" Glissa le plus vieux en faisant référence à Owen. Un dernier signe de tête affirmatif et l'aîné regardait son cadet tourner à l'angle d'une rue.
Il pivota ensuite sur ses pieds, récupéra le sac qu'il avait au sol et qu'on contenait la tenue qu'il avait mis pour s'exercer face à son frère, et traversa tranquillement la rue afin de se placer à l'ombre des bâtiments qui se trouvaient en face de l'entrée. Cela lui permettrait d'attente sa fiancée sans que le soleil ne lui donne plus chaud encore. C'était que la séance n'avait pas été de tout repos et que même s'il ne portait plus ses vêtements plein de sueur, ses joues étaient encore rosées. La protection des bâtiments ne pourrait que lui faire du bien. Sans parler du léger courant d'air on ne pouvait plus salvateur.
Ainsi en position d'attente, l'irlandais tira de son sac une gourde dans laquelle il put prendre la fin de l'eau gardée à température idéale qu'il avait emportée. Puis il l'a rangea et enfin regarda un peu autour de lui ce qu'il se passait dans la rue. Il n'y avait pas grand monde, la personne la plus proche de lui était une femme qu'il ne connaissait pas. Elle lui semblait avoir plus ou moins son âge pourtant il pourrait parier qu'elle n'avait pas été élève à Poudlard en même temps que lui. Enfin, s'il était du genre à parier bien sûr! Il lui adressa un "bonjour" poli par force d'habitude. Il suffisait qu'elle le remette comme fils de son père et qu'elle connaisse un peu de monde pour qu'un silence tourne comme une gravité innommable!
@Soline Thorne
Dernière modification par Diarmuid O'Belt le 11 août 2026, 19:02, modifié 1 fois.
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Devant les Loges
SOLINE THORNE
Nerveuse, agitée -- 125 BPM
#8b2047
Les choses s'enchaînaient à une vitesse folle dans l'esprit de Soline, depuis qu'elle avait vu cette annonce passer concernant la mise en vente de la boutique Honeydukes dans le journal. Elle ne s'attendait pas à une telle opportunité, et surtout pas maintenant. Mais elle ne pouvait la laisser passer, car Morgan savait quand cela arriverait de nouveau.
Alors, deux préoccupations s'étaient imposées à la jeune femme. La première était le financement d'un tel projet, et la seconde était la manière dont elle pourrait assurer sa sécurité, et celle de la boutique - bien évidemment sous réserve qu'elle parvienne à la racheter. Soline n'avait jamais été très douée avec la manipulation de la magie, raison pour laquelle elle avait abandonné la plupart de ces matières pratiques, arrivée en troisième année à Poudlard. Autant vous dire qu'assurer sa sécurité ne faisait pas partie de ses compétences.
C'était précisément pour cette raison que Soline se retrouvait devant les loges d'Hécate, à Godric's Hollow. Enfin devant, mais pas trop près non plus : sur le trottoir d'en face, pour être exacte. Elle avait toujours détesté cette nouvelle capitale sorcière, ne s'y sentant pas du tout à sa place. Mais elle avait bravé ce ressenti, cédant à la réputation sans conteste de l'établissement. Pour autant, elle ne parvenait pas à franchir le seuil de la porte. Elle restait plantée là, serrant son sac besace en toile beige comme s'il lui serait d'un quelconque secours. Elle se félicita d'avoir choisi de porter des vêtements larges : un t-shirt blanc uni, droit et très ample, sur une paire de loose jeans gris. Cela lui apportait du réconfort, dont elle avait terriblement besoin alors que l'angoisse la gagnait. Elle pourrait simplement changer d'avis et faire demi-tour, il n'y avait pas de mal à cela.
Puis, un homme sortit du bâtiment et marcha jusqu'au trottoir où elle se tenait, et se mit à attendre. Soline le regarda. Sans surprise, il faisait une bonne tête de plus qu'elle. Il finit par la regarder, et la salua.
"Bonjour..." répondit-elle, l'incertitude bien présente dans sa voix. "Vous venez des loges d'Hécate ? C'est bien, là-bas ?"
