Fumée de Noël solo | OS

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FUMÉE DE NOËL
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OS |24 DECEMBRE 2048 - quatrième année
8 street of Roses, Lowdham




MATHILDE CHANDLER
grande-soeur | #414b58
ZAYDEN WALLACE
petit-ami | #4e7358
WAYNE CHANDLER : bold



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Loving ?


Le froid de l’hiver s’était installé, les flocons s'accrochaient puis disparaissaient au contact chaud de la vitre. La musique douce du salon se heurte aux murs de la maison. Tout est seulement hypocrite aujourd’hui. Et demain ? Encore. Les rires, les discussions qui passaient au-dessus de l’ambiance sonore se font si clairement qu’on les entend derrière les portes closes. Ses mêmes portes qui me servaient de cachette, d’isolation du monde, de leur monde.

Un soupir sortit, puis un toquement se fit. Une silhouette féminine entra, s’installa calmement à mes côtés. Le silence coupé par des bribes de conversations étouffées n’était pas pour déplaire, le parquet devenait confortable, une petite flamme se créa devant mes yeux. Elle dansait avec ma respiration, elle était éphémère mais libre d’agir comme elle le souhaitait.

Comment tu te sens ?
– Je ne sais pas.


Elle riait. Comment faisait-elle face à cette famille de fous ? En dehors de ses murs, se trouve la famille Weavers et la famille Chandler, le côté du géniteur et celui de la douce épouse. Dehors j’étais certain qu’on pouvait entendre les musiques de Noël crier à tout va et les enfant jouaient dans la neige, ici on n’entendait que les mérites et les attentes qu’on attendait de chaque enfant. Les jambes étendues sur le parquet, le dos contre le lit, je regardais ma grande-sœur jouer avec son briquet avant de lâcher un soupir.

C’est la guerre dehors, mais les dernières news sont que Amaria est première de sa classe, Tonton Will quant à lui il a eu une promotion au taff, Soren le cousin voyageur part en Norvège pour la nouvelle année et il y a nous deux.

L’échec, la honte, l’ivresse, on entendait de tout sur le champ de bataille à Noël ou encore aux grandes fêtes pour qualifier Mathilde. Son regard se perdait dans le vide, je l’imitais, elle comme moi on était loin d’être les enfants qu’on pouvait modeler. Je jouais un rôle, elle me couvrait.

– Ton copain n’est pas là ?
Zayden ? Si, les grands-parents ne le lâchent pas.
– Le pauvre, ils vont pas le lâcher !


Cette fois-ci, c’était à mon tour de rire. Elle affichait un sourire, se releva, rangea son briquet dans sa veste blanche, me tendit la main. Maintenant debout, le bruit commençait à me rattraper. On se regardait une dernière fois avant de rentrer sur le champ de bataille, on fut accueilli chaleureusement, les plus petits jouaient au coin du feu, les adultes virevoltaient au milieu des conversations que ma soeur et moi avons rejoint la danse.

Sourit. Ris un peu. Intéresse-toi aux conversations. Parle mais pas trop. Joue le rôle du fils qui compense les arts de sa sœur. Tout va bien se passer. Le regard posé sur l'ensemble de figurant du tableau, un regard était déjà posé sur moi, des yeux verts, perçant buvant quelques gorgées de sa boisson, chevelure de feu, style décontracté : Zayden. Une première de la soirée, drôle d'interaction.

Le repas annoncé, chacun prit place face au nom qui lui était indiqué. A ma surprise, je faisais partie des adultes, marquant la limite entre les deux tables, face à moi, Zayden. Souriant. Confiant.

Une première nan ?
– En effet, Zayden.
Soit pas formel avec moi par pitié je ne suis pas un des pantins de ta famille.


Il me scrutait, sa tête posée dans sa paume de main. Comment lui parler alors ? Du coin de l'œil je pouvais voir mon géniteur, au bout de la table, trônant, fière. A regarder chaque fait et geste, chaque mot que je disais ce soir était analysé. “Rattrape les erreurs de ses dernières années de ta soeur.” fut les seuls mots prononcés avant la fête.

Le repas fut, comme à son accoutumée, garni de plats qui s'adaptent aux différents train de vie de chacun, les plus jeunes au bout de la table s'impatientaient -n’ayant que pour tous peu de choix- face au carrousel de plat. Les rires se faisaient entendre, les discussions aussi mais pas une fois Zayden ne me lâchait du regard sauf pour parler avec son amante à ses côtés. Un sourcil se leva, je ne comprenais pas pourquoi tant d'observations minutieuses mon comportement, de mes mots, le géniteur lui a parlé ?