Devant les Loges
La voix de la femme lui vint en réponse avec le même mot que celui qu'il avait utilisé. Elle lui semblait hésitante, comme si elle avait peur de s'adresser à lui. Il en était à se demander si elle n'était pas plus jeune qu'il le pensait, donc qu'elle aurait pu être à Poudlard lorsqu'il y avait pris son post mais... Elle avait très vite enchaîné avec une question à propos du club de duel. L'irlandais avait alors eu un bref mouvement de pivot pour regarder la façade et ses phases de la lune avant de revenir vers celle qui devait faire la taille de sa benjamine. "Pour une partie de bavboules ils ne sont pas très au point." Dit-il avec un rire léger dans la voix, surtout parce qu'il voulait détendre l'atmosphère, pour tenter de contrer cet air hésitant qu'il percevait chez elle.
Il reprit ensuite un peu plus sérieusement. "Les structures sont parfaites pour les duels, avec des entraîneurs qui sont à disposition. C'est à la hauteur de ce qu'on en dit." Il le disait avec son expertise, quoique limitée, mais aussi celle de ses père et frère, beaucoup plus versés dans la pratique des duels. Sans compter Anna qui était employée pour arbitrer les duels ou encore conseiller les personnes qui venaient là. "Vous hésitez à vous inscrire?" Demanda-t-il finalement, parce que la question de savoir si c'était bien le laissait supposer.
Il reprit ensuite un peu plus sérieusement. "Les structures sont parfaites pour les duels, avec des entraîneurs qui sont à disposition. C'est à la hauteur de ce qu'on en dit." Il le disait avec son expertise, quoique limitée, mais aussi celle de ses père et frère, beaucoup plus versés dans la pratique des duels. Sans compter Anna qui était employée pour arbitrer les duels ou encore conseiller les personnes qui venaient là. "Vous hésitez à vous inscrire?" Demanda-t-il finalement, parce que la question de savoir si c'était bien le laissait supposer.
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Devant les Loges
Soline fixait cet inconnu, son regard fuyant désespérément le bâtiment qu'elle ne parvenait à se convaincre de visiter. Son cœur battait trop fort, si bien qu'elle pouvait sentir son pouls dans ses tempes et dans chacune de ses articulations. Elle tendait et serrait ses doigts par intermittence, tordant et frottant ses mains entre elles dans l'espoir de se libérer de cette sensation désagréable.
La sorcière eut du mal à rire à la pointe d'humour tentée par cet inconnu, qui devait sans aucun doute sentir l'anxiété qui exsudait de chacun de ses pores et enveloppait tout son être. Ses prochaines paroles, en revanche, rassurèrent davantage la petite châtain. Finalement, elle se résolut à détourner son regard de l'inconnu pour le fixer, à nouveau, sur le bâtiment de l'autre côté de la rue. Elle en admira la façade, une fois de plus. Ce fut la dernière question de l'homme qui rompit le mutisme de la femme.
"Oui, en effet..." commença-t-elle avant de prendre une bonne inspiration. "J'ai besoin d'apprendre à me défendre, et j'ai entendu dire que c'était un bon endroit pour ça. Mais c'est... vraiment en dehors de ma zone de confort." avoua-t-elle.
La gêne de dévoiler ainsi l'une de ses faiblesses fit rosir ses joues, et elle tordit et frotta ses mains entre elles avec plus d'intensité. Ce geste ne soulageait pas seulement la désagréable sensation de pouls dans ses articulations : il lui permettait également de canaliser son anxiété. La douce pression variante sur ses paumes et ses doigts avait un bienfait apaisant sans conteste.
La sorcière eut du mal à rire à la pointe d'humour tentée par cet inconnu, qui devait sans aucun doute sentir l'anxiété qui exsudait de chacun de ses pores et enveloppait tout son être. Ses prochaines paroles, en revanche, rassurèrent davantage la petite châtain. Finalement, elle se résolut à détourner son regard de l'inconnu pour le fixer, à nouveau, sur le bâtiment de l'autre côté de la rue. Elle en admira la façade, une fois de plus. Ce fut la dernière question de l'homme qui rompit le mutisme de la femme.
"Oui, en effet..." commença-t-elle avant de prendre une bonne inspiration. "J'ai besoin d'apprendre à me défendre, et j'ai entendu dire que c'était un bon endroit pour ça. Mais c'est... vraiment en dehors de ma zone de confort." avoua-t-elle.
La gêne de dévoiler ainsi l'une de ses faiblesses fit rosir ses joues, et elle tordit et frotta ses mains entre elles avec plus d'intensité. Ce geste ne soulageait pas seulement la désagréable sensation de pouls dans ses articulations : il lui permettait également de canaliser son anxiété. La douce pression variante sur ses paumes et ses doigts avait un bienfait apaisant sans conteste.