Il y a toujours des pauses, les vinyles ambiants sont retournés, pour que la musique soit faite. Zayden me donna un petit coup de pied sous la table, mon regard se posa sur lui, il m’indiqua la cour d’un signe de tête. Je soupirais, les flocons continuer de tomber, à flot. Mathilde prit la parole un court instant pour me dire de le suivre, la raison ? Une dispute éclata. Assis à la table des adultes oui, mais pas pour les affaires.

Le froid glacial gela mes os malgré la veste épaisse, je marchais dans la neige qui s'aplatissait sous mes chaussures, un sourire naquit sur mon visage. Les flocons de neige tombèrent sur mes épaules, cherchant la compagnie d’une chaleur. Tandis qu’une voix s’éleva dans le silence, le sourire maintenant mort.

C’est genre comme ça tout le temps avec ton père ?

Sa voix grave, coupé par les cliquetis de son briquet contrasté avec le lourd silence qui nous entourait. Il cracha sa fumée loin de moi, récupère un verre posé sur le muret et me le tend. Je le pris, le sentis, de l’alcool ? Je le regardais les yeux grands ouverts tandis qu’il me faisait signe d’y goûter. Mon regard posé sur l’intérieur, les visages graves, on entendrait presque les cris et les voix fortes de la cour, les yeux posés sur le verre dans mes mains, le regard de Zayden posé sur l’horizon, prenant quelque taff sur la cigarette, le liquide chaud coula. Ce n’est pas mauvais en fin de compte.

– De quoi ?
Vous vous entendez pas, toi et ton père on voit pas une relation quelconque entre vous deux.
– Je ne le supporte plus, c’est tout Zayden.


Un silence marqua la fin de la discussion à mon goût. Mais pas à celui qui me tenait compagnie, une odeur de tabac se fit sentir. Un soupir, quelques pas d’éloignement de celui qui en avait allumé une, appuyé contre le muret de pierre il reprit la parole.

– Mathilde m’a beaucoup parlé de toi et de ton père, il marqua une pause le temps de reprendre une taff, pourtant je comprends pas comment vous en êtes arrivé jusque là avec ton père.
– C’est pas tes affaires Zayden.
Il t’aime beaucoup Wayne.


Un rire mauvais m’échappa, tant dis que ses yeux verts se posèrent sur moi en reprenant quelques taffs les crachant dans l’air froid de l'hiver. Ce discours tenu, je l’ai entendu il y a même pas deux ans en arrière. Et pourtant, rien n’avait vraiment changé aujourd’hui, ni demain, ni dans le futur. Zayden lâcha un soupir dans l’air.

Je suis personne, et tu le sais bien Wayne, il écrasa sa cigarette sous sa chaussure avant de jeter le mégot et d’en rallumer une autre, et si tu crois que les choses ne bougent pas entre toi et ton père c’est que tu t’es mis des oeillets de malade.

Je lui tournais le dos, enfantin aurait été le mot, grandir n’est pas facile dans un monde dans lequel on n’a pas sa place et qui pour autant on vous l’impose sans gêne. Zayden ne pensait pas à mal, et je le savais, il n’était pas une mauvaise personne non plus sinon il ne sortirait pas avec ma soeur. La tête enfoncée dans le col de mon manteau, les mains dans les poches je ne disais plus rien.

Il t’a mis trop de trucs sur les épaules je le sais, je l’ai vu ce soir, mais sérieusement Wayne tu ne lui parlera donc jamais de ce que tu ressens réellement dans ton cœur ? Tu vas continuer encore longtemps comme ça ?

Les larmes coulaient, gelaient sur mes joues rouges, la fumée de tabac chaud traversait légèrement mes narines. Il avait raison, mais pourtant, est-ce qu’il m'écoutait réellement ? Maman me disait qu’il lui fallait du temps et que malgré tout il m’aimait. Les mots ne valent rien sans les actions derrière. Les cloches de minuit sonnaient dans le village, les cadeaux étaient toujours donnés le lendemain.

Réfléchis-y Wayne, vous pouvez pas continuer comme ça.

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SIXIEME ANNEE | Gryff' courageux et timide
voilière ouverte : discussion, envie de RP..etc